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CD&V, Open-vld et N-VA signent pour une 7e réforme de l’Etat

Par Valmy

Pourquoi la NVA retarderait-elle à 2024 sa proposition confédérale ?

Pour faire plaisir au CD&V et VLD, deux partis girouettes hésitant entre hégémonie politique en Belgique et saut dans l’inconnu de l’indépendance ?

Electoralement parlant, ce serait suicidaire pour la NVA !

« CD&V et Open-VLD proposent une 7e réforme de l’Etat qui permettrait de transférer notamment la totalité des soins de santé aux entités fédérées. Cette réforme n’interviendrait toutefois qu’en 2024, pour laisser aux institutions concernées le soin de se préparer à la scission de la sécurité sociale.  »

Mais pourquoi la Flandre, majoritaire au parlement, ne propose-t-elle pas aujourd’hui cette révision des articles de la Constitution nécessaires à son objectif ? Nous votons le 26 mai 2019 et en cas d’une éventuelle dissolution anticipée des Chambres législatives fédérales, des élections ont lieu dans les 40 jours (article 106 du Code électoral). Sauf erreur de calcul, le gouvernement devrait tomber le 17 avril et nous sommes le 12 mars ?

Qu’attendent donc les hérauts et les héros de la Flandre flamboyante pour donner le signal de son émancipation ? Le message aux Wallons aurait l’avantage et l’honnêteté de la clarté et ces derniers n’auraient alors comme choix que de passer, HONTEUSEMENT, sous les fourches caudines du pouvoir flamand ou, avec CRAN, de sauter le Rubicon de la frontière (encore) étatique qui les sépare de la France.

Le choix des Flamands est cornélien. Ils poussent leurs pions mais les Wallons ne leur résistent pas. Or, les reculades des « demandeurs de rien » affaiblissent la marche en avant des nationalistes de tous les partis politiques de Flandre et la « passivité collaborationniste » des gouvernants wallons avantage les « hégémonistes belgicains » du CD&V et VLD.

En fait la Flandre Libre souhaite que la Wallonie Libre actionne la SEPARATION ADMINISTRATIVE avortée en 1917 ! C’est tout bête mais c’est humain: on attend toujours le courage du voisin…

Y a-t-il seulement un « Churchill » à Namur ?

Par Valmy

La théorie de Bart MADDENS (voir la lettre de Paul Mélot dans l’article « Les chiffres inquiétants de la productivité et du P.I.B. wallon ») ne vaut que si la Wallonie demeure au sein du Royaume de Belgique. Tout dépendra du degré de courage ou de couardise des hommes politiques, des syndicalistes et des entrepreneurs de Wallonie.

La richesse de la Flandre n’a certes rien d’artificiel mais elle bénéficie largement de son hégémonie politique (depuis 1830 d’ailleurs mais camouflée sous la peau d’âne francophone jusqu’en 1932) et de la servilité de la Wallonie politique (Belge est notre nom, Wallons et Flamands nos prénoms).

Si la Wallonie osait prendre son destin en main et briser le carcan belge, le PIB de la Flandre en prendrait un sérieux coup !

Mais Bart Maddens et ses coreligionnaires partent du principe que les Wallons n’oseront jamais prendre le chemin de l’indépendance et du retour à la France.

Ce en quoi, ils n’ont pas tout à fait tort car la Communauté française et le soutien indéfectible à Bruxelles ne sont que des alibis cachant la corruption des esprits de nos élites wallonnes et la panique les pétrifiant à l’idée de prendre leur destin en mains !

En 1939, face à l’Allemagne, le gouvernement britannique ressemblait à l’actuel gouvernement wallon.

Y-a-t-il seulement un « Churchill » à Namur ?

Cela surprendrait, lorsque Ecolo et Groen, PTB et PVBA, CDH et CD&V, MR et Open VLD roucoulent à l’unisson à la veille des élections.

Quant au PS, il semble prêt à tout. f

La Flandre a de la suite dans les idées

MIS EN LIGNE LE 11/03/2019 À 16:00 dans « Le Soir + »

A l’approche des élections du 26 mai, les commentaires vont bon train, notamment au sujet de l’évolution de la N-VA. Le parti nationaliste aurait-il renoncé à faire de la Flandre une république indépendante, comme le prévoit l’article 1er de ses statuts ? Le lion serait-il devenu édenté ? Dans la longue chaîne du Mouvement flamand, la N-VA n’est qu’un maillon récent.

Il n’a été ajouté qu’en 2001, suite à la dislocation de la Volksunie. La grande majorité des francophones ignore à quel point ce Mouvement a dû lutter pour que les premières lois linguistiques soient adoptées et faire en sorte que la Flandre obtienne sa pleine reconnaissance sur l’échiquier politique. Au début du XXe siècle, le cardinal Mercier parlait toujours « de l’unité belge, cimentée par l’emploi de la langue française ».

Tout cela laissera des traces durables et contribuera à forger en Flandre un sentiment très fort d’appartenance collective. En 1973, Manu Ruys, l’ancien éditorialiste influent du Standaard, avait sous-titré son livre « Les Flamands : « Un peuple en mouvement, une nation en devenir » ».

Une nation, un Etat, de la fixation de la frontière linguistique à l’introduction de l’autonomie culturelle, tout sera mis en œuvre pour que la Flandre acquière les caractéristiques d’une véritable nation : un peuple, un territoire, une langue, une culture. Aujourd’hui, cette nation se comporte déjà en véritable Etat. N’a-t-on pas vu, en 2012, le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) quitter la mission économique pilotée par le prince Philippe au Vietnam pour aller rencontrer Aung San Suu Kyi au Myanmar.

La N-VA ne fait que s’inscrire dans la logique du Mouvement flamand, qui, d’étape en étape, a balayé tous les obstacles mis sur son chemin. Dernière victoire en date : la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde adoptée en 2012 et assurant l’homogénéité linguistique de la Flandre.

La N-VA n’existait pas en 1962, lorsque les Fourons furent transférés de la province de Liège à celle du Limbourg.

La N-VA n’existait pas en 1968, lorsque le démocrate-chrétien flamand Jan Verroken fit chuter le gouvernement sur le «Walen buiten» de l’université de Louvain.

La N-VA n’existait pas en 1978, lorsque le Premier ministre Léo Tindemans saborda le pacte d’Egmont, qui avait le mérite d’associer la Volksunie et le FDF.

La N-VA n’existait pas en 1988, lorsque José Happart fut sacrifié et que les Toshiba-boys du Premier ministre Jean-Luc Dehaene roulèrent les francophones dans la farine à propos du financement de la Communauté française.

La N-VA n’existait pas au début des années 90, lorsque le ministre président flamand Luc Van den Brande lança l’idée confédéraliste, qui allait être approuvée en 1999 par le Parlement flamand

A chacune de ces étapes, on retrouve l’intransigeance du CVP, l’Etat CVP comme on disait à l’époque. Et n’est-ce pas encore un démocrate-chrétien flamand, Yves Leterme, qui porta en 2004 le cartel avec la N-VA sur les fonts baptismaux ?

L’ancien ministre CVP Stefaan De Clerck l’a d’ailleurs avoué lui-même sans complexe : « La relation entre le nationalisme et la démocratie chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand. »

Une réflexion mûrie. Ce constat se vérifie pleinement avec la publication ce lundi dans De Standaard, de la carte blanche signée par quatre ténors du CD&V – le président Wouter Beke, le vice-Premier ministre Kris Peeters, le chef de groupe à la Chambre Servais Verherstraten et la ministre flamande de l’Enseignement Hilde Crevits, soutenus par trois « anciens » : Yves Leterme, Luc Van den Brande et Johan Sauwens.

Les intéressés proposent une 7e réforme de l’Etat, qui permettrait de transférer notamment la totalité des soins de santé aux entités fédérées. Cette réforme n’interviendrait toutefois qu’en 2024, pour laisser aux institutions concernées le soin de se préparer à la scission de la sécurité sociale. Un vieux fantasme flamand, en fait,

En 2002, alors qu’il était président de l’Open VLD, Karel De Gucht, s’était, lui aussi, exprimé sans ambiguïté sur le sujet : « La Belgique est condamnée à disparaître à terme, à s’évaporer et, en attendant, n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la Flandre. Il est inadmissible que la Flandre paie davantage pour les soins de santé et reçoive moins en retour de la Wallonie. »

Le chœur flamand se retrouve toujours lorsque les intérêts fondamentaux du Nord sont en jeu. Rappelons-nous ces propos tenus en 2003 par le libéral Bart Somers, alors ministre-président flamand : « Il serait impensable de toucher à l’économie de la Flandre de plein fouet en lui faisant porter l’effort de réduction d’émission de CO2 de façon linéaire, alors que l’appareil industriel au sud, plus vétuste, pollue proportionnellement davantage que le nôtre, qui est à la pointe de la technologie propre. »

Fin stratège, Bart De Wever sait que les conditions ne sont pas encore réunies pour porter l’estocade finale. D’où son choix de recourir à la stratégie confédéraliste. Une fois la Belgique vidée de sa substance, il ne faudrait pas longtemps à la Flandre pour la considérer comme totalement superflue.

Entre la Flandre et la Wallonie, le fossé économique reste béant et ce n’est pas le retour probable d’une coalition progressiste en Wallonie qui arrangera les choses. Depuis la crise de Cockerill-Sambre au début des années 80, la Flandre n’a eu de cesse de remettre en cause la solidarité nationale. Aujourd’hui, la suppression des transferts financiers en provenance de Flandre – quelque 7 milliards d’euros ! – est déjà programmée sur dix ans.

Le confédéralisme repose sur ce principe simple : chacun est évidemment libre de faire les choix politiques qu’il souhaite, mais il doit aussi en assurer totalement la responsabilité financière.

Les Wallons doivent le savoir : livrée à elle-même, leur région se trouvera confrontée à une situation budgétaire intenable, qui la contraindra à se serrer fortement la ceinture.

« Un scénario infernal à la grecque », prévient Jules Gazon professeur émérite d’Economie à l’Université de Liège : « L’effort demandé à tous les Wallons serait d’une telle ampleur qu’il en résulterait un climat insurrectionnel. « 

Jules Gheude, essayiste politique

Où en sommes-nous ?

Par Valmy

«Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme avec courage et volonté !». Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794) modifié par votre serviteur.

Le site du RWF publie, le 16-02-2019, une carte blanche de Paul Henry Gendebien, ancien député européen, «Vlaanderen boven ! Pour une concertation des Wallons et des Bruxellois» (Le Vif Express, 16 février 2019) dans laquelle il brise une lance pour une concertation des Wallons et des Bruxellois face à la montée en puissance de l’hégémonie de la Flandre au sein du Royaume de Belgique et en prévision des élections de mai 2019 aux accents «confédéraux», avoués chez les NVA/Vlaams Belang et insidieux chez les VLD/CD&V/SPA/Groen.

Certes, Monsieur Gendebien pose correctement le problème, «Le récif électoral de mai 2019 est en vue et le bateau belge, à cette occasion, pourrait subir de nouvelles avaries. On ne peut plus se complaire dans un certain déni de la réalité. Reconnaissons-le : la ‘question nationale’ posée par la Flandre est toujours présente et ne cessera pas de miner l’État». Il pointe également avec justesse que l’hégémonie de la Flandre put se développer encore plus rapidement et largement sous «les gouvernements Di Rupo et Michel. Il est reconnu par des observateurs objectifs. Il s’est même aggravé».

Il observe qu’«En Flandre, dans les partis, dans la presse, dans les milieux patronaux et en particulier les PME, dans les universités, on compte beaucoup de monde pour penser que c’est désormais la Belgique elle-même qui coûte cher, trop cher, à la Flandre, et pas uniquement la Wallonie.»

Et (ndlr : très heureux de pas être le seul à le répéter), «tout ce monde en Flandre estime que Bruxelles est décidément gérée comme un artefact féodal, brouillon, remarquable par ses dysfonctionnements.» De plus, d’insister, «Même aux yeux des cercles flamands modérés, la Belgique fédérale et sa capitale sont ressenties comme des charges et des freins au développement harmonieux du pays flamand.»

Il appréhende avec clairvoyance qu’«Une instabilité gouvernementale prolongée se soldant par une coalition hétéroclite et impuissante serait insupportable aux responsables économiques flamands. On pourrait alors assister à une jonction supplémentaire entre le pilier politique autonomiste et le monde des affaires, connivence fondée sur le constat commun de l’inefficacité de l’État belge ?»

En conclusion il en appelle à renouer avec l’indispensable concertation francophone, au-delà des rivalités électorales quelque peu dérisoires alors même que sont en jeu les intérêts réels des Wallons et des Bruxellois, concertation qui devrait aboutir à une véritable « Realpolitik ».

Malgré tout mon respect pour Monsieur Gendebien et mon admiration de lecteur, il semble qu’il ne parvienne pas à se distancier de son historique prédécesseur Alexandre. Dommage car désirer lier les destins bruxellois et wallon relève d’une nostalgie belge semblable à un certain chagrin français pour son héritage carolingien perdu sous Charles Quint, qui rompit les derniers liens vassaliques unissant le Comté de Flandre au Royaume de France par le traité de Madrid (1526). La Flandre devint alors l’une des Dix-sept Provinces (l’actuel Benelux).

En toute honnêteté, l’analyse politique de Monsieur Gheude touchant la Région de Bruxelles relève, elle, d’un réalisme basé sur des considérations de rapports de force et de possibilités concrètes. D’ailleurs, il vient de publier, à ce sujet, sur le site de Doorbraak, le 16/02/2019, un article percutant : WalloBrux : een hersenschim (WalloBrux: une chimère).

«Une enquête réalisée par RTL-Ipsos-Le Soir en mars 2013 montre que 68% des Bruxellois plaident pour un statut indépendant au cas où la Belgique se décomposerait. En revanche, 61% des Wallons veulent une Belgique recomposée de la Wallonie et de Bruxelles.»

Cette option peut, bien sûr, tenter les nostalgiques de la monarchie mais cette rêvasserie ne tient pas compte des réalités flagrantes de l’Histoire européenne. Tout d’abord, en Europe, les empires, les monarchies, les Etats bicéphales ont TOUS disparus tels l’Autriche-Hongrie, la Tchécoslovaquie.

Aujourd’hui, les Wallons et les Flamands doivent tout de même constater que Bruxelles a acquis la stature et le sens d’une région à part entière. A la N-VA, des responsables de haut rang l’admettent : les Bruxellois sont préparés à leur propre identité parce qu’ils constituent, au bout deux bonnes générations, une communauté de destin dissemblable de celles de la Nation flamande et de la Wallonie, cette branche encore séparée de la Nation française. Ainsi, Hermann Bode, de la N-VA, proche de De Wever et de Jambon, dans le Vif du 22/12/2018, s’exclame : «Quant à Bruxelles, elle ne fait, à mes yeux, plus partie de la Flandre. C’est devenu une tout autre ville depuis bien longtemps, avec une autre dynamique, d’autres défis, une répartition différente de la population. Bruxelles a une autre finalité. Elle doit enfin remplir son rôle de capitale de l’Europe.»

Et, navré pour nos impénitents belgicains du PS, MR, CDH et ECOLO, les additions de capitaux, d’implications budgétaire et économique de style « wallobrux » ne peuvent camoufler l’HEUREUSE VERITE : avec des populations très différentes sur le plan sociologique et humain, avec des sensibilités différentes. Bruxelles et la Wallonie ne pourraient pas former un État cohérent. D’autant que la construction ne montrerait pas d’homogénéité géographique puisque Bruxelles est une enclave en Flandre et que Madame Homans, comme tous ses prédécesseurs, y veille jalousement.

Comme l’indique Monsieur Gheude, il paraît «impraticable d’organiser les pouvoirs et mesurer le poids respectif de Bruxelles et de la Wallonie» ; «il est déjà difficile pour les Wallons et les Bruxellois de former une seule et même entité» ; «les ultra-régionaux wallons détestent la communauté française» et «en outre, il faut quand même compter avec le droit international : si un État disparaît, afin de ne pas déstabiliser les pays voisins, le droit international applique le principe de l’uti possidetis juris : vous posséderez ce que vous possédiez. Cela rend les limites externes inattaquables.»

«La seule manière d’échapper à ces divisions politiques sera un modèle confédéral. Et cela arrivera plus vite qu’on ne le pense. Pas parce que la N-VA va soudainement engranger 50% des voix mais parce que c’est la seule solution possible pour sortir du chaos» (cfr Hermann Bode).

Conclusion : Si « Bruxelles a une autre finalité, elle doit enfin se transformer comme la Flandre et la Wallonie en Région autonome et s’établir en Ville-Etat (cfr les exemples en Allemagne) et remplir un rôle de capitale de l’Europe à discuter avec la France.»

En réclamant une régionalisation à quatre entités autonomes dans un plan d’une Belgique confédérée, vidée et nettoyable de tous pouvoirs, les ultra-régionalistes wallons sauveront la Wallonie… et entreront dans l’Histoire comme leurs devanciers liégeois principautaires de 1793.

Industrialisation et respect du cadre de vie

Nos amis de la région de Frameries nous demandent de relayer le sens de leur combat

Pour que l’usine Clarebout Potatoes ne s’installe pas à Frameries ! On ne construit pas une usine de cette ampleur à côté de quartiers résidentiels, de crèches, d’écoles et d’habitations! Ce monstre polluant de l’agroalimentaire ne peut pas venir s’installer dans notre région! Il va continuer à dérégler le climat, détruire l’environnement et empoisonner notre région!

Rassemblons-nous lundi 25/02 à 19h devant la commune pour dire aux membres du conseil communal que cette usine, on n’en veut pas!!! On n’installe pas un projet de ce type sans l’accord de ses citoyens!

Ensemble nous allons dire:

NON à la pollution de l’air, des sols et des eaux. Voici une petite partie des produits utilisés à Warneton :
pyrophosphate (40 t), coating (50 t) polymère en poudre (10 t) acide sulphurique ( 4 t) acide citrique (4 t), hydrex (1,2t), Chaux (1,25 t), Antimousse (5 t), sulphite de sodium ( 1 t), ascorbyl palmitate (1 t) monoglyceride ( 20 t) sulphate de fer (25 t) acéthylène (400 L) , perchlorure de fer (22t), Chlorydrate d’aluminium (20 T) superfloc (8t)

Les produits nocifs utilisés lors de toute la chaine de la culture de la PDT jusqu’a son stockage dans les hangars et évacués dans l’air par de puissants moteurs d’extraction sont les suivants: herbicides type roundup, insecticides de la famille des néonicotinoïdes,désherbant défoliant et enfin, un antigerminatif à base de chlorprophame, produit hautement cancérigène et perturbateur endocrinien, mortel également pour les insectes pollinisateurs);

NON aux nuisances olfactives (mauvaises odeurs jusqu’à 9 km aux alentours en fonction des vents) ;

NON aux nuisances sonores ;

NON aux retombées graisseuses dans notre ville ;

NON au charroi intensif ( plus de 800 camions par jour) ;

NON à l’insécurité et aux risques d’incendies et d’explosions ;

NON à un stockage de 8000 litres d’ammoniaque à proximité des habitations ;

NON à la détérioration de la faune et la flore de notre région ( protégeons les 9 espèces de chauve-souris et les abeilles);

NON à l’utilisation d’une grande quantité d’huile de palme ;

NON aux dangers liés à la monoculture de la PDT;

NON aux emplois précaires ; on vous annonce 300 emplois sur 12-15 ans. Ça représente quoi au final ? Ça ne signifie pas que 300 emplois vont être créés en une fois, ça signifie qu’il y aura un turn over d’emplois précaires chaque année. Quelles sont les conditions de travail ? Engagements dans la région ? Ça reste à prouver !

Le problème de l’emploi doit être une priorité dans la région et les politiques doivent travailler pour le résoudre mais pas en contraignant les citoyens et les travailleurs à s’exposer à des produits nocifs et à s’empoisonner!!

Ne soyons pas contraints à choisir entre la pollution ou l’emploi, entre le climat ou l’emploi, entre l’environnement ou l’emploi, entre la santé ou l’emploi ou encore entre un cadre de vie agréable ou l’emploi.

Aujourd’hui des alternatives plus respectueuses de l’environnement sont possibles. Mais il faut poser les bons choix politiques et surtout le vouloir.

Le conseil communal doit prendre ses responsabilités, regagner la confiance de ses citoyens et respecter leurs avis !!!

Frameries, réveille-toi! Tu mérites mieux!!!

Ensemble et calmement, venons dire non à cette usine ! Montrons qu’à Frameries, nous sommes réfléchis, critiques et responsables et montrons-leur l’exemple ! Nous, on ne nous achète pas !

Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité

Par Claude ROLAND

Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité. Il a fait place au séparatisme économique et social accompagné de la colonisation des espaces wallons (Ardennes, barrage de l’Eau d’heure, zoning de Nivelles, etc.) Car la Flandre manque d’espaces vitaux, de ressources (eaux potables, bois…), et s’approprie la Wallonie et tout l’appareil fédéral belge.

Plus encore, la Flandre progresse dans son union avec la Hollande.
Ainsi, le général en chef de l’armée néerlandaise est venu à la VRT pour insister sur la nécessité d’acheter le F35 en vue de l’intégration de la force aérienne dans l’armée néerlandaise.

Si la VRT en a fait la publicité, la RTBruxelloise qui partage le même bâtiment, et qui a vu ce général dans le couloir commun, a bien évité de nous en parler. Tabou !

De même, la nouvelle ambassade au Congo, qui n’est plus belge mais belgo-néerlandaise (union avec la Hollande), financée par la Belgique (Wallonie comprise) et qui, dans les faits, est surtout néerlando-flamande, défendant les intérêts de la Hollande et de la Flandre aux dépens de ceux de la Wallonie. Là aussi, silence des médias bruxellaires.

Les médias bruxellaires (RTBrux, RTL, Le Soir, La Libre, DH,…) nous cachent la vérité d’un état dominé par la Flandre qui s’unit à la Hollande pour devenir les Pays-Bas néerlandais. Dans leur bulle, les bruxellaires restent dans leur rêve que Bxl c’est la Belgique et la Belgique c’est Bxl.

La réalité est tout autre, et la Wallonie trinque.
Les Wallons doivent se réveiller et se libérer du joug flamand par une régionalisation aussi forte que celle de la Flandre : défendre les intérêts wallons, mettre en valeur nos ressources (ex : faire payer l’eau potable wallonne distribuée gratuitement à Bxl et à la Flandre). Et surtout, sortir du brol Wallo-Brux qui détruit l’identité wallonne et qui nuit aux intérêts wallons.

Il est aussi urgent que notre information soit wallonne et plus bruxello-bruxelloise. Il y en a marre de ces médias bruxellois qui dénigrent la Wallonie et qui étouffent la Wallonie au nom d’une unité qui n’existe plus sauf celle qui unit la Flandre à ses intérêts et à la Hollande.

Mais aussi, au vu de l’union Flandre-Hollande (une union dans laquelle nous sommes enchaînés, sans notre avis, sans même en être informés (vu le tabou des médias bruxellois)), la Wallonie doit construire des partenariats avec d’autres pays dont la France (n’en déplaise aux belgicains bruxellaires.)

A l’heure où il existe, en Wallonie, des villages exclusivement néerlando-flamands, donc où les Wallons sont exclus (impossible pour un Wallon d’acheter un chalet dans le village néerlandais des barrages de l’Eau d’Heure, en Wallonie), il est urgent de se réveiller et d’agir en conséquence !

« Les Flamands, nos Frères » dixit le quotidien « Le Soir »

Par Valmy

Si une certaine francophonie se porte apparemment bien, il en existe une en DANGER, celle de la Wallonie !

Que les Flamands soient, par le malheur de l’Histoire, nos rivaux et nos adversaires dans l’arène Belgique, soit. Mais nos ennemis se trouvent dans les rangs de certains francophones bruxellois.

Par exemple, ce 15/02/2017, dans le journal « Le Soir » (volé?), l’édito de Béatrice Delvaux : « Les Flamands, nos frères : la magie des livres. »

La Flandre est l’invitée principale de l’édition 2019 de la Foire du livre de Bruxelles.

Que la Flandre soit l’invitée de l’année comme tout autre pays ou contrée, quoi de plus normal, mais  « NOS FRERES « , non !

Wallons, ouvrez les yeux !

Par Claude Roland

La Flandre a changé d’objectif. Le séparatisme territorial qui fait tant peur aux belgicains et aux Bruxellois et dont on se sert pour proscrire tout rattachisme, nationalisme voire régionalisme wallon n’est plus d’actualité. Il a fait place à un séparatisme économique et surtout social accompagné d’une domination flamande sur le fédéral, d’une colonisation de la Wallonie et d’une union avec la Hollande.
Le séparatisme financier et social va de plus en plus loin.
– Les syndicats n’en parlent pas, mais à travail égal, dans une même entreprise, les salariés wallons sont moins payés que les Flamands. C’est une règle qu’imposent les managers flamands qui, bien organisés par le Voka, ont pris le pouvoir dans la majorité des entreprises. Des entreprises qui engagent de préférence des Flamands aux dépends des Wallons.
– Les Flamands, en manque de territoires, prennent possession des territoires wallons. Dans les Ardennes, les villages néerlandais (hollandais et flamands) aux barrages de l’Eau d’Heure, les zonings industriels de Nivelles et bien d’autres.
La Flandre prend aussi possession des ressources wallonnes. Les exploitations de bois, les zones agricoles (Boerenbond) et les eaux de source (l’or bleu wallon).
– La Flandre progresse rapidement dans son union avec la Hollande. Ainsi, le récent achat de F35 a été décidé dans ce sens afin d’accélérer l’intégration de l’armée belge dans l’armée néerlandaise. Le général en chef néerlandais a déjà fait savoir que les pilotes belges devront suivre les directives néerlandaises notamment au niveau des entraînements qui ne se feront plus en France mais aux USA, les Néerlandais étant atlantistes.
– Les Bruxellois ne sont pas en reste.
1) Ils ont besoin des finances wallonnes pour les matières gérées par la communauté Wallo-Brux.
2) Les CPAS bruxellois saturés poussent leurs allocataires sociaux à venir s’inscrire dans les CPAS wallons, notamment ceux issus de l’immigration.
3) En manque de logements et surtout de logements bon marché, Bxl compte sur la Wallonie pour offrir ce qui manque à ses allocataires.
4) Bxl veut rester la capitale du Wallo-Brux, de la Belgïe et de l’Europe. Aux fêtes de la communauté Wallo-Brux, sur le podium, on a scandé la Belgique c’est Bxl et Bxl c’est la Belgique. La Wallonie ? Oubliée. Les Wallons ? Juste des francophones non bruxellois habitant à la périphérie de Bxl.

Quel argent pour l’enseignement ?

Refinancer l’enseignement supérieur sur le dos du secondaire et du fondamental

Par Paul MELOT

Refinancer l’enseignement supérieur…en bouffant la soupe des autres ? Julien NICAISE ( grand chef de l’ARES : Académie de Recherche de l’Enseignement Supérieur, gros machin made in Marcourt and Co) vient d’enfoncer une bien belle porte ouverte ( LE SOIR de ce 30/1).

Sur le constat – bien réel – que l’enseignement supérieur manque de moyens, il suggère, et ce n’est pas la première fois, notamment après les dires des recteurs d’universités, qu’il faudrait aller rechercher des centaines de milliers d’euros dans l’école secondaire, entre autres fadaises, en remontrant les normes des options. Passer d’une « moyenne » de 10 à 13 élèves par classe, résultat d’une stricte division mécanique de budget de l’enseignement par le nombre d’emplois. Tout en ne revendiquant pas de modifier le décret du supérieur -faut pas déplaire ! – (enveloppes fermées, mais qui donc a voté cela ? ) il souhaite ainsi récupérer de l’argent alors que l’école secondaire ne consomme déjà pas les moyens dont elle disposerait puisque la pénurie d’enseignants fait économiser de l’argent à cette pauvre Communauté française désargentée…

Rappelons à ce sujet que DEMOTTE, en juin, était allé pleurer chez JUNCKER pour obtenir un prêt de 600 millions d’euros auprès des institutions financières proches de l’Europe pour maintenir la tête de la Communauté française hors de l’eau !

Rappelons aussi que le « pacte » d' »excellence » pour l’enseignement ET fondamental ET secondaire qu’il soit par ailleurs bon ou mauvais, pas d’importance (!) ,de toute façon inacceptable pour moi, ne dispose déjà pas des moyens pour mettre ses propres exigences en place ( ou plutôt les exigences de Mc KINSEY…) Tellement vrai qu’il devrait trouver en interne des économies en supprimant des pans entiers de l’enseignement spécialisé, par exemple…Bref, les pauvres paient pour les pauvres ! Faut-il rappeler que, dès 2025, les finances de la Communauté française vont à nouveau plonger dans l’abîme vu les montants astronomiques de la « cotisation de responsabilisation » des pensions.

La seule solution immédiate, puisque les élections régionales sont proches et qu’un nouveau gouvernement wallon ( et de la C.F.) verra le jour: régionaliser totalement les compétences de la Communauté française et repenser l’école par un autre bout de lorgnette. De ce côté, cela semble bouger. Hier encore, toujours dans « LE SOIR », le Ministre CRUCKE vient de faire un gros appel du pied à tous les régionalistes convaincus de cette nécessité. Bravo l’artiste ! Même chez le nouveau président du CDH, l’idée percole un peu mieux ! Un petit effort sera quand même souhaitable au sein du PS puisque DERMAGNE, concession faite aux communautaristes DEMOTTE et DI RUPO, écarte un transfert total, tout en se prononçant sur le transfert de l’école et de la culture.

Cependant , il ne faut pas se cacher, la Région wallonne, elle-même, tout en disposant de capacités financières propres et à venir (fonction contributive disponible) est en grave péril dès 2025 également, dès le moment où les dispositions transitoires de la Loi de financement cesseront et que les pleins effets de la suppression progressive des transferts Nord-Sud joueront.

Comme dit et écrit à d’autres moments, les partis wallons occultent cette réalité alors qu’il ne reste qu’une seule législature – régionale et communautaire – pour que notre Wallonie se mette en ordre de combat pour faire face à l’impérialisme flamand et belgo-flamand. Peut-on, donc, sur la pointe des pieds, un peu parler d ‘une solution française ? qui ne serait en aucun cas une solution NICAISE, avec ou sans C ? Chiche ?

« Le flamand ne recule jamais »

Par Jules GHEUDE

L’enjeu des élections législatives et régionales du 26 mai 2019 est majeur : il y va de la survie même de la Belgique. Jusqu’ici, les crises politiques se sont toujours soldées par une réforme de l’Etat visant à accorder davantage de compétences aux régions et communautés. Mais le  » compromis à la belge  » a atteint ses limites.

Comme le faisait remarquer Luc Van der Kelen, l’ancien éditorialiste de « Het Laatste Nieuws », dans « Knack », le 19 août 2018 : À un moment donné, il n’y aura en effet plus rien à réformer, parce que tout paraîtra avoir déjà été réformé. Nous approchons de ce stade à grands pas.

Les six réformes de l’Etat qui ont été opérées depuis 1970 s’inscrivaient dans un cadre fédéral. Mais ce cadre est aujourd’hui dépassé pour la Flandre. Depuis 1999, celle-ci, via son Parlement, a clairement fait savoir qu’elle entendait passer à un autre stade, celui du confédéralisme. Un confédéralisme que Francis Delpérée, l’ancien constitutionnaliste de l’Université de Louvain, a qualifié de fédéralisme des cons et dans lequel Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe du PS au Parlement wallon, voit l’expression d’un fantasme.

Pierre-Yves Dermagne néglige toutefois un point capital : comme l’indique le préambule de la « Charte pour la Flandre », présentée par le gouvernement flamand en 2012, la Flandre constitue une nation. Et une nation a, tout logiquement, vocation à devenir État.

Le combat entamé par le Mouvement flamand depuis plus de 170 ans s’inscrit dans cette logique. Un combat marqué par l’adoption des premières lois linguistiques, la fixation de la frontière linguistique, le « Walen buiten » et l’obtention de l’autonomie culturelle : un peuple, un territoire, une langue !

Dans sa « Lettre » au Roi Albert Ier, en 1912, Jules Destrée ne s’était pas trompé : Le Flamand ne recule jamais. Le Mouvement wallon, qui vit le jour en réaction aux premières avancées du Mouvement flamand, n’a pu empêcher celui-ci de gagner sur toute la ligne. Chaque fois, comme l’a fort bien constaté Paul-Henry Gendebien, la barricade francophone s’est révélée être en papier mâché.

Le recensement linguistique fut supprimé, les Fourons furent rattachés à la province du Limbourg, les Wallons furent expulsés de l’Université de Leuven, Bruxelles-Hal-Vilvorde fut scindé. Autant de capitulations francophones en rase campagne. Pour Joëlle Milquet – Madame Non -, un enfant équivalait un enfant et il était hors de question de toucher aux allocations familiales. On a vu le résultat. On ne gouvernerait jamais avec la N-VA et Charles Michel a accepté de s’allier à elle.

On constate d’ailleurs que, suite à la démission de Benoît Lutgen de la présidence du CDH, son dauphin Maxime Prévot tient un tout autre langage : Je ne connais aucun parti francophone qui spontanément ait l’envie de travailler avec la N-VA, mais nous sommes dans un pays complexe et l’on ne sait pas de quoi les résultats seront, mathématiquement, faits demain. Je ne veux donc pas pratiquer l’exclusive gratuite.

Elio Di Rupo, le président du PS, a, quant à lui, axé sa stratégie électorale sur la reconquête du pouvoir, tant en Wallonie qu’à l’échelon fédéral. Mais comme pour le mettre en garde contre l’éventualité d’une alliance avec Bart De Wever, Laurette Onkelinx s’est empressée de déclarer : Quiconque, au PS, viendrait avec cela, se ferait ramasser ! Mais à quoi ne serait-on pas prêt pour exercer le pouvoir !

Ce n’est pas par patriotisme ni en raison d’un amour immodéré pour la monarchie que le PS veut sauver le pays, mais tout simplement parce que la sécurité sociale constitue son fonds de commerce. Mais la Flandre ne l’entend pas de cette oreille.

Avec la crise de Cockerill-Sambre, au début des années 80, le Nord a remis en cause le principe de la solidarité : Plus un sou flamand pour l’acier wallon ! Et ce n’est pas la manière dont la Wallonie a été gérée depuis la mise en place officielle de la régionalisation en 1980, qui a contribué à calmer les choses. Les Wallons ne peuvent tout de même pas invoquer éternellement la fermeture des charbonnages, intervenue il y a plus d’un demi-siècle ! déclarait le député CD&V Hendrik Bogaert, le 5 mars 2016.

Le discours flamand est bien connu : plus question de se montrer solidaire d’une Wallonie qui n’adopte pas la méthode adéquate pour se redresser. La fin des transferts financiers en provenance de Flandre est d’ores et déjà programmée sur une période de dix ans. Une perte sèche de quelque 7 milliards d’euros !

Si la nouvelle coalition wallonne MR-CDH qui est en place depuis un an et demi, s’efforce de rectifier le tir, la situation de la Région reste toujours préoccupante, ainsi que l’explique Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée : Les contrats d’avenir successifs lancés par les gouvernements wallons, les plans Marshall et les 12 milliards versés par les fonds structurels européens n’ont pas permis à la Wallonie de se redresser. Il n’y a pas de décollage. À aucun moment. La première fois que j’ai tenu ce discours en 1997, le contrat d’avenir représentait moins de 5% du budget régional. Comment voulez-vous activer un redressement avec moins de 5% du budget régional ? Le constat tient toujours partiellement.

On peut comprendre la réaction de Bart De Wever face au retour probable d’une coalition « progressiste » en Wallonie.

Lorsque les intérêts fondamentaux de la Flandre sont en jeu, le Nord a tendance à chanter à l’unisson.

En ce qui concerne la sécurité sociale, Elio Di Rupo ferait bien de se méfier aussi des libéraux flamands. S’exprimant sur le plateau de VTM en 2002, leur président de l’époque, Karel De Gucht, avait lâché : La Belgique est condamnée à disparaître à terme, à s’évaporer et, en attendant, elle n’apporte plus aucune plus-value à la Flandre. Il est inadmissible que la Flandre paie davantage pour les soins de santé et reçoive moins en retour de la Wallonie. Quant à son ami Patrick Dewael, alors ministre-président flamand, il avait présenté un projet de réforme institutionnelle qui visait à scinder quasi tout l’éventail des compétences restées fédérales, dont les soins de santé et les allocations familiales.

Quinze ans plus tard, on constate que les choses ne se sont pas améliorées. La dernière étude du Vlaams & Neutraal Ziekenfonds (Mutuelle flamande et neutre) révèle que les dépenses en soins de santé augmentent plus vite en Wallonie qu’en Flandre. Entre 2016 et 2017, elles ont augmenté de 1,1% en Flandre, contre 1,9% en Wallonie. Entre un Wallon et un Flamand, l’écart est ainsi passé de 83 à 103 euros. Et Jürgen Constandt, le directeur du VNZ, d’expliquer : Le Flamand paie en moyenne 8963 euros de cotisations sociales par an, soit plus de 2000 euros de plus que le Wallon. C’est le principe de solidarité. Mais malgré ces flux d’argent, le nombre de personnes bénéficiant d’une indemnité majorée augmente en Wallonie. Aujourd’hui, il atteint 21%, contre 15% en Flandre. Je n’ai aucune objection contre la solidarité en soi, mais nous remarquons peu voire pas de résultat en Wallonie. Les Flamands sont aussi moins souvent absents au travail que les Wallons. Nous payons en moyenne, pour un titulaire flamand, 20 jours d’indemnité de maladie par an. En Wallonie, c’est 26 jours. Je compare cela depuis 2006. La différence était alors d’environ deux jours.

Et Jürgen Constandt de conclure : En Flandre, la sécurité sociale est un filet de sécurité, mais j’ai le sentiment que, pour certains en Wallonie, c’est davantage un hamac.

Tout cela reviendra sur le tapis des négociations au lendemain du 26 mai. Pierre-Yves Dermagne devrait savoir que lorsque les intérêts fondamentaux de la Flandre sont en jeu, le Nord a tendance à chanter à l’unisson. Et ceci n’est nullement un fantasme.

En 1981, François Perin avait annoncé que, faute de pouvoir encore former un gouvernement, la Belgique finirait par imploser : Les Wallons se retrouveront bêtement belges tout seuls, contraints à une discipline dont ils n’ont aucune idée ! Elio Di Rupo n’aura alors plus que ses yeux pour pleurer…