Un pas dans le bon sens

Un sujet concret, populaire et positif pour illustrer la coopération franco-wallonne! c’est rare !

Il y a d’autres articles sur ce sujet dans les presses régionales picardes et wallonnes…

Jacques Lenain

Liaison ferroviaire Sambre-Belgique : la pression des Hauts de France et du ministre fédéral belge de la mobilité a fini par payer

François Bellot (à dr.), ministre belge de la Mobilité, et Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, étaient à Maubeuge le 16 novembre.

Après un faux-départ lié à un petit souci de compatibilité entre la locomotive belge et les rails français, la toute première rame à relier Maubeuge et Namur avec des passagers à bord a effectué son trajet sans encombres, vendredi 16 novembre.

Un jour à marquer d’une pierre blanche pour tous les défenseurs du transport en train, tant cette liaison entre la France et la Wallonie était attendue depuis longtemps. Derrière, il y aura eu une forte mobilisation des élus sambriens, d’abord, mais aussi du président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ainsi que du ministre belge de la Mobilité, François Bellot.

« Cela fait plus de 20 ans que cette ligne n’existait plus. Il y a treize mois, lors d’une réunion en mairie de Maubeuge, j’avais promis de tout faire pour la rouvrir » a rappelé Xavier Bertrand, qui voit là une belle opportunité pour le développement économique et touristique des deux côtés de la frontière.

Ainsi, à compter du 9 décembre, il sera possible d’aller de Namur à Paris, via Charleroi, ou de Mons à Paris (et vice-versa) deux fois par jour, matin et soir en passant par la Sambre. Dans un premier temps, il sera nécessaire de changer de train côté français, à Maubeuge pour le premier itinéraire et à Aulnoye pour le second.

Bien moins cher que les lignes à grande vitesse

Les voyageurs en provenance de Charleroi ou Mons mettront respectivement 2h50 et 2h28 pour rejoindre Paris, au cours de la première phase avec correspondance. Au départ de Namur, le temps de parcours sera de 3h26.

Avec cet avantage, souligné par le ministre Bellot, que « le coût sera moitié moindre qu’avec le TGV «  . Sont annoncés des tarifs autour de 10 € pour un Aulnoye-Mons ou un Maubeuge-Charleroi, 17,50 € pour aller jusque Namur, en 2e classe et en semaine. Des tarifs avantageux sont également prévus durant le week-end et pour les jeunes de moins de 26 ans.

Voilà en tout cas de quoi donner une alternative à la voiture pour les nombreux étudiants et travailleurs sambriens…

La démocratie en danger

Par Jules Gheude

Le philosophe français Frédéric Lenoir soulignait récemment, en le déplorant, le fait que les élites politiques accordent plus d’importance à leur plan de carrière qu’à la défense de l’intérêt général.

Dans son livre « Toute vérité est bonne à dire », Robert Fabre, qui fut président du Mouvement des Radicaux de gauche en France, dressait, quant à lui, ce constat bien amer de son expérience politique : Que de ruses, que de détours, que d’habiletés maladroites dans ce monde politique qui vise pourtant à l’essentiel, le service d’autrui, et y parvient si rarement.

 Que de ruses, que de détours, que d’habiletés maladroites ! Et l’on pourrait ajouter : que d’hypocrisie !

Elio Di Rupo, le président du PS, se veut être le chantre de la justice sociale. En 2005, alors que son parti était frappé par le scandale de la Carolorégienne, il avait clamé son ras-le-bol de ceux qui se servaient ou lieu de servir : J’en ai marre des parvenus !

Mais le site Cumuleo nous apprend que, cette année-là, il avait déclaré 7 mandats rémunérés : député, ministre-président, bourgmestre, président du PS, administrateur de Dexia Banque, de Dexia Groupe et d’Ethias. 

L’objectivité nous oblige à reconnaître que ce type de situation se rencontrait également au sein d’autres formations politiques.

Comment, dans un tel contexte, ne pas être déconnecté de la réalité ?

Douze ans plus tard, de nouvelles affaires sont venues entacher la sphère politique : Publifin, Samusocial, Kubla-Duferco, Kazakhgate), apportant ainsi la preuve que la frontière entre la politique et l’argent était aisément franchie.

L’avertissement lancé en 1887 par Lord Acton reste éminemment actuel : Power tends to corrupt and absolute power corrupts absolutely.

Finalement, rien de bien nouveau sous le soleil. Souvenons-nous du film « Le Président », quand le président du Conseil, alias Jean Gabin, passe en revue les turpitudes de la plupart de ses collègues de l’Assemblée nationale. Une séquence culte !

Aujourd’hui, en dépit des mesures de bonne gouvernance enfin adoptées, on apprend que certains députés quitteront le Parlement wallon avec une prime pouvant atteindre 100.000 euros. Mais que le citoyen lambda ne se lamente pas : il n’aura plus à s’acquitter de la redevance télévision et verra ainsi son pouvoir d’achat augmenter de 100 euros. Justice sociale au rabais…

La politique ne devrait pas être un métier à vie. François Perin avait bien compris que notre système était vicié par les partis à l’influence excessive et paralysante. Aussi défendait-il le concept d’associations qui auraient sur les partis l’avantage d’être circonstancielles et d’être débarrassées de la prétention sclérosante d’être le véhicule d’idéologies permanentes. Et d’imaginer des inspecteurs de l’Etat issus du scrutin proportionnel pour prendre en charge la mission d’exprimer les divers courants de l’opinion. Peu nombreux, puisque le scrutin d’arrondissement disparaîtrait, ils pourraient chacun nommer des adjoints et former une sorte de Cabinet semblable au Cabinet ministériel, recrutant ainsi les collaborateurs de valeur qu’ils feraient à leur tour connaître au public. Le corps électoral serait ainsi constamment renouvelé par le haut, les nouvelles étoiles brillant par leur savoir-faire plutôt que par une publicité électorale, tapageuse et démagogique.

Le système s’apparente à une pieuvre qui infiltre ses tentacules partout et qui récompense largement ceux qui la caressent.

Les petits arrangements entre amis, le népotisme, les abus sont responsables de la méfiance de plus en plus grande affichée par l’opinion à l’égard des élites politiques. En favorisant l’éclosion de thèses extrêmes, ils sapent les fondements mêmes de la démocratie.

Vanitas vanitatum

Par VALMY

Pourquoi la N-VA s’acharne-t-elle sur Charles Michel ? (Bertrand Henne – RTBF- 16/11/2018). Un Premier Ministre sous influence. (Philippe Walkowiak – RTBF – le 16/11/2018).

Que de questions angoissées concernant Charles Michel, dénommé Premier ministre du Royaume de Belgique !

Monsieur Gheude, en date du 13 octobre, signa un article intitulé OUI, MONSIEUR MICHEL, ANTICIPONS !

Ce faisant, il prenait au mot le Premier ministre qui avait souligné dans sa déclaration de politique générale, l’importance d’anticiper.

Mais anticiper quoi ? L’avenir bien sombre de la Wallonie, pardi !

Pour Monsieur Gheude, il s’agit d’anticiper face à une évolution qui fait de la Flandre une nation désireuse d’être maîtresse de son destin.

Hélas, les politiques wallons demeurent fondamentalement des Belges portant œillères et Monsieur Michel, Premier ministre par le hasard électoral, se veut le parangon belgissime. Il le clame d’ailleurs partout où il peut apparaître aux côtés des grands de ce monde !

Or, « il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne ».

Espère-t-il convaincre la Nation flamande du bien-fondé de prôner et chanter les louanges du Royaume de Belgique par monts et par vaux ?

Le « pôvre », il faut craindre qu’il déchante aussi vite que maître corbeau à la perte de son fromage. Oui, le patronat flamand apprécie la marque « Made in Belgium » mais sans plus et jusqu’à quand ?

Dans le cas du présent commentaire, il s’agit du « pacte de Marrakech sur les migrations » négocié sous l’égide de l’ONU qui doit être signé le 10 décembre prochain.

De manière enthousiaste et irréfléchie, le Premier ministre s’engage à le signer au nom de la « Belgique » mais le Vlaams Belang qui condamne ce processus onusien vient récemment de rafler des électeurs à NVA au point de doubler sa représentation (14 % au lieu de 7%).

La réaction logique à ce déboire électoral ne se fait pas attendre. La N-VA décide donc de faire volte-face brutalement et de ne plus rien concéder à sa droite et tant pis pour le Premier Ministre qu’elle n’hésite pas à « déshabiller » en public et à lui faire ouvertement savoir que ce pacte est onbespreekbaar.

Charles Michel, à l’ego meurtri, refuse de constater qu’il n’est en rien le Premier ministre du Royaume de Belgique mais seulement un simple faire valoir prisonnier de son principal « allié » flamand.

Si en Belgique, tous les chefs de gouvernement doivent composer, certains comme Jean-Luc Dehaene ou Guy Verhofstadt pouvaient imposer leur point de vue, parce qu’ils venaient de FLANDRE.  Aujourd’hui, différence notoire, le fauteuil de Charles Michel ne représente que la résultante de forces qui composent sa coalition et il oublie, en bon belgicain, qu’il appartient à la minorité WALLONNE ! NUANCE CAPITALE !

Charles Michel devra faire « avec » car la N-VA ne fonctionne qu’à travers ses seuls intérêts et ceux de Mère Flandre. Tant pis pour le Premier Ministre qu’elle a contribué à mettre en place et qui, comme tout bon Wallon, ne veut pas comprendre qu’il n’est qu’un otage appartenant à la minorité détestée et détestable.

Espérons qu’aux élections prochaines, fédérale, régionale et européenne, la Flandre pousse enfin les Wallons dans leurs derniers retranchements et les provoque jusqu’au divorce. Alors, peut-être Charles Michel comprendra la vanité de ses rêves de « Premier belge ».

Un autre mauvais choix en vue ?

Par Valmy

Le futur du journal l’Avenir serait en jeu malgré une offre du groupe IPM.

Le groupe IPM partage la presse en Wallonie et en Belgique francophone avec le groupe Hersant et d’autres mais ce sont des géants. (Ndlr: sept familles se partagent le territoire belge en matière de médias).

Monsieur Marcourt : « La Région wallonne aurait, si elle le voulait, les moyens juridiques de sortir « l’Avenir » de Nethys ». Monsieur Marcourt s’inquiète pour l’ensemble du secteur de la presse écrite en Wallonie. Cependant, il n’aurait pas de religion sur le futur de « l’Avenir ».

Bien qu’il se soit engagé à augmenter les subsides octroyés à la presse écrite, Monsieur Marcourt a jugé que cette augmentation ne résoudrait pas le problème de fond de ce secteur. Il faudrait, selon lui, UNE VOLONTÉ POLITIQUE ET UNE VOLONTÉ DES ACTEURS ÉCONOMIQUES pour changer le modèle économique du secteur.

Monsieur Marcourt pense à des synergies. Pourquoi, ne pas penser à des synergies entre journaux régionaux wallons avec des correspondants régionaux français ? En ce domaine, Monsieur Marcourt jouit d’une chance exceptionnelle : le groupe Hersant détient TOUS les journaux des régions françaises contiguës à la bordure wallonne.

Ne voilà-t-il pas une occasion en OR de contacter le groupe Hersant afin de rapprocher les journaux wallons des journaux régionaux français  « cousins » qui font face à chacune des provinces de Wallonie ?

Par exemple : les Picards avec  « La Voix du Nord »; la botte du Hainaut, le Namurois et le sud-Luxembourg avec « L’Union-L’ Ardennais » ou  « Aisne-Ardennes-Marne » ?

De toute façon, la presse écrite en Wallonie est plus que largement subsidiée à quasi fonds perdus, pourquoi dès lors ne pas attirer la presse régionale française, voisine de nos provinces ? Pourquoi ne pas allécher le groupe Hersant, ACTIF DES DEUX CÔTÉS DE LA FRONTIÈRE par des subsides à condition de créer une presse régionale effaçant la « frontière belge » qui nous sépare de nos cousins et de nos frères ? 

Il n’existe aucun obstacle. Il reste à trouver LA VOLONTÉ !

Magritte aurait apprécié!

Par Jules Gheude

Les premiers exemplaires de l’avion de chasse seront livrés à l’armée belge en 2025, soit… l’année où Liesbeth Homans espère que la Belgique n’existera plus ! Surréaliste…

Nul doute que René Magritte aurait apprécié l’affaire.

A l’automne 2018, le gouvernement belge prend la décision de remplacer ses avions de chasse et opte pour le F-35 américain.

Premier côté comique : le ministère de la Défense est géré par Steven Vandeput, dont le parti, la N-VA, voue la Belgique aux gémonies et entend faire émerger une République flamande.

Sa coreligionnaire Liesbeth Homans, qui s’occupe de l’Intérieur au sein du gouvernement flamand, a d’ailleurs annoncé, en 2016, qu’elle espérait voir le Royaume disparaître en 2025. Et elle a expliqué comment elle voyait le scénario : « Nous ne sommes pas demandeurs d’une énième petite réforme de l’Etat, donc je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose : la scission de la Belgique ou en tout cas le transfert aux Régions et entités fédérées d’un maximum de compétences, ce qui amènerait la Belgique à disparaître d’elle-même. J’espère que la Belgique n’existera plus en 2025. »

Des directions diamétralement opposées

Depuis lors, Bart De Wever, le président de la N-VA, a fait savoir qu’il entendait mettre le dossier du confédéralisme sur la table des négociations, au lendemain des élections législatives et régionales du 26 mai 2019.

Pour les nationalistes flamands, le constat est clair et il vient d’être confirmé par les récentes élections communales et provinciales : Flandre et Wallonie se dirigent politiquement dans des directions diamétralement opposées, l’une à droite, l’autre à gauche, avec, dans les deux cas, des chemins extrêmes.

Les premiers signes du confédéralisme

Plus question, en tout cas, pour la Flandre de continuer à se montrer solidaire d’une région dont la mouvance socialo-communiste ne peut que freiner le redressement. La fin des transferts financiers – quelque 7 milliards d’euros – est d’ores et déjà programmée sur dix ans. Le président du MR, Olivier Chastel, l’a d’ailleurs rappelé dernièrement : « On sait que la manne financière qui vient du fédéral est dégressive sur dix ans et donc la Wallonie doit se préparer à vivre en toute autonomie. »

Il y a bien longtemps que la Flandre rêve du confédéralisme. Bien avant que la N-VA n’existe ! L’idée en avait été lancée, au début des années 90 par le démocrate-chrétien Luc Vanden Brande, alors ministre-président flamand, qui, le 13 janvier 1993, précisait : « Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme ». Et, six ans plus tard, le Parlement flamand approuvait le projet. Victimes de leur aveuglement, les responsables francophones n’ont pas saisi la mesure de cette décision.

Une série de renoncements

De réforme en réforme, ceux-ci n’ont cessé de se présenter en « demandeurs de rien » pour finalement céder : en 1988, le PS a laissé tomber José Happart et la cause fouronnaise ; en 2001, pour sortir la Communauté française du gouffre financier, on a accepté la surreprésentation de la minorité flamande au Parlement bruxellois et la régionalisation de la loi communale permettant à la Flandre de mettre au pas les francophones de la périphérie ; en 2011, les allocations familiales ont été scindées, alors que « Madame Non » avait toujours clamé qu’elle s’y opposerait, et le sort de Bruxelles-Hal-Vilvorde a été réglé sans extension territoriale de Bruxelles…

De Wever sur du velours

Tout cela pour soi-disant « sauver la Belgique ». Mais, en réalité, les responsables francophones ne sont préoccupés que par le pouvoir et la sauvegarde de leurs propres intérêts. Elio Di Rupo, il l’a dit, entend reprendre les rênes de la Wallonie dans sept mois. De son côté, le président de la FGTB, Robert Verteneuil, appelle de ses vœux la mise sur pied d’une coalition progressiste, composée du PS, du PTB et d’Ecolo.

Au vu de ce qui précède, Bart De Wever peut se frotter les mains. Il sait qu’il joue sur du velours !

Mais revenons à nos avions de combat. Dès le départ, la N-VA avait porté son choix sur le F-35. Faute de le respecter, on courait droit à la chute du gouvernement, chose que le Premier ministre Charles Michel ne pouvait envisager.

Mais le F-35 était-il vraiment le meilleur candidat ? C’est ce qu’affirme l’ancien colonel Luc Gennart, qui voit là une excellente nouvelle pour la défense européenne. Mais Jean Quatremer, le correspondant du journal Libération à Bruxelles, est d’un tout autre avis : « Au-delà des critiques sur un appareil qui n’a guère tenu ses promesses après 17 ans de développement, selon le Pentagone lui-même, dont les coûts dérapent sans cesse, ce qui a provoqué un mémorable coup de gueule de Donald Trump à peine élu, et se révèle peu fiable pour ses équipages, la flotte américaine ayant connu plusieurs incidents graves, le F-35 est une option qui se justifie uniquement si l’appareil est destiné à agir dans le cadre américain ou otanien : isolé, l’appareil a des capacités d’action infiniment moindre que celles du Rafale, du Typhoon ou du F-16, car il dépend de l’accès aux informations que les Américains voudront bien lui donner. Même chose pour ses évolutions logicielles futures. » 

Avec son regard malicieux, le dessinateur Philippe Geluck se pose, quant à lui, cette double question : La N-VA n’a-t-elle pas écarté le Rafale tout simplement parce qu’il venait de France… où l’on parle le français ? Et, d’une façon plus générale, était-il nécessaire de dépenser tant d’argent pour ces avions ?

La réponse à cette dernière question se trouve dans le livre de François Perin Germes et bois morts dans la société politique contemporaine, publié en 1981 chez Rossel : « L’armée belge serait-elle la mieux équipée du monde, elle manque totalement de force psychologique. Le laisser-aller, l’impéritie, le sentiment d’impuissance, sinon de ridicule, dominent fatalement les esprits. C’est l’inévitable résultat de la conscience de n’être rien. Intégrés dans une armée européenne, soldats et gradés éprouveraient le sentiment réconfortant d’appartenir à une collectivité qui aurait enfin cessé d’être dérisoire à l’échelle du monde. » 

On nous informe aujourd’hui que les premiers F-35 ne seront livrés qu’en 2025, l’année où Liesbeth Homans espère que la Belgique n’existera plus. Surréaliste, n’est-il pas ?

Nous avons déjà expliqué pourquoi, devenus bêtement belges tout seuls, pour reprendre l’expression de François Perin, les Wallons n’auraient d’autre choix que de se tourner vers la France… où ils seraient protégés par les Rafale.

Le mauvais choix

Par Jules Gheude

Ce jeudi 25 octobre, à la Chambre, plusieurs intervenants francophones ont souhaité bonne chance au Premier ministre pour ses relations futures avec son « cher ami Emmanuel Macron », après le choix du gouvernement belge pour le F-35 américain. Tel fut notamment le cas du président de DéFi, Olivier Maingain, qui s’est vu rétorquer par le député MR Richard Miller : Si la France avait été tellement européenne, pourquoi n’a-t-elle pas répondu à l’appel d’offres de l’Etat belge ? L’argument a été repris, le soir même, par Charles Michel, sur le plateau du RTL-TVI.

S’il est exact que la proposition française en faveur du Rafale de Dassault Aviation s’est faite en dehors de l’appel d’offres lancé par le gouvernement belge,  il n’en demeure pas moins que, sur le plan juridique, rien ne pouvait l’empêcher d’être prise en considération.

Le paragraphe 9 de l’appel d’offres précisait, en effet : The issuance of this RfGP is not to be construed in any way as a commitment by the Belgian Government to conclude an agreement or a contract. En d’autres termes, l’appel d’offres ne pouvait être invoqué comme un obstacle à l’introduction d’une autre proposition.

Mais, dès le départ, la N-VA avait fait son choix. Face au vingt milliards de compensations proposés par la France, le ministre de la Défense, Steven Vandeput, se contenta de répondre : C’est trop beau pour être vrai ! Et Bart De Wever ferma ensuite définitivement la porte : L’avion de combat français Rafale n’est pas un bon plan, il n’est pas suffisamment performant pour notre défense. 3,4 milliards pour un appareil qui permet de ne rien faire, cela n’a aucun sens.

Bref, c’était le F-35 ou la crise gouvernementale. Tel est le critère qui a prévalu pour Charles Michel.

Ce qui est cocasse, c’est de voir la N-VA engager la Belgique jusqu’en 2040, lorsqu’on sait que l’article 1er de ses statuts vise la disparition de la Belgique et l’émergence d’une République flamande.

Ce qui est cocasse, c’est de voir le Premier ministre agir comme si la Belgique était pérenne, alors que, dans sept moins, au lendemain des élections législatives et régionales du 26 mai 2019, le Royaume risque de devenir ingouvernable. Les récentes élections communales et provinciales ont, en effet, confirmé le constat de Bart De Wever, selon lequel Flamands et Wallons vivent sur deux planètes distinctes et constituent deux démocraties.

Lorsqu’on lui fait observer que, derrière le F-35 américain, il y a Donald Trump, Charles Michel répond : Mais il ne sera plus là dans 40 ans. Et la Belgique, sera-t-elle encore là dans cinq ans ? Souvenons-nous des propos tenus, en janvier 2016, par Liesbeth Homans, la ministre flamande de l’Intérieur (N-VA) : Nous ne sommes pas demandeurs d’une énième petite réforme de l’Etat, donc, je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose : la scission de la Belgique ou en tout cas le transfert aux Régions et entités fédérées d’un maximum de compétences, ce qui amènerait la Belgique à disparaître d’elle-même. J’espère que la Belgique n’existera plus en 2025.

Quand on sait que le F-35 ne sera livré qu’à partir de 2023…

Pour ce qui concerne les fameux « retours sociétaux », il convient de rappeler l’avertissement qu’avait lancé Claude-France Arnould, l’ambassadrice de France à Bruxelles, par le biais du journal flamand « De Standaard » : Si l’on pense qu’il est possible d’acheter le F-35 tout en développant le SCAF (Système de Combat Aérien futur), je dois souligner que cette idée relève d’un malentendu.

On sait que Charles Michel n’avait pas apprécié et qu’il avait chargé son conseiller diplomatique de rappeler l’intéressée à l’ordre… En attendant, ses beaux discours en faveur de la construction européenne ont perdu en crédibilité.

Une chose est sûre : si, à court terme, les Wallons se retrouvent «assez bêtement belges tout seuls », pour reprendre l’expression de François Perin, ils réaliseront très vite leur cauchemar. Alors, ils se souviendront des propos du général de Gaulle : Les Wallons retrouveraient au sein de la France la fierté d’appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.

Voilà un critère qui en valait bien d’autres. Comme l’avait d’ailleurs déclaré le père de notre Premier ministre au « Figaro », en 1996 : Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel.

Lire aussi l’article de Philippe Walkowiak sur le site de la RTBF.

Diplomatie belge : Ollé !

Par Jules Gheude

Ce qui se passe entre la Flandre et l’Espagne constitue une nouvelle illustration du caractère surréaliste de notre Royaume.

Lorsque les Commissariats aux Relations internationales des Communautés française et flamande se sont créés en 1983, certains ambassadeurs étrangers ont exprimé une certaine incompréhension, voire de la réticence, à l’égard de cette évolution institutionnelle qui permettait aux Communautés d’exercer également leurs compétences au niveau international. On leur expliqua que tout cela était constitutionnel et que ces Commissariats étaient, en quelques sorte, les ministères des Affaires étrangères desdites Communautés.

Les accords culturels, qui n’impliquaient jusqu’ici que l’Etat belge, allaient ainsi être désormais gérés par les Communautés, chacune de leur côté. Et, par sa signature, un représentant de l’Etat belge avaliserait le résultat des négociations à l’issue des Commissions mixtes, chargées de mettre régulièrement au point les échanges culturels.

Les Régions sont ensuite entrées dans la danse, au niveau de leurs propres compétences, et les entités fédérées ont fini par ouvrir des délégations dans un certain nombre de pays, les délégués désignés jouissant du statut diplomatique et de conditions identiques à celles des ambassadeurs belges.

C’est ainsi que la Flandre dispose aujourd’hui d’un représentant à Madrid. Mais celui-ci vient de se voir lever, par les autorités espagnoles, son statut diplomatique.

Madrid n’a, en effet, pas apprécié les déclarations de Jan Peumans, le président du Parlement flamand, à propos de la situation catalane.

Lors d’une visite à l’ex-présidente du Parlement catalan actuellement en détention, M. Peumans lui a remis une lettre dans laquelle il qualifie les violences policières perpétrées lors du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017 d’action scandaleusement anti-démocratique. Et d’ajouter : Maintenir les politiques en détention pendant des mois l’est encore davantage et constitue une preuve que le gouvernement central en Espagne est incapable de remplir les conditions d’une Union européenne démocratique et moderne.

Propos qui n’ont rien de surprenant, lorsque l’on connaît les liens étroits qui unissent les indépendantistes catalans aux nationalistes flamands.

Il convient de rappeler ici que le Premier ministre Charles Michel fut le premier chef de gouvernement de l’Union européenne à avoir condamné la violence qui avait marqué le déroulement du référendum catalan : Nous condamnons toutes les formes de violence et réaffirmons notre appel au dialogue politique.

Ne faisons pas les hypocrites : la violence ayant été essentiellement le fait de la Guardia civil, la réprobation de Charles Michel ne pouvait viser que Madrid.

Interrogé aujourd’hui quant au différend qui oppose l’Espagne à la Flandre, Charles Michel déclare : Il n’y a pas de conflit diplomatique entre le gouvernement fédéral belge et l’Espagne. Chose curieuse, lorsque l’on sait que la N-VA, dont Jan Peumans est membre, fait partie du gouvernement fédéral.

Mais, pour le Premier ministre, c’est d’abord une responsabilité de l’Espagne et du gouvernement flamand de régler leur différend. Et de rappeler ici l’existence d’une certaine autonomie des entités fédérées en Belgique, et donc des autorités flamandes, sur le plan des relations internationales.

On sait à quel point la Flandre tient à cette autonomie. Lorsqu’il était ministre-président flamand, Kris Peeters se comportait d’ailleurs en véritable chef d’Etat, n’hésitant pas, lors d’une mission économique au Vietnam, emmenée par le prince Philippe en 2012, à se rendre au Myanmar pour y rencontrer Aung San Suu Kyi.

Aussi est-il assez paradoxal de voir aujourd’hui le ministre-président flamand, Geert Bourgeois (N-VA), demander au ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, de convoquer l’Ambassadeur d’Espagne pour le rappeler à l’ordre. Car, explique M. Bourgeois, la Flandre est une partie de la Belgique interfédérale et nous menons ensemble la politique étrangère.

Certes, on l’aura compris, l’intention de Geert Bourgeois est d’amener le gouvernement belge à s’immiscer directement dans le dossier catalan. D’autant que le Parlement flamand a unanimement exprimé son soutien à Jan Peumans.

Didier Reynders n’entend pas tomber dans le piège. Il ne lèvera donc pas le petit doigt. Tout au plus accepte-t-il que son ministère serve de boîte aux lettres entre l’Espagne et la Flandre.

Mais il n’en reste pas moins que l’affaire vient handicaper sérieusement les relations diplomatiques entre la Belgique et l’Espagne.

Pour ce qui est du dossier catalan, on ne peut toutefois que donner raison à Jan Peumans. La réaction de Madrid lors du référendum de 2017 constitue, comme l’a fort bien expliqué Alfred-Maurice de Zayas, professeur de Droit international et expert indépendant auprès des Nations unies, une violation flagrante de l’article 1er du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 1 stipule : Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.

Cette disposition est capitale, car elle implique la notion du « standstill », qui permet aux juges de mieux protéger les droits fondamentaux en limitant les possibilités de recul. En d’autres termes, Madrid ne pouvait revenir en arrière après avoir octroyé l’autonomie à la Catalogne.

Sur ce point, Alfred-Maurice de Sayaz est formel : Dénier à un peuple le droit de s’exprimer lui-même sur le processus d’auto-détermination, dénier la légalité d’un référendum, recourir à la force pour empêcher la tenue d’un référendum, et annuler l’autonomie limitée d’un peuple en guise de punition, constitue une violation de l’article 1er du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Pour le reste, l’incarcération de responsables politiques démocratiquement élus et qui n’ont fait que respecter leurs engagements, ne peut que susciter l’indignation.

Oui, Monsieur Michel, anticipons !

Par Jules Gheude, essayiste politique

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a souligné l’importance d’anticiper.

C’est ce qu’avait fait François Perin en 1983, en publiant un long article intitulé « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance ? ». En conclusion, il écrivait : Utopie ? Au train où vont les choses, le pire est de rester (…) sans voix, sans réplique, livrés au chaos, si l’événement se produit… sans demander notre permission. Un peuple sans imagination, sans capacité d’adaptation, sans solution de rechange est un peuple perdu !

35 ans après cet avertissement, force est de constater qu’il n’a pas eu le moindre effet sur la classe politique francophone, aveugle face à une évolution qui a fait de la Flandre une nation désireuse d’être maîtresse de son destin.

Les responsables francophones restent scotchés au fédéralisme, alors que le Parlement flamand a clairement annoncé, en 1999, son intention de passer au confédéralisme.

Ce confédéralisme, Bart De Wever est bien décidé à le mettre sur la table des négociations au lendemain des élections de mai 2019. Adepte du processus « évolutif », il entend ainsi poser le dernier jalon avant d’atteindre l’objectif final : l’émergence d’une République flamande, telle qu’annoncée par l’article 1er des statuts de la N-VA.

Les responsables francophones se présenteront, une fois de plus, en « demandeurs de rien » et, une fois de plus, ils finiront par céder. Il ne faudra alors plus longtemps avant que la Belgique, vidée de toute substance, soit  jugée superflue et disparaisse de la carte.

Car si les leaders francophones se disent soucieux du « bien-être de nos concitoyens », la vérité est qu’ils ne sont guidés que par leurs propres ambitions.

Ivre de pouvoir, Elio Di Rupo veut le récupérer. Mais qu’en a fait le PS au cours de près de 35 ans de gestion ininterrompue de la Wallonie ? La Flandre connaît la réponse. Aussi ne souhaite-t-elle plus être solidaire d’un tel système. Que chacun assume financièrement ses choix politiques! La fin des transferts est d’ores et déjà programmée sur dix ans.

La Flandre n’a jamais avalé non plus le concept de « Bruxelles, région à part entière ». Afin que Bruxelles, dont elle a  déjà fait sa capitale, tombe définitivement dans son escarcelle, elle propose que chaque Bruxellois choisisse entre la Flandre et la Wallonie  pour ce qui est des compétences « personnalisables » : impôt des personnes, sécurité sociale,… Nous achèterons Bruxelles !, avait un jour lâché l’ancien ministre-président flamand, Gaston Geens.

Elio Di Rupo raille aujourd’hui Charles Michel pour avoir accepté de s’allier avec la N-VA. On verra ce que vaudront ses propres engagements au lendemain des élections de 2019. N’avait-il pas, lui aussi, promis de ne jamais scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans extension territoriale de Bruxelles ?

Et si, pour reprendre le propos de Charles Michel, on anticipait ? Livrée à elle-même, la Wallonie ne sera pas en mesure de garantir la prospérité de sa population. Elle ne pourra compenser la perte des 7 milliards de transferts que par une réduction drastique de ses dépenses publiques. Et cette situation sera pire encore le jour où elle devra assumer sa part de la dette belge. Car, du confédéralisme au séparatisme, il n’y a qu’un pas à franchir !

Ayant lu le papier de François Perin évoqué plus haut, Jean Gol, alors Vice-Premier ministre, lui avait adressé le mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100% avec votre article. Mais le délai est sans doute un peu plus long : je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre.

Jean Gol nous a malheureusement quittés trop tôt, au grand dam de François Perin qui savait que le cœur de son ancien compagnon de route battait pour la France : Il était, à mes yeux, le seul homme politique belge ayant l’envergure nécessaire pour avoir l’écoute de Paris en cas de dislocation de la Belgique. Et voilà que cette carte majeure me claque dans la main !

Aujourd’hui que l’échéance est à notre porte, la « réponse de survie », pour la Wallonie, se situe clairement en France, comme l’avait d’ailleurs pressenti le général de Gaulle : J’ai la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois ou quatre millions de Wallons.

Lorsqu’on les interroge, la grande majorité des Bruxellois disent opter pour un statut autonome en cas de disparition du pays. Voilà qui met à mal ce « WalloBrux » souhaité par 61% des Wallons.

Lors de l’élection à la présidence du MR en 2011, Charles Michel avait titillé son challenger Daniel Bacquelaine à propos de son penchant réunioniste : Je ne souhaite pas subir la tutelle d’un préfet corse ou breton ! Pourtant n’est-ce pas son père Louis qui, en 1996, alors qu’il était président du PRL, déclara au « Figaro » : Je n’oserais plus dire que le rattachisme soit une idée folle. (…)  Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel.

L’argument de Charles Michel ne tient d’ailleurs pas la route. Car, comme l’a confirmé le constitutionnaliste français Didier Maus, il serait parfaitement possible de créer un titre spécial « De la Wallonie » dans la Constitution française. La Wallonie pourrait ainsi conserver ses acquis. Quant à l’ex-droit fédéral belge, il serait maintenu, sauf exceptions, et placé sous la responsabilité du législateur français.

Cette intégration-autonomie offrirait, en outre, un double avantage : la Wallonie resterait dans l’Union européenne et c’est la France qui négocierait, pour elle, les modalités pratiques de la scission belge, notamment le partage de la dette.

Mensonge par omission ?

Le remplacement des F-16: le choix était fixé depuis 2013 ( Stavros Kelepouris, Knack, 08/10/18, Le Vif)

À en croire une enquête de Knack, il y a cinq ans, la Belgique a promis à l’OTAN d’acheter des chasseurs furtifs. Du coup, le F-35 est le seul candidat valable au remplacement du F-16. En mai 2013, lors de pourparlers avec l’OTAN, notre ministère de la Défense a fixé les objectifs pour l’avenir de notre armée. Il a promis de fournir une flotte de 54 avions de chasse, dont au moins dix modèles furtifs. Cet objectif, qui a également reçu l’approbation politique lors de la réunion des ministres de la Défense début juin, équivaut à une promesse d’achat du F-35 américain, car c’est le seul avion moderne furtif.
En 2017, le nombre d’avions a été baissé à 45, mais l’exigence de technologie furtive a été reprise. Quand on demande qui a approuvé politiquement les objectifs en 2017, le Cabinet Vandeput répond simplement : « Ils sont imposés par l’OTAN. Mais les experts de ce dossier confirment qu’il y a toujours une couverture politique » (Ndlr : Charles Michel, Premier ministre !).

En conclusion :

Comme d’habitude, les représentants politiques wallons d’un gouvernement BELGIQUE nous TROMPENT-ILS ?

Toutefois, selon l’article, ils pourraient s’en sortir.
En effet, la promesse d’acheter 45 avions dont 10 F 35 (au moins) autorise les Wallons d’exiger l’équivalent d’une escadre de chasse composée de Rafales, soit 24 avions.

Cette pirouette permettrait ainsi « d’offrir » 21 F35 à la Flandre en compensation du choix français des Wallons (45 avions – 24 Rafales = 21 F35 ).
De plus, si les Wallons se voulaient clairvoyants et fiers de leur peuple, ils permettraient aux Flamands de se rapprocher des Pays-Bas et permettraient à la Wallonie de faire, enfin, un pas vers la France !
En effet, les Pays-Bas ont opté pour le F-35 Lightning II de Lockheed Martin pour remplacer leurs F-16 du même constructeur à partir de 2019, un achat chiffré à près de cinq milliards d’euros pour une commande initiale de 37 appareils.

A la VRT, le vendredi 27 mai 2016, le général néerlandais Alexander Schnitger « voyait d’importants avantages à la coopération militaire entre les Pays-Bas et la Belgique » (ndlr : lire la Flandre !), afin d’assurer la défense commune de l’espace aérien des Grands Pays–Bas, soit le Benelux. « Pourquoi ne pas faire tout simplement de deux relativement petites forces aériennes une seule grande ». « Le choix par le gouvernement belge du F-35 rendrait la coopération à l’avenir beaucoup plus facile à approfondir, avec toutes sortes d’avantages en matière de coûts et d’opérationnalité, et pour la contribution des deux pays à l’Otan », a encore répété l’officier néerlandais à la VRT le 27 mai 2016.

En politique, tout est troc. Les Wallons doivent dire aux Flamands : nous payons pour vos F35 si vous payez pour nos Rafales puisque les F35 coûtent plus cher. Avec les Hollandais, vous composerez une flotte OTAN de 37 + 21 soit 58 F 35. Si vous ne payez pas nos 24 Rafales, nous bloquons tout le dossier, quitte à saborder la BELGIE !

Valmy

La tournée « le devenir de la Wallonie : thriller ou réalité » fait sa rentrée

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Paul D.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde