Lequel des deux ministres tente de nous tromper ?

Je ne vois pas le malheur partout mais quand quelqu’un veut battre son chien, il trouve toujours un bâton pour le faire.

Le Ministre Di Antonio suggère-t-il que le Ministre Bellot ne connaît pas son dossier et l’état de la dorsale wallonne ?

Valmy

Di Antonio plutôt sceptique envers le projet de nouvelle liaison ferroviaire Namur-Paris

Publié le lundi 26 février 2018 à 20h29 Belga -RTBF Info

Le ministre wallon des Transports Carlo Di Antonio (cdH) s’est montré perplexe lundi envers la création d’une nouvelle liaison ferroviaire internationale entre Namur et Paris via Charleroi et Maubeuge, comme évoquée il y a une dizaine de jours dans la presse.

Interrogé lundi en commission du Parlement wallon par plusieurs députés sur le projet, le ministre wallon a regretté n’avoir nullement été associé ou concerté dans ce dossier piloté par le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR). Les administrateurs régionaux auprès de la société ferroviaire n’ont pas plus été consultés, selon le ministre wallon.

D’un point de vue technique, Carlo Di Antonio s’est par ailleurs montré assez dubitatif lundi. « Il faut savoir que la L130 (Namur–Charleroi) est sujette à des problèmes de capacité aux heures de pointes d’autant que lors du dernier plan de transport, un train omnibus a été ajouté sur ce tronçon. Ceci a empêché l’application des revendications wallonnes, à savoir un IC supplémentaire aux heures de pointe et la réactivation du Thalys wallon », a-t-il commenté.

Quant à la ligne L130A (reliant Charleroi à Erquelinnes), elle est, selon le ministre, actuellement sujette à des « problèmes techniques » qui ont amené Infrabel à mettre un tronçon à voie unique.

De plus, « la vitesse a été réduite définitivement, sur un autre tronçon, de 100 à 60 km/h et Infrabel a demandé les permis pour passer à voie unique sur une partie de ce même tronçon », a-t-il ajouté.

« Je me pose donc la question de la rapidité d’un train international que l’on souhaite mettre en place entre Namur et Paris tout en sachant que l’on a écarté Liège et Mons, sans compter les problèmes de capacité qui seront rencontrés sur le territoire français, entre autres au niveau de Paris-Nord », a conclu le ministre tout en s’interrogeant sur les coûts financiers du projet, tant en termes d’infrastructure, d’exploitation que de matériel.

Namur était naguère directement reliée à Paris via à une liaison à grande vitesse (Thalys), mais celle-ci été supprimée au printemps 2015.

Une réflexion sur « Lequel des deux ministres tente de nous tromper ? »

  1. Pendant que nos « ministres » ergotent comme des Byzantins sur le sexe des anges, les Flamands, eux, avancent sur des choses concrètes et profitables pour leur Région. Vulgairement dit, il s’en tamponnent de la Belgique et des Wallons !

    Lu sur le site de la NVA ce samedi 18/03/2018

    La Flandre et le Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie sont parvenus à un accord sur le Rhin d’acier. Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts a pu convaincre son homologue de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Hendrik Wüst du meilleur tracé. Tous deux plaident pour une concertation entre les trois pays, impliquant en plus du gouvernement fédéral les Pays-Bas, l’Allemagne et la Commission européenne. « Un consensus politique entre toutes les autorités concernées est primordial », souligne le ministre Weyts.

    (NDLR : Ce faisant le nouveau tracé évite la Wallonie et ses récriminations mais l’isole sans s’en soucier. Si Liège voit encore passer des trains ce seront à terme des tortillards. Qu’il fait bon vivre sous le soleil monarchique belge ? )

    Pour les ports flamands, l’accès à la région de la Ruhr est primordial
    ( ndlr : mais cela vaut en sens inverse pour les marchandises allemandes )
    D’après les prévisions, le transport de fret devrait augmenter de 50 % d’ici 2030. Nos routes flamandes déjà saturées ne pourront pas le supporter. Le ministre Weyts mise donc sur des alternatives comme la navigation intérieure et le rail. « Je souhaite retirer les camions des autoroutes comme l’E19 et l’E313 et transporter leur fret par train », explique Ben Weyts. Le Rhin d’acier fait partie de ces alternatives. Le ministre Weyts a commandé une étude sur le meilleur tracé. Ce tracé, baptisé 3RX, démarre d’Anvers, passe par Mol et Hamont, rejoint ensuite Ruremonde et Venlo, avant d’arriver à Viersen en Allemagne. Hendrik Wüst a déjà donné son accord pour le tracé 3RX. « L’étude internationale a confirmé que le tracé 3RX était comparable au tracé historique du Rhin d’acier, mais revenait moitié moins cher », conclut le ministre Ben Weyts.

    A quand le réveil de nos « ploucs politiques » , toujours fiers d’être belges ? Qui oserait affirmer que la Flandre n’a pas d’alliés, même la Commission européenne s’en préoccupe ?

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