Bart De Wever rappelle l’objectif de la N-VA: « Une Flandre autonome »

Plan Marshall 4.0 contre Wallonie bashing.

Nous reproduisons ci-dessous l’article lu sur le blog « Debout la Wallonie française » et en partageons complètement le contenu.

Il y a dix ans déjà était présenté le premier « Plan Marshall » pour la Wallonie. Cette semaine, le Gouvernement wallon vient de nous servir son Plan Marshall 4.0.

La critique est toujours aisée et l’art si difficile. Les esprits chagrins auront sans doute  une fois encore beau jeu de moquer l’initiative. Même si l’on peut s’interroger sur le pourquoi de ces plans successifs (serait-ce juste des « coups de com’ ?), ne boudons donc pas notre plaisir.

Le Plan Marshall met l’entreprise wallonne au centre du socio-économique, et c’est sans doute cela le plus important. Selon les chiffres, il aurait permis de créer ou d’éviter la perte de dizaines de milliers d’emplois.  Selon nos chefs d’entreprise, le Plan est perfectible mais l’on peut parler de succès.   Pôles de compétitivité, exportations, création d’entreprises, aides à la croissance, etc… , toutes ces actions vont dans le bon sens et donnent envie de croire au redressement effectif qui finira bien par arriver…

Tel est ce Plan 4.0: trois milliards sur cinq ans, répartis sur cinq axes : Formation et enseignement, politique économique et industrielle, mobilisation territoriale, politique énergétique en transition, intégration du numérique.

Rappelons qu’il y a quelques jours, Eurostat publiait ses derniers chiffres du PIB en Europe par régions et que si la Flandre présente un PIB moyen de 120% (moyenne européenne = 100), celui de la Wallonie affiche un faible 88% ! C’est dire le fossé qui sépare le nord et le sud du pays. Nous avons  donc tout lieu d’encourager le Gouvernement wallon à travailler sur le redressement de notre région.

Notre commentaire : trois milliards sur cinq ans nous semblent insuffisants  pour recouvrir des axes aussi fondamentaux que la Formation et l’ Enseignement, la politique économique et industrielle, la transition énergétique, l’intégration du numérique et la mobilisation territoriale. Les économies d’échelle que nous permettrait l’activation des accords bilatéraux signés avec la France en 2005 devraient avoir pour conséquence de gonfler sensiblement le budget consacré au Plan Marshall 4.0.

Quand le petit est grand…!

 

Un membre du P.S. qui a exercé des responsabilités importantes au sein de l’exécutif de la Ville de Liège nous envoie le texte suivant. Nous le reproduisons dans son intégralité.

Le cdH prononce l’exclusion de la députée OZDEMIR  qui refuse de reconnaître le génocide arménien : d’abord les principes avant  l’opportunisme électoral et les voix communautaires

Le PS a entendu  un député-bourgmestre  (qui privilégie l’opinion de son électorat belgo-turc  à l’encontre des positions du parti) mais préfère miser sur les voix , sur l’électoralisme communautariste   plutôt que sur l’affirmation de principes progressistes, démocratiques.

Le (petit) cdH qui donne une leçon de courage politique au (grand) PS

Un président (Lutgen) qui prend ses responsabilités et assume les valeurs de son parti : le courage.

Un autre président (« has been ») qui » demande » au secrétaire général du PS d’entendre le « rebelle » (faiseur de voix) et puis   plus rien   …pschitt : la lâcheté.

J’ai presque 50 ans d’affiliation au PS  mais cela devient TRES  DIFFICILE d’encore assumer

Entre Lutgen, Chastel,  Hedebouw et « has been »,  qui peut incarner un projet, une vision d’avenir,  un espoir ?????????

La différence de traitement du refus d’un(e)(e) député (attrape-voix) de reconnaître une évidence (en France, ce serait un délit) entre PS et CDH    met en évidence le manque de conviction idéologique de mon parti

Mon parti, devenu belgicain (rappelez-vous  « sa majesté le Roi »…), qui a pris les mesures infâmes contre les chômeurs (confirmant par là qu’il participe à l’ineptie – dénoncée par les plus grands économistes (y compris de droite) – que l’austérité est nécessaire) mais une austérité uniquement pour les plus faibles, car il faut que ce soit le PTB qui mette en évidence (sans jamais être contredit) les injustices (notamment fiscales) .  Et que dire des propos d’un ministre PS pour qui  (on croit rêver) « que le rôle du PS n’est pas dans la contestation »

Quand donc le PS reviendra-t-il à l’expression libre du droit de tendance, à la richesse que peut amener le débat (pas les farces successives que l’on nous propose où les conclusions sont écrites avant même l’ouverture du débat), quand donc serons-nous libéré d’un président pour qui il n’y a qu’une vision  « aucune tête ne dépasse, tout le monde dans le rang,…dans mon rang » car comme le disait un ami  « avant j’étais socialiste par conviction, par idéal … maintenant est socialiste , celui qui appartient au parti de … »

Ne voyons-nous pas ce que deviennent les partis socialistes en Europe, (en particulier Valls, Sapin, Hollande et surtout <Moscovici  qui demandent à la Grèce davantage d’efforts)   un sursaut est-il possible ?  il est grand temps me semble-t-il !

Génocide arménien La députée bruxelloise d’origine turque Mahinur Özdemir, entendue vendredi par le Comité de déontologie, d’éthique et d’arbitrage du cdH suite à un reportage diffusé jeudi dans le JT de la chaîne RTL TVi (à voir ci-dessous), a refusé de reconnaître le génocide arménien, ce qui est contraire aux valeurs défendues par le cdH, indique le parti humaniste sur son site internet.

Le Comité de déontologie, ayant fait le constat que Mme Özdemir ne partage pas cet engagement fondamental du parti, a donc pris acte qu’elle ne faisait plus partie du cdH et l’invite à remettre ses mandats de députée régionale bruxelloise et de conseillère communale à Schaerbeek, selon le communiqué.

Le TTIP (traité de libre-échange) s’invite avant même d’exister

27/05/15 à 12:11 – Mise à jour à 12:10

Source : Le Vif

La publication de rapports distincts de deux ONG prouve que les négociations sur le traité de libre-échange (TTIP) ont déjà un impact sur les décisions sanitaires et environnementales prises par la commission européenne.

 

Régulation des perturbateurs endocriniens : comment le TTIP a déjà influencé l'Europe
 © Reuters

Depuis 2009, l’Union européenne planche sur un cadre pour règlementer l’utilisation des perturbateurs endocriniens. Depuis une quinzaine d’années, de nombreuses études montrent que des composés chimiques (bisphénol A, phtalates, etc.) présents dans de nombreux objets perturbent le système hormonal, avec pour conséquences des problèmes d’infertilité, d’obésité et des cancers hormono-dépendants. L’Union a d’ailleurs récemment calculé que cela coûtait 157 milliards par an, rien qu’en Europe, souligne l’Observatoir des multinationales. Une bonne raison pour introduire un cadre de régulation pour ces produits.

À l’origine, les critères scientifiques servant à définir les perturbateurs endocriniens (et à en interdire l’usage des plus dangereux) étaient attendus pour fin 2013. Aujourd’hui, on parle de 2016, voire 2017.

Selon deux rapports rendus par les ONG Corporate Europe Observatory et Pesticide Action Network, qui ont cherché à savoir pourquoi le projet de réglementation était (momentanément) passé à la trappe, ce retard est du au travail intensif des lobbies.

Après la publication d’une première mouture du projet en janvier 2012, les secteurs de la chimie et des pesticides, Bayer et BASF en tête, ont bombardé la Commission d’études financées par leurs soins tablant sur un flou concernant les effets des perturbateurs endocriniens. Il ont également fait jouer la corde sensible l’impact économique de telles mesures… Jusqu’à parvenir à s’attirer le soutien d’une bonne partie de la commission et de certains gouvernements dont l’Allemagne (Bayer et BASF sont des sociétés allemandes) et la Grande-Bretagne.

Ils sont ainsi parvenus à faire revoir à la baisse les critères de régulations initialement prévus et à évincer la direction générale Environnement de la Commission mandatée pour définir les critères, au profit de la direction générale Santé, plus perméable à ses désirs, selon l’Observatoir des multinationales.

Le secrétariat général de la Commission a même fini par demander, début juillet 2013, que la publication des critères « soit soutenue par une étude d’impact, incluant une consultation publique », notamment en raison « des impacts potentiels sur l’industrie chimique et le commerce international », souligne Le Monde. Grâce à des pressions venues des États-Unis, les lobbies sont donc parvenus à retarder les discussions jusqu’à l’adoption du traité de libre-échange avec les États-Unis. Sous prétexte que l’adoption de nouvelles régulations ne ferait que compliquer les négociations sur le TTIP. Le but étant que ces régulations sur les perturbateurs endocriniens ne voient jamais le jour.

Les conclusions des rapports des deux ONG illustrent le pouvoir des lobbies sur la capacité décisionnelle de la Commission, s’il était encore nécessaire de le démontrer, mais surtout l’impact qu’à déjà le TTIP sur les normes sanitaires et environnementales de l’Europe alors qu’il n’a même pas encore été adopté.

Comme l’a affirmé député européen Bas Eickhout (écologiste) dans les colonnes du Guardian, « l’affaiblissement des standards européens en raison du TTIP n’est pas une perspective pour l’avenir, c’est une réalité aujourd’hui même, au moment où nous parlons ».

Ndrl : il appartiendra à la France et à ses alliés européens opposés au TTIP de tenir bon. Ne pas intervenir dès maintenant pour s’opposer à l’affaiblissement des standards européens serait un très mauvais signal pour le futur.

Génocide des Arméniens : courage politique français face à la veulerie belge

Le Parlement bruxellois refuse de consacrer une minute de silence aux seules victimes du génocide des Arméniens. Le ministre libéral des Affaires étrangères, Didier Reynders refuse d’utiliser le mot génocide, même à Erevan. Au CDH, Mahinur Ozdemir, proche de l’AKP du Président turc Erdogan, brille  par son absence dans l’hémicycle lors de la minute de silence du Parlement bruxellois pour les victimes du génocide des Arméniens et celles des naufrages en Méditerranée.  Si on creuse un peu plus du côté du Conseil communal de Schaerbeek ou Saint-Josse, on s’aperçoit que des partis ayant toutefois tenu un discours clair en matière de reconnaissance du génocide des Arméniens comme le MR ou le FDF, se montrent beaucoup plus accommodants et discrets sur cette question dans ces communes.

Signature du protocole d’intention Europalia Turquie, Bruxelles 2013
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Les députés bruxellois socialistes d’origine turque se répandent sur les réseaux sociaux à propos de leur lobbying exercé sur le Parlement bruxellois en vue d’empêcher qu’une minute de silence soit observée en mémoire des victimes du génocide des Arméniens.

Elio Di Rupo, président du PS, a pris la peine de publier le jour même un communiqué de presse dans lequel il souligne que « sans aucun doute possible, le PS reconnait le génocide arménien, qui est une réalité historique ». Il rappelle que « c’est à l’initiative du sénateur [socialiste] Philippe Mahoux qu’une résolution relative à la reconnaissance de ce génocide a été adoptée en 1998 ». Le Président du PS a aussi précisé que « le Président du Parlement bruxellois, Charles Picqué, a utilisé le mot « génocide » dans son discours de commémoration vendredi matin, en présence des élus socialistes dans leur ensemble ».

Lundi 27 avril, lors du bureau de parti du PS, Elio Di Rupo a une nouvelle fois évoqué cette question en réaffirmant le propos de son communiqué. C’est ce qui a amené Laurette Onkelinx, présidente de la fédération bruxelloise du PS, à les convoquer pour une « mise au point ». Laurette Onkelinx a effectivement réagi vivement devant les caméras de RTL en soulignant qu’elle souhaite « mettre les choses au point. C’est quelque chose qui n’est pas acceptable. L’institution parlementaire doit être respectée et on ne peut se réjouir que le parlement puisse être utilisé à des fins communautaires ». Ces propos concernaient surtout le député bruxellois Sevket Temiz.

L’incident aussi navrant que grotesque de la minute de silence a au moins eu le mérite de la clarification. Onde de choc ? Nous osons espérer que cette position socialiste sera maintenue avec fermeté et qu’elle annonce aussi un revirement de ce parti en ce qui concerne l’extension de la loi de 1995 sur la pénalisation de la Shoah aux génocides des Arméniens et des Tutsi.

Tabous des élus d’origine turque

La vigilance s’impose, car il serait naïf de croire que le PS est le seul parti à Bruxelles à subir les conséquences des tabous nationalistes et négationnistes de leurs élus d’origine turque.

Mais ce qui est plus troublant se passe ailleurs, plus haut, du côté du gouvernement fédéral. Même s’il bénéficiait d’une couverture médiatique, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) a quant à lui réussi à échapper aux réprimandes alors qu’il a tenu des propos regrettables sur le génocide de 1915.

En tant que Président du comité des ministres du Conseil de l’Europe (la Belgique occupe la présidence tournante de cet organe pour encore un mois), Didier Reynders a effectué une très courte visite en République d’Arménie le 27 avril dernier. A cette occasion, il s’est recueilli devant le monument du génocide, mais tout au long de cette visite, le ministre libéral s’est borné à ne jamais prononcé le mot « G ». Pas de génocide !

« Il ne nous paraît pas opportun que d’autres instances se substituent au pouvoir judiciaire sur le terme génocide », a expliqué Didier Reynders. Et Hendrik Van de Velde, le porte-parole des Affaires étrangères, a également rappelé que « le terme ‘génocide’ a une signification juridique spécifique et il appartient à des tribunaux de se prononcer en la matière ».

Ces propos ne font que traduire diplomatiquement un des arguments les plus spécieux de la propagande turque. De cette manière, le gouvernement belge ne s’illustre guère, c’est le moins qu’on puisse dire.

Pourtant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a reconnu le génocide des Arméniens le 24 avril 1998. La même année, le Sénat de Belgique a adopté une résolution qui « invite le gouvernement turc à reconnaître la réalité du génocide [des Arméniens] perpétré en 1915 par le dernier gouvernement de l’Empire ottoman ».

En réalité, Didier Reynders n’innove pas : il ne fait que suivre une position que le gouvernement belge, quel qu’il soit, tient depuis de nombreuses années : pas de reconnaissance gouvernementale du génocide des Arméniens, et ce, en dépit de la résolution de 1998 du Sénat.

Europalia Turquie

C’est ce qui explique par ailleurs pourquoi le gouvernement précédent, dirigé cette fois-ci par Elio Di Rupo, n’a pas trouvé mieux que d’autoriser en 2013 la tenue d’Europalia Turquie en 2015 et 2016. Personne ne pouvait ignorer que cette même année, c’est le centenaire du génocide des Arméniens qui est commémoré et que le choix de cette année n’est en rien innocent dans le chef du gouvernement turc. Et c’est en grande pompe au Palais d’Egmont que Didier Reynders, pour la Belgique, et Egemen Bagis, le ministre turc des Affaires européennes, ont signé en octobre 2013 un protocole d’intention officialisant l’organisation du festival Europalia Turquie qui se tiendra entre l’automne 2015 et l’hiver 2016.

Il était possible de ne pas céder à la Turquie. En 1995, un projet Europalia Turquie avait avorté après que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Frank Vandenbroucke (socialiste flamand), eut décidé de suspendre les subsides fédéraux en raison du peu d’importance accordée, selon lui, par les coorganisateurs turcs à la diversité culturelle turque et à sa minorité kurde.

Ce bref rappel de la ligne gouvernementale belge montre bien que la problématique de la reconnaissance ne peut se réduire aux pitoyables fanfaronnades de quelques députés bruxellois d’origine turque sur les réseaux sociaux. Les intérêts économiques de la Belgique et sa volonté de ne pas froisser le partenaire turc d’un côté, les calculs électoralistes sur fond de communautarisme de l’autre, détournent encore les autorités belges de leur devoir moral et politique de se montrer à la hauteur de la résolution votée par le Sénat en 1998.

Neuf questions que vous n’osez pas poser sur le Panthéon

Au-delà de la pompe officielle et des morceaux de bravoure (« Entre ici, Jean Moulin… ») , francetv info répond à ces questions que vous n’avez jamais osé poser sur le Panthéon et les panthéonisations.

Le Panth&eacute;on vu depuis le jardin du Luxembourg, &agrave; Paris.
Le Panthéon vu depuis le jardin du Luxembourg, à Paris. (MANUEL COHEN / AFP)

François Mitterrand, sept, François Hollande, quatre. Le premier président socialiste de la Ve République avait procédé à une floppée de panthéonisations pendant ses deux septennats. Le second fait entrer, mercredi 27 mai, quatre résistants d’un coup au Panthéon : Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

>> DIRECT. Suivez la cérémonie d’entrée au Panthéon des quatre résistants

Mais à quoi rime ce funèbre cérémonial d’entrée au Panthéon ? Qu’y a-t-il réellement dans les caveaux ? Qui décide des panthéonisations ? Pourquoi y a-t-il une croix sur ce bâtiment soi-disant laïque ? Francetv info répond à neuf questions que vous n’avez jamais osé poser sur le Panthéon.

1 Les quatre choisis par François Hollande pour entrer au Panthéon, c’est qui déjà ?

Pour commémorer la fin de la seconde guerre mondiale, le président de la République panthéonise quatre résistants. Avec un souci de parité affiché puisque deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008), y entrent simultanément.

Vous êtes un peu court sur ces nouveaux « grands hommes » et femmes honorés par « la patrie reconnaissante » ? Francetv info vous a préparé l’antisèche sur le héros de la Résistance Pierre Brossolette, qui s’est suicidé pour ne pas parler, le 22 mars 1944, après avoir été capturé par la Gestapo. L’ethnologue Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz, nièce de Charles et future présidente d’ATD-Quart Monde, sont restées, elles, liées toute leur vie par leur amitié forgée en déportation, au camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne). Quant à Jean Zay, après avoir été ministre de l’Education du Front populaire, en 1936, il est mort en juin 1944, quinze jours après le Débarquement, assassiné par la Milice.

Portraits de Pierre Brossolette, Genevi&egrave;ve de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon affich&eacute;s au Panth&eacute;on pour l'exposition "Quatre vies en r&eacute;sistance", du 28 mai 2015 au 10 janvier 2016.&nbsp;
Portraits de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillon affichés au Panthéon pour l’exposition « Quatre vies en résistance », du 28 mai 2015 au 10 janvier 2016.  (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)

2 Le Panthéon, c’est une sorte de cimetière, c’est ça ?

Oui, c’est sa vocation depuis deux siècles. En 1791, l’Assemblée révolutionnaire a décidé de faire une nécropole des « grands hommes » de l’église Sainte-Geneviève, située dans le 5e arrondissement de Paris. Commandée par Louis XV à l’architecte Soufflot, celle-ci a paru idéale : vide, en cours de finition, elle n’était encore ni consacrée ni affectée à une paroisse. La crypte, au sous-sol, abrite 26 caveaux, qui peuvent chacun contenir une douzaine de cercueils. Théoriquement, donc, plus de 300 personnes peuvent y être accueillies. Comme il n’y en a que 77 (panthéonisation du 27 mai incluse), il reste de la place.

Mais tous les corps des personnalités ne se trouvent pas dans les caveaux. Mieux vaut n’y pas regarder de trop près : le cercueil de Nicolas de Condorcet est vide, les cendres de Jean Moulin sont incertaines, le corps de Louis Braille y repose sans ses mains, si précieuses pour lire l’écriture tactile des aveugles qu’il a inventée, d’autres caveaux ne contiennent qu’une urne où repose un cœur…

Cette aura funèbre alimente aussi quelques légendes, pas toujours avérées. L’administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, fin connaisseur du lieu, assure qu’il n’y a pas d’accès direct au bâtiment par les catacombes, comme le dit la rumeur. En revanche, il y avait bien jadis un passage en sous-sol entre le lycée Henri-IV et le monument.

La tombe de Jean Jaur&egrave;s au Panth&eacute;on.
La tombe de Jean Jaurès au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

3 Qui est au Panthéon, déjà ?

Après l’entrée des quatre résistants, il y aura au total 75 personnalités honorées au Panthéon, plus deux inhumées sans être honorées. Si vous voulez tester vos connaissances sur le sujet, francetv info vous propose ce quiz, qui réserve quelques surprises (un peu d’aide ? Ni De Gaulle, ni Napoléon n’y sont enterrés, mais Voltaire, ci-dessous, y est entré en 1791).

La statue de Voltaire au Panth&eacute;on.
La statue de Voltaire au Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

Que dire du profil-type du panthéonisé, sinon qu’il est assez homogène ? A trois exceptions près (Marie Curie, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion), son genre est masculin. Entré sous l’Empire plus d’une fois sur deux, le « grand homme » est très majoritairement un militaire ou un politique. Si quelques écrivains (Hugo, Dumas, Zola) ou scientifiques (Marcellin Berthelot, Paul Painlevé, les Curie) se sont glissés dans la crypte, il ne s’y trouve qu’un seul peintre (Joseph-Marie Vien, artiste officiel du premier Empire) et aucun musicien.

4 Qui décide d’une panthéonisation ? C’est magouille et compagnie ?

Comme vous y allez ! Oui… et non, comme toujours. Sur deux siècles, la panthéonisation est le plus souvent le fait du prince, qu’il s’appelle Napoléon ou François Hollande. Si celles de Voltaire et Rousseau, sous la Révolution, ont été votées par l’Assemblée, les 42 suivantes ont été décidées par l’empereur.

Comme l’explique l’historien Christophe Prochasson, la procédure s’est à nouveau faite collégiale sous les IIIe et IVe Républiques : les panthéonisations étaient approuvées par les députés. L’instauration de la Ve République marque le retour au bon plaisir impérial : le chef de l’Etat choisit seul. La Réunion des musées nationaux avait bien organisé en 2013 une consultation sur internet en vue de la panthéonisation 2015, mais c’est François Hollande qui a tranché. Et qui a délibérément ignoré la révolutionnaire féministe Olympe de Gouges (1748-1793), pourtant plébiscitée par les internautes.

5 Donc il y a forcément des polémiques à chaque panthéonisation ?

Oui. Comme le souligne Christophe Prochasson, la panthéonisation témoigne d’« un état d’esprit à un moment donné ». Elle est orientée, donc sujette à discussion. Le Parti communiste a ainsi reproché à François Hollande de panthéoniser deux socialistes, mais aucun communiste alors que le PCF était une des composantes importantes de la Résistance.

Autre polémique attachée à la cuvée 2015, celle lancée en 2013 dans Le Monde par le journaliste Pierre Péan. « Faire entrer Pierre Brossolette au Panthéon » est « un affront à Jean Moulin », avait estimé l’auteur de Vies et morts de Jean Moulin, puisque les deux hommes étaient rivaux pour unifier la Résistance.

Des féministes, enfin, ont noté que le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, dans son rapport sur la modernisation du Panthéon (Pour faire entrer le peuple au Panthéon), suggérait de ne faire entrer en 2015 que des femmes pour rétablir un peu plus l’équilibre entre les sexes… Avis non suivi.

Le précédent chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, avait, lui, suscité des remous en voulant panthéoniser deux personnalités classées à gauche : Albert Camus, et Aimé Césaire, mais les familles s’étaient opposées au transfert des cendres. Nicolas Sarkozy avait néanmoins inauguré une plaque en l’honneur du poète martiniquais, sans polémique.

6 Et pourquoi y a-t-il toujours une croix sur le Panthéon, alors qu’il est laïque ?

Ce tombeau laïque des « grands hommes » garde plus d’une trace de son passé religieux. L’administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, relève ainsi la forme du bâtiment (nef et abside, donc en forme de croix) ou encore  « le Christ en majesté dans l’abside du début du XXe siècle ».

Mosa&iuml;que d'Ernest H&eacute;bert (1817-1908) repr&eacute;sentant le Christ en majest&eacute; dans l'abside du Panth&eacute;on.
Mosaïque d’Ernest Hébert (1817-1908) représentant le Christ en majesté dans l’abside du Panthéon. (MANUEL COHEN / AFP)

Et la croix tout en haut du dôme, pourquoi a-t-elle été maintenue ? « Elle avait été démontée au moment de la Commune, au XIXe siècle, et remplacée par un drapeau rouge, note Pascal Monnet. Puis elle a été remise au début de la IIIe République et maintenue depuis, malgré les restaurations. » Pourquoi ? « C’est l’histoire du monument qui veut ça », philosophe Philippe Bélaval. Qui met les points sur les « i » : le bâtiment n’est plus consacré, « ce n’est plus une église ».

7 Et ailleurs, ils ont aussi leur Panthéon ?

« Non, il n’y a pas de véritable équivalent », répond Philippe Bélaval. Il juge qu’au Royaume-Uni, l’abbaye de Westminster, avec quelque 3 000 sépultures de rois, reines et personnages célèbres, ne « répond pas au même principe », mais se montre, en même temps, beaucoup plus exhaustive.

A l’inverse, le Panthéon national créé à Lisbonne en 1916 fait pâle figure à côté du nôtre : une dizaine de personnalités à peine, dont la chanteuse de fado Amalia Rodrigues et un footballeur, Eusébio da Silva Ferreira.

8 On ne peut pas dépoussiérer tout ça ?

Si, et on y songe sérieusement ! D’autant qu’il y a urgence à rendre plus attractive cette sépulture républicaine hétéroclite et lacunaire, où, désormais, nombre de familles ne veulent plus transférer les dépouilles de leurs morts. Ainsi, seule une urne contenant de la terre prélevée sur les tombes de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz entrera au Panthéon le 27 mai.

Dès 2013, le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Belaval, a rendu un rapport pour « rendre au peuple » ce « monument intimidant ». Il suggère notamment de se doter d’outils numériques dignes de ce nom. Objectif : que le Panthéon, pour l’instant cantonné à 750 000 visiteurs par an, parvienne à dépasser le million. Avec un bémol cependant : ne pas sombrer dans le côté « parc à thème » qui jurerait avec la vocation funéraire du monument.

9 J’ai eu la flemme de tout lire. Vous me faites un résumé ?

François Hollande transfère mercredi 27 mai quatre résistants au Panthéon : deux hommes, Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), et deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008). Au total, fin mai, 75 personnalités sont honorées dans ce temple républicain : 72 hommes et seulement trois femmes. Il s’agit, en grande majorité, de militaires et de politiques, suivi de scientifiques et d’écrivains. Très peu d’artistes, en revanche, et aucun musicien.

Etre enterré au Panthéon, ça vous tente ? Seul le chef de l’Etat, sous la Ve République, peut en décider. Il reste de la place (le monument peut accueillir 300 dépouilles), mais, paradoxalement, de moins en moins de candidats : les familles sont désormais réticentes à exhumer leurs morts pour les y transférer

Augmentation de près de 467 ha de réserves naturelles en Wallonie

Belga – Lu sur le site de « Sud Presse »

La surface des réserves naturelles en Wallonie a été augmentée jeudi de 467 hectares par une décision du gouvernement wallon, a annoncé le ministre de la Nature, René Collin.

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Création de 18 réserves naturelles domaniales<br />
M. Crahay

Création de 18 réserves naturelles domaniales

L’exécutif a approuvé la création de dix-huit nouvelles réserves naturelles domaniales, ainsi que l’extension de trois réserves existantes.

Les nouvelles réserves sont situées à Tellin, Pepinster, Verviers, Sainte-Ode, Tenneville (3 réserves), Saint-Hubert (2), Ferrières, Libin, Libramont (2), Saint-Hubert, Amay, Doische, Amblève et Hamoir.

Trois réserves existantes sont étendues, à Libin-Libramont, Tenneville et Saint-Léger.

Le français, langue la plus « sexy » au monde

Une étude démontre que le français est la langue la plus charmeuse pour les non-francophones. Surprise, non ?

Image d'illustration

M6info/AFP – Image d’illustration

A l’heure où le «french bashing » – comprenez la mode qui veut que les étrangers, en particulier les médias, moquent les Français pour tout et n’importe quoi – fait recette, ne nous privons pas d’un joli et franc «cocorico» devant le résultat gratifiant de l’étude menée à l’initiative de l’application Babbel, spécialisée dans l’apprentissage des langues.

Figurez-vous en effet que le français apparait en tête des langues considérées comme les « plus sexy ». Et toc !

Selon ce palmarès, réalisé auprès de 14 000 sondés, le français s’impose largement. La cote d’amour atteint 34% des votes chez les non-francophones et devance deux autres langues latines : l’italien (24,4%), puis l’espagnol (15,8%).

Un accent charmant

Même triomphe dans la catégorie «accent». Ne soyons pas complexés par notre accent, au contraire, c’est visiblement un vrai argument de séduction, plébiscité par 37,4% des votants non francophones. La classe. Italien et Anglais complètent le podium.

Les francophones préfèrent l’italien

Tout le monde adore le français sauf… les francophones. Besoin d’exotisme ?  Ils font en tout cas basculer la tendance lorsqu’on les rajoute à l’échantillon. Dans ce cas, l’italien pointe en tête dans la case «sexy» avec une cote de 45%. Vient ensuite l’anglais. En queue de classement, l’allemand et le chinois. Dans ce cas de figure, (francophones et non-francophones réunis), l’accent anglais reprend du poil de la bête, et vire en tête (39%) devant les accents italiens et espagnols. Il faut donc en déduire que nous n’aimons pas notre propre langue ?

L’amour sans frontières

Autre constat, l’amour est visiblement plus fort que la langue (n’y voyez rien de malicieux) puisque nous sommes près de 95 % à envisager de se lancer dans l’apprentissage d’une langue étrangère par amour, là où Allemands et Suisses plafonnent à 83%. Merveilleux non ?

Commentaire : si le 1e § ne peut que ravir celles et ceux qui ont le français en partage,  le § qui envisage un seul accent français m’ horripile au plus au point.

L’application Babbel mélange langue et accents et nie la diversité des accents français au travers du Québec, du français de Belgique, de Suisse, du Val d’Aoste, de France et d’ailleurs … Rien qu’en Wallonie, je n’aurais pas assez des dix doigts de la main pour énoncer la diversité des accents.

Par contre, je suis bien d’accord avec cette tendance des francophones à l’auto-flagellation et à n’avoir qu’une piètre opinion de leur langue. Les Français ne sont pas les derniers à pratiquer le  » french bashing » et à manquer de considération pour eux-mêmes ainsi que pour leur langue. Où est ce fameux chauvinisme que nombre de Bruxellois francophones et, parfois de Wallons, aiment attribuer à leurs frères français ?

Le dernier § ne peut qu’emporter notre adhésion : « par amour, nous sommes 95 % à envisager d’apprendre une langue étrangère.  » Ce n’est pas beau, cela ?

 

Un Mouvement de Résistance Wallonne

La Wallonie stagne depuis trop longtemps.

En 1961, le syndicaliste socialiste liégeois André Renard  s’était dit convaincu que, sans l’instauration du fédéralisme et l’adoption de réformes de structures, la région ne parviendrait pas à se redresser. Il fonda donc le Mouvement Populaire Wallon. Son décès prématuré, en 1963, ainsi que l’opposition virulente à laquelle il se heurta de la part du Parti Socialiste Belge, ne permit pas de modifier la situation dans un délai raisonnable.

Il fallut attendre 1974 pour que, sous l’impulsion de François Perin, alors ministre de la Réforme des Institutions, un système de régionalisation préparatoire fût adopté.

Le Parti Socialiste, qui se trouvait à l’époque dans l’opposition, pratiqua la politique de la chaise vide au sein du Conseil régional wallon « provisoire », qualifié de parlement croupion, et s’empressa du supprimer celui-ci lors de son retour au pouvoir en 1977.

Ce n’est qu’en 1980 que la Wallonie se vit enfin dotée, de manière définitive, d’outils régionaux lui permettant, dans un certain nombre de domaines, de s’autogouverner. Au fil des ans, ces domaines n’ont cessé de s’étendre.

Comment expliquer, dès lors, que la Région ne soit toujours pas parvenue à décoller ? Divers plans de redressement ont vu le jour depuis une dizaine d’années. Mais, comme l’a constaté récemment un jury international, ils n’ont pas réussi à apporter les résultats escomptés.

La Wallonie se débat aujourd’hui avec un taux de chômage toujours élevé, une dette de 18,6 milliards d’euros, et l’impossibilité d’atteindre l’équilibre budgétaire.

Quant à la population wallonne, elle surprend par son apathie.

La Wallonie n’est le bien d’aucun parti politique. Son avenir constitue un enjeu qui concerne chacun de ses habitants. Sa jeunesse est concernée au premier chef !

Trop de temps a été perdu en vaines querelles de clochers politiques. Des exemples sont là pour nous montrer qu’il n’y a pas de fatalité. D’autres régions sont parvenues à s’en sortir.

Mais il faut, pour cela, saisir la nécessité de revoir les choses de fond en comble, d’adapter la situation aux règles du XXIe siècle.

Lors d’une entrevue qu’il eut avec Robert Liénard de l’Université de Louvain, le général de Gaulle avait déclaré :

Chaque peuple ne peut se redresser que par lui-même. Tâchez de vous trouver des chefs jeunes qui diront la vérité au peuple et qui mobiliseront ce qui en reste. (…) rien n’est jamais définitivement perdu dans la vie des peuples si ses dirigeants ne s’abandonnent pas au faux fatalisme de l’histoire.

La vérité dont parlait de Gaulle, quelle est-elle aujourd’hui ?

1° Pour ne plus avoir à dépendre d’une structure étatique qui l’empêchait de prendre elle-même les décisions susceptibles de promouvoir sa prospérité, la Wallonie a revendiqué la régionalisation. Mais une expérience de 25 ans révèle un fiasco. Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître.

2° Le fédéralisme, instauré officiellement depuis 1993, n’a pas sauvé la Belgique. Il est même dépassé, puisque, depuis 1999, la Flandre s’est clairement prononcée en faveur du confédéralisme. Et c’est le ministre-président CVP Luc Van den Brande qui en a lancé l’idée.

3° La survie de la Belgique est compromise par l’irrésistible montée du nationalisme flamand, lequel ne s’incarne pas dans la seule N-VA. Comme l’a fait remarquer l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck :

La relation entre le nationalisme et la démocratie-chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand.

Pour le dire autrement, la Flandre est devenue une Nation, comme le stipule d’ailleurs expressément le préambule de la « Handvest voor Vlaanderen », adoptée en 2012 par le Parlement flamand UNANIME.

Cela aussi, Charles de Gaulle l’avait bien compris :

J’ai pourtant la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois à quatre millions de Wallons.

Voilà la vérité !

Toute idée de changement radical se heurte systématiquement à l’opposition réactionnaire. Il y a toujours ceux qui seront en retard d’une guerre.

Il suffit de relire ces phrases, publiées dans « La Libre Belgique » du 26 mars 1976 :

Connaissant la malice du ministre de la Réforme des Institutions (François Perin), nous serons donc vigilants. Car c’est « pas à pas » précisément que se poursuit, depuis plus de quinze ans, la « résistible aventure de la régionalisation », une aventure à laquelle il serait bon sans doute de mettre fin dès lors que le mot séduisant de « régionalisation » ne couvre plus les nécessités de la décentralisation mais les jalons vers le fédéralisme socio-économique.

L’heure n’est plus aujourd’hui à se rejeter la faute de l’échec, mais à oser voir la dure réalité en face.

L’avenir de l’Etat belge n’est en rien garanti. La question communautaire ressurgira dès 1999.

La mission des dirigeants wallons consiste à faire en sorte que la Région ne se retrouve pas mise devant le fait accompli, contrainte de réagir dans l’urgence et la précipitation.

Evoquant l’hypothèse de la scission de l’Etat, Xavier Mabille, l’ancien président du CRISP, déclarait :

Hypothèse dont je dis depuis longtemps qu’il ne faut en aucun cas l’exclure.

Voilà pourquoi il importe que le peuple wallon, et notamment ses jeunes espoirs, entre en résistance pour faire comprendre à ses dirigeants qu’il n’entend pas être le dindon de la farce.

Comme il y eut un Mouvement Populaire Wallon, il devrait y avoir un Mouvement de Résistance Wallonne !

Jules Gheude

(1) Dernier livre paru : « François Perin – Une Plume / L’Oeuvre écrite », préface de Michel Hermans, Editions de la Province de Liège, 2015.

 

Pour un 8 mai jour férié comme en France

 

Le 8 mai est un jour important de notre histoire, c’est l’anniversaire de la défaite du nazisme et de la cohorte d’horreurs inhérentes à une idéologie immonde. Bien des Wallons ne comprennent pas que ce ne soit pas un jour férié comme c’est le cas en France.  On peut d’autre part s’étonner que le 11 novembre, date de la fin de la Première Guerre mondiale reste toujours jour férié surtout si nous considérons que l’armistice signé en 1918 ne fut pas synonyme de paix, mais au contraire le germe de mesures vexatoires,  et irréalistes vis-à-vis de l’ Allemagne. Celles-ci  ne pouvaient susciter chez le citoyen allemand que rancoeur  et vengeance.

Pourquoi le 8 mai n'est pas un jour férié ?
© Reuters

Une date surtout diplomatique

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule lors de la signature du traité de Reims. Cela signe la fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Pourtant, le centenaire de la guerre 14-18 semble avoir comme étouffé les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale explique  Herman Van Goethem. Il est vrai que contrairement au 11 novembre, date de l’armistice, commune à tous les Belges, la fin de la Seconde Guerre mondiale n’est pas associée au 8 mai chez la plupart des Belges. Il s’agit plus d’une date diplomatique. La quasi-totalité de la Belgique fut libérée dès septembre 1944 et à l’hiver 1944 pour les Ardennes. Techniquement, la Seconde Guerre mondiale va encore se prolonger 4 mois, jusqu’au 2 septembre 1945, lorsque le Japon capitule à son tour. À titre d’exemple, les Pays-Bas fêtent la fin de la guerre 40-45 le 5 mai. Ce flou autour d’un instant T aurait donc contribué au choix du 11 novembre. Tout comme un manque de consensus précise Bart Eeckhout dans De Morgen. Si les mentalités ont changé depuis les années 1980, et encore plus ces derniers temps, dans les années 1960 et 1970, le mouvement flamand idéalise la collaboration et considère l’immédiat après-guerre comme une chasse aux sorcières et pas vraiment comme une occasion de se réjouir.

Pourtant, durant des décennies, les écoliers et l’administration avaient congé le 8 mai. Cependant, en 1974, une nouvelle loi limite à dix les jours fériés par an en Belgique. En 1983, un des gouvernements Martens décide de retirer pour de bon ce jour de la liste des jours fériés officiels puisqu’il ne concernait qu’une partie de la population. Cela n’empêchera pas la région bruxelloise de prendre en 2007 le 8 mai comme le jour officiel de sa fête, sans pour autant en faire un jour férié pour ses écoles et son administration.

Les soubresauts du 8 mai en France

Aujourd’hui le 8 mai est un jour férié en France, mais ça n’a pas toujours été le cas. Le 20 mars 1953, on déclare que le 8 mai est un jour férié. Mais dès 1959, dans une logique de rapprochement avec l’Allemagne, on le supprime. Il ne sera réinstauré qu’à l’arrivée à la présidence de François Mitterrand en 1981.

Nombre de jours fériés en Europe

Selon le classement Mercer, la Finlande est le pays le plus généreux avec 15 jours fériés. Avec 10 jours, la Belgique en a autant que le Luxembourg, la Norvège, et le Portugal. Les moins bien lotis sont les Hongrois, les Hollandais et les Anglais avec 8 jours seulement. Certains économistes arguent que la Belgique n’a pas besoin d’un jour férié supplémentaire en mai, mois où on en dénombre déjà 3 avec le premier mai, l’Ascension et la Pentecôte. Des jours fériés catholiques il est vrai et la question de jours fériés uniquement laïques revient régulièrement agiter le débat. Le Portugal a décidé en 2012 de supprimer 4 jours fériés. La décision est effective depuis 2013. Résultat deux ans plus tard ? Le Portugal aurait gagné environ 0,5 point de PIB entre 2013 et 2014, celui-ci passant de 212 à 220 milliards de dollars.

Ndlr : en ajoutant le 8 mai, jour férié en Wallonie, nous atteindrions les 11 jours que compte également la France et nous resterions dans la moyenne européenne. Comment attribuer le gain de 0,5 point de P.I.B. portugais à la suppression de 4 jours fériés ? L’emploi du conditionnel quant à ce gain est parfaitement approprié.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde