Message à nos décideurs

Par Frédéric BAEYENS

Mon mail aux présidents des partis francophones :

« Cher(e)s Président des partis francophones,

Un fois de plus, la Belgique est plongée dans une crise communautaire.

Sans vouloir reprendre l’Histoire à son point de départ, c’est depuis les premiers pas de ce pays artificiel voulu par la Grande-Bretagne que la Flandre cherche à s’échapper.

Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La Belgique va mourir et le plus tôt sera le mieux.

Malgré une succession de réformes institutionnelles, la volonté identitaire flamande revient sans cesse avec encore plus de vigueur. Ces réformes n’ont rien apaisé. Elles ont simplement débouché sur une usine à gaz institutionnelle et une multiplication des instances qui ne profite qu’aux partis politiques et à leurs mandataires. Le belge moyen n’y comprend plus rien. Il se rend juste compte que l’« Etat » lui coûte de plus en plus cher et que le retour sur investissement n’y est pas :

– les problèmes communautaires ne disparaissent pas, que du contraire;

– le coût de la vie en Belgique est plus cher que dans des pays similaires;

– le niveau des pensions est moins élevé que dans des pays similaires;

– le niveau de l’enseignement est catastrophique au regard des tests internationaux;

– l’économie wallonne stagne malgré l’apport d’argent des fonds structurels européens et les divers plans de relance;

– la justice est malade;

– 53% du pib est capturé par l’Etat;

Bref ! La Belgique n’apporte rien aux citoyens.

Je vous invite donc, comme demandeurs de rien, à négocier une fois pour toute la fin de cet Etat bancal. Il a terminé son job.

Avant de rejoindre la table des négociations, je vous remercie cependant de bien vouloir relire les écrits du professeur Michel Quévit sur les transferts Sud-Nord, à savoir comment la Flandre a utilisé la Belgique à son seul profit. Il est temps de présenter la facture à nos amis flamands.

Il faut définitivement mettre un terme à la gabegie belgo-belge ! Comme disait Monsieur Delpérée, le confédéralisme est le fédéralisme des cons.

Au passage, merci de laisser l’entièreté de la facture des F35 à la Flandre. Nos amis français possèdent de très bons avions qui reviendront bien moins cher.

Mon message ne demande aucune réponse.

En vous remerciant, »

Un électrochoc suffisant ?

Nous n’en sommes même pas sûrs. Pour mettre en perspective les résultats de ce dimanche, montrant que près d’un électeur flamand sur deux vote à présent pour une liste nationaliste et séparatiste, avec une radicalisation du discours, nous reprenons simplement cet extrait de ce que disait l’AWF lors de son assemblée de mai 2018.

(…) Certains diront que la Wallonie n’a pas toujours fait les bons choix. Si au moins, aujourd’hui, elle pouvait ne pas se tromper sur le sens de sa reconversion… Dès que la Belgique est devenue officiellement fédérale, en 1993, les plus hautes autorités flamandes ont réclamé le confédéralisme et la pression sur la sécurité sociale est allée crescendo, avec l’image insupportable d’une Flandre qui serait la vache à lait de la Wallonie. C’est ce genre de discours, cette accusation de défendre un fédéralisme de consommation qui, le 10 juillet 1996, fait sortir Claude Eerdekens de ses gonds. « Si vous voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles… », lâche-t-il. On est alors à la Chambre des représentants et Claude Eerdekens est le chef de groupe du PS, pour lequel la sécurité sociale est ce qui tient la Belgique ensemble. Aussitôt, les médias francophones, belges puis français, s’emparent du sujet, comme libérés d’un tabou : la réunion de la Wallonie à la France, on y pense, on en parle. Au Figaro, par exemple, une grande figure de la résistance, le comte Pierre Clerdent, ancien gouverneur des provinces du Luxembourg et de Liège, ancien sénateur libéral, ancien parmi les anciens mais toujours très écouté, déclare : « Si la Belgique doit éclater soit maintenant soit dans quelques années, l’aspiration de beaucoup de Belges sera de se tourner vers la France. » Et Louis Michel, bien sûr, qui préside alors le PRL : « Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel. » Cet emballement n’a duré que l’espace d’un été, bientôt marqué par l’affaire Dutroux. Devant l’ampleur de la marche blanche, en octobre, on s’interrogea sur l’état de la société belge. Mais cela n’allait pas ralentir la marche en avant de la Flandre, autrement plus déterminante. A la tête du gouvernement flamand, Luc Van den Brande l’annonçait depuis 1993 : sa région serait autonome en 2002. Les élections de 1999 étaient placées sous le signe du confédéralisme, d’autant qu’au mois de mars de cette année-là, le Parlement flamand votait, après trois ans de travaux, un programme institutionnel qui devait conduire à l’avènement d’une Belgique confédérale, articulée sur deux Etats, l’un flamand et l’autre wallon.

Est-ce un hasard si, 19 jours plus tard, le gouvernement de la Communauté française de Belgique signait un accord de coopération linguistique, culturelle, éducative et scientifique avec la France ? Pas de panique : on a entrouvert une porte, au cas où, mais sans pour autant concrétiser cet accord par une intense collaboration. L’initiative politique suivait une réaction des universités francophones, au moment où la Flandre mobilisait tout ce qu’elle avait d’experts pour travailler sur le scénario confédéral. Il fallait y voir clair dans les différentes options qui s’offraient aux Wallons et aux Bruxellois, dans l’hypothèse où l’Etat belge serait vidé de sa substance. En 1997, quatre politologues faisaient état de leurs réflexions dans un manifeste intitulé Choisir l’avenir. L’option la plus valable, à leurs yeux, était la création d’un nouvel Etat fédéral ou confédéral wallo-bruxellois qui nouerait avec la France « au minimum des liens de coopération particuliers ». Ils insistaient sur ce point : « Même les observateurs les moins rattachistes reconnaissent, si l’Etat belge actuel disparaît, le caractère inéluctable de ce rapprochement », d’autant, ajoutaient-ils, que « la France aura certainement été impliquée dans le processus d’européanisation de nos problèmes ». « Un traité d’association avec la France serait souhaitable dans la mesure où il concilie rapprochement et autonomie », précisait encore un des universitaires. En 2004, la Région wallonne ira plus loin que la Communauté française en signant, avec la France, un accord de coopération portant sur l’ensemble des compétences, présentes et à venir, exercées par la Wallonie. Présentes et à venir : dans tous les domaines, elle a fait de la France un partenaire privilégié. Au cas où.

Contre toute attente, les élections de 1999 ont profité aux partis écologistes. Un scandale sanitaire a totalement rebattu les cartes en déboulonnant le CVP, jusque-là tout puissant en Flandre, alors qu’il préparait un grand coup pour la célébration du 700e anniversaire de la bataille des Eperons d’or, en 2002. Vlaanderen tweeduizend twee : le soufflé est retombé, mais pas question d’attendre encore cent ans. Pour revenir au pouvoir, en 2004, et coiffer le Vlaams Block qui séduisait 1 électeur flamand sur 4, le CVP, devenu le CD&V, a dû former un cartel avec la N-VA, une petite formation indépendantiste issue de la Volksunie. Ensemble, ces deux listes flamingantes (le cartel + le Vlaams Block, séparées, il est vrai, par un cordon sanitaire) obtenaient 67 sièges sur 124 au Parlement flamand. Les libéraux du VLD, qui dirigeaient encore le gouvernement fédéral, était eux aussi tentés par un profil plus flamand : la même année, pour la présidence du parti, c’est un ancien de la Volksunie qui devait barrer la route à un populiste flamingant, Jean-Marie Dedecker. Celui-ci, dont les propos faisaient écho à ceux du Vlaams Block/Belang, recueillit quand même 40 % des suffrages auprès des militants du VLD. La Flandre agitait le jaune et le noir comme si elle n’en pouvait plus d’attendre et les élections de 2007 allaient le confirmer. La domination, miraculeuse, du tennis féminin par une joueuse flamande et une joueuse wallonne, opportunément appelées les « Belgian sisters », n’y changeait pas grand-chose. Avec le cartel CD&V-N-VA, le Vlaams Belang et la liste Dedecker, on atteignait déjà 56 % des voix en Flandre. Au-dessus de la pile des revendications flamandes : la scission de BHV. « Il suffit de cinq minutes de courage politique », chantait Yves Leterme. On lui doit aussi une interprétation fameuse de la Brabançonne et une adaptation d’un refrain très populaire en Flandre : « La solidarité avec la Wallonie est comme un sac à dos rempli de pierres que porte la Flandre, alors qu’elle doit courir une course vers le toit du monde ». Dans un style plus direct, Bart De Wever déclare à un magazine allemand : « Cet argent (flamand) ne doit pas être une perfusion, comme de la drogue pour un junkie ».

Inutile de rappeler la longue crise qui commence en 2007. Leterme avait prévenu : « La nécessité d’avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre. » Mais les partis francophones lui opposaient un refus clair d’aller plus loin dans le démantèlement du pays. Quand c’est non, c’est non, lui répétait une voix féminine. Yves Leterme y perdit son assurance et, ce qui réjouissait davantage encore les francophones, son allié dont personne ne voulait, Bart De Wever, à jeter dans la corbeille où se trouvaient déjà le Vlaams Belang et Jean-Marie Dedecker, tous plus noirs que jaunes et catégoriquement séparatistes. Problème : aux élections régionales de 2009, la corbeille en question pesait 36 % des voix flamandes. (Avec les voix du CD&V, un vrai parti de gouvernement, celui-là, mais très attaché à la cause flamande, on montait à 59 %.) L’année suivante, Bart De Wever et son équipe siphonnaient une bonne partie des électeurs du Belang et de la liste Dedecker, ce qui propulsait la N-VA loin devant les partenaires habituels des francophones au gouvernement fédéral. Blocage. On pourrait bien faire semblant de se parler mais, entre les élus du nord et les élus du sud de la frontière linguistique, il n’était plus question d’un vrai dialogue. Aux yeux du monde, l’Etat belge était plongé dans le coma. Chronique d’une mort annoncée.

La vie en Belgique était loin d’être à l’arrêt, notamment parce que la Wallonie et la Flandre exerçaient de larges compétences. Mais l’impossibilité de former un gouvernement fédéral faisait penser au scénario tchécoslovaque. Cette situation de crise était suffisamment prise au sérieux pour que la France s’en mêle, un peu. Une mission d’information fut confiée à deux députés venus de Paris à Bruxelles pour, disons, tâter le terrain. Ainsi, la République sortait prudemment de sa réserve et se préoccupait du sort de Bruxelles et du pays wallon. « Une interrogation subsiste sur le projet politique final des forces flamandes », firent observer les deux députés français, dans leur rapport. En Flandre, on s’est plaint d’un regard français trop favorable aux francophones. Il ne fallait pas, toutefois, que l’absence de neutralité soit diplomatiquement gênante. « Le processus d’éloignement n’est sansdoute pas arrivé à son terme », actaient les informateurs. Autrement dit, les esprits n’étaient pas mûrs. « Nos interlocuteurs wallons n’ont pas exprimé le souhait de rejoindre la France », fit-on remarquer à des élus de la République qui, à l’Assemblée nationale, plaidaient ouvertement pour le rattachement de la Wallonie à la France. En d’autres temps, cette main tendue par la France aurait électrisé la société wallonne, mais celle-ci n’était pas loin d’être aussi comateuse que la Belgique elle-même. Paradoxalement, dans cette Wallonie poussée vers plus d’autonomie, enfin maître de son sort, presque souveraine, il n’y avait plus de peuple wallon. Malgré Guy Spitaels et malgré Robert Collignon qui, du temps où il présidait la Région, s’inscrivait résolument dans les pas de Jules Destrée et de François Perin, soucieux qu’il était de mettre en valeur le passé wallon, et de rompre avec une « nation introuvable », afin de préparer l’avenir français de la Wallonie.

A part vous qui m’écoutez, je ne sais pas s’il y a encore des Wallons conscients. La question touche à l’identité, dans sa dimension très émotionnelle, mais aussi, et d’abord, à la capacité d’analyser froidement une situation. Les accords de coopération signés avec la France, aussi riches en possibilités soient-ils, sont pratiquement ignorés. Ce qui inquiète nos représentants de la Belgique du Sud, mécaniquement tournés vers le nord, c’est de préserver nos attaches avec la Flandre, avec d’autant plus d’anxiété qu’elles se sont distendues. Et que cette relation se soit transformée en un rapport de force aliénant, il n’y a que des illuminés comme nous pour le dire. Quand, en mai 2017, le gouvernement flamand signe avec la France un accord de collaboration pour améliorer la qualité des cours de français en Flandre, Rudy Demotte est en émoi, il s’étonne « du choix de la Flandre de se tourner vers la France plutôt que de se tourner vers son partenaire belge »… « Il est essentiel que les collaborations avec la Flandre se poursuivent », ajoute alors le bourgmestre en titre de Tournai, cette ville historiquement française située dans la banlieue de Lille. 

En 2010, quand la Belgique était dans l’impasse, au point de faire réagir la République française, l’homme fort de la Wallonie était Rudy Demotte. Ou peut-être Elio Di Rupo. Mais, au sujet de celui-ci, les mots justes seraient plutôt : homme providentiel. Car, Dieu soit loué, Elio Di Rupo a sauvé la Belgique, il l’a sortie du coma en obtenant la scission de BHV, et la 6e réforme de l’Etat, et la chasse aux chômeurs.  Avec l’arrivée de Di Rupo au 16 rue de la Loi, c’est incroyable comme la Belgique s’est remise à respirer, il y eut des moments d’euphorie « belge, belge, belge est la vie ». Grâce à la participation très complaisante, active, enthousiaste des médias francophones, on était dans l’exaltation de tout ce qui est belge. A se demander si De Wever n’avait pas un peu raison quand il parlait de « drogue pour un junkie ». Il y avait de temps en temps un rabat-joie. Pierre Pestieau, professeur d’économie à l’ULg, parlait lui aussi de la 6e réforme de l’Etat : « Actuellement, nous bénéficions du transfert nord-sud, mais on sait que dans 10 ans le pouvoir d’achat des Wallons va diminuer de 5-6% ». Qui s’en souciait, qui s’en soucie aujourd’hui ? Tant qu’il était Premier ministre, Elio Di Rupo marchait sur l’eau, surfait sur les nuages. Et pourtant, sa popularité ne dépassait guère la frontière linguistique. Au-delà, la météo restait sombre, avec des sondages indiquant beaucoup de jaune et de noir laissant peu de place à la couleur rouge. Thierry Bodson, pour la FGTB wallonne, exprimait son désarroi : si toutes les concessions faites à la Flandre, y compris dans le domaine social, conduisaient finalement à un succès de la N-VA, il aurait mieux valu se séparer avant…

En 2014, avec les voix d’un Flamand sur trois, la N-VA devenait incontournable. On ne voyait pas comment… mais, à la surprise générale, le parti séparatiste a fait une offre aux libéraux francophones. Il s’agissait de faire oublier le gouvernement précédent, d’entrer dans une équipe à 80 % flamande, avec un vrai programme de droite, avec la moitié des ministres, avec le jeune premier du MR qu’on appellerait Monsieur le Premier ministre, avec la promesse d’un stop institutionnel durant la législature, avec la mer du Nord comme dernier terrain vague… On connaît la suite. Qualifiée de kamikaze, cette coalition jaune et noir, habillée de bleu, est devenue suédoise, image bien plus aguichante, y compris en ce qu’elle renvoie à un modèle social-démocrate. Et depuis, rien à signaler. La N-VA, désormais associée à la gestion de l’Etat belge, y fait un peu ce qu’elle veut, mais elle inquiète beaucoup moins les Belges de Wallonie, où l’on se contente, épisodiquement, de dénoncer un gouvernement de droite, sans parvenir à enflammer la fronde sociale. Au vu des sondages, la N-VA se maintient plutôt bien. Le MR aussi. On n’exclut pas de continuer ensemble après les élections de 2019. Mais personne n’est vraiment dupe de la N-VA, ou peut-être que… si ?

Bon, ne parlons pas d’une 7e réforme de l’Etat qui n’existe pas encore. On sait que le modèle belge est évolutif. Un chantier permanent. Pour les experts qui refusent d’y voir un chantier de démolition, c’est la preuve que la Belgique est vivante. On lui prédit même « une 7e réforme de l’État, et une 8e, une 9e, une 10e, une 11e, une 12e probablement… » Déclaration faite, avec le plus grand sérieux, par Paul Magnette alors qu’il dirigeait la Wallonie, en 2015, tandis que la N-VA prenait ses marques au fédéral. Plutôt que « La gauche ne meurt jamais », Paul Magnette aurait pu écrire « La Belgique ne meurt jamais ». Disons que, sur ce thème, il préfère annoncer les saisons 7, 8, 9, 10, 11 et 12 d’une émission de téléréalité très participative et brutale où, malgré un suspense entretenu, on se demande si le scénario n’est pas écrit à l’avance. Quant à « La Wallonie ne meurt jamais », on ne sait pas si Paul Magnette y pense. Depuis la 6e réforme de l’Etat, ficelée tant bien que mal pour servir de contre-feu, au bout de 541 jours de crise, la solidarité interpersonnelle ne résiste plus à la frontière linguistique. Il a fallu céder sur la sécurité sociale, à raison de 15 milliards d’euros, masse financière correspondant aux matières sociales dont on a délesté l’Etat belge. Désormais, le social pèse 1/3 de l’ensemble du budget de la Wallonie. Mais pour les socialistes eux-mêmes, qui nourrissent encore l’espoir de gouverner au fédéral, il n’y a plus de ligne rouge. Vu que la Flandre avance toujours, on peut certainement aller beaucoup plus loin, jusqu’à réaliser le programme institutionnel voté par le Parlement flamand voici bientôt vingt ans, jusqu’à une Xe réforme de l’Etat qui nous fera entrer dans une confédération grand-néerlandaise. Où en sera la Wallonie après tant de réformes de l’Etat négociées avec la peur d’être abandonné par la Flandre ? Anticipant la fin d’une solidarité nationale, on mise déjà sur la vigueur du capitalisme flamand, ou hollandais, pour maintenir l’économie de la Wallonie à un niveau supportable. Une fois qu’on aura dû laisser tomber la chemise et le pantalon, les chaussettes… espérons que la Wallonie saura se vendre. Elle aura besoin d’argent. Toutes choses restant égales, une Wallonie autonome au sein d’une confédération belge ou bénéluxienne, aurait la liberté ou, plutôt, la responsabilité de se débattre avec un appauvrissement dramatique, en cherchant à combler un déficit moyen de 25 % dans tous ses budgets, y compris ceux de la sécurité sociale. On doit ce calcul au professeur Gazon, de l’Université de Liège. Il n’a pas été démenti. (…)

Manœuvre autour de la constitution

Par Paul MELOT

Aujourd’hui, vendredi 16 mai, le gouvernement MICHEL va poser l’acte le plus stupide de sa législature: porter la liste des articles à soumettre à une éventuelle révision de la Constitution, en N’Y INCLUANT AUCUN ARTICLE RELATIF A LA CONSTITUTION ET SUSCEPTIBLE D’ETRE REVISE !!!

Pourquoi ?

MICHEL (et tous les autres) ont la trouille de la NVA, donc, pas de révision pour ne pas affronter la NVA.

La réflexion que cela m’inspire :

a) Ce faisant, MICHEL (et les autres) va immanquablement activer l’activisme flamand.

b) Permettre la discussion (ce qui ne veut pas dire accepter une révision de ces articles) aurait cependant été un geste démocratique: de quel droit, dans un Etat où nous nous plaignons d’être aussi souvent minorisés et méprisés, la minorité que nous sommes se permet-elle d’ignorer la majorité flamande ?

c) Pour rappel, réviser la constitution nécessite une majorité des deux tiers et une majorité simple dans chaque rôle linguistique. Donc, la Wallonie a, de toute façon, une minorité  de blocage. Mais seulement dès l’instant où il y aurait discussion sur  la révision de cette constitution.

 d) Disposer d’une minorité  de blocage et ne pas permettre une DISCUSSION ne me paraît pas être digne de la plus élémentaire courtoisie.

e) D’autant que des lois spéciales (que ne manquera pas de revendiquer la NVA les élections étant passées) peuvent elles aussi modifier profondément les choses. 

f) DI RUPO lui-même ayant dit qu’il était nécessaire de revoir la Loi de financement, en ajoutant : pas avant 2024, ne nie plus que la Wallonie et la Communauté française vont droit dans le mur.

g) D’autant que la Loi de financement, SA loi de financement qu’il a fait voter en 2014 (pour devenir premier ministre) est une mauvaise loi et… qu’il le déclare maintenant. Comprenne qui pourra…

 h) Donc, quand DI RUPO (et les autres) vont devenir demandeurs, je vous laisse penser ce que la NVA leur répondra… si toutefois elle leur répondra, et la Wallonie et la Communauté Française iront droit à la ruine programmée (fin des transferts N-S).

 i) Autant gouverner, c’est prévoir, autant les francophones se comportent de la manière la plus lamentable en ne préparant pas l’avenir. MICHEL (et tous les autres) sont minables. Pauvre Wallonie !

Horizon Elections

L’ ALLIANCE WALLONIE-FRANCE S’EXPRIME

Plutôt que de citer le nom de candidats qui ont notre faveur dans les partis politiques démocratiques qui font tout et parfois n’importe quoi pour obtenir votre vote, le Conseil Général de l’A.W.F., mouvement pluraliste, lanceur d’alertes, a décidé de renoncer à vous donner des noms de candidats, mais plutôt de tracer des pistes qui vous permettent de choisir un vote qui soit bénéfique à l’avenir de la Wallonie. Nous faisons confiance à votre sagacité pour lire entre les lignes et trouver des « chirurgiens » qui abandonneront les slogans faciles pour emprunter un discours courageux.

A tous ceux qui nous interrogent et sollicitent notre avis, nous tenons tout d’abord à rappeler qui nous sommes et à exposer les enjeux et les matières à débattre avant de déposer un bulletin de vote dans l’urne.

  1. L’Alliance Wallonie-France (AWF) est un mouvement citoyen et non un parti politique. Elle est d’essence républicaine, laïque, démocratique, pluraliste et sociale. Ses adhérents sont résolument convaincus que notre seul salut réside dans l’intégration-autonomie de la Wallonie dans la France.
  2. Dans l’Etat belge en voie d’évaporation programmée (2020 pour la NV-A et le Vlaams Belang, 2024 pour le CD&V et l’Open-VLD), avec une septième réforme de l’Etat qui mettra fin à la solidarité sociale interrégionale, nous soutenons tout candidat de toute formation démocratique qui affirme sincèrement ses convictions régionalistes.
  3. Toutes les législations précédentes ayant uniquement satisfait les besoins de la Région flamande, nous soutenons les candidats qui exigent des réalisations concrètes en faveur de la Wallonie qui a besoin de tout et qui ne demande jamais rien.
  4. Aucun Etat ne peut survivre sans solidarité interrégionale. Ceux qui voteront la scission de la Sécurité sociale achèveront l’Etat belge sans avoir préparé la survie de la Wallonie. Après un tel vote, la Wallonie se trouvera piégée dans un Etat confédéral qui se désintéressera de son sort. Le débat sur l’après-Belgique doit être ouvert sans délai et le principe de précaution doit être un souci primordial pour nos représentants. Nous soutiendrons donc ceux qui auront le courage d’assumer leurs responsabilités.
  5. Dans l’intérêt de la Wallonie en permanence défavorisée et pour des raisons d’économie, nous soutiendrons les candidats qui se prononceront pour un transfert à la Région wallonne de toutes les compétences de la Communauté française.
  6.  Nous soutiendrons tout candidat qui se prononcerait pour une refonte et une harmonisation des compétences des Provinces wallonnes.  
  7. Il va de soi que le maintien acquis des structures publiques renforçant la cohésion économique et sociale reste une nécessité de cohérence dans une économie qui ne cède en rien les missions de régulation aux intérêts privés, face aux intérêts collectifs, ceci après nécessaires assainissements.
  8. Notre soutien à l’Europe vise notamment la priorité absolue des urgences climatiques et des harmonisations sociales. Toutefois, nous refusons que les mesures prises ne jouent une fois de plus en défaveur de la Wallonie face à une Flandre encline à lui faire payer ce qu’elle se refuse à elle-même.
  9. Nous refusons tout diktat wallon de s’interdire de contacter une quelconque formation démocratique flamande, quelle que soit la portée des discussions, y compris celles relatives à une fin pacifique de la Belgique.
  10. Convaincus qu’à lire entre les lignes, un électeur perspicace y trouvera les candidats proches de ses aspirations à plus de justice sociale, fiscale, distributive, il nous reste à signaler qu’à ce jour l’AWF n’a pas été sollicitée pour soutenir une ou plusieurs candidatures. Si tel devait être le cas et dans le respect de ce qui précède, après analyse, nous ne manquerions pas d’en faire état sur notre site (www.alliancewalloniefrance).
  11. Le « chirurgien » dont nous parlons sur notre site sera le candidat qui se prononcera ouvertement pour l’union de notre chère Wallonie à la France, à commencer par exiger du Parlement wallon qu’il active enfin les accords de coopération signés en 1999 et 2005 entre lui et la France.

Rappel important

Rappel important

Je me permets de vous rappeler l’Assemblée Générale Extraordinaire Ouverte de l’ Alliance Wallonie France qui se déroulera le samedi 11 mai 2019 dès 9.45 au Théâtre de Namur, 2, Place du Théâtre à 5000 Namur.

Ordre du jour :

° 9.45 Accueil des participants, remerciements et brève genèse de l’A.W.F. par le Président sortant

° 10.00 Présentation et discours du candidat à la présidence de l’A.W.F. , M. Nicolas THIRION, professeur de droit à l’Université de Liège

° 10.30 Prise de parole par le Président d’assemblée qui explique les modalités des deux votes (X) et (XX) qui vont être demandés aux membres de l’A.W.F. (pour rappel, seuls les affiliés en ordre de cotisation seront admis au vote).

(X) Vote sur la prolongation du mandat des Membres du C.G. (Conseil Général) élus lors de l’ A.G.O. du 28.04.2018

(XX) Vote pour la Présidence de l’A.W.F.

Dépouillement

° 10.45 Proclamation des résultats. Brève allocution du Président élu, questions des participants à l’A.G. et réponses du président.

° 11.15 Discours du Professeur HEC de l’ Ulg, M. Jules GAZON : « l’Avenir de la Wallonie »

° 12.00 Verre de l’amitié offert par l’A.W.F.

Paul DURIEUX,

Président sortant et fondateur de l’A.W.F.

INFORMATIONS

Comme nos statuts le prévoient :

° chaque membre a reçu un appel à candidature pour se porter candidat à la Présidence de l’ A.WF. et membre de son Conseil Général, organe directeur du mouvement

° seule la candidature de M. Nicolas THIRION nous est parvenue pour la présidence.

° en ce qui concerne les membres du Conseil Général, il appartiendra à l’A.G., organe suprême de l’A.W.F. de se prononcer par un vote (appelé X dans l’ordre du jour) à bulletin secret sur la prolongation à 2 ans du mandat de leurs membres afin de faire coïncider la durée des deux mandats (Président et Membres du Conseil Général). Voilà pourquoi notre A.G. sera extraordinaire.

° c’est le Conseil Général qui choisira les membres et les tâches de celles et ceux qui formeront le B.E. (bureau exécutif) qui aura la lourde charge de conduire l’A.W.F. au jour le jour.

° notre A.G. sera aussi ouverte. Tout citoyen soucieux de l’avenir de la Wallonie sera accueilli parmi nous le samedi 11 mai avec ferveur et fraternité

° mon départ dans les Cévennes fin mai ne signifie en rien que je quitte l’A.W.F. Mon rôle sera de fédérer au sein de l’A.W.F. les nombreux Wallons qui ont décidé d’établir leur résidence principale en France.

° VIVE LA WALLONIE, VIVE LA FRANCE !

Paul DURIEUX

Nous formulons l’espoir que les médias répondront à l’invitation qui leur a été adressée.

A.G.E.O de l’ A.W.F.

Je me permets de vous rappeler l’Assemblée Générale Extraordinaire Ouverte de l’ Alliance Wallonie France qui se déroulera le samedi 11 mai 2019 dès 9.45 au Théâtre de Namur, 2, Place du Théâtre à 5000 Namur.

Ordre du jour :

° 9.45 Accueil des participants, remerciements et brève genèse de l’A.W.F. par le Président sortant

° 10.00 Présentation et discours du candidat à la présidence de l’A.W.F. , M. Nicolas THIRION, professeur de droit à l’Université de Liège

° 10.30 Prise de parole par le Président d’assemblée qui explique les modalités des deux votes (X) et (XX) qui vont être demandés aux membres de l’A.W.F. (pour rappel, seuls les affiliés en ordre de cotisation seront admis au vote).

(X) Vote sur la prolongation du mandat des Membres du C.G. (Conseil Général) élus lors de l’ A.G.O. du 28.04.2018

(XX) Vote pour la Présidence de l’A.W.F.

Dépouillement

° 10.45 Proclamation des résultats. Brève allocution du Président élu, questions des participants à l’A.G. et réponses du président.

° 11.15 Discours du Professeur HEC de l’ Ulg, M. Jules GAZON : « l’Avenir de la Wallonie »

° 12.00 Verre de l’amitié offert par l’A.W.F.

Paul DURIEUX,

Président sortant et fondateur de l’A.W.F.

INFORMATIONS

Comme nos statuts le prévoient :

° chaque membre a reçu un appel à candidature pour se porter candidat à la Présidence de l’ A.WF. et membre de son Conseil Général, organe directeur du mouvement

° seule la candidature de M. Nicolas THIRION nous est parvenue pour la présidence.

° en ce qui concerne les membres du Conseil Général, il appartiendra à l’A.G., organe suprême de l’A.W.F. de se prononcer par un vote (appelé X dans l’ordre du jour) à bulletin secret sur la prolongation à 2 ans du mandat de leurs membres afin de faire coïncider la durée des deux mandats (Président et Membres du Conseil Général). Voilà pourquoi notre A.G. sera extraordinaire.

° c’est le Conseil Général qui choisira les membres et les tâches de celles et ceux qui formeront le B.E. (bureau exécutif) qui aura la lourde charge de conduire l’A.W.F. au jour le jour.

° notre A.G. sera aussi ouverte. Tout citoyen soucieux de l’avenir de la Wallonie sera accueilli parmi nous le samedi 11 mai avec ferveur et fraternité

° mon départ dans les Cévennes fin mai ne signifie en rien que je quitte l’A.W.F. Mon rôle sera de fédérer au sein de l’A.W.F. les nombreux Wallons qui ont décidé d’établir leur résidence principale en France.

° VIVE LA WALLONIE, VIVE LA FRANCE !

Paul DURIEUX

Nous formulons l’espoir que les médias répondront à l’invitation qui leur a été adressée.

la lettre patriote

La lettre patriote est un site animé par Arnaud Montebourg, ancien ministre de François Hollande.


Cet article, extrait de La Lettre Patriote, du 05/05/2019, devrait attirer
l’intérêt des Wallons en quête de leur Nation véritable comme le concevait
Renan.

A moins qu’ils ne veuillent périr au sein du Royaume de Belgique et de
l’actuelle dictature européenne, « bouillabaisse » anonyme, que les USA
nous imposèrent comme tribu de guerre après 1945.NATIONS D’ EUROPE ET EUROPE DES NATIONSFin 2018, la Sorbonne publiait un ouvrage
collectif (Qu’est-ce qu’une nation en Europe ?) signé de chercheurs
reconnus : historiens, géographes, économistes, juristes, politistes,
philosophes, sociologues de quatre pays.

Le constat convergent fut que les nations sont des faits incontournables,
ayant une incidence majeure sur l’organisation des sociétés, et que la vie
intérieure et le destin des citoyens en sont intimement façonnés.
La doxa dominante impose encore le déni de cette réalité par un amalgame paresseux et fallacieux entre nation/nationalisme/populisme/« repli frileux sur soi »…Le continent européen est devenu l’objet de fortes tensions
extérieures, d’enjeux, demandes ou rejets puissants de la part des nations, et parfois des peuples qui y sont intégrés. Des divergences profondes
apparaissent désormais quant au bilan et au devenir du système de
Bruxelles, découlant des traités de Maastricht et Lisbonne. La suite logique de la réflexion Qu’est-ce qu’une nation en Europe ? Et que serait une
Europe des Nation? Après le Brexit et les tensions irrédentistes apparues
dans plusieurs pays, le devoir des intellectuels est d’explorer les autres
pistes possibles pour passer à une deuxième Union européenne comme la
France est passée de la Première à la Cinquième République.
Car,désormais, le dogmatisme fédéraliste est contesté ou fui. Avant tout, la
nouvelle Europe politique devra réunir le consensus de tous. Plus question d’exclure, de laisser partir, de punir ou d’oublier quiconque. Le Conseil de l’Europe associe bien tous les pays d’Europe (sauf la Biélorussie) et même d’Asie. Or, l’actuelle Union européenne ne comprend pas l’Albanie, la
Bosnie, l’Islande, le Kosovo, la Macédoine, la Moldavie, le Monténégro, la
Norvège, le Royaume-Uni, la Serbie, la Suisse…Il n’est pas envisageable, eu égard à sa dimension, d’intégrer la Russie dans la nouvelle Union,
composée de pays de petite taille ou de taille moyenne. Pour autant, la
Russie est européenne par l’histoire, la culture, les valeurs religieuses, et
tout simplement par les attirances et affections réciproques des peuples
russes et européens. Une Grande Europe associera, par un traité-cadre de paix et de coopérations, l’Ouest et l’Est européens (Biélorussie, Russie,
Ukraine). Cette Grande Europe sera démilitarisée : un nouveau traité OSCE induira le retrait progressif de l’OTAN, la dénucléarisation, la fin des
menaces et provocations militaires réciproques. Les abcès de Transnistrie, Chypre du Nord, Kosovo seront réglés et la crise d’Ukraine résolue dans le respect des aspirations des minorités.Un nouveau Traité de Rome
associera tous les pays d’Europe dans un esprit confédéral : suppression de la Commission, du Parlement, de la Cour de justice. Création d’un
Parlement confédéral à deux chambres composées de délégués des
Parlements de chaque pays ; une Assemblée (au prorata de la population) ;
un Sénat confédéral (politique étrangère et défense). Création d’agences
confédérales de concertation et coordination remplaçant les 32 directions générales.

Des coopérations libres s’établiront entre les États qui ont des projets en
commun. Des fonctionnaires nationaux se rencontreront pour proposer
des actions communes ou concertées.Au plan économique et social :
l’économie est faite pour les peuples et pas l’inverse. Rétablissement de la
préférence communautaire. Taxation à la source des revenus des
entreprises réalisés sur un marché national. Interdiction des travailleurs
détachés.

Rétablissement des politiques agricoles nationales (ce qui n’exclut pas des
concertations, comme ce fut le cas sur les marchés des productions, aux
origines de la CEE). Préservation des terres arables et des exploitations
familiales. Aides aux coopératives de distribution. Renationalisation des
services publics par les pays qui le souhaitent. Contrôle des prises de
participations étrangères par les pays qui le souhaitent. Participation des
salariés. TVA sociale. Maîtrise des salaires indécents ou injustes. La crise
financière mondiale imminente (FMI : la dette atteint 250 % du PIB
mondial) conduira au remplacement de l’euro par un écu perfectionné.
Maîtrise par les États de la finance, des taux de change (nouveau SME), de l’émission monétaire. Mesures douanières contre les dumpings sociaux,
fiscaux ou autres. Préservation des filière menacées.Au plan écologique :
taxe carbone proportionnée à la distance parcourue. Taxation du kérosène et des porte-conteneurs. Grand effort en faveur d’une alimentation saine
et naturelle ; contrôle vigilant aux frontières. Au plan juridique :
conservation des acquis communautaires et adaptation progressive de leur contenu. Remplacement du droit supranational par des lois confédérales
limitées aux relations transfrontalières et création de tribunaux
bi-nationaux transfrontaliers. Réforme de la EDH et introduction de
principes supérieurs de la DUDH de l’ ONU (droits des peuples) au plan
international et liberté nationale des politiques d’immigration (aide au
co-développement des pays pauvres, d’économies mixtes et binationales).
Sanctions lourdes contre les pays qui ne respectent pas les droits de
l’homme ou qui tolèrent les trafics d’êtres humains, de stupéfiants.
Coordinations militaires et coopération stratégique de dissuasion
Royaume-Uni/France. Sortie progressive de l’OTAN et de l’OMC. Appel à
co-signatures aux enseignants, chercheurs, intellectuels, universitaires :
Patric Guiol, sociologue, Gérard Lafay, professeur d’économie, Henri Temple, professeur de droit, Jean-Claude Werrebrouck, professeur d’économie.
L’alternative européenne sera nécessaire et possible si elle est demandée
par les peuples. Pour rejoindre ces pistes de réflexions les collègues
peuvent écrire ici.
Arnaud Montebourg,
Avocat, universitaire, essayiste

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde