En passant

Conséquences de l’absence de critères écologiques européens

Conséquences de l’absence de critères écologiques européens

Ce producteur local souhaite fournir les pierres pour les quais du tram à Liège, mais le marché pourrait lui échapper pour des pierres IRLANDAISES

Julien Modave et Philippe Lefever, publié le 09 avril 2019 à 13h42   sur le site de RTL-INFO   

Les pavés choisis pour le futur tram de Liège sont Irlandais !

La solution pour faire face à la pollution, c’est de privilégier les transports en commun. Mais leur mise en place a parfois des conséquences inattendues. Pour confectionner les bordures des quais du futur tram de Liège, il est envisagé d’acheter des pierres… en Irlande. Elles y sont effectivement beaucoup moins chères. Une aberration pour un producteur de Sprimont qui risque de voir ce marché local lui échapper.

En Irlande, le prix de la main d’oeuvre est imbattable. Toutes les pierres qui sortent de cette entreprise sont moins chères. C’est un pays européen. Il respecte les critères éthiques de production, comme ne pas travailler avec les enfants. Ce qui n’était pas le cas pour les pierres asiatiques. 

Le patron de la carrière de Sprimont vient de recevoir le cahier des charges pour les aménagements des abords du tram et un employé lui fait remarquer un petit détail. Luigi Tontodimamma, administrateur de la carrière de Sprimont nous explique le détail qui l’a choqué: « Il me dit: regarde un peu, le cahier des charges stipule deux pierres: la pierre bleue belge ou l’irlandaise. Pour moi, cela a été un véritable coup de massue. Si on sait qu’on est confronté à la pierre irlandaise, on sait que c’est terminé pour nous. »

En revanche, l’entrepreneur liégeois aurait aimé que la Région impose des critères écologiques, car pour arriver jusqu’ici les pierres irlandaises seront importées par bateau.

« Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi moi, je ne peux pas faire les travaux sur Liège, qui sont, ici, à un jet de pierre », déplore l’administrateur. Et de développer: « Meilleure? La pierre irlandaise ne l’est pas. Je demande juste de faire mes travaux sur ma province. »

Contacté par téléphone, l’opérateur de transport de Wallonie affirme qu’il aurait aimé ajouter des critères écologiques restrictifs, mais la législation européenne ne le permet pas encore.

Le marché du tram, c’est 4 à 5 millions d’euros. Si l’administrateur de la carrière de Sprimont perd ce marché et les quelques autres qui vont arriver, cette entreprise de 40 personnes envisage l’avenir de façon extrêmement sombre.

Pourquoi toujours du cabotage et encore renoncer au grand large

Pourquoi toujours du cabotage et encore renoncer au grand large ?

Après le vote « du cœur », l’élan de la foi vers le retour à la France, le Congrès wallon de 1945 se rallia finalement à l’unanimité à la position défendue par Fernand Dehousse (PS) qui avait auparavant prononcé un discours magistral sur l’autonomie de la Wallonie dans un cadre « belge » fédéral et déjà poussant le trait jusqu’au confédéralisme.

Il s’agissait, selon Fernand Dehousse (PS), d’éviter les mesures de rétorsion internationales qu’infligeraient les Américains et les Britanniques si la Wallonie décidait de s’unir à la France .
En 2019, les Wallons savent ce que signifie appauvrissement et asservissement pour avoir, en toute légitime confiance, suivi le Parti Socialiste selon son ténor Fernand Dehousse.

Et, aucune amélioration tangible, aucun changement de cap audacieux. Selon le journal Knack du 10/04/2019, le PS ne semble pas vouloir faire quoi ce que ce soit pour sortir la Wallonie de la misère et de la Belgique.

En effet, il semblerait que le président du PS, Elio Di Rupo, lors d’un entretien accordé au journal économique flamand De Tijd, souhaiterait tout au plus, la révision de la Loi de Financement qui détermine la hauteur des montants qui vont du gouvernement fédéral vers les régions et les communautés. Mais la question communautaire n’est pas un thème électoral et tout le monde sait qu’Elio Di Rupo refuse de partager le pouvoir avec la NVA et, bien évidemment, avec le Vlaams Belang.

En toute hypocrisie, Elio Di Rupo, se voyant sans doute à la tête du gouvernement de la Wallonie, choisirait la fuite en avant pour la simple raison que la Communauté française et la Région wallonne souffrent de difficultés financières qui n’iront pas en s’améliorant les prochaines années, bien au contraire.

Cet entretien demeure quasi confidentiel d’autant que les autres journaux flamands ne répercutèrent pas le message, à l’exception du journal Het Laatste Nieuws. Quant aux « feuilles belges » d’expression française, sauf l’Echo, c’est le néant.

Pourtant en pleine campagne électorale, la sortie de Di Rupo ne manque pas d’importance comme le souligne et le titre Philippe Walkowiak, ce 11/04/2019 (RTBF INFO) :
VERS UNE NOUVELLE REFORME DE L’ETAT !

Mais oui, bien sûr, comme le disait l’Inspecteur Bourrel, dans ce « pays raté », une réforme de la loi de financement entraîne de facto une réforme des institutions.

Dès lors que Di Rupo demanderait de l’argent pour les Wallons et Bruxellois puisqu’il paraît que le Conducator montois voudrait que l’on tienne compte de la superficie de la Wallonie. Amen !

Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’en échange d’argent, la Flandre demandera des compensations et assurément beaucoup plus d’autonomie qu’aujourd’hui parce que pour changer la loi de financement une majorité des 2/3 dans chaque groupe linguistique suffit à emballer le « deal ».
Ce faisant, « la boîte de Pandore constitutionnelle », si chère à Charles Michel et Didier Reynders pourrait-elle demeurer close ?

En fait, la porte d’une nouvelle réforme de l’état, autour d’un axe PS-N-VA, semble s’entrouvrir malgré les serments de rejet à l’encontre des nationalistes.

Pour l’AWF, si une nouvelle réforme de l’Etat ouvre la voie de la dislocation définitive du royaume Belgique personne ne s’en plaindra mais il n’en est encore rien.

(…)

Autre indice tout aussi triste, Paul Magnette et Charles Picqué ont leur petite idée « Vers une métropole bruxelloise jusqu’à Charleroi ? » (La Libre du 13-04-2019)

Ce n’est un secret pour personne, Charles Picqué n’est pas un régionaliste. C’est d’ailleurs probablement l’une des caractéristiques qui le distingue le plus de son homologue carolo.

Par contre, un bon point pour Magnette qui tient à la régionalisation de la culture et de l’enseignement « Vous ne pouvez pas faire rêver avec uniquement les routes et le développement économique ».

Une proposition que ne rejette pas catégoriquement Charles Picqué, même s’il met en garde : « Ce que je crains, c’est que la régionalisation soit synonyme de repli. Je pense qu’il faut aujourd’hui vanter la culture de coopération dans un win-win entre la Wallonie et Bruxelles. Ce pays ne pourra se survivre à lui-même que s’il y a un rapport de forces équilibré pour aller négocier avec les Flamands. »

Voilà, toujours du cabotage aux abords de la Flandre. Triste.

Valmy

La France, pays du chômage de masse, devient le pays de l’embauche

La France, pays du chômage de masse, devient le pays de l’embauche

Philippe Escande sur le site du quotidien « Le Monde »

Les entreprises prévoient d’embaucher 2,7 millions de personnes en 2019, une embellie spectaculaire qui cache des difficultés croissantes de recrutement.

Publié hier à 10h34, mis à jour à 06h31  

Selon une enquête de Pôle Emploi, plusieurs milliers de postes sont à pourvoir dans divers secteurs.
Selon une enquête de Pôle Emploi, plusieurs milliers de postes sont à pourvoir dans divers secteurs. PHILIPPE LISSAC / PHOTONONSTOP

Pertes & profits. Nous l’avons tous remarqué, depuis quelques mois, de petits cartons discrets fleurissent dans les magasins, à l’entrée des usines ou des chantiers : employés demandés. Comme au bon vieux temps, la France, pays du chômage de masse, devient, d’un coup, le pays de l’embauche.

Au vu de la formidable enquête 2019 de Pôle emploi sur les besoins de main-d’œuvre, l’entreprise France pourrait apposer un panneau géant devant sa porte : ici, on recrute un million d’employés dans les services aux particuliers, 700 000 dans les services aux entreprises, 325 000 dans le commerce, 178 000 dans la construction… Et même les secteurs moribonds cherchent des bras : 240 000 postes sont à pourvoir dans l’industrie et 250 000 dans l’agriculture !

On ne sait pas si, comme l’a suggéré, en 2018, le président de la République Emmanuel Macron, il suffit de traverser la rue pour trouver un job, mais le fait est que l’emploi est là. Et dans tous les domaines.

La liste des métiers les plus recherchés par les entreprises en 2019 laisse rêveur : viticulteur, agent d’entretien, serveur, animateur socioculturel, aide ménagère, artiste, cuisinier, informaticien… Il y en a pour tous les goûts et toutes les compétences. Sachant que du côté des cadres (à partir de bac + 3), on approche le plein-emploi depuis plus d’un an.

L’éternel problème de la formation refait surface

Cette embellie est spectaculaire. On n’avait pas vu un tel engouement depuis les années fastes 2006-2008, quand le taux de chômage était descendu aux alentours de 7 % de la population active. Il s’explique par la combinaison du retour de la croissance et de cinq ans de mesures en faveur des entreprises, tant sur le plan financier que social.

Mais la résorption forte du chômage, qui est passé, en 2018, sous la barre des 9 %, n’est pas encore assurée. Car la face sombre de l’étude de Pôle emploi révèle une accentuation forte des difficultés d’embauche.

Les entreprises prévoient 2,7 millions de recrutements cette année, mais une sur deux reconnaît que ce sera difficile, tant elles ont du mal à trouver le bon candidat. Dans certains métiers, comme les couvreurs, les charpentiers, les carrossiers, les mécaniciens auto ou les aides à domicile, plus de 80 % des employeurs interrogés peinent à recruter. Score presque identique du côté des chauffeurs routiers, des électriciens ou des plombiers. Depuis 2016, ce phénomène de pénurie s’amplifie et devient un vrai facteur de blocage. Dans la construction, les deux tiers des sociétés sont en difficulté de recrutement.

Le rail, solution climatique évidente !

Le rail, solution climatique évidente !

Quand INFRABEL pense écologie au profit d’Antwerpen et de Bruxelles, elle relie Athus à la France.

Certes, un plus pour une Wallonie « couloir de la Flandre » mais cela ne règle pas la liaison Dinant-Reims par Givet qui attend toujours parce que cela pourrait gêner les intérêts du couple Bruxello- Schaldéen.

Le port sec d’Athus espère gros d’une nouvelle route ferroviaire vers la France (05 avril 2019, Benjamin Everaert, L’Echo )

Le terminal container d’Athus, dans le Sud du Luxembourg, va être relié directement à la France grâce à un investissement de 20 millions d’euros. De quoi créer 20 emplois directs et doubler l’activité dans ce « port sec ».

C’est un investissement d’une vingtaine de millions d’euros – 20,2 millions d’euros pour être précis – qui devrait pas mal changer la donne dans le sud de la province du Luxembourg. Le terminal container d’Athus, ou TCA pour les intimes, va, dès août 2020, être directement relié par rail à la France. De quoi ouvrir un marché conséquent à ce « port sec ». C’est un événement très important pour nous. Notre terminal était un cul-de-sac et va désormais s’ouvrir vers la France. »

FABIAN COLLARD PATRON D’IDELUX
« C’est un événement très important pour nous. Notre terminal était un cul-de-sac et va désormais s’ouvrir vers la France », sourit Fabian Collard, le patron d’Idélux, l’intercommunale qui gère le TCA. La Vallée du Rhône et Clermont-Ferrand sont le genre de marchés qui s’ouvrent et qui ont montré un intérêt certain pour le site. « Ces régions sont à mi-chemin entre la Mer du nord et la Méditerranée. Pour le moment, ils utilisent plutôt Marseille, mais avec le corridor 2, ils pourraient choisir de passer par Anvers », détaille Fabian Collard.
46.500 containers maritimes transitent chaque année via le terminal. Le patron pense que cette nouvelle connexion va permettre de doubler ce nombre de containers. De quoi augmenter le nombre d’emplois du site à 70 contre 50 aujourd’hui. 

Le site est déjà adapté pour de telles capacités, mais jusqu’ici, l’absence de liaison directe vers la France, Mont-Saint-Martin pour être précis, obligeait les opérateurs qui souhaitaient s’y rendre à effectuer des manœuvres et de remonter vers des gares proches pour repartir vers la France. Cela obligeait notamment de prendre des voies dans le sens inverse et d’avoir donc un chauffeur de chaque côté du train. Une perte de temps et de moyens qui rendaient l’opération peu compétitive.
Qui plus est, la jonction en courbe qui part d’Aubange vers Mont-Saint-Martin n’a qu’une voie, ce qui là-aussi était d’une inefficacité criante sur ce corridor européen 2 qui relie la Mer du Nord à la Méditerranée. Cette voie sera doublée sur plus de 800 mètres.

Le TCA a de très bonnes relations avec le port d’Anvers. Ce dernier a tout intérêt qu’une bonne partie des opérations se passe sur le site du TCA plutôt qu’au port, afin que les trains se dirigent directement avec le bon chargement du bon côté du port pour désencombrer ce dernier.

Atouts écologiques
C’est aussi plus intéressant pour le port de voir ses chargements arriver en train depuis Athus plutôt que via la route. Les villes d’Anvers et de Bruxelles y verront au passage une diminution de la congestion de leur ring, un atout écologique non négligeable.
C’est d’ailleurs un point important du projet. La Belgique est à la traîne en matière de fret ferroviaire par rapport à d’autres pays européens. Pourtant, ce type de transport consomme 6 fois moins d’énergie que celui par route. Grâce à l’électrification de nombreuses voies, les émissions de CO2 du fret ferroviaire sont 9 fois moindres que celles sur route.
C’est d’ailleurs une des raisons qui fait que le projet a obtenu des fonds européens, wallons et fédéraux.
* 9,2 millions d’euros proviennent du milliard vertueux voulu par François Bellot, le ministre de la Mobilité.
* 5,1 millions d’euros viennent de la région Wallonne
* Les subsides européens équivalent à 2,8 millions d’euros
* Idelux, l’intercommunale qui gère le terminal, a participé à hauteur de 300.000 euros
* La SNCF réseau a également participé au financement.

Dans le détail, « les travaux prévoient le déplacement d’un passage à niveau, la modification d’une courbe et de voies existantes, la pose d’une nouvelle voie sur une distance de 875 m, la réalisation d’un pont poussé sous la N 830 et, enfin, l’équipement de cette nouvelle voie et son raccordement au réseau ferroviaire à hauteur de la frontière franco-belge », détaille Infrabel.ur mais aussi des sociétés industrielles. »

Mais les travaux peuvent aussi amener une autre activité au TCA. Des entreprises peuvent ainsi décider de s’y rendre directement avec leurs marchandises pour l’envoyer vers la France. « Cela pourra aider à développer des logisticiens autour du terminal, mais aussi des sociétés industrielles. Solarec, qui est le plus grand fabricant de poudre de Lait à Libramont, effectue des livraisons en camion qui pourraient être remplacées par des livraisons en train, notamment vers le Maghreb. Il leur suffit de faire 40 kilomètres pour arriver sur site », détaille encore le patron.

Valmy

La Belgique, mauvais élève climat

Emission de CO² en tonnes par habitant en 2016 :

Australie : 16 U.S.A. : 14,95 Allemagne : 8,88

Belgique : 8,33 Chine : 7,54 France : 4,57

source : agence internationale de l’énergie

Tous les Etats ont un effort à produire pour atteindre les objectifs définis par la COP 21 à Paris, mais dans des proportions bien différentes.

Le retour plus ou moins massif au charbon explique les mauvais résultats des U.S.A. et de l’ Allemagne, mais surtout de l’ Australie.

Pablo

Les « gilets jaunes » laissent la population flamande quasi indifférente

Au début du mois de décembre, le député Herman De Croo (Open VLD) annonçait en direct, et non sans fierté, qu’il ne toucherait pas aux 376 000 € d’indemnité de départ auxquels il a droit. Sa décision faisait suite à la vague de critiques que s’étaient attirés, quelques jours plus tôt, le ministre flamand de la santé, Jo Vandeurzen (CD&V), et son collègue de parti Pieter De Crem annonçant leur retrait politique. Les deux hommes avaient indiqué qu’ils ne se priverait pas du joli bonus auquel ils avaient droit. Des sommes considérables qui ont indigné une partie de l’opinion publique flamande plus affectée par ce généreux régime de sortie que par la hausse des prix des carburants.

L’agence BELGA notait :  » alors qu’au Sud, le mouvement des « Gilets Jaunes » a enflammé la presque totalité des provinces wallonnes, force est de constater qu’il a laissé la population flamande quasi indifférente.

« On ne vit décidément pas dans le même pays » entendait-on ici et là, en réaction à ce contraste. Cette affirmation devient de plus en plus difficile à contredire.

Les raisons mêmes de l’absence de contestation en Flandre illustrent les fortes disparités interrégionales. En Wallonie, les salaires sont moins élevés, les travailleurs bénéficient bien plus rarement d’une voiture de société et donc d’une carte essence, le réseau des transports en commun y est moins développé, les distances à parcourir sont plus élevées rendant souvent l’usage du vélo plus aléatoire, le parc automobile wallon est plus ancien rendant les véhicules diesel plus présents.

Au niveau médiatique, certaines rédactions flamandes ont donné l’impression de parler du mouvement wallon des « Gilets Jaunes » comme d’un sujet d’actualité internationale.

L’éditorialiste du site NEWSMONKEY, Wouter Verschelden, commente :  » la Belgique francophone (sic, ndlr) est politiquement et culturellement une sorte de périphérie parisienne plutôt qu’une entité belge » (resic).

Le journaliste politique va jusqu’à évoquer un « manque d’identité belge » en Wallonie, une situation qui, selon lui, est due en grande partie à la manière dont les médias fonctionnent des deux côtés de la frontière linguistique, et à la différence de moyens financiers consacrés aux productions propres. Résultat : alors que les Flamands sont moins à l’écoute de ce qui se passe chez leurs voisins des Pays-Bas, les « francophones » ont toujours les yeux plus rivés vers la France, d’où provient le mouvement des « Gilets Jaunes ».

Wouter Verschelden pointe « l’absence d’émissions d’actualité de qualité en Wallonie et à Bruxelles » et constate que « le débat public en Belgique francophone est bien plus souvent mené depuis les studios parisiens qu’à Bruxelles ». Ces considérations ne manqueront pas de ravir les directions des médias public et privé francophone .

Le journaliste flamand termine comme suit : « si, en Belgique, les Communautés linguistiques semblent vivre dans des bulles politiques, économiques et médiatiques (j’ajouterai culturelles -ndlr) distinctes, les Flamands ne seront pas pour autant protégés des éventuelles conséquences de la contestation wallonne. Des retombées que les défenseurs de l’autonomie régionale en Flandre ne se priveront pas d’ajouter à leur liste d’arguments.

Pourquoi ce « semblent », M. Verschelden ? Les Régions, et non les Communautés linguistiques comme vous le mentionnez, vivent déjà dans des réalités (et non des bulles) politiques, économiques, médiatiques et culturelles différentes.

La seule question à se poser est la suivante : quand nos responsables politiques et sociétaux wallons voire bruxellois vont-ils avoir le courage de reconnaître cette évidence ? Quand auront-ils cette étincelle de courage ? Quand cesseront-ils de vivre la peur au ventre le regard tourné vers la Flandre ?

Le citoyen wallon a, inconsciemment, déjà franchi ce pas. Son attrait pour ce qui se passe en France est bien réel. Il lui reste à trouver des dirigeants qui emprunteront la route de tous les espoirs pour l’avenir de la Wallonie.

Saumane

Flamands de France et de belgique


Récemment en visite à Dunkerque, un responsable touristique me déclara    » nous sommes flamands ici « .
Ma réponse fut très rapide:   » Personne n’ignore l’existence de la Flandre flamingante, alors répondez-moi en néerlandais « . Fin du dialogue !
Les Flamands de France et de Belgique ne doivent pas se bercer d’illusions, la France s’est toujours battue pour Dunkerque et ne l’abandonnera pas de sitôt, tenant compte des intérêts colossaux que cela représente.
Quant à Lille, malgré l’écusson au lion jaune à l’épaule gauche des gendarmes, celle-ci se trouve en Flandre wallonne ou française. Rappelez-vous, il y a quelques années lorsque des activistes flamands, venus de Belgique, se voulurent un peu trop menaçants la France déploya des unités d’intervention, qui effectuèrent dans les bâtiments de la mairie de Lille un exercice de « nettoyage ».
Le message fut clairement perçu de l’autre côté de la frontière.
Il existe bien évidemment une poche ethnique et dialectale flandrienne entre la frontière belge, le cours d’eau l’Aa et la Lys. Cela signifie plus ou moins 60.000 locuteurs potentiels fin du XXe siècle. Et, nos voisins de la Région flamande dépensent beaucoup d’argent en soutien à l’enseignement du néerlandais.

Valmy

Invitation

Paul Mélot continue  à arpenter la Wallonie pour répondre aux invitations d’associations qui veulent que la population wallonne se penche sérieusement sur l’avenir de la Wallonie.

Ce mardi 19 juin, à 20h., il sera à la Maison de la Laïcité de Visé, Rue des Béguines, 7  à 4600 Visé . Il y présentera son exposé-débat :

« Le devenir de la Wallonie: thriller ou réalité? » 

Invitation cordiale à toutes les citoyennes et citoyens qui ne veulent pas garder la tête dans le sable.