Lettre ouverte aux amies et amis de l’école

Par Pierre HAZETTE, ancien Ministre de l’Enseignement, membre de l’AWF

Le tocsin est une sonnerie de cloches, répétée et prolongée pour donner l’alarme.
Le tocsin sonne dans le ciel wallon.

La société mérite un regard lucide sur l’enseignement

Depuis 1989, notre enseignement paye un lourd tribut au refus des responsables politiques de tous niveaux de lui fournir les crédits budgétaires nécessaires à ses missions et les réflexions prospectives appliquées à un monde qui change.

Il souffre d’une hypocrisie langagière qui ne peut plus dissimuler la catastrophe qui se dessine à l’horizon des familles francophones de Belgique.

Il n’y a plus place, en dehors de discours fallacieux, pour l’excellence dans notre politique éducative.

Il n’y a plus d’ambition affirmée de recoller au peloton des nations qui se situent parmi les plus performantes en matière d’éducation et d’enseignement.

  • C’est vrai dans l’enseignement obligatoire. Les enquêtes PISA le démontrent à intervalles réguliers depuis deux décennies et les résultats de notre CEB le démontrent en cette fin juin.
  • C’est vrai dans le classement de nos universités dans la compétition mondiale. La récente publication fait froid dans le dos.
  • C’est vrai dans la carence de techniciens ou d’ouvriers qualifiés au niveau attendu par les entreprises. Les chiffres de l’emploi qualifié en attestent.
  • C’est vrai dans l’indigence des données qui devraient permettre de mesurer au plus près de la réalité les déficits cumulés dus aux pertes d’heures de cours imputables à la pandémie ou à la pénurie d’enseignants.
  • C’est vrai dans l’indifférence avec laquelle les pouvoirs réagissent à cette pénurie à tous les niveaux de l’enseignement.

L’impossibilité avouée d’organiser les examens de fin d’année par manque de professeurs n’a provoqué qu’un léger frémissement.

Osons pourtant la question qui fait mal : comment dans ces conditions organiser la prochaine année scolaire et les suivantes, si l’on admet que la pénurie ne disparaîtra pas par l’effet d’une déclaration ministérielle euphorisante ou la sacralisation du Pacte d’excellence ?

Osons aussi écouter de grandes voix ! Edgar Morin, par exemple. En2014, déjà : « Le système éducatif est devenu tout à fait inadéquat pour l’ensemble des jeunes quels que soient leur origine ethnique, leur milieu social ou leur parcours de vie. » C’est ici que je stigmatise la carence des réflexions prospectives.

Ils veulent des smartphones. Offrons-leur des tablettes.

En fait, n’est-il pas inadéquat le système qui interdit les smartphones à l’école, comme si, une fois franchies les grilles, l’enfant, l’adolescent entrait dans un monde qui n’est plus le sien ?

François Rastier, ancien directeur du CNRS, élève le débat : « Le dialogue homme-machine recèle des enjeux philosophiques qui dépassent le simple besoin d’interfaces agréables. » Il faut, écrit-il, imaginer chaque école partageant l’accès à un système gigantesque, capable d’emmagasiner un nombre incalculable de données ; parmi celles-ci et pour chaque discipline, à chaque niveau d’étude, l’équivalent d’un manuel scolaire.

Le professeur appelle, sur le tableau interactif, le développement de sa leçon. L’élève le suit sur l’écran de sa tablette. Le système travaille par phases et, à chaque pause, teste la compréhension de l’élève par une succession de questions et réponses, celles-ci immédiatement évaluées. Le dialogue entre le système et l’apprenant est permanent et peut se poursuivre en dehors de l’enceinte scolaire.

Sur son ordinateur, le professeur est informé des progrès de chaque élève, des difficultés de compréhension des uns, de la démotivation de certains, des performances de chacun aux tests d’exploitation des acquis.

Il y a du profit à tirer de cette pédagogie attentive à prévenir la durée de vie d’une erreur, d’autant que dans la relation avec l’ordinateur, l’élève est à l’abri des jugements moqueurs et des appréciations qui font mal.

Nous sommes de plain-pied dans l’application de l’Intelligence artificielle à l’enseignement. Sous un titre incontournable « L’urgence de préparer les enseignants d’aujourd’hui pour l’école de demain. », T. Karsenti dénombre 26 avantages du passage à l’IA dans l’enseignement. Il cite notamment la transformation de l’enseignant en facilitateur d’acquisitions et en coach du groupe classe. Il lui promet l’allègement de tâches administratives comme la confection des bulletins.

La formation initiale et en cours de carrière des enseignants dépasse de beaucoup la simple découverte du PC, l’initiation au traitement de texte et l’utilisation d’un moteur de recherche. Il s’agit d’intégrer l’IA dans la pédagogie et la méthodologie, tout en veillant à protéger l’apprenant de toute immixtion commerciale ou malveillante dans son dossier individuel dont l’accès lui est strictement réservé ainsi qu’à son maître, à la direction et à ses parents.

L’organisation de notre enseignement est prisonnière du passé

Un exemple : l’article 24 de la Constitution commence par cette phrase : « L’enseignement est libre. Toute mesure préventive est interdite. »

L’interdiction des mesures préventives est un souvenir du combat de l’épiscopat belge contre la volonté de Guillaume d’Orange de vérifier que les programmes d’enseignement étaient bien conformes à l’intérêt général. Cette ingérence du pouvoir royal dans la liberté revendiquée par l’Église contribua à la dislocation des Pays Bas et à la naissance de la Belgique. Cette interdiction des mesures préventives résistera à la révision constitutionnelle de 1988. Nous n’aurions donc aucun moyen constitutionnel de nous opposer, à titre préventif, au projet d’une secte de talibans d’ouvrir une école à Bruxelles !

C’est dire le poids de l’histoire dans l’organisation de notre pays.

Nous avons donc toujours un pouvoir central, celui de la Communauté Wallonie-Bruxelles, les pouvoirs provinciaux, les autorités communales, l’enseignement privé, majoritairement catholique, mais aussi juif, philosophiquement neutre, ou familial.

Ajoutons que la formation des apprentis relève de la responsabilité des Régions.

C’est donc sous ce parapluie politico-administratif que nous organisons notre enseignement, avec l’insuccès que l’on sait.

Observons d’abord que le clivage des pouvoirs organisateurs constitue un obstacle infranchissable au partage d’infrastructures : halls ou terrains de sport, laboratoires, salles de spectacles…

Plus grave encore : en ces temps de pénurie d’enseignants, pas de stimulation à établir des échanges de professeurs entre établissements de réseaux différents.

L’idée surgit, dès lors : et si on renversait la table !

À y regarder de près, qu’est-ce que l’école ?

Dans l’enseignement obligatoire, c’est l’établissement choisi, par les parents, à distance raisonnable du domicile, pour apporter les connaissances nécessaires à l’enfant, puis à l’adolescent afin qu’il s’intègre dans la société et s‘y épanouisse pleinement.

La première démarche parentale est le contact établi avec la direction de l’école. Ce contact, s’il aboutit à une inscription, c’est la conclusion d’un contrat de collaboration : l’école enseigne et éduque ; la famille coopère en soutenant les exigences de l’école et en assumant sa part naturelle dans l’éducation.

La direction de l’école, c’est une personnalité et une équipe motivées par la volonté de réussir la mission d’éducation qu’ils ont décidé d’assumer.

L’intérêt de la société tombe sous le sens : elle a besoin de femmes et d’hommes bien formés à tous les niveaux de l’enseignement et jusqu’à l’octroi du diplôme. La solidarité, socle de la société occidentale, se nourrit des compétences que, les unes après les autres, les générations déploient pour elles-mêmes et pour les autres, celles qui les précèdent et elles qui les suivent.

La société investit sagement dans le processus éducatif.

Est-ce pour autant que l’école doit abandonner les rênes à un pouvoir tutélaire, pointilleux, intrusif, distant, maître des méthodes pédagogiques, contrôleur des faits et gestes des acteurs de l’éducation ? La question révèle les dérives et abus dont souffrent aujourd’hui la profession d’enseignant, l’exercice des fonctions de direction dans les écoles, ainsi que les familles en proie à un malaise croissant, quand surgissent les signes précurseurs du décrochage scolaire.

Le pouvoir tutélaire, c’est-à-dire, fournisseur des moyens nécessaires à l’exercice réussi de la mission d’éduquer, est responsable de l’équité et de la bonne utilisation des crédits ; il est aussi tenu de veiller à l’homogénéité des programmes et de la définition des compétences maîtrisables en fin de cycle. Il fournit en permanence des indications sur les besoins du marché du travail et invite les écoles à répercuter l’information vers les familles.

Renverser la table, c’est instaurer la confiance.

Confiance des parents dans la volonté des équipes éducatives d’agir en tout état de cause pour le bien des enfants qui leur sont confiés.

Confiance des élèves dans le professionnalisme des enseignants et éducateurs qu’ils fréquentent tous les jours.

Confiance au sein des équipes qui savent qu’un appui et une aide sont disponibles auprès de la direction, dont le titulaire aura ajouté à son master, une formation en management scolaire.

Confiance du pouvoir, résolument affirmée, en des équipes de direction et d’éducation, qui seront évaluées en fonction du seul critère qui compte : la réussite des élèves aux épreuves externes organisées à intervalles réguliers.

Une stratégie du mieux : les synergies scolaires

Il ne faut pas dissoudre l’autorité ; il faut, au contraire, la responsabiliser et la rapprocher de tous les acteurs de l’éducation.

C’est pourquoi, à côté de l’équipe de direction de l’école, dans l’enseignement obligatoire, prendra place un organe consultatif formé d’enseignants et de parents, choisis par leurs pairs, qui coopteront quelques cadres de la société civile. Les organisations syndicales y seront représentées. Cet organe prendra la place des P.O. de l’enseignement libre ou des conseils de participation de l’enseignement officiel.

Les options actuellement offertes dans le secondaire, aussi bien général que technique ou professionnel, tant elles sont variées, ne pourront être organisées partout. C’est au conseil consultatif, en lien avec les autres conseils des établissements de la zone, qu’il reviendra d’orienter la décision de la direction.

Dans le fondamental, la nécessité d’ouvrir les yeux des écoliers sur l’enrichissement personnel tiré de l’intelligence de la main, conduira à chercher ensemble les artisans ou techniciens, actifs ou pensionnés, qui illustreront, pendant des temps libres ou libérés, la beauté du geste et contribueront à rendre à l’enseignement qualifiant le statut qu’il a malencontreusement perdu.

On pourrait multiplier les exemples. Qu’il suffise de dire que le but sera atteint quand dans nos villes de moyenne importance, des études en immersion en néerlandais, anglais, allemand, espagnol, etc., auront été rendues possibles parce que la synergie s’est imposée, à la faveur d’un consensus intelligent.

« Et les cours de religion et morale ? », objectera-t-on. Osons partout un cours de philosophie que chaque école orientera en fonction des desiderata avec, s’il échet, des transferts ponctuels d’un établissement à l’autre, transferts d’ailleurs facilités dès lors que l’IA permettra les raccordements à la demande. Les cours de religion, proprement dits, incomberont aux représentants des cultes reconnus dans les lieux qu’ils désigneront.

Dans ce nouvel univers, où l’école retrouve et suscite la sympathie, initie des collaborations, associe les parents, la communauté éducative se formera naturellement et des synergies se manifesteront à la demande de la direction ou des enseignants. Un professeur absent ne signifiera plus l’envoi d’une classe à l’étude. Grâce à l’Intelligence Artificielle, le cours sera donné et un assistant d’éducation, répondant à l’appel de la direction, maintiendra une présence adulte nécessaire dans un groupe d’élèves.

Il est indispensable de penser l’organisation de l’enseignement obligatoire dans la perspective d’une pénurie d’enseignants qui n’est pas près de disparaître.

Il faut aussi investir dans les murs et les espaces de jeux

La décision récente de répartir entre les pouvoirs organisateurs les crédits européens en faveur des constructions scolaires a fait renaître le conflit interminable entre les responsables de l’enseignement libre et les autorités publiques. Le gouvernement fait valoir qu’il doit prioritairement se soucier des infrastructures dont il est propriétaire. Les organisateurs privés, responsables d’une activité juridiquement considérée comme d’intérêt public, font état de l’égalité coulée dans la Constitution pour réclamer une part plus équitable de moyens.

La solution ne résiderait-elle pas dans un droit d’emphytéose de 99 ans, renouvelable, que l’épiscopat et les congrégations concéderaient au pouvoir public, la Région, par exemple, en échange des crédits d’investissement dans les infrastructures scolaires ?

Mais, ne nous leurrons pas : investir signifie mobiliser des crédits à des fins déterminées.

Dans notre contexte, ces fins sont identifiées :

  • il faut équiper les écoles des infrastructures et moyens modernes nécessaires à l’accomplissement de sa mission ;
  • il faut revaloriser moralement et pécuniairement la fonction enseignante. Moralement, c’est par la confiance restaurée qu’on y arrivera. Pécuniairement, c’est là le nœud du problème ;
  • il faut remettre en question les dépenses qui ne sont pas d’une nécessité avérée. La régionalisation a supprimé l’institution provinciale dans la région bruxelloise. La Wallonie ne libérerait-elle pas du personnel et des moyens budgétaires si la Région y prenait les commandes ? Ne trouverions-nous pas dans nos universités des experts capables de dessiner une administration moins pléthorique dès lors que les établissements gagneraient en autonomie ?

L’interpellation relève de la responsabilité politique.
La question du besoin d’école est une interpellation citoyenne.

Août 2022.

7 réflexions sur « Lettre ouverte aux amies et amis de l’école »

  1. L’intérêt de la société tombe sous le sens : elle a besoin de femmes et d’hommes bien formés à tous les niveaux de l’enseignement et jusqu’à l’octroi du diplôme.
    Qu’en est-il aujourd’hui ?
    Les candidats instituteurs et régents méconnaissent la langue française. Ils acquièrent leur diplôme et introduisent le virus de cette méconnaissance chez leurs élèves qui la reproduisent toute leur vie.
    Les écoles normales ou « hautes écoles » (sic) ferment les yeux sur cette situation lamentable.
    Il faut des candidats donc les yeux se ferment sur la qualité.
    Ainsi arrivent à l’université ou aux études supérieures des étudiants « très peu lettrés ».
    Par laxisme politique à tous les niveaux, tous partis confondus, on retourne vers une société d’Ancien régime.
    Les analphabètes, avant le 19e siècle, sont remplacés, au 21e, par des illettrés.
    Cela revient au même vu les langages complexes dans la technique, dans l’industrie, dans les législations diverses, dans la science et la médecine.
    Jamais, il n’a fallut écrire autant de rapports ou de mémorandums, que l’on soit simple gendarme, infirmières ou chercheur.
    Etonnamment, depuis que l’Homme abandonne le crayon ou la plume, il n’arrête d’écrire à l’aide d’ordinateurs, de tablettes ou de téléphones intelligents ( heureux téléphones).
    Mais quelle pauvreté de rédaction même dans la presse réputée.
    Avant de renverser la table ou de jeter le bébé avec l’eau du bain, doublons ou triplons le salaire des instituteurs et des régents MAIS exigeons qu’ils sortent PARFAITS de leurs études. Il faut qu’ils redeviennent les HUSSARDS NOIRS de la troisième République.
    Le reste suivra.

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  2. Questions aux historiens professionnels ou autodidactes:
    Taïwan est-elle chinoise ?
    Taïwan: une indépendance artificielle ?
    Il s’agit d’un article publié, le 24/08/2022, sur le site herodote.net, le site média de l’Histoire.
    Avant de répondre, il ne faut pas oublié qu’auparavant l’île s’appelait Formose.
    L’intérêt de ce sujet passionnant n’est qu’ apparemment lointain.
    Il amène à poser les problèmes suivants :
    a) La Région Flandre serait – elle néerlandaise ? Une identité belge artificielle ?
    b) La région wallonne serait – elle française ? Une identité belge artificielle ?
    c) L’ Ostbelgien serait-elle allemande ? Une identité belge artificielle ?
    Rappel des jeunes années en humanités ou à l’université: Mesdemoiselles, Messieurs, j’attends vos copies, vous avez x heures pour réfléchir.
    NB: pour vous aider, le sujet de la belgitude a déjà été traité et publié sur Wikipédia. La Flandre ne reconnait pas et rejette cet adjectif synonyme de médiocrité.

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  3. OUPS ! Toutes mes excuses pour la faute d’orthographe: « Avant de répondre, il ne faut pas oublier qu’auparavant l’île s’appelait Formose. »

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  4. ALARME !

    Écolo veut rendre le néerlandais obligatoire pour les élèves wallons
    Ce dossier est évoqué par Gilles Vanden Burre, chef de groupe Écolo-Groen à la Chambre des représentants. Bruxellois (sic).
    Il voit deux raisons qui pressent de rendre obligatoire l’apprentissage du néerlandais au sud du pays;
    1) donner un avenir à la Belgique d’où la volonté de pérenniser le fédéralisme belge (sic) ;
    2) rendre les Wallons plus compétitifs sur le marché de l’emploi (sic) .

    NDLR:
    Tout cela sent la manœuvre unitariste à plein nez.
    Peu importe que la langue majoritaire soit le néerlandais.
    Aux Pays-Bas, voilà bien longtemps qu’on privilégie l’enseignement de l’anglais comme dans tous les pays scandinaves.
    Rendre l’enseignement du néerlandais, au 21e siècle, obligatoire en Wallonie relève de la mauvaise farce et de l’aveuglement idéologique unitariste bruxellois.

    A Bruxelles, l’enseignement du néerlandais est certes obligatoire mais, après dix années de rabâchage des poèmes de Vondel, très très peu de petits bruxellois sortent bilingues Fr/Nl. Ils quittent Bruxelles et, même, émigrent en France ou Québec.

    Autre billevesée du parlementaire écolo : « si les gens ne se comprennent plus de part et d’autre de la frontière linguistique, ce sera difficile. L’avenir fort, uni et solidaire de ce pays implique cette compréhension mutuelle. »
    Il prend la Suisse et le Luxembourg en exemple, c’est une grossière erreur. La Suisse est une construction volontaire entre des populations diverses.
    La Belgique est une construction artificielle imposée par une puissance britannique en 1815 et en 1831. L’Etat belge est un régime indésiré tant en Flandre qu’en Wallonie !
    La Flandre cherche son indépendance, à tout prix, elle se moque totalement que les Wallons apprennent ou non le néerlandais.
    D’ailleurs, pour les Flamands les Wallons ne seront jamais considérés comme bilingues car les places de dirigeants, publics ou privés, doivent impérativement demeurer aux mains de la Flandre.
    Comme aux Pays-Bas, les universités flamandes et les entreprises flamandes pratiquent l’anglais dans leurs relations avec leurs homologues européens.
    L’ argument socio-économique évoqué par Gilles Vanden Burre en faveur de l’enseignement obligatoire du néerlandais en Wallonie est une foutaise. Les entrepreneurs de Flandre ont besoin de « petites mains » pas de cadres !
    J’espère que les élus des partis wallons autre que Messieurs Bouchez et Nollet tiendront tête à cette provocation bruxelloise.

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  5. Apprenons le néerlandais pour rire avec nos frères flamands.

    Les Flamands aiment la Wallonie, c’est sûr. Dommage qu’il y ait les Wallons.

    Qui se moque des Flamands de la même manière en Wallonie ?

    Ce genre d’humour passerait-il avec d’autres populations, disons, « protégées » ? Pas sûr…

    On peut tout se permettre sur les Wallons puisque les Wallons ne se considèrent pas ethniquement comme wallons.

    Nous allons vivre des temps intéressants.

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  6. Il y a urgence au Gouvernement de Namur d’arrêter la dérive néerlandaise de la Bruxelloise Caroline Désir !

    Si en Belgïe, c’est-à-dire en Flandre et à Brussel, la connaissance du néerlandais peut s’avérer parfois utile, par contre dans l’Union Européenne et dans le Monde, l’usage de l’anglais devient VITAL.

    Arrêtons le délire belgicain sans limite de la Bruxelloise Caroline Désir !

    Le plan de Désir pour rendre le néerlandais obligatoire en Wallonie
    Le néerlandais sera imposé en Wallonie comme à Bruxelles en 3e primaire, à la rentrée 2027-2028. Objectifs : favoriser l’employabilité et rapprocher les Communautés. La Libre a obtenu tous les détails. (La Libre Belgique du 30/10/2022)

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