Surprise pour les voyageurs embarqués à Liège à bord du train de 17h. en direction d’Ostende le 1er mai. L’itinéraire leur a été donné … en flamand ! Une manière comme une autre d’affirmer la justesse du nouveau slogan de la SNCB « par le train, vous y êtes déjà ! » Un slogan inspiré de celui de l’ancienne compagnie aérienne belge « Par Sabena, vous y seriez déjà ».
P-J André, journaliste et animateur du blog liege28
Commentaire de l’A.W.F. : et lorsque, comme nous y poussent toutes les invitations des médias belges à devenir d’excellents bilingues néerlandais-français, nous n’aurons plus de raison de réagir à une telle situation… Pourquoi se plaindre alors que nous serons sensés comprendre le néerlandais ?
On a envie de se réjouir en découvrant dans l’Atlas des créations publié par le bureau Graydon que pour la première fois dans l’Histoire, plus de 100.000 entreprises ont été fondées en Belgique l’an dernier. Un record qui marque une progression de 5,3% sur un an. Et quand on soustrait de ce total le nombre de fermetures d’entreprises enregistrées en 2018, on obtient encore 22.607 créations nettes, ce qui signifie une hausse de 1,88% de l’effectif global des entreprises.
Certes en progression, les deux statistiques marquent un petit essoufflement par rapport à l’excellent cru 2017 (+ 5,8% et + 2,45%).
Mais quand on regarde la répartition des chiffres entre les trois Régions, le bilan s’avère beaucoup moins positif…Pendant que la Flandre accueillait cent nouveaux starters nets, la Wallonie en accueillait six…
Un coq qui a bien pâle figure représentant bien la situation réelle de la Wallonie… HELAS !!!
Vous entreprenez ? Vous avez des idées pour faire bouger les lignes ? Rejoignez la communauté des entrepreneurs :
La Flandre cartonne dans les deux classements. Elle a enregistré 11,6% de starters en plus et 14.970 nouvelles entreprises nettes. Bruxelles rend une copie honorable: + 5,2% et une croissance nette de 2.913 unités.
La Région wallonne, en revanche, stagne lourdement: – 0,2% et à peine 932 nouvelles entreprises en net. En réalité, le sud du pays a vu presque autant de fermetures (23.525) que de créations (24.457): la différence n’est positive que de 3,8%.
Par comparaison, le nord a recensé 25,7% de créations en plus que de fermetures et Bruxelles, 23%. Autre mesure de l’écart : pendant que la Flandre accueillait cent nouveaux starters nets, la Wallonie en comptait six… C’est grave, Docteur ?
Cela montre en tout cas que le chantier ouvert en Wallonie pour y relancer l’entrepreneuriat est encore loin de donner les résultats espérés et que les plans Marshall successifs n’ont pas bouleversé les mentalités.
À la présentation de l’Atlas, l’Union des classes moyennes a évoqué le déficit d’image qui affecte toujours l’entrepreneur au sud du pays. Elle a aussi parlé d’une plus grande aversion au risque en Wallonie, en regard du taux d’emploi régional : c’est un cercle vicieux, puisqu’on se lance plus volontiers comme indépendant quand on a plus de chance de retrouver un job… donc au nord plutôt qu’au sud.
Ce qui agrandit encore le fossé entre les Régions. On parle souvent des champions wallons, et il y en a, mais c’est le petit peuple des humbles starters qui a besoin de stimuli.
LE COMMENTAIRE de l’ A.W.F. : cet article nous attriste au plus haut point, mais il rejoint bien l’analyse de nos économistes.
Il omet toutefois de mettre le doigt sur la principale cause de cette situation. La Flandre jouit d’un potentiel économique solide qui donne confiance, mais surtout elle a l’art de se servir de l’image belge à son seul profit quand cela sert ses intérêts.
Bruxelles profite de sa situation de capitale européenne qui a engendré la présence en son sein d’ un nombre incalculable d’institutions internationales. De plus, elle est la capitale d’une Belgique flamande. Dans toutes les discussions institutionnelles, par couardise, les Wallons et les Bruxellois de langue française ont donné à la Flandre des leviers de pouvoir totalement disproportionnés par rapport à ce que représente la Flandre à Bruxelles en matière démographique.
Les Wallons sont englués dans une fédération Wallonie-Bruxelles/Communauté française (qui aujourd’hui porte bien mal ce nom) dont elle ne reçoit pas ce qu’elle serait en droit de réclamer au vu de ce qu’elle a donné à Bruxelles et de ce qu’elle donne encore aujourd’hui. Mais en politique, parler en termes de reconnaissance n’existe pas. La politique, c’est la froideur des réalités de terrain, qu’il soit économique, social, culturel ou encore du domaine de l’enseignement.
La Wallonie souffre de deux cancers, l’un se nomme Belgique (dites plutôt Belgium ou Belgïe, termes qui conviennent mieux) dont les Flamands se sont emparés , l’autre se nomme Fédération Wallonie/Bruxelles qui plus est à un coût pour le budget wallon. Sortir de cet imbroglio de Belgique résiduelle serait bénéfique pour le budget wallon.
Aujourd’hui, on guérit du cancer. Encore faut-il que les meilleurs chirurgiens wallons prennent leur scalpel pour pratiquer les opérations nécessaires. Il n’est pas trop tard, mais il est plus que temps.
Lors des prochaines élections, votez pour ces chirurgiens wallons. Il en est dans plusieurs partis, mais surtout refusez de donner votre voix à celles et ceux qui vous mentent ou refusent d’affronter la réalité wallonne et aux partis belgicains qui nient l’ existence-même des deux cancers wallons.
Paul DURIEUX
N.B. : si vous désirez connaître les noms de bons chirurgiens, c’est avec plaisir que nous vous fournirons leur nom aux adresses électroniques suivantes : paulmelot1@gmail.com, alh11api@gmail.com, pauldurieux2003@yahoo.fr, nisselouis@gmail.com, ass.hav@hotmail.com, j.rogissart@skynet.be, espace@grandchamp.be
COCORICO : un bel exemple de l’alliance Wallonie France
Notre-Dame de Paris: une entreprise wallonne appelée à la rescousse
BELGA Publié le mardi 16 avril 2019 à 16h17 – Mis à jour le mercredi 17 avril 2019 à 09h56 quotidien « La DH »
L’entreprise Artbois, installée à Etalle (province de Luxembourg) et spécialisée dans la charpente lamellée-collée, était en effervescence mardi après-midi.
La société a été réquisitionnée d’urgence par un coup de téléphone à 14h00 d’un opérateur parisien, afin de livrer sans délai dans la capitale française 10 poutres de consolidation pour les murs de la cathédrale Notre-Dame, touchée par un important incendie lundi.
« Tout le monde est sur le coup », raconte Patrick Vanhorenbeeck, qui a créé cette entreprise 100% wallonne il y a 28 ans. Artbois, spécialisée dans les ouvrages d’exception, a déjà contribué à des projets de rénovation de monuments historiques, mais « travailler dans une telle urgence, c’est du jamais vu! », souligne son patron.
La livraison concerne 10 poutres de 20 mètres sur 1m20, qui serviront à consolider la structure restante de la cathédrale, « pour éviter que la situation ne s’aggrave ».
« Vu le court délai, nous avons dû détourner en urgence des commandes en cours », ajoute-t-il. Une dizaine d’employés sont sur le pont pour charger les camions de l’entreprise, mardi après-midi.
Un convoi exceptionnel partira ensuite dès que possible, avec une arrivée prévue à Paris aux environs de 4h00 ou 5h00 du matin mercredi. Sur place, des grues sont actuellement installées pour placer ces charpentes made in Wallonie. Vu la difficulté d’accès avec un tel convoi, des contacts sont également en cours avec la préfecture de police locale afin d’obtenir les autorisations et blocages nécessaires pour amener ces poutres à destination.
« En tant que charpentiers, nous avons aujourd’hui la gorge nouée », réagit Patrick Vanhorenbeeck. « Il s’agissait d’une des plus belles charpentes du monde. Il faut faire le maximum pour préserver ce qui reste. « Belga »
NDLR : Il ne faudrait pas oublier, pour nous Wallons, que NOTRE-DAME fait aussi partie de notre patrimoine historique, culturel et cultuel. Il ne faudrait pas utiliser la présence habsbourgeoise puis « belge » pour l’occulter.
C’est typique d’une Wallonie coincée dans la Belgïe et surtout dans le brol Wallo-Brux, avec des Bruxellois qui ont inhibé, dans l’esprit des Wallons, toute idée de défense des intérêts wallons.
Dans le même cas (pour rappel, l’obtention de l’important marché du tram liégeois) la Flandre, les fonctionnaires flamands en concertation avec les politiques flamands, le VOKA, Unizo et autre In de Warande, se seraient unis pour que le marché revienne à des entreprises flamandes.
Mais voilà la Flandre a un esprit nationaliste bien présent dans tous les rouages de la société flamande (patronat, administration, politique, médias, syndicats etc…)
Bruxelles aussi développe son régionalisme de plus en plus fort. Notamment avec l’aide des médias financés par la Wallonie (RTBF, Le Soir, La Libre, RTL…).
Pour son malheur, c’est l’inverse pour la Wallonie. Écrasée, et surtout étouffée par Bruxelles, la Wallonie perd son identité.
A la RTBF, les Wallons sont devenus des francophones de la périphérie bruxelloise. Et la Wallonie, vaguement le sud du pays, la banlieue bruxelloise.
Tout régionalisme wallon est ardemment combattu par Bruxelles et ses médias, qui pour rappel, sont financés par la Wallonie . Alors oui, les « francophones » du « sud du pays », n’ont pas d’état d’âme.
Ils restent neutres et ne défendent pas leurs propres intérêts. La Wallonie devient ce que Bruxelles désire, c’est à dire, une banlieue bruxelloise. Et nos Ardennes deviennent des colonies néerlandaises (Flandre & Pays-Bas)
L’échange auquel l’on a assisté, le 4 avril dernier, à la Chambre, entre Patrick Dewael et le Premier ministre Charles Michel, fut particulièrement tendu. Libéraux du Nord et du Sud se sont méchamment regardés.
Pour Charles Michel, il est hors de question de toucher aux articles qui seraient susceptibles d’ouvrir la boîte de Pandore communautaire. Durant les cinq prochaines années, seuls les objectifs économiques, sociaux et climatiques doivent être pris en considération. Il faut empêcher à tout prix la Belgique de crouler sous les coups de boutoir des partisans du confédéralisme. « Non à la folie communautaire ! »
Bref, au lieu de mettre fin le plus vite possible à l’incurable mal belge, le Premier ministre souhaite prolonger les soins palliatifs.
Ce qui est de la folie, c’est de retarder de cinq ans l’échéance d’un processus qui s’avèrera inéluctable. Le CD&V a d’ores et déjà fait savoir qu’il souhaitait une nouvelle réforme de l’Etat en 2024 et chacun sait que celle-ci sera d’inspiration confédérale.
Wouter Beke, l’actuel président des démocrates-chrétiens flamands, l’avait d’ailleurs annoncé dès 2007, dans une interview au journal québécois « Le Devoir » : « Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l’entend. (…) Si les francophones n’acceptent pas de lâcher du lest, nous n’aurons pas d’autre choix que l’indépendance. »
Adoptée par le Parlement flamand en 1999, l’idée confédéraliste avait d’ailleurs été lancée, quelques années plus tôt, par le ministre-président flamand CVP Luc Van den Brande. En février 1993, celui-ci précisait : « Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme. »
Quant à Patrick Dewael, il convient aussi de rappeler le cahier de revendications institutionnelles qu’il présenta en janvier 2003, en tant que ministre-président flamand, et qui visait à scinder quasi tout l’éventail des compétences restées fédérales : scission des soins de santé et des allocations familiales, régionalisation partielle de la SNCB, flamandisation totale de Bruxelles-National, autonomie accrue pour l’impôt des personnes physiques, régionalisation partielle de l’impôt des sociétés, fixation par la Flandre de ses salaires et des sanctions de ses chômeurs.
Bref, les responsables francophones commettent une lourde erreur en se focalisant sur la N-VA. Le courant nationaliste s’inscrit bel et bien dans l’ADN flamand.
Ce qui doit arriver, arrivera. Devenue Nation, la Flandre finira par larguer les amarres pour s’ériger en Etat.
On a beau placer le communautaire au frigo, il réapparaît dans chaque dossier et paralyse le processus de décision politique : la construction d’un nouveau stade national, la question des nuisances sonores au-dessus de l’aéroport national, la politique migratoire, la question climatique…
Le 28 avril 2016, Jean Quatremer, le correspondant du journal « Libération » à Bruxelles, soulignait la « déliquescence de l’Etat, miné par les luttes incessantes entre la majorité néerlandophone et la minorité francophone. » Et d’expliquer : « Cinquante ans de lutte communautaire entre Flamands et Wallons et de détricotage de l’Etat au profit des régions (six réformes constitutionnelles depuis 1970) ont conduit le royaume dans une voie sans issue : impotence, incompétence, irresponsabilité. »
Les combats d’arrière-garde se révèlent toujours vains. Les « demandeurs de rien » francophones n’ont pas pu empêcher l’irrésistible montée du Mouvement flamand. L’un après l’autre, les instruments de la future légitimité de la Flandre ont vu le jour. Rien ne pourrait s’opposer à ce qu’une majorité absolue au sein du Parlement flamand proclame l’indépendance.
On peut comprendre l’angoisse de Michel et consorts face à ce scénario qui compromettrait leur plan de carrière politique. C’est pourquoi ils tirent sur l’élastique…
Mais ils devraient plutôt s’inspirer du conseil que José-Alain Fralon, le correspondant du journal « Le Monde » à Bruxelles, s’était permis de donner au roi Albert II en 2009 : « Si, au lieu de ce baroud d’honneur qui risque de mal tourner, voire même de friser le ridicule, (…) vous la jouiez plus finement. En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de tenter en pure perte de la stopper. » (2)
Depuis 1989, bien des choses ont changé : l’URSS s’est démantelée, l’Allemagne s’est réunifiée, la Tchécoslovaquie s’est scindée, la Fédération yougoslave a disparu, le Royaume-Uni est sur le point de quitter l’Union européenne… Rien ne dure éternellement.
La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde
La fin de la Belgique ne signifierait nullement la fin du monde. Une Flandre indépendante, Bruxelles comme Ville-Etat et une Wallonie intégrée à la France avec un statut particulier : ce ne serait pas l’apocalypse, mais, au contraire, la fin de ces interminables et stériles chamailleries communautaires, qui n’ont vraiment rien de valorisant.
L’ancien Premier ministre Yves Leterme a un jour qualifié la Belgique d’ « accident de l’Histoire ». Le moment n’est-il pas venu, pour celle-ci de réparer l’erreur commise en 1830 ?
Jules Gheude, essayiste politique
(1) Vient de paraître « La Wallonie, demain – Pour une solution de survie à l’incurable mal belge », préface de Pierre Verjans, professeur de Science politique à l’Université de Liège, Editions Mols.
(2) José-Alain Fralon, « La Belgique est morte, vive la Belgique ! », Fayard, 2009.
Conséquences de l’absence de critères écologiques européens
Ce producteur local souhaite fournir les pierres pour les quais du tram à Liège, mais le marché pourrait lui échapper pour des pierres IRLANDAISES
Julien Modave et Philippe Lefever, publié le 09 avril 2019 à 13h42 sur le site de RTL-INFO
Les pavés choisis pour le futur tram de Liège sont Irlandais !
La solution pour faire face à la pollution, c’est de privilégier les transports en commun. Mais leur mise en place a parfois des conséquences inattendues. Pour confectionner les bordures des quais du futur tram de Liège, il est envisagé d’acheter des pierres… en Irlande. Elles y sont effectivement beaucoup moins chères. Une aberration pour un producteur de Sprimont qui risque de voir ce marché local lui échapper.
En Irlande, le prix de la main d’oeuvre est imbattable. Toutes les pierres qui sortent de cette entreprise sont moins chères. C’est un pays européen. Il respecte les critères éthiques de production, comme ne pas travailler avec les enfants. Ce qui n’était pas le cas pour les pierres asiatiques.
Le patron de la carrière de Sprimont vient de recevoir le cahier des charges pour les aménagements des abords du tram et un employé lui fait remarquer un petit détail. Luigi Tontodimamma, administrateur de la carrière de Sprimont nous explique le détail qui l’a choqué: « Il me dit: regarde un peu, le cahier des charges stipule deux pierres: la pierre bleue belge ou l’irlandaise. Pour moi, cela a été un véritable coup de massue. Si on sait qu’on est confronté à la pierre irlandaise, on sait que c’est terminé pour nous. »
En revanche, l’entrepreneur liégeois aurait aimé que la Région impose des critères écologiques, car pour arriver jusqu’ici les pierres irlandaises seront importées par bateau.
« Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi moi, je ne peux pas faire les travaux sur Liège, qui sont, ici, à un jet de pierre », déplore l’administrateur. Et de développer: « Meilleure? La pierre irlandaise ne l’est pas. Je demande juste de faire mes travaux sur ma province. »
Contacté par téléphone, l’opérateur de transport de Wallonie affirme qu’il aurait aimé ajouter des critères écologiques restrictifs, mais la législation européenne ne le permet pas encore.
Le marché du tram, c’est 4 à 5 millions d’euros. Si l’administrateur de la carrière de Sprimont perd ce marché et les quelques autres qui vont arriver, cette entreprise de 40 personnes envisage l’avenir de façon extrêmement sombre.
Pourquoi toujours du cabotage et encore renoncer au grand large ?
Après le vote « du cœur », l’élan de la foi vers le retour à la France, le Congrès wallon de 1945 se rallia finalement à l’unanimité à la position défendue par Fernand Dehousse (PS) qui avait auparavant prononcé un discours magistral sur l’autonomie de la Wallonie dans un cadre « belge » fédéral et déjà poussant le trait jusqu’au confédéralisme.
Il s’agissait, selon Fernand Dehousse (PS), d’éviter les mesures de rétorsion internationales qu’infligeraient les Américains et les Britanniques si la Wallonie décidait de s’unir à la France . En 2019, les Wallons savent ce que signifie appauvrissement et asservissement pour avoir, en toute légitime confiance, suivi le Parti Socialiste selon son ténor Fernand Dehousse.
Et, aucune amélioration tangible, aucun changement de cap audacieux. Selon le journal Knack du 10/04/2019, le PS ne semble pas vouloir faire quoi ce que ce soit pour sortir la Wallonie de la misère et de la Belgique.
En effet, il semblerait que le président du PS, Elio Di Rupo, lors d’un entretien accordé au journal économique flamand De Tijd, souhaiterait tout au plus, la révision de la Loi de Financement qui détermine la hauteur des montants qui vont du gouvernement fédéral vers les régions et les communautés. Mais la question communautaire n’est pas un thème électoral et tout le monde sait qu’Elio Di Rupo refuse de partager le pouvoir avec la NVA et, bien évidemment, avec le Vlaams Belang.
En toute hypocrisie, Elio Di Rupo, se voyant sans doute à la tête du gouvernement de la Wallonie, choisirait la fuite en avant pour la simple raison que la Communauté française et la Région wallonne souffrent de difficultés financières qui n’iront pas en s’améliorant les prochaines années, bien au contraire.
Cet entretien demeure quasi confidentiel d’autant que les autres journaux flamands ne répercutèrent pas le message, à l’exception du journal Het Laatste Nieuws. Quant aux « feuilles belges » d’expression française, sauf l’Echo, c’est le néant.
Pourtant en pleine campagne électorale, la sortie de Di Rupo ne manque pas d’importance comme le souligne et le titre Philippe Walkowiak, ce 11/04/2019 (RTBF INFO) : VERS UNE NOUVELLE REFORME DE L’ETAT !
Mais oui, bien sûr, comme le disait l’Inspecteur Bourrel, dans ce « pays raté », une réforme de la loi de financement entraîne de facto une réforme des institutions.
Dès lors que Di Rupo demanderait de l’argent pour les Wallons et Bruxellois puisqu’il paraît que le Conducator montois voudrait que l’on tienne compte de la superficie de la Wallonie. Amen !
Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’en échange d’argent, la Flandre demandera des compensations et assurément beaucoup plus d’autonomie qu’aujourd’hui parce que pour changer la loi de financement une majorité des 2/3 dans chaque groupe linguistique suffit à emballer le « deal ». Ce faisant, « la boîte de Pandore constitutionnelle », si chère à Charles Michel et Didier Reynders pourrait-elle demeurer close ?
En fait, la porte d’une nouvelle réforme de l’état, autour d’un axe PS-N-VA, semble s’entrouvrir malgré les serments de rejet à l’encontre des nationalistes.
Pour l’AWF, si une nouvelle réforme de l’Etat ouvre la voie de la dislocation définitive du royaume Belgique personne ne s’en plaindra mais il n’en est encore rien.
(…)
Autre indice tout aussi triste, Paul Magnette et Charles Picqué ont leur petite idée « Vers une métropole bruxelloise jusqu’à Charleroi ? » (La Libre du 13-04-2019)
Ce n’est un secret pour personne, Charles Picqué n’est pas un régionaliste. C’est d’ailleurs probablement l’une des caractéristiques qui le distingue le plus de son homologue carolo.
Par contre, un bon point pour Magnette qui tient à la régionalisation de la culture et de l’enseignement « Vous ne pouvez pas faire rêver avec uniquement les routes et le développement économique ».
Une proposition que ne rejette pas catégoriquement Charles Picqué, même s’il met en garde : « Ce que je crains, c’est que la régionalisation soit synonyme de repli. Je pense qu’il faut aujourd’hui vanter la culture de coopération dans un win-win entre la Wallonie et Bruxelles. Ce pays ne pourra se survivre à lui-même que s’il y a un rapport de forces équilibré pour aller négocier avec les Flamands. »
Voilà, toujours du cabotage aux abords de la Flandre. Triste.
La France, pays du chômage de masse, devient le pays de l’embauche
Philippe Escande sur le site du quotidien « Le Monde »
Les entreprises prévoient d’embaucher 2,7 millions de personnes en 2019, une embellie spectaculaire qui cache des difficultés croissantes de recrutement.
Publié hier à 10h34, mis à jour à 06h31
Selon une enquête de Pôle Emploi, plusieurs milliers de postes sont à pourvoir dans divers secteurs. PHILIPPE LISSAC / PHOTONONSTOP
Pertes & profits. Nous l’avons tous remarqué, depuis quelques mois, de petits cartons discrets fleurissent dans les magasins, à l’entrée des usines ou des chantiers : employés demandés. Comme au bon vieux temps, la France, pays du chômage de masse, devient, d’un coup, le pays de l’embauche.
Au vu de la formidable enquête 2019 de Pôle emploi sur les besoins de main-d’œuvre, l’entreprise France pourrait apposer un panneau géant devant sa porte : ici, on recrute un million d’employés dans les services aux particuliers, 700 000 dans les services aux entreprises, 325 000 dans le commerce, 178 000 dans la construction… Et même les secteurs moribonds cherchent des bras : 240 000 postes sont à pourvoir dans l’industrie et 250 000 dans l’agriculture !
On ne sait pas si, comme l’a suggéré, en 2018, le président de la République Emmanuel Macron, il suffit de traverser la rue pour trouver un job, mais le fait est que l’emploi est là. Et dans tous les domaines.
La liste des métiers les plus recherchés par les entreprises en 2019 laisse rêveur : viticulteur, agent d’entretien, serveur, animateur socioculturel, aide ménagère, artiste, cuisinier, informaticien… Il y en a pour tous les goûts et toutes les compétences. Sachant que du côté des cadres (à partir de bac + 3), on approche le plein-emploi depuis plus d’un an.
L’éternel problème de la formation refait surface
Cette embellie est spectaculaire. On n’avait pas vu un tel engouement depuis les années fastes 2006-2008, quand le taux de chômage était descendu aux alentours de 7 % de la population active. Il s’explique par la combinaison du retour de la croissance et de cinq ans de mesures en faveur des entreprises, tant sur le plan financier que social.
Mais la résorption forte du chômage, qui est passé, en 2018, sous la barre des 9 %, n’est pas encore assurée. Car la face sombre de l’étude de Pôle emploi révèle une accentuation forte des difficultés d’embauche.
Les entreprises prévoient 2,7 millions de recrutements cette année, mais une sur deux reconnaît que ce sera difficile, tant elles ont du mal à trouver le bon candidat. Dans certains métiers, comme les couvreurs, les charpentiers, les carrossiers, les mécaniciens auto ou les aides à domicile, plus de 80 % des employeurs interrogés peinent à recruter. Score presque identique du côté des chauffeurs routiers, des électriciens ou des plombiers. Depuis 2016, ce phénomène de pénurie s’amplifie et devient un vrai facteur de blocage. Dans la construction, les deux tiers des sociétés sont en difficulté de recrutement.
Quand INFRABEL pense écologie au profit d’Antwerpen et de Bruxelles, elle relie Athus à la France.
Certes, un plus pour une Wallonie « couloir de la Flandre » mais cela ne règle pas la liaison Dinant-Reims par Givet qui attend toujours parce que cela pourrait gêner les intérêts du couple Bruxello- Schaldéen.
Le port sec d’Athus espère gros d’une nouvelle route ferroviaire vers la France (05 avril 2019, Benjamin Everaert, L’Echo )
Le terminal container d’Athus, dans le Sud du Luxembourg, va être relié directement à la France grâce à un investissement de 20 millions d’euros. De quoi créer 20 emplois directs et doubler l’activité dans ce « port sec ».
C’est un investissement d’une vingtaine de millions d’euros – 20,2 millions d’euros pour être précis – qui devrait pas mal changer la donne dans le sud de la province du Luxembourg. Le terminal container d’Athus, ou TCA pour les intimes, va, dès août 2020, être directement relié par rail à la France. De quoi ouvrir un marché conséquent à ce « port sec ». C’est un événement très important pour nous. Notre terminal était un cul-de-sac et va désormais s’ouvrir vers la France. »
FABIAN COLLARD PATRON D’IDELUX « C’est un événement très important pour nous. Notre terminal était un cul-de-sac et va désormais s’ouvrir vers la France », sourit Fabian Collard, le patron d’Idélux, l’intercommunale qui gère le TCA. La Vallée du Rhône et Clermont-Ferrand sont le genre de marchés qui s’ouvrent et qui ont montré un intérêt certain pour le site. « Ces régions sont à mi-chemin entre la Mer du nord et la Méditerranée. Pour le moment, ils utilisent plutôt Marseille, mais avec le corridor 2, ils pourraient choisir de passer par Anvers », détaille Fabian Collard. 46.500 containers maritimes transitent chaque année via le terminal. Le patron pense que cette nouvelle connexion va permettre de doubler ce nombre de containers. De quoi augmenter le nombre d’emplois du site à 70 contre 50 aujourd’hui.
Le site est déjà adapté pour de telles capacités, mais jusqu’ici, l’absence de liaison directe vers la France, Mont-Saint-Martin pour être précis, obligeait les opérateurs qui souhaitaient s’y rendre à effectuer des manœuvres et de remonter vers des gares proches pour repartir vers la France. Cela obligeait notamment de prendre des voies dans le sens inverse et d’avoir donc un chauffeur de chaque côté du train. Une perte de temps et de moyens qui rendaient l’opération peu compétitive. Qui plus est, la jonction en courbe qui part d’Aubange vers Mont-Saint-Martin n’a qu’une voie, ce qui là-aussi était d’une inefficacité criante sur ce corridor européen 2 qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée. Cette voie sera doublée sur plus de 800 mètres.
Le TCA a de très bonnes relations avec le port d’Anvers. Ce dernier a tout intérêt qu’une bonne partie des opérations se passe sur le site du TCA plutôt qu’au port, afin que les trains se dirigent directement avec le bon chargement du bon côté du port pour désencombrer ce dernier.
Atouts écologiques C’est aussi plus intéressant pour le port de voir ses chargements arriver en train depuis Athus plutôt que via la route. Les villes d’Anvers et de Bruxelles y verront au passage une diminution de la congestion de leur ring, un atout écologique non négligeable. C’est d’ailleurs un point important du projet. La Belgique est à la traîne en matière de fret ferroviaire par rapport à d’autres pays européens. Pourtant, ce type de transport consomme 6 fois moins d’énergie que celui par route. Grâce à l’électrification de nombreuses voies, les émissions de CO2 du fret ferroviaire sont 9 fois moindres que celles sur route. C’est d’ailleurs une des raisons qui fait que le projet a obtenu des fonds européens, wallons et fédéraux. * 9,2 millions d’euros proviennent du milliard vertueux voulu par François Bellot, le ministre de la Mobilité. * 5,1 millions d’euros viennent de la région Wallonne * Les subsides européens équivalent à 2,8 millions d’euros * Idelux, l’intercommunale qui gère le terminal, a participé à hauteur de 300.000 euros * La SNCF réseau a également participé au financement.
Dans le détail, « les travaux prévoient le déplacement d’un passage à niveau, la modification d’une courbe et de voies existantes, la pose d’une nouvelle voie sur une distance de 875 m, la réalisation d’un pont poussé sous la N 830 et, enfin, l’équipement de cette nouvelle voie et son raccordement au réseau ferroviaire à hauteur de la frontière franco-belge », détaille Infrabel.ur mais aussi des sociétés industrielles. »
Mais les travaux peuvent aussi amener une autre activité au TCA. Des entreprises peuvent ainsi décider de s’y rendre directement avec leurs marchandises pour l’envoyer vers la France. « Cela pourra aider à développer des logisticiens autour du terminal, mais aussi des sociétés industrielles. Solarec, qui est le plus grand fabricant de poudre de Lait à Libramont, effectue des livraisons en camion qui pourraient être remplacées par des livraisons en train, notamment vers le Maghreb. Il leur suffit de faire 40 kilomètres pour arriver sur site », détaille encore le patron.
Comment lutter pour le climat sans tomber sous le coup des accusations idéologiques de l’un ou l’autre Savonarole écologique et des experts climatiques, genre Docteur Folamour, d’officines onusiennes ? Pointons la solution préconisée du transport en commun et du chemin de fer en particulier. Tout visiteur du très beau Musée du Train sis à Schaerbeek peut admirer une immense carte active du réseau ferroviaire en Belgique du 19e jusqu’au 20e siècle. Qu’ y constate-t-on, en Wallonie particulièrement ? Simplement qu’un voyageur, en 1932, pouvait se rendre en train de Waterloo ou Wavre à Doische ou à Couvin en train ! Or, aujourd’hui, si ce voyageur ne possède pas de voiture, il peut rester chez lui ou s’engager dans un périple compliqué ( trains + bus et trains + bus ) pour, peut-être, atteindre son but en fin de journée. Merci à la SNCB pour le désengagement du rail en Wallonie, depuis 1950, tout cela au profit des autobus flamands de chez Van Hool à Koningshooikt. Bus qui ne roulent pas dès qu’il neige ou qu’il gèle ! Quant aux partis politiques wallons peu intéressés par la question, DEPUIS LA MEME EPOQUE, ils sembleraient réfléchir actuellement à la revitalisation du fret ferroviaire mais d’abord les lignes intéressant le port d’Anvers (bien entendu). De toute façon, la très belgicaine INFRABEL ne leur permettrait pas autre chose (le 60/40 maléfique).
Quelle solution pour la Wallonie ? 1°) Régionalisation d’INFRABEL et de la SNCB; 2°) Elaboration d’un nouveau réseau adapté à la Wallonie afin de revivifier les zones les plus éloignées sans pour autant recréer la toile existant en 1932; 3°) Réinvestissement dans le rail passager; 4°) Réinvestir dans le fret ferroviaire démantelé depuis le désinvestissement industriel en Wallonie; 5) Réinvestissement dans la métallurgie afin de fournir les rails nécessaires d’où baisse du chômage dans ce secteur ; 6°) Tisser des liens ferroviaires vers la France notamment vers les Hauts-de-France et le Grand-Est soit le Nord-pas-Calais et la Champagne -Ardennes dont la SNCB a totalement coupé la Wallonie.
Si cette politique pouvait se mettre en œuvre les Wallons agiraient positivement pour le climat, pour leur industrie métallurgique, pour leur industrie ferroviaire en collaboration avec la France, pour leurs ingénieurs, leurs cheminots et leurs métallos ! En agissant intelligemment, les Wallons pourraient aussi obtenir des prêts européens en matière d’investissements.
TOUT EST QUESTION DE VOLONTE.
La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde