Plutôt inquiétant

L’ADMINISTRATION EUROPÉENNE, LE VRAI POUVOIR EUROPÉEN

C’est le point de vue que Jean Quatremer a exprimé ce 19 février 2018 :

Ma dernière chronique dans «La faute à l’Europe» sur France Info télé est consacrée au pouvoir des eurocrates à Bruxelles.

9 réflexions sur « Plutôt inquiétant »

  1. L’excellente analyse du fonctionnement actuel des institutions européennes par un européen convaincu, cela ne peut en effet que…désespérer le citoyen lambda qui sait que l’intégration européenne est davantage qu’une mafia, davantage qu’un club, aussi huppé soit-il, davantage qu’une coterie, mais la seule réponse possible aux enjeux du XXIe siècle. L’indépendance énergétique, la sauvegarde de l’environnement, la sécurité et la défense…autant de problématiques qui appellent davantage d’Europe. Mais pas cette Europe, qui n’est pas la mienne parce qu’elle prétend prolonger les états-nations en en endossant le costume dépassé et malfaisant. Qui n’est pas la mienne parce que au service d’une idéologie économique qui a étouffé son homonyme politique, et donc aussi l’intérêt bien compris du plus grand nombre, nantis et cul-terreux confondus. Cette Europe-là, que dénonce QUATREMER, nous a été confisquée. Elle a été extorquée aux HARMEL, DE GASPERI, aux SPAAK, aux SCHUMANN et autres enfants des dictatures sous-alimentés sur l’île de Ventotene..C’est une escroquerie! Que des monarques, que des républicains puissent lui apporter leur complicité relève de la non – assistance à citoyens en danger…

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    1. Très juste et pertinent, Monsieur Lefèvre. Mais personnellement, j’ajouterais que les premiers trahis furent De Gaulle et Adenauer par les seconds :HARMEL, DE GASPERI, SPAAK et SCHUMANN. Par la suite, nous avons pu vivre la dégringolade…

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      1. DE GAULLE, qui n’a jamais été européen, n’a rien à voir ici. Même CHURCHILL ambitionnait davantage que lui pour les continentaux que nous sommes. DE GAULLE raisonnait toujours dans le cadre intellectuel du « pré carré » de ses prédécesseurs, ce qui n’enlève rien à son envergure et au respect qui est le mien, français de souche, à son égard, mais l’exclut totalement du nombre des pères fondateurs de l’Europe institutionnelle dont QUATREMER traite ici.

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  2. Il ne faut jamais désespérer. Un peu hors sujet mais á diffuser
    largement. Le premier Institut Charles De Gaulle hors France
    vient d’ètre inauguré à Beyrout dans le pays qui compte le plus
    grand réseau d’enseignement francophone au monde, Pourquoi
    AWF ne prendrait-elle pas l’initiative de créer á Liege un tel
    Institut, Voir l’info sur GAULLISME.FR. Le belgicain Baudouin
    n’avait jamais rendu au Général la visite officielle contrairement
    aux usages. Le Belgicain avait la peur au ventre sachant que
    le Général eut crié VIVE LA WALLONIE LIBRE prélude á la
    Wallonie francaise

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  3. De Gaulle était un authentique européen partisan de l’europe de
    l’atlantique á l’Oural mais une europe des patries le contraire
    de l’europe supranationale á la Jean Monnet

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    1. DE GAULLE savait=il vraiment ce qu’il voulait? Quand on relit ses « Mémoires d’espoir, 1958=1962, pp.173 et svv., il apparaît clairement:
      1. Qu’il refusait la fusion des peuples, mais souhaitait « leur systématique rapprochement » et même « l’institution du concert des Etats européens », et même, peut=être « leur confédération » (pp.181=182);
      2. Sa conception des nations qui la peuplent: « Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même nature de vivre… », il est conforme à leur nature qu’elles viennent à former un tout… » (p.181). Son analyse tient=elle toujours la route? Cette conception est=elle conforme à la vérité de l’Atlantique à l’Oural?
      3. Qu’il refusait toute ingérence extérieure ( « il est essentiel que ce que nous disons et faisons le soi indépendamment des autres » = p. 177) = pas de « soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne » (p.180).

      DE GAULLE, européen? Pour des raisons d’opportunité, sans doute, mais toujours, en gardant bien ouverte la porte derrière lui pour échapper à tout ce qui serait autre chose qu’ « une concertation régulière dans le domaine politique » (p.182). Pas de co=décision, donc, dès lors pas d’intérêts communs, mais des égoïsmes partagés.

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  4. Si « DE GAULLE raisonnait toujours dans le cadre intellectuel du « pré carré » de ses prédécesseurs », ce que personnellement je préfèrerais à la situation actuelle de type impérial et mondialiste, le traité de l’Élysée, conclu le 22 janvier 1963 avec le Chancelier Adenauer, a eu pour objectif politique de sceller la « réconciliation » franco-allemande. Il ne constitue certes qu’un renforcement de la coopération, donc une étape dans la coopération progressive qui s’est instaurée entre l’Allemagne et la France depuis l’après-guerre, mais une étape décisive, au moins sur le plan symbolique. Il marque en outre l’essor d’un partenariat institutionnel au sein du « couple » franco-allemand, considéré depuis comme le moteur de la construction européenne. Il s’agissait, entre les deux chefs d’Etat, de corriger les erreurs du proche passé et de gommer les raisons et les causes conflictuelles. Les successeurs de Charles De Gaulle bradent la France sur l’autel de l’Europe.

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  5. Excellent commentaire de Valmy. Tous médiocres tous valets
    de l’europe supranationale le contraire de l’Europe des Patries.
    N’oublions pas que Bonaparte avait fait l’Europe et une europe
    francaise. L’ennemi héréditaire malheureusement n’a pas
    été vaincu et il est toujours présent aujourd’hui Brexit ou non

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  6. Un complément d’information utile:

    Dans un remarquable ouvrage « Où en sommes-nous – Une esquisse de l’histoire humaine, Seuil, 2017, Emmanuel Todd a mis en lumière le caractère « dysfonctionnel » de l’Union européenne depuis l’élargissement à l’Est et l’avènement de la monnaie unique.
    Cette Europe qui se construit contre les peuples ou, en tout cas, malgré eux, aurait un sens si les postulats qui la fondent, à savoir ceux de la primauté des déterminations économiques et de la convergence des nations dans la société de consommation s’avéraient vérifiés.
    Mais ce n’est pas le cas. Todd démontre de manière convaincante, au terme d’une analyse fouillée et documentée, « des forces plus profondes – éducatives, religieuses et familiales – sous-tendent les évolutions économiques ». Au-delà des embrassades entre leurs dirigeants qui n’en finissent pas de célébrer la fin de guerres qui n’ont plus de sens pour les moins de 70 ans, la vérité historique qui se dessine est celle d’une Europe construite autour de l’Allemagne, par l’Allemagne et pour l’Allemagne.
    Sous couvert d’Europhilie et de défense des « valeurs » qui unissent les pays de l’Union ressurgit le vieux nationalisme allemand, mûri sur un fond anthropologique d’autoritarisme, de collectivisme (par opposition à l’individualisme anglo-saxon) et d’inégalité.
    L’euro, de conception française, et dont le but officiel était de ligoter le mark est devenu une nouvelle ligne Maginot et, pour tout dire, l’instrument de la domination d’un pays qui, par ce biais, prive les économies faibles, dont l’économie italienne, de la possibilité de se protéger d’une concurrence trop efficace en dévaluant.
    Enfin, l’appel à l’immigration de masse, religion dans laquelle les Européens sont sommés de communier au nom d’un universalisme de façade, à peine d’être qualifiés de fascistes, n’a d’autre objectif que de pallier l’effondrement démographique allemand (1,4 enfant par femme !) auquel ont un temps, mais un temps seulement, suppléé la réunification et l’élargissement à l’Est.
    Il n’y a pas d’autres raisons aux mouvements d’humeurs qui se multiplient à travers l’Europe, mouvements que l’on qualifie de « populistes » , « d’extrême droite » ou de « fascistes » parce qu’ils contrarient une approche des relations entre les peuples fondée sur le seul primat de l’économie, sans égard aux substrats anthropologiques locaux (la « mémoire des lieux » Emmanuel Todd et Hervé Le Bras).
    (lire : Eric Cusas, Avocat aux barreaux de Bruxelles et de Paris, Opinion, Le Vif, 10/03/18)

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