Le groupe français Hiolle Industries à Mons-Borinage ?

Lu sur le site du journal La Province :

HiolleLe groupe français Hiolle Industries veut s’implanter à Mons-Borinage et créer une entreprise de déconstruction de voitures ferroviaires (70 emplois à la clé).

Un grand groupe industriel français veut s’implanter à Mons-Borinage. Spécialisé dans la déconstruction ferroviaire, Hiolle Industries cherche un bâtiment proche d’une voie de chemin de fer. Une activité porteuse de 70 emplois.

En 2013, le groupe Hiolle Industries (700 emplois) créait une filiale baptisée Nord Ferro spécialisée dans le désossage de voitures de chemin de fer ou de métro. Fort de cette expérience dans le nord de la France, Jean-Michel Hiolle, patron du groupe, souhaite à présent étendre son activité en s’implantant en Hainaut. Les premiers contacts ont été établis avec le « voisin » belge Eric Thiébaut, bourgmestre d’Hensies et député (PS) fédéral.

Ce mercredi, le projet a pris une tournure plus officielle en réunissant la direction de Hiolle Industries avec le président de l’intercommunale IDEA, Marc Barvais, sa directrice générale Caroline Decamps, et le député hensitois.

Pour Hiolle Industries, l’intention de s’implanter en Belgique ne laisse planer aucun doute. « Notre volonté est d’aller chez vous si possible déjà en 2015 », lance Xavier Bleu, chef de projet chez Nord Ferro, lequel a patiemment décortiqué depuis des mois les législations fédérale et régionale en matière d’environnement, très proches de la législation française. « Mais nous n’irons pas sans vision réelle des besoins de la SNCB.  »

La réunion de travail de ce mercredi avec l’IDEA a permis d’évaluer les besoins d’Hiolle Industries pour venir s’implanter à Mons-Borinage.

« Il faut trouver un bâtiment existant de 2.000 m², précise Jean-Michel Hiolle, éloigné des habitations et proche d’une voie ferrée. La présence d’une voie fluviale n’est pas nécessaire. Au niveau de l’emploi, sachant qu’il faut six personnes pour désamianter une voiture, six pour le dégarnissage, et six autres pour diverses opérations, et que nous tablons sur 200 wagons par an, cela représenterait 70 emplois à moyen terme. »

Cl.W.

Lire notre dossier dans La Province de ce jeudi 26 février.

Mémorandum de l’AWF

 REJOIGNEZ L’ALLIANCE WALLONIE – FRANCE !

Mouvement de citoyens libres et informés

AWF Cap 2015

La démocratie ne s’arrête pas avec les élections…

Mémorandum de l’ AWF

En Belgique, jamais l’hypothèse de la réunion de la Wallonie à la France n’a été évoquée par les partis politiques traditionnels.

La réunion à la France se fera cependant quand les centres d’études des partis verront l’impasse dans laquelle les a plongés l’option d’une Belgique confédérale pour la  Wallonie et Bruxelles.

Le rôle de l’AWF est donc de sensibiliser les citoyennes et citoyens wallons afin qu’ils se mettent en mouvement pour que s’impose le débat sur l’avenir français de la Wallonie. Seul un mouvement de citoyens sera capable de faire évoluer l’opinion publique wallonne.

En  France,  la  question  « belge »  est  évoquée,  mais  non­‐ingérence  et  non­‐indifférence restent les maîtres-mots des responsables politiques français. Les marches citoyennes de plus de 4 millions de Citoyens français, mais aussi les centaines de milliers de marcheurs wallons et bruxellois viennent de nous démontrer l’attachement de nos populations aux Valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

  1. En Belgique, le débat est dominé par trois problèmes.

– Le premier est économique et social, portant sur le chômage et les moyens d’une relance par une coalition fédérale. Il est commun à tous les pays européens.

– Le deuxième repose sur des sociétés aux aspirations de plus en plus distanciées. La Flandre peaufine en douceur son confédéralisme pendant que les Régions wallonne et bruxelloise s’accrochent à un fédéralisme dont ne veut plus le Nord.

– Le troisième est purement institutionnel. Toute question traitée au niveau fédéral a un caractère institutionnel (cf. le survol des avions à Bruxelles). Tous les ministères régaliens ou importants (Intérieur, Armée, Justice…) sont aux mains des Flamands.

En Belgique, nous cumulons trois problématiques pendant qu’en France, les débats se focalisent sur l’économique, le sociétal et la réforme des régions et des départements.

Si l’idée régionale ne progresse pas, en tout cas pas avant que l’on ne constate l’impasse budgétaire wallonne, à fortiori l’idée de la réunion à la France ne progressera pas plus, les deux idées étant liées.

                              Rappelons l’analyse de l’AWF

 1 . La fin de la Belgique est inéluctable à court ou moyen terme parce que :

– la Flandre considère que le modèle fédéral belge est un échec et qu’il faut passer au confédéralisme ;

-­ pour la Flandre, la 6e réforme de l’État n’est qu’une étape avant la 7e réforme qui touchera le cœur de la sécurité sociale, ce qui signifie passer d’un modèle de société qui aujourd’hui est  commun  à  la  France  et  à  la  Belgique  à  un  modèle  anglo­‐saxon  dont  une  majorité  de Wallons ne veut pas ;

-­  tous  les  observateurs  internationaux  de  la  vie  politique  s’accordent  à  considérer  qu’un État fédéral ou confédéral n’est viable qu’à partir du moment où il réunit un minimum de 6 entités (cf. l’Allemagne, la Suisse, les États-­‐Unis, le Canada…).

2. L’analyse du professeur Gazon, corroborée par d’éminents professeurs en économie, démontre qu’aujourd’hui, chiffres à l’appui, une Wallonie indépendante n’est pas viable au niveau de ses finances publiques.

Une Fédération Wallonie‐Bruxelles ne l’est pas plus pour des raisons politiques (95 % des Bruxellois ne voient pas leur sort lié à celui de la Wallonie). Par ailleurs, nous assistons à un développement  important  de  l’identité  bruxelloise  (70  %  se  disent  aujourd’hui  bruxellois avant tout)

3. Par défaut, la Communauté de destin avec la France s’impose. C’est le choix de la raison. C’est aussi le choix de la solidarité interrégionale et du refus de sacrifier au minimum deux générations de Wallons sur l’autel d’une Belgique devenue mortifère pour la Wallonie.

4. Monsieur Jacques Lenain, haut fonctionnaire français, a développé sur le site de l’AWF (http://www.alliancewalloniefrance.wordpress.com) le projet « d’intégration-autonomie » de la Wallonie à la République française, qu’il appartiendra d’utiliser au mieux pour que sortent renforcés ET la Wallonie ET la France dans le respect de l’héritage wallon.

5. La Wallonie a la chance de partager la langue française avec la France, langue internationale présente sur les 5 continents et forte de centaines de millions de locuteurs au travers de la francophonie. ( plus besoin de se farcir le néerlandais pour obtenir un emploi même en Flandre : voir le cas de Courtrai où les entreprises exigent de leur personnel wallon la connaissance du néerlandais, ce qu’elles n’exigent pas pour les citoyens français.) Des études sérieuses ont démontré que la Wallonie n’avait besoin que de 10 % de bilingues français-­‐néerlandais pour des emplois situés dans l’administration bruxelloise ou fédérale.

UN PLAN « F » : tout se passe aujourd’hui comme si l’hypothèse FRANCE n’existait pas, même à titre de simple hypothèse de travail. Il nous faut un PLAN « F »

Les études des économistes, et notamment celles du professeur Gazon, n’ont jamais été ni démenties ni relayées dans l’opinion.

De Namur à Liège, ou de Charleroi à Nivelles, les confidences faites à l’AWF par d’anciens responsables  politiques  wallons  de  premier  plan  lors  de  nos  conférences-débats  restent cachées sous le manteau.

Le  site  internet  de  l’Alliance  Wallonie‐France,  dont  la  qualité  est  incontestable,  reçoit  de nombreuses visites, mais n’est que rarement évoqué, pour ne pas dire jamais…

Nous souhaitons, au sein de l’Alliance Wallonie-­‐France, que la question de la réunion de la Wallonie à la France ne soit plus soutenue par le seul élan d’émotions, d’états d’âme ou de sentiments francophiles, moteur certes indispensable à la persuasion, mais soutenue aussi par une argumentation objective et claire qui emporte la conviction.

Que l’AWF soit la lumière qui brille même dans l’obscurité la plus profonde est l’objectif de notre mouvement.

              Wallonie, région de France à statut spécial

La Wallonie telle qu’elle est dessinée actuellement est d’une importance tout à fait comparable aux futures régions françaises.

Dès  à  présent,  nous  demandons  aux  responsables  wallons  d’activer  comme  partenaire privilégié  de  la  France  les  accords  de  coopérations  signés  en  1999  et  en  2004  dans  les domaines suivants : coopération linguistique, culturelle et scientifique, échange permanent d’informations,    échange    d’expériences    et    de    personnes,    conclusions    d’ententes sectorielles,  collaboration  directe  entre  institutions  diverses  (chambres  de  commerce, universités, entreprises, associations, etc.), élaboration et réalisation de projets conjoints, transfert   réciproque   de   technologies   et   de   savoir-­‐faire,   organisation   de   rencontres professionnelles,  séminaires,  ateliers  au  bénéfice  d’experts  et  de  porteurs  de  projets, réalisation  d’études  et  d’expertises,  promotion  réciproque  de  produits  et  de  services, promotion de partenariats interentreprises et création de sociétés mixtes.

 Il  y  a  lieu  de  mettre  en  application  les  décrets  signés  entre  la  France,  la  Wallonie  et  la Communauté française Wallonie ‐ Bruxelles.

Le gouvernement français et le parlement wallon doivent dès à présent prendre des initiatives concrètes. Et les citoyens en proposer.

Il  nous  faut  donner  du  souffle  à  ce  mouvement  citoyen  qu’est  l’Alliance  Wallonie-­‐France, spécialement dans les partis francophones  dits traditionnels,  pour qu’il atteigne  sa pleine envergure.

                               Notre programme 2015

Nous entendons agir, non seulement en Wallonie, mais aussi en France, pour qu’apparaisse ce mouvement pluraliste de citoyens porteurs de débats publics transparents sur l’avenir des relations entre la Wallonie et la France.

Avec des citoyens, des artistes, des syndicalistes, des économistes, des journalistes, des universités, des grandes écoles, des étudiants… Toute une société qui se met en route pour plus de justice, plus de fraternité et plus de solidarité.

Le  concept  d’intégration ‐ autonomie  de  la  Wallonie  au  sein  de  la  République  française  tel que développé sur notre site par M. Jacques Lenain est celui qui nous permettra le mieux de rencontrer l’adhésion de la société wallonne. Nous jouirons ensemble d’une plus grande solidarité et nous serons citoyens français tout en restant wallons toudi, et belges pour ceux qui en ont la fibre.

Comme pour les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Corses ou les Savoyards, il pourra y avoir des citoyens français d’identité française, wallonne ou belge selon les sensibilités de chaque citoyen.

                       « FRANCE – WALLONIE »

                         Nous mettons nos forces en commun !

Tel est le sens de la campagne que nous lançons en France et en Wallonie.

Venez donc nous rejoindre et nous aider !

Site de l’AWF : www.alliancewalloniefrance.wordpress.com

 Contacts :

Président : Paul Durieux, pauldurieux2003@yahoo.fr – 04 263 69 17 ou 0476 654 329

Secrétaire : Marie Malotaux, marie.malotaux@gmail.com – 081 583 743

Trésorière : Renée Decroisson, renee.decroisson@live.be – 04 380 40 63 ou 0499 381 084

 Administrateurs :

Alain Balsat, a.balsat@skynet.be – 04 263 54 18 ou 0496 515 045

Louis Nisse, nisselouis@gmail.com – 04223 37 78

Louis Cartilier, cartilouis@yahoo.fr – 04 265 59 44 ou 0476 266 924

Adrien Lhomme,alh11api@gmail.com – 02 325 70 15 ou 0497 486 467

Georges-­Henry Simonis, ghsimonis@voo.be – 0485 535 623 ou 071 611 275

Michel Pieret, pieret.michel@skynet.be – 0495 214 370

Philippe Fery, philoufery@gmail.com – 0476 249 840

Paul Mélot, paulmelot1@gmail.com – 0497 606 094

Une belle histoire d’amitié franco-belge

Léon Wintgens est un ami et un des membres de l’AWF qui a obtenu la nationalité française. Il m’envoie le bulletin municipal de Valras-Plage qui, dans son édition de janvier-février 2015, consacre ses pages 11 et 12 à la belle histoire de ces Wallons qui, fuyant l’armée nazie, ont vécu « l’évacuation » et ont été accueillis en toute amitié et fraternité par des Françaises et Français devenus leurs sœurs et frères.

« Il était une fois » VALRAS-PLAGE !

UNE RUE, UNE PLAQUE, UN LIEU, UN NOM…

valras plage portC’est un beau roman, c’est une belle histoire… Une formidable romance d’amitié, comme l’aurait aimée chanter Michel Fugain,   née au cœur du drame de la seconde guerre mondiale, entre une famille belge et une famille valrassienne !

Nous sommes le 10 mai 1940, jour de la déclaration de guerre où l’Allemagne nazie envahit la Belgique. Dans le village de Verviers situé dans l’Ardenne belge à 30 km de la frontière allemande*, vivent Thérèse et Jean Neufcour avec leur fille Léonie et ses deux frères jumeaux. Le souvenir douloureux des exactions qui se sont perpétrées en 1914, la barbarie et la férocité des troupes de l’Empire allemand, contraignent la famille Neufcour et toute la population de cette région à « partir en évacuation », selon la formule consacrée. Jean, qui était ambulancier, et ses deux fils rejoignent un centre de recrutement de l’armée belge. Parallèlement, pour Thérèse et Léonie, c’est le début d’une odyssée périlleuse qui aboutira finalement par une rencontre avec Catherine et Némorin Soutier, une famille de pêcheurs valrassiens. Une immarcescible amitié naît entre les membres de ces deux familles, une puissante affection qui a résisté à l’épreuve du temps, dont le récit nous a été révélé grâce au témoignage de Léon Wintgens, petit-fils de Thérèse et fils de Léonie, qui a choisi depuis octobre 2006 de vivre… à Valras-Plage !

« Dès la première heure de guerre en mai 40, les Allemands étaient là ! Ma future mère Léonie, alors âgée de 22 ans, et ma grand- mère Thérèse sont parties de leur côté, d’abord à pied, puis en train jusqu’à Tournai près de Lille. La traversée d’une bonne partie de la Belgique durera plusieurs jours. Depuis Tournai, elles ont embarqué dans des wagons à bestiaux, direction la côte Atlantique, Bordeaux, puis elles entendirent une voix dans le train lancer : ‘Terminus !’… Elles étaient arrivées à la gare de Béziers ! Le voyage s’était effectué dans des conditions assez abominables, les arrêts étaient fréquents, et bien souvent, elles dormaient dans les fossés. »

A la gare de Béziers, un comité d’accueil, composé de personnes de la région biterroise qui s’étaient portées volontaires pour accueillir les réfugiés, les attendait. Thérèse et Léonie ont ainsi été recueillies par la famille Soutier.

« Elles sont restées à Valras-Plage pendant plus de 4 mois et elles ont été non seulement hébergées, mais aussi prises en de bonnes mains, soutenues moralement et généreusement nourries. »

Après la capitulation de l’armée belge à la fin du mois de mai 1940, c’est la débâcle ; le grand- père Jean Neufcour et ses deux fils jumeaux âgés de 17 ans qui n’ont pas été mobilisés, étaient basés à la frontière française, et se réfugient dans les Pyrénées-Orientales. Leurs noms figurent sur des listes de réfugiés que l’on publiait à l’époque, et qui étaient affichées dans les mairies… dont celle de Valras-Plage !

« Ma grand-mère et ma mère les ont donc contactés et ils les ont rejointes chez Catherine et Némorin Soutier. Nous avons conservé des photos où ils sont tous réunis ici, à Valras-Plage. »

A Valras-Plage, Jean Neufcour ne reste pas inactif ! Pour preuve, cette lettre qui lui a été adressée par la section de Béziers du Haut-Commissariat Belge le 26 août 1940 : « Mes compatriotes, réfugiés à Valras, m’ont fait connaître tout le dévouement que vous avez apporté à maintes occasions à leur être agréable et à leur rendre service chaque fois qu’ils ont eu besoin de votre intervention, en qualité d’infirmier. Je me fais un devoir et un plaisir de vous remercier comme il convient de votre abnégation et aussi des services généreux et bénévoles que vous leur avez rendus. »

Courant septembre 1940, toute la famille Neufcour rentre en Belgique où elle vivra la poursuite de la guerre et, à nouveau, la sanglante bataille des Ardennes en 1944, soit deux ans avant la naissance du petit Léon Wintgens.

« Je suis né le 20 septembre 1946 à Verviers. Dans les années 50, quand j’étais en âge de comprendre, je me souviens que ma mère parlait avec beaucoup de nostalgie et d’émotion de Valras-Plage. Elle m’a raconté cette histoire douloureuse, mais aussi, finalement heureuse, et elle vénérait chaleureusement cette famille Soutier : Catherine, son époux Némorin, Mamé Cécile, la mère de Catherine, et le fils Joseph dit « Jojo ». Pour ma mère, ces gens étaient extraordinaires ! Les deux familles s’écrivaient au minimum 2 fois par an, car, à l’époque, nous étions de condition modeste et n’avions pas les moyens de voyager comme nous le pouvons maintenant. »

En 1972, alors que le père de Léon, Jean Wintgens, était gravement malade et hospitalisé, sa mère reçut une lettre des Soutier qui disait en substance : « Nous serions vraiment ravis si vous nous rendiez visite… ». Au mois de mai de cette même année, Léonie et Jean sont venus en train couchettes passer 15 jours à Valras-Plage chez Catherine et Némorin.

« Au retour de mes parents, ils m’ont dit que je devais absolument connaître ces gens-là car ils sont formidables ! Deux ou trois ans après, je suis venu en villégiature à Valras-Plage et cela a été le coup de foudre pour toute la famille Soutier avec laquelle nous avons tissé des liens d’amitié fabuleux. »

Depuis 1976, les Soutier ont passé plusieurs séjours en Belgique, et Léon est venu au moins une fois par an dans notre station balnéaire, ce qui explique son amour pour notre ville et la reconnaissance qu’il éprouve pour la famille Soutier et, au-delà, pour toute une région.

« Je suis toujours très ému quand je vois sur la façade du théâtre municipal de Béziers, la plaque commémorative de remerciements des Belges vis-à-vis des habitants du Biterrois et des environs. »

Le rêve de Léon Wintgens était de pouvoir acquérir un pied-à-terre à Valras-Plage, ce qui fut chose faite en 2006. Retraité depuis 2009 – Léon était greffier en chef au sein de l’institution belge Justice de Paix, qui correspond à notre Tribunal d’Instance – il réside 8 à 9 mois par an dans la station.

« Sans doute avais-je déjà des affinités avec la France puisque mon grand-père maternel était natif de Tourcoing, mais j’ai toujours été très francophile et, après quelques mois de procédures, j’ai reçu des mains du Sous-préfet Nicolas de Maistre, mon certificat de nationalité française en avril 2012. Aujourd’hui, j’ai la France, la ville de Valras-Plage et la famille Soutier chevillées au cœur… Cela a toujours été mon idéal, et me voilà comblé au-delà de toutes mes espérances ! »

* Nos lecteurs auront corrigé : Verviers est une ville et elle n’est pas située en Ardenne belge, mais ceci ne change en rien la belle histoire vécue, ni la chaleur du souvenir, ni le plaisir que j’ai eu à vous la faire partager.

Paul D.

François Perin, une plume et un visionnaire

Ce vendredi matin, Jules Gheude était à la Maison de la Presse de Liège pour y présenter son dernier livre « François Perin, une plume ». Parmi d’autres journalistes, RTC Liège était présent. Vous trouverez ici le lien vous permettant d’accéder au reportage de la télévision locale liégeoise :

http://www.rtc.be/reportages/262-general/1465346-francois-perin-un-visionnaire

Thalys wallon: chronique d’une disparition annoncée

Un nouveau mauvais coup porté au rail wallon. Il appartient aux Namurois, mais aussi à tous les citoyens wallons de se rebiffer et d’entrer en résistance.

Thalys wallonLu sur le site du quotidien Le Soir

Par José Damilot, conseiller communal à Namur et ancien président des cheminots de la CGSP.

Fin janvier, la nouvelle tombait : le Thalys wallon sera supprimé le 31 mars. Un préavis de 2 mois à peine ! Une information tardive alors que connue des protagonistes ferroviaires depuis plusieurs mois. Manifestement, la volonté d’imposer la politique du fait accompli !

Le Thalys wallon n’a jamais fait l’objet d’un grand intérêt auprès des dirigeants de la SNCB et d’Infrabel. Chaque fois qu’il y avait des problèmes avec le parc Thalys, la desserte wallonne en était la principale victime. Ainsi, rien que dans les 3 dernières années, il a été supprimé un mois et demi à l’été 2012 et 5 mois de novembre 2012 à avril 2013.

Le service de catering a, lui aussi, été supprimé puis rétabli. On voudrait décourager les voyageurs qu’on n’agirait sans doute pas autrement. Malgré ce désintérêt pour ne pas parler de désinvestissement, le Thalys wallon vient de battre son record de voyageurs en 2014. Il a recensé près de 142.000 voyageurs, soit un taux d’occupation de 52 % en moyenne et plus de 60 % en fin de semaine.

Mais ces éléments ne pèsent guère dans la balance de ceux qui rêvent de sa suppression au nom de la rigueur budgétaire, disent-ils, mais aussi et surtout de considérations moins avouables.

Pour mémoire, c’est Johan Vande Lanotte qui, le 18 juin 2013, déclare accepter la suppression du Thalys flamand… si le wallon l’est également.

Pour mémoire toujours, c’est le même Vande Lanotte qui désigne 2 mois plus tard Jo Cornu à la tête de la SNCB lequel est aussi, évidemment, favorable à la suppression des Thalys sur les dorsales. « Deux fois plus de voyageurs que le Thalys flamand »

Pour mémoire, enfin, le Thalys wallon transporte plus du double de voyageurs que le Thalys flamand. Et puis, il y a ceux qui, à l’intérieur d’Infrabel et de la SNCB, rêvent également de mettre un terme à ces relations.

Et aujourd’hui, on a l’impression que l’imbroglio ferroviaire lié à la scission structurelle de la SNCB et d’Infrabel et la cure d’austérité imposée à la SNCB fournissent l’arme du crime.

Quand je parle d’imbroglio ferroviaire, je parle du nombre des protagonistes de ce dossier.

Il y a la SNCB et Infrabel, les champions du « ce n’est pas moi, c’est lui ».

Il y a la SNCF et RFF.

Il y a Thalys devenu opérateur ferroviaire.

Il y a BLogistics devenue filiale de droit privé.

Il y a tous les intervenants industriels et techniques.

Il y a enfin la Ministre qui accepte ou non de subsidier ce service dans le cadre du contrat de gestion.

Quand j’évoque la scission, je parle de la nouvelle structure qui permet à chacun de rejeter la responsabilité sur l’autre.

Quels sont les problèmes ?

1) La volonté d’Infrabel d’équiper Namur du système de sécurité ETCS pour le corridor fret Anvers – Namur – France, Suisse, Italie via l’Athus Meuse. Cette mesure empêche de facto la circulation du Thalys, sur la dorsale wallonne puisqu’il n’est pas équipé d’un système de sécurité compatible avec celui qu’Infrabel installe.

Pour info, le master plan prévoit que l’équipement du réseau en ETCS doit être terminé en 2022 (!) et que l’ETCS sera la norme pour tous les opérateurs en 2025 (!).

On sait déjà que ce calendrier ne sera pas respecté en raison de la réduction des moyens budgétaires sans parler du retard lié à un recours devant le Conseil d’Etat d’un candidat au marché non retenu.

On a donc plusieurs années pour réaliser ces travaux mais à Namur, c’est une urgence, c’est une affaire de semaines ! Curieux, non ? Je vais y revenir.

2) La nécessité pour la SNCB de réaliser des économies en raison de la gestion désastreuse des dirigeants précédents à quoi il faut ajouter depuis octobre dernier, la décision gouvernementale de réduire les subventions des 2 sociétés ferroviaires.

Et donc, c’est un petit peu comme si l’initiative d’Infrabel et ses conséquences sur le Thalys wallon avaient été mises à profit par la SNCB pour actionner le couperet.

Ce pressentiment devient même une conviction lorsqu’on lit dans le budget 2015 de la SNCB : « En l’absence d’une décision définitive quant à leur suppression, le présent budget tient encore compte de l’impact du maintien des dessertes par Thalys des 2 dorsales ».

Ce budget a été présenté au CA de la SNCB le 19.12.2014. Pour la SNCB, il est clair qu’elle attend – espère – la suppression des Thalys des 2 dorsales. Cette question a été débattue, il y a plusieurs mois, entre la SNCB et Infrabel. On n’a pas cherché à la solutionner, on a attendu le plus tard possible avant de la rendre publique et on tente d’expliquer que c’est irréversible.

Questions :

1) Infrabel veut équiper Namur par priorité en ETCS parce que les couloirs de fret sont une priorité à ses yeux. Pour que ce système soit efficace, cela suppose que les opérateurs (les locomotives tractant du fret) soient dotés d’un équipement compatible.

Le sont-ils ?

Non ! A BLogistics, il y a 2 sortes de locomotives qui tirent les trains de fret, les types 13 et les Traxx. Les types 13 sont équipées d’origine en ETCS mais le système n’est pas activé et l’activation nécessitera des modifications sur la locomotive ! Les Traxx ne sont pas équipées du tout, elles devront retourner dans la firme et cela va prendre beaucoup de temps.

Quant aux autres opérateurs, ils sont loin d’avoir cet équipement, tout au plus ont-ils le système TBL1+. Alors pourquoi cette hâte à équiper Namur alors que les opérateurs, eux, ne disposent pas de la technique adéquate ?

Comment expliquer qu’Infrabel équipe certains tronçons en ETCS sans se soucier de voir si les opérateurs qui parcourent ces tronçons s’équipent simultanément ?

Comme indiqué plus haut, c’est une conséquence surréaliste, parmi d’autres, de la scission du groupe ferroviaire. « Peu importe que l’autre soit en ordre, du moment que je le suis ».

Et donc, un report de quelques mois n’altérerait pas la sécurité et ce temps pourrait être mis à profit pour adapter le Thalys. Pour peu qu’on ait l’intention de le rétablir.

Car on sait que les adaptations techniques demandent du temps et de l’argent, nécessitent des homologations de 4 réseaux et enfin une subvention dédicacée dans le contrat de gestion, opération rendue plus délicate de par le nouveau statut de Thalys.

Bref, même le report semble une idée « mort-née » tant l’acharnement de certains dirigeants ferroviaires est farouche.

Conséquence :

Trois grandes villes wallonnes vont être privées de leur seule relation directe avec Paris. Pour Namur, la pilule est particulièrement amère. Les Namurois savaient déjà que les perspectives toujours reportées de la fin des travaux du RER et de la 162 l’éloignaient toujours plus de Bruxelles et de Luxembourg.

Désormais, la capitale de la Wallonie, la gare la plus fréquentée de la Région Wallonne sait, en outre, qu’elle n’aura plus aucune relation internationale digne de ce nom.

Moralité : les Namurois, tous les Namurois devront faire front s’ils ne veulent pas être les grands oubliés chaque fois que des choix stratégiques sont opérés à certains niveaux de pouvoir.

Pour que la France accueille Paul WATSON !

Partagez le lien suivant avec vos contacts :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/?tRWCoab

Voici la pétition à envoyer à vos amis:

Pour que la France accueille Paul WATSON

Paul WatsonComité de soutien au Capitaine Paul Watson. Pour que la France accueille Paul Watson, le 1er réfugié politique écologiste PAUL WATSON, Fondateur et Président de l’ONG internationale de défense des océans SEA SHEPHERD (Berger de la mer) est actuellement en passe de perdre sa liberté, peut être sa vie. Citoyen d’honneur de la ville française de Saint Jean Cap Ferrat et désigné par Times Magazine comme l’un des vingt plus grands héros écologistes du XXème siècle, Paul Watson est un activiste investi dans la défense des océans depuis plus de 40 ans. Dans son combat pour les océans, il s’est attiré de puissants ennemis, au plus haut niveau des Etats. Paul Watson a été arrêté à Francfort, en Allemagne le 13 mai dernier, suite à un mandat d’arrêt émis par le Costa Rica pour des faits remontant à 2002. Watson avait alors interrompu une opération de pêche illégale aux ailerons de requins dans les eaux du Guatemala (pratique cruelle qui consiste à découper les ailerons de requins et rejeter leurs corps agonisants à la mer). Watson patrouillait alors sous mandat guatémaltèque. L’année précédente, les braconniers costaricains mis en cause lors de cette opération avaient été inculpés pour pêche illégale au requin dans la Réserve Marine des Galápagos, classée Patrimoine Mondial de l’Humanité et déclarée Patrimoine en péril par l’Unesco en 2009. Lors de cette opération, Paul Watson n’a blessé personne et n’a endommagé aucun matériel. Il est néanmoins poursuivi par le Costa Rica, dix ans après les faits, pour « mise en danger de la vie d’autrui » alors même que deux juges costaricains successifs avaient déjà prononcé un non-lieu à l’époque des faits. Paul Watson fait notamment l’objet d’une notice rouge émise par Interpol qui après l’avoir refusé son inscription dans un premier temps, s’est finalement plié à la volonté du Costa Rica, pays agissant lui-même comme « sous-traitant » du Japon. Car par-delà le cas costaricain, Paul Watson s’est surtout attiré les foudres du Japon – troisième puissance économique mondiale – pour ses interventions répétées depuis 8 ans contre la chasse baleinière japonaise (chasse qui viole le moratoire international sur la chasse baleinière en vigueur depuis 1986) dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique. En 2010, Wikileaks révélait dans la presse que des négociations secrètes entre le Premier ministre japonais et la secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, visaient à priver Sea Shepherd de son statut caritatif afin de l’affaiblir financièrement. Dans ces câbles, le Japon, rendait Sea Shepherd directement responsable du faible rendement de sa chasse baleinière et des dizaines de millions de dollars de pertes qui s’ensuivent. (Pour la seule année 2011, 172 baleines furent tuées en Antarctique sur un quota fixé à plus de 1000). En octobre 2011, date de l’émission du mandat d’arrêt costaricain contre Paul Watson, le Japon intentait en parallèle une action contre Sea Shepherd devant la Cour Américaine de Justice. En mars 2012, le juge américain statua en faveur de Sea Shepherd en rejetant la plainte japonaise. Par la suite, un mandat d’arrêt aurait été délivré par le Japon visant des infractions imaginaires qui auraient été commises à l’occasion de la campagne 2010 de Sea Shepherd en Antarctique. Les mandats d’arrêt issus par le Costa Rica (et par le Japon) reposent sur des procédures hautement contestables dont la finalité politique ne fait pas de doute. Aujourd’hui traqué par la mafia des ailerons de requins, par l’Etat japonais et son allié l’Etat du Costa Rica, Paul Watson est devenu « l’écologiste à abattre ». C’est un symbole, poursuivi pour l’exemple. Alors que 700 militants écologistes ont été assassinés au cours de la dernière décennie, réduire le Capitaine Paul Watson au silence, c’est envoyer un message de menace très clair à tous les mouvements de résistance écologiste qui luttent péniblement pour sauver ce qu’il nous reste de biodiversité. A l’heure où les Nations unies annoncent la mise en place de l’initiative « Océan Compact », censée rendre plus efficace la protection effective des Océans, ne laissons pas l’un de leurs plus fervents défenseurs être livré aux puissants lobbys qui détruisent impunément la biodiversité marine, mettant ainsi en péril notre avenir et celui de nos enfants. Déjà en 1992, le Commandant Cousteau tentait de nous alerter : « Les Océans sont en train de mourir sous nos yeux… ». Vingt ans plus tard, l’océan demeure cette vaste zone de non-droit dans laquelle les crimes restent impunis et où se joue pourtant, loin des regards de tous, l’avenir de l’humanité. Car par-delà la lutte pour la survie des animaux marins, le combat de Paul Watson est à n’en point douter l’une des plus grandes causes humanitaires au monde. Si les océans meurent, nous mourrons tous ; s’il est une évidence à laquelle nous ne pourrons échapper, c’est celle-là. Aujourd’hui, cessons de détourner le regard. Nous, soussignés, demandons à ce que la France, terre d’accueil historique tournée vers l’Océan et pays des Droits de l’Homme, s’engage à donner l’asile politique au Capitaine Paul Watson, l’un des plus grands héros écologistes de notre époque. Quand l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir.

Site: www.seashepherd.fr

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_la_France_acceuille_Paul_WATSON/?tRWCoab

Sur les traces de la Wallonie française

Nous tenons à revenir sur un livre que les événements de ce mois de janvier 2015 ne nous ont pas permis de présenter comme il mérite de l’être.

Sur les traces de la Wallonie françaiseTout Wallon devrait avoir à cœur d’enrichir sa bibliothèque de ce merveilleux ouvrage édité par l’Institut du Patrimoine Wallon sous la direction de son Administrateur Général M. Freddy Joris qui en est l’éditeur responsable. Si nous avons un livre et un seul à vous recommander en ce début d’année 2015, c’est bien à  » Sur les traces de la Wallonie française » que nous penserons. A lire pour votre propre plaisir ou à offrir en cadeau, cet ouvrage merveilleux ne pourra que vous surprendre et vous enchanter.

Tant la conception graphique que les cartes des anciens « pays » de Wallonie, de l’organisation du Nord de la France en départements et de la Wallonie française ainsi que les nombreuses photos sont remarquables.

Le texte écrit sous la responsabilité de Frédéric Marchesani, licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, a fait appel à la collaboration de nombreux historienne et historiens, archiviste, conservateur de musée, expert du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne, ainsi qu’à l’équipe bien rôdée  de l’Institut du Patrimoine Wallon et à celles des Amis de Ligny et de l’ ASBL « Le Marronnier ».

L’ouvrage se décompose en neuf chapitres qui vous feront parcourir la Wallonie d’est en ouest et du sud au nord.

Je soulignerai des extraits d’une préface signée par M. Freddy Joris et une introduction qui se termine comme suit :

« … Il ne nous a malheureusement pas été possible de nous rendre sur la totalité des lieux évoqués. De ce fait, nous ne pouvons avoir la certitude que certains éléments patrimoniaux soient bien parvenus jusqu’à nous. Malgré nos recherches sur le terrain et la littérature scientifique, nous n’avons pas toujours été en mesure de retrouver certains éléments du petit patrimoine. Ne voulant pas faire l’économie de ces informations, nous avons décidé de les illustrer en nous basant essentiellement sur des clichés anciens issus de la photothèque de l’Institut royal du Patrimoine artistique. Toutes les illustrations en couleur sont par contre des photos actuelles.

« Si l’objectif était de partir sur les traces de la « Wallonie française », il reste évident que ce volume n’a pas la prétention d’être exhaustif. Nous espérons néanmoins que les lecteurs prendront plaisir à découvrir ou redécouvrir, par l’intermédiaire de ce patrimoine spécifique, l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815 et les témoignages que cette époque a laissés en Wallonie. »

Préface

(extraits)

Dix-huit juin 1815. Quand Napoléon subit sa dernière défaite lors de la bataille de Waterloo, il y a déjà plus d’un an que les territoires de la Wallonie actuelle ne sont plus français : dans la foulée de la bataille de Leipzig qui a forcé la Grande Armée à refluer vers la France, Prussiens et Russes sont entrés à Liège dès janvier 1814, l’Empereur a abdiqué en avril, les départements qui formeront plus tard la Belgique se trouvent sous administration militaire prussienne et dès juin 1814, leur rattachement à la Hollande est prévu dans un accord secret que le Congrès de Vienne confirmera en 1815.

Ainsi prit fin, en 1814, une période de vingt années – ce n’est pas rien…- pendant lesquelles les territoires wallons firent partie intégrante de la France, à partir de la victoire des armées françaises contre les Autrichiens en juin 1794 à Fleurus, puis du vote de la convention, le 1er octobre 1795, de la réunion des territoires conquis à la France. Pour une partie de la future Wallonie, cette annexion répondait aux vœux émis en ce sens par les assemblées révolutionnaires du Franchimont d’abord (Verviers) dès décembre 1792, et de Liège ensuite en janvier 1793, vœux qui avaient abouti en mai suivant à une première décision de la Convention visant le rattachement du Pays de Liège à la République. (…)

1794 – 1814. Ces vingt années d’histoire commune avec la France ont profondément marqué, sur le territoire de la future Wallonie, aussi bien la population que les institutions ou l’économie. Loin d’être une simple parenthèse entre deux mondes (les principautés aristocratiques ou ecclésiastiques d’Ancien Régime, et le Royaume des Pays-Bas annonciateur de la future Belgique puis du Benelux), la période française fut une époque riche en ruptures et mutations majeures, heureuses ou non, là n’est pas la question, dans une quantité de domaines et elle a laissé bien d’autres traces physiques sur notre territoire que la butte dite de Waterloo commémorant un épisode survenu, lui, plusieurs mois après la fin de notre appartenance provisoire à la France. (…)

J’invite le lecteur à se plonger dans les traces physiques de cette « Wallonie française » dont certains furent longtemps nostalgiques, et avec laquelle d’autres, héritiers de François Perin comme du Congrès wallon de 1945, renoueraient volontiers aujourd’hui.

Freddy Joris,

Administrateur général de l’ institut du Patrimoine wallon

Edition : Institut du Patrimoine wallon, 79, Rue du Lombard B-5000 Namur

Vous pourrez vous procurer ce merveilleux ouvrage

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Résidence du Grand Cortil
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Tél.: +32 (0)81 230 703 ou +32 (0) 81 654 154
Fax : +32 (0)81 231 890
Ouverture : Du lundi au vendredi de 9h à 12h ou sur rendez-vous

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Tél.: +32 (0)4 250 93 70
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En période scolaire : du mardi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h
Durant les congés scolaires : du mardi au samedi de 10h à 17h

Toute commande sera confirmée par une facture et les ouvrages envoyés par voie postale dès réception du paiement, frais de port compris, calculés selon les tarifs suivants :

Poids Prix
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De 100 g à 350 g 2,31 €
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De 1 à 2 kg 6,50 €
De 2 à 10 kg 8,80 €
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Europe : France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas
De 0 à 100 g 3,51 €
De 100 g à 350 g 7,02 €
De 350 g à 1 kg 11,70 €
De 1 à 10 kg 16,40 €
De 10 à 30 kg 39,69 €

 

Société britannique ou société française ?

 « Il faut autoriser le port du voile dans toutes les écoles. » Ainsi s’exprime le directeur général de l’enseignement catholique flamand (VSKO). Pour Lieven Boeve, l’Etat doit légiférer et mettre la religion dans la sphère publique ajoutant qu’il faut plus de professeurs musulmans dans les classes et que des cours d’islam sont envisageables dans l’enseignement catholique. Il se prononce pour un choix de société britannique où le communautarisme est la règle et s’oppose à l’Etat laïque à la française imposé idéologiquement.

Cette profession de foi est antinomique par rapport à l’article de Catherine Kintzler, auteure de « Penser la laïcité » (Paris : Minerve 2014) publié sur ce site le 02.02.15 sous le titre « respiration laïque à la française ». Nous attendons avec intérêt la position de la direction générale de l’enseignement catholique en Communauté française Wallonie- Bruxelles.

Que M. Boeve choisisse le communautarisme à l’anglaise par rapport à la laïcité à la Française n’est pas fait pour nous étonner. Une fois de plus, nous constatons que la société flamande a une conception du vivre ensemble différente de celle de la société de langue française. Vivre en Wallonie ou en Flandre sont deux modes de vie différents, sans parler du vivre à Bruxelles qui comporte ses propres spécificités.

Flandre, Wallonie, Bruxelles : trois sociétés dont les aspirations sont de plus en plus éloignées. C’est la Belgique qui continue à s’évaporer…

Paul D.

Lu sur le site du Vif/L’Express (lien) :

port du voileLieven Boeve, le directeur général de l’enseignement catholique flamand(VSKO), relance la discussion sur le port du voile. « C’est un sujet trop important pour être laissé aux écoles », déclare-t-il aux quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad. 

Lieven Boeve estime que les symboles religieux doivent être autorisés. « Tous les réseaux de l’enseignement doivent abolir l’interdiction du port du voile », affirme-t-il.

Après avoir déclaré qu’il voulait plus d’enseignants musulmans dans les classes et que les cours d’islam dans les écoles catholiques étaient envisageables, Boeve trouve qu’il est urgent de remettre la question du voile sur la table. 

« C’est un sujet trop important pour être laissé aux écoles » dit-il. « Il doit faire l’objet d’un large débat sociétal ».

Boeve explique pourquoi il est opposé à une interdiction. « Il doit être possible d’exprimer sa conviction religieuse ». « Vouloir cacher sa religion dans le cadre d’une neutralité mal comprise qui veut bannir la religion de la sphère publique. Je préfère l’approche britannique, où l’on accepte sans problème que les fonctionnaires portent un turban à la laïcité française imposée idéologiquement ».

Interrogé par De Standaard, Boeve n’estime pas que le voile opprime les femmes. « Je connais suffisamment de femmes qui portent le voile et elles le font tout à fait intentionnellement. Je trouve très condescendant de prétendre qu’elles sont opprimées sans le savoir », dit-il.

PRÉVENIR DE TERRIBLES SAINT-BARTHÉLEMY

Une opinion de Louis NISSE

« Dans le champ de l’erreur on ne récolte que la mort. »

Eschyle, Les Sept contre Thèbes, réplique du roi Étéocle.

« Je crois indispensable d’exiger des musulmans la réciprocité (que les croyants des autres confessions religieuses et que les non-croyants aient les mêmes droits en pays d’Islam que les musulmans en ont ici) […] Je crois que le véritable défi à lancer à l’Islam d’aujourd’hui (qui, à beaucoup d’égards, constitue le spectre hideux d’une grande civilisation disparue) est celui de se réformer en prenant appui sur le meilleur de sa tradition pour se hisser au niveau des exigences culturelles de notre temps. Il y a eu un rationalisme musulman. C’est de sa tradition largement effacée et d’elle seule que peut venir une parole audible pour les desperados qui inondent le monde de leur haine et de leur imbécillité. »

Jean-Renaud Seba, professeur de philosophie à l’ULg,                                                           dans un courriel qu’il m’adressa en octobre 2012.

Le soir même de l’attentat contre Charlie Hebdo, des centaines de citoyens se rassemblèrent spontanément à Liège et à Bruxelles. Hors de l’Hexagone, nous, Français de l’extérieur fûmes les tout premiers à manifester notre soutien sinon au magazine en tout cas à notre liberté d’expression cruellement attaquée.

Nos valeurs les plus fondamentales, elles sont préservées par la laïcité politique qui assure la séparation de l’Église et de l’État, la liberté de pensée, de culte et d’expression et empêche le religieux d’empiéter publiquement sur la Loi. Il en va autrement de la laïcité philosophique. Certes, elle est respectable, mais, comme toute autre religion ou croyance, elle relève de la sphère privée. Quand elle prétend se confondre avec la laïcité politique et qu’elle l’investit, elle sombre dans ce fanatisme, cette intolérance sans vergogne de certains clubs et lobbies – les wahhabites d’amon nos-ôtes, les barbouilleurs d’excréments de la figure du Christ, les menteurs professionnels à la Caroline Fourest et autres femen hystériques, conchieuses en cathédrales. Ces gens ne consacrent que leur nombril et agressent le religieux même lorsqu’il nourrit le meilleur du cœur de l’homme. Ils prétendent attaquer des idéologies – qu’ils ont soin de bien sélectionner – en taisant les conditions matérielles qui en favorisent l’éclosion et les déterminations géopolitiques qui les rendent virulentes. Ils parlent des droits de l’homme, jamais d’impérialisme et de pétrole. (Sur ce sujet, lisez et écoutez sur la Toile notre compatriote Michel Collon.) On devine quels puissants intérêts leurs élans vertueux hors-sol servent en les masquant.

Du bon usage de la laïcité (Aden, 2008) – sous la direction de Marc Jacquemain, professeur de sociologie à l’Ulg, et de Nadine Rosa-Rosso – dénonce cette confusion entre laïcité philosophique et laïcité politique. Clairement et de façon apaisée, les auteurs abordent la question du voile islamique. Avec néanmoins ce zeste d’angélisme dont, à gauche, nous nous départissons difficilement, au grand profit de l’extrême droite – n’est-ce pas Jean-Luc Mélenchon ! – : les immigrés n’apportent dans leurs valises que des trésors et n’ont pas à se conformer à nos us et coutumes ; les pauvres, les dominés ne peuvent être ni ignares, ni abjects, ni cons ; jamais Brutti, sporchi e cattivi ! Quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils disent, il ne faut jamais les blâmer ni les dauber ni, en aucun cas, les inciter à s’assimiler ; ils ont droit à toute notre complaisance, car ils sont l’Humanité souffrante qui ne sait pas ce qu’Elle fait. D’Elle viendra la Rédemption.

Dans « Charlie et les musulmans », article révélateur que nous avons reproduit sur notre site le 14 janvier, Madame Geerts s’efforce de faire le tour de la question ô combien complexe de notre rapport à l’islam, que les récents événements ne permettent plus d’éluder. Qu’on me permette cependant d’attirer l’attention de nos chers lecteurs sur quelques approximations, car à mal cerner les problèmes, à ne pas utiliser les mots justes, on risque d’ajouter de la souffrance à la souffrance, même avec les meilleures intentions du monde.

Madame Geerts écrit que demander aux musulmans de se désolidariser des terroristes « serait en effet à peu près aussi absurde que de considérer que tous les blancs sont catholiques et donc complices de la pédophilie de certains prêtres. » Sic !

Être catholique ce serait « donc » être complice des prêtres pédophiles. Madame Geerts – qui n’a pas voulu dire cela, je présume – devrait savoir la conséquence d’un mot, même si elle ne risque pas sa peau puisque les plus rabiques des cathos ne manient pas la kalachnikov. N’aurait-elle pas dû écrire : « C’est aussi absurde que de considérer que tous les blancs sont catholiques ou que tous les catholiques sont complices de la pédophilie de certains prêtres » ? Le sens eût été différent, et peu suspect de malveillance.

Je suis d’accord avec Madame Geerts pour dire que les musulmans n’ont pas à se justifier par rapport à ces horreurs. En principe. Cependant, il serait souhaitable que – spontanément – ils manifestent leur détestation du terrorisme en plus grand nombre qu’ils ne le font maintenant. Car, sans être malveillant à leur égard, quand on prend la peine de lire leurs textes sacrés, il ne saute pas aux yeux que l’Islam soit une religion de paix et d’amour comme les grenouilles de fontaine d’ablution le répètent inlassablement. Jamais, dans les Évangiles, Jésus n’appelle au meurtre ni à la violence. (C’est à coups de fouet tout symboliques qu’il chasse les marchands du Temple.) Peut-on en dire autant de ce que le Prophète et les Haddîth recommandent ?

De même qu’il doit combattre les sectes, je suis d’avis que l’État, la République, s’intéresse aux contenus théologiques des religions qu’il tolère, voire qu’il reconnait. Dans un article du n° 40 du nouvel hebdo Le Un (remarquable publication, indépendante, comme Le Monde Diplomatique, de l’oligarchie qui formate l’opinion), Tahar Ben Jelloun nous rappelle qu’il y a deux lectures irréconciliables du Coran. « La première est portée par des théologiens […] rationalistes lisant le texte de manière symbolique et métaphorique. Pour eux la volonté divine est rationnelle et juste ; les hommes peuvent en saisir le sens et y conformer leurs actes, autrement dit le Coran est créé. » Face à eux, les intégristes, comme les wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar (nos chers alliés de l’OTAN), pour qui le Coran est non seulement incréé, mais doit être lu de manière littérale. Si les versets ne sont tributaires ni du temps ni de l’espace, alors c’est qu’aucune intelligence n’est possible. La République ne doit pas tolérer la diffusion de ce nouvel obscurantisme et de l’intolérance qu’il génère. Or, nous savons que ce courant rétrograde et simpliste est loin d’être minoritaire dans les mosquées d’Europe financées par qui on sait et où ne souffle guère la spiritualité du soufisme et des alévis, mais où sévissent des imans bornés qui n’ont rien de théologiens rationalistes, qui justifient les assassinats pour blasphèmes, qui méprisent nos valeurs, qui se moquent de nous en nous tenant un double langage et qui préconisent les violences faites aux femmes en ergotant sur le calibre des pierres à choisir pour leur lapidation. Il est urgent d’éradiquer cet islam-là, de l’expulser, sans concessions. Nous devons être intransigeants sous peine de voir se déclencher de terribles Saint-Barthélemy racistes dont seraient victimes tous nos concitoyens musulmans ou considérés comme tels au faciès.

Je trouve navrant que dans les médias – et même dans la presse dite de gauche – on s’en tienne à un idéalisme naïf, à des considérations morales. Assez de moraline ! Sans une analyse des rapports de force et des conditions matérielles qui rendent possibles certaines valeurs – qui me tiennent moi aussi à cœur –, les considérations moralisatrices sur la citoyenneté et la dignité sont vaines. Voire suspectes. La croyance d’une humanité qui s’exprimerait hors-sol produit le brouet de patronage de la bien-pensance instituée.

Enfin, si j’ai manifesté pour la liberté d’expression, je n’étais pas Charlie. On peut rire impunément de tout, … sauf du pouvoir, hélas ! Dans notre ersatz de démocratie, la parole est libre, et même encouragée, tant qu’elle est inefficace. Ainsi, n’allez surtout pas croire que Charlie Hebdo se moquait de tout le monde, surtout depuis une dizaine d’années et sa reprise en main éditoriale par des Bernard-Henry Lévy et des Caroline Fourest, … dont chacun apprécie la relative honnêteté intellectuelle, l’aisance à occulter des partis-pris idéologique et géopolitique et les indignations à géométrie variable. Pour bien se démarquer de ces gens-là, pour apaiser la communauté musulmane et raréfier l’eau du bocal des petits poissons salafistes, Madame Nadia Geerts ne devrait-elle pas inciter le mouvement laïque, où elle milite et dont elle est une personnalité en vue, à lutter plus fermement contre la colonisation des territoires palestiniens occupés par Israël ? Ne devrait-elle pas inciter les Territoires de la Mémoire et d’autres associations droits-de-l’hommistes à organiser pour 2018 de grandes manifestations commémorant le 70e anniversaire de la Nakba, le désastre de l’exode, volontaire ou provoqué, de plus de 700 000 Palestiniens, auxquels se vit refuser le droit de retour et dont 90% des villages furent détruits ?

Reste que j’ai pleuré sur le Wolinsky de ma jeunesse et le Cabu du grand Duduche.

Cerise sur le gâteau, je ne résiste pas à vous livrer ce remarquable « Je hais l’islam, entre autres… » (Le Monde du 11/08/2004) de notre compatriote psychanalyste, romancier et essayiste, Patrick Declerck. L’auteur des Naufragés est donc aussi un excellent pamphlétaire. À l’ère du politiquement correct, c’est un genre qui se perd.

« Les religions sont des névroses de l’humanité, disait Freud. Mais il est, n’en déplaise, névrose et névrose… Le judaïsme tend à la névrose obsessionnelle : le rite pour le rite. Au cœur du christianisme se tapit l’espoir anxieux de noyer le pulsionnel dans un indifférencié asexué : l’amour christique, cette tisane tiède.

« L’islam, lui, tend à rendre fou parce qu’il instaure un partage entre les sexes extraordinairement et spécifiquement pathologique : une horreur et une terreur de la femme et de sa jouissance sexuelle fantasmée comme toute-puissante. Face à cette dernière, il ne reste d’autre solution à l’homme que l’oppression farouche de toute féminité. Oppression d’autant plus radicale qu’elle a pour fonction première de recouvrir de son voile phobique le vertige secret, intime, muet, mais omniprésent, de l’impuissance masculine et de son éternel compagnon, la répulsion-tentation de l’homosexualité latente… D’où la nécessité aussi de l’alliance érotisée et défensive des frères de l’islam. Devant les hallucinatoires menaces du vagin denté, la sécurité et la fuite résident dans le nombre. Ainsi, pour se protéger, l’homme musulman vit-il en banc. Comme les petits poissons… »

Sur la même longueur d’onde, la courageuse sociologue marocaine, Fatna Aït Sabbah, ose affirmer que le monde n’est pas un harem ; elle n’est pas tendre non plus envers l’islam : « Le corps féminin dans l’Islam patriarcal doit être dégradé, objectivé et utilisé en tant qu’objet, il ne doit jamais retenir l’attention du croyant ou préoccuper son esprit au-delà d’une brève jouissance purement utilitariste car il constitue un pôle endogène de dissidence ». (La femme dans l’inconscient musulman, 1982, Albin Michel, 2010.)

Les avions de chasse que veut la Flandre

La presse se fait l’écho de la possible décision prochaine du gouvernement fédéral belge, largement dominé par des ministres flamands, de procéder à l’achat de 40 avions de F 35combat en remplacement des chasseurs F16 qui seraient en fin de vie.

Selon la presse (Le Vif-l’express du 16 janvier 2014), « tout serait déjà joué » : l’avion américain F35 serait choisi, malgré son prix pharaonique, au détriment d’autres avions, dont notamment le français RAFALE.

Chaque appareil vaudrait de 110 à 130 millions d’euros pièce, soit un budget de l’ordre de 6 milliards d’euros au lieu des 4 milliards initialement annoncés ; le coût d’entretien de ces appareils serait de l’ordre de 283 millions par an. En outre, il n’y aurait pas de retombée économique pour l’industrie aéronautique locale, dont la technologie est éprouvée, mais qui se situe principalement en Wallonie.

Enfin, le marché se ferait en synergie avec les Pays-Bas, acquéreurs de 37 appareils F35, dans le cadre d’une collaboration renforcée entre les Pays Bas et la Belgique comme c’est déjà le cas dans le secteur de la marine militaire.

La livraison des nouveaux appareils devrait avoir lieu à partir de 2023.

Il y a là matière à discussion.

Outre leur prix d’achat prohibitifs, les temps de crise actuels rendent les équilibres budgétaires extrêmement fragiles. De nombreux citoyens ressentent les effets de la crise très violemment, compte tenu des mesures d’exclusion que prend le gouvernement fédéral à l’encontre des personnes les plus vulnérables. Cette dépense militaire n’est ni éthiquement ni financièrement envisageable.

En outre, il y a lieu d’observer que, selon toutes vraisemblances, l’Etat belge n’existera plus au moment de la livraison des avions.

Ce serait folie que de procéder actuellement à des achats militaires d’importance ou à d’autres dépenses somptuaires qui profiteraient à long terme exclusivement à la Flandre dont les velléités d’indépendance ne sont pas un secret.

Les citoyens wallons et bruxellois ne peuvent en aucun cas accepter de participer financièrement à cet investissement monstrueux dans le cadre de l’actuel gouvernement fédéral.

Celui-ci, comme les gouvernements régionaux, a toutes les peines du monde pour équilibrer son budget ordinaire !

Si, par impossible, ce gouvernement majoritairement flamand actuel devait malgré tout faire cet achat de folie, il devrait en faire supporter l’intégralité de la dépense par la seule Région flamande, future utilisatrice des appareils.

De leur côté, les Wallons trouveront des synergies avec la France.

Georges-Henry Simonis

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde