Namur-Paris : à nouveau sur les rails

L’agence Belga reprend une information donnée par le journal Vers l’Avenir :

La SNCB cherche une alternative pour relier la Wallonie à Paris, sur les cendres de la liaison en Thalys qui a été supprimée. Une étude de faisabilité en cours évalue la solution Namur – Charleroi – Maubeuge – Paris, rapporte L’Avenir jeudi. « La demande de liaison est partie de chez nous, mais la région Hauts de France est très intéressée par cette possibilité », explique le ministre de la Mobilité, François Bellot.

La liaison serait un bon compromis, à moindre coût, et environ 35 minutes plus lente que le Thalys, selon les premières estimations. Pour les Wallons, cela signifie le retour d’une liaison directe vers la capitale française. Pour les Français du Nord, un accès direct vers l’aéroport de Charleroi, et indirect vers Bruxelles (via Namur). « Ce sera plus lent que le Thalys, mais aussi moins cher. Cela ne devrait pas excéder 60% du prix du billet Thalys. Cette liaison classique pourrait donc intéresser un potentiel plus large de passagers ».

SNCB et SNCF analysent l’intérêt socio-économique ainsi que la faisabilité technique d’un tel raccordement. La difficulté majeure persiste dans l’homologation technique des trains belges sur le réseau français. Le ministre Bellot espère une réponse de la SNCF fin mars. Si l’étude est positive, la ligne devrait être effective dès 2019.

3 réflexions sur « Namur-Paris : à nouveau sur les rails »

  1. Félicitons Monsieur Bellot pour son initiative de rebrancher la dorsale wallonne au réseau ferroviaire de France puisque la Belgique ignore les « peaux rouges wallons ». Bien étrangement  » SNCB et SNCF analysent (à nouveau) l’intérêt socio-économique ainsi que la faisabilité technique d’un tel raccordement », alors que ce raccordement exista il peu. Ces deux organismes pourraient profiter de l’occasion, ainsi offerte, pour réétudier  » l’intérêt socio-économique ainsi que la faisabilité technique d’un (…) raccordement » entre Givet / Dinant et Namur alors que cette liaison exista pendant bien des années. Enfin, espérons que l’un ou l’autre politicien wallon francophobe n’aide pas la Belgique à saboter le projet ?

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  2. Je ne vois pas le malheur partout mais quand quelqu’un veut battre son chien, il trouve toujours un bâton pour le faire.

    Le Ministre Di Antonio suggère-t-il que le Ministre Bellot ne connaît pas son dossier et l’état de la dorsale wallonne ?

    De Antonio plutôt sceptique envers le projet de nouvelle liaison ferroviaire Namur-Paris

    Publié le lundi 26 février 2018 à 20h29 Belga -RTBF Info

    Le ministre wallon des Transports Carlo Di Antonio (cdH) s’est montré perplexe lundi envers la création d’une nouvelle liaison ferroviaire internationale entre Namur et Paris via Charleroi et Maubeuge, comme évoquée il y a une dizaine de jours dans la presse.
    Interrogé lundi en commission du Parlement wallon par plusieurs députés sur le projet, le ministre wallon a regretté n’avoir nullement été associé ou concerté dans ce dossier piloté par le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot (MR). Les administrateurs régionaux auprès de la société ferroviaire n’ont pas plus été consultés, selon le ministre wallon.
    D’un point de vue technique, Carlo Di Antonio s’est par ailleurs montré assez dubitatif lundi. « Il faut savoir que la L130 (Namur – Charleroi) est sujette à des problèmes de capacité aux heures de pointes d’autant que lors du dernier plan de transport, un train omnibus a été ajouté sur ce tronçon. Ceci a empêché l’application des revendications wallonnes, à savoir un IC supplémentaire aux heures de pointe et la réactivation du Thalys wallon », a-t-il commenté. Quant à la ligne L130A (reliant Charleroi à Erquelinnes), elle est, selon le ministre, actuellement sujette à des « problèmes techniques » qui ont amené Infrabel à mettre un tronçon à voie unique.
    Je me pose la question de la rapidité d’un train international que l’on souhaite mettre en place entre Namur et Paris
    De plus, « la vitesse a été réduite définitivement, sur un autre tronçon, de 100 à 60 km/h et Infrabel a demandé les permis pour passer à voie unique sur une partie de ce même tronçon », a-t-il ajouté. « Je me pose donc la question de la rapidité d’un train international que l’on souhaite mettre en place entre Namur et Paris tout en sachant que l’on a écarté Liège et Mons, sans compter les problèmes de capacité qui seront rencontrés sur le territoire français, entre autres au niveau de Paris-Nord », a conclu le ministre tout en s’interrogeant sur les coûts financiers du projet, tant en termes d’infrastructure, d’exploitation que de matériel. Namur était naguère directement reliée à Paris via à une liaison à grande vitesse (Thalys), mais celle-ci été supprimée au printemps 2015.

    Question: lequel des deux ministres tente de détruire tout espoir en Wallonie ?

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