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Invitation

Paul Mélot continue  à arpenter la Wallonie pour répondre aux invitations d’associations qui veulent que la population wallonne se penche sérieusement sur l’avenir de la Wallonie.

Ce mardi 19 juin, à 20h., il sera à la Maison de la Laïcité de Visé, Rue des Béguines, 7  à 4600 Visé . Il y présentera son exposé-débat :

« Le devenir de la Wallonie: thriller ou réalité? » 

Invitation cordiale à toutes les citoyennes et citoyens qui ne veulent pas garder la tête dans le sable.

Vu de loin, tout paraît si léger

Par Paul Durieux

« La profession d’enseignant n’est pas un métier lourd, cela ne fait pas de doute. Même les métiers de policier, d’éboueur et d’infirmiers sont des cas limites. » C’est là la conclusion de Stijn Baert, professeur en économie du travail à l’Université de Gand. (Le Vif/L’Express)

Voici comment un professeur en économie du travail gantois considère les enseignant(e)s, les éboueurs, les policiers ou policières et les infirmières ou infirmiers.

Concernant les enseignants, nous invitons cet individu à s’imaginer ne fut-ce qu’un instant face à une classe surpeuplée de petits bouts  de maternelle à plus de 60 ans. Et que dire des enseignants du primaire, du secondaire, du technique et du professionnel dont les exigences du métier sont certes différentes, mais également  pénibles.

Ce triste sire a-t-il déjà manipulé ne fut-ce que durant une heure des poubelles ? Je voudrais le voir condamné à s’occuper des ordures de ses concitoyens au-delà de ses 60 ans.

A l’heure où des policières viennent de payer de leur vie les incuries des pouvoirs judiciaires et des services de renseignement belges, nous tombons dans l’immonde, dans la provocation, dans l’irrespect le plus total.

Et que dire des infirmières et des infirmiers dont la profession est des plus nobles et pénibles avec de plus en plus de tâches à assumer dont certaines étaient autrefois dévolues aux médecins et se trouvant de plus en plus confrontées à une population arrogante, violente, exigeante.

Que pense M. Bacquelaine, ministre fédéral des pensions, des déclarations d’une bassesse ignoble de ce professeur d’université ?

Pendant ce temps-là, en France, un ministre de l’éducation nationale cherche des mesures qui rendraient aux enseignants leur dignité et les moyens d’assurer leurs tâches dans de bonnes conditions, conscient que l’avenir d’une société passe en priorité par un enseignement de qualité.

Pouvons-nous dire qu’il en soit de même en Communauté française Wallonie-Bruxelles avec le pacte dit d’excellence ?  Il suffit d’en parler avec des enseignants, ces femmes et hommes de terrain, pour y apporter une réponse négative.

De l’argent pour la marine hollando-flamande

Par Valmy

Le gouvernement n’a pas encore osé désigner le nouveau chasseur-bombardier qu’il vient d’approuver l’achat de deux nouvelles frégates et six navires de lutte contre les mines de nouvelle génération attendus à partir de 2027.

Un marché d’environ un milliard d’euros à mener en coopération avec La Haye. « Le remplacement de nos frégates assure l’avenir de la Marine belge (sic) et une meilleure protection des voies d’accès maritimes importantes pour les économies belge (sic) et européenne », a affirmé le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA).

Ce programme fait partie de deux projets de remplacement menés en coopération avec les Pays-Bas, l’un pour remplacer les actuels navires de lutte contre les mines, sous la houlette de la Belgique et celui du remplacement des frégates, confié aux Néerlandais.

Chacun des deux pays a prévu d’acquérir deux frégates, pour un coût d’environ un milliard d’euros et six navires de lutte contre les mines de nouvelle génération, pour un montant identique. Le remplacement des frégates soutient notre ambition d’être un partenaire fiable au sein de l’Otan. « Notre pays coopère avec la marine néerlandaise depuis des décennies et cette coopération est unique dans notre environnement international. La construction en commun d’un même type de navire conduit également à des avantages opérationnels, financiers et en matière de gestion et consolide la coopération belgo-néerlandaise entre les deux marines », a conclu M. Vandeput.

Et pour les Wallons, la même chose également avec en prime l’achat des F35 américains, l’avion préféré des Néerlandais !

Merci, Charles Premier !

A signaler à notre actuel Régent du BW (plus que Premier ministre) que le rapprochement des Néerlandais méridionaux de Flandre et des Néerlandais septentrionaux ne concerne pas vraiment la Wallonie. Et que la défense des ports de Zeebrugge, d’Antwerpen, de Rotterdam et d’Amsterdam importe beaucoup plus à l’Allemagne (relire 14/18 et 40/45) qu’aux Wallons.

Par contre la Wallonie, appartenant au bassin mosan, se branche incontestablement sur la France et son réseau fluvial tant sur le plan intérieur que dans un contexte international. Par la Sambre et la Meuse, la Wallonie connecte Dunkerque et Le Havre au Rhin, au Main et au Danube jusqu’à la Mer Noire (oh combien stratégique !).

Par la Meuse, la Wallonie se nourrit de la France depuis l’époque gallo-romaine à nos jours par le recours au transport fluvial. Aujourd’hui, à nouveau, de plus en plus de marchandises sont livrées par voie d’eau. Pour pallier la très mauvaise volonté du chemin de fer belge ainsi que l’engorgement du réseau routier du royaume, la voie fluviale présente également une solution au développement du transport en commun de passagers (les coches d’eau comme dénommé jadis). Elle permettrait de relier de nombreuses localités situées le long de la Sambre et de la Meuse abandonnées à leur sort et les désenclaver. De nombreux pays à travers le monde utilisent ce moyen de transport à grande échelle. Imaginez une liaison rapide Namur- Dinant-Givet- Charleville-Mézières par la Meuse au nez et à la barbe des francophobes qui bloquent les liaisons ferroviaires vers la France ?

A ce sujet, les décideurs wallons trouveraient de l’intérêt à lire le « Renouveau du transport fluvial et dynamiques métropolitaines » par Elsa Paffoni (publié sur Google). Cette thèse de doctorat ouvre des perspectives plus qu’encourageantes; au point que la Région Ile-de-France va annoncer un appel à projets pour relancer le transport fluvial sur les cours d’eau franciliens.

En effet, le transport fluvial de passagers (transport en commun comme touristique) connaît un essor qui ne se dément pas. mais le développement des croisières avec hébergement, témoigne aussi de la recherche d’innovation et de diversification des activités de tourisme fluvial dans toutes les régions françaises. Pourquoi pas en Wallonie aussi ?

Si d’importants investissements ont déjà été consentis en Wallonie dans le domaine du transport fluvial (nouvelles grandes écluses à grand gabarit ) destinés à faire passer des convois poussés, il ne semble pas que la réflexion soit axée sur la diversification des moyens de transports sous l’actuelle tutelle du puissant « lobby » hollando-flamand des camions et des autocars.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le Danube fut un des principaux axes de transport du pétrole roumain, alors la principale source d’approvisionnement allemand, vers les usines du Reich. Durant l’été 1944, la Royal Air Force y largua plus de 1 500 mines… Ce minage interrompit presque entièrement le trafic sur le fleuve.

En foi de quoi, si les Néerlandais méridionaux de Flandre et les Néerlandais septentrionaux œuvrent à la protection de leurs ports de mer avec l’apport de l’argent des Wallons, le gouvernement wallon se trouve en droit de s’inquiéter si la Zeemacht et la Koninklijke Marine se penchent sur la question de la défense des fleuves de Wallonie. Le terrorisme peut être nautique et donc conduire à des opérations de combats en milieu fluvial sans oublier la guerre des mines fluviales en cas de conflit international. Par contre, la France y réfléchit sérieusement et les généraux wallons feraient bien de lire le « Renouveau de la doctrine fluviale dans les armées du XXIe siècle » par Bertrand Lemonnier ( publié sur Google).

Postface : Avec 2.000.000.000 € exclusivement pour la Zeemacht divisés par 140.000.000 € (le prix d’un Rafale exporté à l’Inde), les Wallons pourraient obtenir un bon d’achat pour quatorze Rafales. Comme un escadron de chasse français compte une vingtaine de machines (24), réparties en général en trois escadrilles, il resterait au Belgium à financer dix Rafales supplémentaires soit 1.400.000.000 € afin de permettre à la base de Florennes d’entrer par la grande porte dans le système de défense aérien français.

Ainsi, la Wallonie, tout comme la Flandre, demeurerait un partenaire fiable au sein de l’OTAN tout en coopérant avec l’Armée de l’Air française, ce qui serait unique dans notre environnement international.

La construction en commun d’un même type d’avion conduirait également à des avantages opérationnels, financiers, en matière de gestion et consoliderait la coopération wallo-française.

Invitation à une enquête

Le Professeur André Krouwel invite à une recherche universitaire sur la situation politique en France

Il invite les citoyens à se rendre sur l’application de «La Boussole présidentielle» et à accepter de participer à de futures recherches universitaires en  laissant votre adresse mail. Il espère ainsi que vous prendrez le temps de répondre à des questions sur la situation politique en France pour une enquête qu’il mène et qui est accessible en cliquant sur le lien ci-dessous.
 
Répondre aux questions de cette enquête ne vous prendra que 18 minutes. Vos données personnelles ne seront pas conservées et toute information que vous  fournirez demeurera strictement confidentielle.
 
Si vous acceptez de répondre à quelques questions, merci de cliquer ce lien pour participer à l’enquête.

Ou copier et coller l’adresse URL ci-dessous dans votre navigateur Internet :  https://vuass.eu.qualtrics. com/jfe/form/SV_ 6nZCvQa74gWAbeB?Q_DL= 1S8D3z4Sc4LJQEJ_ 6nZCvQa74gWAbeB_MLRP_ cCkhCv0VmTjmKdT&Q_CHL=email

Avec le Dr Thomas Vitiello, il  vous remercie par avance de votre participation à l’enquête.
 
Les Dr. Thomas Vitiello, Sciences Po Paris et Prof. André Krouwel, Vrije Universiteit Amsterdam sont les Fondateurs de La Boussole présidentielle. 

Ce type d’enquête ne peut qu’intéresser les membres et sympathisants de l’Alliance Wallonie France, mais aussi tout citoyen wallon et au-delà tout citoyen fidèle à notre site  soucieux de la situation politique française.

Cette invitation demande à être partagée.  Nous nous permettons dès lors de vous demander de la faire suivre à tous vos contacts. Merci d’avance.

Paul DURIEUX,

Président de l’Alliance Wallonie France

Barbecue et Citoyenneté

Par la radio et la télévision nous connaissons tous Devos et Lemmens, marque de sauces bien de chez nous. Les messages publicitaires de cette marque donnent la parole à deux bruxellois bien sympathiques et fêtards, Devos et…Lemmens.

L’humour bien bruxellois, les jeux de mots un peu lourds et l’autodérision sont la règle dans ces messages et je suis persuadé qu’ils contribuent à doper les ventes de la marque, ce qui est la moindre des choses lorsqu’on investit en publicité.

Cependant, le message actuel a quelque chose qui me choque.

Il dit ceci:  » le barbecue rallume la flamme citoyenne. »

Je trouve que c’est faire bien peu de cas de la citoyenneté que de la confondre avec la convivialité d’un bon barbecue entre amis.

Il y a dans la citoyenneté une notion de responsabilité vis-à-vis de la collectivité.

A mon humble avis, mélanger citoyenneté et mayonnaise est inopportun.

Marcel Dehalu

Elever l’Institut Jules Destrée à un rang politique ?

Mais Bon Dieu, pourquoi les Wallons la joue-t-il toujours en mode mineur alors que les Flamands se mettent en valeur ? 

Rubens, Bruegel, van Eyck… Ces nouveaux ambassadeurs flamands, la fine fleur de la peinture flamande enrôlée pour trois ans sous la bannière d’une Flandre avide de se faire connaître au monde entier.

« Pas le temps de souffler. Le centenaire de la Grande Guerre achève de se commémorer que déjà la Flandre remonte au front. Après ses champs de bataille de 14-18, pleins feux sur les génies de sa peinture d’antan, à leur tour mobilisés sous les couleurs jaune et noire.

« L’affiche en jette. Pierre Paul Rubens superstar en 2018; Pieter Bruegel l’Ancien à l’honneur en 2019; Jan van Eyck célébré en 2020. La crème de l’art flamand du XVe  au XVIIe siècle, l’orgueil de toute une région, est de sortie à dater de fin mai. Une triple occasion était à saisir : la réouverture, à Anvers, d’un Musée royal des beaux-arts remis à neuf et voué à être le phare de la politique muséale flamande; le 450e anniversaire du décès de Bruegel l’Ancien en 1569; enfin le retour en grande pompe dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand du célébrissime Agneau mystique restauré. » (Pierre Havaux Journaliste, 21/05/18, Vif)

Et quid du voisin wallon ? Au balcon (aujourd’hui c’est le Doudou…) !

D’accord, pour 1918, Charleroi et Liège se préparent mais qu’en est-il d’un battage médiatique wallon comparé à celui de la Flandre et, comme de bien entendu, du Belgium récupérateur ?

Oui ! Mais magnifier le sacrifice des troupes de forteresses de Liège et de Namur qui permirent à la France de mener les contre-attaques en Wallonie comme à Charleroi et à Dinant éclairerait la turpitude du Régime belge qui décida d’ouvrir les « écluses pour permettre la marée allemande vers la France » sacrifiant d’autant plus la Wallonie au profit d’Antwerpen et des ports de la « Vlaamse kust » . On sait ce qui advint !

Sinon, comme toujours « inconsciente » de ses trésors admirés à l’étranger sous une autre identité, la Wallonie ne revendique pas ses artistes « ambassadeurs » comme la Flandre ose les glorifier à son avantage touristique, économique et politique.

Or, depuis la Lettre au roi de Jules Destrée (août 1912) qui ose encore ignorer que les Flamands, par l’entremise du Belgium, « (…) nous ont pris nos artistes. Le maître pathétique de Tournai, Roger de le Pasture, l’un des plus grands artistes du XVe siècle, est incorporé parmi les Flamands sous le nom de Vander Weyden. L’art flamand brille d’un éclat radieux. L’art wallon est ignoré. »

Où cache-t-on Robert Campin (Tournai) qui eut comme élève Roger de la Pasture (Tournai), toujours connu sous le nom de Van der Weyden lors de son installation à Brussel ou Joachim Patenier (Dinant) qui fit carrière à Antwerpen ou Henri Blès (Bouvignes) ayant également fait carrière à Antwerpen sous le patronyme de « Herri met de Bles » ?

A l’étranger et même en France (triste !), les artistes wallons sont catalogués flamands (ethniquement) par une confusion de langage due aux Italiens et aux Espagnols de l’époque alors qu’ils se classent seulement dans une école que l’on peut certes appeler flamande (pourquoi pas ?). Il ne s’agit pas, en matière d’art, de nier l’existence d’une Ecole flamande mais de clairement signaler les Wallons qui en firent partie à l’instar du mouvement artistique Cobra (graphie CoBrA) ou l’Internationale des artistes expérimentaux (IAE).

Qui au gouvernement wallon va s’atteler à rectifier l’imposture belgo-flamande et à « rapatrier » nos artistes ? Il ne s’agit pas, bien entendu, de rapatrier des œuvres, sauf celles détenues par les musées « fédéraux » belges, mais de rendre aux Wallons la paternité de leur patrimoine artistique, de leur patrimoine intellectuel.

Surtout, inutile de s’adresser à la Communauté française dont l’adjectif trompeur ne sert qu’à ignorer la Wallonie au profit du Belgium !

Ne deviendrait-il pas temps d’élever l’Institut Jules Destrée à un rang politique qui lui permettrait d’intervenir efficacement en Belgique comme à l’étranger, en tant qu’agence gouvernementale indépendante, à la reconnaissance de la Wallonie dans tous les domaines et à effacer les scories belges (certainement dans l’enseignement de la Communauté française …) issues d’un passé plus que révolu ?
Rien n’interdit à nos gouvernants wallons de voter un décret en ce sens puisque la matière appartient à leurs compétences.

Valmy

La Belgique bientôt privatisée?

Par Saumane

Toute personne sérieuse ne peut considérer la Belgique actuelle comme étant une nation. Au mieux, c’est un Etat fédéral dont l’appellation est contestée par des personnalités flamandes de plus en plus nombreuses. Pour eux, c’est un Etat confédéral. Si nous considérons que tous les transferts de compétences des différentes réformes de l’état sont toutes allées dans le même sens (transferts du fédéral vers les régions ou communautés), nous ne pouvons que leur donner raison. De ce point de vue, Yves Leterme (CD&V) était un précurseur lorsqu’il déclarait : « le fédéralisme belge est un échec, il faut passer au confédéralisme ».

Et voici que même cette nouvelle appellation d’origine  contrôlée par la Flandre serait sur le point d’être dépassée. Une Belgique complètement privatisée serait une S.P.R.L., une S.A., voire une A.S.B.L. 🙂 , où l’Etat ne jouerait plus qu’un rôle purement régulateur, régulé bien sûr par Mère Flandre qui s’y connaît quand il s’agit de travailler à son développement économique.

Lisez plutôt ce qui suit !

La Belgique bientôt privatisée ?

Débats Première – Publié le mercredi 16 mai 2018 sur le site de la RTBF

Depuis les années 80, la Belgique vit au rythme des privatisations. C’est un mouvement de fond, l’Etat délègue de plus en plus de missions au privé. La RTT, la SABENA, la CGER, le Crédit Communal et puis une série innombrable de bâtiments, de missions de l’Etat ont été confiées au privé. Et le pouvoir régalien commence aussi à être touché. Récemment, le gouvernement fédéral a ainsi confié la surveillance de certaines bases militaires au groupe G4S. Le mouvement ne semble pas s’arrêter. A droite et au centre droit, on en appelle en Flandre à l’efficacité, au pragmatisme. A gauche, mais aussi chez nombre de libéraux sociaux, on dénonce une idéologie néolibérale.

Qu’est-ce qui explique et justifie au fond ces privatisations ? Jusqu’où peuvent-elles aller ? L’Etat actionnaire est-il voué à disparaître pour devenir un Etat purement régulateur ?

ET si c’était une solution subtile pour régionaliser totalement le Belgium en douceur sans passer par la « case parlement » ? La politique du fait accompli donne souvent de bons résultats en ce pays « surréaliste » qui, rappelons-le, fut créé de cette façon !

Conférence-débat de Paul Mélot (6)

Après Wavreille,  Barvaux , Verviers, Liège (Ste Walburge), après Maison de la Culture, Centre d’action laïque, Vigne Philosophe ou Centre culturel laïc, notre ami Paul  Mélot continue à offrir sa conférence-débat à toutes les associations qui lui font l’honneur de l’inviter.

Ce soir, mercredi 16 mai 2018 à 19.30, il sera au Centre culturel laïc de Trooz, 3, Rue de la Fenderie à 4870 Trooz (0472 515 554).

De conférence en conférence, Paul Mélot a le souci de peaufiner le contenu du thème qui lui tient à coeur : « l’avenir de la Wallonie ».

Ne possédant pas l’affiche qui concerne la conférence-débat de ce jour, nous nous sommes permis de reprendre celle de Verviers  car le canevas de la conférence et le texte qui accompagne l’affiche restent d’actualité.

Souhaitons plein succès à une conférence-débat qui sort des sentiers battus.

Un an de macronisme : à vous de juger !

En guise de préambule : actualité de l’assemblée nationale (577 élus).

Macron, on l’aime, on l’adore ou on ne l’aime pas, on le déteste… Il ne laisse pas indifférent. Il a révolutionné la politique française et installé un pouvoir vertical rarement atteint en s’appuyant durant cette première année de pouvoir sur une majorité LREM solide.

Toutefois, un nombre appréciable de ces députés commencent à faire entendre leur voix discordante sur plusieurs sujets au point d’envisager la constitution d’un groupe parlementaire distinct. (Pour rappel, il faut 15 députés pour former un groupe parlementaire.)

Plusieurs fidèles parmi les fidèles avaient été choisis pour recadrer les « perturbateurs ». Nous pouvons affirmer que leur action a limité pour l’instant la casse, mais n’a pas réussi totalement dans son œuvre. Toutefois, le Président de la République qui avait 309 députés à sa disposition garde une majorité confortable.

De l’aveu même de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a gagné le 1er round.

« La France insoumise » de Mélenchon (17 élus) est la force d’opposition qui a une cohérence, un programme, une dynamique, mais là aussi un Ruffin commence à faire entendre sa différence.

La Droite de Wauquiez (98 élus) n’en finit pas de chercher sa voie, de donner de la consistance, du contenu et un positionnement au parti « Les Républicains ».

Le P.S. se retrouve dans « la Nouvelle Gauche » (27 élus) qui comme la Droite est aussi à la recherche de sa voie, de son positionnement et de sa construction (ou reconstruction).

Le groupe U.D.I., Agir et indépendants, « Les Constructifs » (centre et droite qui ne se reconnaît pas dans la droite « décomplexée » de Wauquiez (47 élus), le mouvement démocrate et apparentés (35 élus) votent les projets de loi à la carte selon qu’ils y adhèrent ou non.

La gauche démocrate et républicaine (16 élus) a réussi grâce à ses 16 élus à fonder un groupe parlementaire.

Le F.N. (ou ex-F.N. ?) avec ses 8 élus passe le plus clair de son temps à essayer de construire un groupe parlementaire avec certains des 20 élus non-inscrits.

Notons que pouvoir constituer un groupe est important (droit à avoir des présidences de commission ainsi que l’accès à des dotations publiques).

L’A.W.F., mouvement citoyen pluraliste a parmi ses membres des sensibilités qui recouvrent l’ensemble de l’échiquier politique français (à l’exception notable du F.N. qui ne répond pas à l’article 1er de nos statuts). Nous sommes un espace de discussions riche.

Il appartiendra quand on demandera au Wallon de voter pour les présidentielles et les législatives de choisir son parti, son candidat ou de s’abstenir.

 Nous n’avons pas voulu escamoter le débat concernant un an de macronisme, mais nous donner le temps de la réflexion et du débat interne. L’article paru dans le « Le Vif- L’Express » nous a paru bien structuré. Aussi nous proposons-vous de lire ce qui suit :

Article publié dans le magazine Le Vif/L’Express du 03/05/18

Par Corinne Lhaïk

Faire. J’assume. Transformation. Cordée. Ces mots du Président français incarnent le style et l’action de sa première année à l’Elysée.

FAIRE

L’ambition

Le président français adore ce verbe, au point de l’avoir prononcé 3 068 fois en un peu plus d’un an. C’est « faire » qu’il préfère, après « France » (3 215 fois), selon le site « Le poids des mots du président », de Paris Match. Porte-parole de l’Elysée et ancien journaliste, Bruno Roger-Petit raconte : « Quand je suis arrivé à l’Elysée, le président m’a dit : « Tes confrères se trompent, je n’aime pas la politique, je n’aime que l’action politique. » » Les macronistes sont unanimes : le président « fait » pour rattraper les renoncements du passé. En mai 2017, le nouvel élu confie au syndicaliste Jean-Claude Mailly, alors secrétaire général de Force ouvrière, qu’il veut « tout faire en deux ans ». Richard Ferrand, le président du groupe REM à l’Assemblée nationale, en est convaincu : « Quand l’ensemble sera mis en oeuvre, les Français auront plus d’emploi, de santé, d’école. » D’ici là, Emmanuel Macron compte sur l’action pour lui servir de paravent. « Macron est un doer ( traduction: un homme qui agit), c’est son principal airbag par rapport aux critiques : « il fait, avec détermination », souligne Philippe Grangeon, membre du bureau exécutif de la République en marche et proche du chef de l’Etat. Si le président ne reste pas inerte, où va-t-il ? C’est une autre question. Moralisation de la vie publique, réforme du marché du travail, de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de la fiscalité du capital, des institutions, de l’école, du bac, de l’orientation des lycéens, des prisons, des hôpitaux, des règles de l’asile et de l’immigration, de la fonction publique, de la SNCF, la France est devenue un vaste chantier.

Le risque

C’est celui du tournis et, in fine, de l’incompréhension. Si la politique a lassé les Français faute de résultats, la seule recherche de l’efficacité ne suffit pas. Que manque-t-il ? « La pédagogie, oui bien sûr, affirme ce député REM, et, comme tout le monde, je fais ma génuflexion en disant qu’elle est nécessaire, mais donner des explications, c’est solliciter la rationalité alors que les Français ont besoin d’empathie. » Pour l’heure, le président n’a pas trouvé la réponse à ces électeurs qui le jugent lointain et arrogant. Le risque, c’est aussi l’essoufflement. Si Macron fait tout en deux ans, à quoi emploiera-t-il le reste de son quinquennat ? Pourtant, quatre sujets importants sont à l’agenda : la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale pour financer la dépendance, aux côtés de la maladie, la vieillesse, la famille et les accidents du travail ; la refonte du système de retraites pour qu’il soit égalitaire et lisible ; la réforme de la fiscalité locale ; et, surtout, celle de la dépense publique, condition essentielle de la transformation.

J’ASSUME

L’ambition

Par ce mot, le chef de l’Etat français se défend face aux contestations. « J’assume totalement les gestes fiscaux faits sur l’Impôt de solidarité sur la fortune. » « J’assume la hausse de la Contribution sociale généralisée pour les retraités. »  » J’assume ces choix », dit le président à propos de la gestion des hôpitaux. Ce terme s’accorde bien avec le verbe faire et avec la rupture que Macron entend incarner. « La plupart des gouvernants trouvent toutes sortes de justifications pour se disculper : c’est l’Europe, c’est la crise, ce n’est jamais de leur responsabilité », affirme Bruno Roger-Petit. Mathieu Laine, directeur du cabinet du conseil Altermind, poursuit : « Son « j’assume » est conforme au contrat démocratique « j’ai été élu donc je fais ». Il n’y a pas d’arrogance, le président signifie que c’est lui qui sera jugé par l’histoire. »

Les inquiétudes et les mécontentements sont entendus, vous promet-on, mais n’entament pas les convictions présidentielles. Le « j’assume » est aussi un choix politique. Bien sûr, Emmanuel Macron songe à un second mandat et il lui arrive de l’évoquer en privé. « Mais il accepte le risque de conflictualité, automatique quand on transforme. Il n’agit pas avec l’horloge de la prochaine présidentielle et a la lucidité de savoir que, même s’il obtient des résultats, il peut ne pas être réélu. Regardez Schröder en Allemagne », affirme Philippe Grangeon.

Le risque

Le mot peut claquer comme un déni d’écoute, de compréhension, comme une forme de mépris technocratique, ceux qui savent écrasant les « ignorants ». A l’Elysée, Ismaël Emelien comprend le danger : le conseiller spécial du président passe ses journées le nez dans les sondages à analyser l’opinion. Il lui arrive de réfléchir out of the box, comme disent les macronistes, par exemple, de proposer au président d’aller présenter ses vœux le 1er janvier à midi, en descendant dans la rue. Si cette idée n’a pas été retenue, son offensive contre un gouvernement des « sachants » a été prise au sérieux. Le chef de l’Etat ne renonce pas au « j’assume », mais ne parle plus de « réparer ». C’est le garagiste qui répare, il soulève le capot, plonge dans le moteur, et vous, vous n’y comprenez rien, vous explique-t-on à l’Elysée. Désormais, on « réconcilie ». De même que l’on ne se contente plus de « libérer et protéger ». On « unit », également.

« J’assume » souligne aussi une contradiction entre la verticalité du pouvoir selon Macron et ses promesses d’horizontalité durant la campagne. Macron juge les syndicats trop faibles et trop divisés pour mener les réformes qu’il souhaite. Mais la distance entretenue avec les corps intermédiaires est-elle une condition de l’efficacité ? Ou l’amorce d’une rupture avec cette société civile dont le président a besoin pour réussir ?

TRANSFORMATION

L’ambition

Oubliez les réformes, un vocable qui écorche les oreilles, rappelle de mauvais souvenirs et un cortège d’adjectifs fâcheux : « inachevées », « amputées », ou pire, « libérales ». La transformation, c’est bien autre chose que de repeindre la carrosserie. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, revendique cette radicalité : « Jusqu’à présent, chaque nouveau problème donnait naissance à une nouvelle dépense et, l’année d’après, à un nouvel impôt pour combler les déficits. » Désormais, l’inspiration des politiques publiques tient en un mot, très ambitieux : l’émancipation. « La principale inégalité, c’est la prédestination des gens en raison de leur origine sociale et de leur parcours, estime Philippe Grangeon. Nous aurons réussi si, dans cinq ans, nous avons permis une mise en mouvement collective pour que les destins individuels puissent se réaliser. « 

Voilà pour l’objectif. La méthode, c’est un autre proche, Jean-Marc Borello, président du Groupe SOS, qui la décrit : « La règle est simple et respectée, on réfléchit, on ouvre un dossier, on fait le travail à fond, on le ferme et on passe à autre chose. Rien ni personne n’empêcheront le président d’aller jusqu’au bout. » La détermination affichée est la nourriture de la transformation. Sur ce chapitre, les macronistes sont imbattables.

Le risque

Le premier, c’est celui de la transition. « Nous l’avions anticipé : l’élection s’éloigne et les résultats concrets ne viendront que plus tard, analyse Gilles Le Gendre, vice-président du groupe REM à l’Assemblée. Notre politique ne consiste pas à redistribuer de l’argent à tout-va, mais à nous attaquer aux défauts de fond du modèle français. C’est plus difficile, mais plus efficace. Il nous faut aller vite pour que les bénéfices adviennent sans tarder. Et être très clairs sur les responsabilités : les fonctionnaires, les cheminots, les infirmières, etc., ne sont pas coupables de la situation actuelle ; mieux, ils ont tout à gagner à sa transformation. »

Le second et principal risque, c’est celui de la déception, un écart trop important entre les prétentions du début et la réalisation finale. Il est déjà arrivé à Emmanuel Macron de rogner les promesses de départ. Comme avec l’assurance- chômage, certes étendue aux démissionnaires, mais avec des restrictions. Ou avec les ordonnances sur le droit du travail qui donnent plus de pouvoir de négociation aux branches professionnelles que prévu durant la campagne. Toutefois, l’essentiel est ailleurs : dans cette refondation de la dépense collective, donc des politiques publiques. Elle doit dégager des économies et respecter la promesse de transformation. Un Comité action publique (CAP 22) va remettre son rapport dans quelques semaines. Il suscite beaucoup d’attentes et de doutes : combien d’exercices de ce genre l’ont précédé sans résultats ? Si la méthode dure devait aboutir à des réformes molles, le chef de l’Etat aura perdu sur les deux tableaux : il aura fait peur aux Français, sans changer vraiment leur vie.

CORDEE

L’ambition

Interrogé par TF1 et LCI, le 15 octobre 2017, le chef de l’Etat affirme : « Je veux qu’on célèbre (les) réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui s’effondre. » En quelques mots sont exposées sa conception de l’économie et celle de la société : tout le monde est lié, les riches ne peuvent pas s’exonérer de leurs responsabilités, les pauvres ne doivent pas rêver d’affaiblir les riches.

Cordée, c’était juste la trouvaille d’une soirée, mais le mot devient l’auberge espagnole du macronisme. A chacun sa définition. Pour Mathieu Laine, « Emmanuel Macron exprime la conviction que si l’on ne libère pas la pression fiscale, on ne va pas libérer l’embauche et l’investissement. C’est une pédagogie libérale bienvenue ». Benjamin Griveaux insiste sur ces premiers de cordée qui ne sont pas forcément des riches et des patrons. « Ce sont aussi des personnes qui n’acceptent pas l’assignation à résidence pour eux et les autres. »

Le risque

C’est d’établir une hiérarchie implicite entre ceux « qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien », selon une autre expression très controversée du président (le 2 juillet 2017, lors de l’inauguration de la Station F campus de start-up à Paris). « On peut donner l’impression que l’on fait exclusivement une politique pour les premiers », reconnaît un ministre. Pour le moment, l’arithmétique est implacable : les plus riches profitent davantage des baisses d’impôts que les plus modestes. Et le président a du mal à faire comprendre ce qu’il propose : que les plus aisés, financièrement ou culturellement, s’investissent pour la collectivité ; que la transformation en route va bénéficier aux plus faibles. Un député de la majorité affirme : « Ce mot de cordée, je le trouve pauvre, je préfère le « libérer et protéger », qui incarne le dépassement absolu du dilemme entre plus d’Etat ou plus de marché. Il faut plus des deux. » C’est le challenge.

Compte rendu partiel de l’A.G.O. de l’A.W.F. du samedi 28 avril. (1)

Compte rendu partiel de l’ A.G.O. de l’A.W.F. du samedi 28 avril. (1)

En guise de préambule :

Le thème abordé par l’assemblée peut se résumer en 3 mots : « Précéder le prévisible »

Le prévisible, c’est la victoire collective des partis flamands (N-VA, CD&V, Open-VLD) lors des élections fédérales de 2019. Ils auront bien servi  les intérêts de la Flandre pendant cette législature et préparé la suite, cette 7ème réforme de l’état qui touchera le cœur de la sécurité sociale et la fin progressive des transferts financiers  Nord-Sud.

Il importe dès lors à nos responsables politiques wallons, mais aussi bruxellois de précéder non pas demain, mais aujourd’hui ce prévisible afin d’aller aux futures négociations en demandeurs, avec des exigences propres à réussir ce virage à 180 ° pour leur Région respective.

Le déroulement de l’assemblée :

  1. A l’entrée de la salle mosane, Franca donne en cadeau à chaque participant la nouvelle brochure de l’ A.W.F. riche de 10 textes abordant les sujets suivants :

 – Une Wallonie autonome et intégrée à la France, un projet de statuts à la disposition des Wallons

–  Les Etats aussi sont mortels

– Devenir de la Wallonie : thriller ou réalité

– La Wallonie peut gagner

– Une patience ardente

– Pourquoi le France accueillerait-elle en son sein une Wallonie aux finances obérées ?

– Esprit des Lumières et nation française

– La langue française est un patrimoine

– Quel monde voulons-nous ? L’écologie est un humanisme

– Prévoir le prévisible

(Elle y joint le nouveau signet de l’Alliance,  carte de visite de notre mouvement citoyen)

N.B. : vous pouvez vous procurer cette brochure en versant 3 € pour frais d’envoi au n° BE260682244993129 de l’ A.W.F.  avec  en communication :  B +votre  adresse postale

2. Accueil – remerciements – mise à l’honneur

Le président, Paul Durieux, ouvre la séance en accueillant les participant(e)s  qui nous ont rejoints au Palais des Congrès de Liège

Il remercie  M.Pierre Hazette, sénateur honoraire et ancien ministre de l’enseignement secondaire, M. Pierre-Yves Jeholet , vice-premier ministre du gouvernement wallon et M. Pierre-Yves Dermagne, chef de groupe P.S. au Parlement wallon d’avoir répondu à notre invitation.

Il tient également à remercier les organisateurs de l’ A.G. ainsi que des membres ou administrateurs qui ont en 2017 mené à bien des organisations d’ampleur :

  1. Marcel Dehalu, initiateur du vote et sondage des citoyens de la Province de Liège lors des deux tours de l’élection présidentielle française  et les membres qui en sillonnant les marchés ont permis le succès de l’opération (plus de 1600 votes pour le 1er tour et plus de 2000 pour le second)
  2. Paul Mélot qui a pris l’initiative de proposer à de multiples associations de sensibilité politique ou philosophique différentes une conférence-débat intitulée « l’avenir de la Wallonie : thriller ou réalité ». (Devant le succès, ces conférences-débat continueront en 2018)

Le président remercie  les 50 membres du groupe de parrainage toujours prêts à nous aider ainsi que les membres du B.E. (Adrien Lhomme, Paul Mélot, Georges Régibeau, Renée Decroisson) et du C.G. (Henriette Havelange, Alain Balsat, Louis Cartilier, Georges-Henry Simonis, Louis Nisse, Michel Pieret, Jacques Rogissart) pour leur engagement et leur travail.

Il remercie en outre Franca Tau et Louis Cartilier d’avoir assuré la logistique de cette matinée.

Il termine en remerciant chaleureusement nos relais français Cédric Chopin (Hauts de France), Léon Wintgens (Hérault) et bien sûr Jacques Lenain (Paris) pour leur inlassable contribution au rayonnement de notre projet.

L’ A.W.F. honore ensuite un membre, André DUMONT, qui  jeune adulte de 19 ans, a vécu le Congrès national wallon de 1945. Il a tenu à être présent à notre A.G. Notre trésorière Renée Decroisson lui offre un cadeau tout droit sorti des cristalleries du Val-St-Lambert en témoignage de notre reconnaissance pour l’ensemble de sa vie de militant réunioniste.

Le président rappelle que l’A.W.F. est l’héritière des participants à ce Congrès qui votèrent à bulletin secret la motion demandant la réunion de la Wallonie à la France. Il rappelle que cette motion obtint la majorité relative des votes de plus de 1000 participants qui représentaient toutes les forces vives de l’époque.

Il termine en soulignant l’article 1er de nos statuts qui reprend nos principes directeurs :

1.1  L’A.W.F. est un mouvement de citoyens, et non un parti politique.

1.2  Elle est un mouvement républicain, laïc, démocratique et social qui rassemble autour d’un même projet, les sensibilités réunionistes présentes dans la société wallonne

1.3 Son but est l’intégration de la Wallonie selon un projet qui permettra d’emporter l’adhésion d’une majorité de citoyennes et citoyens wallons.

1.4 L’ A.W.F. adhère aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité tels qu’énoncés dans les Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen

3.   Les discours

Le président sortant donne la parole à Georges Régibeau qui préside notre A.G.O. Après quelques mots qui rappellent les questions que nous nous posons  (Précéder le prévisible ? La Wallonie au secours de la Communauté française ? Comment faire ? Et après ?), le président de séance donne la parole aux orateurs.

Pierre-Yves Dermagne puis Pierre-Yves Jeholet nous livrent de remarquables discours  sans langue de bois. Au-delà de divergences bien compréhensibles, ils se rejoignent sur l’essentiel. Nous aurons l’occasion de vous livrer bientôt  le contenu de leur intervention.

Ensuite, dans un superbe et brillant  discours, Georges Régibeau  porte la parole de l’Alliance Wallonie France.  L’intégralité de ce discours particulièrement complet a été publié sur ce site dès le dimanche 29 avril.

 4.   Le débat

 Sont intervenus dans le débat 5 participants. Nous y reviendrons bientôt sur ce site en complément des discours de Ms Dermagne et Jeholet.

 5. Le vote

 En accord avec nos statuts, les membres présents en règle de cotisation votent pour l’élection du président et des membres du Conseil Général (11 candidats).

 Paul Durieux est réélu président à l’unanimité moins une abstention. Les 11 candidats au conseil général, organe directeur de l’ A.W.F., sont élus administrateurs de notre mouvement citoyen. Il s’agit de (par ordre alphabétique) de :                 

Balsat Alain, Cartilier Louis, Decroisson Renée,  Dumont Patrick, Durieux Paul, Havelange Henriette, Lhomme Adrien,  Mélot Paul, Nisse Louis, Pieret Michel, Rogissart Jacques

Cette année, nous avons innové avec l’instauration d’une boutique (limonadier, porte-clés, stylos à bille, drapeaux et cocardes artisanales confectionnées par Monique Wesmael, mais aussi avec la mise en vente de l’ autobiographie écrite par M. Pierre Hazette qui a eu l’amabilité de faire cadeau à l’A.W.F. d’une quinzaine d’ exemplaires de son livre.                                                        

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