Archives pour la catégorie Exprimez-vous !

Solidarité France – Kurdistan

maire kurde

La co-maire de Nusayibin, (photo prise dans son bureau l’été dernier) élue du HDP, a été arrêtée par la police turque comme 7 co-maires du HDP et 1400 élu-es mis en détention.

 Samedi 12 septembre à 18 H, sur le stand de France-Kurdistan, avenue Che Guevara, village du monde de la Fête de l’Humanité rendra un HOMMAGE AUX FEMMES KURDES, ACTRICES DE PAIX ET DE REVOLUTIONS.

UN OUVRAGE DE REFERENCE POUR LES « REUNIONISTES CANADIENS »

Un de nos membres français attire notre attention sur un livre bien intéressant de la journaliste canadienne Diane Francis. C’est un ouvrage de référence pour les  » réunionistes canadiens », mais je dirai que ce livre est également très utile  dans le débat sur l’avenir du Canada et particulièrement de nos amis québécois. La relation avec le débat indispensable du réunionisme wallon dans le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française est évident.

Notre ami français nous écrit ce qui suit :

« Chose peu connue en Europe : le courant canadien dit « annexionniste », partisan d’un rapprochement avec les États-Unis, est pour ainsi dire aussi ancien que le pays lui-même.

En 2013, une étape a été toutefois franchie, avec la publication de : Merger of the Century : Why Canada and America should become one Country, de Diane FRANCIS, journaliste canadienne née à Chicago en 1946, de tendance conservatrice modérée (éditions HarperCollins Publishers Ltd).

Dans ce livre, l’auteure rappelle brièvement les profondes similitudes entre les deux pays, qui partagent la même civilisation nord-américaine, au-delà des histoires politiques et étatiques particulières. Les échanges commerciaux, culturels, artistiques, ou tout simplement humains (migrations quotidiennes ou définitives) sont d’ores-et-déjà considérables. Mais elle actualise les arguments en faveur de l’union.

L’objectif affiché est très « américain » : il s’agit de conserver ou de retrouver une place prépondérante dans le monde, si possible la première, pour la technologie, l’énergie, l’agriculture (et l’agro-business), l’industrie (notamment automobile), ou encore la monnaie.

Cette intention se veut une réponse à un contexte international où se mêlent considérations économiques et géo-stratégiques. Certains gouvernements sont clairement désignés : la Chine, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite ou le Qatar mènent des politiques visant à contrôler des ressources ou des activités en fonction de leurs intérêts propres. Achats massifs de terres agricoles à travers le monde (exemple de Madagascar), participations directes ou indirectes via des fonds d’investissements dans des secteurs stratégiques (mines, énergie) : l’Amérique du Nord est l’une des cibles de cette « offensive » relevant du « soft power » (action stratégique par des moyens non-armés). Le Canada est vulnérable en Arctique, où les Russes cherchent à élargir leur influence. Souvent, l’Amérique du Nord fait preuve de naïveté, et a du mal à répondre à ce « capitalisme d’Etat » offensif, dont D.FRANCIS constate l’efficacité.

La fusion est donc un moyen de faire poids et d’imposer des règles de bonne conduite équitables à l’échelle de la planète, ce que les instances internationales sont aujourd’hui incapables de faire.

Mais devenir une seule nation présenterait également des avantages domestiques. Tout au long de la frontière, d’est en ouest, les contrôles douaniers, délais d’attente, files interminables, problèmes d’infrastructures etc… engendrent des surcoûts importants. La gestion de certains points de passage est désastreuse, comme entre Detroit (E.-U.) et Windsor (CAN). Le tourisme souffre aussi de la situation. Le « 11 septembre » n’a rien arrangé, en entraînant une « militarisation » relative de la zone frontalière états-unienne.

Pourtant, des dossiers tels que le terrorisme, l’immigration ou les drogues auraient intérêt à être gérés de façon davantage coordonnée. Plus généralement, les différences dans les politiques menées entravent souvent les relations bilatérales, même si des convergences législatives ont été observées (sécurité, usage du cannabis…). Au final, selon D.FRANCIS : « la seule solution est d’effacer complètement la frontière ».

Elle se penche sur les modalités concrètes de la fusion, en présentant pas moins de cinq options, avec des degrés d’intégration plus ou moins poussés, sans se focaliser sur un seul choix. Elle raisonne par analogie avec les fusions du monde de l’entreprise, et n’hésite pas à aborder les aspects financiers.

L’environnement juridique et constitutionnel n’est pas un obstacle insurmontable, dans la mesure où les institutions sont des deux côtés fédérales. Cependant D.FRANCIS évoque, pour le Québec, un statut de « Commonwealth » semblable à celui de Porto Rico, capable notamment de préserver l’usage de la langue française. Point de vue respectable, mais qu’un francophone n’est pas obligé de partager…

Il est tout à fait possible d’appliquer au Canada les catégories politiques états-uniennes (Démocrates et Républicains), sauf que les idées démocrates y ont un net avantage : il faut donc insister sur les effets stratégiques, économiques et territoriaux pour séduire le camp républicain « US ».

Diane FRANCIS fait preuve de lucidité et d’honnêteté intellectuelle, en soulignant les défauts de ses deux patries, et en ayant le souci de prendre le meilleur des deux systèmes. Elle dénonce ainsi le coût et l’injustice du système de santé états-unien (la réforme Obama mettra des années à porter tous ses fruits), le poids excessif de l’appareil militaro-industriel, et critique la tendance de ses voisins à se voir comme une « nation élue ».

En conclusion, voici donc un essai de bonne facture, très « américain » dans la forme : style simple et direct, nombreuses données chiffrées et factuelles. Les quelques réserves légitimes s’agissant de l’avenir du Québec ne doivent pas empêcher un échange d’idées et d’expériences entre ce réunionisme là et le nôtre.

L’illusion aussi fabrique du djihadisme

Un chef d’entreprise décapité dans un attentat dans le sud-est de la France, 38 morts dans une fusillade dans un hôtel tunisien, plus de 150 civils tués à Kobané, des dizaines de tués dans l’attaque d’une mosquée au Koweït, des dizaines d’autres sur une base en Somalie : le deuxième vendredi du Ramadan a été marqué par une flambée de violences portant la marque des djihadistes.

Cette vague meurtrière survient trois jours après un appel du groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui combat en Irak et en Syrie, incitant les musulmans dans le monde à engager la guerre sainte contre les « mécréants » durant le ramadan, qui a commencé le 17 juin.

Voici une semaine, notre ami Jacques Rogissart m’envoyait l’article suivant qui prend toute sa valeur au regard de la vague meurtrière. Le temps de la réflexion doit s’accentuer, mais aussi l’action. Le meilleur de ces deux moteurs ne doit-il pas résider dans le rejet de la peur, outil implacable dans la résistance au nazisme islamiste ? Il y a 70 ans, nos pères et mères nous ont montré la voie en terrassant la bête immonde allant parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

Paul D.

Le terrorisme vient une nouvelle fois de secouer la société balayant un monceau d’idées et de fausse vérité.

Mais déjà certains ressortent leur pharmacopée et leur cautère sur jambe de bois pour guérir la plaie.

Regardons plutôt les choses avec l’œil du clinicien.

L’ Islam n’est pas la religion de tolérance et de paix que nous décrivent de vrais coquins et des esprits candides. Faute d’avoir subi l’influence des Lumières, le choc de la Révolution française et les conquêtes laïques des deux derniers siècles, il est resté totalisant, agressivement envahissant, prompt au fanatisme et, pour tout dire, non ajustable, sans de fortes distorsions, aux sociétés et à la civilisation occidentales.

Il y a soixante ans, dans son célèbre livre « Tristes tropiques », le grand ethnologue Claude Lévi-Strauss constatait la difficulté pour le musulman de comprendre qu’on ne le soit pas. Sa religion, écrivait-il, se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que par l’impuissance à nouer des liens au-dehors.

Il y a certes dans le Coran des sourates imprégnées de paix. Il y en a malheureusement beaucoup d’autres haineuses et parfois sanguinaires. Je renvoie le lecteur pressé au petit livre très éclairé de l’islamologue Anne-Marie Delcambre ;  » l’Islam des interdits » (1). On trouve aussi des outrances dans les évangiles, mais en moins grand nombre et leurs fidèles mettent depuis longtemps les pires en sourdine.

Au nom du « vivre ensemble », les bonnes âmes recommandent de donner plus d’aise à l’Islam dans notre société. C’est grave car on ne fait qu’élargir les bases de sa subversion. C’est au contraire par l’application inflexible, fût-elle pénible à certains, des règles de la laïcité que l’on maintiendra cette religion dans les limites qui sont les nôtres. Inutile d’ajouter qu’on en est loin en Belgique où l’ Etat verse un revenu à tous les cultes.

Il ne faudrait pas non plus voir la détresse de certains pans de la société comme le principal terreau du terrorisme. Si c’était vrai, les zones dévastées de notre sillon Sambre-Et-Meuse auraient mis les armes au poing de nombreux Wallons ! Outre que les « fous de Dieu » sont parfois des travailleurs avec un emploi stable, voire diplômés de l’enseignement supérieur, les populations les plus déshéritées sont plus absorbées par les difficultés de la vie quotidienne que fixées sur les mirages du djihad.

Mais on touche là à la catastrophe véritable que fut l’immigration : on a laissé s’installer des masses de miséreux sans qualification alors que les besoins du monde du travail ne cessaient de s’éloigner d’eux. Sous prétexte de multiculturalisme, on les a laissés végéter dans leur indigence culturelle et l’on s’étonne maintenant d’en découvrir beaucoup, étrangers, sinon hostiles à nos modes de vie !

Les statistiques de l’insécurité ordinaire auraient pourtant dû dessiller les yeux de nos politiciens. Le péché aujourd’hui réside dans cette immigration non sélective, accueillie sous le coup des émotions humanitaires, puis négligée jusqu’à ce qu’elle sature les structures d’accueil et les budgets sociaux.

J’entends bien que les conditions d’entrée se sont durcies et qu’un effort d’acculturation est demandé à notre enseignement. Mais où sont les moyens de l’exécution ? J’ai bien peur que l’Europe, obsédée par les équilibres budgétaires et une compétitivité à courte vue de l’économie, n’incite à faire entrer encore plus de pauvres hères, taillables et corvéables à merci.

La politique d’immigration peut heureusement s’appuyer sur les nombreux leaders d’opinion des communautés immigrées qui souscrivent à nos valeurs fondamentales. Mais il y a lieu de méditer l’avertissement que donnait le sociologue et politologue Edward N. Luttwak aux zélateurs d’une tolérance mal placée : « les personnalités non-musulmanes doivent cesser de légitimer l’Islam tel qu’il est, car cela signifie la violence islamique » (2).

Jacques Rogissart

(1) Desclée de Brouwer, 2003

(2) « N’ignorons pas la violence dans les textes sacrés » (in « Le Monde » du 20 janvier 2015)

P.S. et P.S. : deux poids et deux mesures

Nous reproduisons une nouvelle fois un coup de gueule bien senti de Jean-Luc Lefèvre.

Bonjour,

Un coup de gueule, encore un ! Veuillez m’en excuser, mais…

DE BRIGODE, hier soir, une fois de plus, a pris la posture de SAINT – JUST. Pour, cette fois, condamner VALLS et son voyage à Berlin, avec enfants, dans l’avion du gouvernement, pour assister à la finale de l’Europe League, dont coût 25 000€ ! Que ce dernier s’est engagé à rembourser !!!

Mais, quand DI RUPO, à deux reprises, s’est rendu au Brésil pour encourager les Diables, dont coût 500 000€, il n’a rien dit !!! Il s’agissait aussi, pourtant d’un Premier Ministre ! Et de l’argent public !

Le citoyen belge l’a appris plus tard, par hasard !!! Le consensus belgo-belge, sans doute, qui n’existe pas en France ! Et, surtout, vu de…Belgique !

Qu’est-ce que ce journalisme dévoyé et…subsidié ???

J’ai interrogé le médiateur de la RTBF. J’attends sa réponse et vous en informerai.

Merci de toujours me lire,

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

La Belgique? Quelle place dans le monde?

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un billet d’humeur consacré à la place de la Belgique dans l’échiquier international. Je vous remercie de votre patience à me lire.

« Trois évènements  dans l’actualité récente, pris au hasard : l’Exposition universelle de Milan, l’affaire Özdemir à la rue des Deux-Eglises et l’ouverture, à Grozny, du procès de l’assassin présumé du jeune homme de Rossignol qui s’inscrivent dans le prolongement d’une panne systémique à Belgocontrol.

A Milan, ce qui doit être une vitrine de la Belgique, dans un pavillon qui vaut le détour, la rogne et la grogne d’employés contaminés par le virus national de la grève ! A Ankara, dans l’affaire Özdemir, un consul de Belgique qui prête une oreille attentive à une obscure citoyenne turque dont le seul mérite est d’être la fille d’un président contaminé par le virus du totalitarisme sous le seul prétexte qu’un parti politique belge assume des valeurs qui ne sont pas les siennes. A Grozny, malgré les démarches de la famille de la victime laissée dans une totale ignorance, l’état belge est absent, et donc silencieux, comme si la diplomatie ne servait pas, comme la France l’a encore récemment montré aux Philippines, à défendre ses ressortissants ?

Grozny, c’est en Russie et il ne convient pas d’y provoquer la susceptibilité d’un autre dirigeant politique nostalgique de son empire. Ankara, c’est la Belgique où réside une importante communauté turque flattée par un président de République qui s’investit pour son seul parti dans un tourisme électoral qui le conduit à Hasselt… Sans oublier, en octobre prochain, l’inauguration en Belgique, par le même président de république, d’Europalia Turquie ! Tout cela suffit à expliquer pourquoi, à Erevan, capitale de l’Arménie, une minable délégation ( un consul et… le vice-président N-VA du Sénat, pas sa présidente, M.R.) représentait la Belgique lors des commémorations du génocide.

La N-VA nous a promis l’évaporation de la Belgique. Rien à redire donc à ces « absences » sur la scène internationale ! Tout va bien ! Sauf que tout cela est aussi pitoyable dans la mesure où nos institutions ne se justifient plus que par elles-mêmes et l’on est en droit de s’interroger : pourquoi s’obstiner encore à les entretenir sinon pour la rente de situation qu’elles autorisent à certains ? »

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

Béatrice Delvaux est-elle encore crédible ?

Nous vous livrons le billet d’humeur de André Dumont.

Par ses écrits partisans et contradictoires, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du quotidien « Le Soir », discrédite l’organe de presse francophone reconnu pour l’objectivité de ses rédacteurs et la défense de nos fondamentaux démocratiques.

Après les élections de mai 2014, non conformes aux prévisions du « Soir » qui situait la N-VA en-dessous des 30 % des votes flamands, Béatrice Delvaux n’a cessé de vouloir nous convaincre qu’il était impossible d’associer la N-VA dans une coalition fédérale de gouvernement.

Avec de gros titres et photos à l’appui, « Le Soir » a relayé les outrances verbales et les gesticulations ostentatoires de Laurette Onkelinx, porte-parole du P.S. à la chambre avant même de connaître le programme gouvernemental. Par ailleurs, elle a incité les syndicats à descendre dans la rue en annonçant notamment des mesures sociales restrictives pour les chômeurs prises par le gouvernement Di Rupo !

Après avoir déballé le passé ultra-nationaliste des ministres N-VA et leur participation à des manifestations séparatistes – ce que personne n’ignorait – Béatrice Delvaux a voulu nous faire croire à l’éclatement de l’équipe MICHEL – PEETERS avant même qu’elle n’entre en fonction. Elle n’a cessé  d’attiser la zizanie entre le CD&V et la N-VA, alors que ces deux partis s’égratignent pour la galerie, tout en étant solidaires pour conduire la Flandre vers l’autonomie.

Dans l’édition du « Soir » des 21 et 22 mars 2015, Béatrice Delvaux dans son édito concernant une éventuelle réforme fiscale écrit : « …d’autant que ce gouvernement dispose du laps de temps souhaitable pour mettre ce grand travail en chantier. » (sic)

Aujourd’hui, Béatrice Delvaux croit en la durée du gouvernement fédéral.

Madame SOLEIL de la Belgique évanescente prend ses lecteurs pour des canards sauvages. C’est regrettable pour qui dispose d’une plume aussi talentueuse.

22 mars 2015                                                            André Dumont

PRÉVENIR DE TERRIBLES SAINT-BARTHÉLEMY

Une opinion de Louis NISSE

« Dans le champ de l’erreur on ne récolte que la mort. »

Eschyle, Les Sept contre Thèbes, réplique du roi Étéocle.

« Je crois indispensable d’exiger des musulmans la réciprocité (que les croyants des autres confessions religieuses et que les non-croyants aient les mêmes droits en pays d’Islam que les musulmans en ont ici) […] Je crois que le véritable défi à lancer à l’Islam d’aujourd’hui (qui, à beaucoup d’égards, constitue le spectre hideux d’une grande civilisation disparue) est celui de se réformer en prenant appui sur le meilleur de sa tradition pour se hisser au niveau des exigences culturelles de notre temps. Il y a eu un rationalisme musulman. C’est de sa tradition largement effacée et d’elle seule que peut venir une parole audible pour les desperados qui inondent le monde de leur haine et de leur imbécillité. »

Jean-Renaud Seba, professeur de philosophie à l’ULg,                                                           dans un courriel qu’il m’adressa en octobre 2012.

Le soir même de l’attentat contre Charlie Hebdo, des centaines de citoyens se rassemblèrent spontanément à Liège et à Bruxelles. Hors de l’Hexagone, nous, Français de l’extérieur fûmes les tout premiers à manifester notre soutien sinon au magazine en tout cas à notre liberté d’expression cruellement attaquée.

Nos valeurs les plus fondamentales, elles sont préservées par la laïcité politique qui assure la séparation de l’Église et de l’État, la liberté de pensée, de culte et d’expression et empêche le religieux d’empiéter publiquement sur la Loi. Il en va autrement de la laïcité philosophique. Certes, elle est respectable, mais, comme toute autre religion ou croyance, elle relève de la sphère privée. Quand elle prétend se confondre avec la laïcité politique et qu’elle l’investit, elle sombre dans ce fanatisme, cette intolérance sans vergogne de certains clubs et lobbies – les wahhabites d’amon nos-ôtes, les barbouilleurs d’excréments de la figure du Christ, les menteurs professionnels à la Caroline Fourest et autres femen hystériques, conchieuses en cathédrales. Ces gens ne consacrent que leur nombril et agressent le religieux même lorsqu’il nourrit le meilleur du cœur de l’homme. Ils prétendent attaquer des idéologies – qu’ils ont soin de bien sélectionner – en taisant les conditions matérielles qui en favorisent l’éclosion et les déterminations géopolitiques qui les rendent virulentes. Ils parlent des droits de l’homme, jamais d’impérialisme et de pétrole. (Sur ce sujet, lisez et écoutez sur la Toile notre compatriote Michel Collon.) On devine quels puissants intérêts leurs élans vertueux hors-sol servent en les masquant.

Du bon usage de la laïcité (Aden, 2008) – sous la direction de Marc Jacquemain, professeur de sociologie à l’Ulg, et de Nadine Rosa-Rosso – dénonce cette confusion entre laïcité philosophique et laïcité politique. Clairement et de façon apaisée, les auteurs abordent la question du voile islamique. Avec néanmoins ce zeste d’angélisme dont, à gauche, nous nous départissons difficilement, au grand profit de l’extrême droite – n’est-ce pas Jean-Luc Mélenchon ! – : les immigrés n’apportent dans leurs valises que des trésors et n’ont pas à se conformer à nos us et coutumes ; les pauvres, les dominés ne peuvent être ni ignares, ni abjects, ni cons ; jamais Brutti, sporchi e cattivi ! Quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils disent, il ne faut jamais les blâmer ni les dauber ni, en aucun cas, les inciter à s’assimiler ; ils ont droit à toute notre complaisance, car ils sont l’Humanité souffrante qui ne sait pas ce qu’Elle fait. D’Elle viendra la Rédemption.

Dans « Charlie et les musulmans », article révélateur que nous avons reproduit sur notre site le 14 janvier, Madame Geerts s’efforce de faire le tour de la question ô combien complexe de notre rapport à l’islam, que les récents événements ne permettent plus d’éluder. Qu’on me permette cependant d’attirer l’attention de nos chers lecteurs sur quelques approximations, car à mal cerner les problèmes, à ne pas utiliser les mots justes, on risque d’ajouter de la souffrance à la souffrance, même avec les meilleures intentions du monde.

Madame Geerts écrit que demander aux musulmans de se désolidariser des terroristes « serait en effet à peu près aussi absurde que de considérer que tous les blancs sont catholiques et donc complices de la pédophilie de certains prêtres. » Sic !

Être catholique ce serait « donc » être complice des prêtres pédophiles. Madame Geerts – qui n’a pas voulu dire cela, je présume – devrait savoir la conséquence d’un mot, même si elle ne risque pas sa peau puisque les plus rabiques des cathos ne manient pas la kalachnikov. N’aurait-elle pas dû écrire : « C’est aussi absurde que de considérer que tous les blancs sont catholiques ou que tous les catholiques sont complices de la pédophilie de certains prêtres » ? Le sens eût été différent, et peu suspect de malveillance.

Je suis d’accord avec Madame Geerts pour dire que les musulmans n’ont pas à se justifier par rapport à ces horreurs. En principe. Cependant, il serait souhaitable que – spontanément – ils manifestent leur détestation du terrorisme en plus grand nombre qu’ils ne le font maintenant. Car, sans être malveillant à leur égard, quand on prend la peine de lire leurs textes sacrés, il ne saute pas aux yeux que l’Islam soit une religion de paix et d’amour comme les grenouilles de fontaine d’ablution le répètent inlassablement. Jamais, dans les Évangiles, Jésus n’appelle au meurtre ni à la violence. (C’est à coups de fouet tout symboliques qu’il chasse les marchands du Temple.) Peut-on en dire autant de ce que le Prophète et les Haddîth recommandent ?

De même qu’il doit combattre les sectes, je suis d’avis que l’État, la République, s’intéresse aux contenus théologiques des religions qu’il tolère, voire qu’il reconnait. Dans un article du n° 40 du nouvel hebdo Le Un (remarquable publication, indépendante, comme Le Monde Diplomatique, de l’oligarchie qui formate l’opinion), Tahar Ben Jelloun nous rappelle qu’il y a deux lectures irréconciliables du Coran. « La première est portée par des théologiens […] rationalistes lisant le texte de manière symbolique et métaphorique. Pour eux la volonté divine est rationnelle et juste ; les hommes peuvent en saisir le sens et y conformer leurs actes, autrement dit le Coran est créé. » Face à eux, les intégristes, comme les wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar (nos chers alliés de l’OTAN), pour qui le Coran est non seulement incréé, mais doit être lu de manière littérale. Si les versets ne sont tributaires ni du temps ni de l’espace, alors c’est qu’aucune intelligence n’est possible. La République ne doit pas tolérer la diffusion de ce nouvel obscurantisme et de l’intolérance qu’il génère. Or, nous savons que ce courant rétrograde et simpliste est loin d’être minoritaire dans les mosquées d’Europe financées par qui on sait et où ne souffle guère la spiritualité du soufisme et des alévis, mais où sévissent des imans bornés qui n’ont rien de théologiens rationalistes, qui justifient les assassinats pour blasphèmes, qui méprisent nos valeurs, qui se moquent de nous en nous tenant un double langage et qui préconisent les violences faites aux femmes en ergotant sur le calibre des pierres à choisir pour leur lapidation. Il est urgent d’éradiquer cet islam-là, de l’expulser, sans concessions. Nous devons être intransigeants sous peine de voir se déclencher de terribles Saint-Barthélemy racistes dont seraient victimes tous nos concitoyens musulmans ou considérés comme tels au faciès.

Je trouve navrant que dans les médias – et même dans la presse dite de gauche – on s’en tienne à un idéalisme naïf, à des considérations morales. Assez de moraline ! Sans une analyse des rapports de force et des conditions matérielles qui rendent possibles certaines valeurs – qui me tiennent moi aussi à cœur –, les considérations moralisatrices sur la citoyenneté et la dignité sont vaines. Voire suspectes. La croyance d’une humanité qui s’exprimerait hors-sol produit le brouet de patronage de la bien-pensance instituée.

Enfin, si j’ai manifesté pour la liberté d’expression, je n’étais pas Charlie. On peut rire impunément de tout, … sauf du pouvoir, hélas ! Dans notre ersatz de démocratie, la parole est libre, et même encouragée, tant qu’elle est inefficace. Ainsi, n’allez surtout pas croire que Charlie Hebdo se moquait de tout le monde, surtout depuis une dizaine d’années et sa reprise en main éditoriale par des Bernard-Henry Lévy et des Caroline Fourest, … dont chacun apprécie la relative honnêteté intellectuelle, l’aisance à occulter des partis-pris idéologique et géopolitique et les indignations à géométrie variable. Pour bien se démarquer de ces gens-là, pour apaiser la communauté musulmane et raréfier l’eau du bocal des petits poissons salafistes, Madame Nadia Geerts ne devrait-elle pas inciter le mouvement laïque, où elle milite et dont elle est une personnalité en vue, à lutter plus fermement contre la colonisation des territoires palestiniens occupés par Israël ? Ne devrait-elle pas inciter les Territoires de la Mémoire et d’autres associations droits-de-l’hommistes à organiser pour 2018 de grandes manifestations commémorant le 70e anniversaire de la Nakba, le désastre de l’exode, volontaire ou provoqué, de plus de 700 000 Palestiniens, auxquels se vit refuser le droit de retour et dont 90% des villages furent détruits ?

Reste que j’ai pleuré sur le Wolinsky de ma jeunesse et le Cabu du grand Duduche.

Cerise sur le gâteau, je ne résiste pas à vous livrer ce remarquable « Je hais l’islam, entre autres… » (Le Monde du 11/08/2004) de notre compatriote psychanalyste, romancier et essayiste, Patrick Declerck. L’auteur des Naufragés est donc aussi un excellent pamphlétaire. À l’ère du politiquement correct, c’est un genre qui se perd.

« Les religions sont des névroses de l’humanité, disait Freud. Mais il est, n’en déplaise, névrose et névrose… Le judaïsme tend à la névrose obsessionnelle : le rite pour le rite. Au cœur du christianisme se tapit l’espoir anxieux de noyer le pulsionnel dans un indifférencié asexué : l’amour christique, cette tisane tiède.

« L’islam, lui, tend à rendre fou parce qu’il instaure un partage entre les sexes extraordinairement et spécifiquement pathologique : une horreur et une terreur de la femme et de sa jouissance sexuelle fantasmée comme toute-puissante. Face à cette dernière, il ne reste d’autre solution à l’homme que l’oppression farouche de toute féminité. Oppression d’autant plus radicale qu’elle a pour fonction première de recouvrir de son voile phobique le vertige secret, intime, muet, mais omniprésent, de l’impuissance masculine et de son éternel compagnon, la répulsion-tentation de l’homosexualité latente… D’où la nécessité aussi de l’alliance érotisée et défensive des frères de l’islam. Devant les hallucinatoires menaces du vagin denté, la sécurité et la fuite résident dans le nombre. Ainsi, pour se protéger, l’homme musulman vit-il en banc. Comme les petits poissons… »

Sur la même longueur d’onde, la courageuse sociologue marocaine, Fatna Aït Sabbah, ose affirmer que le monde n’est pas un harem ; elle n’est pas tendre non plus envers l’islam : « Le corps féminin dans l’Islam patriarcal doit être dégradé, objectivé et utilisé en tant qu’objet, il ne doit jamais retenir l’attention du croyant ou préoccuper son esprit au-delà d’une brève jouissance purement utilitariste car il constitue un pôle endogène de dissidence ». (La femme dans l’inconscient musulman, 1982, Albin Michel, 2010.)

Plaintes contre le TSCG à la Cour constitutionnelle

Une mise en perspective de Paul Mélot

TSCGBien qu’il ne s’agisse pas du « scoop » de l’année, sa portée et ses conséquences morales, économiques, sociales, méritent un arrêt sur la récente actualité très peu médiatisée, voire occultée: le traité européen dit de « la règle d’or » est attaqué devant la Cour constitutionnelle (Le Soir, 25-11-2014).

Qu’en est-il? Une vingtaine d’associations, soit elles-mêmes, soit en soutien, parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération des CPAS de l’Union des villes et communes wallonnes, la CGSP flamande, la CNE, le Collectif Citoyen Constituante… invitent la Cour à invalider la ratification belge du Traité.

Pour rappel, le TSCG ( Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) « imposé » par l’Europe et voté par les 28 Etats et ici, par les SEPT (!) parlements que compte notre beau pays inflige des cures d’austérité à tout pays endetté au-delà des 60 % du PIB, ne permet à moyen terme qu’un déficit public limité à 0,5% au maximum et impose, en plus des sanctions – on y reviendra plus loin- un mécanisme automatique de correction en cas de déviation de la trajectoire budgétaire. Rien moins que cela!

On ne va pas s’attarder sur la raison d’être de ce texte contesté et contestable. Rappelons cependant que l’application de la Règle des 3% engendre en ce moment le délicieux bordel social en Belgique! Rappelons aussi que ces fameux 3% résultent d’une position DOGMATIQUE dont bon nombre d’économistes ont mis à mal la justification (pourquoi 3% et pas 2,5, ou encore 4 ou 4,5%???) Rappelons enfin qu’un plus grand étalement de la dette réduirait d’autant les efforts , justifiés ou pas, imposés à une partie, selon les opposants ou à la totalité de la population, selon ses promoteurs…

Et n’oublions pas que, de surcroît, le pouvoir européen, contre toute attente, s’est déresponsabilisé de l’application des sanctions conférant à ses fonctionnaires des droits régaliens échappant à la responsabilité élective ! Pas peu de choses, à vrai dire !

Tout cela pour quoi faire? Nuts ! Observer que les dettes publiques ne faiblissent pas et que les PIB ne s’améliorent pas. Observer qu’un certain nombre de pays, dont la France, d’une manière répétitive, font fi des injonctions européennes et s’honorent de leur défense des intérêts nationaux.

Venons-en aux arguments développés par les plaignants tout en remettant en mémoire qu’ils ont toujours dénoncé cette duplicité qui tend à faire gober par l’opinion que le budget d’un état se gérerait comme un bon père de famille; rien de plus naïf, d’abord, de plus faux ensuite: du reste si cela avait été le cas un peu partout dans le monde, pas de conquête de la lune, pas de TGV, pas de tunnel sous la Manche, pour ne prendre que quelques petits exemples !

Mais l’argumentation des plaignants a du lourd:

1) La Constitution prévoit que le parlement (ici encore les six autres dans ce magnifique pays) approuve le budget et lui donne prérogative en matière de conception et de développement de la politique budgétaire. Le TSCG viole donc ce principe.

2) Le droit de vote des citoyens est remis en cause dès que le pouvoir des élus de déterminer le budget est réduit: viol de ce principe.

3) Le Roi, en ratifiant ce traité, oblige d’autres autorités que lui-même à l’appliquer. Constitution bafouée également.

4) Subsidiairement, l’autonomie des pouvoirs communaux (accord de coopération Etat/Régions) est niée, entre autres par rapport à la tutelle financière sur les CPAS : la Constitution reconnaît aux citoyens des droits économiques et sociaux – pas de recul de ces droits- bafoués ici par les cures d’austérité induites par le TSCG ( d’où le soutien des CPAS wallons à cette plainte).

On le voit, si la Cour venait à faire droit à ces plaintes, la Belgique, dernière à s’être inclinée, retrouverait de toute évidence une liberté qui lui a été confisquée… avec la complicité de TOUT son personnel politique ! De TOUT son personnel politique, puisque TOUS les partis se retrouvaient d’une manière ou d’une autre dans l’un des parlements ayant adhéré au TSCG …

Cela étant, suivant l’exemple des multiples dépassements budgétaires de la France dont nos gouvernements devraient sans doute s’inspirer, il y a lieu de bien réfléchir. En effet, dès l’instant où les politiques d’austérité en Europe n’engendrent pas la reprise économique escomptée, la raison devrait l’emporter sur le dogme. N’a-t-on pas vu, récemment un économiste tel Bruno COLMANT, ex -patron de la Bourse de Bruxelles et ex-Chef de Cabinet de Didier REYNDERS, alors Ministre des Finances, reconnaître l’incohérence d’une telle politique? Et il n’est pas le seul, loin de là… ( DE GRAUW, DE KEULENAERE, …)

Bien réfléchir implique une suite logique: il n’est pas interdit de penser (pas encore, n’en déplaise à la Flandre!) que si, par exemple, la France, l’Italie, la Grèce, l’Espagne…et la Belgique portaient à l’ordre du jour la révision, voire la suppression du TSCG, des perspectives nouvelles s’ouvriraient à tous les états en difficulté. Les problèmes de l’indexation, de l’âge de la retraite, pour ne prendre en considération que ces domaines les plus largement médiatisés seraient vus sous un autre jour. Et, répétons-le, avec force, apporteraient une certaine pause durable aux chocs sociaux que nous connaissons, partageons ou subissons selon les convictions des uns et des autres.

Puisse 2015 mettre du plomb dans les têtes pensantes élues ici et là !

Sur la réélection d’EDR à la présidence du PS

Une opinion de Willy Burgeon, Président Honoraire du Parlement Wallon et militant socialiste

willy burgeon93,6 % ! C’est le chiffre que va ressasser le PS d’en haut pour fêter (fêtes patronales !) le résultat du candidat unique Elio Di Rupo (EDR) à l’élection de la Présidence du PS ce week-end (A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire, n’est-ce pas !). Cela vaudra encore, lors du prochain congrès, à la star du PS, de ces ovations-debouts, «spontanées», qu’il adore.

Il sera moins question de l’absentéisme massif de 72 % des 90.000 affiliés du PS qui ne se sont pas dérangés pour ce suffrage. Dans certains pays, il aurait été annulé. Cela n’empêchera pas les instances du PS de légitimer le grand homme. EDR n’a pas attiré les foules socialistes il y a quatre ans, cette fois-ci non plus. Il existe donc un grave problème de démobilisation.   Entre-temps, le PS a perdu deux élections et j’attends avec impatience le prochain sondage…

Et l’avenir ? Il s’annonce sombre.

Dans le long questionnaire de deux pages remis à chaque votant, les mots « Wallonie » et «croissance» ne sont pas une seule fois cités. Le ton de la nouvelle Présidence est donné dans ce document et dans les interviews d’EDR dans la presse (voir «Le Soir» et «Le Vif» de vendredi dernier).

LE PS sera le dernier défenseur de la Belgique ! Or, le belgicanisme que défend objectivement EDR c’est la famille royale (vestige de la féodalité), le clergé, l’armée, les milieux d’affaires (toutes). Les Flamands, eux, tous partis confondus, savent depuis 1999 où ils veulent aller tandis que le PS va entamer une bataille du passé avec son doyen de Président.

Un congrès des idées ? On en connaît déjà les grandes lignes. On enverra les militants dans les maisons avec un message sans consistance et on balisera la libre expression et la créativité de la base dans ce congrès qui ne sera pas idéologique car il poserait des axes d’action non conformistes et réellement de gauche et constituerait un danger pour la classe dominante. On y oubliera donc que le socialisme c’est d’abord la contestation du capitalisme et de ses systèmes au rang desquels figure justement l’Etat belgicain. Comme actions seront à l’ordre du jour la glorification d’une star vieillissante et les effets de communication blings-blings sans support réellement mobilisateur. (C’est quand j’ai constaté sa légèreté et qu’EDR se servait de notre parti, celui d’Emile Vandervelde, d’André Cools et de Guy Spitaels, à des fins purement personnelles, que je me suis éloigné de lui.)

Pas question d’une croissance originale élaborée par la gauche avec des projets pour les jeunes, on attend que l’embellie économique, comme les alouettes, tombe du ciel. Pour contrer la dépression et la régression ambiante, le socialisme actuel doit se coupler avec le volontarisme pour éliminer le chômage et la pauvreté toujours plus envahissante (∗). Cette évidence ne sied pas à la pensée unique en cours.

Pendant ce temps, la Wallonie s’empêtre dans ses problèmes budgétaires, de modernisation et s’appauvrit car elle n’a pas la masse critique nécessaire. Personne n’ose dire que son salut et celui de ses enfants est ailleurs. Pour moi, il est en France, c’est une conviction que j’ai depuis 1995 !

Le 24 novembre 2014

(∗) Je sais déjà que je serai écarté, comme d’habitude, des centres de réflexion malgré l’élaboration de mon rapport, non contesté, de 18 pages sur « La bataille contre la crise : avec quelles forces, avec quels remèdes ? » à obtenir sur demande. Je continue à me battre pour la vérité.

Pas de jambon… à Charleroi

Un billet d’humeur de Paul Mélot

Paul MagnetteEn décrétant qu’il n’inviterait pas le ministre de l’Intérieur à l’inauguration de son nouvel hôtel de police, celui qui n’est pas bourgmestre en exercice à Charleroi vient de réussir ce qu’il croyait être un coup fumant (pour ne pas dire fumé!): Jan l’a eu dans l’os, si l’on peut dire…

En réalité, il n’a déclenché qu’une polémique stérile entre MR et PS qui ne met hélas pas comme il l’aurait peut-être souhaité, la Wallonie au premier plan de l’actualité mondiale !

Expliquons-nous: si ce n’est pas le bourgmestre de Charleroi qui a ostracisé le très N-VA Jambon, c’est donc bel et bien le ministre-président de tous les Wallons qui a interdit l’entrée en Wallonie au ministre de l’Intérieur de tous les Belges. On va voir ce que l’on va voir: le coq fout la baffe au lion raciste et collabo. Quelle fierté nouvelle pour la Wallonie! Quel cran, quelle outrecuidance, quelle audace même, quand on sait que demain, sans doute, celui qui excommunie devra quémander l’aide financière fédérale pour sa police étranglée par la réforme du même nom appliquée cependant par lui-même et ses amis politiques.

Et de plus, avec l’aval de son président de parti, le très regretté ancien premier ministre, car une telle bravoure ne peut avoir été décidée sans qu’Elio ait marqué son accord, bien entendu. Expliquons-nous encore: on peut supposer que demain, dans tous les coins de Wallonie, chaque bourgmestre aura à cœur de suivre le mâle exemple de l’ami Paul Magnette, du moins s’il est étiqueté PS… Comme on peut supposer que le bourgmestre récalcitrant (ou MR ou CDH ou Ecolo) qui aura l’audace d’inviter Jan JAMBON se verra priver d’aides ou initiatives régionales favorables à sa commune par Magnette et ses amis, pour le punir de son intrépide initiative…

L’initiative de Magnette vaut donc maintenant loi !

Est-ce à dire que Magnette a commis une boulette en rejetant l’ingrédient jambon? Oui, sur tout l’étal! La farce ( porc, pain, persil, lait, faut demander la recette à Lequet à Liège) aurait bien mieux pris si, présent, JAMBON avait été poussé dans ses retranchements et publiquement invité à retirer ses inacceptables paroles révisionnistes et collaborationnistes devant les stèles des policiers morts pour la patrie – au sens large- durant la guerre 40-45… Voilà en quoi notre Ministre-Président de tous les Wallons se serait grandi et aurait fait l’unanimité de la classe politique restée démocratique en Wallonie.

Mais au lieu de tout cela, cette gaffe, à bien y réfléchir, en est-elle une ? Ne fait-elle plutôt pas avancer notre cause réunioniste ? En donnant du grain à moudre à Bart De Wever, Magnette permet au peuple flamand d’encore un peu plus enfoncer ces Wallons tant décriés pour leurs vertus appelées fainéantises, foutaises, profiteurs, bouffeurs de transferts N-S, etc…

François HOLLANDE, à qui ce coup de main ne peut avoir échappé, vient donc d’inscrire sur ses tablettes de la prochaine manne de médaillés de la Légion d’honneur, le nom de notre illustre Carolo.

Vive la République !