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Le débat sur l’enseignement fait rage

Du maternel au supérieur, les enseignants veulent être entendus. Ne sont-ils pas les mieux placés pour relever les incohérences de « pactes », de « plans », de « décisions » qui sont pris sans que les décideurs n’aient au moins le respect d’ouvrir un vrai dialogue avec celles et ceux qui vivent au jour le jour les problèmes sur le terrain ?

C’est un beau débat, qu’il commence ! La proximité des élections du 26 mai est un moment propice. Et si l’enseignement devenait l’un des piliers des thèmes abordés lors de la campagne électorale ?

Cela nous changerait des slogans accrocheurs balancés tout azimut dans le seul but de pêcher les voix des citoyens.

Du maternel à l’enseignement supérieur, de courageux professeurs mettent les bras dans le cambouis. Jeudi 28 mars, c’était plusieurs professeurs de l’enseignement supérieur qui s’exprimaient dans « Le Soir ». Après le lettre ouverte contre le décret « PAYSAGE » signée par 400 professeurs en septembre dernier, un site web titré « LE LIVRE NOIR DE L’ENSEIGNEMENT » porté par Caroline de Mulder de l’UNamur et Nicolas Thirion de l’ ULiège vient de s’ouvrir. Son but : ouvrir le débat entre tous les acteurs de l’enseignement supérieur.

Nous y reviendrons bientôt sur ce site.

Dans la foulée, voilà l’avis d’un directeur d’école qui a le mérite de la clarté et du réalisme hors des chemins labyrinthiques des idéologies mensongères actuelles.

Paul Durieux

Une chronique de Jean-François Nandrin, directeur d’école secondaire s’exprimant à titre personnel, dans « La Libre » du 01 avril 2019.

L’école n’est pas là pour résoudre les inégalités sociales

Elle est par contre appelée à donner les codes de la réussite à ceux qui ne les ont pas.

Est-ce la perspective de la fin de l’année ? On assiste au grand retour du débat sur le redoublement avec la mise en évidence d’un taux anormal en Communauté française au vu d’autres systèmes, ou d’enquêtes scienti fiques qui vont à l’en contre de l’ expérience des enseignants .

Il y a plusieurs évidences à remettre en question concernant le redoublement. Certes, les résultats en Communauté française sont en berne. Mais il faut comparer ce qui est comparable : on double moins là où ce sont les parents qui l’acceptent éventuellement ; ailleurs, on ne double jamais mais on arrive dans des culs-de-sac. Nous devons aussi interroger l’ensemble de notre système, et observer les particularités de notre bout de pays. Ainsi, combien de Finlandais ne parlent-ils pas le finnois à la maison ? Si on décortique les enquêtes Pisa pour regarder les résultats en fonction de la langue à la maison, c’est déjà tout autre chose. Mais, chut, on ne peut évoquer ces choses-là.

Deux, l’aspect scientifique est confus. Une métarecherche récente conclut :  » On peine à s’appuyer sur des résultats fiables pour trancher la question [de l’efficacité du redoublement]. » Cela ne le rend pas positif, mais il faut éviter les « évidences scientifiques » qui sont trop souvent idéologiques.

Trois, le tronc commun de cours que tous les élèves suivront, annoncé miraculeux (« améliore l’efficacité des apprentissages, rend les résultats moins dépendants de l’origine sociale » – on dirait une pub pour un médicament), sera un nécessaire flop s’il ne vient pas en son temps (comme prévu par le Pacte) avec les élèves 3.0. Si on veut l’imposer avant, ce sera avec des élèves qui, pour certains, montent avec des résultats médiocres et une scolarisation insuffisante (manque d’intérêt pour l’apprentissage, refus de l’effort, etc.). Or, aborder des cours avec de fortes lacunes, c’est risquer de décrocher, faute de comprendre – jusqu’aux incivilités (il faut bien se valoriser). Il faut donc commencer par le début, en imposant trois maternelles. Et entamer là un nouveau système, avec peut-être d’autres approches de la réussite. Cela permettra de mieux scolariser les enfants avant les primaires, et de renforcer le français.

Enfin, il faut cesser de tirer sur le pianiste. Non, le redoublement n’est pas un réflexe. Dans les écoles, cela reste vécu comme un échec par presque tous les enseignants. Non, nous ne sommes pas heureux de « trier », c’est contraire à notre projet. Publier ces propos, c’est contribuer à dévaloriser l’école.

Mais si rien ne prouve que doubler résolve grand-chose, la question reste posée : que faire ? « Si le redoublement était un médicament, il serait interdit car il n’a pas fait la preuve de ses bénéfices et s’accompagne régulièrement d’effets secondaires négatifs. » Malheureusement, l’État à la fois n’accorde pas les fonds nécessaires à un autre traitement, et promet un monde sans maladie – ce qui est absurde et crée des attentes et des réactions inappropriées. Le Pacte d’excellence développe quant à lui de bonnes intentions, tout comme l’enfer. Mais avant tout je veux voir l’argent sur la table pour engager plus de personnel et leur permettre par exemple de travailler dans de plus petites classes (et non avec un plus grand salaire, ce qui est le discours des syndicats qui embrouille la communication).

L’école n’est pas non plus appelée à résoudre les inégalités sociales, mais à donner à ceux qui ne les ont pas les codes des études et de la réussite. Par là, elle permet de sortir de l’inégalité. C’était le rêve de « l’école de la République », cette grande idée destinée à faire sortir du régionalisme linguistique et de la pensée. Cette idée recevait l’aval des parents : ce n’est plus toujours le cas.

Il fallait éviter de traumatiser les enfants en les faisant doubler en primaire ? Eh bien, ils ne sont (vraiment) pas traumatisés ; par contre, faute de base, la Communauté française les a « tuer ». Copie à revoir !

ps – ECOLO : pourquoi ce ne serait pas un mariage d’amour

  • 01/04/19 à 10:04
  • Mise à jour à 10:03
  • Source : Le Vif
Claude Demelenne
Il y a tout juste 10 ans, Claude Demelenne publiait aux éditions « Le cherche midi » un document intitulé « Pour ou contre la Belgique française ». Ce livre reste d’une grande actualité. Nous y reviendrons bientôt avec des morceaux choisis.
Paul D.

Claude Demelenne essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la gauche, mais aussi sur l’avenir (ou le non avenir) de la Belgique.

Au soir du 26 mai, le PS et Ecolo pourraient être les deux principaux partis, en Wallonie et à Bruxelles. Un mariage est possible. Mais ce ne sera pas un mariage d’amour.

Les mariages d’amour sont rares en politique. La future union – un scénario plausible – entre le PS et Ecolo, n’échappera pas à la règle. Pourtant, les logiciels des deux partis semblent a priori compatibles. Les « rouges » se sont convertis à l’éco-socialisme. Les « verts » ont tourné la page des écotaxes antisociales. Mais cela ne suffit pas pour gommer l’évidence : PS et Ecolo évoluent sur des planètes différentes. Ils ne partagent pas du tout la même culture.

Capitalisme vert

Contrairement aux écologistes, les socialistes restent attachés à la lutte des classes. Bien que ralliés à l’économie de marché, ils n’évacuent pas le conflit entre classes comme moteur du changement social. Les écologistes, eux, n’ont pas de culture ouvrière, peu de culture syndicale, une culture approximative du service public. Historiquement, Ecolo n’est pas issu de grandes luttes sociales, comme le PS.

Les rapports entre le PS et Ecolo ont toujours été complexes. Antiproductivistes, les verts se sont longtemps positionnés « ni à gauche, ni à droite » sur l’échiquier politique. Certains persistent dans l’idéologie du « ni-ni » . Pour l’essentiel, ils se contentent de vouloir repeindre en vert le capitalisme. D’autres ont compris que la lutte pour le climat est indissociable du combat contre les inégalités. Ils veulent changer un système qui a enfanté une économie barbare – une horreur économique – sacrifiant les générations futures, déifiant le profit et oubliant l’Homme.

Monomaniaques du climat

Ecolo a toujours eu une aile environnementaliste pure et dure, reléguant le social au second plan. Ces écolos-là ont une ambition : profiter de la crise existentielle de la social-démocratie un peu partout en Europe, pour prendre le relais de la gauche dite traditionnelle, coupable de privilégier les revendications quantitatives et le « toujours plus » au profit de sa clientèle électorale. Ces écolos-là veulent imposer une nouvelle religion : la religion du climat.

Il ne s’agit pas de nier la réalité du réchauffement climatique, ni la nécessité d’y répondre par des mesures fortes. Mais c’est peu dire que l’arrogance de certains écologistes, excommuniant tous ceux qui n’avalent pas docilement leur bonne parole, exaspère les socialistes. Dans leurs déclarations aux médias, ceux-ci ménagent un partenaire potentiel, mais à l’écart des micros, le discours est dur. Les monomaniaques du climat sont accusés de surfer sur les peurs, de caresser dans le sens du poil les jeunes qui défilent pour le climat et, in fine, de se comporter comme si Ecolo pouvait, avec sa loi climat, sauver la Terre entière.

Donneurs de leçons

C’est un reproche récurrent que la gauche socialiste adresse aux écologistes. Ils adorent jouer aux chevaliers blancs et donner en permanence des leçons de morale à la classe politique. Les socialistes n’ont pas oublié la posture, insupportable à leurs yeux, adoptée par Zakia Khattabi en juin 2017, lorsque le PS a été éjecté du gouvernement wallon. « Le PS dans l’opposition, c’est une mesure de salubrité publique », avait déclaré la coprésidente d’Ecolo.

Lassés de voir certains leaders écolos laver plus blanc que blanc, les socialistes expliquent que le bilan des écolos, lorsqu’ils ont participé au pouvoir, est du genre maigrichon. Et de pointer du doigt l’absence, dans leur bulletin, d’une seule réforme emblématique à la fois écologique et sociale. Un mauvais bulletin, donc, qui expliquerait pourquoi, contrairement au PS, Ecolo s’est toujours écroulé, à l’échelon régional et fédéral, au sortir d’une période de participation gouvernementale.

Pas assez laïcs

Un autre reproche adressé par les socialistes aux écologistes, particulièrement à Bruxelles : ils témoignent d’une laïcité à éclipses et font notamment preuve de mollesse face à l’offensive des militants de l’islam rigoriste, très actifs au sein d’Ecolo, à Bruxelles.

Fait révélateur, Ecolo-Bruxelles vient d’accueillir sur sa liste régionale, comme « candidate d’ouverture », l’ex-PS de Molenbeek, Farida Tahar, qui a quitté le PS, trop laïc pour cette

militante voilée. « Je ne peux prétendre à une responsabilité telle que je suis », a expliqué Farida Tahar. Sous-entendu, tant que je conserve mon voile, au PS, je ne deviendrai jamais députée. Ecolo est selon elle, un parti « davantage inclusif ».

Un autre candidat d’ouverture sur la liste bruxelloise d’Ecolo, Henri Goldman, dénonce quant à lui ceux qu’il appelle « les intégristes d’une laïcité dévoyée », à savoir notamment les socialistes qui s’opposent au port du voile à l’école et dans la fonction publique. Il y a une dizaine d’années, Henri Goldman fut l’un des grands défenseurs des « accommodements raisonnables » au profit des militants de l’islam rigoriste. Ces accommodements, très populaires au sein d’Ecolo-Bruxelles, furent bloqués, à l’époque, principalement par le PS. Au sein des verts, certains n’ont toujours pas pardonné l’intransigeance des défenseurs socialistes de la laïcité.

Pas un long fleuve tranquille

Si au lendemain des élections du 26 mai, le PS et Ecolo sont associés au gouvernement, ce sera tout sauf un long fleuve tranquille. D’autant plus qu’Ecolo, s’il réussit le bond électoral que lui prédisent les sondages, risque de placer haut la barre de ses exigences. Au risque de cabrer un PS pas prêt à transiger sur certains principes. Dans tous les cas, l’alliance PS-Ecolo sera un sport de combat.

Bonne nouvelle a l’approche des élections

Lu sur le site de la RTBF :

En Belgique, même le Climat est communautaire !

Après avoir soutenu que toucher à l’article 7bis de la Constitution pour permettre l’adoption d’une loi Climat, revenait à ouvrir la boîte de Pandore institutionnelle et menaçait la stabilité du pays, le MR se dit prêt à présent à modifier cet article. Les libéraux avaient d’ailleurs accepté lui-même en 2014 de l’ouvrir à révision. Comprenne qui pourra, mais ce revirement a le mérite de la clarté et ne change finalement pas grand-chose au fond.

Isolé côté francophone, le MR se retrouvait seul aux côtés du PP à ne pas vouloir toucher à la Constitution, tout en étant favorable à l’adoption de la loi Climat. Si politiquement, la position se défend ; médiatiquement, au regard de la mobilisation sociale, cela devenait plus difficile à tenir. Va donc pour la révision de la Constitution. Le revirement réformateur permet en outre de débloquer la situation en Commission de Révision de la Constitution où il y a désormais une majorité arithmétique pour voter les quelques lignes supplémentaires à cet article 7bis et rendre possible par la suite une loi spéciale Climat. Le MR avance même une solution en cas d’échec (probable). Il n’est désormais plus perçu comme un obstacle. Ça compte en période électorale ! Même si sur le fond rien n’est réglé…

Le syndrome du  « mauvais flamand »

On le sait, pour modifier la Constitution une majorité des 2/3 à la Chambre et au Sénat, est indispensable et pour la loi spéciale Climat, il faut y ajouter la majorité de chaque groupe linguistique. Le compte n’y est pas. Cela coince en Flandre où seuls les socialistes et les écologistes ont embrayé.

Les partis de droite et de centre-droit ne veulent pas de cette loi Climat, en tout cas pas comme ça. La N-VA évoque une  » république des juges  » où la Justice pourrait sanctionner des élus qui seraient incapables d’atteindre les objectifs climatiques fixés. Les milieux patronaux, les usines pétrochimiques autour d’Anvers (une des villes les plus polluées) craignent pour leur croissance. Il y a bien plus en Flandre le sentiment que ce n’est pas à la rue d’imposer l’agenda politique et qu’il convient dès lors d’attendre le résultat des élections.

NDLR : Le plus intéressant suit ici : pour la Flandre, si c’est BELGE c’est MAUVAIS !

Enfin, et surtout (?), il y a la crainte de voir une loi fédérale, une loi BELGE venir encadrer des compétences du ressort des Régions (pollution, énergie, etc.), de la Flandre. Jamais dans l’histoire politique belge de défédéralisation, il n’y a eu de marche arrière. Le CD&V plaide déjà pour 7ème réforme de l’état. Parce que dans l’inconscient d’une certaine classe politique flamande, la Belgique reste le niveau de l’inefficacité, des contraintes imposées par les Francophones minoritaires. C’est pourtant de Flandre que l’actuel mouvement climatique est parti. Certains au Nord du pays risquent de ne s’en rendre compte que le soir du 26 mai.

Philippe Walkowiak (RTBF INFO 26/03/2019)

Changement d’heure

CHANGEMENT D’HEURE – Le Parlement européen a voté mardi 26 mars la fin du changement d’heure saisonnier, au printemps et en automne. Les Etats membres ont jusqu’à 2021 pour choisir leur fuseau horaire préféré. En France, une consultation avait largement pris parti pour le maintien définitif de l’heure d’été.

26 mars 15:05 – La rédaction de LCI

« On gagne, ou on perd une heure ?  » Adieu les éternelles hésitations sur les passages à l’heure d’été ou d’hiver, le Parlement européen a voté. Ce mardi, les eurodéputés ont décidé à une large majorité (410 voix pour, 192 contre et 51 abstentions) en faveur de la suppression du changement d’heure saisonnier au printemps et en automne. 

Chaque pays membre de l’Union aura néanmoins le droit de se positionner sur son fuseau horaire préféré. Ils ont jusqu’à 2021 pour choisir. Il était question de le faire dès 2019. Mais les  Etats membres ont décidé de se donner le temps de réfléchir: les ministres des  transports européens, réunis en décembre, veulent se coordonner pour éviter un  « patchwork » de fuseaux horaires

Le Parlement européen vient de voter en faveur de la fin du changement d’heure !
* Les États membre ont jusqu’à avril 2020 pour choisir entre heure d’hiver et heure d’été
*Le dernier changement d’heure aura lieu en mars 2021

Ce projet de loi devra encore faire l’objet de négociations entre  le Parlement et le Conseil représentant les Etats membres. Car il faut avant tout éviter la cacophonie des fuseaux horaires.   « On ne peut pas se permettre d’avoir un »patchwork » d’heures différentes  dans l’Union européenne, en conséquence nous attendons des Etats membres qu’ils  coordonnent leurs décisions », a insisté l’eurodéputée suédoise Marita Ulvskog  (S&D, gauche), rapporteure du texte.

« Les Etats membres garderont le droit de décider de leur fuseau horaire », précisent les députés. Ceux qui préfèrent garder l’heure d’été de façon permanente devront régler leur montre une dernière fois le dernier dimanche de mars 2021. Pour ceux qui préfèrent rester à l’heure d’hiver, ce sera le dernier dimanche d’octobre 2021. 

En France, une consultation en ligne organisée par la commission des  Affaires européennes de l’Assemblée nationale en février avait reçu plus de  deux millions de réponses, à presque 84% en faveur de la fin du changement  d’heure. L’heure d’été a eu la préférence d’une majorité des réponses à cette  consultation non contraignante.

« Le Soir » s’offusque …

Grandes compétitions sportives ou sport professionnel et politique ont, hélas, toujours fait bon ménage. Dois-je revenir sur l’exemple des jeux olympiques disputés en Allemagne sous le IIIème Reich ?

Sans aller jusqu’à cet extrême, n’est-ce pas « Le Vif-L’Express » qui, lors de la campagne brésilienne des footballeurs « Red Devils » faisait sa Une de ce titre vindicatif : « Les Diables Rouges, arme anti N-VA » ! Nous connaissons la suite. Aux élections suivantes, la N-VA devenait le premier parti belge.

Nous devons bien avouer que le football professionnel, particulièrement, regorge d’exemples où le mélange des genres est criant. Le mot « respect » que portent les joueurs sur la manche de leur maillot est d’un risible incommensurable.

Petite anecdote : c’est Robert Collignon, ancien Président wallon, qui me confiait : « Nous ne pouvons que nous réjouir de voir Eden Hazard à la tête d’une équipe belge qui pratique un football de qualité, mais ne nous trompons pas. Si il est indéniable que les joueurs belges jouent en équipe, qu’ils soient wallons, flamands ou bruxellois, quand ils rentrent chez eux, les Wallons et les Bruxellois emportent avec eux le noir, jaune, rouge tandis que les Flamands n’emportent que le noir et le jaune laissant le rouge dans les vestiaires. » A méditer…!

Réduire le sport au football professionnel serait bien sûr une erreur. Tous les autres sports souffrent d’ailleurs de cette sur-exposition d’un sport qui les écrase.

Mais revenons au fait qui provoque l’indignation du « Soir ».

Maarten Bauwens n’a fait que suivre la même ligne que bien d’autres sportifs en affichant ses convictions. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Il a tout simplement réaffirmé son penchant pour le nationalisme flamand. La belle affaire ! Cela mérite-t-il les cris d’orfraie de la gazette bruxelloise ? Pour ma part, à tout prendre, je préfère celles et ceux qui se permettent le politiquement incorrect à celles et ceux qui ont des attitudes différentes selon l’interlocuteur ou le public auquel elles/ils s’adressent.

Là, au moins, les choses sont claires !

Paul D.

Ci-après, vous trouverez l’article du site du « Soir »

Un Belge champion d’Europe de jiu-jitsu pose avec le drapeau flamingant sur le podium

Maarten Bauwens sur le podium des championnats d'Europe de jiu-jitsu
Maarten Bauwens sur le podium des championnats d’Europe de jiu-jitsu – © Capture d’écran: Nieuwsblad.be

La performance est belle mais la célébration l’est beaucoup moins. Ce samedi, Maarten Bauwens est devenu champion d’Europe de jiu-jitsu en moins de 85kgs, battant l’Espagnol Rogelio Andres Gonzalez Roja en finale. Newsletter sport

Une superbe performance pour le combattant de 29 ans. Mais au moment d’aller recevoir sa médaille d’or, l’athlète de Tamise (près de Saint-Nicolas) est monté sur le podium avec un drapeau flamingant entre les mains (les ongles du lion sont noirs contrairement aux ongles rouges du lion du drapeau de la Flandre) préférant donc un drapeau régional et non national sur un podium international.

Une célébration que Maarten Bauwens répète fièrement lors de chacun de ses podiums, comme il est possible de le voir sur les réseaux sociaux du combattant. 

Les Belgicains sont des nationalistes qui s’ignorent

Alors que les bons Belges que nous appelons belgicains sont toujours prompts à parler de flamingants quand ils font allusion à des Flamands qui aspirent à une Flandre qui travaille à son autonomie, ils s’octroient les vertus de modérés, de démocrates, d’humanistes. N’allez surtout pas leur dire qu’ils sont chauvins. Ils revendiquent leur amour de la monarchie belge, des frites belges, de la bière belge, de la culture belge (sic), du surréalisme belge, d’une bonhomie que leur envient leurs voisins français. Quel plaisir pour un journaliste belge de faire exprimer à un invité français qu’il aime cette attitude belge de ne pas se prendre au sérieux ! (sic)

En fait, ces belgicains sont de vrais nationalistes belges !

Là se situe le véritable drame wallon.

Est-ce à la Belgique unitaire que certains veulent revenir aujourd’hui ? Cette Belgique unitaire a-t-elle jamais été un exemple d’unité et d’harmonie ?

Kevin De Laet pose deux excellentes questions. L’article qu’il développe dans Knack vaut le détour. Bien sûr, nous ne pouvons être d’accord avec sa vision communautariste qui nie l’existence de la Région de Bruxelles. Vous savez que nous nous inscrivons dans un avenir régionaliste pour la Wallonie avec quatre Régions aux compétences identiques (Flandre, Wallonie, Bruxelles, Région de langue allemande), étape indispensable avant l’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française.

Paul D.

Vlinks aspire à une Flandre sociale, juste et inclusive, avec une autonomie maximale.

Vlinks est un mouvement nationaliste proche du SPa (socialistes flamands)

Opinion publiée dans Knack ce 2 mars 2019. Traduit du néerlandais

« Ceux qui sont encore stupides aujourd’hui avec cette Belgique unitaire qui n’a jamais existé et a de moins en moins de chances d’exister, est essentiellement nationaliste », écrit Kevin De Laet de Vlinks.

La Belgique est un pays complexe, nous le savons. Sur une parcelle relativement petite, nous avons environ six gouvernements, trois régions et trois communautés, et quelque part un comité communautaire commun. La situation pourrait être pire: la Suisse compte trois millions d’habitants de moins, mais 27 parlements, gouvernements et constitutions au total. Mais on dit souvent que la Belgique est un pays désespérément complexe. C’est pourquoi dans les médias des voix doivent souvent simplifier tout cela. «Retour» à un État unitaire, avec un gouvernement et un parlement, et tous les pouvoirs régionaux fédérés à nouveau. Cette vision peut paraître amusante sur le papier, une telle simplification merveilleuse ! Mais faites attention au «retour à un État unitaire». Cela présuppose un passé belge de paix et de libertés unitaires auxquelles nous pouvons revenir avec ne fut-ce que cinq minutes de courage politique. Le problème est que la Belgique a à peine existé.

Nous parlons d’une Belgique unitaire avec un droit de vote unique universel pour tous les citoyens. Il est important de souligner le droit de vote. Après tout, dans l’existence d’une Belgique unitaire, la majorité de la population a longtemps été exclue du pouvoir de décision, ce qui a permis d’interdire assez longtemps les conflits communautaires dans la politique officielle belge. La majorité de la population, qui parlait le vernaculaire local, n’était pas représentée au parlement. Lors des premières élections en Belgique «démocratique», en 1831, lorsque la loi électorale existait, seules 46 000 personnes étaient autorisées à voter. Ce n’est qu’en 1948, lorsque les femmes ont également obtenu le droit de vote général, que le droit de vote plus ou moins normalisé que nous connaissons aujourd’hui existait. La première réforme de l’Etat a eu lieu en 1970, donc seulement 22 ans plus tard (ou : une génération). La Belgique véritablement unitaire, dotée du droit de vote unique universel, n’existe donc que depuis quelques décennies.

Discorde communautaire

Est-ce un bon moment maintenant où l’unité et l’harmonie belge prévalent de revenir à « la Belgique unitaire » ? Non ! Rappelez-vous : Nous avons vécu quasi une guerre civile avec la question royale, puis il y eu les marches sur Bruxelles, il y a eu la question de la mine de charbon de Zwartberg et il y a eu la bataille pour Louvain flamand. Dans tous ces cas, la scission de la Belgique était en réalité beaucoup plus grande qu’elle ne l’a été au cours des décennies qui ont suivi « la Belgique unitaire ». Les gens sont sortis dans la rue en masse, se sont disputés, ont commencé à tuer, à fomenter des émeutes. Ils se sont battus avec la gendarmerie. À cet égard, la situation est particulièrement calme depuis quelques décennies en Belgique, malgré les divisions institutionnelles plus importantes. Quiconque rêve d’un « retour » à la Belgique unitaire harmonieuse peut s’attendre à un réveil douloureux : cette Belgique n’a jamais existé.

Et aujourd’hui ? Après tout, les temps changent et le conflit linguistique a été largement combattu. Une « Belgique unitaire » serait-elle possible aujourd’hui ? Les temps changent et la situation est devenue beaucoup plus difficile. Après tout, la Flandre et la Belgique francophone se sont déjà beaucoup dispersées. En termes de langue, ce ne sont pas les Flamands qui sont convaincus, mais les francophones.

Est-ce la Belgique unitaire que certains veulent aujourd’hui retrouver, avec un tel exemple d’unité et d’harmonie ?

Par exemple, alors que le français est encore une matière obligatoire pour tous les élèves néerlandophones, l’inverse n’est pas le cas en Wallonie. Dans de nombreuses écoles, le néerlandais n’est qu’une matière à option et de plus en plus d’élèves abandonnent le néerlandais pour l’anglais. Ceci alors que tous les Flamands doivent encore apprendre le français pendant quelques années à l’école (la qualité de ce français par rapport à ce Flamand est une question différente). C’est un cliché, mais cela reste valable : réunissez cinq Belges flamands et un Belge francophone, et le français est la langue officielle. Rassemblez cinq Belges francophones et un Flamand, et il y a de grandes chances pour que ce dernier se tourne vers le français (bien qu’approximatif) dès le début.

La prochaine génération de Wallons apprendra probablement moins le néerlandais et, lentement, la Belgique deviendra un pays où les deux parties du pays devront communiquer entre elles dans une troisième langue étrangère. A partir de là, il n’est plus question d’une nation, si jamais elle a existé.

Nous sommes déjà en pratique des Etats différents, si ce n’est en nom. Cela n’a qu’un petit rôle à voir avec la scission institutionnelle. C’est une donnée linguistique d’efficacité. La Wallonie et la Flandre sont en fait du même ordre de grandeur, selon les normes européennes. Deux parties plus ou moins égales du pays. Toutes deux sont parfaitement capables de créer un espace public totalement différent, avec une Wallonie qui deviendra peut-être imbriquée dans la France tandis que la Flandre le sera avec les Pays-Bas. Chaque région du pays peut disposer d’un espace culturel presque entièrement développé, qui répond à tous les besoins culturels. Plus besoin de culture soi disant « belge ». Au cas où la Flandre et la Wallonie soient jugées trop petites, nous pouvons simplement nous inspirer de cultures en provenance de l’étranger.

Les programmes de télévision, l’industrie de la musique, les journaux et magazines, la radio, s’appliquent tant bien que mal : soit nous pouvons subvenir à nos besoins, soit nous importons tout à coup directement à l’espace international (à domination américaine). De quoi d’autre avons-nous besoin ensemble ? Les romantiques nationalistes belges peuvent appeler spontanément «bière», «chocolat», «frites» et «Diables Rouges». Mais à l’exception de ces derniers, ces choses seront aussi bonnes sans la « Belgique ». (Nous n’avons même pas le monopole en tant que ‘Belgique’ de toute façon.) Et au-delà ? Regardons les choses en face : combien de Wallons célèbres de la génération actuelle peuvent citer de Flamands célèbres ? Et vice versa ? Et combien d’entre eux ne sont que des hommes politiques qui ne connaissent la frontière linguistique que parce qu’ils sont des hommes politiques belges ? Quel pourcentage de la population lit encore les journaux de l’autre communauté ? Quelles télévisions regardent nos populations à partir de cette constatation ?

Dans l’esprit, ce pays a longtemps été divisé. Il serait en fait réactionnaire et extrêmement conservateur d’essayer de revenir en arrière.

Des minorités

De plus, il y aurait encore des problèmes politiques qui apporteraient un herunitarisering « avec elle. Allez Wallons mais encore une fois expliquer qu’ils maintenant juste une minorité dans ce pays où les Flamands dominent. L’état belgo-Flamand est toujours un cauchemar là – bas. Allez Bruxelles expliquer encore une fois leur terrain de jeu de la « capitale » devrait disparaître et que Bruxelles est à nouveau seulement une ville en Belgique au lieu d’une région à Entière partiel soit « . Et d’ ailleurs, que la cinquième ville de la population, à moins qu’ils ne met en œuvre encore une fusion municipale. Une Belgique unitaire donnerait fait beaucoup plus Flemings possibilité aux exigences de fonds propres pour faire demi – tour. Je pense que les Belges francophones sera le premier à ‘ »appeler s’ils réalisaient ce que cette Belgique unitaire signifie réellement.

Des avantages?

Ce qui compte pour l’espace culturel l’est aussi pour l’économique. La Belgique a-t-elle des avantages par rapport à la Flandre et à la Wallonie? Le niveau « Belgique » peut-il faire quelque chose que les autres niveaux ne peuvent pas prendre en charge en temps voulu? L’avantage d’échelle est souvent cité. Mais honnêtement, y a-t-il une telle différence d’échelle? La Belgique a à peu près la même population que la Grèce, la Flandre ressemble beaucoup au Danemark. Pas vraiment une différence d’échelle qui peut être considérée comme remarquable.

Ce que la Flandre ou la Wallonie ne peuvent faire seules, elles le peuvent probablement mieux dans d’autres contextes qui offrent des économies d’échelle significatives: au niveau européen ou pourquoi pas au niveau du Benelux. Le climat et l’environnement sont l’un des arguments classiques en faveur de la «nouvelle fédéralisation», mais c’est précisément sur ces thèmes que la coopération avec les Pays-Bas serait plus utile que avec la Wallonie, car la Flandre et les Pays-Bas ont plus en commun. Curieusement, si vous dites cela à certains rêveurs belges, vous voyez parfois apparaître l’aversion nationaliste la plus primitive. En tout état de cause, même dans ce domaine, la Belgique n’offrira plus aucun avantage. En fait, il n’ya guère d’arguments rationnels pour maintenir la Belgique.

Sentiment romantique

Ce qui reste est dans tous les sentiments romantiques concernant un passé unitaire belge glorifié (qui n’existait donc pas). Parfois, ils le résument avec l’argument d’une « marque forte », mais il s’agit principalement de symboles et de mythes nationaux. Dans ce domaine, le rêve belge ne diffère pas vraiment du nationalisme flamand romantique. Il ne reste plus vraiment beaucoup de « Belges », dans le sens de : des choses que nous devons encore faire ensemble directement. Cela contraste avec le véritable espace social flamand ou francophone existant. Soyons honnêtes: quiconque adore encore aujourd’hui cette Belgique unitaire, qui n’a jamais existé et qui existe de moins en moins, est fondamentalement nationaliste. Vous pouvez, bien sûr, ne pas être d’accord, mais ne soyez pas si hypocrite de le nier.

Kevin De Laet est le membre principal de Vlinks.

« Vous ne dites rien aux multinationales »

« …mais vous envoyez des coaches climat dans les écoles. » Ainsi s’expriment les jeunes face aux politiciens.

Nouvelle marche pour le climat ce jeudi. Hier, une rencontre entre les élèves du secondaire et les représentants des partis politiques était organisée à Namur. Et les jeunes n’ont pas mâché leurs mots…

Ça continue dans la foulée de la COP21 ° de Paris. (NDLR)

La ville d’Anvers accueille ce jeudi la cinquième marche des jeunes pour le climat depuis le début de la mobilisation en Belgique. 2.500 marcheurs sont présents. Cette fois, il ne s’agit pas d’une initiative locale (Anvers a pour maire le leader de la Nouvelle Alliance Flamande) (NDLR), mais du grand événement organisé par Youth for Climate et l’une de ses initiatrices Anuna De Wever. L’activiste suédoise de 16 ans Greta Thunberg est également présente, comme à Bruxelles la semaine dernière.

 C’est la huitième semaine consécutive que des actions sont organisées dans toute la Belgique contre le réchauffement climatique. L’événement est organisé avec Students for Climate, la plateforme pour le climat des étudiants du supérieur.

Si les participations en nombre sont variables selon les dates et les localisations ( participation beaucoup plus importante en Wallonie et à Bruxelles, les jeunes de Flandre restant beaucoup plus frileux) NDRL, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mercredi, Namur, capitale de la Wallonie (NDRL) en a encore été témoin.

Ils étaient 300 jeunes à s’être déplacés jusqu’à Namur ce mercredi après-midi à l’invitation des directeurs des écoles du secondaire. Leur présence n’est pas anodine. Après plusieurs semaines de mobilisation et de revendications pour dénoncer l’inaction du monde politique face au réchauffement climatique, ces jeunes étudiants du secondaire venus des quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles ont représenté leurs écoles lors d’un débat hors du commun avec les représentants des 6 partis politiques de langue française (NDRL) organisé dans un auditoire de l’Université de Namur.

Face à eux, les partis avaient envoyé leurs spécialistes climat ou leurs grandes figures médiatiques avec des Jean-Luc Crucke (MR, Mouvement Réformateur), Carlo Di Antonio (cdH, Centre démocratique humaniste), Raoul Hedebouw (PTB, parti des travailleurs de Belgique), Paul Magnette (PS, parti socialiste), Olivier Maingain (DéFI) et la seule femme du panel, Sarah Schlitz (Ecolo)

À quelques semaines des élections, ce « face à face » s’annonçait sur papier comme un premier grand rendez-vous électoral pour les représentants des partis qui n’ont pas hésité tout au long des échanges à revenir, face aux interpellations, sur une série de mesures prises face à l’urgence climatique.

Le tempo des échanges, animé par Marie-Martine Schyns, la ministre de l’Enseignement en Communauté française (NDLR), est ponctué par des chahuts (NDLR) avec des applaudissements pour certains et des huées pour d’autres. « Ce qui se passe depuis 2 mois a fait bouger les lignes comme elles n’ont jamais bougé depuis 5 ans. La loi climat (déposée au Parlement fédéral) pourrait aboutir« , s’est réjouie la représentante d’Ecolo. Jean-Luc Crucke, président wallon (NDLR), leur dira même de continuer le combat. « Nous pouvons être fiers d’avoir une jeunesse comme la vôtre. Continuez la pression au-delà des élections. Mais rien n’est simple. Les solutions sont plus complexes que les yaka. Personne ne détient la vérité suprême si ce n’est le timing et l’urgence.« 

Cash dans leurs questions, les jeunes vont jusqu’à bousculer les responsables politiques. Ils prouvent surtout au monde politique qu’un besoin urgent de pédagogie et de réponses concrètes est nécessaire pour expliquer les démarches entreprises par les gouvernements. « On n’est pas là pour parler politique mais pour du concret et qu’à la fin, on puisse se dire que cette réunion a servi à quelque chose« , lance un étudiant. « Pourquoi parlez-vous tout le temps et pourquoi n’agissez-vous pas?  » interpelle un autre. « Êtes-vous réellement conscients de la problématique du climat ? Si vous l’aviez été, vous n’auriez pas attendu qu’on commence à gueuler dans la rue« , lâche un autre.

Sans les juger, les jeunes s’interrogent sur la voie à suivre. « Vous ne dites rien aux multinationales mais vous envoyez des coaches climats dans les écoles.«  Lancé sur la thématique, Raoul Hedebouw n’a cependant trouvé personne pour soutenir la fin du modèle capitaliste qui, aux yeux du leader communiste, freine le combat climatique.

« Moi aussi je n’aime pas le capitalisme mais si on doit attendre que le capitalisme ne soit plus là, ce sera foutu. Nationaliser Electrabel-Engie (NDLR) n’est pas une bonne idée« , lui répond Paul Magnette (PS). Jean-Luc Crucke, qui croit aux vertus du marché, n’hésite pourtant pas à interpeller le monde patronal. « Par rapport à la loi climat au Fédéral, je ne comprends pas que la N-VA,(Nouvelle Alliance Flamande) premier parti belge (NDRL) et les employeurs comme la FEB (Fédération des entreprises belges) ne comprennent pas qu’il faut changer le système.« 

François-Xavier Lefèvre, Journaliste Source : l’Echo

° La COP est une conférence internationale sur le climat qui réunit chaque année les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). L’ édition 2015 (COP21) a été organisée par la France. L’ Accord de Paris qui y a été adopté marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu’il engage tous les pays du monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C d’ici à 2100.

N.B. : pour une meilleure compréhension de nos nombreux lecteurs français, nous avons ajouté quelques éléments dans le texte du journaliste François-Xavier Lefèvre en indiquant chaque fois (NDLR)