Vu de loin, tout paraît si léger

Par Paul Durieux

« La profession d’enseignant n’est pas un métier lourd, cela ne fait pas de doute. Même les métiers de policier, d’éboueur et d’infirmiers sont des cas limites. » C’est là la conclusion de Stijn Baert, professeur en économie du travail à l’Université de Gand. (Le Vif/L’Express)

Voici comment un professeur en économie du travail gantois considère les enseignant(e)s, les éboueurs, les policiers ou policières et les infirmières ou infirmiers.

Concernant les enseignants, nous invitons cet individu à s’imaginer ne fut-ce qu’un instant face à une classe surpeuplée de petits bouts  de maternelle à plus de 60 ans. Et que dire des enseignants du primaire, du secondaire, du technique et du professionnel dont les exigences du métier sont certes différentes, mais également  pénibles.

Ce triste sire a-t-il déjà manipulé ne fut-ce que durant une heure des poubelles ? Je voudrais le voir condamné à s’occuper des ordures de ses concitoyens au-delà de ses 60 ans.

A l’heure où des policières viennent de payer de leur vie les incuries des pouvoirs judiciaires et des services de renseignement belges, nous tombons dans l’immonde, dans la provocation, dans l’irrespect le plus total.

Et que dire des infirmières et des infirmiers dont la profession est des plus nobles et pénibles avec de plus en plus de tâches à assumer dont certaines étaient autrefois dévolues aux médecins et se trouvant de plus en plus confrontées à une population arrogante, violente, exigeante.

Que pense M. Bacquelaine, ministre fédéral des pensions, des déclarations d’une bassesse ignoble de ce professeur d’université ?

Pendant ce temps-là, en France, un ministre de l’éducation nationale cherche des mesures qui rendraient aux enseignants leur dignité et les moyens d’assurer leurs tâches dans de bonnes conditions, conscient que l’avenir d’une société passe en priorité par un enseignement de qualité.

Pouvons-nous dire qu’il en soit de même en Communauté française Wallonie-Bruxelles avec le pacte dit d’excellence ?  Il suffit d’en parler avec des enseignants, ces femmes et hommes de terrain, pour y apporter une réponse négative.

2 réflexions sur « Vu de loin, tout paraît si léger »

  1. Tout à fait d’accord avec votre analyse, monsieur Durieux, d’autant qu’un professeur d’université ne supporte d’autre charge que sa personne et son ego. En plus, rien ne l’oblige à enseigner, il lui suffit de pérorer et aux étudiants de s’en sortir.
    Pour le reste, la charge s’applique sur le dos des assistants, sortes d’esclaves auxquels le système universitaire fait miroiter un emploi fixe et mieux rémunéré à terme…
    La Communauté française Wallonie-Bruxelles sorte d’héritière difforme de l’ex Education nationale ne sert qu’à conforter institutionnellement le Belgium et à ralentir la déliquescence du brol belgeois. Heureusement, elle est impécunieuse et n’a plus vraiment les moyens de sa politique.
    La Wallonie pourrait y mettre fin en réclamant, par exemple, la régionalisation du Service Traitements ( comme on l’appelait à l’époque) ? Ce serait le commencement de la fin.

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  2. Un parfait représentant de la Flandre arrogante et haneuse. Ses
    congénèress hurtent dans les stades CACAS wallons et dire que
    des purs flamingants sont populares en Wallonie masos ces Wallons ?.

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