J – 4 : l’AWF réaffirme qu’elle est un mouvement de citoyens

Réuni hier, mardi 20 mai, le Bureau Exécutif de l’Alliance Wallonie France tient à rappeler ce qui suit :

1. L’AWF est un mouvement de citoyens qui regroupe des membres et sympathisants du PS, du MR, du cdH, d’Ecolo, du FDF, du RWF, du RW, de Vega, du MG, du PP, du PTBgo et de citoyens non encartés.

élections2. Il ne nous appartient pas dès lors de donner des consignes de vote à nos membres et sympathisants, qu’ils soient membres déclarés publiquement ou sympathisants qui désirent, pour des raisons que nous comprenons, garder la discrétion.

3. Nous connaissons assez nos membres et sympathisants pour savoir que plus que tout autre citoyen, ils sont au fait de la vie politique belge et qu’ils connaissent les enjeux importants des élections du 25 mai.

4. Nous savons qu’au lendemain du prochain scrutin, nous pourrons compter sur eux pour intervenir au sein de leur parti et dans la société civile pour que l’option de l’intégration de la Wallonie dans la République française fasse partie du débat politique.

5. Avec les nuances qui s’imposent pour un mouvement citoyen comme le nôtre, nous tenons à réaffirmer que l’analyse de nos membres et sympathisants se rejoint sur les 3 points suivants :

a) La fin de la Belgique est inéluctable à court ou à moyen terme.

b) Une Wallonie indépendante n’est pas viable au niveau de ses finances publiques. Un Etat « Fédération Wallonie-Bruxelles » ne l’est pas plus pour des raisons politiques.

c) Par défaut et quel que soit l’attachement que certains d’entre nous ont pour la Belgique, la communauté de destin avec la France s’impose. C’est le choix de la raison, de la solidarité interrégionale et du refus de sacrifier deux générations de Wallons.

Pour le B.E. de l’ AWF,

Paul Durieux

Les faibles arguments des amoureux de la Belgique

Lu sur le site de la Libre :

Une opinion de Felice Dassetto, sociologue et professeur émérite de l’UCL.

Felice DassettoLes arguments de ceux qui disent tenir à notre pays sont bien faibles. On gère vaille que vaille la vieille idée de la Belgique. On fait dans l’anecdote, l’absurde ou la négative. Très insuffisant ! La campagne électorale, qui se déroule dans l’attente des résultats de la N-VA, laisse entrevoir que le débat sur le devenir de la Belgique aura bien lieu après les élections. Faut-il une nouvelle réforme pour l’avenir du pays ? Quelle réforme ? Fédéralisme ? Confédéralisme ? Ce débat risquera de montrer la faiblesse des arguments de ceux qui disent tenir à l’avenir de la Belgique.

1. Comme toute réalité sociale, les idées qui sous-tendent les ensembles politiques sont des constructions consolidées, plus ou moins rationnelles ou émotionnelles, qui se disent à travers des narrations entre passé, présent et avenir, à travers des concepts, des symboles, des valeurs, des connaissances concrètes. C’est la force des idées. Cette force est tout aussi fondatrice que les mécanismes institutionnels et les logiques d’intérêts. Tout Etat – unitaire, fédéral ou confédéral – suppose des idées qui argumentent et justifient la cohabitation des composantes dans une entité politique et dans un territoire. La force de Bart De Wever consiste dans le fait qu’il a une narration, qu’il avance des concepts qui fondent la raison d’être du projet de dissolution de l’Etat belge : les deux langues, les deux pays, le gommage de Bruxelles. Cette narration, vraie ou fausse, peu importe, fait sens pour une partie significative des Flamands, probablement bien plus largement qu’aux oreilles des seuls électeurs de la N-VA.

2. Quelle est la prise en compte de la force des idées de ceux qui disent tenir à la Belgique ? Du côté flamand, Bart De Wever énonce son projet avec radicalité et veut le voir réalisé dans des temps courts : tout de suite le confédéralisme, et un peu plus tard, la séparation de la Belgique. « Nous ne sommes pas révolutionnaires », dit-il. C’est sa narration pour l’avenir de la Belgique. Est-il exagéré de dire que dans d’autres partis on pense plus ou moins la même chose, que la narration n’est pas fort différente de celle de la N-VA sauf qu’elle diffère dans l’agenda et est actuellement plus attentiste ? Il y a quelques années, Patrick Dewael parlait avec le sourire de « l’évaporation de la Belgique ». Quelques politiciens et partis flamands pensent autrement, mais leurs arguments sont faibles tout comme ceux des francophones. Des Bruxellois flamands, tout comme les francophones, parlent de la Belgique mais en regardant avant tout Bruxelles et son existence impossible sans Belgique. Des intellectuels du monde artistique flamand, bien plus que le monde universitaire, ont exprimé leur idée de la Belgique. Quelques sportifs internationaux également. Et qu’en est-il des gens et surtout des jeunes générations ? A quel sondage faut-il se fier ? Manifeste-t-on un attachement belge ? Difficile à dire, surtout si on va au-delà de l’opinion et que l’on essaie de cerner les arguments, les raisons de leurs références positives à la Belgique.

3. Et quels arguments avance-t-on du côté francophone pour penser la Belgique ? S’y exprime avant tout une position de résistance. « Nous ne sommes demandeurs de rien ! On va parler de socio-économique ! » Mais cette résistance est une ligne Maginot. Le retranchement dans le socio-économique, l’attention exclusive aux mécanismes institutionnels, sous-tendus par la mésestime des logiques de l’esprit et de la force des idées, laissent croire qu’on peut se dispenser de penser la nouvelle Belgique. On manque de narrations, de concepts, de valeurs au sujet de la Belgique actuelle et future. Au journaliste de VTM, lors de l’émission retransmise par RTL ce mardi 13 mai, qui demande à Paul Magnette pourquoi les francophones parlent avec autant d’émotion de la Belgique, le président du PS répond : « Mais c’est parce que c’est notre histoire. » L’histoire est importante, mais elle ne suffit pas pour fonder un projet d’avenir, et elle suffit d’autant moins que, depuis des décennies, du côté flamand, on a raconté une autre histoire du pays. Tout comme ne suffit pas l’argument qui dit vouloir maintenir la sécurité sociale car c’est le lien entre les personnes du pays. Oui, mais qu’en est-il si la force des idées amène à penser qu’il n’y a pas de raisons de maintenir l’unité entre les personnes de ce pays ?

4. Autrement dit : les débats actuels, mais ils durent depuis des années, montrent la carence de pensée autour de la Belgique, de la nouvelle Belgique. On en reste, parfois avec embarras, au passé, au tricolore, à l’hymne national et à la monarchie. Les régionalismes aux teintes nationales du nord et du sud, une pensée réductrice limitée aux institutions et à l’économie ont amené à penser qu’il n’était plus nécessaire de penser la nouvelle Belgique, d’en faire une narration, de réinventer des symboles, de refonder des valeurs, de formuler un projet. Et il ne suffit pas, comme des intellectuels le font, de penser la Belgique par la négative : elle existe parce que c’est impossible de la diviser, en raison de Bruxelles, de la dette, de l’Union européenne, ou, mais de moins en moins, de l’institution monarchique. Il ne suffit pas non plus d’argumenter par l’absurde : l’identité de la Belgique est celle de ne pas être, celle de l’identité floue et surréaliste… Autant d’idées qui peuvent nourrir des conversations de cafés branchés mais qui ne permettent pas de fonder un avenir politique.

5. Et parallèlement, les francophones ou flamands qui disent tenir à la Belgique, n’ont pas mis des énergies et quelques moyens pour expliquer, argumenter, justifier, refonder dans les esprits la nouvelle Belgique, tant au sein des Flamands que des Francophones. On a fait une narration – et quelle narration exaltée ! – des entités fédérées, en croyant que cela pouvait remplacer celle relative à la Belgique. La pensée sur la nouvelle Belgique reste timorée et dominée par la pensée sur les entités qui la composent. Le futur est aux régions. Pour la Belgique, on gère vaille que vaille la vieille idée du pays. Ou on fait dans l’anecdote : évoquer le foot ou le croisement des vacanciers dans les Ardennes et à la Côte ne suffit pas. Si on parle de la Belgique uniquement dans ces termes, c’est qu’on a bien peu d’arguments. On n’a même pas su transformer la fête que l’on persiste à appeler « nationale » en une fête « fédérale », car on ne pense pas que les symboles ont une force. Ou bien, du côté francophone, on continue à penser que l’idée de Belgique « va de soi », alors que ce n’est pas vrai du côté flamand et cela commence à ne plus l’être du côté francophone. Les derniers parmi les Flamands qui ont encore quelques références à une Belgique sont en train de sortir de scène. Les nouvelles générations, comme Wouter Beke, diront que pour eux « le biotope naturel » est la Flandre casée dans l’Europe. C’est normal : depuis qu’ils sont nés, ils n’ont entendu que cette narration. Ce propos n’est pas génétique, c’est une construction. Et bientôt ce sera le cas aussi pour les jeunes Wallons. On a voulu faire une autre Belgique, non plus nationale mais fédérale. Mais on n’a pas produit de narration de cette Belgique-là.

Conférence-débat en Brabant wallon

Rappel :

Nous tenons à vous rappeler la tenue d’une conférence-débat qu’organise l’AWF le mardi 20 mai 2014 dès 19.00 à l’auditoire du motel Nivelles-Sud, 22, Chaussée de Mons à 1400 Nivelles.

Thème : Wallonie-France : une question de survie ?

Prendront la parole : Paul Durieux, président de l’ AWF

Javaux-RonvauxClaude Javeau, professeur émérite de sociologie à l’ULB, auteur du livre « La France doit-elle annexer la Wallonie ? »

Marc Ronvaux, juriste et écrivain, auteur du livre « Français, Wallons, manuel de survie ».

La conférence  est ouverte à tout citoyen intéressé par l’avenir de la Wallonie. Elle sera suivie du verre de l’amitié et, sur réservation, d’un lunch convivial. En ce qui concerne ce dernier, vous aurez le choix entre :

1. le cabillaud sauce beurre blanc

2. suprême de volaille sauce provençale

3. steack tartare

Ces 3 plats seront accompagnés de légumes saisonniers et/ou de frites selon votre désir.

Le prix pour cette restauration sera de 15 € boisson non comprise.

Si vous souhaitez participer au repas, la réservation sera effective après versement de la somme de x X 15 € selon le nombre de participants sur le compte IBAN n° BE26 0682 4499 3129 de l’AWF à 4130 Esneux pour le 19 mai au plus tard avec en communication 1, 2 ou 3 selon le plat choisi.

Pour des raisons d’organisation, nous vous prions de bien vouloir nous communiquer votre présence en vous adressant à Paul Durieux par courriel (pauldurieux2003@yahoo.fr) ou par téléphone mobile (0476 654 329) ou fixe (04 263 69 17). Merci d’avance.

Et Chevènement, il en pense quoi ?

Il n’est plus tout jeune, Jean-Pierre Chevènement, mais en homme de conviction, l’actuel sénateur du Territoire de Belfort continue à nourrir le débat politique en France. De ce socialiste atypique, autrefois très à gauche, on a dit qu’il était le « dernier des gaullistes ». (On sait qu’il a toujours été un chaud partisan du rattachement de la Wallonie à la France.) Son étiquette souverainiste (il préfère celle de républicain) ne l’empêche pas d’avoir un discours nuancé sur l’Europe. Voici un extrait d’une interview qu’il vient d’accorder au journal Le Midi Libre.

Chevènement(…) Il y a un lien entre le déclin démographique, économique, politique de l’Europe et “la guerre de 30 ans” qui éclate en 1914 et finit en 1945. Mais l’Union européenne actuelle et son magma d’impuissances est aussi le fruit de la façon dont on a fait l’Europe sans les nations, voire contre elles, selon la méthode Monnet. C’est d’abord une Europe qui a fait sien les dogmes du néo-libéralisme en privant les Etats de leurs capacités stratégiques. La France n’est plus un Etat stratège, c’est un Etat mendiant qui n’a plus les moyens d’une politique.

D’autre part, c’est une Europe qui a abandonné la démocratie. Ses institutions – la Commission, la Cour de Justice, la banque centrale – sont technocratiques et ne rendent compte devant aucune instance élue. (…) L’Europe est devenue un système d’évitement de la démocratie et des souverainetés nationales.

Que préconisez-vous ?

Il faut réformer les règles de l’Euro pour permettre aux pays de l’Europe du Sud d’être compétitifs sans passer par des expériences douloureuses de caractère déflationniste. (…) On nous vante le miracle espagnol au prétexte que l’Espagne a réduit ses coûts de production alors que 50 % des jeunes sont au chômage. Au contraire, il faut une politique monétaire plus souple, un Euro moins surévalué.

La France a un potentiel de croissance de 2,5 %. Il faut redonner le moral au pays. Et ne pas construire l’Europe comme un substitut à la France. Ne pas gommer la France. Je suis pour l’Europe des nations et des peuples. La morosité vient beaucoup du fait qu’on a privé nos concitoyens de leurs repères traditionnels, d’un récit national qui est ce qu’il est, avec ses ombres et ses lumières. Il faut remettre en cause, non pas l’Europe, mais la manière dont on l’a faite.

Les élections peuvent-elles faire avancer vos idées ?

Je l’espère, mais il faudrait qu’il y ait débat. Et ce dernier n’existe pas. On est enfermé dans une politique monétaire ultra-orthodoxe, déflationniste. Pour que ce débat ait lieu, il faut des acteurs et donc des forces politiques qui renouent avec un patriotisme républicain. Je préfère parler de république que de souverainisme. D’abord parce que ce terme vient du Québec et qu’il est aujourd’hui manipulé. Mon discours n’est pas anti-européen. Je suis très européen, mais pas européiste. Notre pays a besoin d’un sursaut républicain et pas d’un spasme rétrograde comme le voudrait le FN.

Croyez-vous à la fin de la monnaie unique ?

Je ne dis pas il faut sortir de l’Euro. Mais il faut revenir à l’essentiel : en privant un pays de sa souveraineté monétaire, on ne règle pas ses problèmes. Il faut oser toucher à l’Euro, revenir à une certaine souplesse dans une idée de monnaie commune. (…) Je m’interroge sur la manière de frayer la voie aux idées que je crois justes et de fournir aux jeunes générations les repères qui aujourd’hui leur manquent.

Alstom : l’Etat français signe un décret de  » patriotisme économique « 

La signature de ce décret est une excellente nouvelle pour le maintien de l’emploi, non seulement en France, mais aussi en Wallonie dans les filiales d’Alstom.

Alstom : l’Etat signe un décret de « patriotisme économique »

Montebourg« Le choix que nous avons fait, avec le premier ministre, est un choix de patriotisme économique », a expliqué le ministre de l’économie, Arnaud Montebourg, au « Monde ».

C’est « la fin du laisser-faire », explique le ministre de l’économie, Arnaud Montebourg. Manuel Valls, le premier ministre, a signé mercredi 14 mai un décret « relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable », qui devrait permettre à l’Etat de s’opposer à la prise de contrôle d’un très grand nombre d’entreprises françaises.

Lire ici l’article du journal Le Monde.

« Réforme ou dérèglement de l’Etat » : ce qu’en pense Dehousse

dehousseNotre ami Jules Jasselette nous envoie l’interview réalisée par la revue « Toudi » auprès de Jean-Maurice Dehousse. Ce dernier éclaircit bien des choses tenues sous le boisseau dans le débat électoral. Nous savons que le moment des élections n’est pas propice à de vrais débats politiques, dans le sens noble du terme, mais plutôt à des épisodes où slogans, promesses et petites phrases incendiaires tiennent le haut du pavé.

Je me souviens d’une conférence-débat organisée par le PAC (Présence et Action Culturelle) d’Esneux où les deux orateurs Jean-Maurice Dehousse et Jules Gazon étaient invités à croiser leurs vues sur l’avenir de la Wallonie. Je peux dire que les deux experts se rejoignaient dans 95 % des idées exposées.

Il en va de même ici où je partage 95 % de l’exposé de J-M Dehousse. Sans vouloir polémiquer, j’émettrai un bémol au chapitre où J-M Dehousse parle de la perte de la souveraineté budgétaire qui passe aux mains de commissaires européens. Il classe 4 degrés (au moins, dit-il) de cette pression.

La France serait au degré 3 de cette pression avec 3 grands axes économiques touchés : diminution des salaires, des pensions (en particulier pour les fonctionnaires) et des investissements publics. Il y a lieu de préciser ici que les salaires et les pensions des plus faibles ne seront pas touchés – exemple : un couple dont chaque membre est au SMIC (salaire minimum) avec 2 enfants ne verra pas son salaire touché et continuera à payer 0 % d’impôt. Nous sommes loin de la saignée imposée à la Grèce, mais aussi des situations portugaise et espagnole.

La Belgique serait au degré 4, un degré de « surveillance ». Quelle est la valeur d’une note attribuée à un Etat qui vivra après le 25 mai au rythme d’une réforme de l’état sans précédent qui mettra la Wallonie dans une situation des plus délicates. L’analyse scientifique du Professeur Gazon, jamais démentie par un économiste, indique que malgré une récente prise de conscience de la situation, faute de ne pas avoir anticipé à temps le risque, faute d’avoir tenu un discours du « demandeur de rien », la Wallonie va être confrontée à une situation des plus délicates.

J-M Dehousse ne dit d’ailleurs pas le contraire dans la suite de son analyse.

A quel degré de pression se situera la Wallonie après le 25 mai ? Là est la question qui m’importe.

Je ne puis le dire, mais ce que je peux affirmer, c’est que le concept d' »intégration-autonomie » de la Wallonie dans la République française permettra à notre région de bénéficier de la forte solidarité interrégionale française. Ce que je peux affirmer aussi, c’est que la Wallonie, mais aussi la France sortiront gagnantes d’une telle alliance. Dans un article prochain, j’argumenterai mes affirmations.

Paul D.

Nous avons posé la question suivante à Jean-Maurice Dehousse : « Vous avez été acteur et témoin de toutes les réformes de l’Etat. Trouvez-vous que celle-ci est différente ? C’est la première fois que l’on touche à la sécurité sociale. Est-ce que l’on est passé à autre chose ? Ou bien poursuit-on ce qui a été commencé en 1970 ? » Après un long entretien avec lui il y a quelques semaines à Liège, nous lui avons renvoyé un compte-rendu de cette conversation : c’est sur cette base qu’il a retravaillé ce que nous pouvons lire. Cette longue étude dans la mesure où elle porte sur tous les thèmes qui n’ont pratiquement jamais été abordés dans la campagne électorale et qui ne le seront probablement pas.

Pour comprendre ce qui suit, tournez-vous vers les médias commerciaux traditionnels et surtout les médias audiovisuels : comme il s’agit des vrais  enjeux du 25 mai, vous ne les trouverez sans doute traités qu’ici.

Pour lire le long texte de Jean-Maurice Dehousse, nous vous invitons à passer sur le site de la Revue Toudi.

Invitation à participer à une enquête sur les relations Wallons – Flamands.

Je vous invite à participer à l’enquête en cliquant sur le lien en fin de cet article paru sur le site du « Vif » et d’indiquer en fin d’enquête votre désir de voir le concept d’ « intégration-autonomie » de la Wallonie dans la République française s’inscrire dans le débat politique qui concerne l’avenir de la Wallonie. A ce jour, il en est totalement absent.

Paul D.

 « Les Flamands et les Wallons se considèrent avec respect, sympathie et admiration » (KU Leuven)

Le Vif

mardi 13 mai 2014 à 10h50

Selon une étude réalisée par l’Université Catholique de Louvain (UCL), l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et la KU Leuven (KUL) relayée par le quotidien De Standaard, les Flamands et les Wallons se considèrent essentiellement avec respect, sympathie et admiration.

© Belga

Les chercheurs ont étudié l’attitude des Belges par rapport aux autres groupes linguistiques en 2010 et 2011. « À cette époque, notre pays était en crise et nous voulions vérifier le résultat de cette situation par rapport à l’autre. Les résultats étaient étonnamment positifs » explique Ellen Delvaux de la KU Leuven au journal. « Le respect, la sympathie et l’admiration étaient les principales émotions éprouvées par les Flamands et les Wallons les uns envers les autres ».

Cependant, l’étude révèle que les sentiments négatifs nourris par l’autre groupe linguistique sont systématiquement surestimés. « Les Flamands pensent que les Wallons sont frustrés et jaloux alors que les francophones s’imaginent que les Flamands sont fâchés et frustrés » déclare-t-elle.

Par ailleurs, la majorité des répondants soulignent leur attachement à la Belgique et préféreraient voir les régions se rapprocher « même s’ils ajoutent qu’accorder davantage d’autonomie aux régions est une option plus réaliste ».

Les trois universités poursuivent l’étude en cette période d’élection, considérée comme « un moment indiqué » selon Delvaux. Si vous souhaitez participer à l’enquête, vous pouvez cliquer sur ce lien

Survol de Bruxelles : Di Rupo ne veut pas lâcher Zaventem

Qui a dit que le premier ministre belge était wallon ? Nous avions dit que l’ardoise à payer pour avoir un premier ministre wallon serait salée. Cela a été au-delà de ce que nous avions imaginé. Elio Di Rupo aura été un ministre qui a bien servi les intérêts flamands.

La solution pour Zaventem : après les élections, bien sûr !

Paul D.

Lire ici l’article du journal Le Soir.

Di Rupo, ZaventemElio Di Rupo ne s’est pas montré favorable ce lundi soir à l’éventuelle délocalisation d’une partie des activités de l’aéroport de Bruxelles-National vers les aéroports wallons, comme suggéré ce matin par le secrétaire d’Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (cdH).

L’aéroport de «  Zaventem a une fonction économique importante et cela doit rester ainsi », a estimé le Premier ministre interviewé dans le journal télévisé de la VRT lundi soir.

Le secrétaire d’Etat a estimé ce lundi matin qu’une partie des activités de l’aéroport de Zaventem pourrait être délocalisée vers Charleroi ou Liège si la Flandre ne souhaitait pas subir les nuisances sonores.

Une solution après les élections

Face au tollé provoqué dans la capitale après l’imposition de nouvelles routes aériennes, M. Wathelet a proposé la semaine passée de revoir celles-ci en redirigeant une partie des vols vers la Flandre. Une initiative directement contrée par le gouvernement flamand qui a déclenché une procédure de conflit d’intérêts, gelant la situation pour soixante jours.

Le chef du gouvernement a estimé qu’une « solution équilibrée  » à la question des nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles devra être trouvée après les prochaines élections.

« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. »

Cela fait longtemps que j’affirme que le nationalisme flamand ne s’arrête pas au Vlaams belang et aujourd’hui à la N-VA. Nous retrouvons de nombreux nationalistes flamands au CD&V, à l’Open-VLD et même dans une moindre mesure au SP.a et chez Groen. Nous pouvons dire qu’à l’heure actuelle, plus de 70 % des Flamands sont nationalistes. N’allez pas chercher dans cette affirmation le moindre sentiment anti-flamand chez moi. Je sais qu’il existe des Flamands qui ont toute mon estime. Mais ne me demandez pas de jouer à l’autruche. Vous me direz qu’il en existe aussi en France, ce à quoi je vous répondrai par l’affirmative. Je vous dirai même que je n’ai pas plus d’atome crochu avec un nationaliste français qu’avec un nationaliste flamand, mais faisons la part des choses et reconnaissons que le nationalisme franchouillard est loin d’atteindre 70 % des Français.

Paul D.

Lu sur le site de « 7sur7 » :

wouter beke« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. » Tels sont les mots du président du CD&V, Wouter Beke, dans un reportage en deux parties « Schild en Vriend » que diffusent les 7 et 14 mai les chaînes de télévision RTL-TVi et VIER.

Les auteurs du reportage ont suivi une série de personnalités politiques flamandes pendant les dernières semaines de la campagne électorale.  « Il est intéressant de voir combien les blessures infligées au cours de la formation du gouvernement après 2010 sont profondes. Cette formation a contaminé toute une génération« , a expliqué le réalisateur Eric Goens.  Le président de l’Open Vld de l’époque, Alexander De Croo, accuse son homologue de la N-VA, Bart De Wever, d’avoir brisé le front flamand qui existait alors.

Confiance brisée

« Au début de la formation, il y a eu beaucoup de collaboration entre la N-VA et l’Open Vld. Nous avons préparé beaucoup de dossiers avec la N-VA, comme ce qui concernait le droit du travail, parce qu’à l’époque nous avions un front flamand avec le CD&V et la N-VA. Cela a été une stratégie délibérée de De Wever de torpiller ce front », explique-t-il. Quelque chose s’est brisé ensuite, affirme le libéral flamand qui dit ne même plus avoir le numéro de gsm de M. De Wever. « J’ai du mal à faire confiance à De Wever », souligne de son côté M. Beke. « Je ne fais pas non plus confiance à De Croo, même humainement », répond pour sa part M. De Wever. Le président des nationalistes flamands se montre plus compréhensif à l’égard de son collègue chrétien-démocrate. « Venant de Beke, je le regrette vraiment mais je comprends que des traces soient restées. » La candidate de la N-VA à la présidence du gouvernement flamand, Liesbeth Homans, livre également le fond de sa pensée à propos du PS. « Le clientélisme du PS est en contradiction avec ce que nous proposons. Au plus ils aident des gens à recevoir une allocation, au plus ils pensent que ces gens vont voter pour eux », lâche-t-elle.

Le néerlandais de Di Rupo, encore lui

À entendre M. De Croo, la N-VA est responsable de l’accession d’un francophone à la fonction de Premier ministre. « Le gagnant des élections ne voulait pas devenir Premier ministre », fait-il remarquer. Et d’après lui, Elio Di Rupo n’a pas facilité la tâche des partis flamands. « En tant que Flamands, nous avions l’habitude d’avoir un Premier ministre qui parlait notre langue. Di Rupo communique d’une autre manière. Son néerlandais n’est pas assez bon pour communiquer directement. »

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