Nous nous permettons de mettre en lumière l’excellent commentaire de Claude Thayse, membre du comité de parrainage de notre mouvement citoyen.
« Waterloo n’est ni une défaite française, ni celle de l’Empereur, c’est la victoire de l’obscurantisme d’ancien régime sur les idées de 1789. Heureusement, de l’An II à 1815, ces idées ont parcouru l’Europe dans les fourgons des troupes révolutionnaires et de la Grande Armée. Elles ont changé le monde.
Il aura fallu six coalitions pour tenter de les effacer.
Waterloo est une défaite pour la démocratie et les Droits de l’Homme en replaçant pour 100 ans les vieilles familles régnantes absolutistes sur les trônes. Ce qui a abouti aux terribles massacres de 1914-1918. Cette terrible guerre, qui n’a finalement jamais été qu’une dispute entre cousins.
Pour en revenir aux propos de Vandercruysen cités par Gheude, je crains qu’ils n’aient malheureusement raison pour une fois (hélas, ajouterai-je). En 1815, l’Empereur aurait certainement proposé une paix honorable aux anglo-prussiens, mais les coalisés du traité de Vienne (Russes, Autrichiens, Espagnols…) étaient déjà en route avec des forces considérables pour mettre la France à feu et à sang.
Petit résumé de cette période : https://www.youtube.com/watch?v=b8zcRzsORX4&feature=player_embedded
Et pour ceux qui imaginent encore que la Révolution et l’Empire n’ont laissé que de mauvais souvenirs chez nous, visitez donc la chapelle de Boneffe : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Boneffe.htm
Voilà pourquoi je me refuse à célébrer cet événement dramatique pour la démocratie.
Claude Thayse.
Et pour faire avancer cette soit-disante modernité, fallait-il pareille boucherie, entre 3.250.000 et 6.500.000 victimes? (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pertes_humaines_lors_des_guerres_napol%C3%A9oniennes). Non, pour moi, Napoléon Bonaparte représente un « Führer » au XIXè siècle. Heureusement qu’aujourd’hui, il existe le T.P.I. pour juger de pareils criminels.
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Wikipedia…
Evidemment, il vaut mieux avoir bonne conscience (vous avez oublié Jules César, Charlemagne et attila… dans votre comparaison) et je comprendrai qu’à vos yeux, il y a des dirigeants jugés plus « sains »… qu’on ne peut pas remettre en question et dont la vie fut exemplaire. (Je ne citerai pas votre roi Baudouin qui est un véritable saint comme le disait feu Patrice Lumumba et feu Julien Lahaut. Ni même Léopold Ier, roi des belges, héros de la sanguinaire bataille de leipzig dans le camps russe et véritable prédateur de l’argent de ces derniers lors de son règne imposé par l’Angleterre)
Un exemple quand même ?
Cinq à huit millions de morts, peut-être même dix : tel est le bilan (marginal ?) de la conquête et de l’exploitation coloniale du Congo « dit belge », entre les années 1880 et la première guerre mondiale. C’est à ce chiffre qu’a conclut le journaliste américain Adam Hochschild au terme de son effarante enquête (comment a-t-il osé ?) sur cet « holocauste oublié ». L’acteur principal de ce bain de sang ne fut autre que le roi des Belges, Léopold II. S’appuyant notamment sur le célèbre explorateur Henry Morton Stanley et sous couvert d’ouverture de comptoirs pour voyageurs et marchands, cette association devient le cheval de Troie d’une colonisation rampante et cachant son nom. Moins de dix ans plus tard, en 1885, le roi obtient la reconnaissance internationale de « l’Etat indépendant du Congo », qui reste sa propriété personnelle.
Entre-temps, il a déjà organisé l’exploitation de la colonie, commerce de l’ivoire d’abord, du caoutchouc ensuite et surtout. Ce trafic très lucratif se fait sauvagement : asservissement des populations autochtones, déportations, travail forcé avec prise d’otages des femmes et des enfants pour faire travailler les hommes à la cueillette extrêmement pénible du latex, villages rasés, tortures et mutilations contre les récalcitrants, quand il ne s’agit pas de massacres purs et simples. Outre le fouet en peau d’hippopotame, la « chicotte » — innombrables sont les cas de flagellation à mort —, la torture la plus répandue est la section de la main : le Congo devient le pays des mains coupées. Le roi Léopold II agit d’autant plus impunément qu’il tient en public le discours le plus « humanitaire » qui soit : il se présente en émancipateur et en civilisateur, organisant même des conférences internationales sur le sujet, jusqu’à ce que les premiers témoignages sur la sinistre réalité arrivent à se faire entendre..
Et pour lui et sa famille qui continue à en profiter, pas de TPI, évidemment !
Question : pourquoi encore autant d’engouement pour Napoléon et aucun (en tous cas qui ose se faire entendre) pour Hitler, Staline ?
Références ?
Conan Doyle : Le Crime du Congo Belge, édition Les Nuits Rouges, page 76.
Adam Hochschild, Les Fantômes du roi Léopold : Le terreur coloniale dans l’État du Congo, 1884-1908, éd. Tallandier, 2007
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Au fait, j’oubliais. Adam Hochschild souligne aussi dans son livre le mal qu’il a eu pour avoir accès aux archives : peu avant sa mort, Léopold II céda « son » Congo à la Belgique, mais brûla toutes les traces de ses forfaits ; et ce qui a subsisté, est resté classé secret jusqu’au début des années 1980. Ce n’est pas le moindre paradoxe de cette affaire : l’oubli, voire l’amnésie, est aujourd’hui presque aussi total que le fut en son temps le scandale.
Bref, rien ne change en Belgique où les archives de la collaboration sont sous scellés jusqu’en 2045…
Le nationalisme belge (( la bêtise nationale ?) ne survit que grâce à l’ignorance de l’Histoire !
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Ni Conan Doyle, ni Hochschild ne sont de vrais historiens. Le livre de ce dernier a d’ailleurs suscité certaines interrogations sur ses sources, sur sa méthode, etc. Au mieux, c’est un livre sensationnaliste…
Personnellement, je n’ai aucune sympathie pour la monarchie belgicaine… mais ce genre de livre peut aussi servir une cause qui n’est pas nécessairement celle des Wallons. « Le long sanglot de l’homme blanc » me touche assez peu…
Quant à la discipline historique, il ne faut pas la surestimer non plus. L’histoire n’est pas une vérité divine ou un ensemble de faits prescriptifs… mais un jeu d’écriture et de pouvoir.
Ceux qui ont fait l’histoire n’étaient pas des historiens, mais des hommes d’action… ce qui manque le plus à la Wallonie.
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M. Daly/Thayse,
M. Bonaparte autoproclamé empereur en 1804 est un tyran qui par sa défaite a détaché la Wallonie de la France. Seul le Premier Consul mérite quelque respect.
On connaît l’homme par ceux qu’il admire.
Note : Attila avec une majuscule s’il vous plaît !
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A quand une alliance entre « La Droite » et le RWF Messieurs Vaessen & Goffin ?
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Enfin, quand je dis une alliance entre partis, je devaris plutôt dire entre deux personnes : http://www.rwf-namur.be/demain-tentera-de-revenir/
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Un peu d’humour:
Napoléon, juste après la bataille, entre dans une taverne de Waterloo disant: « voici les vaincus » le l’aubergiste de lui répondre: « ah désolé, je n’ai que 19 chaises!!! » LOL
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