Oui, Monsieur Michel, anticipons !

Par Jules Gheude, essayiste politique

Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a souligné l’importance d’anticiper.

C’est ce qu’avait fait François Perin en 1983, en publiant un long article intitulé « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance ? ». En conclusion, il écrivait : Utopie ? Au train où vont les choses, le pire est de rester (…) sans voix, sans réplique, livrés au chaos, si l’événement se produit… sans demander notre permission. Un peuple sans imagination, sans capacité d’adaptation, sans solution de rechange est un peuple perdu !

35 ans après cet avertissement, force est de constater qu’il n’a pas eu le moindre effet sur la classe politique francophone, aveugle face à une évolution qui a fait de la Flandre une nation désireuse d’être maîtresse de son destin.

Les responsables francophones restent scotchés au fédéralisme, alors que le Parlement flamand a clairement annoncé, en 1999, son intention de passer au confédéralisme.

Ce confédéralisme, Bart De Wever est bien décidé à le mettre sur la table des négociations au lendemain des élections de mai 2019. Adepte du processus « évolutif », il entend ainsi poser le dernier jalon avant d’atteindre l’objectif final : l’émergence d’une République flamande, telle qu’annoncée par l’article 1er des statuts de la N-VA.

Les responsables francophones se présenteront, une fois de plus, en « demandeurs de rien » et, une fois de plus, ils finiront par céder. Il ne faudra alors plus longtemps avant que la Belgique, vidée de toute substance, soit  jugée superflue et disparaisse de la carte.

Car si les leaders francophones se disent soucieux du « bien-être de nos concitoyens », la vérité est qu’ils ne sont guidés que par leurs propres ambitions.

Ivre de pouvoir, Elio Di Rupo veut le récupérer. Mais qu’en a fait le PS au cours de près de 35 ans de gestion ininterrompue de la Wallonie ? La Flandre connaît la réponse. Aussi ne souhaite-t-elle plus être solidaire d’un tel système. Que chacun assume financièrement ses choix politiques! La fin des transferts est d’ores et déjà programmée sur dix ans.

La Flandre n’a jamais avalé non plus le concept de « Bruxelles, région à part entière ». Afin que Bruxelles, dont elle a  déjà fait sa capitale, tombe définitivement dans son escarcelle, elle propose que chaque Bruxellois choisisse entre la Flandre et la Wallonie  pour ce qui est des compétences « personnalisables » : impôt des personnes, sécurité sociale,… Nous achèterons Bruxelles !, avait un jour lâché l’ancien ministre-président flamand, Gaston Geens.

Elio Di Rupo raille aujourd’hui Charles Michel pour avoir accepté de s’allier avec la N-VA. On verra ce que vaudront ses propres engagements au lendemain des élections de 2019. N’avait-il pas, lui aussi, promis de ne jamais scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans extension territoriale de Bruxelles ?

Et si, pour reprendre le propos de Charles Michel, on anticipait ? Livrée à elle-même, la Wallonie ne sera pas en mesure de garantir la prospérité de sa population. Elle ne pourra compenser la perte des 7 milliards de transferts que par une réduction drastique de ses dépenses publiques. Et cette situation sera pire encore le jour où elle devra assumer sa part de la dette belge. Car, du confédéralisme au séparatisme, il n’y a qu’un pas à franchir !

Ayant lu le papier de François Perin évoqué plus haut, Jean Gol, alors Vice-Premier ministre, lui avait adressé le mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100% avec votre article. Mais le délai est sans doute un peu plus long : je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre.

Jean Gol nous a malheureusement quittés trop tôt, au grand dam de François Perin qui savait que le cœur de son ancien compagnon de route battait pour la France : Il était, à mes yeux, le seul homme politique belge ayant l’envergure nécessaire pour avoir l’écoute de Paris en cas de dislocation de la Belgique. Et voilà que cette carte majeure me claque dans la main !

Aujourd’hui que l’échéance est à notre porte, la « réponse de survie », pour la Wallonie, se situe clairement en France, comme l’avait d’ailleurs pressenti le général de Gaulle : J’ai la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois ou quatre millions de Wallons.

Lorsqu’on les interroge, la grande majorité des Bruxellois disent opter pour un statut autonome en cas de disparition du pays. Voilà qui met à mal ce « WalloBrux » souhaité par 61% des Wallons.

Lors de l’élection à la présidence du MR en 2011, Charles Michel avait titillé son challenger Daniel Bacquelaine à propos de son penchant réunioniste : Je ne souhaite pas subir la tutelle d’un préfet corse ou breton ! Pourtant n’est-ce pas son père Louis qui, en 1996, alors qu’il était président du PRL, déclara au « Figaro » : Je n’oserais plus dire que le rattachisme soit une idée folle. (…)  Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel.

L’argument de Charles Michel ne tient d’ailleurs pas la route. Car, comme l’a confirmé le constitutionnaliste français Didier Maus, il serait parfaitement possible de créer un titre spécial « De la Wallonie » dans la Constitution française. La Wallonie pourrait ainsi conserver ses acquis. Quant à l’ex-droit fédéral belge, il serait maintenu, sauf exceptions, et placé sous la responsabilité du législateur français.

Cette intégration-autonomie offrirait, en outre, un double avantage : la Wallonie resterait dans l’Union européenne et c’est la France qui négocierait, pour elle, les modalités pratiques de la scission belge, notamment le partage de la dette.

6 réflexions sur « Oui, Monsieur Michel, anticipons ! »

  1. Ne tuons pas l’ours avant de l’avoir tué mais les présentes élections devraient faire réfléchir nos  » zélites wallonnes « .
    Au sud, ce sont les corons rouges de Charleroi à Liège en passant par Mons soutenus par les derniers communistes du PTB comme en 1950 !
    Au nord, ce sont les Communiers avec leur Breydel ( Bart De Wever) et leur de Coninck (Philippe De Winter) qu’on le veuille ou non à eux deux il représentent aujourd’hui 50 % des voix ! Quant au CD&V et au VLD les ailes nationalistes vont assurément se rebeller.
    La Flandre ne peut que rugir face au chiffon rouge wallon et il n’est pas illusoire de penser que le « cordon sanitaire », cher aux Belges francophones, passera aux oubliettes du réalisme politique.
    En fait, la Wallonie vient d’offrir le cadeau de fin d’année 2018 auquel Bart n’osait trop rêver ouvertement.
    Quant à Bruxelles, elle chante les Verts mais ce faisant, quoiqu’en dise Maingain, elle s’enferme entre ses murs d’autant plus que la périphérie se bilinguise politiquement.
    Bruxelles chante Jacques Brel donc s’écarte de la Wallonie et la Senne se perdra sous le ciel si bas du plat pays qui a toujours été le sien. Bravo, qu’elle s’englue donc dans ses marais.

    En conclusion, le dossier du confédéralisme sera bien déposé sur la table des « négociations » en mai 2019 et Bart peurra jouer son va-tout car le MR et le PS n’ont probablement pas encore accordé leurs violons en prévision d’une  » union régionale » face à la Nation flamande.

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  2. Les résultats définitifs du scrutin du 14 /10/2018 à peine connus, certains commentateurs politiques de notre « bonne presse subsidiée » écrivent que le MR paierait ici la facture de sa participation au gouvernement fédéral ?
    Soit mais oseraient-ils affirmer que d’autres partis wallons, à la place du MR, n’auraient pas subis le même « prix » ?
    Comment, selon ces grands esprits, aurait dû agir le MR à l’époque ? Demeurer dans l’expectative auprès du PS et du CDH et constater, par huissier de justice, le divorce entre la Flandre et la Wallonie et la fin du royaume de Belgique ?
    De grâce, restons sérieux. Comme l’analysa avec pertinence Monsieur François Perin, la fin de la Belgique se déroulera par clics et paliers successifs.
    Depuis la fin de la « Belgique de papa », avouons que le Belge redescend au tombeau de manière significative.
    Observons aujourd’hui, par la certitude du vote au suffrage universel, la forte résurgence du Vlaams Belang, ranimé par la campagne identitaire de la N-VA. De plus, la possible évaporation du « cordon sanitaire » dans certaines communes flamandes pourraient signifier une marée montante ultra-nationaliste ( 50% assurément) aux élections de 2019.
    A cela, il faudrait ajouter, vu la faiblesse particulière du SPA, l’addition des ailes nationalitaires en provenance d’autres partis politiques dont le CD&V et le VLD.

    Quelle que soit la qualité des médecins, la mort prendra la Belgique souffreteuse par la main en temps opportun. Tous les partis wallons réunis en une ultime coalition n’y pourront rien changer.
    Amen.

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  3. Charles Save the King !

    Grâce à l’achat des F35, nous savons que Monsieur Michel n’anticipera rien ni le MR d’ailleurs, pas plus que le PS ou le CDH, ou Ecolo. Personne n’anticipera en Wallonie face à la Flandre-Belgique.

    Comme l’a bien dit Churchill: « Ils auront la guerre et le déshonneur ». Et les Wallons ne récolteront que les larmes.

    Vivement 2019 qu’on se marre !

    Selon Charles Michel qui joue sur les mots, « les Français n’ont pas fait d’offre dans le cadre de cette procédure transparente, il y a eu une proposition mais qui ne correspondait pas aux critères de notre demande. »

    Il faut le comprendre, afin d’éviter subitement un royaume ingouvernable, il devait s’incliner d’office devant les exigences de la Flandre à savoir l’attrait néerlandais et la subordination aux américains.

    Pour la « blague », avis à Ecolo et au PS des « fusils brisés », le secret de polichinelle de la présence d’armes atomiques américaines sur le site de Kleine Brogel se dévoile crument. Les américains n’auraient jamais communiqué leurs codes nucléaires à des avionneurs anglais et encore moins français.

    Quant au FOREM, il peut déjà prévoir une cellule de reconversion pour les futurs chômeurs de la base de Florennes. Un F35 atterrira-t-il jamais sur cet aérodrome que la Flandre juge inutile depuis des années ?

    Encore plus épouvantable, Charles Michel se transforme en quintessence de Machiavel et de Talleyrand: « J’ai entendu beaucoup de désinformation sur ce dossier mais je commence à y être habitué. Les parlementaires de l’opposition qui ont été jusqu’à dire que les dés étaient pipés, je les mets au défi d’aller présenter un dossier chez le procureur du Roi. C’est très grave de tenir de tels propos, c’est de la diffamation ».

    Les Wallons n’ont plus rien à attendre de cet homme politique car il parle comme la  » Voix de son Maître  » flamand :  » Il faut entretenir nos relations transatlantiques pour assurer notre avenir. »
    Avec un tel discours on se demande pourquoi élire des députés au parlement européen ?

    Nous, wallons, nous allons offrir une nouvelle flotte aérienne à la Flandre et, si par hasard, nous récoltons des miettes de ce contrat, cela signifiera notre ensevelissement dans le Plopsaland bénéluxien.

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  4. « Le climat et l’énergie devraient être à nouveau des compétences fédérales » (Le Vif 04/11/18)

    Avouez que cela devient plus qu’étrange cette manie chez les Flamands de réclamer « la refédéralisation de compétences » ?
    Ainsi donc un certain Delbeke, qui a quitté en début d’année son poste de directeur général en charge de l’action climatique à la Commission européenne, remet en question la politique climatique et énergétique belge dans une interview accordée à De Zondag.

    « Notre système politique manque de détermination, nous avons quatre ministres responsables de l’énergie », déplore-t-il.
    « Le transport est un élément sensible dans notre pays »et « Je ne vois pas de gestion cohérente. (…)

    « Je pense que notre pays n’ose pas prendre de grandes décisions et surtout n’ose pas les mettre en application. Nous avons quatre ministres qui sont compétents pour l’énergie.
    Que font-ils?
    Discuter de trop sur qui est responsable de quoi. Le climat et l’énergie devraient être à nouveau des compétences fédérales », recommande l’expert.

    M. Delbeke est actuellement un conseiller spécial de de l’ineffable Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, durant quelques mois encore.
    Ceci explique peut-être cela ; le Sieur Delbeke chercherait-il une place en politique ?
    Il devrait pourtant savoir que la Flandre ne souhaite pas revenir sur cette question.

    Ndlr: Il serait, par contre, plus intéressant de tout scinder afin de permettre à la Flandre d’harmoniser totalement sa politique en fonction des Pays-Bas et à la Wallonie d’enfin harmoniser sa politique en fonction de de la France. Ainsi, les vœux de M. Delbeke seraient exaucés mais il devrait se rendre compte que seules les Nations peuvent déterminer des politiques efficaces ce qui n’est ni le cas de la Belgique et encore moins de l’Union européenne .

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  5. Pourquoi la N-VA s’acharne-t-elle sur Charles Michel ? (Bertrand Henne – RTBF- 16/11/2018). Un Premier Ministre sous influence. (Philippe Walkowiak – RTBF – le 16/11/2018).

    Que de questions angoissées concernant Charles Michel, dénommé Premier ministre du Royaume de Belgique.

    Monsieur Gheude, en date du 13/10/2018, signa un article intitulé OUI, MONSIEUR MICHEL, ANTICIPONS !

    Ce faisant, il prenait au mot le Premier ministre qui avait souligné dans sa déclaration de politique générale, l’importance d’anticiper.
    Mais anticiper quoi ? Mais l’avenir bien sombre de la Wallonie, pardi !

    Pour Monsieur Gheude il s’agit d’anticiper face à une évolution qui fait de la Flandre une nation désireuse d’être maîtresse de son destin.

    Hélas, les politiques wallons demeurent fondamentalement des Belges portant œillères et Monsieur Michel, Premier ministre par le hasard électoral, se veut le parangon belgissime . Il le clame d’ailleurs partout où il peut apparaître aux côtés des grands de ce monde!

    Or « il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne ».

    Espère-t-il convaincre la Nation flamande du bien fondé de prôner et chanter les louanges du Royaume de Belgique par monts et par vaux ?
    Le « pôvre », il faut craindre qu’il déchante aussi vite que maître corbeau à la perte de son fromage. Oui, le patronat flamand apprécie la marque « Made in Belgium » mais sans plus et jusqu’à quand ? .

    Dans le cas du présent commentaire, il s’agit du « pacte de Marrakech sur les migrations » négocié sous l’égide de l’ONU qui doit être signé le 10 décembre prochain.
    De manière enthousiaste et irréfléchie, le Premier ministre s’ engage à le signer au nom de la « Belgique » mais le Vlaams Belang qui condamne ce processus onusien vient récemment de rafler des électeurs à NVA au point de doubler sa représentation (14 % au lieu de 7%).

    La réaction logique à ce déboire électoral ne se fait pas attendre. La N-VA décide donc de faire volte-face brutalement et de ne plus rien concéder à sa droite et tant pis pour le Premier Ministre qu’elle n’hésite pas à  » déshabiller  » en public et à lui faire ouvertement savoir que ce pacte est onbespreekbaar.

    Charles Michel, à l’ego meurtri, refuse de constater qu’il n’est en rien le Premier ministre du Royaume de Belgique mais seulement un simple faire valoir prisonnier de son principal « allié » flamand.

    Si en Belgique tous les chefs de gouvernement doivent composer, certains comme Jean-Luc Dehaene ou Guy Verhofstadt pouvaient imposer leur point de vue, parce qu’ils venaient de FLANDRE . Aujourd’hui, différence notoire, le fauteuil de Charles Michel ne représente que la résultante de forces qui composent sa coalition et il oublie, en bon belgicain, qu’il appartient à la minorité WALLONNE ! NUANCE CAPITALE!

    Charles Michel devra faire  » avec  » car la N-VA ne fonctionne qu’à travers ses seuls intérêts et ceux de Mère Flandre . Tant pis pour le Premier Ministre qu’elle a contribué à mettre en place et qui, comme tout bon Wallon, ne veut pas comprendre qu’il n’est qu’un otage appartenant à la minorité détestée et détestable.

    Espérons qu’aux élections prochaines, fédérale, régionale et européenne, la Flandre pousse enfin les Wallons dans leurs derniers retranchements et les provoque jusqu’au divorce. Alors, peut-être Charles Michel comprendra la vanité de ses rêves de « Premier belge».

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  6. VOILA DE L’ ANTICIPATION !

    Fin de l’obligation pour les Wallons de transiter par Brussel pour se rendre en France !

    Rejoindre Paris depuis la Wallonie en train, c’est à partir du 9 décembre.

    Mais pas à grande vitesse pour les chagrins belgicains. (Isabelle Palmitessa, 16 novembre 2018, RTBF)

    Les nouvelles lignes ferroviaires entre la Wallonie et Paris ont été inaugurées aujourd’hui, 16/11/2018, à Maubeuge, à la frontière française.
    Un coup d’envoi qui intervient trois ans après que le Thalys reliant la dorsale wallonne à Paris a été supprimé.
    Depuis, les voyageurs désireux de rallier Paris en train n’avaient qu’une seule possibilité : se rendre à Bruxelles pour prendre le train rapide.

    Face aux réclamations des usagers et du monde politique wallon, SNCB et SNCF ont donc trouvé une alternative : deux lignes ferroviaires classiques. L’une reliant Namur et Charleroi à Paris via Maubeuge, l’autre entre Mons et Paris via Aulnoye-Aimeries.

    La durée des trajets est forcément plus longue que celle que permettait le Thalys: 3h20 au départ depuis Namur, 2h50 depuis Charleroi, 2h30 depuis Mons. Dans un premier temps, les trajets impliqueront un changement de train mais on promet une ligne directe pour très bientôt.

    Quelle est la plus-value ?

    Outre les rancœurs des « belgifiés », la plus-value représente une victoire plus que symbolique pour les Wallons qui ne devront plus passer sous les fourches caudines de la NMBS ( lire : sncb) pour se rendre chez leurs frères et cousins de France. Le 16/11/2018 semble un petit détail mais, en réalité, il s’agit d’un grand événement concernant la « Séparation administrative » théorisée depuis 1912.

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