Mais Charles, vous rêvez ?

Depuis le gouvernement Vanden Boeynants, mettre le communautaire au frigo signifie transformer un claquement de porte en tremblement de terre.

Absurdité belgicaine, panique à bord ou sabordage suicidaire du programme ?

NDLR : Si, pour une fois,les électeurs Wallons se réveillaient lucides et perspicaces, ils devraient majoritairement voter BLANC afin de signifier le rejet de toutes les élucubrations de leurs politiciens ! ( Je rêve aussi…)

Valmy

Le MR va tenter d’imposer une nouvelle législature sans « communautaire » ( Frédéric Chardon, La Libre, le jeudi 04 avril 2019 )


Au cœur de la bagarre avec les partis flamands : l’ouverture à révision, ou non, de l’article 1 de la Constitution.
Le MR veut limiter les risques d’un big bang institutionnel durant les cinq prochaines années. Pourquoi ? Tout d’abord, les libéraux francophones n’ont pas le confédéralisme dans leur ADN, contrairement à la N-VA. Ensuite, en s’assurant d’une nouvelle législature sans « communautaire », le MR se donne une chance supplémentaire d’empêcher un retour du PS au pouvoir : une grande réforme de l’État pourrait difficilement se faire sans lui.

On ne vote que le 26 mai mais tout se joue déjà actuellement. Le cœur du problème se niche dans les articles de la Constitution à ouvrir à révision. Mardi, une liste provisoire d’une quarantaine d’articles a été adoptée en commission de la Chambre des représentants.

Une surprise…

Des sujets très divers sont concernés par ces dispositions. Il y avait toutefois une surprise : l’inscription dans la liste de l’article 1er qui établit que la Belgique est un État fédéral composé de Communautés et de Régions. L’irruption de cet article dans les dispositions constitutionnelles qui pourront être modifiées dans les cinq prochaines années est survenue à la faveur d’un vote N-VA, CD&V et Open VLD contre PS, Écolo, CDH et MR.

S’il est clair que la N-VA voudrait en profiter pour remplacer les termes « État fédéral » par « État confédéral », le ralliement de l’Open VLD et du CD&V à l’idée de pouvoir modifier l’article 1 a surpris les troupes de Charles Michel. Depuis le début de l’année, le Premier ministre et président du MR a organisé des rencontres avec ses deux partenaires au sein du gouvernement fédéral.

La rencontre entre Rutten, Beke et Michel

Une réunion a notamment eu lieu avec la présidente de l’Open VLD, Gwendolyn Rutten, et le président du CD&V, Wouter Beke. Il semblait acquis que les libéraux flamands et les démocrates-chrétiens éviteraient d’ouvrir la boîte de Pandore en soutenant l’ouverture à révision de dispositions stratégiques telles que l’article 1 de la Constitution.

L’Open VLD et le CD&V veulent réviser cet article afin d’y intégrer des dispositions relatives aux libertés fondamentales et aux droits humains. « On croit qu’ils sont sincères, note une source MR. Mais imaginons que la N-VA gagne les prochaines élections : les nationalistes flamands pourront alors exiger que l’article 1 évoque le confédéralisme et l’Open VLD et le CD&V n’oseront pas faire autre chose que de suivre le mouvement… Alors, on sera parti pour de très longues négociations. Au MR, on veut réduire les risques communautaires en limitant la liste des articles à réviser au non-institutionnel. »

Seuls les articles communs à la liste de la Chambre, à celle du Sénat et à celle du gouvernement seront déclarés révisables. La balle est désormais dans le camp de l’exécutif fédéral. Deux « kern » ont déjà eu lieu à ce sujet. Le MR espère persuader le CD&V et l’Open VLD de renoncer à ouvrir l’article 1 et toute autre disposition de nature institutionnelle.

Retour du communautaire

Par Paul Durieux

Les prochaines élections fédérales et régionales seront avant tout communautaires.

N’en déplaise aux partis « francophones », P.S., M.R., Ecolo, P.T.B., CDh etc…, les prochaines élections seront communautaires. Cela fait des années que l’écolo ISABELLE DURANT le serine sur tous les tons : « il n’est pas une matière discutée au Fédéral qui n’ait un aspect communautaire ».

Mais le courage fait défaut en Wallonie et à Bruxelles. C’est la peur au ventre que tous les partis avancent à reculons vers l’échéance. Il est vrai qu’ils ont tellement menti à leurs électeurs. Il est vrai qu’ils ont tellement souvent capitulé en rase campagne.

Récemment, le journaliste Walkowiak devait bien l’admettre la mort dans l’âme : même LE CLIMAT est communautaire en Belgique. Je conçois que ce soit pénible pour lui de reconnaître cette évidence, lui qui a si souvent caché la vérité à ses auditeurs ou lecteurs en matière communautaire, que ce soit sciemment ou par omission, lui qui a refusé que la RTBF couvre une conférence-débat organisée par l’A.W.F. à Louvain-la-Neuve où s’exprimaient pourtant des pointures comme Thierry BODSON, Jean-Luc CRUCKE, Christophe COLLIGNON et Jules GAZON au mauvais motif que ces personnalités étaient régulièrement invitées dans les studios de la RTBF. (Pour ma part, je n’ai pas connaissance que le professeur Jules Gazon ait un jour été invité à s’exprimer à la RTBF ?). La vérité m’oblige à dire que la chaîne privée BEL-RTL est dans le même cas.

Ah j’entends les pontes rouges ou verts dirent avec une voix plus ou moins tremblotante qu’ils ne gouverneront jamais au fédéral avec la N-VA.

Oublieraient-ils que seul l’électeur flamand décidera de son vote ? Imaginez-vous l’Open-VLD et le CD&V refuser de gouverner avec la N-VA qui resterait le premier parti de Belgique ?

Continuons à imaginer : selon les sondages, Ecolo et le P.T.B. progresseraient et le P.S. se maintiendrait. Que voilà un trio qui plairait à nos voisins du Nord !

Si tel devait être le résultat des urnes, ce n’est plus 541 jours sans gouvernement fédéral que nous vivrions, mais… mais quoi, en fait ?

Y a-t-il dans la salle un « responsable » politique wallon ou bruxellois qui envisage ce scénario pourtant repris par les sondages ?

Si oui, qu’il se fasse connaître, mais surtout qu’il s’exprime !

Le débat sur l’enseignement fait rage

Du maternel au supérieur, les enseignants veulent être entendus. Ne sont-ils pas les mieux placés pour relever les incohérences de « pactes », de « plans », de « décisions » qui sont pris sans que les décideurs n’aient au moins le respect d’ouvrir un vrai dialogue avec celles et ceux qui vivent au jour le jour les problèmes sur le terrain ?

C’est un beau débat, qu’il commence ! La proximité des élections du 26 mai est un moment propice. Et si l’enseignement devenait l’un des piliers des thèmes abordés lors de la campagne électorale ?

Cela nous changerait des slogans accrocheurs balancés tout azimut dans le seul but de pêcher les voix des citoyens.

Du maternel à l’enseignement supérieur, de courageux professeurs mettent les bras dans le cambouis. Jeudi 28 mars, c’était plusieurs professeurs de l’enseignement supérieur qui s’exprimaient dans « Le Soir ». Après le lettre ouverte contre le décret « PAYSAGE » signée par 400 professeurs en septembre dernier, un site web titré « LE LIVRE NOIR DE L’ENSEIGNEMENT » porté par Caroline de Mulder de l’UNamur et Nicolas Thirion de l’ ULiège vient de s’ouvrir. Son but : ouvrir le débat entre tous les acteurs de l’enseignement supérieur.

Nous y reviendrons bientôt sur ce site.

Dans la foulée, voilà l’avis d’un directeur d’école qui a le mérite de la clarté et du réalisme hors des chemins labyrinthiques des idéologies mensongères actuelles.

Paul Durieux

Une chronique de Jean-François Nandrin, directeur d’école secondaire s’exprimant à titre personnel, dans « La Libre » du 01 avril 2019.

L’école n’est pas là pour résoudre les inégalités sociales

Elle est par contre appelée à donner les codes de la réussite à ceux qui ne les ont pas.

Est-ce la perspective de la fin de l’année ? On assiste au grand retour du débat sur le redoublement avec la mise en évidence d’un taux anormal en Communauté française au vu d’autres systèmes, ou d’enquêtes scienti fiques qui vont à l’en contre de l’ expérience des enseignants .

Il y a plusieurs évidences à remettre en question concernant le redoublement. Certes, les résultats en Communauté française sont en berne. Mais il faut comparer ce qui est comparable : on double moins là où ce sont les parents qui l’acceptent éventuellement ; ailleurs, on ne double jamais mais on arrive dans des culs-de-sac. Nous devons aussi interroger l’ensemble de notre système, et observer les particularités de notre bout de pays. Ainsi, combien de Finlandais ne parlent-ils pas le finnois à la maison ? Si on décortique les enquêtes Pisa pour regarder les résultats en fonction de la langue à la maison, c’est déjà tout autre chose. Mais, chut, on ne peut évoquer ces choses-là.

Deux, l’aspect scientifique est confus. Une métarecherche récente conclut :  » On peine à s’appuyer sur des résultats fiables pour trancher la question [de l’efficacité du redoublement]. » Cela ne le rend pas positif, mais il faut éviter les « évidences scientifiques » qui sont trop souvent idéologiques.

Trois, le tronc commun de cours que tous les élèves suivront, annoncé miraculeux (« améliore l’efficacité des apprentissages, rend les résultats moins dépendants de l’origine sociale » – on dirait une pub pour un médicament), sera un nécessaire flop s’il ne vient pas en son temps (comme prévu par le Pacte) avec les élèves 3.0. Si on veut l’imposer avant, ce sera avec des élèves qui, pour certains, montent avec des résultats médiocres et une scolarisation insuffisante (manque d’intérêt pour l’apprentissage, refus de l’effort, etc.). Or, aborder des cours avec de fortes lacunes, c’est risquer de décrocher, faute de comprendre – jusqu’aux incivilités (il faut bien se valoriser). Il faut donc commencer par le début, en imposant trois maternelles. Et entamer là un nouveau système, avec peut-être d’autres approches de la réussite. Cela permettra de mieux scolariser les enfants avant les primaires, et de renforcer le français.

Enfin, il faut cesser de tirer sur le pianiste. Non, le redoublement n’est pas un réflexe. Dans les écoles, cela reste vécu comme un échec par presque tous les enseignants. Non, nous ne sommes pas heureux de « trier », c’est contraire à notre projet. Publier ces propos, c’est contribuer à dévaloriser l’école.

Mais si rien ne prouve que doubler résolve grand-chose, la question reste posée : que faire ? « Si le redoublement était un médicament, il serait interdit car il n’a pas fait la preuve de ses bénéfices et s’accompagne régulièrement d’effets secondaires négatifs. » Malheureusement, l’État à la fois n’accorde pas les fonds nécessaires à un autre traitement, et promet un monde sans maladie – ce qui est absurde et crée des attentes et des réactions inappropriées. Le Pacte d’excellence développe quant à lui de bonnes intentions, tout comme l’enfer. Mais avant tout je veux voir l’argent sur la table pour engager plus de personnel et leur permettre par exemple de travailler dans de plus petites classes (et non avec un plus grand salaire, ce qui est le discours des syndicats qui embrouille la communication).

L’école n’est pas non plus appelée à résoudre les inégalités sociales, mais à donner à ceux qui ne les ont pas les codes des études et de la réussite. Par là, elle permet de sortir de l’inégalité. C’était le rêve de « l’école de la République », cette grande idée destinée à faire sortir du régionalisme linguistique et de la pensée. Cette idée recevait l’aval des parents : ce n’est plus toujours le cas.

Il fallait éviter de traumatiser les enfants en les faisant doubler en primaire ? Eh bien, ils ne sont (vraiment) pas traumatisés ; par contre, faute de base, la Communauté française les a « tuer ». Copie à revoir !

ps – ECOLO : pourquoi ce ne serait pas un mariage d’amour

  • 01/04/19 à 10:04
  • Mise à jour à 10:03
  • Source : Le Vif
Claude Demelenne
Il y a tout juste 10 ans, Claude Demelenne publiait aux éditions « Le cherche midi » un document intitulé « Pour ou contre la Belgique française ». Ce livre reste d’une grande actualité. Nous y reviendrons bientôt avec des morceaux choisis.
Paul D.

Claude Demelenne essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la gauche, mais aussi sur l’avenir (ou le non avenir) de la Belgique.

Au soir du 26 mai, le PS et Ecolo pourraient être les deux principaux partis, en Wallonie et à Bruxelles. Un mariage est possible. Mais ce ne sera pas un mariage d’amour.

Les mariages d’amour sont rares en politique. La future union – un scénario plausible – entre le PS et Ecolo, n’échappera pas à la règle. Pourtant, les logiciels des deux partis semblent a priori compatibles. Les « rouges » se sont convertis à l’éco-socialisme. Les « verts » ont tourné la page des écotaxes antisociales. Mais cela ne suffit pas pour gommer l’évidence : PS et Ecolo évoluent sur des planètes différentes. Ils ne partagent pas du tout la même culture.

Capitalisme vert

Contrairement aux écologistes, les socialistes restent attachés à la lutte des classes. Bien que ralliés à l’économie de marché, ils n’évacuent pas le conflit entre classes comme moteur du changement social. Les écologistes, eux, n’ont pas de culture ouvrière, peu de culture syndicale, une culture approximative du service public. Historiquement, Ecolo n’est pas issu de grandes luttes sociales, comme le PS.

Les rapports entre le PS et Ecolo ont toujours été complexes. Antiproductivistes, les verts se sont longtemps positionnés « ni à gauche, ni à droite » sur l’échiquier politique. Certains persistent dans l’idéologie du « ni-ni » . Pour l’essentiel, ils se contentent de vouloir repeindre en vert le capitalisme. D’autres ont compris que la lutte pour le climat est indissociable du combat contre les inégalités. Ils veulent changer un système qui a enfanté une économie barbare – une horreur économique – sacrifiant les générations futures, déifiant le profit et oubliant l’Homme.

Monomaniaques du climat

Ecolo a toujours eu une aile environnementaliste pure et dure, reléguant le social au second plan. Ces écolos-là ont une ambition : profiter de la crise existentielle de la social-démocratie un peu partout en Europe, pour prendre le relais de la gauche dite traditionnelle, coupable de privilégier les revendications quantitatives et le « toujours plus » au profit de sa clientèle électorale. Ces écolos-là veulent imposer une nouvelle religion : la religion du climat.

Il ne s’agit pas de nier la réalité du réchauffement climatique, ni la nécessité d’y répondre par des mesures fortes. Mais c’est peu dire que l’arrogance de certains écologistes, excommuniant tous ceux qui n’avalent pas docilement leur bonne parole, exaspère les socialistes. Dans leurs déclarations aux médias, ceux-ci ménagent un partenaire potentiel, mais à l’écart des micros, le discours est dur. Les monomaniaques du climat sont accusés de surfer sur les peurs, de caresser dans le sens du poil les jeunes qui défilent pour le climat et, in fine, de se comporter comme si Ecolo pouvait, avec sa loi climat, sauver la Terre entière.

Donneurs de leçons

C’est un reproche récurrent que la gauche socialiste adresse aux écologistes. Ils adorent jouer aux chevaliers blancs et donner en permanence des leçons de morale à la classe politique. Les socialistes n’ont pas oublié la posture, insupportable à leurs yeux, adoptée par Zakia Khattabi en juin 2017, lorsque le PS a été éjecté du gouvernement wallon. « Le PS dans l’opposition, c’est une mesure de salubrité publique », avait déclaré la coprésidente d’Ecolo.

Lassés de voir certains leaders écolos laver plus blanc que blanc, les socialistes expliquent que le bilan des écolos, lorsqu’ils ont participé au pouvoir, est du genre maigrichon. Et de pointer du doigt l’absence, dans leur bulletin, d’une seule réforme emblématique à la fois écologique et sociale. Un mauvais bulletin, donc, qui expliquerait pourquoi, contrairement au PS, Ecolo s’est toujours écroulé, à l’échelon régional et fédéral, au sortir d’une période de participation gouvernementale.

Pas assez laïcs

Un autre reproche adressé par les socialistes aux écologistes, particulièrement à Bruxelles : ils témoignent d’une laïcité à éclipses et font notamment preuve de mollesse face à l’offensive des militants de l’islam rigoriste, très actifs au sein d’Ecolo, à Bruxelles.

Fait révélateur, Ecolo-Bruxelles vient d’accueillir sur sa liste régionale, comme « candidate d’ouverture », l’ex-PS de Molenbeek, Farida Tahar, qui a quitté le PS, trop laïc pour cette

militante voilée. « Je ne peux prétendre à une responsabilité telle que je suis », a expliqué Farida Tahar. Sous-entendu, tant que je conserve mon voile, au PS, je ne deviendrai jamais députée. Ecolo est selon elle, un parti « davantage inclusif ».

Un autre candidat d’ouverture sur la liste bruxelloise d’Ecolo, Henri Goldman, dénonce quant à lui ceux qu’il appelle « les intégristes d’une laïcité dévoyée », à savoir notamment les socialistes qui s’opposent au port du voile à l’école et dans la fonction publique. Il y a une dizaine d’années, Henri Goldman fut l’un des grands défenseurs des « accommodements raisonnables » au profit des militants de l’islam rigoriste. Ces accommodements, très populaires au sein d’Ecolo-Bruxelles, furent bloqués, à l’époque, principalement par le PS. Au sein des verts, certains n’ont toujours pas pardonné l’intransigeance des défenseurs socialistes de la laïcité.

Pas un long fleuve tranquille

Si au lendemain des élections du 26 mai, le PS et Ecolo sont associés au gouvernement, ce sera tout sauf un long fleuve tranquille. D’autant plus qu’Ecolo, s’il réussit le bond électoral que lui prédisent les sondages, risque de placer haut la barre de ses exigences. Au risque de cabrer un PS pas prêt à transiger sur certains principes. Dans tous les cas, l’alliance PS-Ecolo sera un sport de combat.

Le printemps vert belge

Il serait en réalité une manipulation des lobbys belgicains pour re-fédéraliser.

C’est Bart Maddens lui-même qui le dit.

Vous ne trouvez pas un peu bizarre l’embrigadement des élèves des écoles ? Donc, tous les trois ans, le rapport Pisa nous apprend que les élèves francophones ne maîtrisent ni l’orthographe, ni la syntaxe, qu’ils sont incapables de produire un raisonnement suivi, qu’ils sont nuls en langues étrangères…

Et du jour au lendemain, ils défilent dans les rues avec des pancartes et des slogans qui ont l’air de sortir d’une agence de publicité.

Hum…

L.D.W.

La Belgique, mauvais élève climat

Emission de CO² en tonnes par habitant en 2016 :

Australie : 16 U.S.A. : 14,95 Allemagne : 8,88

Belgique : 8,33 Chine : 7,54 France : 4,57

source : agence internationale de l’énergie

Tous les Etats ont un effort à produire pour atteindre les objectifs définis par la COP 21 à Paris, mais dans des proportions bien différentes.

Le retour plus ou moins massif au charbon explique les mauvais résultats des U.S.A. et de l’ Allemagne, mais surtout de l’ Australie.

Pablo

Bonne nouvelle a l’approche des élections

Lu sur le site de la RTBF :

En Belgique, même le Climat est communautaire !

Après avoir soutenu que toucher à l’article 7bis de la Constitution pour permettre l’adoption d’une loi Climat, revenait à ouvrir la boîte de Pandore institutionnelle et menaçait la stabilité du pays, le MR se dit prêt à présent à modifier cet article. Les libéraux avaient d’ailleurs accepté lui-même en 2014 de l’ouvrir à révision. Comprenne qui pourra, mais ce revirement a le mérite de la clarté et ne change finalement pas grand-chose au fond.

Isolé côté francophone, le MR se retrouvait seul aux côtés du PP à ne pas vouloir toucher à la Constitution, tout en étant favorable à l’adoption de la loi Climat. Si politiquement, la position se défend ; médiatiquement, au regard de la mobilisation sociale, cela devenait plus difficile à tenir. Va donc pour la révision de la Constitution. Le revirement réformateur permet en outre de débloquer la situation en Commission de Révision de la Constitution où il y a désormais une majorité arithmétique pour voter les quelques lignes supplémentaires à cet article 7bis et rendre possible par la suite une loi spéciale Climat. Le MR avance même une solution en cas d’échec (probable). Il n’est désormais plus perçu comme un obstacle. Ça compte en période électorale ! Même si sur le fond rien n’est réglé…

Le syndrome du  « mauvais flamand »

On le sait, pour modifier la Constitution une majorité des 2/3 à la Chambre et au Sénat, est indispensable et pour la loi spéciale Climat, il faut y ajouter la majorité de chaque groupe linguistique. Le compte n’y est pas. Cela coince en Flandre où seuls les socialistes et les écologistes ont embrayé.

Les partis de droite et de centre-droit ne veulent pas de cette loi Climat, en tout cas pas comme ça. La N-VA évoque une  » république des juges  » où la Justice pourrait sanctionner des élus qui seraient incapables d’atteindre les objectifs climatiques fixés. Les milieux patronaux, les usines pétrochimiques autour d’Anvers (une des villes les plus polluées) craignent pour leur croissance. Il y a bien plus en Flandre le sentiment que ce n’est pas à la rue d’imposer l’agenda politique et qu’il convient dès lors d’attendre le résultat des élections.

NDLR : Le plus intéressant suit ici : pour la Flandre, si c’est BELGE c’est MAUVAIS !

Enfin, et surtout (?), il y a la crainte de voir une loi fédérale, une loi BELGE venir encadrer des compétences du ressort des Régions (pollution, énergie, etc.), de la Flandre. Jamais dans l’histoire politique belge de défédéralisation, il n’y a eu de marche arrière. Le CD&V plaide déjà pour 7ème réforme de l’état. Parce que dans l’inconscient d’une certaine classe politique flamande, la Belgique reste le niveau de l’inefficacité, des contraintes imposées par les Francophones minoritaires. C’est pourtant de Flandre que l’actuel mouvement climatique est parti. Certains au Nord du pays risquent de ne s’en rendre compte que le soir du 26 mai.

Philippe Walkowiak (RTBF INFO 26/03/2019)

Changement d’heure

CHANGEMENT D’HEURE – Le Parlement européen a voté mardi 26 mars la fin du changement d’heure saisonnier, au printemps et en automne. Les Etats membres ont jusqu’à 2021 pour choisir leur fuseau horaire préféré. En France, une consultation avait largement pris parti pour le maintien définitif de l’heure d’été.

26 mars 15:05 – La rédaction de LCI

« On gagne, ou on perd une heure ?  » Adieu les éternelles hésitations sur les passages à l’heure d’été ou d’hiver, le Parlement européen a voté. Ce mardi, les eurodéputés ont décidé à une large majorité (410 voix pour, 192 contre et 51 abstentions) en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier au printemps et en automne. 

Chaque pays membre de l’Union aura néanmoins le droit de se positionner sur son fuseau horaire préféré. Ils ont jusqu’à 2021 pour choisir. Il était question de le faire dès 2019. Mais les  Etats membres ont décidé de se donner le temps de réfléchir: les ministres des  transports européens, réunis en décembre, veulent se coordonner pour éviter un  « patchwork » de fuseaux horaires

Le Parlement européen vient de voter en faveur de la fin du changement d’heure !
* Les États membre ont jusqu’à avril 2020 pour choisir entre heure d’hiver et heure d’été
*Le dernier changement d’heure aura lieu en mars 2021

Ce projet de loi devra encore faire l’objet de négociations entre  le Parlement et le Conseil représentant les Etats membres. Car il faut avant tout éviter la cacophonie des fuseaux horaires.   « On ne peut pas se permettre d’avoir un »patchwork » d’heures différentes  dans l’Union européenne, en conséquence nous attendons des Etats membres qu’ils  coordonnent leurs décisions », a insisté l’eurodéputée suédoise Marita Ulvskog  (S&D, gauche), rapporteure du texte.

« Les Etats membres garderont le droit de décider de leur fuseau horaire », précisent les députés. Ceux qui préfèrent garder l’heure d’été de façon permanente devront régler leur montre une dernière fois le dernier dimanche de mars 2021. Pour ceux qui préfèrent rester à l’heure d’hiver, ce sera le dernier dimanche d’octobre 2021. 

En France, une consultation en ligne organisée par la commission des  Affaires européennes de l’Assemblée nationale en février avait reçu plus de  deux millions de réponses, à presque 84% en faveur de la fin du changement  d’heure. L’heure d’été a eu la préférence d’une majorité des réponses à cette  consultation non contraignante.

Campagne électorale 1

Campagne électorale : voilà qui est clair et qui éclaire :

Deux partis pour lesquels l’A.W.F. vous demandera de ne pas voter.

Avez-vous lu, le 15/03/2019, sur le site de 7/7 :

Les listes Destexhe et le parti Union Belge (B.U.B.) ont conclu un « accord de collaboration » qui sera effectif aux élections fédérales sur les circonscriptions de Bruxelles et des cinq provinces de Wallonie, ainsi que sur la liste régionale bruxelloise.

Comment voulez-vous tenir tête à la Flandre avec de telles personnes ?

Valmy

Vers la 7è réforme de l’ Etat : tout va bien !

Par Paul Mélot

Révision de la Constitution : Il n’échappera à personne que la plupart des partis repoussent toute révision de la Constitution aux calendes, que le CD&V déclare vouloir une révision de la Constitution en 2024 et que la N-VA va déposer illico une proposition de loi visant à  révision de TOUS les articles dès les prochaines élections fédérales de mai.

Il n’échappera aussi à personne qu’en disant vouloir une révision, seulement  en 2024, les catholiques flamands déclenchent le tir de riposte en direction de la N-VA. répétant ainsi le coup précédent de les avoir mis en selle pour se faire mieux battre par après ! Fins stratèges ….

Il n’échappera donc  à personne que Peter De Roover, chef de groupe N-VA au parlement a déclaré:  » Chaque article de la Constitution qui n’est pas déclaré sujet à révision constituera en effet un blocage potentiel au cours des cinq prochaines années ».

Bien entendu, les francophones ne sont jamais demandeurs de rien mais finalement acceptent toujours de se faire avoir. Ils jouent une fois encore à l’autruche. Pauvre Wallonie !

Ainsi donc, voilà les partis prévenus: annoncée par De Wever depuis la chute du gouvernemenrt Michel, la stratégie N-VA consistera à bloquer les choses au départ du gouvernement flamand qui se créera en premier lieu après le 26 mai. Elle portera à bien plus de conséquences que si une liste restreinte d’articles était votée.

Du grand plaisir en vue !

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde