Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité

Par Claude ROLAND

Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité. Il a fait place au séparatisme économique et social accompagné de la colonisation des espaces wallons (Ardennes, barrage de l’Eau d’heure, zoning de Nivelles, etc.) Car la Flandre manque d’espaces vitaux, de ressources (eaux potables, bois…), et s’approprie la Wallonie et tout l’appareil fédéral belge.

Plus encore, la Flandre progresse dans son union avec la Hollande.
Ainsi, le général en chef de l’armée néerlandaise est venu à la VRT pour insister sur la nécessité d’acheter le F35 en vue de l’intégration de la force aérienne dans l’armée néerlandaise.

Si la VRT en a fait la publicité, la RTBruxelloise qui partage le même bâtiment, et qui a vu ce général dans le couloir commun, a bien évité de nous en parler. Tabou !

De même, la nouvelle ambassade au Congo, qui n’est plus belge mais belgo-néerlandaise (union avec la Hollande), financée par la Belgique (Wallonie comprise) et qui, dans les faits, est surtout néerlando-flamande, défendant les intérêts de la Hollande et de la Flandre aux dépens de ceux de la Wallonie. Là aussi, silence des médias bruxellaires.

Les médias bruxellaires (RTBrux, RTL, Le Soir, La Libre, DH,…) nous cachent la vérité d’un état dominé par la Flandre qui s’unit à la Hollande pour devenir les Pays-Bas néerlandais. Dans leur bulle, les bruxellaires restent dans leur rêve que Bxl c’est la Belgique et la Belgique c’est Bxl.

La réalité est tout autre, et la Wallonie trinque.
Les Wallons doivent se réveiller et se libérer du joug flamand par une régionalisation aussi forte que celle de la Flandre : défendre les intérêts wallons, mettre en valeur nos ressources (ex : faire payer l’eau potable wallonne distribuée gratuitement à Bxl et à la Flandre). Et surtout, sortir du brol Wallo-Brux qui détruit l’identité wallonne et qui nuit aux intérêts wallons.

Il est aussi urgent que notre information soit wallonne et plus bruxello-bruxelloise. Il y en a marre de ces médias bruxellois qui dénigrent la Wallonie et qui étouffent la Wallonie au nom d’une unité qui n’existe plus sauf celle qui unit la Flandre à ses intérêts et à la Hollande.

Mais aussi, au vu de l’union Flandre-Hollande (une union dans laquelle nous sommes enchaînés, sans notre avis, sans même en être informés (vu le tabou des médias bruxellois)), la Wallonie doit construire des partenariats avec d’autres pays dont la France (n’en déplaise aux belgicains bruxellaires.)

A l’heure où il existe, en Wallonie, des villages exclusivement néerlando-flamands, donc où les Wallons sont exclus (impossible pour un Wallon d’acheter un chalet dans le village néerlandais des barrages de l’Eau d’Heure, en Wallonie), il est urgent de se réveiller et d’agir en conséquence !

9 réflexions sur « Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité »

  1. Exact, Monsieur Roland, d’ailleurs N-VA, CD&V et Open Vld n’excluent pas d’oeuvrer ensemble après les élections ( Belga, le samedi 16 février 2019) et de former une nouvelle coalition suédoise, à la flamande, après les élections du 26 mai, en dépit de la chute du gouvernement fédéral fin 2018.
    « Il n’y a pas de rupture telle que nous ne puissions plus œuvrer ensemble », a toutefois souligné vendredi soir le président de la N-VA, Bart De Wever.
    La présidente des libéraux flamands Gwendolyne Rutten a insisté sur le fait que les partenaires fédéraux « avaient très bien travaillé ». « Notre travail n’est pas encore terminé. Je voudrais bien pouvoir le poursuivre. ». Elle exclut une coopération avec le PS, de même que l’agenda communautaire souhaité par les nationalistes flamands ( ?).
    Le président du CD&V Wouter Beke souhaite « à nouveau former un gouvernement qui fait une priorité des dossiers socio-economiques ». Mais il assure de manière implicite qu’il ne veut pas non plus d’un agenda communautaire ( ?). « Je ne veux pas rendre notre pays ingouvernable, car les Flamands en sont les premières victimes. »

    Question : Que signifie pour la Flandre « un gouvernement qui fait une priorité des dossiers socio-economiques ». » mais, tout simplement, un agenda communautaire implicite puisqu’elle navigue à droite toute, ce que les Wallons ne veulent pas puisqu’ils ne le peuvent plus, ils n’en ont plus les moyens, en ce Royaume de Belgique sous le joug de la FEB !

    En conclusion les Wallons doivent s’incliner et demeurer les victimes expiatoires de la Belgique tant que leurs dirigeants wallons ne se rebellent pas.
    La révolution française commença le 7 juin 1788 à Grenoble. Il fallut un an et dix jours pour que le Tiers-Etat se proclame Assemblée nationale. Et encore un mois avant la prise de la Bastille. Puis encore un peu moins de trois mois avant que le peuple ne force Louis XVI à quitter Versailles. Cela vaut pour le gouvernement de la Wallonie mais il n’est plus temps de tergiverser, Europe ou pas Europe !
    Mais en fait de « révolutionnaires » nos gouvernant wallons ne cessent de se plaindrent encore et toujours, ils s’apitoient faussement sur le sort de la Wallonie mais s’inquiètent étrangement de celui de la Belgique.
    Mais quelle idée de se plaindre de récolter ce que leurs idéologies belgicaine, beneluxienne, européenne et multilatéraliste funestes ont semé au long des années.
    Notre classe politique wallonne tellement prompte à se poser en victime dès que la colère populaire éclate en manifestations diverses et en grèves du désespoir n’ose pas se remettre en cause.
    Or que lui demande-t-on depuis des dizaines d’années: lutter contre la désindustrialisation de notre Région, son déclassement, faire baisser son taux de chômage, en tout cas d’éviter la paupérisation de ses habitants. Nous lui demandons de réduire le fossé des inégalités en ce qu’il a de particulièrement choquant.
    Nous lui demandons de protéger notre langue, notre culture, nos traditions, tout ce que nous avons de plus précieux, de veiller à leur transmission dans de bonnes conditions.
    Nous lui demandons de veiller à la liberté d’expression et à la sécurité de la population.
    Et voilà qu’elle ne cesse de signer en notre nom et à tort et à travers, sans la moindre concertation préalable, la moindre délégation pour le faire, des traités beneluxien, européen, onusien engageant notre vie romane et celle de notre Région française dans l’âme.
    Or, nous lui demandons de rendre à notre Région wallonne un minimum de sa grandeur d’antan, nous l’élisons pour ça.
    En somme, nous lui demandons de faire son boulot, tout simplement
    En fait, si vous, les dirigeants de notre Wallonie depuis 1945, rivalisez d’incapacité à faire ce que nous attendons de vous, tout ce pour quoi vous êtes dûment mandatés, missionnés, payés, en revanche, vous faites preuve d’une imagination remarquable et d’un zèle exceptionnel dans l’acquittement d’une mission que nous ne vous avons jamais confiée, NOUS TRAHIR !

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  2. Un lapsus ou une vision stratégique au plus haut niveau du MR ?

    Ce lundi 18/02/2019, le journal LE SOIR ( 13h 16′), en rubrique politique, affiche comme titre d’article « Charles Michel reprend la présidence du MR », sous le titre une vidéo. Lorsque le lecteur lance la vidéo, apparaissent à la table de conférence, devant la presse, Didier Reynders, Charles Michel, Olivier Chastel et Willy Borsus. Charles Michel va, alors, expliquer qu’il reprend la présidence du MR mais qu’il se mobilise pour  » l’avenir du pays et DES QUATRE REGIONS « .
    Peu importe l’avenir de la België, chère à Charles, mais à ce jour, il ne semble pas qu’il ait jamais insisté sur les 4 Régions ?
    Prémonitoire, voulu ou lapsus ?

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    1. Cher Valmy, je ne vois trace de votre commentaire relatif au séparatisme ni « en attente », ni « indésirable » et encore moins dans « mis à la corbeille ».
      J’avoue ne pas comprendre.
      Pourrai-je vous demander de l’insérer à nouveau ?
      Bien à vous,
      Paul D.

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  3. Toutes mes sincères excuses, Monsieur Durieux, l’impatience assurément (malgré mon âge) et la crainte d’avoir placé, par mégarde, une « exagération ». Le commentaire figure en bonne place.
    Un cordial merci pour votre dévouement.

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  4. Bonjour,

    Je suis bruxellois, j’ai habité en Wallonie toute mon enfance mais quand je lis que Bruxelles s’en fiche de la Wallonie c’est scandaleux. Bruxelles s’appauvrit de jour en jour, 90% de la ville est francophone. Nous avons énormément de français qui s’expatrient à Bruxelles. De plus beaucoup de Bruxellois quittent Bruxelles pour s’installer en Wallonie ou en Flandre. Bruxelles souffre autant que la Wallonie de ne pas prendre son destin en main. 300 000 travailleurs viennent travailler à BXl et paient leurs impôts dans leurs régions respectives. Je pense que Bruxelles doit avoir un statut a part, mais il est temps qu’elle soit traité comme la capitale de l’Europe et surtout mettre fin au PS. La Flandre méprisse Bruxelles, pour eux Bruxelles ne représente rien (excepté 5%), elle est mal gérée ( ce n’est pas faux). Je pense que Wallon et Bruxellois sont liés. Leurs avenir est avec La France, mais ils ne le savent pas ou ils ne veulent pas l’admettre. Ils ont besoin ré-information,pourquoi pas des conférences diffusées sur internet (Youtube dailymotion, facebook), c’est comme ça que c’est développé UPR (30 000 adhérents). Il est impossible d’arrêter une idée quand elle est en marché ! Il faut utiliser les nouveaux moyens de communication pour développer cette idée, et surtout bien expliqué aux gens de manière précise et concise. Donner aux Wallons et aux Bruxellois l’envie de prendre leurs destins en main !

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    1. Bonjour M.S.,
      Je viens de relire attentivement l’article incriminé. Nulle part, il n’est dit que Bruxelles se fiche de la Wallonie.
      Pour le reste, je ne vois que des points de convergence avec ce que vous exprimez :

      1. Bruxelles souffre autant que la Wallonie de ne pas prendre son destin en mains.
      2. Les travailleurs devraient payer leurs impôts dans la Région où ils exercent leur activité.
      3. Il est temps que Bruxelles soit traitée comme la capitale de l’Europe.
      4. Il appartient aux Bruxellois de dire si leur Région est mal gérée. Ils vont avoir l’occasion de se prononcer à ce sujet lors des élections régionales.
      5. Wallonie et Bruxelles, Régions à part entière resteront liées par la langue française. Elles continueront à échanger dans tous les domaines qu’elles auront choisis.
      6. Lorsque les Wallons, des Français qui s’ignorent, auront pris leur destin en mains, les Bruxellois pourront choisir la même voie si tel est le voeu de leur population. Je pense qu’une Wallonie française sera beaucoup plus utile à Bruxelles dans ce cas de figure.
      7. Utiliser l’internet pour véhiculer les projets wallon d’une part et bruxellois de l’autre avec les spécificités qui sont les leurs est en effet un des instruments qui devront donner aux Wallons et aux Bruxellois l’envie de prendre leur destin en mains. Se débarrasser du carcan belgo-flamand est le préalable à cette révolution des esprits.

      Paul D.

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