Notre article dans la revue de Michel Onfray

Par Paul MELOT

Il y a quelques mois, j’ai été contacté par Cédric CHOPIN, citoyen français et affilié à notre AWF. Il m’indiquait qu’il était peut-être en mesure de faire passer un article dans la revue  » Front Populaire » dirigée par Michel ONFRAY.

Avec quelques amis, nous nous sommes interrogés quant à une éventuelle suite à réserver à cette invitation, surtout en réfléchissant au fait que nous participons activement à un MOUVEMENT et non un parti et que nous ne nous situons pas dans un échiquier politique au sens partisan du terme. Notre conclusion a été que nos raisons d’être ne nous empêchaient en aucun cas de faire connaître nos positions et raisons de militer pour une union de la Wallonie à la France, pour autant que nous ne revendiquions pas de nous exprimer au nom de l’AWF et que, d’autre part, nous nous exprimions également dans un autre média français dont la sensibilité politique est autre, à l’exclusion, bien entendu, des partis non démocratiques et extrémistes et des médias qui leur sont proches.

Voici donc le fruit de la collaboration des plumes de Cédric et de moi. Les diverses réactions de lecteurs qui suivent cet article sont le reflet de pensées variées et ne sont évidemment pas à confondre avec les deux rédacteurs de l’article, cela est aussi le débat démocratique…

Relativement à un autre média, une opération semblable est en cours et l’AWF, cette fois également, ne sera pas citée comme responsable de l’article !

Notre pluralisme est ainsi respecté et c’est tant mieux : nos raisons d’exister sont supérieures à des convictions politiques que chacun, vous comme moi, a bien le droit de professer également à titre individuel.

Nous vous consultons

Madame, Monsieur,

Comme promis lors de notre dernier contact, voici le questionnaire (anonymat respecté) qui nous permettra de recueillir votre perception, vos attentes, afin que nous nous adressions aux partis politiques démocratiques wallons, comme décidé, afin de connaître leurs fermes intentions suivies bien évidemment d’actions en les priant de ne pas nous renvoyer aux programmes électoraux ! C’est donc bien du CONCRET dont il s’agit.

Faut-il rappeler nos préoccupations et craintes les plus vives pour la Région wallonne et la Communauté française dès les années 2024-2025, mais hélas aussi déjà auparavant vu les contraintes budgétaires alourdies par les retombées économiques négatives du coronavirus… tout cela rendant plus crédible que jamais notre aspiration profonde à rejoindre la France ! Au-delà de la grande idée, c’est aussi l’économie qui nous rappelle à l’ordre.

Suite au dépouillement du présent questionnaire, après rédaction et expédition des questions posées aux partis, après réception de leurs réponses, nous publierons, sur notre site et ailleurs, les réponses – ou absences de réponses. Elles nous permettront, c’est le but, de prévoir notre ligne d’action jusqu’aux prochaines échéances électorales fédérales et régionales.

Ces compilations et publications des acquis concrets validées par le Conseil général ou l’Assemblée générale de notre mouvement, selon les circonstances, dicteront donc bien notre ligne d’action décidée par VOTRE volonté.

MODE D’EMPLOI DU QUESTIONNAIRE :

  1. Merci de le renvoyer AVANT le 20 AVRIL sous forme informatique interne (cliquer sur le lien) OU en version papier (également anonyme) à l’adresse 105A/9A, avenue Dolez, 1180 Uccle).  Nos actions programmées devront en effet suivre au plus tôt.
  2. Seul l‘avenir de la Wallonie compte pour notre mouvement citoyen pluraliste : la généralisation voulue des questions exclut donc tout intérêt ou revendication partisane, chacun(e) conservant cependant son expression politique propre. On  le comprendra aisément.
  3. Liberté de répondre ou pas aux questions reçues considérées comme plus personnelles.
  4. Possibilité de joindre séparément des questions, réflexions ou suggestions.
  5. Aux questions OUI  –  NON : entourer la réponse souhaitée.
  6. Aux questions 0  1  2  3  4  5 : idem (0 = pas du tout, 5 = tout à fait).

VOTRE AVIS EST INDISPENSABLE ! MERCI D’AVANCE !

la Wallonie radiographiée par la C.E.S.E.

Chères amies et chers amis de l’AWF,

Nous vous invitons à découvrir une étude objective, sur base de chiffres et de constats, qui n’émet pas de jugements sur les politiques menées (ou pas !). 

75 ans d’histoire économique en Wallonie : 1945-2020, publiée par le C.E.S.E (Conseil Economique Social et Environnemental de Wallonie.)

Les graphiques des courbes du P.I.B. de Flandre et de Wallonie montrent le basculement, d’abord, l’écart qui se creuse ensuite, sans se combler. Les politiques wallonnes peinent à éviter de retomber plus bas, de crise en crise…

L’aveu : « les objectifs ambitieux ont du mal à se concrétiser en termes de création de valeur et d’emploi » (données les plus récentes, entre 2010 et 2020).

Et durant tout ce temps, combien de fois n’a-t-on entendu dans la bouche de certains politiques que la Wallonie se redressait ? Surtout en périodes électorales !

Chacun pourra se faire une idée suite à une lecture très instructive des pages annexées. Pour notre part, nous posons la question suivante qui va ouvrir débat sur notre site de l’ALLIANCE WALLONIE FRANCE :

 Mais que convient-il donc de faire pour que notre Wallonie se redresse REELLEMENT ?

Lettre aux membres, sympathisants et citoyens,

Madame, Monsieur, Chers Affiliés et Sympathisants,

2020 restera pour toutes les associations dont la nôtre une année particulièrement marquée par la distance et la distanciation (!) entre les adhérents ! Impossibilité de réunir normalement Conseil général ou Assemblée générale, mais cependant et heureusement de nombreuses visio-conférences de votre Bureau exécutif qui a mis au point l’expédition de la brochure « Une Wallonie maîtresse de son destin ? » aux sénateurs et députés des Hauts-de-France et de la Région Grand-Est (plus de deux mille euros, impression et frais postaux).  Nous avons de plus  adopté le plan de travail suivant :

–        Un mois après versement de vos cotisations pour 2021, vous recevrez des informations sous forme de questionnaire. Votre précieuse collaboration nous permettra de fixer une ligne de conduite pour les prochaines années, 2024-2025 étant surtout dans le viseur…

–        Après dépouillement et dès que possible, réunion du Conseil général ou de l’A.G. en vue de valider notre appel pressant aux partis politiques démocratiques wallons. Il est effectivement plus que temps que les formations politiques disent et surtout fassent tout pour éviter la faillite de la Wallonie ET de la Communauté française dès 2024-2025 (suppression programmée des transferts Nord-Sud suite à la Loi de Financement de 2014 découlant de la réforme de l’Etat de 2011)

–        Effectivement, il est plus que temps que Wallonie ET Communauté française, cette dernière  en voie de perdition, donnent les élans et réalisations concrètes résultant des traités signés avec la France, gages de collaboration fructueuse, rapprochement bien visible et retombées positives pour tous !

Dès lors, tout en rappelant bien que notre mouvement citoyen pluraliste ne reçoit aucune subvention, que nous existons, personne d’entre nous n’en doute, pour nous consacrer à la défense de NOTRE Wallonie face à l’hégémonie flamande, nous nous permettons de vous inviter à renouveler votre cotisation pour 2021.

Le Conseil général de l’ALLIANCE WALLONIE France vous présente donc ses meilleurs voeux pour 2021. Puisse la nouvelle année être constructive et vivante !

Rappelons, si ce n’est déjà pas le cas, les DEUX moyens d’être en ordre de cotisation :

1)           a) Un ordre permanent de 2,5 € | 5€ ou 10 € –   ou plus / mois OU

      b) Un versement annuel, soit de 12 € (allocataires sociaux, étudiants, retraités ou membres d’une même famille), soit de 24 € (cotisation ordinaire) soit à partir de 30 euros (membre d’honneur ou de soutien) au compte :

 BE26 0682 4499 3129 (BIC GKCCBEBB) de l’A.W.F, 22, rue Fêchereux, 4130 Esneux.

2)        Ou anonymement au compte BE55 0882 4070 0744. Merci.

Dans les deux cas, merci de préciser votre adresse postale et pour celles et ceux qui reçoivent cette invitation par voie postale et pour autant que vous le désiriez, faites-nous la gentillesse de nous faire parvenir via notre adresse courriel : awf.accueil@gmail.com votre propre adresse de messagerie (économies de timbres, pour l’avenir).

Signaler un changement d’adresse postale ? Courrier à envoyer à M. Adrien LHOMME, 105 A , bte. 9 A,  1180 Uccle.

Recevez, Madame, Monsieur, nos très cordiales salutations.        

Pour le Conseil général de l’Alliance Wallonie France,

Nicolas THIRION, Président.

Fiscalité wallonne

Par Paul MELOT

Parlons dette de la Région wallonne, impôts et fraude fiscale….

2018                        2019                          2020                     estimation 2024

21,7 milliards €       23,19                          26,3                     38,2, dette consolidée

Donc, une estimation AVANT le choc prévisible de 2024, suite à la réforme de l’Etat (2011) et la Loi de financement (2014) qui prévoit encore moins de transferts (recettes) de l’Etat fédéral, donc logiquement, plus de dettes… Le trou devient énorme…

Pour information, le remboursement des emprunts coûtait 500 millions d’euros/an à la Région en 2019 (provenance des chiffres : Région wallonne). Le risque de voir des taux plus élevés existe pour l’avenir, vu l’actuelle inflation très modérée et les taux bancaires au plus bas. Taux plus élevés = charge de la dette plus élevée = dette plus élevée !

Et la fraude fiscale ? En 2017, la Banque Nationale de Belgique estimait à 4% du PIB, soit 17,9 milliards d’euros, le coût du travail en noir pour notre pays.

Le Fonds Monétaire International, de son côté, estimait la fraude à 15,8% du P.I.B., soit 70,70 milliards d’euros.

Si nous considérons une moyenne de 44,30 milliards, il est pensable que la part wallonne dans le travail en noir soit de + ou – 15,5 milliards.

Si ces 15,5 milliards entraient dans le circuit officiel, ils rapporteraient approximativement des retombées positives de 5 milliards au budget de notre région… soit l’équivalence d’une annuité de remboursement ET une diminution de la dette d’un milliard d’euros. Et d’une manière récurrente !!! Année, après année… ceci nous laisse rêveurs !

Qui dit DETTE, dit REMBOURSEMENT ! Qui dit REMBOURSEMENT, dit IMPOTS !!! En clair, le citoyen qui ne fraude pas paye une part d’impôts à la place du citoyen fraudeur.

Dès la sortie de crise du Covid-19 (et déjà maintenant), il est à parier que le discours sur le remboursement reprendra vigueur et que le slogan très réducteur « on ne peut laisser la dette à la génération montante pour ne pas hypothéquer son développement ultérieur » sera à nouveau le maître-mot des forces politiques qui ne s’attardent pas trop sur la fraude fiscale… Et qui prônent l’austérité dont nous voyons les conséquences dans la tourmente créée par le virus.

Pour rappel et par définition, une dette d’état (de région) ne se rembourse jamais, contrairement à la dette d’un particulier : sitôt remboursé, un emprunt en appelle un autre et la charge de la dette augmente. C’est cette charge qui devient insupportable et empêche (notamment) des politiques sociales. La déduction de tout cela est qu’avant de parler « impôts », il faut empêcher la « fraude fiscale » !

Quatre régions

Par VALMY

Monsieur Elio Di Rupo, Président de la Wallonie, vient d’ouvrir sa boîte à idées, « Get Up Wallonia ».

Le Président recherche même des influenceurs et des influenceuses car cela fait « mode ».

Il peut, depuis dimanche 13 décembre 2020, arrêter de jeter de l’argent par les fenêtres.

Monsieur Paul Magnette, le Président du PS, vient de « sortir du placard » en annonçant publiquement une opinion personnelle tenue secrète jusque-là car en contradiction flagrante avec l’unitarisme d’acier du Président Di Rupo.

Paul Magnette, sur les plateaux de la VRT et de BEL RTL, vient de signifier (!) que la Belgique devait se reposer sur ses régions.

Une Belgique à QUATRE régions, proposition déjà formulée par le MR. Voilà de quoi provoquer une crise cardiaque au Président Di Rupo. Bruxelles Région de type « Ville-Etat » qui se débarrasserait de la dispendieuse et inefficace Communauté française-Wallonie-Bruxelles. Monsieur Magnette n’avoue pas encore que les Wallons, à l’horizon 2024, désiraient ardemment sceller pour des siècles et des siècles ce tonneau des Danaïdes belgo-brusseleir, fardeau financier à la charge exclusive de la Wallonie.

Apparemment, excepté le CD&V, la proposition de Monsieur Magnette n’a pas été rejetée avec perte et fracas.

De fait, une évolution régionaliste apparait au sein de la société bruxelloise tant chez les francophones que chez les néerlandophones.

De plus, la multilingue Bruxelles (104 langues et autant de communautés) a perdu au cours des décennies sa particularité « belgo-belge », au point que certains politiques en Flandre souhaiteraient se débarrasser de cette agglomération.

La Belgique en quatre régions empêcherait-elle la sécession de la Flandre ou de la Wallonie ou de l’Ost Belgien ? NON ! Bien au contraire.

Les limites régionales en Belgique deviendraient les pointillés des frontières incontestables et incontestées d’Etats, comme prévu dans le Droit international actuel.

En fait, si cela se réalisait, la Constitution belge faciliterait le travail de découpe. Génial !

De toute façon, même Ville-Etat, Bruxelles demeurerait en Brabant (flamand) dont elle fait partie historiquement, géographiquement et humainement.

Ainsi, Bruxelles reprendrait au sein de la Flandre la place de Cité mercantile, égocentrique et égoïste telle qu’elle apparut au milieu du 14e siècle quand elle supplanta Leuven dans le Duché de Brabant.

Bruxelles cosmopolite, totalement étrangère à la Wallonie, ne date pas d’hier.

Depuis, les Ducs de Bourgogne et sous Charles Quint, Bruxelles présentait déjà cet aspect que les historiens ne devraient pas contester.

Seul le centralisme belge et la volonté des fransquillons du nord d’imposer la langue française, afin d’éradiquer le thiois, effaça la « Brussel Babeleer ».

Retour de l’Histoire, « Brussel Babeleer » renaît par la « grâce » de l’Union européenne et de l’immigration extra-européenne.

La Flandre ne doit pas s’énerver, elle tient ferment la Région bruxelloise en ses bras.

Elle peut lâcher l’institution Vlaamse Gemeenschap puisque l’Union européenne permet la libre circulation, des biens, des personnes et des capitaux. D’autant que les Flamands de Flandre et de Bruxelles appartiennent à UN SEUL PEUPLE !

Get up, oufti !

Guett’eup, valè ! Le ministre-président de la Wallonie a été interrogé par notre ami Louis Nisse sur le recours à l’anglais pour mobiliser les Wallons autour d’une initiative visant à « préparer l’avenir de la Wallonie et de ses citoyens ».

La réponse, envoyée par l’administration wallonne, a de quoi laisser rêveur :

Lorsque nous mettions en place notre plan Get Up Wallonia, nous voulions un nom qui se veuille d’une part facilement compréhensible et identifiable, mais également accessible à la plus jeune génération. Cet anglicisme est donc une initiative née d’une réflexion avec les différents membres du Gouvernement de Wallonie qui signifie « Wallonie, lève-toi ». Cette utilisation de la langue de Shakespeare nous donne une identité forte d’une part en Wallonie, mais aussi à l’international

Commentaire de Michel Pieret : Je traduis le slogan « Wallonie, lève-toi » comme l’intégration dans l’inconscient de nos ministres et de leurs conseillers des idées de Monsieur Barthélemy Le Tisserand, bourgmestre d’Anvers selon lequel les Wallons sont des feignants. Normal donc de leur enjoindre de se lever. Identité forte ? = jargon de marketing primaire. Qui est derrière ces idées ? Mac Kinsey, Bain, … ?

Commentaire de José Fontaine : Cela nous identifie à l’international comme nous soumettant au néolibéralisme dont la langue est l’américain, pas la langue de Shakespeare. C’est comme l’aéroport de Charleroi baptisé Brussels South airport alors que tout le monde en fait use du terme « Charleroi » et que aéroport est un mot compréhensible dans le monde entier, même par des gens qui ne parlent pas le français. S’il faut utiliser l’anglais pour « parler »  à la jeunesse, cela veut dire que les Wallons ne veulent plus croire en leur langue. Dès lors si l’on ne peut même plus croire au français, quelle est la langue en laquelle on pourra croire par rapport à l’américain ? Les Wallons du gouvernement semblent donc s’inscrire dans la tradition wallonne qui est de se déculotter devant tout le monde… Et cela pour avoir une forte identité, quelle blague ! On peut faire encore pire que Macron.

Commentaire d’un ami juriste : Il est pour le moins contradictoire et sot, au moment de donner aux Wallonnes et aux Wallons une injonction forte de se lever dans la résilience, de la proférer en Globish (ce global english contemporain qui est à la langue de Shakespeare ce que le langage de Nicolas Sarkozy est à celle de Voltaire) alors que la plus jeune génération à laquelle elle est destinée aurait pu tout aussi bien l’entendre, la comprendre et s’y conformer dans les langues de la Région bilingue dans laquelle nous vivons (et que nous aimons en allemand comme en français, d’ailleurs).

Wallonie, debout ! Steh auf, Wallonie !

Cette utilisation conjointe des langues de Voltaire, Spaak et Mitterrand, d’une part, de Goethe, Adenauer et Von der Leyen, d’autre part, ne nous aurait-elle pas donné une identité au moins aussi forte (et bien plus riche de sa diversité) d’abord et surtout en Wallonie, mais aussi en Europe et à l’international, que cette utilisation ridicule et servile de la langue de Donald Trump, de Boris Johnson et de Nigel Farage ?  Ce ne sont certes pas Nicola Sturgeon et Sean Connery, pour ne citer qu’eux, qui auraient toléré une telle forfaiture !

Et si tu veux convaincre les jeunes wallons d’aimer la Wallonie, commence à t’adresser à eux dans une langue qu’ils utilisent, qui leur appartient et qui leur ressemble.  Ma position privilégiée au cœur de l’Euregio Meuse-Rhin me permet de le constater tous les jours, aussi bien en Flandre, dans l’Ostbelgien et en Fédération Wallonie-Bruxelles qu’en Allemagne et aux Pays-Bas.

Well ! Je crains fort que le message parti des hauts plateaux des Fagnes et de la Hoëgne ne s’affaiblisse et ne se perde avant d’atteindre la Mehaigne et le Hoyoux et qu’il ne soit devenu inaudible en bord de Sambre et dans ce Far West où coulent encore la Haine et la Trouille ! Mais soit !  J’ai eu bien bon de l’écrire.

« Si vous parlez à une personne dans une langue qu’elle comprend, cela entre dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela va droit dans son cœur. » (Nelson Mandela)

Que la Wallonie se lève

Par VALMY

Michel Sardou chassait ses idées noires en chantant et Di Rupo les chasse en anglais, « Get Up Wallonia » (sic).

Décidément, les pédagogues de l’AWF vont devoir faire des heures supplémentaires.

Pour mettre sur pied son nouveau plan « Get Up Wallonia » (sic), qui sera présenté en mars, le gouvernement de la Région wallonne souhaite sonder ses citoyens.

Get Up Wallonia (sic), c’est le tout nouveau plan (encore un !) qui doit permettre à la Wallonie de sortir la tête de l’eau et de rattraper le retard qu’elle a sur d’autres régions d’Europe comme la Flandre.

Le gouvernement a lancé, lundi matin (16/11/2020), une grande consultation populaire sur Internet via le site web mawallonie.be.

Chaque Wallonne et chaque Wallon aura l’occasion de donner son avis sur ce qu’il faut faire en Wallonie pour que la région décolle.

Sur ce site, vous devez vous inscrire, en indiquant une adresse mail, un mot de passe et la commune dans laquelle vous résidez. Vous serez amené à répondre à plusieurs questions générales sur les priorités qui sont les vôtres. Mais vous serez aussi appelé à contribuer à cette grande réflexion qui doit aboutir au mois de mars 2021 à la présentation d’un plan annonçant des actions concrètes.

Toutes les propositions seront classées et envoyées vers le conseil stratégique de Get Up Wallonia (sic), composé de neuf professeurs d’université. Ces derniers rédigeront une synthèse des propositions qu’ils transmettront au gouvernement wallon. Et si la proposition faite ne vise pas les compétences gérées par la Wallonie, elle serait relayée vers l’entité compétente.

Pour mettre sur pied ce plan, Di Rupo souhaite voir émerger des idées qui « sortent des sentiers battus ».

En Wallonie, depuis vingt ans, c’est une logique de plan qui s’est imposée. En quoi Get Up Wallonia sera-t-il celui qui sortira définitivement la Wallonie de l’ornière ?

Elio Di Rupo jure qu’il assurera jusqu’au bout la gestion de celui-ci, insistant en guise de conclusion sur la nécessité, cette fois-ci, de « dépasser les considérations particratiques et sectorielles ».

Eh! Bien, l’AWF va lui indiquer clairement comment sortir la Wallonie de l’ornière.

Réunionisme et valeurs républicaines

Monsieur Cédric Chopin nous écrit de France. Alors que la République française est mise sous pression par la menace islamiste, il souhaite attirer notre attention sur la revue Front populaire fondée par Michel Onfray. Une telle revue, ouverte à l’expression libre et au débat, devrait permettre à notre mouvement de mieux se faire connaître en France.

Monsieur Chopin rappelle à nos consciences « l’un des objectifs du mouvement réunioniste : agir aux côtés de tous ceux qui œuvrent pour la refondation d’une France républicaine, en prenant appui sur son histoire et ses valeurs. »

Il poursuit de la sorte :

« A ce propos, je me permets de revenir sur la revue Front populaire, fondée par Michel ONFRAY.

« On peut – comme c’est mon cas – être en désaccord avec certains articles, et dubitatif quant à la trajectoire de certains intervenants, mais dans l’ensemble ce projet dégage des perspectives stimulantes.

« Je cite une petite partie de l’éditorial de M. ONFRAY du numéro 2 de la revue :

« (…) à Front Populaire, nous voulons les droits de l’homme sans le droit de l’hommisme, la liberté sans la licence, l’égalité sans l’égalitarisme, la fraternité sans l’obligation, la laïcité sans le dogme, la propriété sans le monopole, le féminisme sans la guerre des sexes, la différence sans l’inégalité, les minorités sans leur tyrannie, les majorités sans leur hégémonie, la communauté sans le communautarisme, la sûreté sans le césarisme, la raison du peuple sans l’instinct de la populace, l’autorité sans l’autoritarisme, la démocratie sans la démagogie, la dialectique des droits et des devoirs, l’équilibre entre l’individu et la société, la loi sans l’arbitraire, la police sans la milice, la liberté d’expression sans le mépris, la paix sans craindre la guerre, la nation sans l’oubli des régions, le local avec le global, l’Europe avec la souveraineté des nations, le politique sans la politique : voilà ce qui définit la République à laquelle nous aspirons. Voilà qui n’est ni rouge, ni brun, mais tricolore. 

« Programme pour le moins ambitieux, mais ô combien nécessaire !

« Si j’ai bien compris l’esprit de la revue, toute personne peut proposer un article, dans la version numérique ou la version papier.

« Vous devinez sans doute mon cheminement : oui, je pense en effet qu’un article consacré au réunionisme aurait toute sa place au sein de Front Populaire ! C’est même, selon moi, une évidence, tant les effets géopolitiques potentiels de la réunion rejoignent les aspirations souverainistes, au sens le plus noble du mot, de la revue !

« En ma qualité de simple adhérent, je suis légitime à vous faire part de mon sentiment : qu’il est du devoir de l’Alliance Wallonie France de prendre une telle initiative !

« Quelle forme pourrait prendre cet article : collectif, ou écrit par une seule personne ? Sous quel angle le sujet pourrait-il être abordé : la géopolitique de la réunion, la volonté de participer à la renaissance républicaine française, l’histoire… tout cela à la fois ?

« Il faut juste avoir à l’esprit que, sauf exceptions (notamment frontalières), la situation politique de la Belgique demeure une totale inconnue pour la grande majorité des Français, de même que le mouvement réunioniste lui-même (si le projet d’article aboutit, la plupart des lecteurs apprendront son existence à cette occasion !)

« Je ne doute pas un seul instant que vous transmettrez cette idée à toutes les personnes capables de la faire avancer (vous pouvez utiliser le présent message à cette fin, vous avez mon accord).

« Ensuite, évidemment, rien n’est acquis ni garanti : ce sera une sorte de combat, ne serait-ce que pour percer le mur de l’indifférence, côté français, qui décourage parfois les militants de la cause wallonne (et bruxelloise, car d’un point de vue géopolitique – encore et toujours ! – la France ne pourra pas se permettre de « perdre Bruxelles » en cas de disparition de la Belgique).

« Ce « combat » pour la publication de l’article peut être gagné ! »

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde