Quand MR et PS sont sur la même ligne

Personne n’ignore que je ne suis pas un sympathisant du MR. Toutefois, je suis totalement d’accord avec  le ministre wallon Crucke dans l’interview qu’il accorde à « La Libre » ce 10.06.18

1/ Il faut régionaliser l’enseignement : la communauté française est en « faillite », virtuelle aujourd’hui, réelle en 2025.

2/ Le  pacte d’excellence ne va rien résoudre, au contraire; il va diminuer la maîtrise des savoirs et creuser les inégalités.

3/ Il faut faire davantage confiance aux enseignants  et donc les consulter avant de mettre en œuvre cette réforme catastrophique.

Jules Jasselette,  Echevin  de l’instruction honoraire à la ville de Liège.

Interview du ministre wallon Jean-Luc Crucke

Une majorité avec le PS pourrait servir vos desseins régionalistes ?

Il y a des régionalistes dans tous les partis. Moi, je ne suis contre personne, mais à un moment donné, il faut dire les choses. Les provinces sont superflues, il faut le dire. La Fédération Wallonie-Bruxelles ne permet pas de travailler de manière cohérente avec la Wallonie. Nous devons avoir tous les leviers de l’enseignement et de la formation. Et je ne crois pas que le pacte d’excellence va résoudre quoi que ce soit.

S’ils arrivent à le faire aboutir ?

Je ne suis pas certain. Ce dont nous avons besoin, c’est de faire confiance aux enseignants. Je vis avec une enseignante et ils en ont leur claque de cette manière de faire réforme sur réforme. Il faut faire confiance au corps enseignant.

5 réflexions sur « Quand MR et PS sont sur la même ligne »

  1. Seul Oxygène fait de l’autonomie responsable des enseignants et des écoles son cheval de bataille pour les prochaines élections.
    La complicité « éducative », pour ne pas dire la collaboration, des partis traditionnels, quels qu’ils soient, a plus de vingt ans. Quand il s’est agi de négocier le décret dit Missions de l’école (juillet 1997), deux hommes étaient à la manœuvre: J. Leroy pour la Communauté Française, mais brebis galeuse du réseau libre (mandaté par Laurette O.) et E. Florkin pour le réseau libre, un liégeois.
    Un deal s’est alors concocté: au premier, la tutelle (le pilotage) idéologique du système, au second, un espace de liberté dans ce grand bazar pour tuer les sensibilités jésuites, lasalliennes, salésiennes…existant dans le microcosme catholique. Une double centralisation dont on paie le prix fort aujourd’hui, qui a bétonné des rentes de situation institutionnelles au top niveau du management scolaire. Le prix fort en termes de démobilisation des acteurs et d’inefficacité technocratique où l’humain n’a plus aucune place.

    Que de Mozart assassinés en terres romanes de Belgique sur l’autel d’une idéologie mortifère!

    Directeur d’écoles normale et secondaire e.r.
    Coordinateur de P.O. e.r.
    Administrateur de centres P.M.S. e.r.

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  2. Méfiez vous de Crucke. Dès son enrée en fonction il a publié ses
    commniqués en VLAAMS un parfait exemple du MR á la botte
    de la Flandre Tous aux ordres ?

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  3. Il devient urgent de régionaliser tout ce qui constitue cet Etat bancal qui, depuis sa création, fait notre malheur et fit celui des Flamands jusqu’en 1945.
    Il faut espérer que les états-majors du PS et du MR s’accordent sur la liquidation de la « Communauté française-Wallonie-Bruxelles » en faillite ! Il est vrai que l’option de la liquidation prend de l’ampleur et que la Wallonie manque cruellement d’argent.
    Si les élections en 2018 et en 2019 confirment la primauté de la NVA en Flandre et à Bruxelles, alors le CD&V, le VLD et le SP suivront dans la voie du « découpage ».
    Mais, attention, les Belges sont des retors; le dernier article de Philippe Van Parijs, dans la Libre du 16/06/2018, « L’anglais sera bientôt la première langue en Belgique » montre que tout est bon pour empêcher la disparition du Belgium. Et, le danger viendra de Wallons « éblouis » par des idées du genre !

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  4. Quand vous assistez à l’émergence d’une Région de Bruxelles multiculturelle, de son propre chef, que doit donc encore y faire la C. F. W.- B. ?
    En clair l’avenir du français passera à la suite de l’anglais et du néerlandais (pragmatisme économique d’abord !) et de l’arabe.

    Navré pour les romantiques du Belgium mais le diagnostique de Bart De Wever correspond à la réalité et à la volonté des classes politiques bruxelloises.

    La liste PS de Bruxelles quasi complète sera bilingue, mais sans le sp.a
    (…)
    « L’important n’est pas d’où l’on vient, mais ce que l’on fait ensemble », a ajouté la future tête de liste, soulignant que pour les socialistes, Bruxelles, avec son statut de ville parmi les plus multiculturelles du monde doit constituer une cité où tout le monde se sent bien.
    A ses yeux, le modèle de société constituera un enjeu électoral. Le PS refusera le populisme et le nationalisme.  »
    (…)
    Lu sur RTBF.be Info, le 24/06/2018 à 13h47

    LOS VAN BRUSSEL et en français la même chose !

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  5. Vu de France à la bonne attention des idéologues de la C.F.W.- B. !
    EDUCATION NATIONALE
    SOUÂD AYADA RÉVISE LES PROGRAMMES SCOLAIRES ABERRANTS DE NAJAT VALLAUD-BELKACEM
    Rien d’extraordinaire, simplement la voix du bon sens. C’est déjà beaucoup. ( par Philippe Kerlouan )

    Il faut lire, sur lepoint.fr du 30 juin, l’entretien de Souâd Ayada, inspectrice générale de philosophie, nommée par Jean-Michel Blanquer, en novembre 2017, présidente du Conseil supérieur des programmes (CSP) pour remplacer Michel Lussault, démissionnaire. C’est réconfortant : on a le sentiment que l’instruction publique peut, sinon renaître de ses cendres, du moins se libérer des préjugés où la démagogie et l’idéologie l’ont, depuis des décennies, enfermée.
    Elle vient de remettre au ministre un « projet d’ajustement et de clarification des programmes de français, de mathématiques et de l’enseignement moral et civique » : un régal ! Et pourtant, rien d’extraordinaire. Simplement la voix du bon sens : c’est déjà beaucoup ! Je sais bien que le bon sens est accusé d’être réactionnaire, mais Souâd Ayada n’y voit aucun conservatisme :

    « Le bon sens n’est pas méprisable, surtout quand il n’a qu’un seul but : assurer à chaque élève une instruction élémentaire qui rend possible sa vie sociale. »

    Aux idéologues qui estiment que « [les élèves] peuvent négocier l’orthographe, la grammaire », elle répond qu’« il faut maîtriser la grammaire pour se sentir libre dans l’usage de la langue », apprendre le passé simple, replacer les accents circonflexes qui s’expliquent par l’étymologie, valoriser l’orthographe et la dictée quotidienne. Contrairement aux pédagogistes qui ont si longtemps sévi – et sévissent encore –, elle ne souscrit pas à l’idée que « l’élève construit ses savoirs » : c’est le maître qui instruit et permet à l’élève, quel que soit son milieu social et culturel, de s’émanciper.
    Arrivée du Maroc à l’âge de quatre ans, elle sait que l’école est un outil de promotion sociale. Elle dénonce la « condescendance », le « cynisme », le « mépris de classe » de ceux qui justifient de moindres exigences au nom d’une fausse conception de l’égalité, ce qui revient à dire aux élèves des milieux les plus modestes :

    « Puisque vous n’êtes pas capables d’accéder à toutes les subtilités de la langue, nous décidons, parce que vous êtes étrangers, parce que vous êtes pauvres, de ne pas vous les enseigner ! »
    Au lieu de promouvoir, une telle école « renvoie les élèves à leur milieu ».

    Souâd Ayada a l’élégance de ne pas accabler les concepteurs des programmes de 2015, qui avaient suscité tant de polémiques, où les formules absconses ne manquaient pas : « verbalisation des inférences », « réalisations langagières » ou encore le fameux « prédicat ». Elle se contente de rappeler que les élèves sont des « usagers de la langue, non des linguistes » et qu’il ne faut pas introduire dans l’enseignement scolaire les recherches et querelles universitaires. Bref, la pédagogie, c’est l’art de mettre le savoir à la portée des élèves.
    Encore faut-il que toutes ces bonnes intentions puissent être mises en œuvre. Car ils sont nombreux et bien implantés dans l’Éducation nationale, dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), dans certains syndicats et jusqu’au sein de l’Union européenne, ces idéologues pour qui les élèves sont des apprenants et les professeurs, non des transmetteurs du savoir, mais des fournisseurs de compétences, s’adaptant aux besoins du marché.
    La philosophie de Souâd Ayada est résolument conservatrice, au sens positif du terme. Comme Jean-Pierre Chevènement, l’un des rares ministres qui dénonçât les pédagogies constructivistes – les ministres de droite s’en sont accommodés ou les ont accompagnées –, elle se veut un « conservateur du progrès ». Nul doute que son chemin sera semé de chausse-trapes tendues par tous ces parasites, illuminés ou idéologues, qui vivent aux crochets de l’Éducation nationale, c’est-à-dire des contribuables, et finissent par en pourrir les fondements.

    Cela cadre bien avec le présent sujet.

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