La France sur les traces de la Flandre et de la Belgique ?

Ce qui m’étonne est l’étonnement montré par les médias de France, de Wallonie, de Bruxelles et dans une moindre mesure de Flandre quant aux résultats du premier tour des élections régionales françaises : le F.N. sort en tête des suffrages exprimés devant les « Républicains » (droite et centre réunis) et le P.S. qui, divisé, s’installe sur la troisième marche du podium. En réalité, l’abstention (50 %) reste, et de loin, le premier parti de France, ce qui confirme le désappointement du citoyen et l’écart entre un monde politique complètement déconnecté des réalités que vivent les électeurs qui les élisent.

Ce résultat  ne fait que refléter les différents sondages et répéter ce que nous avions connu lors des récentes élections départementales. Rappelez-vous : après le premier tour, victoire du F.N. auquel on promettait à la lumière des résultats la direction de plusieurs départements. Résultat après le second tour : 0 département dirigé par le F.N. Avant de parler d’une victoire du F.N., attendons les résultats du second tour.

Ce qui m’étonne aussi sont les commentaires des journalistes bruxellois et wallons. La France serait devenue un pays infréquentable, nauséabond, à la limite du fascisme…

Du coup, ils oublient que la N.V.A., dont le discours ressemble à celui du F.N., est à la tête du gouvernement flamand et participe au gouvernement belge où il occupe pas moins de 5 ministères dont l’Intérieur ainsi que la présidence de la Chambre.

Que dire de la région wallonne ? L’extrême droite s’est ridiculisée avec le fameux docteur Feret, autoproclamé président à vie du F.N. « belge ». Mais pour tout citoyen qui aime parler avec madame et monsieur tout le monde, il est évident qu’un candidat ou une candidate qui aurait le bagout d’une Marine Le Pen (ou d’un Bart De Wever) ferait aussi un gros résultat en région wallonne.

Donner des leçons au peuple de France me semble dès lors complètement déplacé.

La prochaine échéance sera l’élection présidentielle. Il appartient à la gauche, au centre et à la droite de se ressaisir afin de rétablir la confiance avec leurs électeurs et barrer la route au F.N.

Une victoire aux présidentielles de ce parti qui veut une sortie de la France de l’Europe et dont les scories racistes et xénophobes restent encore bien présentes, serait une catastrophe avant tout pour le peuple de France que nous aimons.

Saumane

La Belgique dans le top 10 des pays les plus ignorants au monde

07/12/15 à 14:39 – Mise à jour à 14:41

Source : De Morgen

Le bureau d’enquête anglais Ipsos MORI Social Research Institute a effectué des tests de connaissance générale dans 33 pays. Et devinez quel pays se trouve parmi les plus mauvais ?

La Belgique dans le top 10 des pays les plus ignorants au monde

                      © Belga

On se moque régulièrement des Américains et de leur culture générale parfois très parcellaire. Une enquête effectuée par un bureau d’étude anglais aurait pourtant tendance à montrer qu’on aurait tort de se gausser trop fort. En effet pas d’USA dans le top 10 des pays les plus ignorants, mais bien la Belgique qui se trouve à la très « honorable » septième position. On est même les plus mauvais d’Europe.

Inégalité, immigration, obésité, âge moyen de la population. Autant d’éléments centraux de notre société actuelle. C’est donc d’autant plus triste que beaucoup se trompent lourdement sur de tels sujets. Sur certaines matières il existe même une énorme différence entre perception et réalité. Cette ignorance serait encouragée par notre tendance à surestimer ce que l’on craint

Par exemple, en moyenne, les sondés pensent qu’une personne sur quatre autour d’eux est un immigré alors qu’en réalité il y en a moins qu’un sur 10. Les plus mauvais à ce jeu étant les Argentins qui pensent que 30 % de la population sont des réfugiés alors que le véritable pourcentage est de 5%.

En Belgique, on pense qu’il y a moins d’obèses que ce que montrent les statistiques. La moyenne des estimations s’élève à 37 % en Belgique alors que la réalité est plus proche des 54%.

Le top 10 de l’index de l’ignorance 2015 :

1. Mexique

2. Inde

3. Brésil

4. Pérou

5. Nouvelle-Zélande

6. Colombie

7. Belgique

8. Afrique du Sud

9. Argentine

10. Italie

Il est dommage que pour un pays confédéral comme l’est la Belgique, on ne puisse bénéficier de statistiques régionales : Flandre, Buxelles, Wallonie.

1815 – 2015, les palais s’amusent toujours !

Laeken n’est pas Bruxelles

Quand, à Bruxelles , au lendemain du 13 novembre, la vie s’arrête, que ferment écoles, transports en commun et grandes surfaces, quand à Paris, la vie prend le dessus, quand le bon peuple donne son sang, quand des jeunes gens veulent s’engager au service de la défense, quand triomphe la résilience chère à CYRULNIK… à Laeken, la vie continue, comme avant : rien ne s’y passe, rien n’y trépasse, pas même la thalassothérapie en Bretagne prévue de longue date !!!

Hier, vers 1996, quand éclatait la grande Affaire Julie et Mélissa, le pays grondait : DEHAENE n’avait pas suspendu ses vacances à l’étranger, elles aussi prévues de longue date !

Mais DEHAENE n’appartenait pas aux salons, il était allergique aux valses de Vienne ! Autre temps, autres mœurs ! Seules les dynasties peuvent encore s’amuser de nos jours quand les peuples sont foudroyés.

Jean-Luc Lefèvre, Emptinne

La Belgique « fossile du jour » en matière de climat

01/12/15 à 11:22 – Mise à jour à 11:22

Source : De Morgen

Ce lundi, la Belgique, déjà clouée au pilori dans la presse internationale depuis les attentats de Paris, a reçu le titre peu honorifique de « fossile du jour » attribué par les ONG présentes à la Cop 21 au « pire pays dans les négociations internationales ».

Pour les éditorialistes flamands, "la Belgique est vraiment un failed state en matière de climat"

© BELGA

Notre pays n’a effet toujours pas d’accord climatique à l’échelle nationale, le gouvernement flamand n’ayant toujours pas donné son feu vert. Pour Bart Eeckhout, journaliste au quotidien De Morgen, cette fois la Belgique est un « failed state ».

Selon le journaliste, le gâchis qu’est devenue la politique climatique belge est un « infâme scandale « . « On a perdu six années complètes à la recherche d’un compromis qui n’est plus un plan climatique ambitieux depuis longtemps, mais tout au plus une façon de respecter les engagements internationaux en fournissant le moins d’efforts possible » écrit-il. Il se demande ce qu’il va falloir inventer pour effacer cette nouvelle honte : « des photos de petits chats noyés par la mer qui monte ? »

Il se dit dérangé par les bisbilles comptables et communautarisées, « où la vision politique se limite définitivement à mettre un maximum de responsabilité sur le dos de l’autre ». Aussi Eeckhout estime-t-il que la qualification de « failed state » est de rigueur pour la politique climatique de la Belgique. D’après lui, ce problème touche particulièrement la N-VA « qui a fait son succès électoral du concept du failed state ». « En matière de climat, le confédéralisme ne serait d’aucune aide, pas davantage que le séparatisme, puisque ce n’est pas de la faute du PS ou de la Wallonie si une majorité politique en Flandre n’est pas capable de convaincre la société d’une politique climatique tournée vers l’avenir » conclut-il.

Même son de cloche du côté du quotidien De Standaard où Bart Sturtewagen déplore également le « fossile du jour » décerné à la Belgique. Il estime cependant qu’il s’agit d’un combat d’arrière-garde belgo-belge passé inaperçu dans les médias étrangers et uniquement remarqué par les ONG d’autant plus que l’accord national concerne la période 2013-2020 et non l’après 2020 dont il est question à Paris…

Un dernier hommage

Quand on n’a que l’amour, chanté aux Invalides pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, cela tranche avec le ton martial de la Marseillaise. Bien sûr, cela fait un peu boy-scout, un peu chanson de messe. Les bons sentiments ne font pas toujours les bonnes politiques. Mais l’heure était au recueillement. La France s’est retrouvée dans les paroles et la musique de Jacques Brel. Puisqu’il nous faut préférer l’amour à la haine, la lumière à l’obscurité, que les valeurs de la République laïque ont tout d’une profession de foi qui transcende les croyances des uns et des autres, et qu’il nous faut chasser les démons qui nous tourmentent, accueillons cette émotion; communions avec la France entière et, au-delà, avec le genre humain.

Voici le lien vers cette interprétation hautement symbolique de la chanson de Jacques Brel : Quand on n’a que l’amour.

Brel, Invalides

Le drapeau tricolore est-il de droite ou de gauche ?

Né sous la Révolution, adopté par Napoléon, il n’a cessé d’être récupéré par la droite ou la gauche. Histoire d’un symbole très français.
PAR
Publié le 27/11/2015 à 06:15 – Modifié le 27/11/2015 à 10:24 | Le Point.fr
Image d'illustration.
Image d’illustration. © Laurent HAZGUI

Un moment de respiration

La violence a surgi dans le quotidien de nos sociétés démocratiques et ce qui nous unit à la France est tout à coup devenu plus réel, mais de cette démonstration-là, on se serait bien passé. La menace est toujours présente, il faut sans doute apprendre à vivre avec elle : osons vallée de la Semoisnéanmoins sourire à la vie. Puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il est temps de respirer, de retrouver son souffle et ses habitudes, nous signalons que, dimanche passé, « le JT de 13h de TF1 -un des plus populaires en Europe- a consacré son zoom… aux Ardennes franco-belges ». Comme on l’a écrit sur le site du journal La Meuse, « les images sont très belles, mettent remarquablement en avant la beauté de la région, de Botassart, de la vallée de la Semois et du château-fort de Bouillon ». Et tant pis si Bouillon renvoie à Godefroid de Bouillon et à la prise de Jérusalem par les croisés en 1099, une terminologie qui n’a plus beaucoup de sens en 2015, sauf dans l’esprit surchauffé des djihadistes.

Voici le lien vers la séquence, apaisante :  les Ardennes franco-belges.

La civilisation du spectacle

Sous ce titre, Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature, vient de démontrer que la culture, naguère encore démarche individuelle d’enrichissement personnel, est de plus en plus un phénomène collectif, intégré dans l’industrie du spectacle.

Je crains qu’il n’en aille de même avec l’information dans les moments de crise que nous traversons.

Voilà un Gouvernement qui s’informe auprès des services de renseignement, qui sur la base des informations recueillies estime que le danger est réel et imminent et prend en conséquence les mesures de prévention qui s’imposent à lui.

Oui, mais ça ne va pas. L’opinion attend des rafales de Kalachnikov, des explosions, des arrestations, des actes héroïques, des chiens victimes du terrorisme. Vous croyez vraiment qu’avec un scenario à la belge, on ferait un épisode de « 24 heures chrono » ? Jamais !

Et si, tout simplement, le Gouvernement avait réussi à décourager les terroristes ? Il n’y aurait pas matière à applaudir ?
Allez demander aux Français !

Pierre Hazette

C’est pas moi c’est lui… Le jeu dangereux d’une partie de la presse française

Lu sur le site du quotidien « La Libre »

FRANCIS VAN DE WOESTYNE Publié le lundi 23 novembre 2015 à 19h57

EDITO Un commentaire de Francis Van de Woestyne, rédacteur en chef.

La presse française, plus précisément parisienne, se déchaîne ces derniers jours, sur la Belgique. À lire les reportages et éditoriaux, à entendre les émissions matinales, notre pays serait devenu “le berceau du terrorisme européen”, “une fabrique djihadiste”, une “Nation sans État”, “un Belgikistan”…

“Le Monde”, une référence, d’ordinaire nuancée dans ses analyses, fige la Belgique dans un portrait au vitriol. “ Au cœur de l’Europe, la sympathique Belgique est devenue une plaque tournante du djihadisme. Le pays”, écrit l’éditorialiste “doit se ressaisir”. Pour mieux enfoncer ces voisins insouciants, l’auteur rappelle : “ Il aura fallu qu’il connaisse la terrible affaire Dutroux, dans les années 90, pour qu’il réforme enfin sa police et sa justice”.
Nous n’avons évidemment pas attendu qu’une partie de la rédaction du “Monde” débarque à Bruxelles pour dénoncer les failles des services belges dans la lutte contre le terrorisme (voir ici), le laxisme coupable dont avait fait preuve l’ancien bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, le manque de coordination entre les pays européens dans la traque aux djihadistes.

On ne peut évidemment nier que les attentats de Paris aient été décidés en Syrie, organisés en Belgique et perpétrés en France. Mais l’information a ses droits. Oui, il y avait des Belgo-Marocains, parmi les terroristes. Mais il y avait aussi des ressortissants français, vivant en Belgique. S’il est exact que plusieurs auteurs d’attentats sont passés par Bruxelles ou par Molenbeek, d’autres n’ont jamais quitté l’Hexagone sauf pour aller “se former” en Syrie. Des djihadistes, dont Nemmouche, ont été radicalisés dans les prisons françaises. Et Dutroux ? Que vient-il faire là dedans ? Faut-il que l’on reparle de l’affaire d’Outreau ?

La condescendance française n’a pas de limites. “Loin d’isoler la Belgique, il faut l’aider à se protéger et c’est ce que font les services français”, écrit Le Monde. C’est sans doute oublier un peu vite que ce sont les renseignements des services belges et marocains qui ont permis de localiser la planque d’Abaaoud à Saint-Denis. Tiens mais comment est-il parvenu à quitter la Syrie pour revenir à Paris, celui-là ? Il y a une explication : la France s’oppose toujours fermement à toute idée de PNR européen – le fichier des données des voyageurs aériens – lui préférant un PNR national. Et elle continue à refuser tout échange automatique d’informations entre les PNR nationaux. Avec de telles réticences, la traque aux terroristes n’est pas gagnée.

Reconnaissons-le : cet exercice – c’est pas moi, c’est lui…– a quelque chose d’un peu minable. On en est bien conscient. Il y a eu des failles partout. Et il est un peu vain de vouloir sans cesse rejeter la responsabilité des attentats de Paris sur d’autres pays amis. Ce petit jeu est d’ailleurs bien ce que cherche Daech : diviser, diviser diviser. En accablant les Belges de tous les maux, certains commentateurs sont tombés dans le piège tendu.

On le répète. Il n’est pas question ici de gommer certaines responsabilités et réalités belges, les lourdeurs institutionnelles qui peuvent gêner des enquêtes. Mais les critiques seraient plus faciles à accepter si elles venaient d’un État infaillible, un État qui serait un modèle du vivre ensemble et de l’intégration. Si c’était le cas, le FN, parti raciste, xénophobe, anti-européen, ne serait pas le premier parti de France. Mais sans doute les responsables du FN ont-ils été formés en Belgique…

Commentaire de l’AWF : Francis Van de Woestyne se sent blessé par la prose du quotidien « Le Monde » et nous pouvons le comprendre, la perfection des services de renseignements n’existant ni en France, ni en Belgique. De même, la référence à l’affaire Dutroux est hors-sujet, tant il est vrai que la justice française n’a pas été plus brillante dans l’affaire d’Outreau. Nous donnerons encore un satisfecit au rédacteur en chef de « La Libre » quand il regrette que la France s’oppose à toute idée de PNR européen et quand il reconnaît que les lourdeurs institutionnelles belges gênent les enquêtes.

Mais ergoter sur le fait que la Belgique, et plus particulièrement la Région de Bruxelles ne soit pas une plaque tournante du djihadisme et des trafics en tout genre (armes, drogues, prostitution, …) relève d’une mentalité laxiste bien belge.

Il en va de même sur la comparaison entre les politiques d’intégration et du vivre ensemble qui serait bien mieux en Belgique parce que le FN, parti raciste, xénophobe et anti-européen, ce que nous ne contestons  pas, serait le premier parti de France. Non, Monsieur Van de Woestyne, le premier parti de France est celui des abstentionnistes et bien des Wallons et Bruxellois, la retraite sonnée, passent la frontière pour aller jouir de la vie qu’offre encore aujourd’hui la douce France, loin des chamailleries communautaires belges, ne vous en déplaise. Les divisions apparues entre régions et fédéral pour quantifier la contribution de chacun à la COP21 ne sont-elles pas une nouvelle illustration du petit esprit qui anime certains de nos décideurs politiques ?

Un homme comme vous ne peut pas avoir raté le numéro de journalistes de la Première qui se sont attelés à comparer les discours de Charles Michel et de François Hollande. Ils se sont amusés à faire ressortir les différences entre les deux discours, celui de Charles Michel étant bien sûr beaucoup moins guerrier que celui du président français. N’était-ce pas là un jeu inadéquat alors qu’il eut été beaucoup plus correct de mettre en lumière les 90 % des deux discours qui se rejoignaient ? Mais nous savons que le french bashing est aussi un sport qu’apprécient certains journalistes belges.

En ces temps difficiles, soyons bons joueurs et reconnaissons que nous devons tout mettre en ordre pour parler, mais surtout agir à l’unisson. 

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde