Archives pour la catégorie Editorial

Chou vert et vert chou

Par Valmy
Il ne faudrait pas s’imaginer que j’exagère lorsque je pointe les approches du CD&V vers le CDH.
L’affaire de la ministre Joke Schauvliege illustre bien qu’elle a été une
ministre idéale pour le CD&V… et le Boerenbond !
La ministre flamande de l’Environnement, Joke Schauvliege (CD&V), a été
poussée à la démission à la suite de ses fausses déclarations et des
réactions outrées qu’elles ont suscitées. Rien de plus normal.
Schauvliege connaît bien ses électeurs qui votent encore CVP, et pas CD&V. De plus, elle oeuvre à la grande satisfaction de son véritable employeur : le Boerenbond.
La direction du CD&V est tout à fait consciente de cela. C’est d’ailleurs la
raison précise pour laquelle Schauvliege s’est maintenue pendant tout ce
temps au gouvernement. Schauvliege est une marionnette du Boerenbond, le puissant lobby catholique des agriculteurs flamands, dont le CVP, de tout temps, est le laquais. En fait, on ne peut même pas en vouloir à Schauvliege. Elle n’a jamais été que la ministre que son parti voulait qu’elle fût.
Depuis peu, le CD&V s’enrobe d’un costume plus moderne, plus
progressiste, plus vert. Un costume trop fin pour lui, visiblement. Au plus
profond de son cœur, le CD&V demeure la même machine de pouvoir
qu’était le CVP.
Avis aux distraits en Wallonie !
ndlr : texte inspiré d’un article écrit par Bart Eeckhout et traduit pour DaarDaar par Fabrice Claes.

Les Wallons ne sont pas tous aveugles

Selon l’IWEPS, 40 % des Wallons estiment réaliste la séparation de la Belgique

Publié le Mercredi 6 Février 2019 sur le site sudinfo.be

L’Institut wallon des statistiques (Iweps) vient de boucler son grand baromètre quinquennal.

Une grande enquête le révèle: le Wallon n’exclut plus la séparation de notre pays

C’est sans doute le changement le plus spectaculaire du baromètre 2018 de l’Iweps : près de quatre Wallons sur dix estiment que la séparation de notre pays est réaliste. Et même si 92 % des Wallons interrogés sont contre la séparation de la Belgique, ils sont 36 % (contre 21 en 2013) à la juger possible.

Le Wallon commencerait-il à sortir la tête du sable et à évaluer la situation de la Belgique dans sa réalité ?

Le Wallon commencerait-il à en avoir assez de voir se développer le confédéralisme belge dans lequel la Flandre de manière rampante considérerait la Wallonie comme sa chose dans l’attente de la flamandiser complètement ? En d’autres termes, refuserait-il que la Wallonie devienne une colonie de la Flandre ?

La Flandre manque de terrains et prône l’expansionnisme vers la Wallonie et particulièrement vers l’Ardenne où il n’est plus rare aujourd’hui de voir des villages composés de 50 % de Colons flamands qui payent chers leurs cocons au seul bénéfice d’agences immobilières.

Ce phénomène fait augmenter le prix de l’habitat, rendant l’accession à la propriété impossible pour les autochtones. De plus en plus d’Ardennais disent ne plus pouvoir vivre là où ils ont grandi.

L’exemple de la plus petite ville du monde, Durbuy, est éclairant à ce sujet. Un bon reportage de la RTBF a démontré que le sieur Coucke, grand argentier et bon patron flamand, venait en Wallonie pour une raison fondamentale : y faire du business. Son « amour » pour la région passant loin derrière son but principal. Quant aux Wallons de souche, il leur est demandé de quitter la ville à la recherche d’un ailleurs.

Paul DURIEUX

Révélateur…

Je suis certain que vous connaissez tous dans votre entourage des personnes qui ont vécu le même désagrément : recevoir un courrier rédigé exclusivement en néerlandais.

A celles et ceux qui ne voient notre avenir que dans l’apprentissage de la langue de Vondel et qui recherchent une école en immersion linguistique néerlandaise pour leurs enfants, je dis ceci : continuez vos errements et lorsqu’une majorité de Wallons seront de parfaits petits bilingues néerlandais-français, vous n’aurez plus qu’à vous taire (je reste poli) quand vous recevrez vos courriers exclusivement rédigés en néerlandais. Ce jour-là, la messe sera dite…!!! Vous ne pourrez pas dire que l’ Alliance Wallonie France ne vous aura pas prévenu…

Paul D.

La lettre de Jean-Luc Lefèvre

Bonjour,
Je reçois ce jour facture d’hospitalisation de mon épouse GODARD Marie-Anne, La lettre d’accompagnement est rédigée dans la langue usuelle de Wallonie, mais le détail des frais exclusivement en néerlandais, ce que je ne puis tolérer. A titre conservatoire, bien qu’il n’y ait rien à payer, je vous saurai gré de me faire parvenir ce décompte en français. A l’avenir, sans préavis de ma part, je ne paierai aucune facture libellée dans une langue qui n’est pas la mienne.
Bien à vous,

Jean-Luc Lefèvre Jambes

Vœux , bilan et prospective

Aux membres, soutiens et sympathisants de l’A.W.F.,

Chers Amies et Amis,

Madame, Monsieur,                                                                                    

Que 2019 vous réserve le meilleur de la vie et particulièrement la santé sans laquelle toute chose devient plus compliquée, voire impossible figure au sommet de mes vœux. Ces vœux s’adressent bien entendu aussi à celles et ceux qui vous sont chers.

Sur un plan politique, nous formulons le voeu que le résultat des élections fédérale, régionale et européenne nous permette d’imposer que le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française s’inscrive dans la réflexion des centres d’études des partis politiques afin que les décideurs politiques et autres s’emparent de notre projet.

Le début d’une nouvelle année est un moment propice pour jeter un œil dans le rétroviseur et réaliser un bilan de l’année écoulée, mais aussi pour faire de la prospective et lancer les bases qui permettront à notre mouvement citoyen pluraliste d’assurer la pérennité de ses réflexions, de ses actions et de ses initiatives.

 2017 avait été dominé par notre opération « Sondage et vote pour l’élection présidentielle française » où nous étions allés à la rencontre de nos concitoyens wallons, « Sud-Presse » concluait après le second tour : « avec 2000 votants, l’Alliance Wallonie-France a réussi son pari de prendre le pouls des Liégeois dans le cadre de la présidentielle française ». J’eus l’occasion de m’exprimer dans la presse en ces termes : « …nous constatons un parallélisme remarquable entre les résultats des sondages français et celui des citoyens de la Province de Liège. » Le journaliste Gaspard Grosjean ajoutait : « …il y a un vif intérêt de la population liégeoise pour l’élection présidentielle française. »

2018 a mis en relief la sortie d’une nouvelle brochure de 26 pages, ouvrage collectif dans lequel pas moins de 10 personnes expriment les objectifs et convictions de membres et soutiens de l’Alliance Wallonie France, mais également l’ouverture d’esprit qui caractérise notre mouvement en donnant la parole à un  écologiste  défenseur d’un développement soutenable pour nos sociétés humaines.

S’ensuivit  notre Assemblée Générale Ouverte du samedi 28.04.18 où M. Pierre-Yves Dermagne, Député wallon, Chef de groupe P.S. au Parlement wallon et M. Pierre-Yves Jeholet, Ministre régional de l’Economie  vinrent nous livrer leurs opinions sur des questionnements que nous leur posions : « la Communauté française est-elle encore viable ? », « transferts de la Communauté vers la Région ? », « la Wallonie dans une Belgique confédérale ? », « Comment faire ? », « Et après… ? ». Notre ami Georges Régibeau, dans un discours brillant, exprima les convictions de l’ A.W.F. Dans le débat qui termina l’A.G.O. intervinrent 5 participants auxquels répondirent les deux conférenciers. A noter aussi que ce même jour sortait l’autobiographie de M.Pierre Hazette intitulée « J’ai fait de mon mieux ». Le livre était en vente à la table d’accueil et l’auteur nous fit  l’amitié de donner l’intégralité du résultat de cette vente à notre mouvement.

Lors de cette A.G.O., les membres de l’A.W.F. participèrent, comme nos statuts le prévoient, à l’élection  des membres du Conseil Général et du Président. Tous les candidats furent élus à une large majorité.

Notre A.G.O. fut précédée d’une conférence de presse à la Maison de la Presse de Liège où nous présentâmes notre nouvelle brochure ainsi que le canevas de notre assemblée générale. Trois journalistes se déplacèrent. Avant notre conférence, le P.T.B. tenait la sienne. Ils n’eurent pas plus de succès que nous. La responsable de la Maison de la Presse nous indiqua qu’il en était ainsi aujourd’hui et qu’il était de plus en plus difficile d’amener des journalistes à se déplacer à la Maison de la Presse pour s’informer… !

Autre travail important : 3 exemplaires de notre brochure et une présentation du livre de Louis Nisse, « Ma blessure française » furent envoyés par la poste à chaque membre de l’A.W.F. Il est interpellant de constater le coût financier d’une telle initiative, vu l’augmentation des tarifs postaux.

Dernier travail des Conseils Généraux et Bureaux exécutifs et non des moindres : la préparation du passage de témoin de la présidence de l’ A.W.F. L’enseignant que je suis accorde beaucoup d’importance à la transmission. Aussi est-ce avec enthousiasme que j’ai travaillé avec mes amis à ce chantier qui va voir éclore le changement (rajeunissement) dans la continuité (maintien de l’objectif de voir une Wallonie autonome intégrée à la République française).

Quelques chiffres  pour traduire que notre mouvement se porte bien mieux que certains ne le voudraient. Notre site a reçu 61 331 visites en 2018, soit une augmentation de 8 181 par rapport à 2017. Nous sommes suivis par 115 blogs (+ 17) et notre page facebook compte à ce jour 762 mentions « j’aime cette page » (+31). Avec 5 424 vues, décembre a été le meilleur des mois de décembre depuis l’existence de notre site en 2012.

Le groupe de parrainage de notre mouvement atteint à ce jour 50 membres.

Dans la lignée du professeur Jules Gazon, épinglons également la poursuite aux quatre coins de la Wallonie des conférences-débats de notre ami Paul Mélot intitulées « L’avenir de la Wallonie : thriller ou réalité ».

Celles-ci rencontrent un succès estimable  auprès de populations et d’organisations très différentes.

Prospective 2019

Dès maintenant, je peux vous annoncer que 2019 verra un nouveau président conduire l’A.W.F.

Qui dit nouveau président dit aussi assemblée générale qui aura à élire celui-ci et de nouveaux membres qui intégreront le Conseil Général. Deux jeunes, l’un de Mont-Sur-Marchienne, l’autre de Liège vont, j’en suis persuadé, donner une nouvelle impulsion à notre mouvement. Retrouver le Hainaut et Liège, héritiers des deux grands bassins industriels wallons ainsi réunis me semble assez symbolique d’une nouvelle dynamique pour notre mouvement citoyen.

Pas plus que je ne désire jouer la « belle-mère » du nouveau président, je veux rester actif au sein de l’ A.W.F. et apporter mon aide au nouveau président lorsque celui-ci m’en fera la demande.

Les derniers mois ont vu le Bureau Exécutif travailler par internet afin de travailler à cette succession. Un B.E. programmé au 19 février devra détailler les contours des mois qui viennent et un Conseil Général se tiendra dès après le 19 février afin qu’après avoir été informé des décisions du B.E., il se prononce sur le travail accompli par celui-ci.

Il appartiendra au nouveau président avec son B.E. et sous le contrôle du C.G .de tracer les axes à suivre par notre Alliance pour les mois à venir.

2019 avec ses élections régionale, fédérale et européenne va être une année fondamentale pour notre avenir. Sachez que la Flandre ne recule jamais. La N-VA n’a pas le monopole du discours nationaliste. L’ A.D .N. flamand se retrouve dans les déclarations de responsables, et non des moindres, du CD&V, de l’Open-VLD, du SP-a et même de Groen sans parler bien sûr du Vlaams Belang. Sachez que la Flandre est une nation pour laquelle la Belgique et sa monarchie ne sont que des instruments qui doivent être au service de Mère-Flandre, la Wallonie n’étant, selon leurs dires, que le boulet qu’ils doivent traîner.

L’ A.W.F. fera entendre sa voix avant et après ces élections.

D’un autre côté, Paul Mélot a déjà repris le cycle de ses conférences-débats. Le jeudi 24 janvier, il était à la Maison de la culture de Wanze et le 18 février, il sera à Chapelle-lez-Herlaimont. Sachez que Paul M. répond toujours aux organisations qui le sollicitent pour qu’il vienne présenter sa conférence-débat. Cette conférence est évolutive en fonction de l’actualité. Elle est unanimement appréciée que le public soit ou non en accord avec son point de vue.

Pour mettre sur pied de nouvelles actions ou initiatives, notre nouveau président et son équipe auront besoin de votre aide. Le plus beau cadeau que vous puissiez leur faire en ce début d’année est de devenir membre ou soutien de l’ A.W.F.

Immense merci à celles et ceux qui ont déjà repris leur carte de membre ou leur versement de soutien.

Vous êtes sympathisant ? Franchissez le pas et devenez membre ou soutien de l’ A.W.F.

Enfin, qu’il me soit permis de remercier  chaleureusement celles et ceux qui m’ont apporté leur aide au long des sept années où j’ai exercé la tâche de président de l’ A.W.F. Qu’ils sachent que je leur en serai à tout jamais reconnaissant.

Vive la Wallonie, vive la France, vive la Wallonie française,

Fraternellement,

Paul DURIEUX

Membre fondateur de l’A.W.F.

Devenir membre,  renouveler sa qualité de membre  ou soutenir  l’ AWF

A la demande de membres ou de soutiens, notre Conseil Général a décidé de vous proposer deux modes de paiement.

1. Soit par un ordre permanent, vous versez 2,50, …5…,10 €/mois ou plus selon vos moyens sur un de nos deux comptes, ce qui élimine les oublis et les fastidieux rappels de cotisation. Bien sûr, nos n° de compte ne changent pas. (Dans ce cas, veuillez indiquer O.P. en communication)

Pour rappel le n° de compte IBAN de l’ AWF est : BE26068244993129 – BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux

Soutenir l’AWF de façon anonyme  subsiste plus que jamais au n° BE55088240700744 -BIC : GKCCBEBB, 22, Rue Fêchereux à 4130 Esneux. Vous pouvez être certain que la confidentialité de votre versement sera respectée.

  2. Soit en versant comme par le passé votre cotisation ou votre soutien pour l’année 2019.

Cotisation ordinaire : 24 €/an  Cotisation réduite : 12 €/an (allocataires sociaux, étudiants, retraités,         membre d’une  même famille)

Cotisation de membre d’honneur ou de soutien : à partir de 30 €/an 

Nous espérons que vous continuerez à nous faire l’honneur de votre confiance en 2019. Quant à vous qui êtes sympathisant, vous nous feriez un merveilleux cadeau en devenant membre ou en apportant votre soutien à notre mouvement citoyen. Si vous  avez déjà versé votre cotisation (N.B. : un versement en décembre 2018 est considéré comme versement pour l’année 2019) ou avez apporté votre soutien financier, soyez tout simplement remercié.

N.B. n’oubliez pas d’indiquer votre adresse postale en communication de votre versement afin que notre trésorière puisse vous envoyer votre carte de membre ou de soutien et ce qui l’accompagne dans les meilleurs délais.

Pour l’ AWF,

Renée Decroisson, trésorière

Le dénigrement de la wallonie : assez !!!

L’Alliance Wallonie France en a assez de voir des responsables politiques flamands, mais aussi des Belgicains, qu’ils soient de Bruxelles ou de Wallonie, cracher sur une terre et des hommes dont l’histoire mérite beaucoup mieux que sarcasmes, dénigrements, insultes, quolibets ou mensonges éhontés. Qui a construit la Belgique flamande d’aujourd’hui ? Qui a permis que s’érige cette nation florissante qu’est la Flandre et cela au détriment de la Wallonie ? Quand calculera-t-on le montant des transferts financiers qui ont eu lieu de la Wallonie vers la Flandre ?

Oui, je sais, la politique ne s’encombre pas du mot reconnaissance. Que l’histoire permette au moins aux Wallons de relever la tête et de retrouver cette fierté pour enfin envisager un avenir qui soit à la hauteur de leur passé.

Les deux commentaires qui suivent, l’un de Valmy, l’autre de Mme Ivette Bauthière rejoignent parfaitement deux préoccupations de l’A.W.F. :

– la Wallonie ne doit pas s’épargner de répondre à un questionnement afin de ne pas reproduire les fautes du passé ;

– la Wallonie a tout à perdre en acceptant une Belgique confédérale flamande qui en ferait une colonie vouée à servir les intérêts de la seule Flandre.

Paul D.

  » Et Jürgen Constandt de conclure : En Flandre, la sécurité sociale est un filet de sécurité, mais j’ai le sentiment que, pour certains en Wallonie, c’est davantage un hamac. « 

Cette affirmation qui semble parole de vérité exige une explication et surtout une mise au point.

Qui a désindustrialisé la Wallonie ?

Qui n’a pas entretenu, rénové, modernisé l’outil ?

Qui a déplacé massivement les investissements vers la Flandre ?

Qui a vendu les usines et les entreprises à des intérêts étrangers ?

Qui ne s’opposa pas véritablement au saccage de l’industrie malgré des « manifestations et des grèves inutiles autant que caricaturales à la longue » ?

Qui a installé le Wallon dans le chômage à vie afin de permettre l’industrialisation de la Flandre dans le but illusoire de « sauver » le Royaume de Belgique et qui s’épuise à prolonger cette ignominie sociale ?

Quand toutes ces questions auront trouvé réponses, honnêtes et sincères, alors seulement il se pourra que certaines critiques puissent être adressées aux Wallons.  PAS AVANT !

Valmy

J’ai des doutes. Je suis convaincue que le moment est grave, mais me demande si ces chiffres sont corrects. La Belgique EST déjà flamandisée.

Toute l’administration est entre ses mains. Quelle est l’importance de la manipulation des chiffres et de la propagande en cette matière ?

Il n’y a pas que les chiffres. Il y a aussi toute cette campagne de dénigrement…

Une autre question me tarabuste : les Flamands vont-ils vraiment choisir l’indépendance plutôt qu’une Flandre avec la Wallonie à leurs pieds ??? 

Ivette Bauthière

Conférence

Quel avenir pour la Wallonie (11)

Notre ami Paul Mélot veut commencer 2019 avec l’enthousiasme qui le caractérise.

Aussi reprend-il son cycle de conférences-débats qui l’a conduit dès 2017 puis en 2018 aux quatre coins de la Wallonie. Son travail consiste d’abord en une entreprise d’information qui amène le citoyen wallon à se poser les questions utiles à l’avenir de la Wallonie. Plus que jamais, en cette année d’élections européenne, fédérale et régionale, il est important que chacune et chacun connaisse la situation que vont devoir affronter la Wallonie et son monde politique.

Précisons aussi que de conférence en conférence, notre insatiable conférencier actualise le contenu de son exposé.

Enfin, Paul Mélot tient à préciser qu’il est ouvert à toute initiative pluraliste et à tout organisme qui voudrait offrir à ses membres une information objective.

Paul D.

Le Comité d’Action Laïque de Wanze-Héron asbl a la plaisir de vous convier à la conférence-débat du Jeudi 24 janvier 2019 à 20h00 à Wanze

Salle Catoul – Place Faniel à Wanze

LE DEVENIR DE LA WALLONIE :  

THRILLER OU RÉALITÉ ?

Par Paul Mélot

Directeur d’école retraité – Écrivain public bénévole – Ancien Vice-président du CPAS de Liège

Au départ de graphiques reprenant des données publiées notamment par les universités ou le Bureau du Plan, le conférencier mène, sans concession, une analyse comparative – positive et négative – des économies régionalisées.

Cet examen critique l’amène à se poser la question essentielle :

« Quel avenir pour la Wallonie ? »

Renseignements : 0476 825 195 – 085 230 055

cal.wanzeheron@gmail.com

PAF : 3 €

Les « gilets jaunes » laissent la population flamande quasi indifférente

Au début du mois de décembre, le député Herman De Croo (Open VLD) annonçait en direct, et non sans fierté, qu’il ne toucherait pas aux 376 000 € d’indemnité de départ auxquels il a droit. Sa décision faisait suite à la vague de critiques que s’étaient attirés, quelques jours plus tôt, le ministre flamand de la santé, Jo Vandeurzen (CD&V), et son collègue de parti Pieter De Crem annonçant leur retrait politique. Les deux hommes avaient indiqué qu’ils ne se priverait pas du joli bonus auquel ils avaient droit. Des sommes considérables qui ont indigné une partie de l’opinion publique flamande plus affectée par ce généreux régime de sortie que par la hausse des prix des carburants.

L’agence BELGA notait :  » alors qu’au Sud, le mouvement des « Gilets Jaunes » a enflammé la presque totalité des provinces wallonnes, force est de constater qu’il a laissé la population flamande quasi indifférente.

« On ne vit décidément pas dans le même pays » entendait-on ici et là, en réaction à ce contraste. Cette affirmation devient de plus en plus difficile à contredire.

Les raisons mêmes de l’absence de contestation en Flandre illustrent les fortes disparités interrégionales. En Wallonie, les salaires sont moins élevés, les travailleurs bénéficient bien plus rarement d’une voiture de société et donc d’une carte essence, le réseau des transports en commun y est moins développé, les distances à parcourir sont plus élevées rendant souvent l’usage du vélo plus aléatoire, le parc automobile wallon est plus ancien rendant les véhicules diesel plus présents.

Au niveau médiatique, certaines rédactions flamandes ont donné l’impression de parler du mouvement wallon des « Gilets Jaunes » comme d’un sujet d’actualité internationale.

L’éditorialiste du site NEWSMONKEY, Wouter Verschelden, commente :  » la Belgique francophone (sic, ndlr) est politiquement et culturellement une sorte de périphérie parisienne plutôt qu’une entité belge » (resic).

Le journaliste politique va jusqu’à évoquer un « manque d’identité belge » en Wallonie, une situation qui, selon lui, est due en grande partie à la manière dont les médias fonctionnent des deux côtés de la frontière linguistique, et à la différence de moyens financiers consacrés aux productions propres. Résultat : alors que les Flamands sont moins à l’écoute de ce qui se passe chez leurs voisins des Pays-Bas, les « francophones » ont toujours les yeux plus rivés vers la France, d’où provient le mouvement des « Gilets Jaunes ».

Wouter Verschelden pointe « l’absence d’émissions d’actualité de qualité en Wallonie et à Bruxelles » et constate que « le débat public en Belgique francophone est bien plus souvent mené depuis les studios parisiens qu’à Bruxelles ». Ces considérations ne manqueront pas de ravir les directions des médias public et privé francophone .

Le journaliste flamand termine comme suit : « si, en Belgique, les Communautés linguistiques semblent vivre dans des bulles politiques, économiques et médiatiques (j’ajouterai culturelles -ndlr) distinctes, les Flamands ne seront pas pour autant protégés des éventuelles conséquences de la contestation wallonne. Des retombées que les défenseurs de l’autonomie régionale en Flandre ne se priveront pas d’ajouter à leur liste d’arguments.

Pourquoi ce « semblent », M. Verschelden ? Les Régions, et non les Communautés linguistiques comme vous le mentionnez, vivent déjà dans des réalités (et non des bulles) politiques, économiques, médiatiques et culturelles différentes.

La seule question à se poser est la suivante : quand nos responsables politiques et sociétaux wallons voire bruxellois vont-ils avoir le courage de reconnaître cette évidence ? Quand auront-ils cette étincelle de courage ? Quand cesseront-ils de vivre la peur au ventre le regard tourné vers la Flandre ?

Le citoyen wallon a, inconsciemment, déjà franchi ce pas. Son attrait pour ce qui se passe en France est bien réel. Il lui reste à trouver des dirigeants qui emprunteront la route de tous les espoirs pour l’avenir de la Wallonie.

Saumane

Flamands de France et de belgique


Récemment en visite à Dunkerque, un responsable touristique me déclara    » nous sommes flamands ici « .
Ma réponse fut très rapide:   » Personne n’ignore l’existence de la Flandre flamingante, alors répondez-moi en néerlandais « . Fin du dialogue !
Les Flamands de France et de Belgique ne doivent pas se bercer d’illusions, la France s’est toujours battue pour Dunkerque et ne l’abandonnera pas de sitôt, tenant compte des intérêts colossaux que cela représente.
Quant à Lille, malgré l’écusson au lion jaune à l’épaule gauche des gendarmes, celle-ci se trouve en Flandre wallonne ou française. Rappelez-vous, il y a quelques années lorsque des activistes flamands, venus de Belgique, se voulurent un peu trop menaçants la France déploya des unités d’intervention, qui effectuèrent dans les bâtiments de la mairie de Lille un exercice de « nettoyage ».
Le message fut clairement perçu de l’autre côté de la frontière.
Il existe bien évidemment une poche ethnique et dialectale flandrienne entre la frontière belge, le cours d’eau l’Aa et la Lys. Cela signifie plus ou moins 60.000 locuteurs potentiels fin du XXe siècle. Et, nos voisins de la Région flamande dépensent beaucoup d’argent en soutien à l’enseignement du néerlandais.

Valmy

Bilan du rail wallon ?

Qu’en est-il de l’analyse reprise ci-dessous qui date de janvier 2016  ? Où en est le RER wallon ? Où en est la modernisation du rail wallon ?

La SNCB, dirigée par les Flamands roule pour la Flandre en dilapidant le rail wallon, nuisant gravement aux intérêts de la Wallonie.

Et ce, avec la complicité passive des administrateurs wallons de la SNCB et des politiques wallons paralysés par la peur du séparatisme et de la régionalisation de la SNCB.

La seule fois où le gouvernement wallon avait osé critiquer officiellement la SNCB, il a été vite contré par son propre président qui avait mis en garde contre une probable réplique flamande qui entraînerait la régionalisation / scission de la SNCB. 

Profitant de la paralysie des Wallons, les Flamands s’approprient la SNCB, tout à leur profit. Des dizaines de milliards sont investis à Zaventem vlaanderen (diabolo) et à Antwerpen (tunnel Liefkenhoeck). La SNCB investit pour soutenir le trafic marchandises des ports flamands. Elle s’endette pour moderniser les gares et le réseau flamand. Le RER flamand est fini depuis longtemps et, un luxe, il est à 4 voies. Les lignes flamandes sont démultipliées pour relier toutes les villes flamandes via un maillon ferroviaire et modernisées pour être plus rapides. 

Pendant ce temps, où en est le RER wallon ?

La SNCB voit grand dans le projet d’union entre la Flandre et la Hollande, un Grand Pays-Bas néerlandais ferroviaire sur le dos des Wallons.

Sous la volonté des Flamands, la SNCB isole le rail wallon de ses pays voisins en ne lui laissant qu’une seule issue : la Flandre. 

Mais le pire est à venir. 

La Flandre prépare son union avec la Hollande, au travers d’un grand projet : « le Rhin d’Acier » qui vise un grand réseau marchandise Flandre & Hollande  & Allemagne & Luxembourg. 

Ce projet flamand dit de niveau « fédéral », est financé, comme le tunnel d’Anvers et comme le Diabolo de Zaventem, en dehors de la clé et donc au détriment des 40 % wallons de la clé 60/40, (40 % de « plus grand chose » = quasi plus rien). 

Le Rhin d’Acier va permettre aux marchandises flamandes de contourner la Wallonie, signant ainsi la mort des gares de tri et du réseau marchandise wallon. 

Syndicats, administrateurs et politiques wallons sont au courant. 

Hélas personne ne bouge et tous se taisent pour ne pas provoquer la séparation.

Mais de quoi nos politiques ont-ils peur ?

La SNCB ne rapporte plus grand-chose à la Wallonie. Au contraire, elle nuit à nos intérêts.

Les chiffres et les arguments que ses dirigeants présentent sont ceux trafiqués par des managers membres du Voka (organisation patronale flamande) ou du « In De Warande « (organisation flamande) ou encore membres du Borenbond.

Leur objectif : garder la Wallonie sous leur coupe, afin de la soumettre aux volontés flamandes et surtout persuader les Wallons qu’il ne leur reste que la Flandre vers qui se tourner.

Cette peur panique, entretenue par la Flandre, est irrationnelle car en fait, au point où nous en sommes avec la SNCB, nous n’avons plus rien à perdre.

La SNCB nuit à nos intérêts. Alors prenons un autre partenaire ferroviaire.

Le plus indiqué par sa taille et surtout par sa proximité : la SNCF.

Bien sûr, la Flandre et même le tout Bruxelles y mettront leur véto.

Mais ne sommes-nous pas dans un pays confédéral où c’est chacun pour sa Région ?

La solidarité flamande et bruxelloise n’existe plus. 

Si les Wallons veulent s’en sortir, ils doivent oublier la Belgique flamande pour se recentrer sur leur avenir. 

C’est seulement en créant une collaboration avec la SNCF que les Wallons pourront sauver et développer le rail wallon. 

Nous n’avons plus rien à perdre, mais au contraire, tout à gagner !

Claude Roland