« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. »

Cela fait longtemps que j’affirme que le nationalisme flamand ne s’arrête pas au Vlaams belang et aujourd’hui à la N-VA. Nous retrouvons de nombreux nationalistes flamands au CD&V, à l’Open-VLD et même dans une moindre mesure au SP.a et chez Groen. Nous pouvons dire qu’à l’heure actuelle, plus de 70 % des Flamands sont nationalistes. N’allez pas chercher dans cette affirmation le moindre sentiment anti-flamand chez moi. Je sais qu’il existe des Flamands qui ont toute mon estime. Mais ne me demandez pas de jouer à l’autruche. Vous me direz qu’il en existe aussi en France, ce à quoi je vous répondrai par l’affirmative. Je vous dirai même que je n’ai pas plus d’atome crochu avec un nationaliste français qu’avec un nationaliste flamand, mais faisons la part des choses et reconnaissons que le nationalisme franchouillard est loin d’atteindre 70 % des Français.

Paul D.

Lu sur le site de « 7sur7 » :

wouter beke« Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. » Tels sont les mots du président du CD&V, Wouter Beke, dans un reportage en deux parties « Schild en Vriend » que diffusent les 7 et 14 mai les chaînes de télévision RTL-TVi et VIER.

Les auteurs du reportage ont suivi une série de personnalités politiques flamandes pendant les dernières semaines de la campagne électorale.  « Il est intéressant de voir combien les blessures infligées au cours de la formation du gouvernement après 2010 sont profondes. Cette formation a contaminé toute une génération« , a expliqué le réalisateur Eric Goens.  Le président de l’Open Vld de l’époque, Alexander De Croo, accuse son homologue de la N-VA, Bart De Wever, d’avoir brisé le front flamand qui existait alors.

Confiance brisée

« Au début de la formation, il y a eu beaucoup de collaboration entre la N-VA et l’Open Vld. Nous avons préparé beaucoup de dossiers avec la N-VA, comme ce qui concernait le droit du travail, parce qu’à l’époque nous avions un front flamand avec le CD&V et la N-VA. Cela a été une stratégie délibérée de De Wever de torpiller ce front », explique-t-il. Quelque chose s’est brisé ensuite, affirme le libéral flamand qui dit ne même plus avoir le numéro de gsm de M. De Wever. « J’ai du mal à faire confiance à De Wever », souligne de son côté M. Beke. « Je ne fais pas non plus confiance à De Croo, même humainement », répond pour sa part M. De Wever. Le président des nationalistes flamands se montre plus compréhensif à l’égard de son collègue chrétien-démocrate. « Venant de Beke, je le regrette vraiment mais je comprends que des traces soient restées. » La candidate de la N-VA à la présidence du gouvernement flamand, Liesbeth Homans, livre également le fond de sa pensée à propos du PS. « Le clientélisme du PS est en contradiction avec ce que nous proposons. Au plus ils aident des gens à recevoir une allocation, au plus ils pensent que ces gens vont voter pour eux », lâche-t-elle.

Le néerlandais de Di Rupo, encore lui

À entendre M. De Croo, la N-VA est responsable de l’accession d’un francophone à la fonction de Premier ministre. « Le gagnant des élections ne voulait pas devenir Premier ministre », fait-il remarquer. Et d’après lui, Elio Di Rupo n’a pas facilité la tâche des partis flamands. « En tant que Flamands, nous avions l’habitude d’avoir un Premier ministre qui parlait notre langue. Di Rupo communique d’une autre manière. Son néerlandais n’est pas assez bon pour communiquer directement. »

8 réflexions sur « « Je suis flamingant. La Flandre est mon biotope naturel. » »

  1. Bonjour,

    Comptez-vous signaler pour information la présence de membres de l’AWF sur les listes du R.W.F. comme c’est le cas de notre ami Alain Balsat, tête de liste à Liège ?

    Avec mes salutations républicaines,

    Joël Goffin
    secrétaire du R.W.F.

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  2. Cette info qui n’est pas un scoop (ou Schouppe comme on est au CD&V) s’adresse surtout à qui n’auraient pas encore compris le sentiment, tout à fait respectable au demeurant, de Mr Wouter Beeke, Président du CD&V.
    Ceci représente le sentiment d’une large majorité des flamands.
    Ceux-ci sont d’ailleurs, pour nombre d’entre eux, plus qu’énervés par le terme nationaliste qu’on leur colle comme une image négative alors qu’ils s’estiment, et je peux comprendre le terme, que c’est du patriotisme.
    Leur Flandre Etat-Nation ayant sa Constitution, sa langue, sa culture, son hymne national, enz.

    Pour ma part je persiste que je suis : « Liégeois, francophone, francophile et que la France est le berceau de ma culture et la république Française le cadre géopolitique naturel de mes valeurs laïques et sociales, de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. ».

    Ceci n’est pas la moindre des raisons de mon modeste engagement comme 2ème candidat effectif sur la liste Liégeoise du R.W.F. du parlement Wallon.

    Plus que jamais le 25 mai, vous aurez à choisir entre deux mondes, celui-ci ayant été façonné au gré de 6 déformes d’un non Etat, ceci par la volonté et au gré des intérêts de la seule Flandre.

    Entre la république Française qui, par sa constitution, nous propose de « décider de la forme de partenariat que nous désirons avoir avec elle » et, comme l’annonce déjà Mr Beeke la poursuite de la déforme de ce que j’appelle la Belgovaquie, via une … 7ème déforme de l’Etat, l’électeur Wallon ferait bien de songer là où se trouve le berceau de ses valeurs, mais aussi … son intérêts, sa stabilité et la cohérence de sa structure géopolitique.
    Cela n’est pas là la moindre des raisons de mon engagement actif dans ce que d’aucun appelle « la mère de toutes les élections ».

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  3. « je suis : « Liégeois, francophone.. » Intéressante et significative manière de se définir.
    Liégeois, d’accord, on voit. Mais « francophone »… Comme la reine d’Angleterre ?
    Cet adjectif (à l’origine : « qui profère des sons à consonnance français » – baraguiner comme on dit en Bretagne) n’est qu’un niveau d’abstraction vague. Encore plus vague que « belge » ou « européen » qui font référence à un espace plus ou moins défini.
    Ou est la Wallonie là-dedans ?
    C’est dramatique. C’est la preuve que le phénomène d’acculturation mené par le système belgicain est en train de gagner les esprits. Francophone, c’est un virus de pensée.
    Si il existe des Wallons francophone, des Bruxellois francophones, des Flamands francophone,des Camerounais francophones, des Ukrainiens francophones etc… Il existe rarement des « Francophones » (Avec une majuscule) seuls. C’est un adjectif qui correspond à une définition gérérale, ça ne veut rien dire. Être « francophone », c’est comme être belge, Ce n’est certainement pas se dire Wallon ou Français. Ce n’est pas innocent. C’est nier le fait wallon.

    Quant au « nationalisme flamand », à partir où il n’est pas expansionniste ou agressif, pourquoi ne pas l’accepter ? A l’origine, il était surtout défensif, peut-on objectivement leur repprocher d’avoir voulu défendre leur langue, leur culture, leur territoire envahi par un nationalisme belge sans nuances ?) Que je sache, la frontière linguistique a été négociée, acceptée et n’a plus jamais été modifiée depuis 1963, malgré les différentes réforme de l’Etat. Eux, c’est eux, nous, c’est nous.
    Je suis un défenseur de la liberté des Peuples à disposer d’eux-memes à condition qu’ils possédent tous les attributs d’un Peuple. C’est le cas de l’Ecosse, du Pays basque, de la Flandre.
    Je défendrai aussi le droit des parties de Peuples (c’est le cas de la Crimée ou de la Wallonie) à rejoindre un ensemble dont ils partagent les mêmes valeurs et attributs démocratiques, linguistiques, culturels, qu’ils en ayent été séparés par l’Histoire ou non. Mais pour ça, ils faut qu’ils existent. Le Peuple de Crimée se sent russe. Ciomment la Wallonie pourra-t-elle se sentir française si elle n’existe pas, se définissant (et définie par ceux qui prétendent parler en son nom) comme faisant partie d’un ensemble – flou – francophone indifférencié ?
    En France, les identités regionales sont reconnues et valorisées. Dans l’ensemble francophone (belge en plus…) où est la Wallonie ?

    La Belgique aura été une catastophe pour la Wallonie. Au départ, c’est la Wallonie – deuxième puisance industrielle mondiale – qui a permis à la Belgique de se faire, ensuite, cette même Belgique a favorisé le développement de la Flandre autour de l’axe Bruxelles-Anvers au détriment de la Wallonie méprisée et considérée comme une colonie à piller et vider de sa substance. Tout en jouant le jeu de la majorité, flamande évidemment.
    Regardez ce que la Belgique a fait d’un phare du monde occidentale, une ville de grande et ancienne culture comme Liège… Savez-vous qu’en 1951, Liège était proposée par la France et l’Italie pour être le siège de la CECA, ancêtre de l’UE ? Où croyez-vous que la Belgique a souhaité placer le siège des institutions ? ET qu’en plus, c’est un ministre liègeois qui a défendu ll’implntation à Bruxelles… quand je vous parlais de virus de pensée. Certains virus sont mortels !

    Enfin, – et je terminerai par ça… « Flamingant » n’est certainement pas un gros mot, mais un titre qu’un Flamand peut porter avec fierté puisqu’il est une « franskillonnisation » (ouf !) du mout « Vlamingen » qui veut dire… Flamand !
    Les mêmes, ces « Flamands-francophono-belgicanisés » on même cru bon d’inventer un néologisme grossier qui a encore beaucoup de succès à Bruxelles « Wallingant »… Qui ne veut rien dire, mais qui, quand il m’est attibué, est un titre diont je m’honore.

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  4. Merci pour votre réponse, Monsieur Daly. Elle réchauffe le cœur. Cela dit, que Wouter Beeke soit flamingant, tout comme son confrère du VLD, il n’en demeure pas moins qu’il est hypocrite comme ses prédécesseurs du parti catholique, depuis 1830, qui avançaient masqués grâce à l’ usage de la langue française. Le CDNV et le VLD en veulent à Bart De Wever et la NVA de vouloir se séparer de la Wallonie parce qu’ils rêvent, comme leurs aînés, de garder la Wallonie à leurs bottes avec l’assentiment des partis politiques traditionnels de Wallonie.
    Y-a-t-il encore de vrais Wallons dans les partis politiques traditionnels de Wallonie?
    La proposition d’un parlementaire de la NVA, naturellement acceptée par tout le parlement flamand, de fêter le bicentenaire de l’accession au trône du Roi Guillaume 1er des Pays-Bas est dans la droite ligne du regret profond du peuple flamand d’avoir été séparé, pour la deuxième fois dans l’Histoire, des provinces néerlandaises. Comme l’écrit François Perin, dans « Une Nation introuvable », les Flamands sont séparés des Néerlandais par une frontière de guerre tout comme les Wallons le sont des Français.
    Il faut constater que la NVA est plus proche des Communiers de Flandre que dans les autres partis politiques toujours imprégnés de l’esprit de la bourgeoisie fransquillonne de Gent, Antwerpen, Brussel et de l’épiscopat de Brussel-Mechelen.
    Espérons donc que la NVA puisse résister aux sirènes belgicaines qui existent encore chez beaucoup de flamingants.

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    1. Bien d’accord avec vous !
      En complément je viens de lire en commentaire à un autre billet que « Hiram » (rwf.be) estime que Wallon (nom propre comme « Français ») dans le bout de phrase « (…) ni historien, ni Wallon » doit être considéré comme un adjectif et s’écrire avec une minuscule… Curieux !
      Mais peut-être est-ce là une autre manifestation du déni de l’existence d’un Peuple (ou de populations) qui vivent sur un territoire qui s’appelle la Wallonie comme d’autres vivent sur des territoires qui s’appellent l’Alsace ou la Bretagne. Mais peut-être ne sont-ils pas non plus Alsaciens ou Bretons, mais alors simplement alsaciens ou bretons… suite à une nouvelle réforme de l’orthographe pilotée par les séides de la très « francophone » et anti-wallonne « Fédération Wallonie-Bruxelles », cet erzatz de Belgique continuée ?

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  5. Moi je me considère toujours comme belge (pour l’instant du moins…), wallon, francophone et francophile (de plus en plus)!!! Mais il est vrai que si la Wallonie deviendrait région de France, on deviendrait français (tout en restant wallons)!!! Dans le même style d’idée un anglophone peut-être américain, anglais ou australien. Il y a aussi des francophones en Suisse ou au Québec et même dans certains pays d’Afrique (ce qu’on appelle la francophonie). Je suppose que c’est cela que vous avez voulu exprimer sur le terme « francophone »???

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  6. Je voudrais revenir sur le concept de nation.
    Sans entrer dans le débat sur les méfaits ou les bienfaits du nationalisme et surtout des différentes interprétations qu’on peut faire de ce terme.
    Ma vision politico-institutionnelle est fondée sur une idée simple, une observation, c’est que les états-nations sont les constructions politiques les plus stables que les sociétés humaines ont inventées. Ce qui ne veut certes pas dire qu’elles sont immortelles, loin de là. La Belgique qui a voulu nier l’existence d’états-nations en son sein est condamnée à terme. La Flandre est un état-nation, évidemment, mais si on l’a tellement niée et dépossédée de ses élites, la Wallonie de 1830 à 1950 ne correspondait-elle pas également à cette définition ? Elle sans qui ce parasitoïde qu’on appelle Belgique n’aurait pas pu se développer et survivre jusqu’à contaminer les vraies nations du continent, si je peux me permettre une métaphore « para-biologique ».
    Actuellement, La situation en Belgique est de type pré-délitement. Cela ne veut (malheureusement) pas dire que l’étape ultime est pour demain. (Je suis incapable de prévision, n’étant ni astrologue ou plutôt économiste comme on dit maintenant…).
    Cela veut simplement et heureusement dire que toute marche arrière est impossible et que c’est une bonne chose.
    Mais soyons vigilants, ceci veut dire qu’avant de disparaître ces constructions artificielles sont capables de faire encore beaucoup de dégâts. Je pense par analogie que c’est ce qui risque d’arriver avec la construction européenne qui tend également à nier les états-nations. Ce qui explique en grande partie l’engagement des « élites » belges, elles-mêmes issues d’une construction politique du même type et n’ayant jamais rien connu d’autre. Ce qui explique le rejet d’une grande partie des populations pour cette « Union-Européenne » qui n’est et ne reste qu’une construction économico-financière.
    Je rejoins volontiers ceux qui – d’une manière ou d’une autre ou sous une forme ou une autre – prônent une forme de nationalisme wallon, seule toxine, à mon sens, capable d’éliminer le parasitoïde belge qui nous a infecté. Tant que la Wallonie ne renoue pas avec la conscience de sa grandeur, elle ne pourra rejoindre la France dont elle partage les Valeurs.
    Ou alors par accident… ce qui est possible.

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