Le Liban et la Francophonie

Notre ami le journaliste Pierre André, infatigable animateur de l’excellent blogue « Liège28 » nous fait parvenir l’éditorial de Elie FAYAD dans le quotidien libanais « L’Orient-le Jour ».

La promotion de la Francophonie animée sans relâche par Monsieur Albert Salon,  ancien ambassadeur de la France, Président de l’avenir de la langue française (ALF) et soutien de l’AWF, intéresse au plus haut point notre mouvement.

Nous pensons que la France, mais aussi la Wallonie ont tout à gagner à développer des accords de coopération dans tous les domaines avec les Etats et les Nations qui ont en commun la langue française.

A ce titre, ce qui se passe au Liban ne peut nous laisser indifférents.

Franc(a)phonie

L’édito de Élie FAYAD dans le quotidien libanais L’Orient-Le Jour du 23 février 2018

La mention « Liban », en français, a disparu des nouvelles plaques minéralogiques. Un vague fonctionnaire en aura décidé ainsi…

C’est le dernier en date d’une suite d’actes, de transformations et de négligences qui s’inscrivent dans le cadre d’une entreprise de liquidation programmée de la francophonie dans ce pays.

Au vu des graves problèmes en tous genres qui assaillent le Liban, ce fait, minuscule en soi, peut certes paraître anodin, au point de passer presque inaperçu aux yeux de l’écrasante majorité des usagers. Il n’en témoigne pas moins, assez tristement, du processus par lequel une nation peut, en silence, perdre petit à petit une partie de son âme.

Car à côté de l’héritage arabo-levantin, duquel les Libanais n’ont guère à rougir, leurs aïeux ayant grandement contribué dès le XIXe siècle à sa renaissance et son éclat dans les arts et les lettres, la francophonie fut aussi pendant longtemps et reste une autre manière d’être libanais, nullement en rupture avec la première.

Quoi ! N’avoir bravement résisté aux assauts furibards d’un nationalisme arabe moustachu, étriqué et maussade, qui fit des ravages culturels, politiques, militaires et économiques dans toute la région, que pour voir aujourd’hui les digues céder face à l’idéologie utilitariste dominante et à l’uniformisation culturelle de la planète ?

Qu’au Liban le père Noël soit détrôné par Santa (prononcer sènèh…), ou que le « tink you » remplace désormais le « mércé » n’est pas le problème : collectivement, l’anglais, au même titre que le français, n’ira jamais très loin auprès des catégories populaires, tout comme à l’époque romaine, le grec de l’École de droit de Béryte et des élites de la côte n’avait jamais pu défaire l’emprise des langues sémitiques chez les habitants de la montagne et de l’intérieur.

La question ne se pose pas vraiment, non plus, dans les décisions gouvernementales ou administratives, malgré la multiplication des appellations, des références et des sites électroniques ministériels en anglais et surtout des transcriptions de plus en plus fantaisistes des noms de lieux (villes, villages, quartiers) sur les panneaux routiers.

Le problème réside plutôt dans l’attitude des élites francophones elles-mêmes, qui ne paraissent plus tellement convaincues de la nécessité de faire des efforts pour défendre ce qui est pourtant une partie essentielle de leur identité culturelle et de leur système de valeurs.

Car c’est cela la francophonie : un esprit, une façon d’être et aussi un élément fondamental de la spécificité du Liban. Les banques libanaises peuvent dissimuler leurs raisons sociales françaises d’origine derrière des sigles abstraits, comme on cacherait une maladie honteuse, un vénérable musée peut décider de passer à la trappe la langue de Molière pour faire des économies d’espace, au final, c’est la différence du Liban qu’on enterre ainsi peu à peu.

Combat d’arrière-garde ? Nostalgie déplacée ? Pas si sûr. Qui dit francophonie dit d’abord ouverture. Depuis des décennies, l’apprentissage – nécessaire – de l’anglais n’est qu’une simple formalité pour les écoliers francophones du Liban. En connaît-on beaucoup à avoir été recalés des universités anglo-saxonnes pour faiblesse en langues ? Peut-on en dire autant en sens inverse ? Si la francophonie est une arme, elle cible uniquement la sous-culture homogénéisée, uniforme, qui a envahi le monde. Pas Fitzgerald, Faulkner ou Kerouac…

Mais hélas, le Liban n’est pas seul à perdre cette bataille-là. Il y a du monde, et du beau, à ses côtés. De passage il y a quelques années dans les locaux de L’Orient-Le Jour, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, la Canadienne Michaëlle Jean, se plaignait amèrement du manque de combativité des Français eux-mêmes dans ce domaine (les efforts actuels d’Emmanuel Macron et de sa conseillère Leïla Slimani incitent toutefois à relativiser ce constat).

Quant à l’ancien ministre Michel Eddé, PDG du groupe L’Orient-Le Jour/Le Commerce du Levant et grand défenseur de la francophonie, il n’en revient toujours pas de ce qu’il lui est arrivé un jour à Grenoble, où il était invité à une conférence. Quelle ne fut sa (mauvaise) surprise en entendant, à son entrée, un tonitruant et maladroit « Welcome to Grenowbel » !

Si, quoi qu’on fasse, parler français est considéré comme ringard, alors ce journal, seul quotidien francophone à des milliers de kilomètres à la ronde, se fera un point d’honneur de continuer à afficher sa ringardise. Parce qu’à ses yeux, cela veut dire défendre sa différence… et celle du Liban !

Parce qu’on ne croit pas au pacte d’excellence

Le Pacte d’excellence est un sujet récurrent sur ce site. Un mouvement pluraliste comme l’AWF, plaidant pour une intégration de la Wallonie dans l’espace français, n’a sans doute pas à prendre une position claire sur la réforme annoncée de l’enseignement francophone. Mais c’est peu dire que de nombreux membres de l’AWF se sentent concernés par ce qu’on nous prépare. Il est vrai que l’enseignement est un enjeu crucial pour l’avenir de nos sociétés.

Voici donc une nouvelle opinion très critique à l’égard du Pacte d’excellence, sans rapport avec l’AWF. Nous contribuons à sa diffusion parce que nous la jugeons pertinente. Ce texte a été publié ce 19 février sur le site du Vif/L’Express.

« Ne confondons pas la carte et le territoire »

Par Giovanni Cosentino, Licencié en sciences physiques – Professeur de physique à l’Athénée royal de Mons 1

Dès le début de sa conception, le Pacte pour un enseignement d’excellence n’a cessé d’alimenter les débats, les uns le considérant comme une rénovation salvatrice, les autres au contraire comme le coup fatal qui risquerait de faire s’écrouler tout l’édifice que représente notre école. Mais sait-on vraiment où l’on va ?

Dès le début de sa conception, c’est-à-dire depuis environ trois ans, le Pacte pour un enseignement d’excellence n’a cessé d’alimenter les débats, les uns le considérant comme une rénovation salvatrice, les autres au contraire comme le coup fatal qui risquerait, s’il venait à être porté, de faire s’écrouler tout l’édifice que représente notre école, notamment à cause de ce fameux tronc commun qui ne fera, selon certains, que reproduire les mêmes erreurs que « l’enseignement rénové » des années 70. De telles discordances nous amènent tout naturellement à la question : mais sait-on vraiment où l’on va ?

Il est incontestable que l’évolution rapide – devenue trop rapide aujourd’hui – de la société nous contraint à essayer de donner à nos jeunes un enseignement adapté aux enjeux de demain et l’ambition première du pacte semble bien être de répondre à ce besoin de renouvellement, mais la voie de réforme qu’il propose a le défaut majeur de manquer d’ancrage dans le réel.

En effet, il existe un abîme incommensurable entre la vision terriblement simpliste de l’école que nous présente le pacte et les réalités que doivent affronter tous les jours les acteurs de terrain dans leur travail.

Pour l’instant, ce pacte n’est guère plus qu’un simple plan sur le papier et l’optimisme niais de ses auteurs, avec ses ambitions incontestablement démesurées me fait penser à cette réflexion du père de la sémantique générale, Alfred Korsybski : « La carte n’est pas le territoire qu’elle représente ».

Autrement dit : la carte est la manière dont nous nous représentons la réalité, non la réalité elle-même. Et, de la même manière, le plan de construction qu’on nous propose aujourd’hui ne doit pas être confondu avec le véritable territoire de l’école où évoluent élèves et professeurs et où se révèlent chaque jour les difficultés vécues par les uns et le manque criant de moyens matériels mis à la disposition des autres. Il serait bien imprudent de croire naïvement qu’il suffit d’appeler une réforme « pacte d’excellence » pour qu’elle nous apporte cette qualité dont elle ne fait, somme toute, que prononcer le nom.

Comment ne pas s’étonner, voire s’irriter que l’on puisse inclure ce terme d’excellence dans l’appellation d’un projet lorsqu’il n’est encore qu’au stade de sa conception ? Comment pourrait-on prêter foi à ceux qui, aujourd’hui, voudraient vanter, à l’aide de ce titre pompeux, les mérites de quelque chose qui n’existe pas encore ?

La modestie ou tout simplement le souci d’objectivité et de réalisme auraient dû modérer les auteurs de ce projet et leur éviter de lui accoler ce terme qu’il est difficile de ne pas considérer comme fallacieux. Les lourds échecs des réformes antérieures sont pourtant bien là pour leur prouver que « réussir l’école » n’est pas une mince affaire.

L’objectif principal annoncé par le pacte est de permettre à tous les élèves, à travers un « tronc commun pluridisciplinaire et polytechnique renforcé » de les initier à toutes les branches de l’activité humaine afin de leur permettre de faire, par la suite, des choix professionnels judicieux : cela va de l’expression corporelle, aux nouvelles technologies numériques, en passant par le travail du bois et du métal, toutes les formes d’art et même la construction (en classe) d’objets (non encore spécifiés) ayant « un usage social avéré et pouvant réellement être utilisés ».

Un peu de bon sens suffit pourtant pour se rendre compte très vite que cette vision des choses trahit une certaine candeur et elle pourrait prêter à sourire si ce n’était pas l’avenir de notre enseignement qui était en jeu. On peut sérieusement se demander, en effet, si les concepteurs de ces programmes titanesques ont vraiment les pieds sur terre et s’ils ont seulement essayé d’évaluer les moyens financiers et humains qu’ils nécessiteraient.

Toutes les nouvelles activités prévues par le pacte (surtout les activités artistiques et technologiques) requièrent des compétences très spécifiques et les enseignants en place actuellement ne pourraient certainement pas répondre aux demandes qui leur seraient faites.

Afin peut-être de dissiper nos doutes sur la faisabilité de ce vaste chantier, le texte d’introduction du pacte tient ce discours rassurant : « Les orientations que nous proposons répondent à un idéal, celui d’une école efficace et équitable, et elles s’inscrivent dans un cadre réaliste ».

Et c’est ainsi que dès les premières lignes du texte du « projet d’avis numéro 3 », on nous annonce qu’un des axes stratégiques du pacte sera de « favoriser le plaisir d’apprendre ». Mais de qui se moque-t-on ?

Les enseignants avaient-ils vraiment besoin qu’on leur assène pareille évidence ? Que croyez-vous qu’ils font déjà, jour après jour, à longueur d’année, si ce n’est tenter de susciter l’intérêt de leurs élèves et de donner du sens à leur apprentissage.

« Il était nécessaire de changer l’école », nous dit-on aussi pour justifier la réforme, mais rien ne pourra changer dans la bonne direction si l’on ne tient pas compte des besoins spécifiques éprouvés par les enseignants dans leur travail. Or ces derniers ne sont pas rassurés du tout par les exigences draconiennes qui leur seront imposées comme par exemple les fameux « plans de pilotages » qui feront bientôt leur apparition dans les écoles et qui exigeront des équipes éducatives qu’elles atteignent une série d’objectifs en relation avec les taux de réussite, le nombre de diplômés, etc., comme si les résultats des élèves et leur implication dans le travail étaient des variables susceptibles d’être contrôlées comme on règle l’arrivée d’essence dans un carburateur !

Pour revenir à ce « cadre réaliste » auquel font allusion les auteurs du pacte, est-il vraiment réaliste, par exemple, de vouloir introduire dans le cursus scolaire des élèves, à côté de domaines classiques comme le français, les mathématiques ou les sciences, de nouveaux domaines d’apprentissage comme « la créativité, l’engagement et l’esprit d’entreprendre » ? Bien malin sera celui qui pourra nous dire ce que l’on entend exactement par là et comment les professeurs devront s’y prendre pour évaluer des compétences aussi vagues et aussi aléatoires.

Et c’est dans l’optique de ces nouveaux domaines d’apprentissage qu’on nous dit, par exemple, que l’élève doit « apprendre à oser se mettre en projet, individuellement et collectivement », qu’il doit « apprendre à  surseoir à l’acte et à l’immédiateté » ou encore « prendre conscience du temps et de l’espace et se lancer dans un temps d’effort plus ou moins long avant d’atteindre un résultat ». Verra-t-on bientôt les professeurs obligés de se transformer en spécialistes de la créativité artistique et de la psychologie cognitive ?

Pour ce qui concerne un autre sujet, plus sérieux, tout de même, celui du décrochage scolaire, est-il réaliste, par ailleurs, de promouvoir un dispositif sophistiqué de remédiation pour tous les élèves en difficulté et dans toutes les matières, mais sans reconnaître, pas même du bout des lèvres, qu’il nécessiterait, pour être opérationnel, des moyens considérables, comme l’introduction d’heures de cours supplémentaires et, a fortiori, l’engagement de nouveaux professeurs ?

On ne peut que constater que le pacte ne présente aucune évaluation, même approximative, des investissements qui devraient être faits pour accompagner les élèves en difficulté : non, le texte du pacte se contente de signaler « qu’il s’agira d’octroyer des périodes de remédiation selon des modalités à déterminer » et il appartiendra aux professeurs de se débrouiller.

N’est-ce pas un peu vague pour un projet qui se veut aussi ambitieux ? Au lieu de partir d’une réflexion intelligente et profonde sur ce que doivent être les conditions de travail idéales des élèves et des enseignants, au lieu de fonder ses projets sur la base d’un état des lieux pertinent qui nous aurait éclairés sur la question de savoir quelles sont les méthodes d’apprentissage qui fonctionnent le mieux et celles qui ne fonctionnent pas, au lieu de tout cela, les auteurs du pacte se contentent de tirer des plans sur la comète.

Le Projet d’avis numéro trois du pacte, un texte qui compte plus de 300 pages et qui définit les « axes stratégiques » des actions à entreprendre, présente une très longue liste d’objectifs qui commencent tous par un verbe écrit à l’infinitif : « renforcer la qualité de l’enseignement maternel, développer le leadership pédagogique des équipes de direction, responsabiliser les enseignants dans le cadre d’une dynamique collective d’organisation apprenante, rénover l’encadrement différencié, etc. »

On peut tout de même douter que ce long et sophistiqué verbiage puisse être suffisant pour sauver notre école. Les auteurs du pacte ne semblent pas avoir vraiment conscience de ce que sont les réalités du terrain. Jeter un plan sur le papier est une chose, le concrétiser en est une autre et le risque est grand de les voir confondre la carte et le territoire.

Critique et responsabilité

Par Roland Douhard

Ce billet, daté du 3 février 2018, est pour nous l’occasion de rappeler que Roland Douhard, qui fut l’un des premiers, de ce côté-ci de la frontière, à soutenir l’action d’Emmanuel Macron, livre habituellement ses impressions sur un blog personnel, voire intime, intitulé Le coin de vue.  

En France, depuis l’arrivée en responsabilité d’Emmanuel Macron, en mai 2017, on assiste à un double phénomène. Les partis d’opposition, gauche et droite réunies, se distinguent par une évanescence existentielle ainsi qu’une indigence programmatique. Mais, ailleurs, dans la presse et sur les réseaux sociaux, les tribunes d’intellectuels de premier et second plans se multiplient pour tailler un costume rapiécé au nouveau président. Les critiques en tous genres fourmillent et s’adonnent à une sorte de défoulement de l’entre soi. C’est leur droit et c’est leur rôle. L’intellectuel, au sens gramscien du terme, a un rôle d’analyse critique à proposer à la société et au politique. L’idée étant qu’une production d’idées, en phase de complexité, confrontée au débat démocratique collectif, vaut mieux qu’une idéologie cambrée dans le déni du réel et le dogme. Problème, trop d’intellectuels s’arrogent le monopole de la vérité et jugent l’action « des mains sales » – celles et ceux qui mouillent leur chemise en charge de la gouvernance – du haut de leur irresponsabilité. Si la saine et salutaire déconstruction du discours politique n’est plus qu’une posture de destruction, alors, elle devient toxique pour la recherche de solutions, le plus souvent hétérogènes, ni noires ni blanches, mais grises, et dont l’atteinte n’est jamais acquise d’avance. Rien de plus difficile que de plier la réalité à son désir, espérons-le, sincère, d’œuvrer au bien commun de l’humanité. L’esprit critique de tout un chacun, nécessaire et légitime, ne peut s’exonérer du travail de responsabilité.

Namur-Paris : à nouveau sur les rails

L’agence Belga reprend une information donnée par le journal Vers l’Avenir :

La SNCB cherche une alternative pour relier la Wallonie à Paris, sur les cendres de la liaison en Thalys qui a été supprimée. Une étude de faisabilité en cours évalue la solution Namur – Charleroi – Maubeuge – Paris, rapporte L’Avenir jeudi. « La demande de liaison est partie de chez nous, mais la région Hauts de France est très intéressée par cette possibilité », explique le ministre de la Mobilité, François Bellot.

La liaison serait un bon compromis, à moindre coût, et environ 35 minutes plus lente que le Thalys, selon les premières estimations. Pour les Wallons, cela signifie le retour d’une liaison directe vers la capitale française. Pour les Français du Nord, un accès direct vers l’aéroport de Charleroi, et indirect vers Bruxelles (via Namur). « Ce sera plus lent que le Thalys, mais aussi moins cher. Cela ne devrait pas excéder 60% du prix du billet Thalys. Cette liaison classique pourrait donc intéresser un potentiel plus large de passagers ».

SNCB et SNCF analysent l’intérêt socio-économique ainsi que la faisabilité technique d’un tel raccordement. La difficulté majeure persiste dans l’homologation technique des trains belges sur le réseau français. Le ministre Bellot espère une réponse de la SNCF fin mars. Si l’étude est positive, la ligne devrait être effective dès 2019.

Cette 7ème réforme de l’Etat qui ne dit pas son nom

8 février 2018 | Auteur : Bart Maddens | Traducteur : Herve Voglaire Sanchez | Temps de lecture : 2 minutes. Lu sur Daardaar

Après un long temps d’attente, la septième réforme de l’État est enfin une réalité. Vous avez bien lu : la proposition de loi spéciale a été déposée le 23 janvier à la Chambre et signée par pratiquement tous les partis, N-VA et PS compris. Dès lors, la majorité des deux tiers requise au sein de chaque groupe linguistique sera également acquise sans peine.

Nombreux sont ceux qui craignaient qu’aucun nouveau transfert de compétences ne voie le jour durant cette longue période de cessez-le-feu communautaire. Ladite proposition vient dissiper cette inquiétude. C’est reparti pour un tour !

Ne nous emportons pas pour autant. Il y a plutôt lieu de parler d’un transfert de compétence, au singulier. Et peut-on bel et bien le qualifier de transfert de compétence ? Oui, si ce n’est qu’il s’agit d’un transfert qui semblait entériné depuis belle lurette. Dix-sept ans, pour être précis.

Des faits qui remontent à 2001, quand tout le monde supposait que l’accord du Lambermont prévoyait déjà le transfert des règles régissant la campagne des élections communales. Ces règles ont par ailleurs été inscrites dans les décrets électoraux des Régions wallonne et flamande. Pourtant, lorsque le gouvernement flamand a souhaité modifier lesdites règles en 2016, le Conseil d’État en a subitement décidé autrement, à la surprise générale. Il semblerait que, pour finir, les régions soient uniquement compétentes pour veiller au bon respect des règles, non pas pour les dicter. Chasse gardée du fédéral, comme c’est également le cas pour les élections régionales.

Il en résulte une situation pour le moins étrange. Les lois déjà approuvées par les parlements régionaux gardent en principe leur force, n’ayant fait l’objet d’aucune objection de la part de la Cour constitutionnelle et, par conséquent, d’aucune abrogation. Or maintenant qu’il est établi que les régions ne sont pas compétentes, tout amendement de la réglementation devra à l’avenir transiter par l’échelon fédéral. Partant de ce principe, il faudrait déterrer une vieille loi fédérale datant de 1994.

La septième réforme de l’État résout le problème d’un tour de passe-passe en régularisant, en quelque sorte, l’excès de compétences du passé. À présent, les régions deviennent compétentes pour les règles proprement dites, pas uniquement pour le contrôle de celles-ci. Une réforme tout sauf spectaculaire, certes. Néanmoins, ne sous-estimons pas à nouveau l’importance de ces lois. Elles constituent un sous-groupe significatif de la législation électorale.

Et maintenant ? Que faut-il penser de cette affaire ? Qu’en période de cessez-le-feu communautaire, de telles mini-réformes de l’État restent possibles. Un constat déjà observé en 2015, lorsque le système de financement de la Communauté germanophone a été modifié sans faire de bruit. Une légère erreur de calcul s’était apparemment glissée dans la sixième réforme de l’État.

De toute évidence, les partis sont enclins à se débarrasser des anomalies gênantes présentes au sein de la structure de l’État. Les partis francophones sont également demandeurs. C’est dire. Ils sont en effet favorables à ce que les régions soient pleinement compétentes en matière d’élections locales, sans exceptions obscures. Or si tout cela est de l’ordre du possible, pourquoi des transferts de compétences plus étendus relèvent-ils du tabou ?

La structure de l’État belge regorge d’absurdités et de règles inextricables. Les Flamands ne pouvaient-ils pas joindre la question des élections locales et de la modification de la loi spéciale de 1980 à la résolution de quelques autres points institutionnels sensibles ? Ou ne feraient-ils pas mieux de laisser perdurer ces anomalies afin de s’en servir, ultérieurement, comme levier dans l’optique d’une réforme plus substantielle ?

Questions épineuses s’il en est, qui ne doivent toutefois pas gâcher la joie flamande née de ce transfert de compétence. Une septième réforme de l’État qui ne dit pas son nom !

BART MADDENS SE REJOUIT.  ALORS, NOUS AUSSI !

La Wallonie des clichés : triste !

Lents, péteux, ploucs et j’en passe… Des clichés bien peu enrichissants dans l’esprit de nos jeunes, une méconnaissance de la Wallonie sans doute limitée à peu de considération, triste !

Vu sur le site du journal « L’Avenir » :

C’est quoi un cliché? Qu’est-ce que le nom d’une ville vous évoque? Namur, Liège, Charleroi…? Nous avons posé la question à un panel d’étudiants à Louvain-la-Neuve.

Les réponses sont parfois drôles, parfois attendues, parfois surprenantes, voire révoltantes… pour peu que l’on soit concerné.

Le cliché est souvent lié à l’accent… mais c’est parfois bien plus fin. Par contre, d’autres villes n’en évoquent aucun. Cela voudrait-il dire qu’elles manquent de personnalité, de communication?

«C’est mal les clichés, mais en même temps, c’est assez drôle. Verviers? Terroristes…» Ouille, les clichés ne font pas toujours dans la dentelle.

«C’est mal les clichés, mais en même temps, c’est assez drôle. Verviers? Terroristes…» Ouille, les clichés ne font pas toujours dans la dentelle.

La video est à voir sur le site de l’Avenir.

Histoire et citoyenneté

Par Georges Régibeau

Il y a deux mois, Vinciane Pirenne-Delforge prononçait sa leçon inaugurale au prestigieux Collège de France, où elle occupe désormais la chaire consacrée à la religion, l’histoire et la société dans le monde grec antique.

C’est par ces mots qu’elle a terminé son brillant exposé :

« Vous me témoignez une confiance dont j’espère être digne.

« J’espère l’être tout autant des institutions qui ont créé les conditions de mon parcours scientifique, à savoir le Fonds de la Recherche Scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et l’Université de Liège.

« Je souhaite honorer aussi les collaborations que j’ai pu nouer au fil de ces années avec des collègues français car j’ai conscience d’être accueillie dans l’un des établissements les plus prestigieux de la République. Et pour une Wallonne, liégeoise de surcroît, l’appel de la France a une saveur toute particulière. En attendant l’avenir, dont nous aurons collectivement à nous charger, j’arrive au terme de cette leçon inaugurale dont je vous remercie de tout cœur d’avoir été les témoins. »

Voilà qui, au moment de conclure, ressemble à une profession de foi rattachiste, et le nom que porte Vinciane Pirenne est en soi tout un symbole.

En faisant le tour de son sujet, Vinciane Pirenne-Delforge a rappelé que l’histoire se renouvelle sans cesse avec le regard porté sur le passé. À ce niveau de rigueur scientifique, la réflexion se teinte aussi de philosophie. Il s’agit de prendre en compte la façon dont on questionne et appréhende un passé mort, plus ou moins lointain, exotique, dont l’évocation plus ou moins fantasmée est en soi un sujet d’étude. Evidemment, le récit de l’histoire s’inscrit lui-même dans une histoire. Il suffit de voir comment le roman national a pris forme au XIXe siècle, en particulier dans un pays tout neuf qui se cherchait des origines lointaines et prestigieuses.

On a prétendu que le peuple belge était presqu’aussi ancien que le peuple grec, tout en répétant que les tribus belges, situées au nord de la Seine, vaincues par Rome et progressivement romanisées, n’avaient aucun rapport avec les Flamands, venus plus tard dans ce qui s’appelle aujourd’hui la Flandre. Pour trouver du sens à cette histoire, il faut bien sûr inverser la perspective : un gouvernement provisoire a proclamé l’indépendance de la Belgique en 1830 et, après, on a donné une assise historique à ce pays qui était loin de s’imposer comme une évidence. Alors, le récit des faits passés dut s’adapter à ce besoin de légitimer la nouvelle réalité politique.  Une entreprise à laquelle on associe volontiers le nom d’Henri Pirenne, dont la réputation a dépassé nos frontières, en particulier pour ses travaux sur le Moyen Âge.

Venu de Verviers pour enseigner l’histoire à l’Université de Gand, non loin du château des comtes de Flandre, Henri Pirenne était à l’image de cette Belgique francophone qui, en se reconnaissant dans le rayonnement de la Flandre au Moyen Âge et à la Renaissance, jusqu’aux ducs de Bourgogne et Charles Quint, voulait croire en un destin original, ni néerlandais ni français. Ce projet montrait déjà ses limites au XIXe siècle, avec la montée en puissance du mouvement flamand, qui associait la langue française à celle d’une puissance étrangère occupant la Flandre. Et puis, en 1912, ce fut au tour de Jules Destrée d’accuser la Belgique, avec ses oripeaux faussement nationaux, d’avoir détourné les Wallons de leur histoire et de leur identité :

« Confiants dans l’illusion belge, nous avions appris à considérer comme des expressions de l’âme de nos aïeux, la fierté farouche des beffrois et des hôtels de ville, l’élan religieux des églises du beau pays de Flandre. (…) Puisque la Belgique, c’était nous comme eux, qu’importait que son histoire, difficile à écrire, fut surtout celle des jours glorieux de la Flandre ? Aujourd’hui, nous commençons à apercevoir l’étendue du mal. Lorsque nous songeons au passé, ce sont les grands noms de Breydel, de Van Artevelde, de Marnix, de Anneessens qui se lèvent dans notre mémoire. Tous sont Flamands ! (…) Des milliers et des milliers d’écoliers ont subi le même enseignement tendancieux. Je suis confus de mon ignorance quand je m’interroge sur le passé wallon. Des amis mieux informés m’assurent que notre grand Pirenne, malgré tant d’aperçus ingénieux, n’a pas su, sur ce point, se dégager de la traditionnelle glorification flamande et faire à la Wallonie la place qu’elle mérite. »

Henri Pirenne fut lui aussi victime de cette illusion belge : la flamandisation de l’Université de Gand, dont il ne voulait pas, précipita la fin de sa carrière académique. A ce moment-là, sa vision de l’histoire de Belgique a-t-elle été troublée ? Et si le même Henri Pirenne avait pu vivre une seconde vie et voir, progressivement, le mouvement flamand se confondre avec la Flandre et phagocyter ce qu’il reste de la Belgique, dominée aujourd’hui par un autre historien, Bart De Wever, aurait-il encore eu l’envie de nous raconter la même histoire ? Au Moyen Âge, on s’est longtemps arrêté aux écrits des savants de la Grèce antique; en les vénérant comme une source de vérité indépassable, on trahissait leur démarche. En bon historien, sensible aux effets du temps, critique, Henri Pirenne ne dénoncerait-il pas la permanence, en Belgique francophone, de représentations surannées qu’il a pourtant contribué lui-même à faire entrer dans les têtes ?

Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes, s’est demandé Vinciane Pirenne-Delforge, en reprenant le titre d’un essai de Paul Veyne… Et les Wallons, avons-nous envie d’écrire, ont-ils renoncé à leur mythologie belgo-flamande ? On sait combien le mythe est essentiel pour créer du lien, souder une communauté nationale ou religieuse en lui donnant les principaux éléments de son identité, mais les circonstances évoluant sans cesse, il arrive que la fiction dans laquelle on baigne, avec sa charge émotionnelle, devienne non seulement inutile mais collectivement préjudiciable. Il est urgent, dans ce cas, de procéder à des mises à jour. Plus de cent ans après la Lettre au Roi de Jules Destrée, trop de Wallons sont encore aujourd’hui mentalement « programmés » pour une Belgique qui a depuis longtemps cessé d’exister.

C’est dans la confrontation avec le présent que le passé gagne une intelligibilité qui interroge aussi le rôle social de l’historien. La fonction de celui-ci n’est certes plus de fabriquer des mythes en réduisant l’histoire à une lecture patriotique, il aurait plutôt tendance à déconstruire, à mettre à distance, à relativiser, mais on voudrait voir si, en dehors de ce travail critique, il se donne encore une responsabilité politique et citoyenne. Comment se fait-il qu’en dehors de l’Institut Jules Destrée, les historiens de Wallonie bousculent si peu les idées reçues sur la permanence d’une identité belge ?

Heureusement, il y a parfois des raisons d’espérer : « …pour une Wallonne, liégeoise de surcroît, l’appel de la France a une saveur toute particulière. En attendant l’avenir, dont nous aurons collectivement à nous charger… »

Brussels Airlines

Quand on lit ce qui suit, il est effectivement plus qu’urgent de se séparer de la Flandre et de liquider le « croquemitaine belgicain ». Tant qu’il existera, les Wallons agiront contre leurs intérêts. Psychique ? Vous avez dit psychique ? Comme c’est étrange et récurant.

Valmy

Qui va pleurer Brussels Airlines ?

Par Bertrand Henne. Publié sur le site de la RTBF le mardi 6 février 2018 

Le dossier Brussels Airlines démontre une nouvelle fois que la Belgique ne défend pas, ou très mal, ses intérêts stratégiques.
Inutile ici de rappeler à quel point nous avons, depuis les années 80, laissé nos grandes entreprises stratégiques filer à l’étranger. Dans tous les pays qui nous entourent, France, Pays-Bas, Allemagne, l’ancrage du capital des entreprises structurantes pour l’économie est une priorité pour les pouvoirs publics. Pas chez nous. On l’a déjà souvent dit, c’est parce qu’il n’existe pas de patriotisme économique chez nous.

En fait si, il en existe un. Il s’est construit en Flandre. Il s’est construit notamment autour de la KBC pour contrer le capitalisme francophone jugé arrogant et anti-flamand. Ce qu’il a très bien réussi à faire du reste. Le capitalisme francophone a implosé.

La Flandre se fiche de Brussels Airlines

La compagnie fait pourtant tourner l’aéroport de Zaventem qui est important pour la Flandre. Mais regardez l’histoire. La Sabena était considérée par la Flandre comme une compagnie belgicaine. À sa mort, le traumatisme était surtout francophone alors que les dégâts économiques ont été importants à Zaventem.

D’ailleurs, quand Guy Verhofsadt a voulu recréer une compagnie belge, il n’a trouvé que deux dinosaures du capitalisme francophones, Etienne Davignon et Maurice Lippens, pour le faire. Ce sera la SN Brussels Airlines.

Au moment de la création de la SN, la Flandre ne voulait pas qu’on utilise le nom de Belgique pour cette compagnie. Pire, elle n’a pas investi alors que cette compagnie allait permettre de maintenir une activité à Zaventem. Parmi les partenaires publics qui ont investi à l’époque, on trouve le fédéral, la Société Régionale d’Investissements Wallonne (SRIW) et la Société Régionale d’Investissements Bruxelloise (SRIB). Pas de trace de la Flandre.

C’est un comble. La Wallonie, qui réussit si bien avec l’aéroport de Charleroi, a investi dans une compagnie qui fait les belles heures de Zaventem.

On doit donc se résoudre à perdre Brussels Airlines

Oui! C’est déjà fait de toute façon. Puisque les actionnaires de l’époque ont revendu leur part aux Allemands. Ce qui arrive aujourd’hui est inéluctable. Les allemands agissent selon leurs intérêts, leurs aéroports, leurs connexions, leurs hubs, leurs emplois.

En Flandre, pas grand monde ne pleurera ce reliquat belgicain francophone. À Bruxelles, on pensera surtout diminution du survol et des nuisances, et en Wallonie, on regarde vers les aéroports de Charleroi pour les passagers et de Liège pour le Fret.

Si d’aventure les Allemands tuent Brussels Airlines, l’intègrent à leur filiale low cost, s’ils remplacent tout le management par des allemands, s’ils foutent en l’air des connexions considérées comme stratégiques chez nous, s’ils délaissent Zaventem pour rapatrier des passagers et des profits dans leurs aéroports, nous ne pourrons pas nous plaindre.

Nous pouvons faire beaucoup de choses, mais pas nous plaindre. Dans ce secteur, comme dans d’autres, à force de nous disputer sur la direction à prendre, nous avons lâché le manche à balai. Nous sommes devenus les passagers du capitalisme mondialisé.

Pour la blague. Comment se nomme la nouvelle compagnie installée à Charleroi (Brussels-South) ? Air Belgium ! D’accord, les Chinois ne connaissent pas la Wallonie et… nous serions peut-être étonnés !

Eurovision : le choix des Français

Par Paul D. à partir de deux courriels reçus, l’un de Jean-Luc Lefèvre, l’autre de Bruno.

L’Eurovision, ce concours, considéré par certains comme le grand barnum de la chanson populaire qui rassemble chaque année des  millions de téléspectateurs devant leur écran, on connaît.

La France a innové cette année en laissant choisir la chanson qui défendrait les couleurs du Pays des Lumières par ses citoyens téléspectateurs.  Ceux-ci ont osé, parmi 12 chansons proposées, choisir une chanson qui illustre la France des Droits de l’Homme et du Citoyen…

On ne peut, nous Wallons réunionistes qui désirons rejoindre la France, rester indifférents au choix des Français.

Ecoutez donc  « MERCY » par le groupe « Madame, Monsieur » :

https://youtu.be/c-5UnMdKg70

Ça va chanter dans les cours de récréation de France & de Navarre…

La chanson soulève des controverses, et en ces temps de problèmes migratoires, c’est inévitable ! 

Mais pour la première fois depuis bien longtemps, une Chanson française peut ébranler l’Eurovision… et faire gagner la France !

Pour l’histoire vraie, c’est celle de « Mercy » un bébé né à bord de l’Aquarius, le bateau affrété par MSF, Médecins sans Frontière, qui témoigne :

https://www.lexpress.fr/ culture/musique/mercy-la- bouleversante-histoire- derriere-la-chanson-qui- representera-la-france_ 1980054.html

Les paroles de la chanson :

MERCY

Je suis née ce matin

Je m’appelle Mercy

Au milieu de la mer

Entre deux pays,

Mercy

C’était un long chemin

et Maman l’a pris

Elle m’avait dans la peau,

huit mois et demi

Oh oui

huit mois et demi

On a quitté la maison,

c’était la guerre

Sûr qu’elle avait raison,

y’avait rien à perdre

Oh non,

excepté la vie

Refrain

Je suis née ce matin

Je m’appelle Mercy

On m’a tendu la main

Et je suis en vie

Je suis tous ces enfants

Que la mer a pris

Je vivrai cent mille ans

Je m’appelle Mercy

Et là devant nos yeux y’avait l’ennemie

Une immensité bleue peut-être infinie

Mais oui, on en connaissait le prix

Surgissant d’une vague, un navire ami

A redonné sa chance à notre survie

C’est là, que j’ai poussé mon premier cri

Refrain

Je suis née ce matin

Je m’appelle Mercy

On m’a tendu la main

Et je suis en vie

Je suis tous ces enfants

Que la mer a pris

Je vivrai cent mille ans

Je m’appelle Mercy

Je suis née ce matin

Je m’appelle Mercy

Merci, merci, je vais bien merci

Merci, merci, je vais bien merci

Merci, merci, je vais bien merci

Merci, merci, je vais bien merci

Information : arnaque

De toute évidence, ce qui suit est une grosse arnaque. N’y répondez surtout pas. Merci à Pierre de m’avoir prévenu. 

L’adresse électronique ne correspond en rien à celle de Jacques Lenain et ce dernier n’est bien sûr pas homme à envoyer ce type de message.

Bonjour Paul,

Je reçois ce genre de message qui semble être une grosse arnaque. Je crois que les membres et sympathisants de l’AWF doivent être prévenus.

Bien à toi.

Pierre

——– Message transféré ——–

Sujet : Jacques LENAIN
Date : Mon, 5 Feb 2018 13:01:44 +0100
De : Jacques LENAIN <bskuster@gmail.com>
Bonjour,
Je peux te faire part d’une difficulté par mail ? 
Jacques

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde