Le cancer des Belges, c’est la Belgique elle-même !

Par Jules Gheude, essayiste politique (1)

Selon Thierry Fiorilli, le rédacteur en chef du « Vif », la N-VA est le cancer des Belges.

Je lui propose ici de revenir à la source même des choses, c’est-à-dire en 1830, lorsque le Royaume indépendant de Belgique vit le jour.

Naissance douloureuse, au forceps, issue de la volonté des grandes puissances de l’époque, notamment l’Angleterre, afin de se prémunir contre la France. Quinze ans après la défaite de Waterloo, le spectre de Napoléon rôdait toujours…

Avant 1830, nos populations n’avaient jamais été soudées par un quelconque sentiment national. Ballotées d’un régime étranger à un autre (Duché de Bourgogne, Espagne, Autriche, France, Pays-Bas), elles n’eurent jamais voix au chapitre. Comme l’écrit Marguerite Yourcenar dans « L’Œuvre au noir » : Les princes s’arrachent les pays comme des ivrognes à la terrasse se disputent les plats.

Il faut également rappeler ici le statut particulier de la Principauté de Liège, qui perdurera jusqu’à 1794, et qui contrariait la théorie de la prédestination belge, chère à Henri Pirenne.

On connaît la fascination que ce dernier éprouvait pour les ducs de Bourgogne, mais il dut toutefois reconnaître qu’ils n’ont pas eu d’idéal national ; ils n’ont agi que pour la grandeur de leur maison. Leur politique s’explique exclusivement par leurs intérêts dynastiques.

Son collègue Godefroid Kurth, quant à lui, considérait le catholicisme comme le fil conducteur de notre histoire. Mais un élément de taille venait contredire son raisonnement : l’évolution de la Flandre sous la tutelle espagnole.

La Flandre se compose alors du comté de Flandre et du duché de Brabant, tous deux largement acquis à réforme calviniste. Il s’agit donc, pour le très catholique roi d’Espagne Philippe II, de ramener ces hérétiques à la raison. La reconquista sera d’une extrême cruauté. Elle s’achèvera en 1582, avec la destruction d’Anvers, tandis que les provinces du Nord, sous la conduite de Guillaume le Taciturne, se libèrent du joug espagnol pour constituer les Provinces-Unies, préfiguration des Pays-Bas actuels. Grâce à la traduction de la Bible par les pasteurs, le néerlandais deviendra vite une langue pure et châtiée.

En Flandre, le catholicisme sera réimposé par la violence. Ici, pas question de traduction de la Bible. La population ne connaît que les dialectes.

Il est clair que sans le fanatisme de Philippe II, la Flandre n’aurait pas été coupée de son élément naturel, les Pays-Bas, dont Anvers aurait pu être la capitale.

Ce drame vécu par la Flandre au XVIe siècle, Verdi le relate fort bien dans son opéra « Don Carlos.

Mais revenons à 1830. Le Royaume indépendant de Belgique voit le jour en dehors de toute volonté populaire. Le Congrès National Belge est élu par à peine 2% de la population, ceux qui pouvaient payer le cens. Quant au choix du souverain, il nous sera imposé par Londres.

On se souvient de l’interview accordée par l’ex-Premier ministre Yves Leterme au journal français « Libération » en 2006 et dans laquelle il qualifie la Belgique d’accident de l’histoire. Peut-on lui donner tort ?

Talleyrand, dont on connaît les talents de diplomate, ne croyait pas aux chances de viabilité de ce nouveau royaume. En 1832, il déclara à la princesse de Lievin : Les Belges, ils ne dureront pas. Tenez, ce n’est pas une nation. Deux cents protocoles n’en feront jamais une nation ; cette Belgique ne sera jamais un pays ; cela ne peut tenir.

En fait, dès le départ, la Belgique sera atteinte d’un cancer. Et la N-VA, créée en… 2001, n’y est strictement pour rien.

Comment, en effet, un tel Etat pouvait-il connaître une évolution sereine, lorsqu’on lit cette lettre adressée par Charles Rogier à Jean Raikem : Les premiers principes d’une bonne administration sont basés sur l’emploi exclusif d’une langue et il est évident que la seule langue des Belges doit être le français. Pour arriver à ce résultat, il est nécessaire que toutes les fonctions civiles et militaires soient confiées à des Wallons et Luxembourgeois. De cette manière, les Flamands, privés temporairement des avantages attachés à ces emplois, seront contraints d’apprendre le français, et l’on détruira ainsi peu à peu l’élément germanique en Belgique.

Un génocide linguistique, donc. C’est précisément pour le contrecarrer qu’un Mouvement flamand  va se constituer assez vite. De nature culturelle au départ, il finira  par acquérir une dimension sociale et politique.

La grande majorité des francophones ignore aujourd’hui à quel point ce mouvement a dû lutter pour arracher les premières lois linguistiques et faire en sorte que la Flandre puisse se faire entendre dans l’hémicycle politique. Au début du XXe siècle, le cardinal Mercier parlait toujours de l’unité belge, cimentée par l’emploi de la langue française. A ses yeux, le flamand n’était que la langue des servantes et des valets.

Tout cela laissera bien évidemment des traces durables et contribuera à engendrer un fort sentiment national flamand. Pauvre Henri Pirenne, contraint, en 1930, de quitter l’Université de Gand, suite à la flamandisation de l’institution !

Persuadée que l’occupant allemand serait compréhensif à l’égard de ses revendications, le Mouvement flamand se mit à son service. La libération rapide des prisonniers de guerre flamands, dès le 6 juin 1940, fut douloureusement ressentie par les francophones.

Durant près de 130 ans,  la Wallonie s’était révélée étonnamment prospère. Composé en 1900, le « Chant des Wallons » exprime bien le dynamisme économique que connaissait la région : Au premier rang brille son industrie.

Mais le visage belge se mit subitement à changer, au bénéfice de la Flandre. L’économiste Michel Quévit explique : En Wallonie, les aides de l’Etat sont destinées à affronter les problèmes soulevés par le désinvestissement du privé qui se désintéresse  des secteurs traditionnels : rationalisation de l’outil industriel vieilli, avec pour conséquence les fermetures d’entreprises, et, pour effet collatéral, le gonflement du chômage régional. Dans le même temps, en Flandre, les aides servent à des investissements dans des secteurs inducteurs de croissance économique, créateurs d’emplois, d’innovation, de diversification et de développement des activités et cela dans toutes les provinces flamandes à cette époque.

Après des décennies de luttes pour trouver sa juste place sur l’échiquier politique belge, la Flandre avait ainsi fini par renverser la vapeur et  se rendre maître du jeu économique. La N-VA n’existait toujours pas, mais l’Etat-CVP veillait aux intérêts du Nord.

Avec la fixation définitive de la frontière linguistique, en 1962, la Flandre était devenue un Etat dans l’Etat et n’aspirait plus qu’à l’autonomie culturelle pour constituer une véritable nation : un peuple, un territoire, une langue.

Ce sera chose faite avec la révision de la Constitution de 1970, qui, outre les conseils culturels, consacra l’existence des régions wallonne, flamande et bruxelloise.

La Flandre s’empressa de concrétiser le premier volet, mais, opposée à la mise sur pied d’une région bruxelloise à part entière, elle fit tout pour freiner l’application du second. La régionalisation définitive pour la Wallonie et la Flandre n’intervint qu’en 1980. Bruxelles dut patienter jusqu’en 1989. Pour qu’elle devienne région à part entière, les francophones sacrifièrent José Happart et sa cause fouronnaise.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le fossé n’avait cessé de se creuser entre le Nord et le Sud. La Question royale, la guerre scolaire, la Grande Grève de 60-61, la fixation de la frontière linguistique avaient révélé des oppositions très nettes entre Flamands et Wallons. Sans parler de l’affaire du « Walen buiten » à l’Université de Louvain en 1968, qui engendra la scission du Parti social-chrétien en deux ailes linguistiques distinctes et amena les responsables politiques à entreprendre enfin la réforme de l’Etat.

Dès 1961, le syndicaliste liégeois André Renard avait prôné l’instauration du fédéralisme et exigé des réformes de structures. Mais l’action de son Mouvement Populaire Wallon rencontra l’opposition du Parti socialiste qui n’entendait pas renoncer à son organisation unitaire.

En 1974, le ministre de la Réforme des Institutions François Perin mit sur pied la régionalisation préparatoire, que les socialistes, alors dans l’opposition, s’empressèrent de boycotter. Ce n’est qu’en 1976 que le PSB se scinda à son tour – le Parti libéral l’avait fait en 1972 – et que les socialistes francophones présentèrent un projet de régionalisation définitive, lequel, comme je l’ai rappelé, ne se concrétisa qu’en 1980 au seul profit de la Flandre et de la Wallonie.

Soucieuse d’encadrer fortement sa minorité bruxelloise, la Flandre opta dès le départ pour la fusion Région-Communauté. Du côté francophone, les libéraux-réformateurs souhaitaient faire de même, mais ils se heurtèrent au veto du parti socialiste, qui craignait de voir son pouvoir se diluer et préférait garder la mainmise sur la Wallonie.

Depuis 1980, cela fait 38 ans ! la Région wallonne dispose donc d’outils propres pour assurer sa politique, et ces outils n’ont cessé de s’amplifier au fil des diverses réformes de l’Etat. L’argument consistant à porter la responsabilité sur l’Etat belge ne peut dès lors plus être retenu.

De 1980 à 2017, la ministre-présidence de la Région wallonne fut confiée, à deux exceptions près (le libéral André Damseaux en 1982 et le social-chrétien Melchior Wathelet de 1985 à 1988), au PS. Difficile, dans ces conditions, de nier l’influence déterminante que ce parti a pu avoir sur la gestion des affaires.

Et l’honnêteté nous oblige à reconnaître que cette gestion est loin d’avoir été concluante. Fin 2015, Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée, le reconnaissait lui-même : La Wallonie n’a toujours pas décollé. La part de son industrie dans le PIB ne représente plus que 14,2%.

Le fossé entre la Flandre et la Wallonie est béant. Si le chômage wallon commence à baisser légèrement, il représente toujours plus du double de celui de la Flandre. Entre 1983 et 2015, le taux de chômage flamand a été réduit de moitié, passant de 10,7 à 5,2%. Les exportations flamandes ont connu en 2016 une hausse de 10,6%, avec un montant de 205,7 milliards d’euros, contre 42,6 milliards pour la Wallonie.

Et le député CD&V Hendrik Bogaert d’exprimer son incompréhension : Les Wallons ne peuvent tout de même pas invoquer éternellement la fermeture des charbonnages, intervenue il y a plus d’un demi-siècle.

Dès le début des années 1990, le ministre-président flamand démocrate-chrétien Luc Van den Brande proposa de passer au confédéralisme, une idée qui fut adoptée en 1999 par le Parlement flamand. La N-VA n’existait toujours pas !

Il est clair que la Flandre n’entend plus se montrer financièrement solidaire d’une région qui, à ses yeux, est mal gérée et ne fournit pas les efforts nécessaires. En 2002, c’est le ministre-président flamand libéral Patrick Dewael qui déclarait : Chaque Flamand paie 815 euros pour son compatriote du Sud. Soit huit fois plus qu’un citoyen ouest-allemand débourse pour son voisin est-allemand. Amis wallons, attention !

Quant à l’actuel président du CD&V Wouter Beke, voici ce qu’il lâchait en 2007 : Nous voulons une véritable confédération où chacun  pourra agir comme il l’entend. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance.

On le voit, la fibre nationaliste dépasse largement les limites de la seule N-VA !

Thierry Firolli voue Bart De Wever aux gémonies. Mais, comme le précisait François Perin dans son interview-testament  en 2011 : D’étape en étape, le Mouvement flamand a gagné sur toute la ligne. Il a gagné de devenir une nation. (…) Bart De Wever est dans la ligne et, logiquement, il dit « Nous voulons un Etat flamand indépendant ».

On peut certes ne pas partager le point de vue de Bart De Wever. Mais on ne peut lui reprocher d’être inconstant. L’ancien président du PS Guy Spitaels l’avait d’ailleurs lui-même reconnu : Il n’est pas « toursiveux », il dit clairement et brutalement ce qu’il veut. Je préfère cela aux « raminagrobis » qui disent « mais non, cela ne fera pas mal ». Ce De Wever ne me déplaît pas du tout !

Si la coalition Michel parvient à tenir – rien n’est moins sûr… -, les prochaines élections législatives et régionales auront lieu dans un an. Les derniers sondages indiquent qu’une coalition de gauche pourrait voir le jour en Wallonie. PS, PTB et Ecolo sont, en effet, crédités ensemble de 51,3% d’intentions de vote.

De quoi encourager Bart De Wever à mettre le projet confédéraliste sur la table des négociations. Car, avec 32,4% d’intentions de vote, la N-VA reste de loin la première force politique du pays.

Depuis 1830, le cancer n’a cessé de ronger la Belgique. Il pourrait connaître sous peu sa phase ultime. Talleyrand l’avait prédit dès 1830. Et Bart De Wever n’a vu le jour qu’en 1970…

(1) Derniers livres parus : « François Perin – Biographie », Editions Le Cri, 2015, et « Un Testament wallon – Les vérités dangereuses », Mon Petit Editeur, 2016.

12 réflexions sur « Le cancer des Belges, c’est la Belgique elle-même ! »

  1. Thierry Firolli voue Bart De Wever aux gémonies. Il n’est pas le seul puisqu’il cogite ( à perte) comme ses confrères et consœurs de la presse « francophone » bruxello-belge. Tous connaissent les causes du cancer belge mais tous doivent écrire n’importe quoi pour garder leur gagne-pain et surtout endormir les bons peuples bruxellois et wallon de ce royaume, en fait un royaume « allemand ».
    « Allemand » parce qu’au fond les nationalistes de Flandre ne se reconnaissent pas en leurs souverains pas plus que les Wallons sauf peut-être les lectrices wallonnes de certains hebdomadaires vantant les altesses en tous genres.
    Guy Spitaels l’avait d’ailleurs lui-même reconnu : Il n’est pas « toursiveux », il dit clairement et brutalement ce qu’il veut. En fait, De Wever est l’homme par qui le « scandale arrive » !
    Balance ton Belge !

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  2. Trop c’est trop, Jules Gheude travalle pour la Flandre Il ne cesse de
    justifier la politique agressive flamingante. Oui le personnel politque
    francophone est d’une exceptonnelle médocrité et est vautré dans
    une belgtude rétrograde. Mais cela ne justifie pas des critiques
    comme celles adressées de manère posthume à Charles Rogier
    Ce dernier avait vu juste. Pour que la Belgique soit viable il
    fallait franciser la Flandre. Sans écoles sans universités le flamand
    aurait disparu et la Belgique serat francaise, En quelque sorte
    c’etait suivre la politique des Rois de France qui ont éradiqué
    les patois flamands lors de la récuperation d’une partie du
    Comté de Flandre. Et sans la catastrophe de 1814 les Flamands
    seraient francais depuis deux siécles.

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  3. Ce que décrit Mr Gheude est en dessous de la réalité. La Flandre non seulement met en place le confédéralisme mais de plus elle colonise la Wallonie. Car la Flandre qui a besoin de territoire ne veut pas d’une séparation territoriale. Elle a besoin des territoires wallons. Alors, la Belgie est-elle sauvée ? Non ! Car la Flandre veut tout à la fois, la séparation des finances, de la sécurité sociale bref de tout ce qui fait un état. Mais en même temps, la Flandre veut se faire la Wallonie comme colonie. Et en prime, la Flandre avance dans son union avec la Hollande. Alors, il y a ces médias et presse bruxelloise, qui nous endorment en nous focalisant sur la NVA, le petits méchants flamands qui peut-être pourrait réveiller les Wallons et les pousser vers la France. Ce serait alors un catastrophe pour le tout Bruxelles, de la capitale de la Belgique qui ne serait la capitale de plus rien grand chose. Bref les Wallons doivent se sacrifier pour sauver Bxl. Osons un autre avenir !

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    1. Alors, la Belgie est-elle sauvée ? Non ! Car la Flandre veut tout à la fois, la séparation des finances, de la sécurité sociale bref de tout ce qui fait un état.
      ici, Monsieur Roland, vous pointez LA BOMBE ATOMIQUE ! Sauf un atout (un joker) que nos roublards de politiciens wallons (tous partis confondus) pourraient sortir de la manche: le Benelux !
      Tout mais pas la France.
      Que des politiciens wallons appliquent le LOS VAN FRANKRIJK ne m’étonnerait pas.
      A quoi certains ne s’abaisseraient-ils pas pour un titre de « Ministre » ? Les Wallons sont gouvernés par des  » lilliputiens  » qui paniquent à l’idée de devoir un jour siéger chez les  » géants  » du palais Bourbon.

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  4. L’évolution du cancer belgo-belge ou le carnaval des métastases. Comme au théâtre !

    Acte un , scène un : Maggie De Block ne veut plus de la fragmentation de la politique de santé: « Quand on réalise qu’une idiotie a été faite, on doit pouvoir la réparer » Publié le 09 juin 2018 à 13h31 |

    Acte un , scène deux : Pour le ministre-président flamand Geert Bourgeois, « De Block pose le bon diagnostic mais ne propose pas le bon remède ».

    Acte un, scène trois : M. Bourgeois a déjà critiqué la fragmentation des soins de santé, mais estime que c’est aux entités fédérées de prendre le commandement, car étant plus proches des citoyens elles peuvent amener le remède le plus approprié.

    Acte trois , scène un: Wouter Beke exclut toute refédéralisation de la Santé Belga Publié le samedi 09 juin 2018 à 17h19
    Après le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA), le président des chrétiens démocrates flamands Wouter Beke s’est aussi opposé samedi au plaidoyer de la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open-Vld) pour refédéraliser cette compétence.

    Acte trois, scène deux : D’une refédéralisation, il ne peut être question », a commenté M. Beke dans un message sur Facebook.
    (…) »Lors de la sixième réforme de l’Etat, les entités fédérées ont reçu de nouvelles compétences. (…) « Le passé nous a montrés qu’une politique fédérale unifiée n’était pas une réponse. D’une refédéralisation, il ne peut donc être question. »

    Acte trois, scène trois : Pour Wouter Beke, la sixième réforme de l’Etat n’est d’ailleurs pas la dernière. « D’autres suivront, de nouveaux pas en matière de soins de santé devront être posés », avance-t-il

    Acte quatre : Theo Francken réagit avec optimisme malgré un sondage où la N-VA est en baisse RTBF Publié le samedi 09 juin 2018 à 17h59 (…) Interrogé par la RTBF, Theo Francken est optimiste : « Je suis encore le plus populaire en Flandre et j’ai la quatrième place en Wallonie, c’est la plus haute place que je n’ai jamais eue. » (…)

    Acte cinq et finale : Geen commentaar: en Flandre, le français se perd en douce
    Libre Belgique. VINCENT ROCOUR Publié le dimanche 10 juin 2018 à 12h13 – Mis à jour le dimanche 10 juin 2018 à 12h14

    Acte cinq, scène un : (…)L’une des causes avancées (…), c’est le niveau de français des enseignants eux-mêmes. (…)Le cercle est devenu vicieux : les écoles normales en Flandre se plaignent désormais de la faiblesse du niveau de français des étudiants qui s’inscrivent chaque année.

    Acte cinq, scène deux :(…) Le français est un épouvantail dans les écoles normales : c’est l’un des cours où les échecs sont très nombreux. Relever encore l’exigence provoquera des ravages parmi les élèves.

    Acte cinq, scène finale : Décidément, la question des langues n’a jamais été simple à résoudre en Belgique. Evidemment, cette question est insoluble !

    Conclusion logique : Qui peut encore parler d’une Belgique unifiable et de concitoyenneté entre Flamands et Wallons?

    Relisez Renan « Une nation est une âme, un principe spirituel, c’est la conception française contractuelle de la nation, basée sur la volonté d’une population de former une nation, par opposition à une conception allemande prônée par Johann Fichte fondée sur la culture, la langue, la religion comme la race.
    Certains penseront que la conception par Renan de la nation comme un principe spirituel n’est pas exempte d’une dimension raciale. Le « plébiscite de tous les jours » défendu par Renan « ne concernent que ceux qui ont un passé commun, c’est-à-dire ceux qui ont les mêmes racines » Et les racines wallonnes sont françaises puisqu’elles s’alimentent au bassin mosan depuis la nuit des temps !
    Les Flamands comme les Wallons n’ont jamais eu les mêmes racines et n’ont jamais eu de passé commun en mille ans !
    Alors, ce n’est pas l’intermède de 14/18 qui puisse redonner du souffle quand 40/45 dévoila la profondeur du gouffre par la défection des régiments flamands..

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  5. Les politiciens wallons s’accrochent tous sans exception à des mandats de députés et de Ministre. Tous sans exception ne veulent pas du rattachement de la Wallonie à la France à la France, car la plupart savent que cela serait fini les postes de Ministre, de députés. La France a déjà suffisamment de politiques dans la Région Haut de France (Nord-Pas de Calais). Fini les mandats pour les élus Wallons, que feront les Di Rupo, Milquet, Lutgen, Michel, Maingain etc… Eux, qui n’ont fait à ce jour que de la politique. Cela fait longtemps que je dis que l’objectif de la Flandre est de coloniser la Wallonie, car elle a besoin d’élargir son territoire. Pour ma part, j’ai sauté le pas, j’ai quitté la Wallonie pour m’installer en France et je ne regrette pas mon choix.

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    1. @Aline

      bonjour. Une Wallonie française, donc région de France (la région Wallonie) avec ses départements (Luxembourg, Namur, Liège, Hainaut et Brabant Wallon), pourrait toujours être dirigée par nos « chers politiciens wallons », non??? Et puis certains « cadors » auraient peut-être les épaules assez larges pour briguer des postes plus importants au niveau national en France (Gouvernement). Donc l’idée qu’ils perdraient tous leurs petits privilèges pour argumenter le fait de ne pas rejoindre la France, serait une simple excuse bidon. J’pense pas que le gouvernement français ferait gouverner la région par des autres français venus d’ailleurs. Surtout dans un système prôné par M. Lenain d’intégration-autonomie où des spécificités wallonnes seraient toujours d’application!
      Sinon, ça fait combien de temps que vous êtes en France???
      Merci pour votre réponse…

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      1. Samuel.
        Je suis française cher Monsieur. J’ai 48 ans, et j’ai vécu 38 ans en France avant de venir travailler 10 ans en Wallonie à Louvain la Neuve. Je travaille pour une firme suédoise. Au départ, je voulais rester en Belgique, mais, finalement le mal de mon pays à fait que j’ai franchis le pas, et fait marche arrière pour retourner définitivement en France.
        La France est mon pays, et je la connais par coeur, contrairement à la Belgique dont je ne connais absolument rien, malgré mes 10 ans passés à Louvain la Neuve. En toute sincérité, je ne pense pas que vos politiciens Wallons (MR, PS, Ecolo, CDH,) ont réellement le souhait que la Wallonie soit rattachée à la France. Ils s’accrochent comme une moule au rocher pour ne pas couler. En attendant, les flamands continueront la colonisation de la Wallonie avec la bénédiction des politiques Wallons. Dommage, car la Wallonie aurait tellement à y gagner de rejoindre la France.

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  6. Navré si la case est mal choisie mais cet article lu sur le site de Daardaar vaut son pesant d’or:

    La Francophonie, une illusion romantique dangereuse et dépassée ?

    6 juin 2018 | Auteur : Luckas Vander Taelen | Temps de lecture : 3 minutes / Journal De Tijd .

    La semaine dernière, la commission des Relations internationales du Parlement de la Communauté française a approuvé une résolution pour le moins remarquable qui pourrait mener à une polémique au niveau fédéral.

    Les vénérables députés du Parlement de la Communauté française, rebaptisée unilatéralement Fédération Wallonie-Bruxelles au mépris total de la Constitution, estiment qu’il est temps d’organiser un sommet international de la francophonie à Bruxelles. La Belgique, tout comme la Communauté française, sont membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une institution réunissant des pays dont le français est soit la langue de la majorité de la population, soit celle d’une importante minorité.

    L’OIF compte 54 membres de plein droit, dont des pays aussi peu probables que l’Albanie, la Moldavie ou le Vanuatu, ainsi qu’une trentaine de membres associés et observateurs. Dernièrement, même l’Arabie saoudite a introduit une demande d’assister aux assemblées de l’Organisation.

    L’espoir fait vivre

    Les pays membres de l’OIF rassemblent au total 900 millions de citoyens. Parmi ceux-ci, seuls 274 millions sont francophones. Au siècle dernier, le français a fortement régressé comme langue universelle. En effet, les anglophones natifs ont beau n’être que 360 millions, il y a quand même un milliard et demi de personnes qui utilisent l’anglais quotidiennement sur toute la planète. Mais l’espoir fait vivre : grâce à la croissance démographique, le nombre de francophones devrait atteindre un milliard en 2065, d’après l’OIF. Aussi, pour de nombreux francophones, le Brexit offre au français une chance unique de devenir la première langue de l’Union européenne.

    La Communauté française paie chaque année, de ses propres deniers, une participation considérable au budget de l’institution, qui a besoin de 85 millions d’euros pour financer entre autres sa présidente, dix directeurs, huit agences régionales et quatre représentants permanents. Il faut savoir que ce montant n’inclut pas le prix de l’organisation des sommets biennaux, qui est supporté par le pays hôte.

    Partage des frais avec le fédéral … et la N-VA ?

    Il y a trois ans, le FDF (désormais DéFI) avait insisté pour que la Belgique se porte candidate, mais l’idée avait été rejetée pour des raisons budgétaires. C’est maintenant au tour du MR de proposer l’organisation de ce sommet à Bruxelles. Du côté des parlementaires francophones, on trouve l’idée excellente. Mais vu que la Fédération manque de moyens, le PS et le cdH ont fait voter un amendement qui exige que l’État fédéral partage les frais.

    Je suis curieux de voir comment la N-VA réagira à cette idée lancée par son partenaire de coalition libéral. Le MR a en effet défendu sans complexe l’organisation du sommet comme un excellent moyen de « promouvoir Bruxelles en tant que ville francophone ». Il est manifestement toujours difficile, pour les politiques francophones, d’admettre que Bruxelles est devenue une mosaïque linguistique représentant 180 nationalités et dont plus de 60 pour cent des ménages ne parlent aucune des deux langues nationales. Le français a perdu son statut d’il y a cinquante ans, lorsque la francisation était encore possible. La mondialisation a réduit le français à une lingua franca dans notre capitale.

    Nationalistes obtus

    De nombreux dirigeants francophones continuent à appréhender la capitale de ce pays en version française. Cette tendance est souvent due à leur propre monolinguisme. Lorsqu’on ne regarde que des chaînes de télévision françaises, où les films sont encore doublés, on n’apprécie pas la valeur du multilinguisme. Et les politiques francophones sont très peu nombreux à avoir accepté que Bruxelles soit constitutionnellement une capitale bilingue. Quand il s’agit de défendre sa propre langue, ils sont les premiers à jouer les nationalistes obtus, chose qu’ils aiment tant à reprocher aux Flamands. Comme le disait l’écrivain flamingant Prudens van Duyse, la langue est tout le peuple. Surtout la langue française.

    Considérer que la langue est un moyen de lier terres et peuples et de transmettre des valeurs universelles, ce n’est qu’une illusion romantique dangereuse qui témoigne d’un sentiment de supériorité dépassé vis-à-vis des autres langues et cultures. La Communauté française de notre pays serait bien plus inspirée de consacrer son argent à la propagation du multilinguisme. Le problème, c’est que cela demande un soupçon de sagesse et de remise en question personnelle.

    Alors, Brussel un mirage qui coûte la  » peau des f….. » aux Wallons pour RIEN !

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  7. A Monieur Valmy
    Cher Monsieur
    Les Francophones Wallons ou ayant en commun la langue francaise
    n’ont aucun intérèt a se distancer les uns des autres au contraire
    La Francophonie fut l’oeuvre du President Habib Bourguiba et
    du Présidemt Senghor. Dans deux ans un sommet de la francophonie
    se tiendra a Tunis pour célébrer le cinquantieme anniversaire de
    l’oif. Il ya deux ans le Forum mondial de la langue francaise s’estt
    tenu à Liège
    Pourquoi vos critiques incessantes de la communaute francaise ?
    En quoi la Wallonie coupée du reste du monde francophone
    serait-elle plus forte
    Par ailleurs votre soumission á l’anglicisation est inadmisible
    pour tout Francophone- Contraitement a ce que vous affirmez
    l’OIF a toujours plaidé pour le multilinguisme mais refusé l’anglais
    langue unique, Cette position est celle d’autres pays de langue
    latine. Non il n’y a pas plus d’un milliard de locuteurs anglais
    L’Espagnol est apres le Mandarin et l’Hindoui la troisieme langue
    mondiale avec 550 millions de locuteurs.
    Oui le Parlement de la communauté francaise a raison de demander
    l’organisation d’un sommet de la Francophomie a Bruxelles.
    Que cela ne plaise pas á la Flandre cela va de soi. Tout comme
    la Flandre ne se réjouit pas de l’ouverture a Bruxelles d’un
    Centre Pompidou bis a savoir le projet Kanal
    Tout ce qui renforce la francité devrait nous unir au lieu de nous
    diviser.
    Quant a la langue francaise en Flandre sachez que la ministre
    flamande a signé un accord avec l’ab¡mbassadrice de France
    pour renforcer l’enseigmement du Francais en Flandre
    Bien a vous
    Marcel FRYNS

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    1. Monsieur Fryns,
      Avant de s’occuper d’elle-même la Wallonie s’occupa des francophones de Flandre; mal lui prit. Par la suite, elle s’occupa de Bruxelles; mal lui en prit. Malheureusement pour les Wallons, des hommes politiques de Wallonie plus belgicains que wallons créèrent une monstre institutionnel, la Communauté française (Communauté Wallonie-Bruxelles) sans en avoir les moyens financiers et surtout sans avoir osé profiter de l’époque durant laquelle l’agglomération bruxelloise présentait une majorité homogène de langue française qui lui aurait permis de l’annexer. Mais les partis wallons comme bruxellois jouaient et jouent encore la carte de la Belgique éternelle. Aujourd’hui, c’est raté ! Grand merci au hypocrites du FDF. C’est un ancien de la Madeleine qui se permet de le crier bien fort !
      Si la Wallonie veut se sauver, elle doit égoïstement se tourner vars la France. Puis, avec la France se tourner vers Bruxelles afin que cette agglomération se décide à choisir sa destinée: avec ou sans les Pays-Bas méridionaux ( la Flandre si vous préférez).

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  8. Ca fait déjà un moment que vous aviez émis l’idée de rapporter des manifestations ou projets communs transfrontaliers (belgo-français) ou des jumelages, ou coopération, etc… alors je vous transmet ceci (ne sachant pas où le mettre d’autre):

    https://www.tvlux.be/video/sport/moteur/une-balade-franco-belge-a-la-decouverte-quot-des-quot-ardennes_29364.html (trouvé sur la chaîne locale TV-Lux).

    Sinon, j’espère qu’on en est à la phase terminale de ce cancer et que la mort ou l’euthanasie de ce pseudo Etat, se fera en mai-juin 2019, après les élections…Et qu’enfin ce « bye-bye Belgium » devienne un vrai reportage réel!!!

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