La Wallonie crée sa propre Sécu

Là, nous allons entrer dans le dur, dans ce qui touche la vie de tous les jours de nos concitoyens wallons. C’est la première étape des conséquences de la 6e réforme de l’état belge, mais non la dernière puisque la Flandre a promis une 7e réforme après la parenthèse du gouvernement Michel. En termes cyclistes, je dirai que c’est une étape de plat avant l’étape de montagne que constituera la suivante.

Je ne puis bien sûr qu’énoncer ma satisfaction de voir les lignes de force bouger. Cela rejoint les signets que l’AWF distribue en ce moment : « prendre le temps de la réflexion… Une Wallonie maîtresse de son destin germe en vous ? Découvrez le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française. » Le temps est proche où notre projet prendra place dans le débat qui s’imposera quant à l’avenir de la Wallonie.

Devenir membre de l’AWF, c’est vouloir participer à ce débat sur notre avenir, sans tabou, mais avec cette volonté aussi d’écouter les arguments de l’Autre.

Paul D.

19/06/15 à 10:07 – Mise à jour à 10:07

Source : Le Vif/l’express

L’administration chargée de gérer les compétences sociales transférées par la sixième réforme de l’Etat voit enfin le jour.  » Un tournant stratégique à ne pas rater », prévient le ministre CDH Maxime Prévot.

La Wallonie crée sa propre Sécu

Paul Magnette (PS), Paul Furlan (PS) et Maxime Prevot (CDH). © Belga

« C’est la naissance d’un embryon de sécurité sociale wallonne ! » Maxime Prévot, vice-président CDH du gouvernement wallon, n’est pas peu fier de présenter son nouveau-né : après onze mois d’une lente gestation, l’organisme d’intérêt public (OIP) compétent pour la politique de la santé, de la famille et du handicap au sud du pays va enfin voir le jour. « Cette décision peut sembler obscure pour le citoyen lambda, mais cela concerne des millions de personnes, avec un budget qui se compte en milliards insiste-t-il. Il s’agit d’un tournant stratégique que nous devons absolument réussir. »

La création de cet OIP, que le gouvernement wallon devrait entériner semaine prochaine, est la conséquence immédiate de la sixième réforme de l’Etat, qui confère des pans entiers de la politique sociale et familiale aux Régions. L’enjeu n’est pas mince : toutes entités confondues, les montants transférés dans ces domaines s’élèvent à 20 milliards d’euros dont 6 pour la Wallonie. Pour gérer ce pactole, l’OIP fusionne plusieurs administrations wallonnes et ex-fédérales : ce nouveau mastodonte en devenir emploiera quelque 570 personnes. Mission : veiller à ce que ces politiques se perpétuent malgré un contexte budgétaire délicat.

« Si demain, par défaut de prévoyance, des familles wallonnes ne recevaient plus leurs allocations familiales sur leur compte, ou que des personnes âgées dépendantes ne pouvaient être prises en charge, nous serions accusés d’être passés à côté de notre impératif de bonne gestion publique », prévient Maxime Prévot. Ce n’est pas gagné d’avance, il est vrai : à partir du 1er janvier 2022, en vertu de la nouvelle loi de financement, la Wallonie ne percevra plus que 90 % des moyens financiers pour mener ces politiques sociales. Il faudra resserrer les boulons. Et changer les politiques.

Allocations familiales : la révolution tranquille

Le volet le plus « lourd » de tous les transferts opérés par la sixième réforme de l’Etat, ce sont les allocations familiales. Masse budgétaire : 2,2 milliards d’euros. « Avec la réduction des moyens qui nous sont dévolus à terme, il va falloir repenser la façon dont nous les gérons, confirme Maxime Prévot. On doit quitter le régime post-Seconde Guerre mondiale de stimulation de la natalité : nous ne sommes plus dans un schéma comme celui-là. Le rang de l’enfant a, en outre, une moindre pertinence avec les familles recomposées. L’idée de base, à l’avenir, sera qu’un enfant égale un enfant. » En clair : on ne payera plus d’allocations familiales plus élevées à partir du troisième enfant.

Le gouvernement wallon vient de commanditer une étude pour déterminer les modalités de la future réforme. Il interroge aussi la possibilité de prolonger la limite d’âge pour le droit aux allocations à 25 ans, en raison de l’allongement des études supérieures. Quand aura lieu le basculement d’un régime à l’autre ? Selon des sources internes au nouvel OIP, on parlerait d’une entrée en application du nouveau système le 1er janvier 2019, soit à la fin de cette législature. Les réformes promises n’auront pas lieu avant.

Maisons de repos : le privé à l’aide

L’autre très gros morceau de la future sécurité sociale wallonne se situe de l’autre côté de la pyramide des âges : l’encadrement des personnes âgées.

« L’explosion des octogénaires va s’accélérer à partir de 2025, puisque les baby-boomers de l’après-guerre vont devenir les papy-boomers, explique le ministre CDH. Tous partis confondus, j’insiste, nous n’avons pas assez préparé ce défi. Il nous faudra réfléchir différemment à l’avenir et quitter le carcan du décret de 1997 pour les maisons de repos. Jusqu’ici, on réservait x % des lits au public, x % au secteur associatif, x % au secteur privé. J’ai bougé les lignes en disant qu’il fallait faire sauter ces quotas qui n’ont plus de sens. Affirmer que l’on ne peut pas utiliser l’argent du secteur privé alors que le secteur public désargenté n’a même plus la capacité de créer ces lits, ça n’a pas de sens. Les CPAS attendent de ma part des moyens pour construire leurs maisons de repos ou pour mettre aux normes les anciennes. Mais moi, je n’ai plus de sous ! »

Le CDH misera dès lors sur les partenariats public – privé, comme il le fera pour les autoroutes et les zonings industriels, voire… sur une mobilisation alternative de l’épargne des Belges. Et création d’une assurance dépendance à l’instar de ce qui existe en Flandre depuis… 2001 ? Un projet sur lequel le gouvernement wallon planchera bel et bien, promet le ministre. Comme s’il était définitivement intégré que l’avenir de la sécurité wallonne se situait au niveau régional.

Le dossier dans Le Vif/L’Express de cette semaine. Avec :

  • les réactions de Thierry Bodson, secrétaire-général de la FGTB wallonne, et Delphine Chabbert, directrice du service d’études de la Ligue des familles.
  • « Le pôle social n’est plus dans les mains du PS ! »

La dotation Wellington

En ces temps de « Waterloosamose », peut-être est-il bon de rappeler l’article que notre site avait publié le . La 6e réforme de l’état a étendu les pouvoirs de notre gouvernement wallon. Encore faudrait-il se servir des nouveaux leviers ainsi reçus. A l’heure où nos élus raclent les fonds de tiroir pour faire des économies, ne serait-il pas opportun de mettre fin à cette stupide dotation et d’engranger ainsi quelques millions d’euros qui ne feraient pas de tort aux finances wallonnes.

Notre ami Claude Thayse avait adressé un courrier aux journalistes du « Vif-l’Express » Christine Laurent, Gérald Papy et Thierry Fiorelli  qui avaient rédigé un article sur Nivelles. Nous reproduisons intégralement le contenu de ce qu’écrivait Claude Thayse.

Votre très intéressant article sur Nivelles m’incite à réagir à propos de la dotation Wellington, voici :

En finir avec cette dette de guerre… que seuls les Wallons payent.

duc WellingtonVous rappelez fort opportunément que le duc de Wellington, « prince de Waterloo », possède encore aujourd’hui 1083 ha, fruit d’une dotation du roi des Pays-Bas en 1815. Cette dotation (accompagnée d’une rente à l’époque) a pris la forme juridique d’un majorat dit « napoléonien ». Si, aux débuts de la Belgique, on n’a pas mis fin aux privilèges du duc parce qu’il ne fallait pas heurter l’Angleterre et que l’enjeu de l’indépendance était plus important, par la suite l’habitude étant prise et, anglophilie et noblesse aidant, on a conservé cette pratique d’ancien régime et même accru ces avantages. En particulier en 1988 lorsque P. Maystadt passa un accord secret avec le duc en vue de la suppression de la rente avec compensation lui faisant ainsi cadeau de 25 ha du territoire national (avec droit de vente, ce qui est incompatible pour un majorat). Le duc restant usufruitier des terres restantes.

Si l’accord scellé lors de la dotation précisait que les terres reviendraient à l’Etat belge lorsque la descendance s’arrêtera, celui-ci a fait preuve d’une grande légèreté depuis. Le majorat (institution complexe du Droit français) est un préciput (le successeur du majorat n’est pas un héritier puisque le majorat ne se trouve pas dans la succession patrimoniale de son auteur) et Napoléon a voulu que l’Etat resta propriétaire des biens en n’accordant la propriété qu’à la condition suspensive de l’extinction de la descendance mâle, et encore par primogéniture. Ce qui aurait déjà légitimé le retour de ces terres puisque lors du décès du 2e duc en 1884, celui-ci n’avait pas d’enfant et la réversion d’un titre, c’est-à-dire sa transmission à un parent collatéral (comme ce fut le cas à plusieurs reprises) n’a jamais lieu de plein droit en Belgique. C’est une faveur qui doit faire l’objet d’un arrêté royal.

Dans l’hypothèse de la suppression du majorat du duc de Wellington (qui a déjà rapporté plus de 40 millions d’Euros à cette famille depuis 1816), la Région wallonne à qui ces terres doivent revenir, pourrait très bien prendre des mesures en faveur des fermiers et les terres incluses dans un plan de développement durable au bénéfice tant de la collectivité que des fermiers eux-mêmes.

Notons également que le Portugal et l’Espagne ont supprimé les avantages liés aux titres nobiliaires du duc de Wellington et… les Pays-Bas, ceux attribués au Prince Blücher…

Claude Thayse, Nivelles

Traité transatlantique: quand de Gaulle dit non à Kennedy (1962-1963)

Histoires d’Info par Thomas Snégaroff mercredi 10 juin 2015

Les couples Kennedy et de Gaulle à Versailles lors de la visite officielle du président américain en France en juin 1961 © MaxPPP

Le 4 juillet 1962, le président Kennedy propose aux Européens une vaste alliance transatlantique, géopolitique et commerciale. Mais le général de Gaulle se méfie d’un partenariat qui cacherait une domination.

Retour le 4 juillet 1962.
Le président John F. Kennedy est à Philadelphie pour y célébrer le Jour de l’Indépendance. La situation économique des Etats-Unis n’est pas brillante. Depuis quelques années, l’Europe de l’Ouest affiche une croissance très supérieure à celle des Etats-Unis –on a du mal à le croire aujourd’hui.
Une réalité qu’il faut bien garder en tête en écoutant ce discours du président américain:

« Nous ne regardons pas une Europe forte et unie comme une rivale, mais comme une partenaire. Nous croyons qu’une Europe unie sera capable de se joindre aux Etats-Unis et à d’autres pays pour abaisser les barrières douanières  L’édification de l’association atlantique ne sera achevée ni aisément, ni à bas prix. Mais je dirai ici aujourd’hui, en ce jour anniversaire de l’indépendance, que les Etats-Unis sont prêts à souscrire à une déclaration d’interdépendance« .

Ce « grand dessein », cette alliance atlantique n’est pas que commerciale, mais dans le contexte actuel de négociation du traité transatlantique, il est intéressant de s’arrêter sur cette dimension.

Partenariat ou domination de l’un sur l’autre ?

Le général de Gaulle reçoit avec circonspection cette déclaration d’interdépendance américaine. Il dira à ses proches que lorsqu’il entend partenariat, il sait qu’il s’agit en fait de la domination de l’un sur l’autre. On retrouve cette idée six mois plus tard lorsque De Gaulle refuse l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et enterre avec elle le projet d’une vaste zone de libre-échange transatlantique.

« En définitive, il apparaîtrait une communauté atlantique colossale sous dépendance et direction américaine. Ce n’est pas du tout ce qu’a voulu faire et ce que fait la France : une construction proprement européenne« .

L’Allemagne courtisée

Ces propos du général de Gaulle ouvrent une période de graves turbulences dans les relations entre la France et les Etats-Unis. D’autant qu’au moins de février, de Gaulle fait avancer sa conception de l’Europe, plus distante des Etats-Unis, en signant le traité de l’Elysée avec l’Allemagne.
Pour Kissinger, c’est la stupéfaction à Washington qui va alors tout faire pour courtiser l’Allemagne avec comme point d’orgue ce voyage à Berlin et ces mots si connus de Kennedy (et au passage une succulente faute) :

« Ich bin ein Berliner« 

Plus de cinquante ans après, l’issue des négociations actuelles sur le traité transatlantique, le TTIPP ou Tafta en anglais. Le Parlement européen en discute.
Alors,  Kennedy avait raison d’affirmer en juillet 1962 :

« Tout cela ne sera pas achevé en un an, mais que le monde sache que c’est aujourd’hui notre but« 

 

 

18 juin 1815, jour d’abattage

Nous partageons l’article lu sur le blog « la Wallonie avec la France » signé par un de nos administrateurs de la Province de Namur.

« Non, je ne vous parlerai pas ici du jour d’abattage aux abattoirs d’Anderlecht, de Droixhe ou de Rochefort. Par abattage je voulais parler de la boucherie de Waterloo il y a deux siècles…

 Or donc, dans quelques jours nous aurons « droit » à la reconstitution de la plus célèbre des batailles menées par Napoléon.  18 juin 1815, jour d’abattage !

 « Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine » a dit Hugo. C’est que diantre ! il ne s’agit pas d’une vulgaire commémoration qui aurait rendu hommage aux milliers de soldats disparus en ce jour funeste de 1815. Que nenni ! Une re-cons-ti-tu-tion, pas moins ! L’événement de l’année on vous dit !

 A contre-courant, j’ai beaucoup apprécié la chronique de Thomas Gunzig sur le sujet dans son « Café serré » sur la radio « La Première RTBF » mardi dernier (à retrouver en podcast sur le site de la station). Je vous en livre un petit extrait : « Ah mes amis, qu’est-ce que je suis heureux qu’enfin je ne sois plus le seul à trouver que la guerre, la mort, les tripes, la boue, les larmes, les mutilations, les exactions, la torture, le viol, la Cour martiale, les généraux à l’arrière, les troufions à l’avant, les pauvres qui meurent, les riches qui comptent, eh bien c’est génial! Ce Waterloo 2015 ça me fait un bien fou »!  Et Thomas Gunzig de conclure : « Le meilleur ciment d’un peuple, c’est la bêtise de ceux qui en font partie ».

 Faut-il rappeler que la guerre a toujours été le fruit de la bêtise et de la vanité des hommes. Qu’en l’occurrence  Waterloo c’est avant tout un carnage ! En quelques heures des dizaines de milliers de victimes, dix mille chevaux blessés ou tués. Réduire cette bataille simplement à l’image d’actes héroïques est stupide et imbécile. Pour tout dire navrant. Roulez tambours, sonnez trompettes, Ave Napo, morituri te saluant. Que gicle le sang, qu’explosent les corps, que se déchirent les abdomens, que hurlent les blessés, les mutilés ! Au soir de la bataille le bilan sera apocalyptique. Re-cons-ti-tu-tion !

 J’ai souvent entendu parler de commémorations :  soixante-dixième anniversaire du débarquement  de Normandie, centenaire de la Grande guerre, bientôt le soixante-dixième anniversaire de la bombe d’Hiroshima.   Cérémonies officielles  organisées afin de  conserver la conscience nationale ou internationale  d’un évènement de l’histoire collective.  Dire NON à toutes les guerres. Rien à voir avec  la reconstitution d’un événement tragique.

 A quand une reconstitution du génocide rwandais ou de la bombe d’Hiroshima devant un public enthousiaste et avide de sensations fortes ? »

Philippe Fery

Pourquoi refuser de célébrer et de commémorer Waterloo 2015

Nous nous permettons de mettre en lumière l’excellent commentaire de Claude Thayse, membre du comité de parrainage de notre mouvement citoyen.

« Waterloo n’est ni une défaite française, ni celle de l’Empereur, c’est la victoire de l’obscurantisme d’ancien régime sur les idées de 1789. Heureusement, de l’An II à 1815, ces idées ont parcouru l’Europe dans les fourgons des troupes révolutionnaires et de la Grande Armée. Elles ont changé le monde.

Il aura fallu six coalitions pour tenter de les effacer.
Waterloo est une défaite pour la démocratie et les Droits de l’Homme en replaçant pour 100 ans les vieilles familles régnantes absolutistes sur les trônes. Ce qui a abouti aux terribles massacres de 1914-1918. Cette terrible guerre, qui n’a finalement jamais été qu’une dispute entre cousins.

Pour en revenir aux propos de Vandercruysen cités par Gheude,  je crains qu’ils n’aient malheureusement raison pour une fois (hélas, ajouterai-je). En 1815, l’Empereur aurait certainement proposé une paix honorable aux anglo-prussiens, mais les coalisés du traité de Vienne (Russes, Autrichiens, Espagnols…) étaient déjà en route avec des forces considérables pour mettre la France à feu et à sang.

Petit résumé de cette période : https://www.youtube.com/watch?v=b8zcRzsORX4&feature=player_embedded

Et pour ceux qui imaginent encore que la Révolution et l’Empire n’ont laissé que  de mauvais souvenirs chez nous, visitez donc la chapelle de Boneffe : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Boneffe.htm

Voilà pourquoi  je me refuse à célébrer cet événement dramatique pour la démocratie.

Claude Thayse.

Waterloo 1815: l’occasion de se rafraîchir la mémoire

OPINIONS | vendredi 12 juin 2015 à 11h13 sur le site de la RTBF

  • Une Belgique autrichienne

    La Belgique est alors administrée par l’empereur d’Autriche, François II. Par la convention de Pilnitz, ce dernier s’entend avec le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, pour restaurer le pouvoir absolu du roi de France, Louis XVI.

    La réaction du ministère girondin-jacobin ne se fait pas attendre : une déclaration de guerre est adressée à l’empereur d’Autriche. Après l’échec d’une première tentative d’invasion des Pays-Bas autrichiens, fin avril 1792, le général Dumouriez remporte, le 6 novembre 1792, la victoire de Jemappes, grâce à laquelle il fait tomber les « provinces Belgiques » dans l’escarcelle française, à l’exception du Luxembourg et du Limbourg.

    Héritage éphémère, puisque, le 18 mars 1793, les Autrichiens récupèrent leurs possessions après avoir remporté la victoire de Neerwinden.

    Mais le 26 juin 1794, la contre-offensive française déclenchée à Fleurus aboutit à la conquête définitive des Pays-Bas autrichiens, ainsi que de la Hollande. Avec la chute de Liège, un mois plus tard, c’est le pouvoir épiscopal qui disparaît dans la principauté.

    Une Belgique française

    Nous voici donc Français, administrés tour à tour par la Convention (1792-1795), le Directoire (1795-1799), le Consulat (1799-1804) et l’Empire (1804-1814).

    Durant les premiers mois d’avril 1814, va se dérouler la Campagne de France contre la sixième coalition. Mais Napoléon ne peut empêcher celle-ci d’atteindre Paris et, le 6 avril, il se voit contraint d’abdiquer. C’est l’exil sur l’Ile d’Elbe et la restauration de la monarchie des Bourbons, en la personne de Louis XVIII.

    Une Belgique hollandaise

    Conclu le 30 mai 1814 entre ce dernier et les puissances alliées, le traité de Paris stipule, en son article VI, que la Hollande, placée sous la souveraineté de la maison d’Orange, recevra un accroissement de territoire. Cet accroissement visera la Belgique et sera ratifié par le Congrès de Vienne, le 15 mars 1815, Guillaume Ier d’Orange se retrouvant ainsi à la tête du Royaume uni des Pays-Bas.

    Entre-temps, Napoléon s’est évadé de l’Ile d’Elbe, le 26 février et a rétabli son pouvoir à Paris, forçant Louis XVIII à se réfugier à Gand, c’est-à-dire en Belgique… hollandaise. Et c’est aussi dans cette Belgique hollandaise, que Napoléon a décidé d’en découdre avec les puissances alliées, plus que jamais liguées contre lui. Il sait que, pour l’emporter, il doit tout faire pour éviter que Prussiens et Anglais se présentent devant lui en rangs unis.

    Sa tactique consiste donc à affronter d’abord l’armée prussienne de Blücher. C’est la victoire de Ligny, le 16 juin. Sauf que la victoire n’est pas totale, puisqu’une partie des Prussiens ont battu en retraite. Ordre est donc donné au général Grouchy de les retrouver et de les empêcher de rallier les troupes anglaises de Wellington, concentrées à Mont-Saint-Jean, à quelques kilomètres de Waterloo.

    Le 18 juin, alors que Napoléon attend Grouchy pour lancer l’offensive finale, c’est Blücher qui vient prêter main-forte à Wellington pour assurer la victoire.

    A la question : Et si Napoléon avait remporté la bataille ? 

    Yves Vander Cruysen, échevin du Tourisme à Waterloo, répond : C’est de l’histoire-fiction, il a perdu. S’il avait gagné, il aurait sans doute signé un traité avec les alliés afin de préserver les frontières de la France et garantir la paix. Nos territoires seraient restés hollandais, ce qu’ils étaient depuis le 15 mars 1815.

    Qu’il nous soit permis d’émettre un avis différent.

    Nous pensons, en effet, qu’une victoire de la France aurait mis fin à la parenthèse hollandaise de la Belgique et assuré un destin différent à cette dernière.

    Le Royaume uni des Pays-Bas fut loin d’être une réussite. Il s’écroula d’ailleurs en 1830 pour donner naissance, à la conférence de Londres, au Royaume indépendant de Belgique.

    Talleyrand participa à cette conférence en tant qu’ambassadeur de France. Dans la biographie qu’il lui consacre, G. Lacourt-Gayet rapporte cette conversation que la princesse de Lieven eut avec le « diable boiteux », en date du 29 octobre 1832 :

    Prince T. – Eh bien ! Parlons de nos deux armées. Qu’en pensez-vous ?

    Moi. – Que vous avez pris beaucoup de peine pour quelque chose qui ne durera guère.

    Prince T. – Ah ! ah ! vous le pensez !

    Moi . – Et vous, mon prince ?

    Prince T. – Je l’espère.

    Moi.- Quoi ! vraiment que votre royaume belge et votre roi belge…

    Prince T. – Ne durerons pas. Tenez, ce n’est pas une nation. Deux cents protocoles n’en feront jamais une nation ; cette Belgique ne sera jamais un pays ; cela ne peut tenir.

    Moi.- Eh bien ! mais après, quoi ?

    Prince T. – Dites-le vous-même.

    Moi. – Oh ! si vous voulez mon opinion, la voici : la Belgique à la Hollande ou la Belgique partagée.

    Prince T.- Eh bien ! partageons ; cela nous fera toujours passer la soirée. Arrangez-moi cela.

    Moi.- Rien de plus facile ; il faut contenter tout le monde.

    Prince T. – Qui est tout le monde ?

    Moi. – Voici qui n’en est pas : ni nous, ni l’Autriche.

    Prince T. – Eh bien ! reste ?

    Moi.- Vous, un peu ; la Hollande, beaucoup ; et la Prusse, probablement ; et puis…

    Prince T. – Et puis qui ?

    Moi. – Oh ! à l’Angleterre, quelque chose. Anvers, par exemple.

    Prince T. (frappant le plancher de sa canne, la table de son poing, de façon à faire bondir sa tasse et éveiller l’attention de tout le salon.) – Anvers ! Anvers à l’Angleterre ! Mais savez-vous que c’est révoltant ce que vous dites là ! Quoi ! l’Angleterre sur le continent ? Madame, tant qu’il y aura une France si petite qu’elle soit, il n’y aura pas, il ne peut y avoir l’Angleterre sur le continent. Vous me révoltez ; cela n’est pas soutenable ; ce que vous sites là, c’est abominable

    Moi.- Eh bien ! mon prince, ne lui donnons rien. Cela m’est égal.

    Prince T. – Allons ! allons ! je vois bien que vous plaisantez.

    Moi. – Comment ? vous le découvrez à présent.

    Prince T. – Mais c’est que tout le reste était si bien. Tenez ! je vous remercie d’être venue causer avec moi. Je ne vous savais pas si bonne enfant ; je vois qu’on peut s’arranger avec vous.

    On peut imaginer aisément, au départ de cette conversation, comment Talleyrand aurait réglé le cas belge si la France était sortie victorieuse à Waterloo…

    Toujours est-il que lors de la bataille, la dualité communautaire belge se manifesta. Dans son « Histoire des Belges », Henry Dorchy constate, en effet : Les Belges se divisèrent en 2 camps : les uns, surtout recrutés en Wallonie, se rangèrent du côté des Français ; d’autres, originaires de Bruxelles et de la Flandre, soutinrent les Anglo-Prussiens et les Hollandais de Guillaume d’Orange (…). au soir de la bataille, les populations wallonnes (en particulier les Carolorégiens et les Namurois) accueillirent les soldats français en retraite et soignèrent les blessés.

    Jules Gheude

    Jules Gheude se définit comme essayiste politique. Il est né à Braine-l’Alleud en 1946. En 2008, il lance le « Manifeste pour la convocation des États généraux de Wallonie ». Depuis février 2010, Jules Gheude coordonne les travaux du Gewif (Groupe d’Études pour la Wallonie intégrée à la France). Son intérêt marqué pour la problématique communautaire belge l’a amené à écrire plusieurs ouvrages sur le sujet.

P.S. et P.S. : deux poids et deux mesures

Nous reproduisons une nouvelle fois un coup de gueule bien senti de Jean-Luc Lefèvre.

Bonjour,

Un coup de gueule, encore un ! Veuillez m’en excuser, mais…

DE BRIGODE, hier soir, une fois de plus, a pris la posture de SAINT – JUST. Pour, cette fois, condamner VALLS et son voyage à Berlin, avec enfants, dans l’avion du gouvernement, pour assister à la finale de l’Europe League, dont coût 25 000€ ! Que ce dernier s’est engagé à rembourser !!!

Mais, quand DI RUPO, à deux reprises, s’est rendu au Brésil pour encourager les Diables, dont coût 500 000€, il n’a rien dit !!! Il s’agissait aussi, pourtant d’un Premier Ministre ! Et de l’argent public !

Le citoyen belge l’a appris plus tard, par hasard !!! Le consensus belgo-belge, sans doute, qui n’existe pas en France ! Et, surtout, vu de…Belgique !

Qu’est-ce que ce journalisme dévoyé et…subsidié ???

J’ai interrogé le médiateur de la RTBF. J’attends sa réponse et vous en informerai.

Merci de toujours me lire,

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

Choix de vie et choix de société

Le Traité Transatlantique dans nos assiettes en une seule image

taftaSource de l’image: Comité Stop-TAFTA via Sott.net

Soit-dit en passant: Certains considèrent peut-être que le sujet est redondant et que nous en parlons beaucoup sur le blog, mais il faut bien comprendre que le TAFTA, c’est le cancer assuré si on ne s’en tient qu’à l’alimentation, l’impact va être colossal puisque tous les droits vont être donnés aux multinationales. Quand à nous, nous ne serons que plus étouffés financièrement, et quand on aura chopé un bon gros cancer, alors cela sera direct à la chimio pour terminer le travail : continuer à nous ponctionner toujours plus tout en favorisant les intérêts de groupes privés qui n’ont rien de bienveillants ! Ils ont même réussi à valider le brevet sur les semences naturelles, ce n’est plus une catastrophe, ni une trahison, c’est bien au delà…

A ceci, nous tenons à rappeler l’exigence française de l’exception  culturelle dans tout traité de coopération. Non, le culture n’est pas une marchandise ! Ou si elle l’est aux yeux de ceux qui ne voient en elle qu’un produit qui se vend et s’achète, elle ne peut répondre aux mêmes critères de marchandisation.

Paul D.

Start-up: la Flandre a déjà largué la Wallonie.

09/06/15 à 10:30 – Mise à jour à 10:42

Source : Trends-Tendances

N.B. : le titre de cet article a été modifié par la rédaction de notre site

Marc Coucke, Duco Sickinghe (ex-Telenet) et d’autres grands noms du business flamand se mettent au service des jeunes pousses du numérique. Les start-up flamandes Engagor et Amplidata se vendent des dizaines de millions aux Etats-Unis. REstore, Teamleader, Ojoo et Nallian lèvent plusieurs millions. La Flandre a-t-elle déjà pris une large longueur d’avance.

Start-up: la Flandre a-t-elle déjà largué la Wallonie?

La Belgique des start-up. © DR

Depuis quelques mois, la planète start-up du numérique est en pleine ébullition en Belgique (Ndlr : lisez en Flandres). Les bonnes nouvelles se succèdent entre les levées de fonds, les belles reventes de start-up belges (Ndlr : lisez « flamandes ») et le plan start-up du ministre de l’Agenda numérique, Alexander De Croo (Open Vld). Pas plus tard que le 21 mai, la PME gantoise Engagor (une plateforme de services à la clientèle et d’engagement social) annonçait fièrement sa reprise par son concurrent américain Clarabridge pour un montant non dévoilé mais que certains observateurs évaluent à plus de 30 millions d’euros. Une nouvelle opération qui démontre que nos start-up belges, et nos jeunes entrepreneurs, ont l’étoffe nécessaire pour imposer un projet d’entreprise et (bien) le vendre. Ce n’est pas Jérémy Le Van, fondateur de Sunrise, qui dira le contraire, lui qui a revendu son bébé à Microsoft pour 100 millions de dollars.

Mais à y regarder de plus près, nombre de ces bonnes nouvelles concernent en réalité les start-up flamandes du numérique (software et Internet). « Alors qu’il y a trois ou quatre ans, on sentait que le marché francophone était précurseur sur le créneau des start-up avec le lancement du Betagroup, de Nest’Up etc., cela a changé depuis un an, commente Frederik Tibau, journaliste spécialisé chez Datanews. Et grâce à de nombreuses initiatives, la Flandre rattrape son retard. » L’une des plus grosses acquisitions de start-up belges réalisées ces derniers temps est sans doute celle d’Amplidata par le géant mondial du stockage de données Western Digital. Si le montant de l’opération n’est, lui non plus, pas dévoilé, nos informations laissent entendre que l’opération fut juteuse (plusieurs centaines de millions). Amplidata est, elle aussi, une firme flamande. Tout comme Teamleader qui a annoncé, en mai, une levée de fonds à 2,5 millions d’euros pour son développement. Ou encore Ojoo qui a levé 1 million d’euros, Nallian qui annonce 1,25 million et REstore qui a trouvé 7 millions d’euros en Belgique.

Trop peu d’exemples francophones

Est-ce à dire que les bonnes nouvelles made in Belgique francophone  (Ndlr : appécions cette façon de dire les choses (sic) ) se perdent dans le désert ? Pas du tout ! Récemment, Take Eat Easy, start-up bruxelloise qui entend numériser la livraison de repas à domicile, a attiré Rocket Internet dans son capital et levé 6 millions d’euros. Softkinetic, spécialiste de la reconnaissance de mouvement, continue son bonhomme de chemin et installe discrètement sa technologie auprès de partenaires de renom et négocie avec une multitude de géants mondiaux.

Mais force est de constater un certain dynamisme ces derniers mois en Flandre, que l’on retrouve moins du côté francophone, en Wallonie en particulier. En premier lieu du côté des investisseurs. « Il y a beaucoup plus de business angels en Flandre qu’en Wallonie, c’est une évidence, avance tout de go Frank Maene, managing partner du fonds Volta Venture. Et c’est aussi le cas en matière de venture capitalist. » L’homme s’y connaît. Il est l’une des figures de proue de l’investissement dans les start-up en Belgique. Depuis courant 2014, il est à la tête du plus gros fonds privé « internet et software ». Il dispose de 55 millions d’euros à injecter dans les start-up. Pour l’instant, Volta Ventures n’a pris que deux participations depuis son lancement dans BeaSwitch et Sentiance, deux firmes flamandes. En mars, on apprenait que le richissime Marc Coucke investissait 7 millions d’euros dans Volta Ventures. L’ancien CEO de Telenet, Duco Sickinghe a aussi créé son fonds, Fortino, pour prendre pied dans l’univers des start-up. Avec une première participation à 2,5 millions dans Teamleaders. En 2013 déjà, un autre dirigeant de l’opérateur malinois (son ex-COO), Jan Vorstermans, décidait de créer Qunova pour investir (et coacher !) de jeunes pousses. Ce fonds vient de se structurer en VentureWise dans lequel on retrouve notamment Bart Becks (ancien CEO de Skynet et chantre du numérique en Belgique). Sans oublier Jurgen Ingels qui, après avoir vendu Clear2Pay pour 375 millions d’euros, a créé SmartFin Capital, un fonds dédié aux start-up numériques dans le domaine des « fintech ». Son compère Michel Akkermans, co-fondateur de Clear2Pay, est lui aussi l’une des figures emblématiques des start-up aujourd’hui.

Réinvestir dans l’écosystème

A observer cette structuration des investisseurs en Flandre, on ne peut qu’y voir une méthode « à l’américaine » où les entrepreneurs et dirigeants à succès mettent à disposition des projets innovants une partie de leur trésor de guerre. Dries Buytaert, créateur de Drupal et de la société Acquia qui a levé l’an passé pas moins de 50 nouveaux millions de dollars aux Etats-Unis, a réinjecté une partie de ses économies dans Volta Ventures. Et Folke Lemaitre, fondateur d’Engagor fraîchement rachetée aux Etats-Unis, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait réinvestir dans des start-up en Belgique !

Côté francophone, « nommer cinq business angels se révèle vite compliqué », critique un responsable de start-up francophone. Les noms des frères Zurstrassen, de Pierre Lhoest d’EVS ou de Cédric Donck reviennent régulièrement. « Mais il est vrai, que l’on n’a pas d’équivalent à un Volta Ventures du côté francophone, constate Roland Nobels, responsable du business development chez Mymicroinvest. Ce sont surtout des structures publiques locales qui se mettent au service des jeunes entreprises. » Seuls le « start-up studio » eFounders et le programme d’accélération Nest’up, à Mont-Saint-Guibert, sortent un peu du lot. Si eFounders est un projet privé, Nest’up est financé par Creative Wallonia (programme du gouvernement wallon à hauteur de… 200.000 euros) et a notamment cocooné Take Eat Easy ou la prometteuse Sortlist. Mais une fois sorties de Nest’up, les jeunes entreprises doivent aller frapper à différentes portes pour trouver de nouveaux fonds. Quelques fonds privés créés par l’un ou l’autre entrepreneurs existent, comme le LeanFund lié à Nest’up, qui investit de petits montants aux débuts de la vie de l’entreprise. Take Eat Easy, Djump, Sortlist, 1001Belges y ont fait appel. Pour le reste, les créateurs ont le choix : Meusinvest, Sambreinvest, Nivelinvest, autant de structures publiques morcelées localement.

Une réalité qui fait grimper aux rideaux Xavier Damman, entrepreneur wallon à succès derrière Storify et expatrié aux Etats-Unis. « Les Flamands ont eu l’intelligence de donner les rênes d’institutions comme iMinds qui fait de l’excellent boulot à des gens de terrain qui sont eux-mêmes des entrepreneurs. Cela fait toute la différence. La Wallonie est beaucoup trop politisée et cela ralentit son développement économique. Au 21e siècle, le politique ne doit plus diriger, il doit définir un cadre et laisser les rênes aux gens de terrain… »

Réussites à l’international

Surtout, certains observateurs soulignent l’importance d’avoir des investisseurs tels que Frank Maene, Jurgen Ingels ou autres Duco Sickinghe. « Ces gens ont en général leur propre expérience d’entrepreneurs ou d’intrapreneurs et un réseau international qu’ils mettent au service des start-up dans lesquelles ils investissent, analyse Jean-Michel Noé, M&A senior manager chez Deloitte Fiduciaire. Une personne comme Frank Maene joue parfaitement son rôle de venture capitalist (VC) belge et connecte ses start-up avec les investisseurs et les corporates, y compris à l’international. » Les récentes reventes d’Amplidata et d’Engagor ou la levée de fonds d’un Showpad (8,5 millions l’an passé) sont de parfaites illustrations de réussites flamandes à l’international. A plus forte raison si ces entreprises parviennent à garder l’essentiel de leur technologie en Belgique. « On sent, il est vrai, plus d’alignement vers l’international en Flandre avec les VC, le Voka, les chambres de commerce et le gouvernement flamand », constate Jean-Michel Noé. « Aujourd’hui en Flandre, l’esprit des start-up est beaucoup plus tourné vers l’international, enchaîne Alexis Safarikas, cofondateur de la start-up wallonne ListMinut. Il y a là-bas une vision et une connaissance du digital et une volonté de lancer des projets qui peuvent s’exporter. Or, il faudrait une même approche en Wallonie car le marché d’une start-up n’est, par définition, pas cantonné à un si petit marché. » La start-up wallonne a d’ailleurs levé des fonds auprès de business angels néerlandophones et a déplacé son siège vers notre capitale. (Ndlr : que voilà une grande idée (sic) )

La Wallonie plus performante ?

Reste qu’il ne faut pas noircir totalement le tableau francophone. Omar Mohout, senior advisor chez Sirris, le centre collectif de l’industrie technologique, souligne qu’il « faut dépasser la simple perception et les annonces de belles réussites récentes du côté flamand ». Ce Flamand avance le nombre de start-up et, pour lui, la Wallonie n’est pas en retard. L’étude menée par Sirris montre que 50 % des créations de start-up ont eu lieu en Flandre, 33 % à Bruxelles et 17 % en Wallonie. L’expert met ces chiffres en perspective en les comparant à la participation des régions au PIB (2013). La Flandre génère, d’après la Banque nationale, 58 % du PIB, Bruxelles 18 % et la Wallonie 24 %. « On voit bien qu’en matière de start-up, c’est Bruxelles qui est plus performante et que la Flandre réalise une performance proportionnellement beaucoup moins bonne que la Wallonie », argumente Omar Mohout. Cette constatation serait encore plus flagrante quand on examine les start-up les plus mûres : la Wallonie accueille 29 % de ces start-up (voir tableau). Bien sûr, la distinction géographique ne plaît pas à tout le monde et n’a « aucun sens dans l’univers numérique », nous rétorquent plusieurs interlocuteurs. « A l’heure du numérique, le monde est un village et le marché d’une start-up est mondial », nous glisse un jeune responsable de start-up. Certes, mais la Wallonie cherche son renouveau, dans le numérique notamment. C’est bien Jean-Claude Marcourt qui veut voir la Wallonie grimper dans le train des « meilleures régions au monde en termes de numérique », nous confiait-il début avril, en marge des assises du numérique. Pour y parvenir, la Wallonie devra aller un pas plus loin. « Je crois qu’il est très important de déjà commencer par renforcer les liens de l’écosystème des start-up wallonnes avec l’écosystème en Flandre, insiste Jean-Michel Noé (Ndlr : encore un doux rêveur ce Jean-Michel Noé) . Mieux s’intégrer dans l’association STARTUPS.be et, très certainement, faire plus de lobbying pour mieux mettre en avant les atouts et les réussites wallonnes pour se positionner sur la carte numérique. »

Il est, en effet, symptomatique de constater que lors du Benelux TechTour,(Ndlr : invention très prometteuse pour la Wallonie (sic)) une initiative de l’association des start-up pour mettre en relation les jeunes pousses et les investisseurs dans le Benelux, les arrêts se sont faits à Bruxelles, Anvers et Rotterdam. Aucune ville wallonne n’a trouvé sa place dans ce programme réunissant plus d’une centaine d’investisseurs et 75 start-up ! D’ailleurs, dans les 12 lauréats des Tech Tour Awards, on ne trouve aucun francophone… (Ndlr : qui s’en étonnera ?)

Do you speak english ?

Peut-être est-il temps d’apprendre l’anglais. C’est aussi basique que cela mais de nombreux intervenants nous ont souligné ce point faible. La maîtrise de la langue internationale fait encore trop souvent défaut en Wallonie. « Or l’anglais devrait être omniprésent dans les start-up, y compris côté francophone, insiste Roland Nobels de Mymicroinvest. Quand on organise une session de crowdfunding en live, trop d’entrepreneurs francophones perdent leur tonus quand ils doivent pitcher en anglais. D’ailleurs, aujourd’hui, ils font leur présentation dans leur langue… » Sur cette question cruciale de l’apprentissage de la langue, Jean-Claude Marcourt répondait, dans nos colonnes en avril, que « le problème de l’anglais n’est plus un problème chez nos jeunes ».

 

Les gares du Grand Paris Express

Par Michel Feltin-Palas, publié le 09/06/2015 à 14:31, mis à jour à 15:14

EXCLUSIF – Treize architectes sont mobilisés pour imaginer 16 stations de la ligne 15 du Grand Paris Express qui devront être prêtes d’ici 2022, entre Noisy-Champs et Pont de Sèvres. Aperçu en images de l’intérieur et extérieur de ces stations qui cherchent à être des espaces de vie autant agréables que praticables.

Gare du Nord-noisy-champs

Perspective extérieure de Noisy Champs.Ici se croiseront demain trois lignes de métro et une ligne de RER. Pour rendre ces correspondances simples et agréables, Jean-Marie Duthilleul a fait descendre la nature dans la gare et rendu visibles tous les moyens de transports. En cohérence avec la cité Descartes toute proche, dédiée à la ville durable. relier les villes d’Ile de France entre elles sans avoir à passer par Paris. Un projet d’envergure nommé « Grand Paris Express » dont la première étape est la construction et l’ouverture de 16 gares allant de Noisy-Champs à Pont de Sèvres. Les gares de Villejuif-Institut Gustave Roussy et Saint-Maur-Créteil descendront jusqu’à 50 mètres sous terre, ce qui représente un véritable défi technique et esthétique.

Commentaire de l’ AWF : et dire que nos « décideurs » (sic) sont toujours incapables de construire le moindre R.E.R. qui désengorgerait la circulation entre Brabant wallon, Région de Bruxelles et Brabant flamand.

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