France, Wallonie, les « Verts » vivent une contagion culturelle

France, Belgique,… Les « Verts » vivent une contagion culturelle, mais pas celle qu’ils espéraient (Rosetta Flochon dans Namur politique sur Facebook).

Quoi de plus normal que de voir « Verts français et wallons » vivre une contagion culturelle, même si  les élections répondent à des scrutins différents, majoritaire à deux tours en France et proportionnel dans les régions belges.

Quant aux Ecolos wallons, ils ajoutent aux travers de leurs frères français d’EE-LV celui de vouloir à tout prix mettre en exergue le groupe politique commun qu’ils forment avec « Groen », leur pendant écologique flamand. Ils veulent croire ou plutôt faire croire à l’électeur à un fédéralisme belge d’union dépassé par les faits.

En Belgique, n’en déplaise à la direction d’Ecolo, nous sommes entrés dans un confédéralisme qui sera renforcé lors de la 7e réforme de l’Etat. Laissons au CD&V Marc Eyskens le doux rêve  de voir la N-VA se déchirer à courte échéance, ce qui arrangerait très bien un CD&V en crise.

Le quotidien « Libération » sous la plume de Lilian Alemagna analyse merveilleusement la crise qui agite les dirigeants d’ EE-LV. Un copier-coller s’impose pour analyser la situation d’Ecolo.

Les Verts, espace en voie de disparition

Source : Libération,19 août 2015 à 20:46

Paris, le 14 janvier 2015. Voeux d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), à la presse, au 6 bis rue Chaudron dans le 10ème arrondissement de Paris, en présence de Sandrine Rousseau (1er plan D), porte-parole d'EELV, Emmanuelle Cosse (1er plan G), secrétaire nationale d'EELV, Maryse Oudjaoudi (2ème plan), du bureau executif, Jean-Vincent Placé (3ème plan G), président du groupe EELV au Sénat et Cécile Duflot (3ème plan D), députée EELV de Paris. COMMANDE N° 2015-0115 ACCORDWEB Paris, le 14 janvier 2015. Voeux d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), à la presse, au 6 bis rue Chaudron dans le 10ème arrondissement de Paris, en présence de Sandrine Rousseau (1er plan D), porte-parole d’EELV, Emmanuelle Cosse (1er plan G), secrétaire nationale d’EELV, Maryse Oudjaoudi (2ème plan), du bureau executif, Jean-Vincent Placé (3ème plan G), président du groupe EELV au Sénat et Cécile Duflot (3ème plan D), députée EELV de Paris.

Déchiré par ses débats internes et alors que tous les partis de gauche se saisissent de l’écologie à la veille de la COP 21, EE-LV peine à sortir de sa crise existentielle.

 

Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Ce second semestre 2015, les questions écologiques vont dominer le débat politique. L’organisation, à Paris, de la 21e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21) va pousser tous les partis à parler de protection de l’environnement et à passer un coup de vert sur leurs devantures. D’autant plus que ce sommet international, sous le patronage de François Hollande, aura lieu du 30 novembre au 11 décembre, en pleine campagne régionale. Et pourtant, ceux qui incarnent cette thématique depuis plus de quarante ans, taxés de «farfelus» lorsque René Dumont se présentait à la présidentielle de 1974 avec son verre d’eau, n’ont jamais été aussi proches de l’explosion, depuis la fondation des verts en 1984.

     

Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) ouvre ses journées d’été ce jeudi à Villeneuve-d’Ascq (Nord) en traînant cette crise existentielle, éclatée un soir d’avril 2014 avec la décision de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls. Une division entre ceux, emmenés par le sénateur Jean-Vincent Placé, qui accepteraient de revenir au gouvernement, et les autres qui refuseraient, dans le sillage de Cécile Duflot. Une division si profonde qu’elle pourrait entraîner une scission irrémédiable ? «Je ne sais pas. […] Nous vivons un moment crucial», a répondu mercredi dans la presse Barbara Pompili, coprésidente des écologistes à l’Assemblée. «Quelle est la fonction d’un parti écologiste aujourd’hui ? EE-LV refuse toujours de répondre à cette question», regrette l’eurodéputé Pascal Durand, ancien secrétaire national des Verts, désormais en retrait. «Nous sommes les seuls capables de mettre en place un nouveau modèle de développement autour de l’écologie», lui répond Emmanuelle Cosse, sa successeure à la tête du mouvement.

Pas tout à fait seuls

Les Verts français ont aujourd’hui un double problème : les électeurs les attendent davantage sur les questions d’environnement, mais ils les entendent surtout sur d’autres thématiques, plutôt minoritaires dans la société (défense des migrants, libertés publiques, fédéralisme européen, droit de vote des étrangers ou nouvelles mœurs). Et quand ils parlent écologie, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont plus tout seuls sur leur terrain. «Les Verts ont été victimes de l’idée qu’il fallait devenir un parti généraliste alors que l’acuité des problèmes environnementaux aurait mérité qu’ils n’abandonnent pas ce pré carré-là», souligne Brice Lalonde, ex-ministre de l’Environnement sous Mitterrand. Certes, ils n’ont jamais été tout à fait seuls. Mais depuis le choix fait, au milieu des années 90, de s’ancrer à gauche, ils disposaient d’un quasi-monopole écologique.

A gauche, le Parti communiste français était la plus productiviste et nucléocrate des formations politiques. Au Parti socialiste, on a longtemps considéré les enjeux environnementaux comme secondaires.

Une longueur d’avance

Mais voilà, depuis la prise de conscience du danger planétaire du réchauffement climatique, tout le monde s’y est mis. Si Nicolas Sarkozy a fini son quinquennat en expliquant que l’écologie «ça commence à bien faire», il a inscrit à son bilan le Grenelle de l’environnement et a mis aujourd’hui dans la vitrine du parti Les Républicains l’ex-navigatrice, Maud Fontenoy. Même le FN s’est mis à «l’écologie patriote» avec un collectif baptisé Nouvelle Ecologie, censé verdir sa flamme.

A gauche, alors que les communistes parlent désormais de «nouveau modèle de développement», socialistes et mélenchonistes se disputent l’appellation «écosocialiste». Jean-Luc Mélenchon l’a porté dans sa campagne présidentielle de 2012, son Parti de gauche (PG) a édité un «manifeste» proposant une «planification écologique» et l’instauration d’une «règle verte» afin de «porter une vision globale qui articule la question sociale et la question écologique», explique Martine Billard, ex-verte passée au PG en 2010. Au PS, après avoir vu, dans les années 90, Ségolène Royal endosser les habits de ministre de l’Environnement et entendu Laurent Fabius parler d’«écodéveloppement», puis de «sociale-écologie» dans les années 2000, voilà qu’ils ont inscrit, en 2014, dans le marbre de leur charte, l’appellation d’«écosocialiste». Un terme que les responsables socialistes ont tout de même du mal à définir. Les plus à gauche y voient une manière «plus radicale» de «revisiter les fondamentaux de la pensée socialiste». Les plus libéraux une façon de lancer le pays dans la «croissance verte» et «bleue». Mais de l’aveu même des dirigeants socialistes, les écologistes ont encore une longueur d’avance sur eux. Si l’ouverture de leur université d’été, dans dix jours à La Rochelle, se fera sur les questions climatiques, les socialistes n’ont pas fait de l’écologie un sujet de congrès en juin, et l’abandon de l’écotaxe, quelques semaines après l’adoption de la loi de transition énergétique, démontre la difficulté du gouvernement à tenir parole. «J’ai encore besoin d’EE-LV à mes côtés pour convaincre davantage», fait valoir Sabine Buis, députée PS et nouvelle secrétaire nationale à la transition énergétique.

«des Crieurs publics»

Trop d’écologie dans les autres partis tuera-t-il EE-LV ? «L’histoire a montré que c’était l’inverse qui se produisait», rétorque Erwan Lecœur, politologue et sympathisant écologiste, rappelant les bons scores de 2009 et 2010. «Si, à court terme, les gens peuvent être tentés par des formations politiques qui s’habillent en vert, poursuit-il, à long terme, ça rend EE-LV crédible.» Là est l’autre souci du parti écologiste : leurs petites phrases et engueulades portent beaucoup plus que les propositions qu’ils peuvent faire. Et leur image de «parti pas comme les autres» est ternie par les accords préélectoraux – que le système électoral majoritaire rend nécessaires – contractés avec le grand frère socialiste (lire page 5). «Nous continuons à nous ridiculiser en anathèmes publics plutôt qu’en solutions, alerte Pascal Durand. A quoi servons-nous aujourd’hui ? Si on considère que notre rôle est uniquement d’être des dénonciateurs, des crieurs publics, il ne faut pas s’étonner de rester après dans un champ marginal.» Les Verts ont toujours autant de mal à sortir de leur crise de croissance.

Par Lilian Alemagna

Le capital au XXIe siècle

La revue Sociologie publie, dans sa version électronique, une rubrique de comptes rendus d’ouvrages récents en sociologie.

À propos de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013)

Christian Baudelot et Roger Establet

Référence(s) :

Thomas Piketty (2013), Le Capital au XXIe siècle, Paris, Editions du Seuil, coll. « Les Livres du monde », 916 p.

Deux extraits du résumé écrit par Christian Baudelot et Roger Establet ont particulièrement retenu notre attention : « Un livre capital » et « une morale républicaine ».

Thomas PikettyUn livre capital

Rares sont les époques où la vie économique et sociale du monde a connu des bouleversements d’aussi grande ampleur que ceux que nous vivons depuis le milieu des années 1970. Aucun pays de la planète n’échappe à cette lame de fond dont les retentissements se font sentir dans la vie quotidienne de tous les citoyens de la planète. Mondialisation, crises économiques et financières à répétition, chômage de masse dans les pays développés, taux de croissance vertigineux des pays émergents, émigration‑immigration à vaste échelle, envolée des prix de l’immobilier, dictature de la finance à tous les étages, impuissance de la politique, nouvelles technologies des communications, individualisation des comportements, difficultés pour les jeunes et les adultes d’aujourd’hui de se projeter dans l’avenir… De nouvelles formes d’inégalités apparaissent en matière de logement et d’accès à la propriété, entre classes d’âge, les jeunes étant ceux dont les difficultés sont les plus grandes. Chacun sent bien que le monde d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui d’hier. Et que tout va très vite. Nous avons beau ne plus nous satisfaire de l’invocation rituelle de la crise comme d’un mauvais moment à passer en attendant le retour de la croissance et savoir d’expérience que la crise est l’état normal du fonctionnement de l’économie capitaliste, nous manquons tous d’une intelligence claire de la logique de tous ces bouleversements qui nous affectent.

Les sciences sociales sont silencieuses. Trop tôt pour les historiens : ils manquent de recul. Trop global pour les sociologues. Ces derniers ont délaissé pour de bonnes raisons la sociologie théorique générale pour des enquêtes et des analyses empiriques de terrain mais du coup, ils peinent à accéder à une vue d’ensemble bien que des analyses très pertinentes du changement aient été menées dans de nombreux secteurs, logement, structure de classes, immigration, jeunes et vieux, précarité, intégration, montée des inégalités, etc… Pour une fois, c’est de l’économie que nous vient la lumière sous la forme d’un grand livre à la hauteur de tous ces bouleversements, pas seulement par sa taille (près de 1 000 pages), mais surtout par la puissance explicative de l’analyse, qui donne un sens à l’époque que nous vivons, de même qu’à beaucoup de mutations et de changements observés par les sociologues. Livre d’économie certes, mais d’une économie qui revient aux fondamentaux de la discipline telle qu’elle s’est élaborée aux XVIIIe et XIXe siècles. Une économie politique au sens premier du terme, c’est‑à‑dire une économie qui ne se borne pas à traiter des dimensions monétaires des phénomènes mais qui élargit son objet aux dimensions politiques, démographiques, sociales, militaires de ces mêmes phénomènes considérés dans une perspective historique de moyen et de long terme.

Le livre est clair et bien charpenté. Assez clair en tous cas pour pouvoir être résumé fidèlement en peu de mots à différents niveaux :

  • en une formule de trois signes : r>g, ou r est le rendement du capital et g le taux de croissance.

  • en une phrase : avec une croissance faible et des rendements du capital supérieurs au taux de croissance, le capital accumulé dans le passé tend à tout dominer.

  • en deux phrases : l’évolution de la répartition des richesses et de la structure des inégalités depuis le 18e siècle montre que ce sont les guerres qui ont fait table rase du passé et transformé la structure des inégalités. Mais certaines inégalités patrimoniales que l’on croyait révolues semblent en passe de retrouver leurs sommets historiques.

  • en trois phrases…, etc… etc…

Le texte est si limpide que le lecteur oublie volontiers que le premier mérite de ce livre repose sur une masse extraordinaire de données de long, moyen et court termes. Son auteur a l’élégance de dissimuler la sueur, les heures et les années de travail que lui ont coûté, à lui et ses nombreux correspondants aux quatre coins du monde, le recueil de ces données et surtout la construction de séries temporelles homogènes à travers le temps et l’espace. Le chercheur est aussi un grand pédagogue : il conduit son lecteur par la main tout au long de ces 916 pages, avec une grande patience, sans craindre parfois de se répéter pour être bien sûr que le message est compris. Les concepts utilisés sont toujours définis de façon simple, il y a des résumés en fin de chapitre et des introductions qui font le bilan des acquis. Les qualifications requises pour bien profiter du livre sont simples : un intérêt pour comprendre ce qui nous arrive et ce qui nous attend et la maîtrise des quatre opérations. Le lecteur bénéficie aussi d’un accès direct à toutes les données statistiques exposées dans le livre et aux principes de leur construction sous la forme de tableaux XL téléchargeables sur le site de l’auteur.

Une morale républicaine

« Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » L’article premier de la Déclaration des droits de l’homme figure en exergue du livre ; elle anime de son esprit républicain l’ensemble de la démonstration jusqu’à fonder en morale la distinction conceptuelle qui sert d’armature théorique à l’ensemble de l’ouvrage : les revenus du capital d’un côté, les revenus du travail de l’autre. De ces deux sources de richesses, laquelle est la plus abondante ? Laquelle est la plus rémunératrice ? Hériter ou travailler ? Vieille question s’il en fut, puisque c’est celle‑là même que Vautrin résout à sa façon en conseillant à Rastignac d’épouser Victorine, une riche héritière. Il est exceptionnel qu’un économiste fasse état de ses convictions personnelles dans une publication scientifique. La certitude de toujours tenir un discours objectif et universel, grâce en particulier à la mathématisation de leurs démonstrations, les en détourne. Partageant bien évidemment avec ses collègues ce même souci d’objectivité, T. Piketty s’en distingue toutefois en faisant état, dès l’introduction, du contexte social et politique de sa formation intellectuelle. Il avait 18 ans en 1989, l’année du bicentenaire de la révolution française et de la chute du mur de Berlin. Il partage, de la première à la dernière page de l’ouvrage, l’idéologie méritocratique des révolutionnaires de 1789.

La force du livre, celle qui soutient l’intérêt du lecteur tout au long du voyage, tient aux enjeux politiques et moraux qui sous‑tendent l’analyse économique et statistique. À quel type de société, à quelle morale nous conduisent les métamorphoses de la relation entre capital et travail depuis le XVIIIe siècle ? La révolution française, les révolutions bourgeoises, industrielles et politiques, qui l’ont suivie au cours des deux siècles suivants ont toujours cherché à mettre à bas un ancien régime fondé sur les privilèges de la naissance et de l’héritage et à promouvoir un nouvel ordre social où le mérite individuel et le travail devenaient les sources légitimes de la richesse et des statuts sociaux. Ce nouveau régime était loin d’assurer l’égalité mais, si fortes qu’elles soient, ces inégalités pouvaient se justifier par des principes républicains : la quantité et la qualité du travail fourni, l’utilité des compétences, comme l’indiquait d’ailleurs à sa manière l’article 6 de la même déclaration des Droits de l’homme : « Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » T. Piketty a clairement choisi son camp et ne s’en cache jamais : il est du côté de la capacité, de la vertu et du talent et contre l’héritage. Ces convictions profondes organisent le raisonnement et l’exposition des faits. Objectif, l’économiste est aussi un citoyen engagé.

L’un des derniers fromages de Herve au lait cru risque de disparaître

Le fromage de Herve fait partie du patrimoine wallon. Comme plusieurs de ses frères français, il est attaqué par les fonctionnaires de l’ AFSCA qui appliquent à la lettre les dispositions prises par des membres de la commission européenne. La France a défendu bec et ongles ses producteurs avec succès. Qu’en sera-t-il de la réaction du gouvernement wallon et de l’ Institut du Patrimoine wallon ?

Dans l’attente, nous ne pouvons que vous demander de participer à la pétition et de partager cet appel avec vos contacts. Merci d’avance !

Voir le lien de la pétition ci-dessous.

11/06/15 à 15:43 – Mise à jour à 15/06/15 à 07:18

Source : Belga

L’AFSCA a eu raison du fromage de Herve au lait cru. La fromagerie Munnix, située à Battice, a en effet, décidé de cesser la production de ce type de fromage, à la suite de la découverte, il y a quelques semaines, de bactéries de listeria dans certains fromages, rapportent plusieurs médias jeudi.

L'un des derniers fromages de Herve au lait cru disparaît: "tous les artisans vont y passer"
© Page Facebook/Sauvons le fromage de Herve au lait cru

José Munnix, le dernier producteur de fromages de Herve fabriqués à base de lait cru provenant de sa ferme, a décidé de cesser sa production. En avril dernier, des bactéries de listeria avaient été découvertes dans certains fromages lors d’un contrôle de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA).

Après un bras de fer avec cette dernière, José Munnix a finalement décidé d’arrêter la production, malgré la mise en place d’une cellule d’accompagnement pour l’aider à poursuivre son activité. « Il est impossible pour moi de travailler dans ces conditions-là. La seule solution serait que l’AFSCA revoit cette règle de la tolérance zéro, sinon, tous les artisans vont y passer les uns après les autres« , conclut le producteur âgé de 70 ans, contacté par l’agence Belga.

L’affaire fait grand bruit dans la province de Liège où cette tradition fromagère est fortement ancrée. Une page Facebook « Sauvons le fromage de Herve au lait cru«  a déjà rassemblé près de 7.000 sympathisants, tandis qu’une pétition circule.

La Belgique se chauffera bientôt au gaz de schiste américain

Un ami nous envoie une information issue du site de la RTBF

Le gaz de schiste suscite une grande polémique en Europe.

 

Le gaz de schiste suscite une grande polémique en Europe. – © JEFF PACHOUD – AFP
RTBF Publié à 09h38

Pour nous chauffer, il y a le mazout, l’électricité et le gaz. Et bientôt, en Belgique, le gaz de schiste. Le transporteur de gaz Fluxys va approvisionner le royaume en gaz de schiste américain.

Le gaz de schiste est un gaz naturel enfoui le plus souvent à très grande profondeur, entre 1500 et 3000 mètres, dans des roches compactes. Des méthodes d’extraction bien spécifiques sont nécessaires, et c’est là que naît la polémique. Car percer ou faire exploser la roche pour extraire le gaz peut provoquer des dégâts sur le plan écologique.

Comment ce gaz va-t-il traverser l’Atlantique?

26 cargos de gaz naturel liquéfié seront transportés jusqu’à Dunkerque. Le transport choisi dépend d’un contrat entre EDF et le groupe américain Chenière. Or Fluxys est relié à ce terminal de Dunkerque. Laurent Remy, porte-parole de Fluxys, s’en réjouit :  » Ce qui est bien sûr très bon pour la sécurité d’approvisionnement du pays. Et c’est bon pour la compétition aussi. Finalement, cela va faire baisser les prix à terme pour le consommateur final. D’autre part, ça réaffirme aussi la position de plaque tournante pour le réseau belge. « 

Ce gaz pourrait transiter vers l’Allemagne. L’approvisionnement du terminal de Dunkerque devrait débuter dans quelques mois.

Parce que ma voix compte

Notre ami Marcel Cools attire notre attention sur une déclaration du Président islandais au forum de Davos. Ce qui est vrai pour l’attitude à adopter face aux banques doit aussi l’être pour tous les sujets abordés dans une vraie démocratie (NOTRE VOIX COMPTE).
 
Ne sommes-nous pas loin du compte ? Quel poids a encore notre voix dans nos démocraties ?
N’assistons-nous pas entre un écart insupportable entre ce que veut le citoyen et les décisions prises par des décideurs qui pratiquent de véritables copier-coller que leur suggèrent ou imposent les lobbyings ?
 
Paul D.
Photo de Parce que ma voix compte.
 

Anne Hidalgo : « Pourquoi nous accueillons Tel-Aviv à Paris Plages »

LE MONDE | 11.08.2015 à 12h42 • Mis à jour le 11.08.2015 à 16h21

Par Anne Hidalgo, maire de Paris

Depuis treize ans déjà, Paris Plages offre des loisirs à tous les Parisiens et permet d’envisager, le temps de l’été, notre ville sous un aspect plus ludique que d’ordinaire. Pour que Paris Plages garde son attrait, nous y invitons des villes ou des pays étrangers pour des animations ou des événements. Après Athènes, des villes du Brésil ou de Polynésie, nous avons décidé d’accueillir Tel-Aviv durant la journée du 13 août.

Cette idée, finalement banale pour qui aime les villes au bord de l’eau, est née autour d’un déjeuner que les élus des deux villes ont partagé lors du déplacement du Conseil de Paris en Israël et en Palestine que nous avons effectué au mois de mai.

Pourquoi Tel-Aviv ? D’abord, parce qu’elle est une ville balnéaire appréciée des noctambules du monde entier, ce qui lui vaut son surnom de « Ville qui ne dort jamais ». C’est surtout une ville avec laquelle nous échangeons régulièrement dans les domaines de la culture et des nouvelles technologies. Elle organise une déclinaison locale de Nuit Blanche depuis neuf ans déjà et nous sommes en train d’associer nos incubateurs pour que des start-up de Paris et de Tel-Aviv puissent profiter à moindre coût des ressources disponibles dans chacune des deux villes.

Lire aussi : « Tel-Aviv sur Seine » : la mairie de Paris ne renonce pas, malgré la polémique

Une ville progressiste

Même dans le contexte enlisé et violent du conflit israélo-palestinien, Tel-Aviv reste une ville ouverte à toutes les minorités, y compris sexuelles, créative, inclusive, en un mot une ville progressiste, détestée à ce titre en Israël par tous les intolérants.

C’est à Tel-Aviv qu’ont eu lieu les manifestations de solidarité les plus impressionnantes avec la famille de l’enfant palestinien brûlé vif par des fanatiques. Et c’est de là-bas que, le 1er août, son oncle a pris la parole pour s’adresser à la foule venue partager sa douleur.

Au-delà, comme maire et comme femme politique engagée en faveur de la paix et du vivre ensemble, je ne saurais rendre une ville ou une population comptable de la politique de son gouvernement. Ce serait mépriser la démocratie locale et donc la démocratie tout court.

S’agissant ici de la première ville d’opposition en Israël, ce serait au mieux grotesque, au pire contre-productif. On peut condamner la politique du gouvernement Nétanyahou sans punir la population israélienne et nous punir nous-mêmes en refusant tout échange permettant d’apprendre à nous connaître.

Echanger plutôt que boycotter

Nos pactes d’amitié avec Tel-Aviv ou Haïfa ne nous ont pas empêchés en tant que ville, de reconnaître la Palestine avant l’Etat français ; d’être solidaires de la population de Gaza en mobilisant des aides d’urgence après les destructions de l’été dernier, et surtout d’avoir avec des villes palestiniennes, comme Jéricho et Bethléem, parmi nos plus importantes coopérations décentralisées en cours dans le monde.

Au Moyen-Orient comme ailleurs, la doctrine de Paris est intangible : elle consiste à encourager plutôt qu’à réprimander, à échanger plutôt qu’à boycotter, à dialoguer plutôt qu’à excommunier et de ce fait, à voyager tant en Israël qu’en Palestine et à entretenir des liens avec tous ceux qui œuvrent au rapprochement. Je crois en la diplomatie des villes, à même d’avoir un temps d’avance sur les Etats dans le rapprochement entre les peuples.

En invitant Tel-Aviv sur les berges de la Seine, le 13 août, Paris est fidèle tout à la fois à l’aspect ludique de Paris Plages et à ses valeurs d’échange et de tolérance. Notre ville contribue ainsi à une culture de paix et à dépasser les préjugés.

C’est dans cet esprit que j’invite les Parisiennes et les Parisiens à venir nombreux.

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Google devient Alphabet

Lu sur le site du quotidien « Le Monde »

      

Google Inc. devient Alphabet Inc. ! Lundi 10 août, la société de Mountain View a annoncé un changement majeur – et surprise – de sa structure d’entreprise. Le moteur de recherche va devenir une filiale d’une nouvelle entité, baptisée Alphabet. Cette dernière sera dirigée par Larry Page, le cofondateur et actuel directeur général de Google. Sergeï Brin, le deuxième fondateur, occupera le poste de président. Eric Schmidt sera président exécutif du conseil d’administration, poste qu’il occupait déjà chez Google. La société sera cotée en Bourse, en lieu et place de la précédente.

SUNDAR PICHAI, NOUVEAU PATRON DE GOOGLE

« Alphabet est une collection d’entreprises, explique M. Page dans un message publié sur le blog officiel de Google. Google est la plus importante. Mais ce nouveau Google va être allégé : les entreprises éloignées de nos principaux produits Internet seront désormais regroupées dans Alphabet. » Concrètement, cela signifie une séparation claire entre le cœur de métier de Google et tous ses projets annexes. Il s’agit de Google X (projets futuristes), de Calico (santé), de Sidewalk Labs (logistique urbaine), de Nest (objets connectés), de Fiber (fibre optique) et de Google Ventures et Google Capital (investissements).

Le nouveau Google conservera le moteur de recherche, les activités publicitaires, la plate-forme de vidéos YouTube, le système d’exploitation mobile Android, la cartographie Maps, la messagerie Gmail et tous les autres services Internet et applications mobiles. La filiale aura aussi un nouveau directeur général : Sundar Pichai, l’étoile montante de l’entreprise. Responsable d’Android et du navigateur Web Chrome, il avait été nommé l’an passé vice-président en charge des produits. Pour de nombreux observateurs, il était ainsi devenu le numéro deux de l’entreprise.

Lire son portrait : Qui est Sundar Pichai, le nouveau directeur général de Google

Les pays émergents rachètent des fleurons de l’économie en Europe

5 Août 2015

Par Charles-André Aymon Terre industrielle devenue paradis des investisseurs, le Vieux-Continent constitue le terrain de chasse des milliardaires venus de pays émergents. Tour d’horizon.

Fusions et acquisitionsLes perles industrielles et emblématiques de l’Europe pleuvent sans discontinuer dans l’escarcelle de nouveaux riches venus de Chine, du Qatar, d’Indonésie, de la Russie, de l’Inde et d’une nuée de pays émergents. Ils semblent aussi avides des richesses symboliques de l’Occident que de véhicules d’investissement.

France

En janvier 2015, l’emblématique Club Med passait sous pavillon chinois. L’entreprise a été rachetée par le milliardaire de 47 ans Guo Guangchang. Surnommé le «Warren Buffett chinois», ce self-made-man, qui a passé sa jeunesse dans une ferme, multiplie les acquisitions en Europe et aux Etats-Unis.

Le secteur viticole français attire lui aussi l’Empire du Milieu. Le 6  janvier dernier, le rachat de Château Renon a porté à 100 le nombre de domaines du Bordelais détenus par des Chinois. L’investisseur, le milliardaire James Zhou, a fait fortune dans les emballages agroalimentaires et veut faire découvrir les vins liquoreux à la Chine.

L’hôtellerie française fait elle aussi l’objet de convoitise. Alors que onze des douze palaces parisiens sont déjà détenus par des groupes étrangers, l’InterContinental Paris Le Grand est passé aux mains de Constellation en mai dernier. Derrière ce groupe, on trouve le fonds d’investissement d’Etat qatari.

Italie

Depuis la crise, d’importantes entreprises italiennes ont été rachetées, totalement ou partiellement, par des hommes d’affaires des économies émergentes. C’est  le cas des deux équipes de foot de Milan: le 15 octobre 2013, Massimo Moratti, président de l’Inter, annonçait la cession de 70% du club au milliardaire indonésien Erick Thohir, fondateur de Mahaka Group, géant du secteur des médias. En juin dernier, le magnat thaïlandais Bee Taechaubol, qui dirige le groupe financier Thai Prime, a déboursé 480  millions d’euros pour obtenir 48% de l’AC Milan.

Mais l’intérêt des investisseurs ne se limite pas qu’au sport. La griffe Gianfranco Ferré a été rachetée en 2011 par Paris Group, société de Dubaï contrôlée par les hommes d’affaires Abdelkader et Ahmed Sankari. En 2012, le fonds d’investissement anglais Permira a vendu la célèbre marque de mode Valentino à l’émir du Qatar, Hamad bin Khalifa al Thani (via la société Mayhoola for Investments) pour 700  millions d’euros.

Allemagne

Les investisseurs issus des pays émergents sont aussi attirés par le prestige du label «made in Germany». Liang Wengen, président du fabricant de machines-outils chinois Sany Heavy Industry, s’est ainsi offert le puissant groupe Putzmeister, fabricant de pompes à béton, en 2012. Putzmeister passait pour l’un des joyaux du «Mittelstand» allemand – cette clé de voûte de l’économie germanique, constituée de sociétés familiales aux technologies innovantes capables de dominer des marchés de niche.

Toujours dans le secteur de l’industrie à haute valeur ajoutée, le groupe chinois CNBM, géant des matériaux de construction, s’est offert successivement plusieurs sociétés allemandes spécialisées dans les films photovoltaïques: CTF Solar en 2012, puis Avancis l’an dernier.

L’énergie attire, elle aussi, les investisseurs: en mars dernier, un consortium mené par le milliardaire russe Mikhail Fridman a racheté Dea, filiale d’extraction pétrolière et gazière du groupe RWE, deuxième producteur d’électricité en Allemagne.

Grande-Bretagne

Ces dernières années, certaines des marques britanniques les plus emblématiques du royaume sont passées sous contrôle étranger. Le géant indien Tata s’est ainsi offert la marque de thé Tetley en 2000 et le prestigieux constructeur automobile Jaguar Land Rover en 2008. Dans le domaine de la distribution, la célèbre enseigne Harrods a été rachetée en 2010 par Qatar Holding, la société d’investissement du fonds d’Etat qatari.

Les groupes chinois ne sont pas en reste. La chaîne de grands magasins House of Fraser a été rachetée en 2014 par Sanpower, dirigée par l’homme le plus riche de l’Empire du Milieu, Yuan Yafei. Ancien homme politique local reconverti dans les affaires, Yafei envisage d’ouvrir plus de 1100 grands magasins en Chine.

Les plus grands clubs de football attirent eux aussi les convoitises des pays émergents. Le club de Chelsea a été racheté par le milliardaire russe Roman Abramovitch en 2003, tandis que Manchester City, autre club de Premier League, a été racheté en 2008 par le cheikh Mansour, membre de la famille royale d’Abu Dhabi.

Espagne

Il y a deux ans, une analyse de BNP Paribas annonçait que l’Espagne allait devenir, à la faveur de la crise, un terrain de chasse pour les groupes étrangers. Voici quelques-unes des acquisitions les plus symboliques.

En janvier dernier, le Chinois Wang Jianlin, 42e entrepreneur le plus riche au monde, est rentré au capital du club de football Atlético de Madrid à hauteur de 20%. Mais c’est l’acquisition de l’immeuble historique madrilène Edificio España, pour un montant de 265 millions d’euros, qui l’a amené à la une des journaux espagnols.

En 2011, la société International Petroleum Investment Company (IPIC), détenue par l’émirat d’Abu Dhabi, a acquis 100% de la Cepsa, la deuxième compagnie pétrolière espagnole. Déjà sponsor maillot du FC Barcelone, via Qatar Airways, le fonds qatari est aussi devenu propriétaire de deux hôtels de luxe de la région: l’Hôtel Renaissance et l’Hôtel W, rachetés, respectivement, pour 78,5 et 200  millions d’euros.

UN OUVRAGE DE REFERENCE POUR LES « REUNIONISTES CANADIENS »

Un de nos membres français attire notre attention sur un livre bien intéressant de la journaliste canadienne Diane Francis. C’est un ouvrage de référence pour les  » réunionistes canadiens », mais je dirai que ce livre est également très utile  dans le débat sur l’avenir du Canada et particulièrement de nos amis québécois. La relation avec le débat indispensable du réunionisme wallon dans le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française est évident.

Notre ami français nous écrit ce qui suit :

« Chose peu connue en Europe : le courant canadien dit « annexionniste », partisan d’un rapprochement avec les États-Unis, est pour ainsi dire aussi ancien que le pays lui-même.

En 2013, une étape a été toutefois franchie, avec la publication de : Merger of the Century : Why Canada and America should become one Country, de Diane FRANCIS, journaliste canadienne née à Chicago en 1946, de tendance conservatrice modérée (éditions HarperCollins Publishers Ltd).

Dans ce livre, l’auteure rappelle brièvement les profondes similitudes entre les deux pays, qui partagent la même civilisation nord-américaine, au-delà des histoires politiques et étatiques particulières. Les échanges commerciaux, culturels, artistiques, ou tout simplement humains (migrations quotidiennes ou définitives) sont d’ores-et-déjà considérables. Mais elle actualise les arguments en faveur de l’union.

L’objectif affiché est très « américain » : il s’agit de conserver ou de retrouver une place prépondérante dans le monde, si possible la première, pour la technologie, l’énergie, l’agriculture (et l’agro-business), l’industrie (notamment automobile), ou encore la monnaie.

Cette intention se veut une réponse à un contexte international où se mêlent considérations économiques et géo-stratégiques. Certains gouvernements sont clairement désignés : la Chine, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite ou le Qatar mènent des politiques visant à contrôler des ressources ou des activités en fonction de leurs intérêts propres. Achats massifs de terres agricoles à travers le monde (exemple de Madagascar), participations directes ou indirectes via des fonds d’investissements dans des secteurs stratégiques (mines, énergie) : l’Amérique du Nord est l’une des cibles de cette « offensive » relevant du « soft power » (action stratégique par des moyens non-armés). Le Canada est vulnérable en Arctique, où les Russes cherchent à élargir leur influence. Souvent, l’Amérique du Nord fait preuve de naïveté, et a du mal à répondre à ce « capitalisme d’Etat » offensif, dont D.FRANCIS constate l’efficacité.

La fusion est donc un moyen de faire poids et d’imposer des règles de bonne conduite équitables à l’échelle de la planète, ce que les instances internationales sont aujourd’hui incapables de faire.

Mais devenir une seule nation présenterait également des avantages domestiques. Tout au long de la frontière, d’est en ouest, les contrôles douaniers, délais d’attente, files interminables, problèmes d’infrastructures etc… engendrent des surcoûts importants. La gestion de certains points de passage est désastreuse, comme entre Detroit (E.-U.) et Windsor (CAN). Le tourisme souffre aussi de la situation. Le « 11 septembre » n’a rien arrangé, en entraînant une « militarisation » relative de la zone frontalière états-unienne.

Pourtant, des dossiers tels que le terrorisme, l’immigration ou les drogues auraient intérêt à être gérés de façon davantage coordonnée. Plus généralement, les différences dans les politiques menées entravent souvent les relations bilatérales, même si des convergences législatives ont été observées (sécurité, usage du cannabis…). Au final, selon D.FRANCIS : « la seule solution est d’effacer complètement la frontière ».

Elle se penche sur les modalités concrètes de la fusion, en présentant pas moins de cinq options, avec des degrés d’intégration plus ou moins poussés, sans se focaliser sur un seul choix. Elle raisonne par analogie avec les fusions du monde de l’entreprise, et n’hésite pas à aborder les aspects financiers.

L’environnement juridique et constitutionnel n’est pas un obstacle insurmontable, dans la mesure où les institutions sont des deux côtés fédérales. Cependant D.FRANCIS évoque, pour le Québec, un statut de « Commonwealth » semblable à celui de Porto Rico, capable notamment de préserver l’usage de la langue française. Point de vue respectable, mais qu’un francophone n’est pas obligé de partager…

Il est tout à fait possible d’appliquer au Canada les catégories politiques états-uniennes (Démocrates et Républicains), sauf que les idées démocrates y ont un net avantage : il faut donc insister sur les effets stratégiques, économiques et territoriaux pour séduire le camp républicain « US ».

Diane FRANCIS fait preuve de lucidité et d’honnêteté intellectuelle, en soulignant les défauts de ses deux patries, et en ayant le souci de prendre le meilleur des deux systèmes. Elle dénonce ainsi le coût et l’injustice du système de santé états-unien (la réforme Obama mettra des années à porter tous ses fruits), le poids excessif de l’appareil militaro-industriel, et critique la tendance de ses voisins à se voir comme une « nation élue ».

En conclusion, voici donc un essai de bonne facture, très « américain » dans la forme : style simple et direct, nombreuses données chiffrées et factuelles. Les quelques réserves légitimes s’agissant de l’avenir du Québec ne doivent pas empêcher un échange d’idées et d’expériences entre ce réunionisme là et le nôtre.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde