Semaine de la langue française

L’actuelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » est l’occasion de connaître ces quelques mots utilisés dans le domaine des affaires au Québec. Une terre de prospérité économique, qui s’affirme de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française.

Ci-dessous, le lien vers ce dernier article du CERMF, publié sur le site des Échos :

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-180475-semaine-de-la-langue-francaise-sept-mots-quebecois-a-retenir-et-a-utiliser-2162279.php

Le texte est également disponible plus bas (ou encore sur le site du CERMF :  www.cermf.org/sept-mots-quebecois-a-retenir-et-a-utiliser).

Bien cordialement.

Ilyes Zouari

Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone)

Spécialiste du Monde francophone, Conférencier.

www.cermf.org

info@cermf.org

Semaine de la langue française : sept mots québécois à retenir… et à utiliser

L’actuelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » peut aussi être l’occasion de connaître quelques mots utilisés dans le domaine des affaires au Québec. Une terre de prospérité économique, qui s’affirme de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française.

Le Québec est déjà connu depuis longtemps comme étant le principal foyer d’enrichissement de la langue française dans le monde. Et ce, notamment grâce à son prestigieux « Office québécois de la langue française » (OQLF), dont le travail est soutenu par l’exemplarité de la population québécoise, toutes catégories confondues.

Mais avant de citer ces quelques mots, à l’occasion de la nouvelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » qui s’étend cette année du 17 au 25 mars, il convient d’abord de rappeler certains éléments mettant en évidence la puissance économique du Québec. Débordant de dynamisme et de créativité, celui-ci compte de nombreuses grandes entreprises mondialement connues, comme Bombardier (numéro un mondial de la construction ferroviaire et numéro quatre de la construction aéronautique), Hydro-Québec (quatrième producteur mondial d’hydroélectricité), la SNC-Lavalin (un des leaders de l’ingénierie et de la construction, avec plus de 51 000 employés à travers le monde) ou encore le Cirque du Soleil, numéro un mondial dans son domaine avec ses près de 4 000 salariés !

Capitale économique de la province et haut lieu de la haute technologique, Montréal est également le troisième pôle mondial pour l’aéronautique (derrière Seattle et Toulouse) et l’industrie du jeu vidéo, et le quatrième centre mondial pour le secteur des effets spéciaux cinématographiques. Mais le Québec, c’est aussi une croissance économique annuelle globalement deux fois supérieure à celle de la France depuis 2012 (3,0% en 2017), un taux de chômage au plus bas depuis 1976 (5,6 % en février 2018) et une capitale nationale (la ville de Québec) affichant le taux de chômage le plus faible parmi les 10 principales villes de l’ensemble du Canada (3,2 % en février 2018)… et qui commence à concurrencer Montréal en matière d’innovation technologique.

Sauf qu’au Québec, dynamisme et modernité se vivent en français, comme le démontrent les quelques termes suivants, sélectionnés parmi tant d’autres :

– Sociofinancement : équivalent québécois du terme « crowdfunding », massivement utilisé en France et parfois traduit par « financement participatif » (appellation assez longue, reconnaissons-le). Ce mot a pour particularité de ne pas avoir été inventé par l’OQLF, mais par une plateforme de sociofinancement elle-même (la plateforme « Haricot »). Et pourtant, ce terme fut à son tour rapidement repris par l’ensemble de la presse et de la population québécoises, avec le sens de la logique et la discipline qu’on leur connaît et qui font leur force.

– Réseautage : mot correspondant au « networking » (action visant à se constituer un réseau de contacts sociaux et/ou professionnels).

– Plan d’affaires : au Québec, inutile de chercher un banquier qui vous demandera le « business plan » de votre projet, car ceci n’existe pas.

– Infolettre : équivalent en français québécois du mot « newsletter », lui aussi assez lourd à prononcer, comme les termes crowdfundingnetworking et bien d’autres encore utilisés par les Français…

– Magasiner : au Québec, on ne va pas « faire du shopping », mais on va « magasiner ». Là encore, logique et simplicité.

– Courriel : bien que déjà connu en France, cet équivalent québécois du terme « e-mail » (ou email, ou mail, ou encore « mél »… ) tarde encore à s’imposer, bien qu’il soit utilisé depuis déjà de nombreuses années au Québec (et plus globalement dans toutes les localités francophones du Canada, comme pour l’ensemble des mots de cette liste).

– AECG : sigle utilisé par le Canada francophone pour la dénomination « Accord économique et commercial global », relative au traité de libre-échange récemment signé entre l’Union européenne et le Canada, et désigné par les francophones du continent européen par l’acronyme anglais CETA (Comprehensive and economic trade agreement). Il est ainsi plus que surprenant de constater que francophones de part et d’autre de l’Atlantique n’utilisent guère le même sigle afin de désigner un même traité dont ils sont, de surcroît, partie prenante !

Québec/France : un fossé linguistique grandissant

Ces termes sont utilisés par l’ensemble de la population québécoise : médias, classe politique, milieux d’affaires et particuliers (à la seule exception du sigle AECG, qui ne l’est que par… la quasi-intégralité des Québécois, tout comme le CETA l’est par la quasi-totalité des Français). Il n’y a donc aucune raison logique ni rationnelle pour que ces termes ne soient pas également utilisés sur l’intégralité du territoire français, et par l’intégralité du peuple de France.

Le Québec, où le français est globalement en progression constante depuis les années 1850 (période critique de l’histoire de cette grande province, lorsque les francophones étaient devenus minoritaires sur de nombreuses parties du territoire), s’affirme donc de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française. La primauté du français, seule langue officielle du Québec depuis 1974, est ainsi scrupuleusement respectée dans l’affichage et les sites internet de l’ensemble des événements internationaux (salons et autres manifestations). Même chose pour toutes les universités et Grandes écoles québécoises francophones (très majoritaires), dont les noms et les intitulés de formation diplômante sont, par ailleurs, exclusivement en français (et dont les cours sont toujours essentiellement prodigués dans la langue de Molière). À tout cela, s’ajoutent également les slogans publicitaires, les intitulés de fonction et cartes de visites (quel que soit le domaine d’activité), ou encore les menus des bars et restaurants, les noms des films et des séries télévisées…

Et ce, y compris à Montréal, dont l’agglomération de 4,2 millions d’habitants concentre aujourd’hui l’essentiel de la minorité anglophone de la province, mais qui est désormais francophone à 78,1 % selon les données du recensement de 2016 et selon le critère de la première langue officielle canadienne parlée (en hausse de 0,5 point de pourcentage par rapport au précédent recensement de 2011). Une ville-monde, où la grande majorité des non-francophones maîtrise aujourd’hui au moins assez bien la langue française afin d’être en mesure de mener une vie normale sur ce territoire qui, au passage, a été élu meilleure ville étudiante au monde en 2017 par le classement international QS Best Student Cities (établi par le cabinet britannique Quacquarelli Symonds), ainsi que « Communauté intelligente de l’année 2016 » par l’organisme américain Intelligent Community Forum (en raison, notamment, de son avance en matière de technologie numérique et d’intelligence artificielle).

Ces différents exemples mettent en évidence un contraste saisissant avec une France où la langue française est désormais lingua non grata dans bien des endroits, et qui subit une anglicisation à outrance depuis plusieurs années, menée par des décideurs irresponsables, dépourvus de toute vision à long terme et faisant preuve, en définitive, d’une incompétence les rendant inemployables au Québec. À tel point que l’Hexagone est désormais meilleur en anglais que dix ex-colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto (comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sri Lanka ou le Pakistan), selon les deux dernières éditions du célèbre classement international EF EPI (Education First, English Proficiency Index). Une France, qui est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, se classant largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Arabie saoudite (ou l’Égypte). Ou encore devant le Japon, dont la société est technologiquement la plus avancée au monde.

Et comme si cela ne suffisait pas, la nouvelle réglementation européenne SERA – Partie C vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports métropolitains. Si cette nouvelle réglementation devait entrer en vigueur, tôt ou tard, sous pression européenne et avec les probables complicité des autorités françaises et inertie de l’OIF, il ne restera plus à nos pilotes privés que de s’exiler au Québec (ou en Afrique francophone) afin de pouvoir continuer à exercer leur passion en français.

Ce fossé linguistique s’agrandissant d’année en année, entre un Québec de plus en plus francophone et une France en voie de défrancisation, espérons que Québécois et Français pourront toujours se comprendre dans quelques générations. En attendant, la « Semaine de mode » de Montréal (que l’on pourrait certainement raccourcir en « Semaine mode ») commencera le 20 mars au prochain, soit deux semaines après la fin de la « Fashion week » de Paris, autrefois première ville francophone du monde (désormais devancée par Kinshasa, et ses 13 millions d’habitants).

Histoire et enseignement

Par Valmy

Faut-il croire que les Wallons craignent leur ombre ? Aujourd’hui, dans l’Union Européenne ou dans l’OTAN, l’une ou l’autre puissance menacerait-elle la Wallonie et la France de tout rapprochement ? A l’heure du Brexit,  quelqu’un panique-t-il encore au nom de Wellington ou de Lord Palmerston ?

Ridicule ! « Comment se fait-il qu’en dehors de l’Institut Jules Destrée, les historiens de Wallonie bousculent si peu les idées reçues sur la permanence d’une identité belge ? »

Faut-il croire que les enseignants wallons craignent pour leur emploi s’ils osent faire découvrir aux écoliers et étudiants la vérité toute nue ? Ce ne serait pas si étonnant que ça, bien qu’aujourd’hui le cours d’Histoire passe à la trappe.

« Plus de cent ans après la Lettre au Roi de Jules Destrée, trop de Wallons sont encore aujourd’hui mentalement « programmés » pour une Belgique qui a depuis longtemps cessé d’exister. »

Faut-il croire que les politiques wallons craignent pour leurs élections, leurs mandats et leurs prébendes qu’ils n’ osent faire découvrir aux citoyens la réalité des choses qu’ils ont camouflée par leurs mensonges et leurs silences ? Espérons que la cessation des transferts financiers de Flandre les rappellent à la raison ?

« Des milliers et des milliers d’écoliers ont subi le même enseignement tendancieux. Je suis confus de mon ignorance quand je m’interroge sur le passé wallon. Des amis mieux informés m’assurent que notre grand Pirenne, malgré tant d’aperçus ingénieux, n’a pas su, sur ce point, se dégager de la traditionnelle glorification flamande et faire à la Wallonie la place qu’elle mérite. » (Jules Destrée)

Faut-il que seul Bart De Wever nous dessille les yeux, alors que les géniaux organisateurs de la Communauté française, porteuse de la « Toison Mitée » de la Fédération Wallonie-Bruxelles, s’obstinent à soutenir la propagande belgicaine dans l’enseignement du primaire à l’universitaire ? L’indéboulonnable Demotte, plus Renaisien que Tournaisien, devrait pouvoir nous éclairer.

Mais ce n’est peut-être qu’une question de transfert de fonds ? Ah Si nous pouvions encore questionner Monsieur de Talleyrand à ce propos !

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

Par Jean-Luc Lefèvre

Naïvement, je croyais que la Belgique était sous contrôle, comme une voiture Uber. Sous le contrôle d’une N-VA aux manettes, toujours et partout, qui revisitait allègrement les moindres recoins de l’état de droit pour en effacer les toiles d’araignée héritées d’un trop long passé démocratique.

Je me suis trompé.

Dans cet état, ou ce qui en reste, pas grand chose donc, ce n’est même plus la N-VA, mais des gens en uniforme, comme dans la Grèce des colonels hier dénoncée par Costa Gavras… Des gens en uniforme bleu, comme le ciel de leurs exploits aériens, comme leur horizon trumpien, le seul qui les fasse encore rêver. Parce qu’il est dans le vent de l’Histoire !

Ce quarteron de colonels en activité de service, dont de Gaulle lui-même n’aurait pas voulu à Alger, prétend imposer ses quatre volontés à un état de droit, à contre-courant d’une belle tradition qui a fait de l’armée une « grande muette ».

Faut-il que la classe politique soit à ce point anémiée intellectuellement pour expliquer leur audace ?

Et maintenant ?  Que fait-on quand on sait des muets à ce point fidèles à eux-mêmes qu’ils ont menti par omission à l’autorité politique ??? Qui vire-t-on ?

On nous écrit de France

Bonjour,

Cela fait presque 2 mois que nous avons quitté la Wallonie pour vivre en France. Je suis française et je suis mariée avec un Wallon. Nous sommes retournés chez moi à Bordeaux. Quelle différence !

Meilleure qualité de vie. Sécurité sociale nettement meilleure en France qu’en Belgique. Coût de la vie beaucoup moins cher qu’en Belgique (loyer moins cher, nourriture moins chère, électricité, gaz, eau moins chers, téléphonie : GSM, internet, téléphone fixe moins chers, médicaments moins chers et mieux remboursés par la sécurité sociale française). Mon mari wallon voit bien la différence, même les impôts en France sont moins élevés. A titre d’exemple, pour la téléphonie (2 GSM, internet avec la fibre optique, chaînes de télévision, téléphone fixe), je paie 28 €uros par mois. En Belgique, c’était 180 €uros par mois, pour exactement la même chose. Et l’électricité et le gaz, n’en parlons pas. La Belgique taxe les gens afin de pouvoir se payer 7 parlements, c’est de la pure folie.

J’ai vu sur « La Libre » que Maggie de Block ne voulait plus rembourser la mammographie pour les femmes de moins de 45 ans, et pour les femmes de plus de 74 ans, afin de faire des économies. C’est un pur scandale, en France, une Maggie de Block aurait été malmenée par les Français, car en France, les Français ne laisseront jamais un politicard détruire la sécurité sociale française. Fillon a proposé ça pendant la campagne, il voulait que les assurances privées prennent en charge une partie de la sécurité sociale. Vu le tollé qu’ a fait sa proposition, Fillon a vite reculé et a bien compris qu’en France on ne touche pas à la sécurité sociale. Visiblement, la ministre flamande de la santé a fait marche arrière et a annulé son décret qui devait être opérationnel au 1er avril.

Finalement, tout ça confirme bien ce que je pensais, c’est bel et bien les Flamands qui gouvernent la Belgique. Aujourd’hui, après avoir passé 8 ans en Wallonie, je suis heureuse que mon mari ait bien voulu quitter la Belgique pour faire sa vie en France. Nos enfants vont aussi y gagner (meilleur environnement et meilleur enseignement). La Belgique est un pays artificiel qui explosera un jour où l’autre. Les gens ne pourront pas continuer à vivre dans une situation précaire. J’ai vécu dans le Borinage et j’ai vu la situation de certaines personnes.

En France, les gens précaires ont droit à des aides (APL pour le logement, CMU pour la sécurité sociale, RSA pour les plus démunis). En France, nous ne laissons pas les gens dans la détresse, nous ne faisons pas la chasse aux malades de longues durée. Aujourd’hui, je suis fière de mon pays et heureuse d’être française. Amis Wallons, il est temps de demander votre indépendance et demander à la France, votre rattachement. Je suis convaincue, que la France, vous dira oui, si vous faites la demande. Il n’y a aucun avenir avec la Flandre. Dans quelques temps, vous verrez en Wallonie de plus en plus de Flamands venir y vivre en conquérants, car la montée des eaux fera que les Flamands devront trouver de nouvelles terres pour ne pas être sous les eaux. Ils viendront en masse coloniser la Wallonie. 2019, peut- être la fin de la Belgique, si il n’est pas possible de former un gouvernement. Courage à vous.

Marie Chantal

Réactionnaire ! Pourquoi pas ?

Par Pierre Hazette, sénateur honoraire et ancien ministre 

Cette carte blanche a été publiée sur le site du « Vif/L’Express » ce 13 mars 2018.

C’est une chose bien étrange que l’opinion publique. Sa sévérité est à géométrie variable. Elle est fascinée par les gains des vedettes du sport, de la scène ou de l’écran. En revanche, elle n’a pas de mots assez cinglants pour stigmatiser les indemnités légalement perçues par ses représentants démocratiquement élus dans les enceintes parlementaires.

Le gardien de but de l’équipe nationale de football diffère le moment de signer la prolongation de son contrat dans le club londonien de Chelsea. Il lui est promis 250 000 € PAR SEMAINE, soit 13 millions d’€ par an.

Ses coéquipiers Diables Rouges s’illustrant dans le championnat anglais doivent se situer dans les mêmes eaux aux reflets dorés. La presse publie régulièrement des informations précises sur ces rémunérations et elle va parfois chercher, dans le championnat chinois, d’autres points d’exclamation.

Il faut, en revanche, un héritage contesté pour que le voile se lève sur la fortune accumulée par le rocker français récemment décédé. Aucun étonnement ne se perçoit dans l’opinion devant la hauteur des droits promis à l’héritière, mais l’émotion se soulève devant le sort qui frappe les enfants premiers-nés.

L’émotion est vive aussi lorsque la caméra nous renvoie, semaine après semaine, le sourire ironique de Stéphane Moreau :

« Comment ? Ce type se payerait d’un million d’€ par an ! C’est scandaleux. »

Peu importe qu’il assure du travail à quelque trois mille salariés ou appointés.

Trop, c’est trop

S’il courait derrière l’argent, il lui suffisait de s’affilier au Standard et de suivre Van Buyten ou de précéder les Defour, Fellaini et Witsel ou bien, mieux en rapport avec son physique avantageux, d’empoigner une guitare et de se déhancher sur les scènes toujours en quête de talents audacieux. Là au moins, il se serait rempli les poches et aurait été acclamé.

Qui plus est, il aurait pu, en pleine gloire, se domicilier à Monaco sans émouvoir quiconque.

C’est bien ce qu’il y a d’étrange dans l’opinion publique : sa sévérité est à géométrie variable. Elle est fascinée par les gains des vedettes du sport, de la scène ou de l’écran et s’inquiète peu de savoir quelle part en revient à l’Etat belge, l’Etat des gens qui les adulent.

En revanche, elle n’a pas de mots assez cinglants pour stigmatiser les indemnités légalement perçues par ses représentants démocratiquement élus dans les enceintes parlementaires.

Il souffle sur les parlements un mauvais vent qui agite les foules.

Les élus en sont conscients : ils ont réduit leurs indemnités, ont abîmé leur régime de retraite, ont sacrifié ou vont sacrifier l’exercice parallèle d’une fonction exécutive au niveau communal.

Est-ce raisonnable ?

L’indemnité brute d’un parlementaire belge est de 87 000 € par an ; elle est de 125 000 € en Italie, de près de 122 000 € en Autriche, de 109 000 € en Allemagne. Il ne se révèle pas de démesure dans le système belge.

Le système de retraite qui vient d’être réformé tenait compte de la périodicité des scrutins : le mandat électif s’achève ou se renouvelle tous les cinq ans. Cette précarité avait inspiré un régime de retraite moins exigeant en nombre d’années de cotisations. Cette prise en compte a été abandonnée.

Quant au cumul des mandats de parlementaire et de bourgmestre ou échevin, dès lors que la rémunération des deux fonctions n’excédait pas 150 % de l’indemnité parlementaire, il était défendable pour une raison essentielle. Le mandataire communal est, par obligation, proche des citoyens. Il en saisit les attentes, il en défend les intérêts. Le risque est énorme que les assainissements budgétaires qui seront l’obligation permanente de nos gouvernants ne glissent du niveau fédéral ou régional vers les communes dont plus aucun représentant ne fera entendre une voix, autorisée par l’expérience, au sein des assemblées.

Il faut maintenant poser la question : l’indemnité parlementaire est -elle trop élevée ?

Pour rappel, elle se situe dans la moyenne des parlements des Etats membres de l’Union européenne. Elle met le député à l’abri de la tentation de s’investir dans d’autres activités lucratives ; elle ne constitue pas pour autant une offense au sens commun. Elle vient en reconnaissance de l’engagement le plus noble qui soit dans une démocratie : le service de l’intérêt général. Qu’on le sache : c’est un service sans limite de temps.

Au-delà des mots, il faut reconnaître le travail qui consiste à déceler les vices de fonctionnement de l’Etat ou de la Région, d’en faire une interpellation ou une proposition de loi ou de décret, d’analyser les projets du gouvernement, de s’exprimer en commission puis en séance publique, de se mettre à la disposition des gens, si souvent perdus dans le labyrinthe de nos lois, décrets ou règlements.

Il est inadmissible et, de surcroît, éminemment dangereux de dénigrer le mandat parlementaire par un amalgame stupide entre l’exercice de la fonction de député et les errements inacceptables commis dans les intercommunales ou des asbl politisées. On ne peut endosser à tous les indélicatesses commises par l’un ou l’autre.

La démocratie représentative reste, dans la forme qu’on lui connaît, l’expression la plus élaborée et la plus rassurante d’un régime qui garantit la liberté d’expression et d’information, la liberté de conscience et la liberté d’entreprendre.

Les mouvements citoyens expriment une sensibilité bien venue à l’égard des problèmes de société, mais la légitimité appartient encore aux élus de la Nation, qui, pour mériter ce titre, ont sollicité et obtenu la confiance du peuple souverain.

Bon Dieu ! Que le mandat de député était beau quand il suscitait le respect !

Les conférences-débats de Paul Mélot

“ Le devenir de la Wallonie, thriller ou réalité? ”

Paul Mélot continue sa tournée d’exposés sur le devenir de la Wallonie par une nouvelle conférence-débat.
Prochaine étape :

Maison de la laïcité de Sainte-Walburge (Liège)

ce JEUDI  15 MARS, à 19h30

École communale Justin Bloom, 1, place Sainte-Walburge à 4000 Liège

Le conférencier abordera le sujet sans passion, s’appuyant uniquement sur des faits, sans argumentation irrationnelle.

Une monarchie est-elle compatible avec le principe de l’égalité des chances ?

Une carte blanche de Jules Gheude publiée sur le site du journal Le Soir.

Du refus du roi Baudouin de signer la loi sur l’avortement à l’avènement au gouvernement fédéral de la N-VA et ses projets séparatistes, le rôle de la monarchie belge paraît de plus en plus illusoire. Et ne cadre plus du tout avec le principe d’égalité des chances qui fonde nos sociétés démocratiques modernes.

d-20180212-3KK406 2018-02-12 19:14:28
« Vous saurez tout sur l’actualité des têtes couronnées. » Ainsi débute une émission télévisée bien connue.

Et les présentateurs de s’extasier sur le raffinement de telle toilette, sur les « progrès remarquables » de tel petit prince ou de telle petite princesse, sur le côté enchanteur de ces vacances en famille passées dans les plus luxueuses stations de ski, sans oublier le souci des souverains pour les causes humanitaires et leur empathie envers « les plus défavorisés ».

N’y a-t-il pas, dans tout cela, quelque chose qui dérange et qui vient contredire, de manière flagrante, ce fameux concept de « l’égalité des chances » dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles.

Les migrants, les sans-abri, ceux et celles qui perdent leur emploi, les « petits retraités » sont à mille lieues d’un couple royal qui se plaît à poser sur le célèbre banc de pierre en face du Taj Mahal. Leur quotidien n’est pas celui des palaces de Gstaad ou du Verbier ! Que doivent-ils ressentir lorsqu’un membre du protocole leur explique qu’ils vont rencontrer quelqu’un de la famille royale et qu’il convient d’utiliser les termes de « Sire », « Majesté » ou « Monseigneur » ? Quant aux entretiens, ils se font toujours d’un ton monocorde et artificiel.

Un conte de fée au XXIe siècle ?

Le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, le 19 mai prochain, nous est annoncé comme « l’événement de l’année ». Il sera l’occasion, pour les grands couturiers, de manifester leur talent. Le « gotha » défilera, paré de ses plus beaux atours. Devant les postes de télévision, les yeux des « sujets » seront censés s’écarquiller. Mais le conte de fée a-t-il encore sa place au XXIe siècle ?

On sait comment ces familles royales se sont constituées. L’histoire est truffée de récits sanglants où le plus fort s’impose, établit son pouvoir et fait en sorte qu’il soit transmis à ses descendants. Des territoires se sont ainsi formés au gré de spoliations successives, sans que les populations concernées aient eu voix au chapitre.

La fierté du rang

Dans L’Œuvre au noir, Marguerite Yourcenar a cette magnifique formule : « Les princes s’arrachent les pays comme des ivrognes à la terrasse se disputent les plats. »

Et les mariages princiers feront le reste. En 1548, une petite fille de cinq ans et demi, Mary Stewart, reine d’Ecosse, se voit ainsi promise au dauphin de France, âgé lui de quatre ans. Des unions ont même lieu entre membres d’une même famille.

Les titres de noblesse et autres privilèges viennent récompenser et enrichir la caste des courtisans obséquieux.

Dans Le Mariage de Figaro, écrit en 1778 – onze ans avant la Révolution française –, Beaumarchais s’en prend violemment à cette noblesse parasite et imbue d’elle-même. Dans un monologue brillant, Figaro déclare : « Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. »

Bien « des têtes couronnées de droit divin » connurent le billot ou la guillotine. Et le sang versé n’était pas bleu, mais rouge !

Un choix imposé

1789-1804 : Il ne fallut que quinze ans après la Révolution française pour que Napoléon se sacrât lui-même empereur, en présence du pape. Le népotisme renaissait. Les membres de la famille entrèrent dans la valse des titres et autres gratifications.

Au lendemain de la défaite de Napoléon à Waterloo, la monarchie fut rétablie en France, mais son principe ne cessera d’être contesté. De droit divin, elle finit par devenir constitutionnelle. La monarchie de Juillet (1830-1848) cédera la place à la Seconde République jusqu’en 1852. Retour à l’Empire (1852-1870) avant l’établissement définitif de la République.

Lorsque le Royaume des Pays-Bas éclata en 1830, le sort de nos contrées fut soumis aux plénipotentiaires européens, réunis à Vienne. Pour l’Angleterre et ses alliés, il était exclu que nous fussions intégrés à la France. L’on opta donc pour une nouvelle monarchie de type constitutionnel, avec, à sa tête, Léopold, un membre des Saxe-Cobourg, oncle de la reine Victoria.

Une fois de plus, le peuple ne fut pas consulté. Même le choix du souverain nous fut imposé.

Question de légitimité

Aujourd’hui, des voix s’élèvent, notamment du côté flamand, pour rendre la monarchie strictement protocolaire. C’est notamment le cas de la N-VA et du Vlaams Belang, tous deux d’essence républicaine.

La question n’est pas de savoir si une monarchie coûte ou non plus cher qu’une république. Les frais de représentation de l’Elysée sont, eux aussi, très importants.

La question est de savoir si la monarchie se justifie encore de nos jours.

A cette question, l’écrivain français Jean d’Ormesson, avait bien répondu. Dans son livre Garçon de quoi écrire, il précisait : « Mon père était ardemment républicain. Le principe monarchique, en particulier, lui apparaissait tout à fait ridicule. L’idée qu’une collectivité puisse assurer son avenir en en remettant la charge à une famille donnée lui semblait folle. Comme à moi. Les institutions monarchiques, au sens bien entendu où les théoriciens de la monarchie les prônent, conviennent plus à mon avis au règne animal qu’à celui de l’homme. »

De son côté, Hugo Claus avouait ne pas comprendre comment un être humain pouvait être supérieur à un autre en fonction du simple critère de sa naissance.

La monarchie est pérenne, quelles que soient la valeur et la compétence des membres qui la composent. « La personne du Roi est inviolable », stipule l’article 88 de notre Constitution. Un Président, lui, est élu démocratiquement, à périodes régulières. Une fois son mandat terminé, il peut faire l’objet de poursuites judiciaires et être condamné.

Grotesque entourloupette

On se souvient de la crise constitutionnelle engendrée par le refus du roi Baudouin de signer la loi de dépénalisation de l’avortement. De façon à permettre la promulgation de la loi, le souverain dut être mis en impossibilité de régner durant quarante-huit heures !

Cette entourloupette grotesque montre bien que le pouvoir législatif appartient au seul parlement. Le roi n’a pas à interférer en la matière, en invoquant un quelconque problème de conscience personnelle.

Faire jouer au Roi le rôle de cachet-tampon est une absurdité, que la Constitution ferait bien de supprimer. Dès lors qu’une loi a été adoptée par le Parlement, sa promulgation devrait être automatique.

Le caractère illusoire de la monarchie belge apparaît également dans le fait que le Roi, qui a juré de maintenir l’intégrité du territoire, s’est vu contraint, en 2014, d’accepter la présence de la N-VA au sein du gouvernement fédéral, tout en sachant que l’article 1er des statuts de ce parti prône l’avènement d’une République flamande. Kafkaïen, n’est-il pas ?

Jules Gheude

Pour rappel, l’A.D.N. de l’A.W.F. est écrit dans le premier article des statuts de l’Alliance Wallonie France intitulé : « PRINCIPES DIRECTEURS »

  1. Principes directeurs
  • L’A.W.F. est un mouvement  citoyen, et non un parti politique.
  • Elle est un mouvement républicain, laïc, démocratique, pluraliste et social qui rassemble, autour d’un même projet, les sensibilités réunionistes présentes dans la société wallonne.
  • Son but est l’intégration de la Wallonie dans la République française selon un projet qui permettra d’emporter l’adhésion d’une majorité de citoyennes et citoyens
  • L’A.W.F. adhère aux principes de liberté, d’égalité, de fraternité tels qu’énoncés dans les Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Pierre Kroll et la France

Par Paul Durieux

En 1986 déjà, Pierre Kroll recevait avec Solé  « LE PRIX DE L’HUMOUR VACHE », la caractéristique de ce concours français étant qu’on ne s’y porte pas candidat.

Les dessins de Pierre Kroll sont régulièrement repris dans « LE COURRIER INTERNATIONAL » et quelques journaux français. Il est souvent invité par TV5 pour commenter l’actualité en dessins avec d’autres cartoonistes français qui sont ses amis.

En plus de ses multiples activités en Belgique de langue française, notre célèbre caricaturiste fait partie de « Cartooning for Peace », le projet initié par Jean Plantu (quotidien LE MONDE) et les Nations Unies, ce qui le conduit à de fréquentes rencontres et expositions à travers le monde.

Après 10 ans d’admiration silencieuse, Laurent Muller, de la Maison d’Editions « LES ARENES »  ne put contenir plus longtemps le silence. Avec le fondateur des Editions Les Arènes, Laurent Beccaria, il donna rendez-vous à notre Liégeois à la gare du Midi.

Pour la suite, je cite Laurent Muller :

« Après deux heures de discussion intense, suivie d’une kyrielle d’e-mails en forme de roman (Pierre est aussi prolixe avec son clavier d’ordinateur qu’il est bavard et virtuose du dessin), une formidable aventure humaine commençait. Un livre fou. Les Français ne connaissaient pas Pierre Kroll ? Eh bien, on allait leur montrer la dimension du bonhomme. Quatre cents pages, plus de mille dessins !

« On n’avait pas le droit de se rater. Nous avons partagé avec lui un an de travail titanesque, avec des moments d’allégresse, d’inquiétude, d’angoisse. Durant ces mois, nous avons découvert un homme tendre, sensible, drôle, fin… 

« Quand nous avons demandé à Charline Vanhoenacker d’écrire une préface, elle nous a répondu : ‘j’accepte tout de suite, car Pierre, je l’adore, c’est un cœur, un ami et nous lui devons tout, il nous a tout appris…’ 

« Un cœur, un ami et un artiste fabuleux dont nous sommes heureux de partager l’œuvre. » (1)

Sans parler de son spectacle sur scène, Pierre Kroll, c’est aussi un agenda (petit et grand format), un recueil de petits dessins non publiés ou refusés souvent en rapport avec la politique belge  (en 2018, il s’intitule « Et c’est normal tout ça ? ») et de nombreux dessins qu’il offre à des organismes, associations ou personnes.

Chaque année, Pierre Kroll a l’extrême gentillesse de me dédicacer son agenda.  Qu’il en soit vivement remercié.

C’est avec grand plaisir que je partage cette dédicace avec tous les membres et sympathisants de l’ Alliance Wallonie France.

(1) L’ouvrage : 

C’est très drôle et d’ailleurs c’est belge !

400 pages, plus de 1000 caricatures, des textes,

Format 250 x 290                     Prix : 39 €

Un merveilleux cadeau à offrir à quelqu’un que l’on aime ou à acheter tout simplement pour se faire plaisir.

Pierre Kroll est une anomalie.

C’est l’un des rares artistes belges à être prophètes en leur pays sans avoir été adoubés par la France.
Hyperpopulaire auprès de tous les publics, il réconcilie les jeunes et les vieux, les branchés et les prolos, les mordus de télé et les lecteurs de journaux …

…Pierre Kroll regarde le monde à hauteur d’homme, c’est sans doute pour cela qu’il est si juste.
De loin, ses petits crobards pourraient sembler vite faits, faciles, presque bâclés. Or, c’est justement là que réside son génie : en trois coups de crayon, il n’affuble pas seulement l’actualité d’un gros nez mais il la résume, l’analyse et lui tire l’oreille, mieux que ne le ferait un long journal télévisé. Le trait est immédiat, l’effet résonne longtemps.

Les quelque mille dessins que vous vous apprêtez à découvrir dans cet album sont le fruit d’une sélection sévère, mais tout y est : l’humour, la tendresse, le mordant et l’acuité d’un regard aiguisé par plus de trente années de carrière. On ne vous offre que les médailles d’or passées au crible du temps qui passe.

Comme le disait William Boyd : « Se venger du monde est un travail à temps plein. Il ne faut pas mollir. » Bienvenue dans le drôle d’univers de Pierre Kroll !

Les 1 000 dessins joyeusement sélectionnés pour cet album abordent tous les sujets : l’art, l’amour, Dieu, les chiens ou le vélo, mais aussi l’actualité internationale, l’attentat de Charlie Hebdo et même Marc Dutroux. (Extrait du site de Pierre Kroll)

Lequel des deux ministres tente de nous tromper ?

Je ne vois pas le malheur partout mais quand quelqu’un veut battre son chien, il trouve toujours un bâton pour le faire.

Le Ministre Di Antonio suggère-t-il que le Ministre Bellot ne connaît pas son dossier et l’état de la dorsale wallonne ?

Valmy

Di Antonio plutôt sceptique envers le projet de nouvelle liaison ferroviaire Namur-Paris

Publié le lundi 26 février 2018 à 20h29 Belga -RTBF Info

Le ministre wallon des Transports Carlo Di Antonio (cdH) s’est montré perplexe lundi envers la création d’une nouvelle liaison ferroviaire internationale entre Namur et Paris via Charleroi et Maubeuge, comme évoquée il y a une dizaine de jours dans la presse.

Interrogé lundi en commission du Parlement wallon par plusieurs députés sur le projet, le ministre wallon a regretté n’avoir nullement été associé ou concerté dans ce dossier piloté par le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR). Les administrateurs régionaux auprès de la société ferroviaire n’ont pas plus été consultés, selon le ministre wallon.

D’un point de vue technique, Carlo Di Antonio s’est par ailleurs montré assez dubitatif lundi. « Il faut savoir que la L130 (Namur–Charleroi) est sujette à des problèmes de capacité aux heures de pointes d’autant que lors du dernier plan de transport, un train omnibus a été ajouté sur ce tronçon. Ceci a empêché l’application des revendications wallonnes, à savoir un IC supplémentaire aux heures de pointe et la réactivation du Thalys wallon », a-t-il commenté.

Quant à la ligne L130A (reliant Charleroi à Erquelinnes), elle est, selon le ministre, actuellement sujette à des « problèmes techniques » qui ont amené Infrabel à mettre un tronçon à voie unique.

De plus, « la vitesse a été réduite définitivement, sur un autre tronçon, de 100 à 60 km/h et Infrabel a demandé les permis pour passer à voie unique sur une partie de ce même tronçon », a-t-il ajouté.

« Je me pose donc la question de la rapidité d’un train international que l’on souhaite mettre en place entre Namur et Paris tout en sachant que l’on a écarté Liège et Mons, sans compter les problèmes de capacité qui seront rencontrés sur le territoire français, entre autres au niveau de Paris-Nord », a conclu le ministre tout en s’interrogeant sur les coûts financiers du projet, tant en termes d’infrastructure, d’exploitation que de matériel.

Namur était naguère directement reliée à Paris via à une liaison à grande vitesse (Thalys), mais celle-ci été supprimée au printemps 2015.

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