Quand MR et PS sont sur la même ligne

Personne n’ignore que je ne suis pas un sympathisant du MR. Toutefois, je suis totalement d’accord avec  le ministre wallon Crucke dans l’interview qu’il accorde à « La Libre » ce 10.06.18

1/ Il faut régionaliser l’enseignement : la communauté française est en « faillite », virtuelle aujourd’hui, réelle en 2025.

2/ Le  pacte d’excellence ne va rien résoudre, au contraire; il va diminuer la maîtrise des savoirs et creuser les inégalités.

3/ Il faut faire davantage confiance aux enseignants  et donc les consulter avant de mettre en œuvre cette réforme catastrophique.

Jules Jasselette,  Echevin  de l’instruction honoraire à la ville de Liège.

Interview du ministre wallon Jean-Luc Crucke

Une majorité avec le PS pourrait servir vos desseins régionalistes ?

Il y a des régionalistes dans tous les partis. Moi, je ne suis contre personne, mais à un moment donné, il faut dire les choses. Les provinces sont superflues, il faut le dire. La Fédération Wallonie-Bruxelles ne permet pas de travailler de manière cohérente avec la Wallonie. Nous devons avoir tous les leviers de l’enseignement et de la formation. Et je ne crois pas que le pacte d’excellence va résoudre quoi que ce soit.

S’ils arrivent à le faire aboutir ?

Je ne suis pas certain. Ce dont nous avons besoin, c’est de faire confiance aux enseignants. Je vis avec une enseignante et ils en ont leur claque de cette manière de faire réforme sur réforme. Il faut faire confiance au corps enseignant.

Invitation

Paul Mélot continue  à arpenter la Wallonie pour répondre aux invitations d’associations qui veulent que la population wallonne se penche sérieusement sur l’avenir de la Wallonie.

Ce mardi 19 juin, à 20h., il sera à la Maison de la Laïcité de Visé, Rue des Béguines, 7  à 4600 Visé . Il y présentera son exposé-débat :

« Le devenir de la Wallonie: thriller ou réalité? » 

Invitation cordiale à toutes les citoyennes et citoyens qui ne veulent pas garder la tête dans le sable.

Le cancer des Belges, c’est la Belgique elle-même !

Par Jules Gheude, essayiste politique (1)

Selon Thierry Fiorilli, le rédacteur en chef du « Vif », la N-VA est le cancer des Belges.

Je lui propose ici de revenir à la source même des choses, c’est-à-dire en 1830, lorsque le Royaume indépendant de Belgique vit le jour.

Naissance douloureuse, au forceps, issue de la volonté des grandes puissances de l’époque, notamment l’Angleterre, afin de se prémunir contre la France. Quinze ans après la défaite de Waterloo, le spectre de Napoléon rôdait toujours…

Avant 1830, nos populations n’avaient jamais été soudées par un quelconque sentiment national. Ballotées d’un régime étranger à un autre (Duché de Bourgogne, Espagne, Autriche, France, Pays-Bas), elles n’eurent jamais voix au chapitre. Comme l’écrit Marguerite Yourcenar dans « L’Œuvre au noir » : Les princes s’arrachent les pays comme des ivrognes à la terrasse se disputent les plats.

Il faut également rappeler ici le statut particulier de la Principauté de Liège, qui perdurera jusqu’à 1794, et qui contrariait la théorie de la prédestination belge, chère à Henri Pirenne.

On connaît la fascination que ce dernier éprouvait pour les ducs de Bourgogne, mais il dut toutefois reconnaître qu’ils n’ont pas eu d’idéal national ; ils n’ont agi que pour la grandeur de leur maison. Leur politique s’explique exclusivement par leurs intérêts dynastiques.

Son collègue Godefroid Kurth, quant à lui, considérait le catholicisme comme le fil conducteur de notre histoire. Mais un élément de taille venait contredire son raisonnement : l’évolution de la Flandre sous la tutelle espagnole.

La Flandre se compose alors du comté de Flandre et du duché de Brabant, tous deux largement acquis à réforme calviniste. Il s’agit donc, pour le très catholique roi d’Espagne Philippe II, de ramener ces hérétiques à la raison. La reconquista sera d’une extrême cruauté. Elle s’achèvera en 1582, avec la destruction d’Anvers, tandis que les provinces du Nord, sous la conduite de Guillaume le Taciturne, se libèrent du joug espagnol pour constituer les Provinces-Unies, préfiguration des Pays-Bas actuels. Grâce à la traduction de la Bible par les pasteurs, le néerlandais deviendra vite une langue pure et châtiée.

En Flandre, le catholicisme sera réimposé par la violence. Ici, pas question de traduction de la Bible. La population ne connaît que les dialectes.

Il est clair que sans le fanatisme de Philippe II, la Flandre n’aurait pas été coupée de son élément naturel, les Pays-Bas, dont Anvers aurait pu être la capitale.

Ce drame vécu par la Flandre au XVIe siècle, Verdi le relate fort bien dans son opéra « Don Carlos.

Mais revenons à 1830. Le Royaume indépendant de Belgique voit le jour en dehors de toute volonté populaire. Le Congrès National Belge est élu par à peine 2% de la population, ceux qui pouvaient payer le cens. Quant au choix du souverain, il nous sera imposé par Londres.

On se souvient de l’interview accordée par l’ex-Premier ministre Yves Leterme au journal français « Libération » en 2006 et dans laquelle il qualifie la Belgique d’accident de l’histoire. Peut-on lui donner tort ?

Talleyrand, dont on connaît les talents de diplomate, ne croyait pas aux chances de viabilité de ce nouveau royaume. En 1832, il déclara à la princesse de Lievin : Les Belges, ils ne dureront pas. Tenez, ce n’est pas une nation. Deux cents protocoles n’en feront jamais une nation ; cette Belgique ne sera jamais un pays ; cela ne peut tenir.

En fait, dès le départ, la Belgique sera atteinte d’un cancer. Et la N-VA, créée en… 2001, n’y est strictement pour rien.

Comment, en effet, un tel Etat pouvait-il connaître une évolution sereine, lorsqu’on lit cette lettre adressée par Charles Rogier à Jean Raikem : Les premiers principes d’une bonne administration sont basés sur l’emploi exclusif d’une langue et il est évident que la seule langue des Belges doit être le français. Pour arriver à ce résultat, il est nécessaire que toutes les fonctions civiles et militaires soient confiées à des Wallons et Luxembourgeois. De cette manière, les Flamands, privés temporairement des avantages attachés à ces emplois, seront contraints d’apprendre le français, et l’on détruira ainsi peu à peu l’élément germanique en Belgique.

Un génocide linguistique, donc. C’est précisément pour le contrecarrer qu’un Mouvement flamand  va se constituer assez vite. De nature culturelle au départ, il finira  par acquérir une dimension sociale et politique.

La grande majorité des francophones ignore aujourd’hui à quel point ce mouvement a dû lutter pour arracher les premières lois linguistiques et faire en sorte que la Flandre puisse se faire entendre dans l’hémicycle politique. Au début du XXe siècle, le cardinal Mercier parlait toujours de l’unité belge, cimentée par l’emploi de la langue française. A ses yeux, le flamand n’était que la langue des servantes et des valets.

Tout cela laissera bien évidemment des traces durables et contribuera à engendrer un fort sentiment national flamand. Pauvre Henri Pirenne, contraint, en 1930, de quitter l’Université de Gand, suite à la flamandisation de l’institution !

Persuadée que l’occupant allemand serait compréhensif à l’égard de ses revendications, le Mouvement flamand se mit à son service. La libération rapide des prisonniers de guerre flamands, dès le 6 juin 1940, fut douloureusement ressentie par les francophones.

Durant près de 130 ans,  la Wallonie s’était révélée étonnamment prospère. Composé en 1900, le « Chant des Wallons » exprime bien le dynamisme économique que connaissait la région : Au premier rang brille son industrie.

Mais le visage belge se mit subitement à changer, au bénéfice de la Flandre. L’économiste Michel Quévit explique : En Wallonie, les aides de l’Etat sont destinées à affronter les problèmes soulevés par le désinvestissement du privé qui se désintéresse  des secteurs traditionnels : rationalisation de l’outil industriel vieilli, avec pour conséquence les fermetures d’entreprises, et, pour effet collatéral, le gonflement du chômage régional. Dans le même temps, en Flandre, les aides servent à des investissements dans des secteurs inducteurs de croissance économique, créateurs d’emplois, d’innovation, de diversification et de développement des activités et cela dans toutes les provinces flamandes à cette époque.

Après des décennies de luttes pour trouver sa juste place sur l’échiquier politique belge, la Flandre avait ainsi fini par renverser la vapeur et  se rendre maître du jeu économique. La N-VA n’existait toujours pas, mais l’Etat-CVP veillait aux intérêts du Nord.

Avec la fixation définitive de la frontière linguistique, en 1962, la Flandre était devenue un Etat dans l’Etat et n’aspirait plus qu’à l’autonomie culturelle pour constituer une véritable nation : un peuple, un territoire, une langue.

Ce sera chose faite avec la révision de la Constitution de 1970, qui, outre les conseils culturels, consacra l’existence des régions wallonne, flamande et bruxelloise.

La Flandre s’empressa de concrétiser le premier volet, mais, opposée à la mise sur pied d’une région bruxelloise à part entière, elle fit tout pour freiner l’application du second. La régionalisation définitive pour la Wallonie et la Flandre n’intervint qu’en 1980. Bruxelles dut patienter jusqu’en 1989. Pour qu’elle devienne région à part entière, les francophones sacrifièrent José Happart et sa cause fouronnaise.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le fossé n’avait cessé de se creuser entre le Nord et le Sud. La Question royale, la guerre scolaire, la Grande Grève de 60-61, la fixation de la frontière linguistique avaient révélé des oppositions très nettes entre Flamands et Wallons. Sans parler de l’affaire du « Walen buiten » à l’Université de Louvain en 1968, qui engendra la scission du Parti social-chrétien en deux ailes linguistiques distinctes et amena les responsables politiques à entreprendre enfin la réforme de l’Etat.

Dès 1961, le syndicaliste liégeois André Renard avait prôné l’instauration du fédéralisme et exigé des réformes de structures. Mais l’action de son Mouvement Populaire Wallon rencontra l’opposition du Parti socialiste qui n’entendait pas renoncer à son organisation unitaire.

En 1974, le ministre de la Réforme des Institutions François Perin mit sur pied la régionalisation préparatoire, que les socialistes, alors dans l’opposition, s’empressèrent de boycotter. Ce n’est qu’en 1976 que le PSB se scinda à son tour – le Parti libéral l’avait fait en 1972 – et que les socialistes francophones présentèrent un projet de régionalisation définitive, lequel, comme je l’ai rappelé, ne se concrétisa qu’en 1980 au seul profit de la Flandre et de la Wallonie.

Soucieuse d’encadrer fortement sa minorité bruxelloise, la Flandre opta dès le départ pour la fusion Région-Communauté. Du côté francophone, les libéraux-réformateurs souhaitaient faire de même, mais ils se heurtèrent au veto du parti socialiste, qui craignait de voir son pouvoir se diluer et préférait garder la mainmise sur la Wallonie.

Depuis 1980, cela fait 38 ans ! la Région wallonne dispose donc d’outils propres pour assurer sa politique, et ces outils n’ont cessé de s’amplifier au fil des diverses réformes de l’Etat. L’argument consistant à porter la responsabilité sur l’Etat belge ne peut dès lors plus être retenu.

De 1980 à 2017, la ministre-présidence de la Région wallonne fut confiée, à deux exceptions près (le libéral André Damseaux en 1982 et le social-chrétien Melchior Wathelet de 1985 à 1988), au PS. Difficile, dans ces conditions, de nier l’influence déterminante que ce parti a pu avoir sur la gestion des affaires.

Et l’honnêteté nous oblige à reconnaître que cette gestion est loin d’avoir été concluante. Fin 2015, Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée, le reconnaissait lui-même : La Wallonie n’a toujours pas décollé. La part de son industrie dans le PIB ne représente plus que 14,2%.

Le fossé entre la Flandre et la Wallonie est béant. Si le chômage wallon commence à baisser légèrement, il représente toujours plus du double de celui de la Flandre. Entre 1983 et 2015, le taux de chômage flamand a été réduit de moitié, passant de 10,7 à 5,2%. Les exportations flamandes ont connu en 2016 une hausse de 10,6%, avec un montant de 205,7 milliards d’euros, contre 42,6 milliards pour la Wallonie.

Et le député CD&V Hendrik Bogaert d’exprimer son incompréhension : Les Wallons ne peuvent tout de même pas invoquer éternellement la fermeture des charbonnages, intervenue il y a plus d’un demi-siècle.

Dès le début des années 1990, le ministre-président flamand démocrate-chrétien Luc Van den Brande proposa de passer au confédéralisme, une idée qui fut adoptée en 1999 par le Parlement flamand. La N-VA n’existait toujours pas !

Il est clair que la Flandre n’entend plus se montrer financièrement solidaire d’une région qui, à ses yeux, est mal gérée et ne fournit pas les efforts nécessaires. En 2002, c’est le ministre-président flamand libéral Patrick Dewael qui déclarait : Chaque Flamand paie 815 euros pour son compatriote du Sud. Soit huit fois plus qu’un citoyen ouest-allemand débourse pour son voisin est-allemand. Amis wallons, attention !

Quant à l’actuel président du CD&V Wouter Beke, voici ce qu’il lâchait en 2007 : Nous voulons une véritable confédération où chacun  pourra agir comme il l’entend. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance.

On le voit, la fibre nationaliste dépasse largement les limites de la seule N-VA !

Thierry Firolli voue Bart De Wever aux gémonies. Mais, comme le précisait François Perin dans son interview-testament  en 2011 : D’étape en étape, le Mouvement flamand a gagné sur toute la ligne. Il a gagné de devenir une nation. (…) Bart De Wever est dans la ligne et, logiquement, il dit « Nous voulons un Etat flamand indépendant ».

On peut certes ne pas partager le point de vue de Bart De Wever. Mais on ne peut lui reprocher d’être inconstant. L’ancien président du PS Guy Spitaels l’avait d’ailleurs lui-même reconnu : Il n’est pas « toursiveux », il dit clairement et brutalement ce qu’il veut. Je préfère cela aux « raminagrobis » qui disent « mais non, cela ne fera pas mal ». Ce De Wever ne me déplaît pas du tout !

Si la coalition Michel parvient à tenir – rien n’est moins sûr… -, les prochaines élections législatives et régionales auront lieu dans un an. Les derniers sondages indiquent qu’une coalition de gauche pourrait voir le jour en Wallonie. PS, PTB et Ecolo sont, en effet, crédités ensemble de 51,3% d’intentions de vote.

De quoi encourager Bart De Wever à mettre le projet confédéraliste sur la table des négociations. Car, avec 32,4% d’intentions de vote, la N-VA reste de loin la première force politique du pays.

Depuis 1830, le cancer n’a cessé de ronger la Belgique. Il pourrait connaître sous peu sa phase ultime. Talleyrand l’avait prédit dès 1830. Et Bart De Wever n’a vu le jour qu’en 1970…

(1) Derniers livres parus : « François Perin – Biographie », Editions Le Cri, 2015, et « Un Testament wallon – Les vérités dangereuses », Mon Petit Editeur, 2016.

Vu de loin, tout paraît si léger

Par Paul Durieux

« La profession d’enseignant n’est pas un métier lourd, cela ne fait pas de doute. Même les métiers de policier, d’éboueur et d’infirmiers sont des cas limites. » C’est là la conclusion de Stijn Baert, professeur en économie du travail à l’Université de Gand. (Le Vif/L’Express)

Voici comment un professeur en économie du travail gantois considère les enseignant(e)s, les éboueurs, les policiers ou policières et les infirmières ou infirmiers.

Concernant les enseignants, nous invitons cet individu à s’imaginer ne fut-ce qu’un instant face à une classe surpeuplée de petits bouts  de maternelle à plus de 60 ans. Et que dire des enseignants du primaire, du secondaire, du technique et du professionnel dont les exigences du métier sont certes différentes, mais également  pénibles.

Ce triste sire a-t-il déjà manipulé ne fut-ce que durant une heure des poubelles ? Je voudrais le voir condamné à s’occuper des ordures de ses concitoyens au-delà de ses 60 ans.

A l’heure où des policières viennent de payer de leur vie les incuries des pouvoirs judiciaires et des services de renseignement belges, nous tombons dans l’immonde, dans la provocation, dans l’irrespect le plus total.

Et que dire des infirmières et des infirmiers dont la profession est des plus nobles et pénibles avec de plus en plus de tâches à assumer dont certaines étaient autrefois dévolues aux médecins et se trouvant de plus en plus confrontées à une population arrogante, violente, exigeante.

Que pense M. Bacquelaine, ministre fédéral des pensions, des déclarations d’une bassesse ignoble de ce professeur d’université ?

Pendant ce temps-là, en France, un ministre de l’éducation nationale cherche des mesures qui rendraient aux enseignants leur dignité et les moyens d’assurer leurs tâches dans de bonnes conditions, conscient que l’avenir d’une société passe en priorité par un enseignement de qualité.

Pouvons-nous dire qu’il en soit de même en Communauté française Wallonie-Bruxelles avec le pacte dit d’excellence ?  Il suffit d’en parler avec des enseignants, ces femmes et hommes de terrain, pour y apporter une réponse négative.

De l’argent pour la marine hollando-flamande

Par Valmy

Le gouvernement n’a pas encore osé désigner le nouveau chasseur-bombardier qu’il vient d’approuver l’achat de deux nouvelles frégates et six navires de lutte contre les mines de nouvelle génération attendus à partir de 2027.

Un marché d’environ un milliard d’euros à mener en coopération avec La Haye. « Le remplacement de nos frégates assure l’avenir de la Marine belge (sic) et une meilleure protection des voies d’accès maritimes importantes pour les économies belge (sic) et européenne », a affirmé le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA).

Ce programme fait partie de deux projets de remplacement menés en coopération avec les Pays-Bas, l’un pour remplacer les actuels navires de lutte contre les mines, sous la houlette de la Belgique et celui du remplacement des frégates, confié aux Néerlandais.

Chacun des deux pays a prévu d’acquérir deux frégates, pour un coût d’environ un milliard d’euros et six navires de lutte contre les mines de nouvelle génération, pour un montant identique. Le remplacement des frégates soutient notre ambition d’être un partenaire fiable au sein de l’Otan. « Notre pays coopère avec la marine néerlandaise depuis des décennies et cette coopération est unique dans notre environnement international. La construction en commun d’un même type de navire conduit également à des avantages opérationnels, financiers et en matière de gestion et consolide la coopération belgo-néerlandaise entre les deux marines », a conclu M. Vandeput.

Et pour les Wallons, la même chose également avec en prime l’achat des F35 américains, l’avion préféré des Néerlandais !

Merci, Charles Premier !

A signaler à notre actuel Régent du BW (plus que Premier ministre) que le rapprochement des Néerlandais méridionaux de Flandre et des Néerlandais septentrionaux ne concerne pas vraiment la Wallonie. Et que la défense des ports de Zeebrugge, d’Antwerpen, de Rotterdam et d’Amsterdam importe beaucoup plus à l’Allemagne (relire 14/18 et 40/45) qu’aux Wallons.

Par contre la Wallonie, appartenant au bassin mosan, se branche incontestablement sur la France et son réseau fluvial tant sur le plan intérieur que dans un contexte international. Par la Sambre et la Meuse, la Wallonie connecte Dunkerque et Le Havre au Rhin, au Main et au Danube jusqu’à la Mer Noire (oh combien stratégique !).

Par la Meuse, la Wallonie se nourrit de la France depuis l’époque gallo-romaine à nos jours par le recours au transport fluvial. Aujourd’hui, à nouveau, de plus en plus de marchandises sont livrées par voie d’eau. Pour pallier la très mauvaise volonté du chemin de fer belge ainsi que l’engorgement du réseau routier du royaume, la voie fluviale présente également une solution au développement du transport en commun de passagers (les coches d’eau comme dénommé jadis). Elle permettrait de relier de nombreuses localités situées le long de la Sambre et de la Meuse abandonnées à leur sort et les désenclaver. De nombreux pays à travers le monde utilisent ce moyen de transport à grande échelle. Imaginez une liaison rapide Namur- Dinant-Givet- Charleville-Mézières par la Meuse au nez et à la barbe des francophobes qui bloquent les liaisons ferroviaires vers la France ?

A ce sujet, les décideurs wallons trouveraient de l’intérêt à lire le « Renouveau du transport fluvial et dynamiques métropolitaines » par Elsa Paffoni (publié sur Google). Cette thèse de doctorat ouvre des perspectives plus qu’encourageantes; au point que la Région Ile-de-France va annoncer un appel à projets pour relancer le transport fluvial sur les cours d’eau franciliens.

En effet, le transport fluvial de passagers (transport en commun comme touristique) connaît un essor qui ne se dément pas. mais le développement des croisières avec hébergement, témoigne aussi de la recherche d’innovation et de diversification des activités de tourisme fluvial dans toutes les régions françaises. Pourquoi pas en Wallonie aussi ?

Si d’importants investissements ont déjà été consentis en Wallonie dans le domaine du transport fluvial (nouvelles grandes écluses à grand gabarit ) destinés à faire passer des convois poussés, il ne semble pas que la réflexion soit axée sur la diversification des moyens de transports sous l’actuelle tutelle du puissant « lobby » hollando-flamand des camions et des autocars.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le Danube fut un des principaux axes de transport du pétrole roumain, alors la principale source d’approvisionnement allemand, vers les usines du Reich. Durant l’été 1944, la Royal Air Force y largua plus de 1 500 mines… Ce minage interrompit presque entièrement le trafic sur le fleuve.

En foi de quoi, si les Néerlandais méridionaux de Flandre et les Néerlandais septentrionaux œuvrent à la protection de leurs ports de mer avec l’apport de l’argent des Wallons, le gouvernement wallon se trouve en droit de s’inquiéter si la Zeemacht et la Koninklijke Marine se penchent sur la question de la défense des fleuves de Wallonie. Le terrorisme peut être nautique et donc conduire à des opérations de combats en milieu fluvial sans oublier la guerre des mines fluviales en cas de conflit international. Par contre, la France y réfléchit sérieusement et les généraux wallons feraient bien de lire le « Renouveau de la doctrine fluviale dans les armées du XXIe siècle » par Bertrand Lemonnier ( publié sur Google).

Postface : Avec 2.000.000.000 € exclusivement pour la Zeemacht divisés par 140.000.000 € (le prix d’un Rafale exporté à l’Inde), les Wallons pourraient obtenir un bon d’achat pour quatorze Rafales. Comme un escadron de chasse français compte une vingtaine de machines (24), réparties en général en trois escadrilles, il resterait au Belgium à financer dix Rafales supplémentaires soit 1.400.000.000 € afin de permettre à la base de Florennes d’entrer par la grande porte dans le système de défense aérien français.

Ainsi, la Wallonie, tout comme la Flandre, demeurerait un partenaire fiable au sein de l’OTAN tout en coopérant avec l’Armée de l’Air française, ce qui serait unique dans notre environnement international.

La construction en commun d’un même type d’avion conduirait également à des avantages opérationnels, financiers, en matière de gestion et consoliderait la coopération wallo-française.

Lettre de Madame CAMPOGRANDE à Jean-Claude JUNCKER

Monsieur le Président,

 La mauvaise interprétation de votre phrase concernant les Italiens, de la part du quotidien « The Guardian », ramène sur le devant de la scène de l’Europe telle qu’elle a évolué, la question linguistique européenne.

C’est pourquoi, j’ai l’honneur de vous adresser, ci-joint, un Pro Memoria, élaboré par Athena, Association pour la défense des langues officielles de la Communauté européenne, qui avait été adressé à son époque au Président José-Manuel Barroso. Le Président Barroso nous avait assuré de son intention d’en tenir compte et de mettre le document à la disposition des membres de la Commission.

Malgré cela, l’usage des langues des Etats Membres de l’Union n’a pas cessé de se dégrader tout au long de sa présidence et des années qui l’ont suivie. Aujourd’hui nous sommes presque à l’heure de la langue unique, l’anglais. Lorsqu’on circule dans les bureaux des Services de la Commission, on peut se demander si l’on est à Bruxelles ou dans une quelconque colonie reculée de la planète anglo-américaine.

Très jeune, j’ai cru en ce merveilleux projet qu’est celui de l’Europe Unie. Je suis venue à Bruxelles pour un stage auprès de la Commission afin d’écrire ma thèse de doctorat, et je suis tombée amoureuse de l’organisation, l’efficacité, la transparence, l’intelligence de ses Services et de l’intense collaboration entre eux. Je n’ai plus quitté la Commission, j’ai passé toute ma vie à son service avec bonheur. Encore aujourd’hui, après avoir accompli mon service, la Commission reste toujours au centre de mes pensées.

Malheureusement, au cours des dernières années, suite à la réforme de la Commission, au démantèlement de ses Services, opéré lors de la présidence Prodi-Kinnock , et à toute une série d’autres faits que je m’abstiens de mentionner, rien n’est plus comme avant. La Commission doit renaître de ses cendres, et vous avez le pouvoir et tous les moyens pour réaliser ce renouveau. Le Brexit est l’occasion idéale pour ce faire. Ne ratez pas cette occasion, ne ratez pas votre rendez-vous avec l’histoire.

Veuille agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération et estime pour vous et dévotion pour l’institution que vous présidez,

 Anna Maria Campogrande

Invitation à une enquête

Le Professeur André Krouwel invite à une recherche universitaire sur la situation politique en France

Il invite les citoyens à se rendre sur l’application de «La Boussole présidentielle» et à accepter de participer à de futures recherches universitaires en  laissant votre adresse mail. Il espère ainsi que vous prendrez le temps de répondre à des questions sur la situation politique en France pour une enquête qu’il mène et qui est accessible en cliquant sur le lien ci-dessous.
 
Répondre aux questions de cette enquête ne vous prendra que 18 minutes. Vos données personnelles ne seront pas conservées et toute information que vous  fournirez demeurera strictement confidentielle.
 
Si vous acceptez de répondre à quelques questions, merci de cliquer ce lien pour participer à l’enquête.

Ou copier et coller l’adresse URL ci-dessous dans votre navigateur Internet :  https://vuass.eu.qualtrics. com/jfe/form/SV_ 6nZCvQa74gWAbeB?Q_DL= 1S8D3z4Sc4LJQEJ_ 6nZCvQa74gWAbeB_MLRP_ cCkhCv0VmTjmKdT&Q_CHL=email

Avec le Dr Thomas Vitiello, il  vous remercie par avance de votre participation à l’enquête.
 
Les Dr. Thomas Vitiello, Sciences Po Paris et Prof. André Krouwel, Vrije Universiteit Amsterdam sont les Fondateurs de La Boussole présidentielle. 

Ce type d’enquête ne peut qu’intéresser les membres et sympathisants de l’Alliance Wallonie France, mais aussi tout citoyen wallon et au-delà tout citoyen fidèle à notre site  soucieux de la situation politique française.

Cette invitation demande à être partagée.  Nous nous permettons dès lors de vous demander de la faire suivre à tous vos contacts. Merci d’avance.

Paul DURIEUX,

Président de l’Alliance Wallonie France

Barbecue et Citoyenneté

Par la radio et la télévision nous connaissons tous Devos et Lemmens, marque de sauces bien de chez nous. Les messages publicitaires de cette marque donnent la parole à deux bruxellois bien sympathiques et fêtards, Devos et…Lemmens.

L’humour bien bruxellois, les jeux de mots un peu lourds et l’autodérision sont la règle dans ces messages et je suis persuadé qu’ils contribuent à doper les ventes de la marque, ce qui est la moindre des choses lorsqu’on investit en publicité.

Cependant, le message actuel a quelque chose qui me choque.

Il dit ceci:  » le barbecue rallume la flamme citoyenne. »

Je trouve que c’est faire bien peu de cas de la citoyenneté que de la confondre avec la convivialité d’un bon barbecue entre amis.

Il y a dans la citoyenneté une notion de responsabilité vis-à-vis de la collectivité.

A mon humble avis, mélanger citoyenneté et mayonnaise est inopportun.

Marcel Dehalu

Elever l’Institut Jules Destrée à un rang politique ?

Mais Bon Dieu, pourquoi les Wallons la joue-t-il toujours en mode mineur alors que les Flamands se mettent en valeur ? 

Rubens, Bruegel, van Eyck… Ces nouveaux ambassadeurs flamands, la fine fleur de la peinture flamande enrôlée pour trois ans sous la bannière d’une Flandre avide de se faire connaître au monde entier.

« Pas le temps de souffler. Le centenaire de la Grande Guerre achève de se commémorer que déjà la Flandre remonte au front. Après ses champs de bataille de 14-18, pleins feux sur les génies de sa peinture d’antan, à leur tour mobilisés sous les couleurs jaune et noire.

« L’affiche en jette. Pierre Paul Rubens superstar en 2018; Pieter Bruegel l’Ancien à l’honneur en 2019; Jan van Eyck célébré en 2020. La crème de l’art flamand du XVe  au XVIIe siècle, l’orgueil de toute une région, est de sortie à dater de fin mai. Une triple occasion était à saisir : la réouverture, à Anvers, d’un Musée royal des beaux-arts remis à neuf et voué à être le phare de la politique muséale flamande; le 450e anniversaire du décès de Bruegel l’Ancien en 1569; enfin le retour en grande pompe dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand du célébrissime Agneau mystique restauré. » (Pierre Havaux Journaliste, 21/05/18, Vif)

Et quid du voisin wallon ? Au balcon (aujourd’hui c’est le Doudou…) !

D’accord, pour 1918, Charleroi et Liège se préparent mais qu’en est-il d’un battage médiatique wallon comparé à celui de la Flandre et, comme de bien entendu, du Belgium récupérateur ?

Oui ! Mais magnifier le sacrifice des troupes de forteresses de Liège et de Namur qui permirent à la France de mener les contre-attaques en Wallonie comme à Charleroi et à Dinant éclairerait la turpitude du Régime belge qui décida d’ouvrir les « écluses pour permettre la marée allemande vers la France » sacrifiant d’autant plus la Wallonie au profit d’Antwerpen et des ports de la « Vlaamse kust » . On sait ce qui advint !

Sinon, comme toujours « inconsciente » de ses trésors admirés à l’étranger sous une autre identité, la Wallonie ne revendique pas ses artistes « ambassadeurs » comme la Flandre ose les glorifier à son avantage touristique, économique et politique.

Or, depuis la Lettre au roi de Jules Destrée (août 1912) qui ose encore ignorer que les Flamands, par l’entremise du Belgium, « (…) nous ont pris nos artistes. Le maître pathétique de Tournai, Roger de le Pasture, l’un des plus grands artistes du XVe siècle, est incorporé parmi les Flamands sous le nom de Vander Weyden. L’art flamand brille d’un éclat radieux. L’art wallon est ignoré. »

Où cache-t-on Robert Campin (Tournai) qui eut comme élève Roger de la Pasture (Tournai), toujours connu sous le nom de Van der Weyden lors de son installation à Brussel ou Joachim Patenier (Dinant) qui fit carrière à Antwerpen ou Henri Blès (Bouvignes) ayant également fait carrière à Antwerpen sous le patronyme de « Herri met de Bles » ?

A l’étranger et même en France (triste !), les artistes wallons sont catalogués flamands (ethniquement) par une confusion de langage due aux Italiens et aux Espagnols de l’époque alors qu’ils se classent seulement dans une école que l’on peut certes appeler flamande (pourquoi pas ?). Il ne s’agit pas, en matière d’art, de nier l’existence d’une Ecole flamande mais de clairement signaler les Wallons qui en firent partie à l’instar du mouvement artistique Cobra (graphie CoBrA) ou l’Internationale des artistes expérimentaux (IAE).

Qui au gouvernement wallon va s’atteler à rectifier l’imposture belgo-flamande et à « rapatrier » nos artistes ? Il ne s’agit pas, bien entendu, de rapatrier des œuvres, sauf celles détenues par les musées « fédéraux » belges, mais de rendre aux Wallons la paternité de leur patrimoine artistique, de leur patrimoine intellectuel.

Surtout, inutile de s’adresser à la Communauté française dont l’adjectif trompeur ne sert qu’à ignorer la Wallonie au profit du Belgium !

Ne deviendrait-il pas temps d’élever l’Institut Jules Destrée à un rang politique qui lui permettrait d’intervenir efficacement en Belgique comme à l’étranger, en tant qu’agence gouvernementale indépendante, à la reconnaissance de la Wallonie dans tous les domaines et à effacer les scories belges (certainement dans l’enseignement de la Communauté française …) issues d’un passé plus que révolu ?
Rien n’interdit à nos gouvernants wallons de voter un décret en ce sens puisque la matière appartient à leurs compétences.

Valmy

Merci, Madame Van Camp !

« Le Vif »,  Belga,  20 mai 2018

Une députée de la N-VA, Yoleen Van Camp, a proposé dimanche de scinder la sécurité sociale. La revendication des nationalistes flamands n’est pas neuve mais la parlementaire fédérale prend cette fois-ci argument du taux d’obésité en Wallonie pour la justifier.

Mme Van Camp a pointé du doigt l’augmentation considérable des remboursements d’opérations chirurgicales de l’estomac, dont le coût pour la sécurité sociale est passé de 52,5 millions en 2012 à 64 millions en 2016. Selon elle, une partie de ces frais pourrait être évitée car ce genre d’intervention ne s’impose pas dans bon nombre de cas. Des problèmes de poids pourraient être facilement résolus grâce à la consultation d’un diététicien ou d’un psychologue, juge-t-elle.

Le nombre d’opérations visant à faire maigrir le patient est presque deux fois supérieur en Wallonie qu’en Flandre si l’on tient compte des chiffres de population (6.265 pour 3,6 millions d’habitants contre 6.462 pour 6,5 millions d’habitants).

« La Wallonie compte plus de personnes en surpoids et obèses. Le taux de Wallons obèses s’élève par exemple à 16% contre 12,5% en Flandre. La différence est la plus forte chez les jeunes: 25% contre 16% en Flandre. Par conséquent, il serait plus indiqué de scinder la sécurité sociale. Les entités fédérées disposeraient de budgets complets pour investir dans la prévention et en retireraient les fruits. Pour être concret, la Wallonie pourrait par exemple mener plus d’actions auprès des jeunes », a expliqué Mme Van Camp.

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