En passant

Lettre aux membres, sympathisants et citoyens,

Madame, Monsieur, Chers Affiliés et Sympathisants,

2020 restera pour toutes les associations dont la nôtre une année particulièrement marquée par la distance et la distanciation (!) entre les adhérents ! Impossibilité de réunir normalement Conseil général ou Assemblée générale, mais cependant et heureusement de nombreuses visio-conférences de votre Bureau exécutif qui a mis au point l’expédition de la brochure « Une Wallonie maîtresse de son destin ? » aux sénateurs et députés des Hauts-de-France et de la Région Grand-Est (plus de deux mille euros, impression et frais postaux).  Nous avons de plus  adopté le plan de travail suivant :

–        Un mois après versement de vos cotisations pour 2021, vous recevrez des informations sous forme de questionnaire. Votre précieuse collaboration nous permettra de fixer une ligne de conduite pour les prochaines années, 2024-2025 étant surtout dans le viseur…

–        Après dépouillement et dès que possible, réunion du Conseil général ou de l’A.G. en vue de valider notre appel pressant aux partis politiques démocratiques wallons. Il est effectivement plus que temps que les formations politiques disent et surtout fassent tout pour éviter la faillite de la Wallonie ET de la Communauté française dès 2024-2025 (suppression programmée des transferts Nord-Sud suite à la Loi de Financement de 2014 découlant de la réforme de l’Etat de 2011)

–        Effectivement, il est plus que temps que Wallonie ET Communauté française, cette dernière  en voie de perdition, donnent les élans et réalisations concrètes résultant des traités signés avec la France, gages de collaboration fructueuse, rapprochement bien visible et retombées positives pour tous !

Dès lors, tout en rappelant bien que notre mouvement citoyen pluraliste ne reçoit aucune subvention, que nous existons, personne d’entre nous n’en doute, pour nous consacrer à la défense de NOTRE Wallonie face à l’hégémonie flamande, nous nous permettons de vous inviter à renouveler votre cotisation pour 2021.

Le Conseil général de l’ALLIANCE WALLONIE France vous présente donc ses meilleurs voeux pour 2021. Puisse la nouvelle année être constructive et vivante !

Rappelons, si ce n’est déjà pas le cas, les DEUX moyens d’être en ordre de cotisation :

1)           a) Un ordre permanent de 2,5 € | 5€ ou 10 € –   ou plus / mois OU

      b) Un versement annuel, soit de 12 € (allocataires sociaux, étudiants, retraités ou membres d’une même famille), soit de 24 € (cotisation ordinaire) soit à partir de 30 euros (membre d’honneur ou de soutien) au compte :

 BE26 0682 4499 3129 (BIC GKCCBEBB) de l’A.W.F, 22, rue Fêchereux, 4130 Esneux.

2)        Ou anonymement au compte BE55 0882 4070 0744. Merci.

Dans les deux cas, merci de préciser votre adresse postale et pour celles et ceux qui reçoivent cette invitation par voie postale et pour autant que vous le désiriez, faites-nous la gentillesse de nous faire parvenir via notre adresse courriel : awf.accueil@gmail.com votre propre adresse de messagerie (économies de timbres, pour l’avenir).

Signaler un changement d’adresse postale ? Courrier à envoyer à M. Adrien LHOMME, 105 A , bte. 9 A,  1180 Uccle.

Recevez, Madame, Monsieur, nos très cordiales salutations.        

Pour le Conseil général de l’Alliance Wallonie France,

Nicolas THIRION, Président.

Ce 26 octobre, le journal télévisé de 20 h, sur FRANCE 2, a consacré une séquence à Giacometti. Dans la foulée, il a été signalé qu’une exposition sur Giacometti avait lieu en ce moment à Liège, en même temps qu’une autre consacrée à Andy Warhol.

GRAND MERCI à FRANCE 2 pour la publicité donnée à ces deux expositions ! 

Signalons aussi celle relative  à Toutankhamon, en espérant que ces trois événements culturels ne subissent pas les conséquences néfastes de la Covid-19…

Au milieu de nulle part

Par VALMY

Quelles sont les options qui se présentent au duo De Wever-Magnette en ce 8 août 2020 ?

Option 1 : Une nouvelle invitation serait envoyée aux libéraux.

Option 2 : la remise en selle d’un autre parti.

Option 3 : un gouvernement de “courte” durée avec un programme “limité”, centré sur l’après-corona et la crise économique qui s’annonce.

Option 4 : mettre sur pied un gouvernement minoritaire, avec les 5 partis en négociation. Cette “bulle de 5” dispose de 69 sièges. Elle devrait aller chercher l’appoint au Parlement pour chaque décision.

Mais est-ce jouable face aux défis qui s’accumulent ?

Oui, le Vlaams Belang compte 18 députés dans l’opposition. Cela signifie, pour les votes à caractère institutionnel, une majorité de 69 + 18 soit 87 députés.

Cela semble jouable pour la NVA qui peut ainsi exercer un sérieux chantage à l’encontre des Wallons, comme Monsieur Bouchez et consorts, toujours englués dans la nasse du royaume de Belgique.

Pour les partis flamands, cela leur permet d’affirmer hypocritement qu’ils ne gouvernent pas avec le VB mais qu’ils ne peuvent l’empêcher de voter les lois, surtout celles profitables à la Flandre.

Nous vivons en démocratie, n’est-ce pas !

Quant au PS, il pourra compter sur les verts et le PTB pour voter les lois sociales. Mais uniquement les lois sociales accordées par la Flandre au PS au cours du donnant-donnant préalable au « confédéralisme ». Ces lois sociales profiteront aussi aux Flamands.

Pour Monsieur Bouchez qui semble accorder du crédit aux paroles du VLD, il ne faut pas oublier que dans ce parti « uni » au MR, les parlementaires nationalistes soutiendront toutes les lois profitables à la Flandre que cela plaise ou non à leur président Monsieur Lachaert.

Option 5. Personne ne se souhaite les élections. Pourtant tous y vont à grands pas. Excepté que la NVA pourra se lancer en campagne en se targuant d’avoir concocté avec le PS la mise sur pied du confédéralisme !

Il ne s’agissait pas d’un poker menteur, la Flandre détient toutes les bonnes cartes depuis 1960 !

Lettre au professeur Michel Quévit

Mon mail au professeur Michel Quévit :
« Bonjour Monsieur Quévit,

Je suis un de vos anciens étudiants de la fin des années 80, à l’époque où j’étais un belgicain convaincu, parfois fâché contre les dirigeants wallons incapables de redresser la Wallonie. Début des années 90, j’ai participé à une vaste manifestation à Bruxelles pour le maintien du pays. Nous étions principalement des francophones…

Depuis, j’ai lu vos travaux sur ce que j’appellerais les « transferts sud-nord » et ai compris à quel point la Wallonie a été maltraitée par la Belgique flamande.

C’est lorsque la Wallonie eut besoin des moyens d’une politique industrielle permettant de transformer son économie, que la régionalisation des compétences en la matière a été réalisée, sans transférer bien entendu les moyens qui auraient alors été nécessaires.

Aujourd’hui, je suis devenu un séparatiste convaincu. Le confédéralisme souhaité par la Flandre conduira inéluctablement la Wallonie à devenir une forme de colonie flamande et les wallons, des belges de second rang. La Flandre, à l’étroit sur son territoire, investira en Wallonie, mais rapatriera les plus-values en Flandre.

Bien entendu, au regard du niveau d’endettement de la Wallonie, de l’endettement de la Communauté française, de l’endettement du fédéral, on comprend aisément que les francophones, bruxellois ou wallons, seront parfaitement incapables de dégager les moyens d’un réel redéploiement économique sauf à passer par un libéralisme excessif qui laisserait énormément de gens sur le bord de la route pendant de très nombreuses années.

Les partis politiques francophones sont hypocrites et menteurs. Aucun ne dit la vérité. Il est vrai que le système belgo-belge est particulièrement généreux avec eux et avec leurs mandataires (financement public des partis, mandats à profusion grassement rémunérés,…). Je ne vois poindre aucun Homme d’Etat au sein de ces partis. Et pourtant, c’est dont la Wallonie aurait le plus besoin.

In fine, je ne vois qu’une et une seule issue pour le wallons : la FRANCE. Ce serait non seulement un choix de raison, ouvrant à la Wallonie le marché français au développement économique de ses petites et moyennes entreprises, mais aussi un choix de cœur. Les wallons partagent avec la France bien plus que la langue. Ils sont pétris de culture française.

Je ne sais pas si vous lirez ce mail, mais cela m’a fait plaisir de vous l’écrire. Et si au demeurant, vous aviez encore la force de quelques apparitions médiatiques pour remettre, en ces temps d’acharnements flamands, l’église au milieu de Village, je vous en serais reconnaissant.

Portez-vous bien.

Cordiales salutations.

Frédéric BAEYENS

Rappel important

Rappel important

Je me permets de vous rappeler l’Assemblée Générale Extraordinaire Ouverte de l’ Alliance Wallonie France qui se déroulera le samedi 11 mai 2019 dès 9.45 au Théâtre de Namur, 2, Place du Théâtre à 5000 Namur.

Ordre du jour :

° 9.45 Accueil des participants, remerciements et brève genèse de l’A.W.F. par le Président sortant

° 10.00 Présentation et discours du candidat à la présidence de l’A.W.F. , M. Nicolas THIRION, professeur de droit à l’Université de Liège

° 10.30 Prise de parole par le Président d’assemblée qui explique les modalités des deux votes (X) et (XX) qui vont être demandés aux membres de l’A.W.F. (pour rappel, seuls les affiliés en ordre de cotisation seront admis au vote).

(X) Vote sur la prolongation du mandat des Membres du C.G. (Conseil Général) élus lors de l’ A.G.O. du 28.04.2018

(XX) Vote pour la Présidence de l’A.W.F.

Dépouillement

° 10.45 Proclamation des résultats. Brève allocution du Président élu, questions des participants à l’A.G. et réponses du président.

° 11.15 Discours du Professeur HEC de l’ Ulg, M. Jules GAZON : « l’Avenir de la Wallonie »

° 12.00 Verre de l’amitié offert par l’A.W.F.

Paul DURIEUX,

Président sortant et fondateur de l’A.W.F.

INFORMATIONS

Comme nos statuts le prévoient :

° chaque membre a reçu un appel à candidature pour se porter candidat à la Présidence de l’ A.WF. et membre de son Conseil Général, organe directeur du mouvement

° seule la candidature de M. Nicolas THIRION nous est parvenue pour la présidence.

° en ce qui concerne les membres du Conseil Général, il appartiendra à l’A.G., organe suprême de l’A.W.F. de se prononcer par un vote (appelé X dans l’ordre du jour) à bulletin secret sur la prolongation à 2 ans du mandat de leurs membres afin de faire coïncider la durée des deux mandats (Président et Membres du Conseil Général). Voilà pourquoi notre A.G. sera extraordinaire.

° c’est le Conseil Général qui choisira les membres et les tâches de celles et ceux qui formeront le B.E. (bureau exécutif) qui aura la lourde charge de conduire l’A.W.F. au jour le jour.

° notre A.G. sera aussi ouverte. Tout citoyen soucieux de l’avenir de la Wallonie sera accueilli parmi nous le samedi 11 mai avec ferveur et fraternité

° mon départ dans les Cévennes fin mai ne signifie en rien que je quitte l’A.W.F. Mon rôle sera de fédérer au sein de l’A.W.F. les nombreux Wallons qui ont décidé d’établir leur résidence principale en France.

° VIVE LA WALLONIE, VIVE LA FRANCE !

Paul DURIEUX

Nous formulons l’espoir que les médias répondront à l’invitation qui leur a été adressée.

COCORICO

COCORICO : un bel exemple de l’alliance Wallonie France

Notre-Dame de Paris: une entreprise wallonne appelée à la rescousse

BELGA Publié le mardi 16 avril 2019 à 16h17 – Mis à jour le mercredi 17 avril 2019 à 09h56 quotidien « La DH »

L’entreprise Artbois, installée à Etalle (province de Luxembourg) et spécialisée dans la charpente lamellée-collée, était en effervescence mardi après-midi. 

La société a été réquisitionnée d’urgence par un coup de téléphone à 14h00 d’un opérateur parisien, afin de livrer sans délai dans la capitale française 10 poutres de consolidation pour les murs de la cathédrale Notre-Dame, touchée par un important incendie lundi.

« Tout le monde est sur le coup », raconte Patrick Vanhorenbeeck, qui a créé cette entreprise 100% wallonne il y a 28 ans. Artbois, spécialisée dans les ouvrages d’exception, a déjà contribué à des projets de rénovation de monuments historiques, mais « travailler dans une telle urgence, c’est du jamais vu! », souligne son patron.

La livraison concerne 10 poutres de 20 mètres sur 1m20, qui serviront à consolider la structure restante de la cathédrale, « pour éviter que la situation ne s’aggrave ».

« Vu le court délai, nous avons dû détourner en urgence des commandes en cours », ajoute-t-il. Une dizaine d’employés sont sur le pont pour charger les camions de l’entreprise, mardi après-midi.

Un convoi exceptionnel partira ensuite dès que possible, avec une arrivée prévue à Paris aux environs de 4h00 ou 5h00 du matin mercredi. Sur place, des grues sont actuellement installées pour placer ces charpentes made in Wallonie. Vu la difficulté d’accès avec un tel convoi, des contacts sont également en cours avec la préfecture de police locale afin d’obtenir les autorisations et blocages nécessaires pour amener ces poutres à destination.

« En tant que charpentiers, nous avons aujourd’hui la gorge nouée », réagit Patrick Vanhorenbeeck. « Il s’agissait d’une des plus belles charpentes du monde. Il faut faire le maximum pour préserver ce qui reste. « Belga »

NDLR : Il ne faudrait pas oublier, pour nous Wallons, que NOTRE-DAME fait aussi partie de notre patrimoine historique, culturel et cultuel. Il ne faudrait pas utiliser la présence habsbourgeoise puis « belge » pour l’occulter.

En Belgique, les dés sont pipés pour la Wallonie

En Belgique, les dés sont pipés pour la Wallonie

C’est typique d’une Wallonie coincée dans la Belgïe et surtout dans le brol Wallo-Brux, avec des Bruxellois qui ont inhibé, dans l’esprit des Wallons, toute idée de défense des intérêts wallons.

Dans le même cas (pour rappel, l’obtention de l’important marché du tram liégeois) la Flandre, les fonctionnaires flamands en concertation avec les politiques flamands, le VOKA, Unizo et autre In de Warande, se seraient unis pour que le marché revienne à des entreprises flamandes.

Mais voilà la Flandre a un esprit nationaliste bien présent dans tous les rouages de la société flamande (patronat, administration, politique, médias, syndicats etc…)

Bruxelles aussi développe son régionalisme de plus en plus fort. Notamment avec l’aide des médias financés par la Wallonie (RTBF, Le Soir, La Libre, RTL…).

Pour son malheur, c’est l’inverse pour la Wallonie. Écrasée, et surtout étouffée par Bruxelles, la Wallonie perd son identité.

A la RTBF, les Wallons sont devenus des francophones de la périphérie bruxelloise. Et la Wallonie, vaguement le sud du pays, la banlieue bruxelloise.

Tout régionalisme wallon est ardemment combattu par Bruxelles et ses médias, qui pour rappel, sont financés par la Wallonie .
Alors oui, les « francophones » du « sud du pays », n’ont pas d’état d’âme.

Ils restent neutres et ne défendent pas leurs propres intérêts.
La Wallonie devient ce que Bruxelles désire, c’est à dire, une banlieue bruxelloise. Et nos Ardennes deviennent des colonies néerlandaises (Flandre & Pays-Bas)

Claude Roland

La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde

« La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde »

  • 16/04/19 à 13:55
  • Mise à jour à 14:10
  • Site du « Vif-l’express »
Jules Gheude
© Getty Images

L’échange auquel l’on a assisté, le 4 avril dernier, à la Chambre, entre Patrick Dewael et le Premier ministre Charles Michel, fut particulièrement tendu. Libéraux du Nord et du Sud se sont méchamment regardés.

Pour Charles Michel, il est hors de question de toucher aux articles qui seraient susceptibles d’ouvrir la boîte de Pandore communautaire. Durant les cinq prochaines années, seuls les objectifs économiques, sociaux et climatiques doivent être pris en considération. Il faut empêcher à tout prix la Belgique de crouler sous les coups de boutoir des partisans du confédéralisme. « Non à la folie communautaire ! »

Bref, au lieu de mettre fin le plus vite possible à l’incurable mal belge, le Premier ministre souhaite prolonger les soins palliatifs.

Ce qui est de la folie, c’est de retarder de cinq ans l’échéance d’un processus qui s’avèrera inéluctable. Le CD&V a d’ores et déjà fait savoir qu’il souhaitait une nouvelle réforme de l’Etat en 2024 et chacun sait que celle-ci sera d’inspiration confédérale.

Wouter Beke, l’actuel président des démocrates-chrétiens flamands, l’avait d’ailleurs annoncé dès 2007, dans une interview au journal québécois « Le Devoir » : « Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l’entend. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance. »

Adoptée par le Parlement flamand en 1999, l’idée confédéraliste avait d’ailleurs été lancée, quelques années plus tôt, par le ministre-président flamand CVP Luc Van den Brande. En février 1993, celui-ci précisait : « Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme. »

Quant à Patrick Dewael, il convient aussi de rappeler le cahier de revendications institutionnelles qu’il présenta en janvier 2003, en tant que ministre-président flamand, et qui visait à scinder quasi tout l’éventail des compétences restées fédérales : scission des soins de santé et des allocations familiales, régionalisation partielle de la SNCB, flamandisation totale de Bruxelles-National, autonomie accrue pour l’impôt des personnes physiques, régionalisation partielle de l’impôt des sociétés, fixation par la Flandre de ses salaires et des sanctions de ses chômeurs.

Bref, les responsables francophones commettent une lourde erreur en se focalisant sur la N-VA. Le courant nationaliste s’inscrit bel et bien dans l’ADN flamand.

Ce qui doit arriver, arrivera. Devenue Nation, la Flandre finira par larguer les amarres pour s’ériger en Etat.

On a beau placer le communautaire au frigo, il réapparaît dans chaque dossier et paralyse le processus de décision politique : la construction d’un nouveau stade national, la question des nuisances sonores au-dessus de l’aéroport national, la politique migratoire, la question climatique…

Le 28 avril 2016, Jean Quatremer, le correspondant du journal « Libération » à Bruxelles, soulignait la « déliquescence de l’Etat, miné par les luttes incessantes entre la majorité néerlandophone et la minorité francophone. » Et d’expliquer : « Cinquante ans de lutte communautaire entre Flamands et Wallons et de détricotage de l’Etat au profit des régions (six réformes constitutionnelles depuis 1970) ont conduit le royaume dans une voie sans issue : impotence, incompétence, irresponsabilité. »

Les combats d’arrière-garde se révèlent toujours vains. Les « demandeurs de rien » francophones n’ont pas pu empêcher l’irrésistible montée du Mouvement flamand. L’un après l’autre, les instruments de la future légitimité de la Flandre ont vu le jour. Rien ne pourrait s’opposer à ce qu’une majorité absolue au sein du Parlement flamand proclame l’indépendance.

On peut comprendre l’angoisse de Michel et consorts face à ce scénario qui compromettrait leur plan de carrière politique. C’est pourquoi ils tirent sur l’élastique…

Mais ils devraient plutôt s’inspirer du conseil que José-Alain Fralon, le correspondant du journal « Le Monde » à Bruxelles, s’était permis de donner au roi Albert II en 2009 : « Si, au lieu de ce baroud d’honneur qui risque de mal tourner, voire même de friser le ridicule, (…) vous la jouiez plus finement. En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de tenter en pure perte de la stopper. » (2)

Depuis 1989, bien des choses ont changé : l’URSS s’est démantelée, l’Allemagne s’est réunifiée, la Tchécoslovaquie s’est scindée, la Fédération yougoslave a disparu, le Royaume-Uni est sur le point de quitter l’Union européenne… Rien ne dure éternellement.

La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde

La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde. Une Flandre indépendante, Bruxelles comme Ville-Etat et une Wallonie intégrée à la France avec un statut particulier : ce ne serait pas l’apocalypse, mais, au contraire, la fin de ces interminables et stériles chamailleries communautaires, qui n’ont vraiment rien de valorisant.

L’ancien Premier ministre Yves Leterme a un jour qualifié la Belgique d’ « accident de l’Histoire ». Le moment n’est-il pas venu, pour celle-ci de réparer l’erreur commise en 1830 ?

Jules Gheude, essayiste politique

(1) Vient de paraître « La Wallonie, demain – Pour une solution de survie à l’incurable mal belge », préface de Pierre Verjans, professeur de Science politique à l’Université de Liège, Editions Mols.

(2) José-Alain Fralon, « La Belgique est morte, vive la Belgique ! », Fayard, 2009.

Conséquences de l’absence de critères écologiques européens

Conséquences de l’absence de critères écologiques européens

Ce producteur local souhaite fournir les pierres pour les quais du tram à Liège, mais le marché pourrait lui échapper pour des pierres IRLANDAISES

Julien Modave et Philippe Lefever, publié le 09 avril 2019 à 13h42   sur le site de RTL-INFO   

Les pavés choisis pour le futur tram de Liège sont Irlandais !

La solution pour faire face à la pollution, c’est de privilégier les transports en commun. Mais leur mise en place a parfois des conséquences inattendues. Pour confectionner les bordures des quais du futur tram de Liège, il est envisagé d’acheter des pierres… en Irlande. Elles y sont effectivement beaucoup moins chères. Une aberration pour un producteur de Sprimont qui risque de voir ce marché local lui échapper.

En Irlande, le prix de la main d’oeuvre est imbattable. Toutes les pierres qui sortent de cette entreprise sont moins chères. C’est un pays européen. Il respecte les critères éthiques de production, comme ne pas travailler avec les enfants. Ce qui n’était pas le cas pour les pierres asiatiques. 

Le patron de la carrière de Sprimont vient de recevoir le cahier des charges pour les aménagements des abords du tram et un employé lui fait remarquer un petit détail. Luigi Tontodimamma, administrateur de la carrière de Sprimont nous explique le détail qui l’a choqué: « Il me dit: regarde un peu, le cahier des charges stipule deux pierres: la pierre bleue belge ou l’irlandaise. Pour moi, cela a été un véritable coup de massue. Si on sait qu’on est confronté à la pierre irlandaise, on sait que c’est terminé pour nous. »

En revanche, l’entrepreneur liégeois aurait aimé que la Région impose des critères écologiques, car pour arriver jusqu’ici les pierres irlandaises seront importées par bateau.

« Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi moi, je ne peux pas faire les travaux sur Liège, qui sont, ici, à un jet de pierre », déplore l’administrateur. Et de développer: « Meilleure? La pierre irlandaise ne l’est pas. Je demande juste de faire mes travaux sur ma province. »

Contacté par téléphone, l’opérateur de transport de Wallonie affirme qu’il aurait aimé ajouter des critères écologiques restrictifs, mais la législation européenne ne le permet pas encore.

Le marché du tram, c’est 4 à 5 millions d’euros. Si l’administrateur de la carrière de Sprimont perd ce marché et les quelques autres qui vont arriver, cette entreprise de 40 personnes envisage l’avenir de façon extrêmement sombre.