Les Wallons ne sont pas tous aveugles

Selon l’IWEPS, 40 % des Wallons estiment réaliste la séparation de la Belgique

Publié le Mercredi 6 Février 2019 sur le site sudinfo.be

L’Institut wallon des statistiques (Iweps) vient de boucler son grand baromètre quinquennal.

Une grande enquête le révèle: le Wallon n’exclut plus la séparation de notre pays

C’est sans doute le changement le plus spectaculaire du baromètre 2018 de l’Iweps : près de quatre Wallons sur dix estiment que la séparation de notre pays est réaliste. Et même si 92 % des Wallons interrogés sont contre la séparation de la Belgique, ils sont 36 % (contre 21 en 2013) à la juger possible.

Le Wallon commencerait-il à sortir la tête du sable et à évaluer la situation de la Belgique dans sa réalité ?

Le Wallon commencerait-il à en avoir assez de voir se développer le confédéralisme belge dans lequel la Flandre de manière rampante considérerait la Wallonie comme sa chose dans l’attente de la flamandiser complètement ? En d’autres termes, refuserait-il que la Wallonie devienne une colonie de la Flandre ?

La Flandre manque de terrains et prône l’expansionnisme vers la Wallonie et particulièrement vers l’Ardenne où il n’est plus rare aujourd’hui de voir des villages composés de 50 % de Colons flamands qui payent chers leurs cocons au seul bénéfice d’agences immobilières.

Ce phénomène fait augmenter le prix de l’habitat, rendant l’accession à la propriété impossible pour les autochtones. De plus en plus d’Ardennais disent ne plus pouvoir vivre là où ils ont grandi.

L’exemple de la plus petite ville du monde, Durbuy, est éclairant à ce sujet. Un bon reportage de la RTBF a démontré que le sieur Coucke, grand argentier et bon patron flamand, venait en Wallonie pour une raison fondamentale : y faire du business. Son « amour » pour la région passant loin derrière son but principal. Quant aux Wallons de souche, il leur est demandé de quitter la ville à la recherche d’un ailleurs.

Paul DURIEUX

Premier des Jours V de la N-VA : Autant savoir !

Si les Régionalistes et les Réunionistes confirmés de Wallonie, tous partis confondus, ne comprennent pas que leur heure de gloire est arrivée, alors : il ne reste que le suicide !

Extrait du site de la N-VA, traduit en français.

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Jour V « La prospérité à travers le confédéralisme » : s’attaquer à nos propres problèmes avec nos propres solutions et notre propre argent.
26 janvier 2019

S’attaquer à nos propres problèmes avec nos propres solutions et notre propre argent. Telle est l’essence du confédéralisme autour duquel la N-VA a organisé samedi le premier de ses quatre jours V. C’est dans un Zuiderkroon plein à craquer que Jan Jambon, Ben Weyts, Sander Loones et Matthias Diependaele ont présenté à Anvers la vision de la N-VA du confédéralisme. Le président de la N-VA Bart De Wever a pris la parole en dernier, sous un tonnerre d’applaudissements.

Déficit démocratique
Le jour V « La prospérité à travers le confédéralisme » a commencé par une grande nouveauté. Pour la première fois dans l’histoire de la N-VA, c’est un candidat Premier ministre qui a lancé la campagne électorale. Jan Jambon a tout d’abord résumé l’incroyable parcours de la N-VA ces dernières années : de menace pour l’État à parti de gouvernement de plus en plus respecté en Belgique francophone également. « Si beaucoup de choses ont changé en quatre ans, notre analyse du fonctionnement du pays, notre analyse communautaire , n’a elle pas bougé », a expliqué Jan Jambon, devenu par la force des choses expert du fonctionnement du pouvoir en Belgique. Selon lui, les esprits sont de plus en plus mûrs au sud du pays également, surtout après que les francophones ont, sous le gouvernement Michel I, suivi une politique de centre droit pour laquelle ils n’avaient pas voté. « Nous sommes les seuls à proposer un plan permettant de combler ce déficit démocratique, pas seulement en Flandre, mais dans les deux démocraties du pays. Ce plan, c’est le confédéralisme », a expliqué Jan Jambon.

Cachalot fédéral
Après un petit film dans lequel la tête de liste bruxelloise Cieltje Van Achter a décrit la situation dramatique de notre capitale, Ben Weyts est venu illustrer les manifestations surréalistes d’une fédération belge à l’agonie à travers plusieurs exemples hallucinants. « Un cachalot dans la mer est une compétence fédérale, un cachalot sur la plage est flamand », a ironisé Ben Weyts, qui avait déjà osé devant une salle bondée « donner raison » au PS qui avait affirmé qu’il n’était pas normal que la Wallonie soit soumise à une politique flamande. C’est pourtant ce qui se passe actuellement en Belgique : une région est dominée au niveau fédéral par l’autre, avec toutes les frustrations qui en découlent. En d’autres termes : le blocage belge est tout aussi néfaste et antidémocratique pour les francophones que pour les Flamands. Peut-être encore plus pour les francophones, car leurs problèmes sont plus grands que dans notre Flandre prospère, et qu’ils ont donc davantage besoin d’une politique sur mesure, a souligné Ben Weyts. La tête de liste flamande dans le Brabant flamand a donné plusieurs exemples concrets démontrant que le dossier communautaire n’avait en réalité jamais été mis au frigo, en témoigne le nombre de conflits d’intérêts et de plaintes devant le Conseil d’État. La conclusion de Ben Weyts fut tout aussi claire qu’incontournable : « Le fédéralisme belge est en état de faillite, dans tous les sens du terme. Ce pays doit changer. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons garantir la prospérité et le bien-être des Flamands. »

Flamingant : une fierté
Sander Loones et Matthias Diependaele ont ensuite illustré les plans confédéraux de la N-VA. En se basant sur plusieurs événements et déclarations de ces dernières années, ils ont décrit à l’assemblée ce qui se serait passé si la N-VA n’avait pas siégé au sein du gouvernement. Ils ont par exemple imaginé que Joëlle Milquet ait occupé la place de Jan Jambon en tant que ministre de l’Intérieur après les attentats du 22 mars 2016. « Auriez-vous eu autant confiance ? » La majeure partie de leur discours a porté sur la forme de confédération belge imaginée par la N-VA. Au sein de cette confédération, les deux entités fédérées, Flandre et Wallonie, possèdent chacune toutes les compétences.

Dans certains domaines, la Flandre et la Wallonie peuvent décider de collaborer, « pas parce qu’elles le doivent, mais parce qu’elles le souhaitent. Notre forme de confédéralisme est bénéfique à la fois pour la Flandre et la Wallonie, qui opteraient pour une collaboration intelligente. »

Éléments marquants du plan de la N-VA : des compétences étendues pour Bruxelles et le maintien d’une solidarité certes réduite avec la Wallonie. Matthias Diependaele et Sander Loones ont conclu leur allocution par un appel à toutes les personnes présentes à défendre l’idée du confédéralisme dans leur entourage. « Le terme flamingant était d’abord une injure, puis c’est devenu une fierté. C’est aujourd’hui un gage de qualité, et notre lion des Flandres est notre label de qualité. Essayons de convaincre un maximum de Flamands de défendre ce label de qualité Flandre avec fierté, ouverture et courage. »

Le bastion Flandre
Le président de la N-VA Bart De Wever fut le dernier à prendre la parole. Il a commencé par saluer ces jeunes qui sèchent les cours pour défendre le climat, dont il a souligné le courage et la passion dans la défense de leurs convictions. Il souhaite le même courage aux Flamands, car « un homme de 67 ans se tient prêt à reprendre les rênes en Belgique francophone. Un certain Elio. » Aucune insulte à l’égard de Di Rupo, mais le fait que ses ambitions consistent précisément à détruire le travail effectué par la N-VA ces dernières années est une très bonne raison de rester à l’affût, a prévenu De Wever.

« Chers amis, nous allons devoir défendre le bastion Flandre. Ensemble, avec force et avec tous nos moyens. Le seul barrage à la politique PS et à la destruction orchestrée par la gauche est de voter pour la N-VA. Je compte sur vous pour tenter de convaincre un maximum de vos proches de défendre la N-VA, malgré toutes les tentatives des partis traditionnels de susciter la crainte », a-t-il lancé sans détour.

Au terme d’un premier jour V intense, les 800 sympathisants de la N-VA présents étaient unanimes : « Le temps du confédéralisme est venu. »

Plus clair que cela n’existe pas ! Puisque l’Union Européenne bride les velléités d’indépendance des Etats alors qu’elle organise par le biais des « départements transfrontaliers » la neutralisation des souverainetés nationales, il ne reste plus qu’aux Wallons et aux Flamands d’organiser le « dépeçage » du Royaume de Belgique, accompagné d’un inventaire précis et complet de tout ce qui doit être divisé et partagé selon les règles d’une bonne convention de divorce sans oublier le partage des dettes et des avoirs !

Valmy

Révélateur…

Je suis certain que vous connaissez tous dans votre entourage des personnes qui ont vécu le même désagrément : recevoir un courrier rédigé exclusivement en néerlandais.

A celles et ceux qui ne voient notre avenir que dans l’apprentissage de la langue de Vondel et qui recherchent une école en immersion linguistique néerlandaise pour leurs enfants, je dis ceci : continuez vos errements et lorsqu’une majorité de Wallons seront de parfaits petits bilingues néerlandais-français, vous n’aurez plus qu’à vous taire (je reste poli) quand vous recevrez vos courriers exclusivement rédigés en néerlandais. Ce jour-là, la messe sera dite…!!! Vous ne pourrez pas dire que l’ Alliance Wallonie France ne vous aura pas prévenu…

Paul D.

La lettre de Jean-Luc Lefèvre

Bonjour,
Je reçois ce jour facture d’hospitalisation de mon épouse GODARD Marie-Anne, La lettre d’accompagnement est rédigée dans la langue usuelle de Wallonie, mais le détail des frais exclusivement en néerlandais, ce que je ne puis tolérer. A titre conservatoire, bien qu’il n’y ait rien à payer, je vous saurai gré de me faire parvenir ce décompte en français. A l’avenir, sans préavis de ma part, je ne paierai aucune facture libellée dans une langue qui n’est pas la mienne.
Bien à vous,

Jean-Luc Lefèvre Jambes

Wallons, ouvrez les yeux !

Par Claude Roland

La Flandre a changé d’objectif. Le séparatisme territorial qui fait tant peur aux belgicains et aux Bruxellois et dont on se sert pour proscrire tout rattachisme, nationalisme voire régionalisme wallon n’est plus d’actualité. Il a fait place à un séparatisme économique et surtout social accompagné d’une domination flamande sur le fédéral, d’une colonisation de la Wallonie et d’une union avec la Hollande.
Le séparatisme financier et social va de plus en plus loin.
– Les syndicats n’en parlent pas, mais à travail égal, dans une même entreprise, les salariés wallons sont moins payés que les Flamands. C’est une règle qu’imposent les managers flamands qui, bien organisés par le Voka, ont pris le pouvoir dans la majorité des entreprises. Des entreprises qui engagent de préférence des Flamands aux dépends des Wallons.
– Les Flamands, en manque de territoires, prennent possession des territoires wallons. Dans les Ardennes, les villages néerlandais (hollandais et flamands) aux barrages de l’Eau d’Heure, les zonings industriels de Nivelles et bien d’autres.
La Flandre prend aussi possession des ressources wallonnes. Les exploitations de bois, les zones agricoles (Boerenbond) et les eaux de source (l’or bleu wallon).
– La Flandre progresse rapidement dans son union avec la Hollande. Ainsi, le récent achat de F35 a été décidé dans ce sens afin d’accélérer l’intégration de l’armée belge dans l’armée néerlandaise. Le général en chef néerlandais a déjà fait savoir que les pilotes belges devront suivre les directives néerlandaises notamment au niveau des entraînements qui ne se feront plus en France mais aux USA, les Néerlandais étant atlantistes.
– Les Bruxellois ne sont pas en reste.
1) Ils ont besoin des finances wallonnes pour les matières gérées par la communauté Wallo-Brux.
2) Les CPAS bruxellois saturés poussent leurs allocataires sociaux à venir s’inscrire dans les CPAS wallons, notamment ceux issus de l’immigration.
3) En manque de logements et surtout de logements bon marché, Bxl compte sur la Wallonie pour offrir ce qui manque à ses allocataires.
4) Bxl veut rester la capitale du Wallo-Brux, de la Belgïe et de l’Europe. Aux fêtes de la communauté Wallo-Brux, sur le podium, on a scandé la Belgique c’est Bxl et Bxl c’est la Belgique. La Wallonie ? Oubliée. Les Wallons ? Juste des francophones non bruxellois habitant à la périphérie de Bxl.

Quel argent pour l’enseignement ?

Refinancer l’enseignement supérieur sur le dos du secondaire et du fondamental

Par Paul MELOT

Refinancer l’enseignement supérieur…en bouffant la soupe des autres ? Julien NICAISE ( grand chef de l’ARES : Académie de Recherche de l’Enseignement Supérieur, gros machin made in Marcourt and Co) vient d’enfoncer une bien belle porte ouverte ( LE SOIR de ce 30/1).

Sur le constat – bien réel – que l’enseignement supérieur manque de moyens, il suggère, et ce n’est pas la première fois, notamment après les dires des recteurs d’universités, qu’il faudrait aller rechercher des centaines de milliers d’euros dans l’école secondaire, entre autres fadaises, en remontrant les normes des options. Passer d’une « moyenne » de 10 à 13 élèves par classe, résultat d’une stricte division mécanique de budget de l’enseignement par le nombre d’emplois. Tout en ne revendiquant pas de modifier le décret du supérieur -faut pas déplaire ! – (enveloppes fermées, mais qui donc a voté cela ? ) il souhaite ainsi récupérer de l’argent alors que l’école secondaire ne consomme déjà pas les moyens dont elle disposerait puisque la pénurie d’enseignants fait économiser de l’argent à cette pauvre Communauté française désargentée…

Rappelons à ce sujet que DEMOTTE, en juin, était allé pleurer chez JUNCKER pour obtenir un prêt de 600 millions d’euros auprès des institutions financières proches de l’Europe pour maintenir la tête de la Communauté française hors de l’eau !

Rappelons aussi que le « pacte » d' »excellence » pour l’enseignement ET fondamental ET secondaire qu’il soit par ailleurs bon ou mauvais, pas d’importance (!) ,de toute façon inacceptable pour moi, ne dispose déjà pas des moyens pour mettre ses propres exigences en place ( ou plutôt les exigences de Mc KINSEY…) Tellement vrai qu’il devrait trouver en interne des économies en supprimant des pans entiers de l’enseignement spécialisé, par exemple…Bref, les pauvres paient pour les pauvres ! Faut-il rappeler que, dès 2025, les finances de la Communauté française vont à nouveau plonger dans l’abîme vu les montants astronomiques de la « cotisation de responsabilisation » des pensions.

La seule solution immédiate, puisque les élections régionales sont proches et qu’un nouveau gouvernement wallon ( et de la C.F.) verra le jour: régionaliser totalement les compétences de la Communauté française et repenser l’école par un autre bout de lorgnette. De ce côté, cela semble bouger. Hier encore, toujours dans « LE SOIR », le Ministre CRUCKE vient de faire un gros appel du pied à tous les régionalistes convaincus de cette nécessité. Bravo l’artiste ! Même chez le nouveau président du CDH, l’idée percole un peu mieux ! Un petit effort sera quand même souhaitable au sein du PS puisque DERMAGNE, concession faite aux communautaristes DEMOTTE et DI RUPO, écarte un transfert total, tout en se prononçant sur le transfert de l’école et de la culture.

Cependant , il ne faut pas se cacher, la Région wallonne, elle-même, tout en disposant de capacités financières propres et à venir (fonction contributive disponible) est en grave péril dès 2025 également, dès le moment où les dispositions transitoires de la Loi de financement cesseront et que les pleins effets de la suppression progressive des transferts Nord-Sud joueront.

Comme dit et écrit à d’autres moments, les partis wallons occultent cette réalité alors qu’il ne reste qu’une seule législature – régionale et communautaire – pour que notre Wallonie se mette en ordre de combat pour faire face à l’impérialisme flamand et belgo-flamand. Peut-on, donc, sur la pointe des pieds, un peu parler d ‘une solution française ? qui ne serait en aucun cas une solution NICAISE, avec ou sans C ? Chiche ?

Vœux , bilan et prospective

Aux membres, soutiens et sympathisants de l’A.W.F.,

Chers Amies et Amis,

Madame, Monsieur,                                                                                    

Que 2019 vous réserve le meilleur de la vie et particulièrement la santé sans laquelle toute chose devient plus compliquée, voire impossible figure au sommet de mes vœux. Ces vœux s’adressent bien entendu aussi à celles et ceux qui vous sont chers.

Sur un plan politique, nous formulons le voeu que le résultat des élections fédérale, régionale et européenne nous permette d’imposer que le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française s’inscrive dans la réflexion des centres d’études des partis politiques afin que les décideurs politiques et autres s’emparent de notre projet.

Le début d’une nouvelle année est un moment propice pour jeter un œil dans le rétroviseur et réaliser un bilan de l’année écoulée, mais aussi pour faire de la prospective et lancer les bases qui permettront à notre mouvement citoyen pluraliste d’assurer la pérennité de ses réflexions, de ses actions et de ses initiatives.

 2017 avait été dominé par notre opération « Sondage et vote pour l’élection présidentielle française » où nous étions allés à la rencontre de nos concitoyens wallons, « Sud-Presse » concluait après le second tour : « avec 2000 votants, l’Alliance Wallonie-France a réussi son pari de prendre le pouls des Liégeois dans le cadre de la présidentielle française ». J’eus l’occasion de m’exprimer dans la presse en ces termes : « …nous constatons un parallélisme remarquable entre les résultats des sondages français et celui des citoyens de la Province de Liège. » Le journaliste Gaspard Grosjean ajoutait : « …il y a un vif intérêt de la population liégeoise pour l’élection présidentielle française. »

2018 a mis en relief la sortie d’une nouvelle brochure de 26 pages, ouvrage collectif dans lequel pas moins de 10 personnes expriment les objectifs et convictions de membres et soutiens de l’Alliance Wallonie France, mais également l’ouverture d’esprit qui caractérise notre mouvement en donnant la parole à un  écologiste  défenseur d’un développement soutenable pour nos sociétés humaines.

S’ensuivit  notre Assemblée Générale Ouverte du samedi 28.04.18 où M. Pierre-Yves Dermagne, Député wallon, Chef de groupe P.S. au Parlement wallon et M. Pierre-Yves Jeholet, Ministre régional de l’Economie  vinrent nous livrer leurs opinions sur des questionnements que nous leur posions : « la Communauté française est-elle encore viable ? », « transferts de la Communauté vers la Région ? », « la Wallonie dans une Belgique confédérale ? », « Comment faire ? », « Et après… ? ». Notre ami Georges Régibeau, dans un discours brillant, exprima les convictions de l’ A.W.F. Dans le débat qui termina l’A.G.O. intervinrent 5 participants auxquels répondirent les deux conférenciers. A noter aussi que ce même jour sortait l’autobiographie de M.Pierre Hazette intitulée « J’ai fait de mon mieux ». Le livre était en vente à la table d’accueil et l’auteur nous fit  l’amitié de donner l’intégralité du résultat de cette vente à notre mouvement.

Lors de cette A.G.O., les membres de l’A.W.F. participèrent, comme nos statuts le prévoient, à l’élection  des membres du Conseil Général et du Président. Tous les candidats furent élus à une large majorité.

Notre A.G.O. fut précédée d’une conférence de presse à la Maison de la Presse de Liège où nous présentâmes notre nouvelle brochure ainsi que le canevas de notre assemblée générale. Trois journalistes se déplacèrent. Avant notre conférence, le P.T.B. tenait la sienne. Ils n’eurent pas plus de succès que nous. La responsable de la Maison de la Presse nous indiqua qu’il en était ainsi aujourd’hui et qu’il était de plus en plus difficile d’amener des journalistes à se déplacer à la Maison de la Presse pour s’informer… !

Autre travail important : 3 exemplaires de notre brochure et une présentation du livre de Louis Nisse, « Ma blessure française » furent envoyés par la poste à chaque membre de l’A.W.F. Il est interpellant de constater le coût financier d’une telle initiative, vu l’augmentation des tarifs postaux.

Dernier travail des Conseils Généraux et Bureaux exécutifs et non des moindres : la préparation du passage de témoin de la présidence de l’ A.W.F. L’enseignant que je suis accorde beaucoup d’importance à la transmission. Aussi est-ce avec enthousiasme que j’ai travaillé avec mes amis à ce chantier qui va voir éclore le changement (rajeunissement) dans la continuité (maintien de l’objectif de voir une Wallonie autonome intégrée à la République française).

Quelques chiffres  pour traduire que notre mouvement se porte bien mieux que certains ne le voudraient. Notre site a reçu 61 331 visites en 2018, soit une augmentation de 8 181 par rapport à 2017. Nous sommes suivis par 115 blogs (+ 17) et notre page facebook compte à ce jour 762 mentions « j’aime cette page » (+31). Avec 5 424 vues, décembre a été le meilleur des mois de décembre depuis l’existence de notre site en 2012.

Le groupe de parrainage de notre mouvement atteint à ce jour 50 membres.

Dans la lignée du professeur Jules Gazon, épinglons également la poursuite aux quatre coins de la Wallonie des conférences-débats de notre ami Paul Mélot intitulées « L’avenir de la Wallonie : thriller ou réalité ».

Celles-ci rencontrent un succès estimable  auprès de populations et d’organisations très différentes.

Prospective 2019

Dès maintenant, je peux vous annoncer que 2019 verra un nouveau président conduire l’A.W.F.

Qui dit nouveau président dit aussi assemblée générale qui aura à élire celui-ci et de nouveaux membres qui intégreront le Conseil Général. Deux jeunes, l’un de Mont-Sur-Marchienne, l’autre de Liège vont, j’en suis persuadé, donner une nouvelle impulsion à notre mouvement. Retrouver le Hainaut et Liège, héritiers des deux grands bassins industriels wallons ainsi réunis me semble assez symbolique d’une nouvelle dynamique pour notre mouvement citoyen.

Pas plus que je ne désire jouer la « belle-mère » du nouveau président, je veux rester actif au sein de l’ A.W.F. et apporter mon aide au nouveau président lorsque celui-ci m’en fera la demande.

Les derniers mois ont vu le Bureau Exécutif travailler par internet afin de travailler à cette succession. Un B.E. programmé au 19 février devra détailler les contours des mois qui viennent et un Conseil Général se tiendra dès après le 19 février afin qu’après avoir été informé des décisions du B.E., il se prononce sur le travail accompli par celui-ci.

Il appartiendra au nouveau président avec son B.E. et sous le contrôle du C.G .de tracer les axes à suivre par notre Alliance pour les mois à venir.

2019 avec ses élections régionale, fédérale et européenne va être une année fondamentale pour notre avenir. Sachez que la Flandre ne recule jamais. La N-VA n’a pas le monopole du discours nationaliste. L’ A.D .N. flamand se retrouve dans les déclarations de responsables, et non des moindres, du CD&V, de l’Open-VLD, du SP-a et même de Groen sans parler bien sûr du Vlaams Belang. Sachez que la Flandre est une nation pour laquelle la Belgique et sa monarchie ne sont que des instruments qui doivent être au service de Mère-Flandre, la Wallonie n’étant, selon leurs dires, que le boulet qu’ils doivent traîner.

L’ A.W.F. fera entendre sa voix avant et après ces élections.

D’un autre côté, Paul Mélot a déjà repris le cycle de ses conférences-débats. Le jeudi 24 janvier, il était à la Maison de la culture de Wanze et le 18 février, il sera à Chapelle-lez-Herlaimont. Sachez que Paul M. répond toujours aux organisations qui le sollicitent pour qu’il vienne présenter sa conférence-débat. Cette conférence est évolutive en fonction de l’actualité. Elle est unanimement appréciée que le public soit ou non en accord avec son point de vue.

Pour mettre sur pied de nouvelles actions ou initiatives, notre nouveau président et son équipe auront besoin de votre aide. Le plus beau cadeau que vous puissiez leur faire en ce début d’année est de devenir membre ou soutien de l’ A.W.F.

Immense merci à celles et ceux qui ont déjà repris leur carte de membre ou leur versement de soutien.

Vous êtes sympathisant ? Franchissez le pas et devenez membre ou soutien de l’ A.W.F.

Enfin, qu’il me soit permis de remercier  chaleureusement celles et ceux qui m’ont apporté leur aide au long des sept années où j’ai exercé la tâche de président de l’ A.W.F. Qu’ils sachent que je leur en serai à tout jamais reconnaissant.

Vive la Wallonie, vive la France, vive la Wallonie française,

Fraternellement,

Paul DURIEUX

Membre fondateur de l’A.W.F.

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N.B. n’oubliez pas d’indiquer votre adresse postale en communication de votre versement afin que notre trésorière puisse vous envoyer votre carte de membre ou de soutien et ce qui l’accompagne dans les meilleurs délais.

Pour l’ AWF,

Renée Decroisson, trésorière

Le dénigrement de la wallonie : assez !!!

L’Alliance Wallonie France en a assez de voir des responsables politiques flamands, mais aussi des Belgicains, qu’ils soient de Bruxelles ou de Wallonie, cracher sur une terre et des hommes dont l’histoire mérite beaucoup mieux que sarcasmes, dénigrements, insultes, quolibets ou mensonges éhontés. Qui a construit la Belgique flamande d’aujourd’hui ? Qui a permis que s’érige cette nation florissante qu’est la Flandre et cela au détriment de la Wallonie ? Quand calculera-t-on le montant des transferts financiers qui ont eu lieu de la Wallonie vers la Flandre ?

Oui, je sais, la politique ne s’encombre pas du mot reconnaissance. Que l’histoire permette au moins aux Wallons de relever la tête et de retrouver cette fierté pour enfin envisager un avenir qui soit à la hauteur de leur passé.

Les deux commentaires qui suivent, l’un de Valmy, l’autre de Mme Ivette Bauthière rejoignent parfaitement deux préoccupations de l’A.W.F. :

– la Wallonie ne doit pas s’épargner de répondre à un questionnement afin de ne pas reproduire les fautes du passé ;

– la Wallonie a tout à perdre en acceptant une Belgique confédérale flamande qui en ferait une colonie vouée à servir les intérêts de la seule Flandre.

Paul D.

  » Et Jürgen Constandt de conclure : En Flandre, la sécurité sociale est un filet de sécurité, mais j’ai le sentiment que, pour certains en Wallonie, c’est davantage un hamac. « 

Cette affirmation qui semble parole de vérité exige une explication et surtout une mise au point.

Qui a désindustrialisé la Wallonie ?

Qui n’a pas entretenu, rénové, modernisé l’outil ?

Qui a déplacé massivement les investissements vers la Flandre ?

Qui a vendu les usines et les entreprises à des intérêts étrangers ?

Qui ne s’opposa pas véritablement au saccage de l’industrie malgré des « manifestations et des grèves inutiles autant que caricaturales à la longue » ?

Qui a installé le Wallon dans le chômage à vie afin de permettre l’industrialisation de la Flandre dans le but illusoire de « sauver » le Royaume de Belgique et qui s’épuise à prolonger cette ignominie sociale ?

Quand toutes ces questions auront trouvé réponses, honnêtes et sincères, alors seulement il se pourra que certaines critiques puissent être adressées aux Wallons.  PAS AVANT !

Valmy

J’ai des doutes. Je suis convaincue que le moment est grave, mais me demande si ces chiffres sont corrects. La Belgique EST déjà flamandisée.

Toute l’administration est entre ses mains. Quelle est l’importance de la manipulation des chiffres et de la propagande en cette matière ?

Il n’y a pas que les chiffres. Il y a aussi toute cette campagne de dénigrement…

Une autre question me tarabuste : les Flamands vont-ils vraiment choisir l’indépendance plutôt qu’une Flandre avec la Wallonie à leurs pieds ??? 

Ivette Bauthière

« Le flamand ne recule jamais »

Par Jules GHEUDE

L’enjeu des élections législatives et régionales du 26 mai 2019 est majeur : il y va de la survie même de la Belgique. Jusqu’ici, les crises politiques se sont toujours soldées par une réforme de l’Etat visant à accorder davantage de compétences aux régions et communautés. Mais le  » compromis à la belge  » a atteint ses limites.

Comme le faisait remarquer Luc Van der Kelen, l’ancien éditorialiste de « Het Laatste Nieuws », dans « Knack », le 19 août 2018 : À un moment donné, il n’y aura en effet plus rien à réformer, parce que tout paraîtra avoir déjà été réformé. Nous approchons de ce stade à grands pas.

Les six réformes de l’Etat qui ont été opérées depuis 1970 s’inscrivaient dans un cadre fédéral. Mais ce cadre est aujourd’hui dépassé pour la Flandre. Depuis 1999, celle-ci, via son Parlement, a clairement fait savoir qu’elle entendait passer à un autre stade, celui du confédéralisme. Un confédéralisme que Francis Delpérée, l’ancien constitutionnaliste de l’Université de Louvain, a qualifié de fédéralisme des cons et dans lequel Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe du PS au Parlement wallon, voit l’expression d’un fantasme.

Pierre-Yves Dermagne néglige toutefois un point capital : comme l’indique le préambule de la « Charte pour la Flandre », présentée par le gouvernement flamand en 2012, la Flandre constitue une nation. Et une nation a, tout logiquement, vocation à devenir État.

Le combat entamé par le Mouvement flamand depuis plus de 170 ans s’inscrit dans cette logique. Un combat marqué par l’adoption des premières lois linguistiques, la fixation de la frontière linguistique, le « Walen buiten » et l’obtention de l’autonomie culturelle : un peuple, un territoire, une langue !

Dans sa « Lettre » au Roi Albert Ier, en 1912, Jules Destrée ne s’était pas trompé : Le Flamand ne recule jamais. Le Mouvement wallon, qui vit le jour en réaction aux premières avancées du Mouvement flamand, n’a pu empêcher celui-ci de gagner sur toute la ligne. Chaque fois, comme l’a fort bien constaté Paul-Henry Gendebien, la barricade francophone s’est révélée être en papier mâché.

Le recensement linguistique fut supprimé, les Fourons furent rattachés à la province du Limbourg, les Wallons furent expulsés de l’Université de Leuven, Bruxelles-Hal-Vilvorde fut scindé. Autant de capitulations francophones en rase campagne. Pour Joëlle Milquet – Madame Non -, un enfant équivalait un enfant et il était hors de question de toucher aux allocations familiales. On a vu le résultat. On ne gouvernerait jamais avec la N-VA et Charles Michel a accepté de s’allier à elle.

On constate d’ailleurs que, suite à la démission de Benoît Lutgen de la présidence du CDH, son dauphin Maxime Prévot tient un tout autre langage : Je ne connais aucun parti francophone qui spontanément ait l’envie de travailler avec la N-VA, mais nous sommes dans un pays complexe et l’on ne sait pas de quoi les résultats seront, mathématiquement, faits demain. Je ne veux donc pas pratiquer l’exclusive gratuite.

Elio Di Rupo, le président du PS, a, quant à lui, axé sa stratégie électorale sur la reconquête du pouvoir, tant en Wallonie qu’à l’échelon fédéral. Mais comme pour le mettre en garde contre l’éventualité d’une alliance avec Bart De Wever, Laurette Onkelinx s’est empressée de déclarer : Quiconque, au PS, viendrait avec cela, se ferait ramasser ! Mais à quoi ne serait-on pas prêt pour exercer le pouvoir !

Ce n’est pas par patriotisme ni en raison d’un amour immodéré pour la monarchie que le PS veut sauver le pays, mais tout simplement parce que la sécurité sociale constitue son fonds de commerce. Mais la Flandre ne l’entend pas de cette oreille.

Avec la crise de Cockerill-Sambre, au début des années 80, le Nord a remis en cause le principe de la solidarité : Plus un sou flamand pour l’acier wallon ! Et ce n’est pas la manière dont la Wallonie a été gérée depuis la mise en place officielle de la régionalisation en 1980, qui a contribué à calmer les choses. Les Wallons ne peuvent tout de même pas invoquer éternellement la fermeture des charbonnages, intervenue il y a plus d’un demi-siècle ! déclarait le député CD&V Hendrik Bogaert, le 5 mars 2016.

Le discours flamand est bien connu : plus question de se montrer solidaire d’une Wallonie qui n’adopte pas la méthode adéquate pour se redresser. La fin des transferts financiers en provenance de Flandre est d’ores et déjà programmée sur une période de dix ans. Une perte sèche de quelque 7 milliards d’euros !

Si la nouvelle coalition wallonne MR-CDH qui est en place depuis un an et demi, s’efforce de rectifier le tir, la situation de la Région reste toujours préoccupante, ainsi que l’explique Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée : Les contrats d’avenir successifs lancés par les gouvernements wallons, les plans Marshall et les 12 milliards versés par les fonds structurels européens n’ont pas permis à la Wallonie de se redresser. Il n’y a pas de décollage. À aucun moment. La première fois que j’ai tenu ce discours en 1997, le contrat d’avenir représentait moins de 5% du budget régional. Comment voulez-vous activer un redressement avec moins de 5% du budget régional ? Le constat tient toujours partiellement.

On peut comprendre la réaction de Bart De Wever face au retour probable d’une coalition « progressiste » en Wallonie.

Lorsque les intérêts fondamentaux de la Flandre sont en jeu, le Nord a tendance à chanter à l’unisson.

En ce qui concerne la sécurité sociale, Elio Di Rupo ferait bien de se méfier aussi des libéraux flamands. S’exprimant sur le plateau de VTM en 2002, leur président de l’époque, Karel De Gucht, avait lâché : La Belgique est condamnée à disparaître à terme, à s’évaporer et, en attendant, elle n’apporte plus aucune plus-value à la Flandre. Il est inadmissible que la Flandre paie davantage pour les soins de santé et reçoive moins en retour de la Wallonie. Quant à son ami Patrick Dewael, alors ministre-président flamand, il avait présenté un projet de réforme institutionnelle qui visait à scinder quasi tout l’éventail des compétences restées fédérales, dont les soins de santé et les allocations familiales.

Quinze ans plus tard, on constate que les choses ne se sont pas améliorées. La dernière étude du Vlaams & Neutraal Ziekenfonds (Mutuelle flamande et neutre) révèle que les dépenses en soins de santé augmentent plus vite en Wallonie qu’en Flandre. Entre 2016 et 2017, elles ont augmenté de 1,1% en Flandre, contre 1,9% en Wallonie. Entre un Wallon et un Flamand, l’écart est ainsi passé de 83 à 103 euros. Et Jürgen Constandt, le directeur du VNZ, d’expliquer : Le Flamand paie en moyenne 8963 euros de cotisations sociales par an, soit plus de 2000 euros de plus que le Wallon. C’est le principe de solidarité. Mais malgré ces flux d’argent, le nombre de personnes bénéficiant d’une indemnité majorée augmente en Wallonie. Aujourd’hui, il atteint 21%, contre 15% en Flandre. Je n’ai aucune objection contre la solidarité en soi, mais nous remarquons peu voire pas de résultat en Wallonie. Les Flamands sont aussi moins souvent absents au travail que les Wallons. Nous payons en moyenne, pour un titulaire flamand, 20 jours d’indemnité de maladie par an. En Wallonie, c’est 26 jours. Je compare cela depuis 2006. La différence était alors d’environ deux jours.

Et Jürgen Constandt de conclure : En Flandre, la sécurité sociale est un filet de sécurité, mais j’ai le sentiment que, pour certains en Wallonie, c’est davantage un hamac.

Tout cela reviendra sur le tapis des négociations au lendemain du 26 mai. Pierre-Yves Dermagne devrait savoir que lorsque les intérêts fondamentaux de la Flandre sont en jeu, le Nord a tendance à chanter à l’unisson. Et ceci n’est nullement un fantasme.

En 1981, François Perin avait annoncé que, faute de pouvoir encore former un gouvernement, la Belgique finirait par imploser : Les Wallons se retrouveront bêtement belges tout seuls, contraints à une discipline dont ils n’ont aucune idée ! Elio Di Rupo n’aura alors plus que ses yeux pour pleurer…

Le pirate de la mer Rouge

Par Valmy

Elio Di Rupo lutte contre le confédéralisme parce qu’«il y a 5 milliards de transfert de sécurité sociale vers la Wallonie».

L’ancien Premier ministre a réagi, sur les ondes de la RTBF, le 14/01/2019, aux propos de Bart De Wever.

Comme il fallait s’y attendre après la chute du gouvernement fédéral, il a précisé la sempiternelle rengaine des orientations du PS pour les élections législatives : les réformes sociales doivent passer avant les réformes économiques.

Comme il fallait s’y attendre, il refuse toute forme de réforme de l’État et notamment le confédéralisme : « Je ne veux pas du confédéralisme ». Là, le Chantre du Royaume de Belgique s’avance hardiment dans l’utopie existentielle. « Je crois que la grande majorité des francophones (sic) et des néerlandophones (sic) veulent que la Belgique reste unie ». D’abord, que signifie encore francophones entre la Wallonie et Bruxelles-la-métissée ?

Ensuite, au sujet des néerlandophones, notre Macron du Borinage devrait mieux regarder l’évolution des sondages et des élections en Flandre que sa silhouette juvénile dans le miroir.

Justement, les Flamands n’ignorent pas que « ce sont les entreprises néerlandophones (sic) qui cotisent le plus dans la Sécu », et, à l’intérieur de cette sécurité sociale, il y a un transfert de 5 milliards par an en faveur des Wallons. Et que ces milliards, ils les préfèreraient dans le Trésor de Mère Flandre !

« Donc, quand de Wever veut le confédéralisme, il veut supprimer la solidarité du nord vers le sud, et préserver lui-même ses moyens financiers. » Enfin, voilà qui est bien vu et la conclusion tant attendue : « ça veut dire la fin de la Belgique. »

Mais contrairement aux incantations du Président à vie, si « tous les citoyens de Flandre ne veulent pas la scission du pays », ils veulent tous « their money back » comme le réclamait feue Madame Thatcher. Et, cela signifierait la fin du « Royal Cancer de Belgique » sauf si tous les partis politiques de Wallonie s’aplatissent comme Bart De Wever s’y attend et acceptent le confédéralisme, notamment en vue de refinancer la Communauté française, ce tonneau des Danaïdes voulu par les idéologues socialistes. François Perin ajouterait « afin de rester bêtement Belges ».

Or, Le président de la N-VA a annoncé, le lundi 14/01/2019, qu’il était candidat à la présidence de la Flandre et l’ex-vice-premier ministre Jan Jambon, au poste de Premier ministre du « Royal Puzzle de Belgique ». Les deux hommes ont dit leur ambition de combattre la « reconquista » annoncée vendredi par le président du PS, Elio Di Rupo.

Comme il fallait s’y attendre, les constitutionnalistes patentés du régime, Christian Behrendt et Marc Uyttendaele sont formels : sans révision de la Constitution, le confédéraliste Bart De Wever va tout simplement dans le MUR, sans doute comme l’armée allemande dans la Ligne Maginot en 1940 !

Mais faut-il nécessairement réviser la Constitution si la Flandre créancière venait à réduire, si pas cesser, les transferts financiers vers le Sud au seul bénéfice, en fin de compte, de la survie de certains partis politiques wallons ?

« N’employez pas la Constitution comme une arme contre le pouvoir du peuple », s’exclama Bart De Wever à Malines lors de la réception de Nouvel an de son parti.

En fait, parce qu’il reste une autre possibilité : le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) veut, après les élections de 2019, le transfert intégral du marché de l’emploi, des soins de santé et de l’impôt sur les personnes physiques vers la Flandre. Ce plaidoyer était au centre de son discours prononcé lundi 10 juillet 2017 à Courtrai, à l’occasion de l’ouverture de la Fête de la Communauté flamande. Cela signifie en clair la cessation du flux de milliards de la sécurité sociale vers les caisses vides du Sud. Cela éviterait momentanément à la Flandre de proclamer son indépendance avec Bart De Wever comme ministre-président flamand. D’autant plus qu’une majorité de Flamands ne souhaitent pas d’une Flandre indépendante aujourd’hui.

Mais demain ?

Là, la menace paraît beaucoup plus crédible, sans quoi que signifie la plaidoirie du président Wouter Beke à l’occasion des vœux 2019 du CD&V, ce parti plus hypocrite que nationaliste à l’image des libéraux du VLD.

Le CD&V s’oppose « aux populistes de gauche et de droite ». « Faute de scinder la Belgique, certains veulent scinder les Flamands. Mais pas avec nous. Je lis que d’autres rêvent d’un pays ingouvernable après les élections de mai. Un shutdown belge à la Trump. Ce n’est pas un rêve, mais un cauchemar. » « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une révolution de la raison », a encore dit l’homme politique.

Comme les pirates de la Mer Rouge qui arraisonnent des navires afin d’en tirer de colossales rançons, Di Rupo se lance à l’abordage de la Flandre à l’aide de grappins constitutionnels, assuré par l’expérience catalane du soutien menaçant de l’Union Européenne. Dans la même optique, Wouter Beke (CD&V) et Gwendolyn Rutten (VLD) préfèrent payer la rançon à Di Rupo afin de ne pas perdre leur colonie wallonne sous couvert du Royaume de Belgique, ce cancer bicentenaire.

Si la NVA, même sans gagner les élections, tient aux Flamands le discours de l’argent rançonné par les Wallons, vu les tempêtes économiques qui s’annoncent, Di Rupo, Rutten et Beke pourraient bien perdre leur pari !

15 janvier 2019

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde