Le renouveau démocratique irrite déjà au Parlement wallon

Lu sur le site de « La Libre »

Stéphane Tassin Publié le mercredi 27 mai 2015 à 18h51 – Mis à jour le jeudi 28 mai 2015 à 10h32 

Une conférence de presse est donc prévue ce jeudi après-midi en présence des quatre partis traditionnels qui siègent au Parlement wallon dans la majorité comme dans l’opposition (PS, CDH, MR et Ecolo). On peut dire que la sortie du président de l’assemblée, André Antoine (CDH), sur ce sujet dans le quotidien « L’Avenir » a fait grimper aux rideaux les groupes politiques concernés. Car celui qui préside aux destinées de l’assemblée wallonne dirigera également cette commission.

Le respect de la parole donnée

Certains vont même jusqu’à remettre en cause la présidence d’André Antoine, regrettant qu’il tire une nouvelle fois la couverture à lui, alors que l’initiative vient des quatre partis, majorité et opposition réunis. D’autres évoquent le non-respect de la parole donnée. Même au CDH, on ne serait pas très content de la chose.

Pourtant, André Antoine ne comprend pas les critiques : « Le plus important, c’est de réussir ce renouveau démocratique. Vous savez, je n’ai rien demandé. Ce sont les partis qui m’ont choisi et j’avais dit à l’époque que je ne voulais pas être un président d’apparat. »

Après ce petit orage, il reste donc à espérer que cette nouvelle commission, qui siégera toutes les deux semaines et qui sera composée de 12 élus wallons, puisse se pencher réellement et sereinement sur les questions et les décrets qui lui seront soumis. « L’opposition ne doit pas se servir de cette commission pour mettre des bâtons dans les roues de la majorité. Elle ne fonctionnera que si chacun joue le jeu », conclut André Antoine.

C’est sans doute la proposition de décret concernant la mise en place d’une consultation populaire en Wallonie qui devrait constituer le premier dossier chaud de la commission. Ces discussions serviront de baromètre de crédibilité à l’égard de la commission. Tout comme d’éventuelles discussions sur le décret décumul, voté sous la précédente législature, qui autorise seulement 25 % des députés à cumuler leur fonction avec un mandat exécutif dans une commune. De nombreux députés dépités voudraient le remettre en question.

L’illusion aussi fabrique du djihadisme

Un chef d’entreprise décapité dans un attentat dans le sud-est de la France, 38 morts dans une fusillade dans un hôtel tunisien, plus de 150 civils tués à Kobané, des dizaines de tués dans l’attaque d’une mosquée au Koweït, des dizaines d’autres sur une base en Somalie : le deuxième vendredi du Ramadan a été marqué par une flambée de violences portant la marque des djihadistes.

Cette vague meurtrière survient trois jours après un appel du groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui combat en Irak et en Syrie, incitant les musulmans dans le monde à engager la guerre sainte contre les « mécréants » durant le ramadan, qui a commencé le 17 juin.

Voici une semaine, notre ami Jacques Rogissart m’envoyait l’article suivant qui prend toute sa valeur au regard de la vague meurtrière. Le temps de la réflexion doit s’accentuer, mais aussi l’action. Le meilleur de ces deux moteurs ne doit-il pas résider dans le rejet de la peur, outil implacable dans la résistance au nazisme islamiste ? Il y a 70 ans, nos pères et mères nous ont montré la voie en terrassant la bête immonde allant parfois jusqu’au sacrifice de leur vie.

Paul D.

Le terrorisme vient une nouvelle fois de secouer la société balayant un monceau d’idées et de fausse vérité.

Mais déjà certains ressortent leur pharmacopée et leur cautère sur jambe de bois pour guérir la plaie.

Regardons plutôt les choses avec l’œil du clinicien.

L’ Islam n’est pas la religion de tolérance et de paix que nous décrivent de vrais coquins et des esprits candides. Faute d’avoir subi l’influence des Lumières, le choc de la Révolution française et les conquêtes laïques des deux derniers siècles, il est resté totalisant, agressivement envahissant, prompt au fanatisme et, pour tout dire, non ajustable, sans de fortes distorsions, aux sociétés et à la civilisation occidentales.

Il y a soixante ans, dans son célèbre livre « Tristes tropiques », le grand ethnologue Claude Lévi-Strauss constatait la difficulté pour le musulman de comprendre qu’on ne le soit pas. Sa religion, écrivait-il, se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que par l’impuissance à nouer des liens au-dehors.

Il y a certes dans le Coran des sourates imprégnées de paix. Il y en a malheureusement beaucoup d’autres haineuses et parfois sanguinaires. Je renvoie le lecteur pressé au petit livre très éclairé de l’islamologue Anne-Marie Delcambre ;  » l’Islam des interdits » (1). On trouve aussi des outrances dans les évangiles, mais en moins grand nombre et leurs fidèles mettent depuis longtemps les pires en sourdine.

Au nom du « vivre ensemble », les bonnes âmes recommandent de donner plus d’aise à l’Islam dans notre société. C’est grave car on ne fait qu’élargir les bases de sa subversion. C’est au contraire par l’application inflexible, fût-elle pénible à certains, des règles de la laïcité que l’on maintiendra cette religion dans les limites qui sont les nôtres. Inutile d’ajouter qu’on en est loin en Belgique où l’ Etat verse un revenu à tous les cultes.

Il ne faudrait pas non plus voir la détresse de certains pans de la société comme le principal terreau du terrorisme. Si c’était vrai, les zones dévastées de notre sillon Sambre-Et-Meuse auraient mis les armes au poing de nombreux Wallons ! Outre que les « fous de Dieu » sont parfois des travailleurs avec un emploi stable, voire diplômés de l’enseignement supérieur, les populations les plus déshéritées sont plus absorbées par les difficultés de la vie quotidienne que fixées sur les mirages du djihad.

Mais on touche là à la catastrophe véritable que fut l’immigration : on a laissé s’installer des masses de miséreux sans qualification alors que les besoins du monde du travail ne cessaient de s’éloigner d’eux. Sous prétexte de multiculturalisme, on les a laissés végéter dans leur indigence culturelle et l’on s’étonne maintenant d’en découvrir beaucoup, étrangers, sinon hostiles à nos modes de vie !

Les statistiques de l’insécurité ordinaire auraient pourtant dû dessiller les yeux de nos politiciens. Le péché aujourd’hui réside dans cette immigration non sélective, accueillie sous le coup des émotions humanitaires, puis négligée jusqu’à ce qu’elle sature les structures d’accueil et les budgets sociaux.

J’entends bien que les conditions d’entrée se sont durcies et qu’un effort d’acculturation est demandé à notre enseignement. Mais où sont les moyens de l’exécution ? J’ai bien peur que l’Europe, obsédée par les équilibres budgétaires et une compétitivité à courte vue de l’économie, n’incite à faire entrer encore plus de pauvres hères, taillables et corvéables à merci.

La politique d’immigration peut heureusement s’appuyer sur les nombreux leaders d’opinion des communautés immigrées qui souscrivent à nos valeurs fondamentales. Mais il y a lieu de méditer l’avertissement que donnait le sociologue et politologue Edward N. Luttwak aux zélateurs d’une tolérance mal placée : « les personnalités non-musulmanes doivent cesser de légitimer l’Islam tel qu’il est, car cela signifie la violence islamique » (2).

Jacques Rogissart

(1) Desclée de Brouwer, 2003

(2) « N’ignorons pas la violence dans les textes sacrés » (in « Le Monde » du 20 janvier 2015)

Pierre Hazette, un Homme d’exception

Ce mardi à 12.00, j’étais à Bruxelles à l’invitation de l’Ambassade de France. M. Pierre Hazette avait tenu à demander à l’ Ambassade que mon nom soit repris parmi ses amis et les membres de sa famille qu’il souhaitait voir auprès de lui pour une cérémonie qui le touchait particulièrement.

Rassurez-vous, mon ego reste à un niveau très raisonnable, mais j’étais conscient que par cette invitation, M.Hazette voulait, au-delà de ma petite personne, montrer qu’il appréciait le ton, la progression et le travail de notre mouvement citoyen, l’ Alliance Wallonie France.

Le moment n’était pas banal puisque, des mains de l’Ambassadeur de France, M. Bernard Valéro, la République française tenait à honorer notre ancien et brillant ministre de l’enseignement secondaire en lui décernant la médaille d’officier des Palmes Académiques pour l’ensemble d’une vie où l’enseignement et la francophonie furent, parmi bien d’autres choses, au centre de ses préoccupations.    

Photo de Olivier Chastel.

Dans un très beau discours, Pierre Hazette  eut le courage d’évoquer le schéma institutionnel évolutif belge et la conséquence de ce fait sur les politiques menées en Wallonie et à Bruxelles.

Il rappela les accords de coopération signés le 9 décembre 1999 entre le gouvernement dont il faisait partie et la République française ainsi que ceux signés le 10 mai 2004 entre le gouvernement wallon et celui de France.

Ceux-ci prévoyaient l’échange d’informations, d’expériences et de personnes, mais aussi la conclusion d’ententes sectorielles en vue de valoriser les ressources humaines, le partenariat entre administrations, institutions et opérateurs économiques, mais aussi de projets conjoints dans le transfert de technologies et de savoir-faire, dans la promotion réciproque de produits et services, de partenariats inter-entreprises et de création de sociétés mixtes.

Pierre Hazette continua en soulignant que le temps lui paraissait propice pour que nos autorités soulignent les avantages d’une coopération non seulement renforcée, mais quotidiennement mise en relief créant ainsi un courant de sympathie à double sens.

Nous n’avons pas, insista encore Pierre Hazette, à activer ces accords dans une position de quémandeurs, mais à négocier une relation sans perdant, mais à double gagnant, la Wallonie ET la France.

Pierre Hazette regretta que notre société ne mette pas assez en valeur dès aujourd’hui les succès de coopération entre la France et la Wallonie. Il prit l’exemple récent du salon du Bourget dévoilant le succès de Tech-Space Aéro et la relation forte de l’entreprise liégeoise avec l’industrie aéronautique française qui illustrait une réalité quotidienne, sur laquelle nous sommes d’une discrétion confondante…!

Paul D.

  •  Ci-dessous, Pierre Hazette et Bernard Valéro au moment des félicitations.
    Photo de Paul Durieux.

De Napoléon à de Gaulle : rude 18 juin à Londres

LE MONDE | 18.06.2015 à 09h41 • Mis à jour le 18.06.2015 à 11h54 | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

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L'avocat français Frank Samson joue le rôle de l'Empereur, lors de la reconstitution de la bataille de Ligny, en Belgique, le 14 juin.

L’avocat français Frank Samson joue le rôle de l’Empereur, lors de la reconstitution de la bataille de Ligny, en Belgique, le 14 juin. Colin Delfosse pour « Le Monde »

Dure journée pour la France que ce 18 juin à Londres. Alors que la date est traditionnellement celle du souvenir de l’appel du général de Gaulle, elle revêt cette année un aspect particulier : deux cents ans jour pour jour après la bataille de Waterloo, les Français sont invités à un grand écart entre deux commémorations, celle d’une débâcle contre les Britanniques et celle d’un combat commun.

Prenez l’agenda de Sylvie Bermann, ambassadeur de France, ce jeudi : à 9 h 30, elle devait assister à la cérémonie rappelant l’appel du Général à la résistance à Carlton Gardens, son QG londonien de 1940. Puis, à 11 heures, elle devait filer à la cathédrale Saint-Paul, pour représenter Paris à la « messe nationale de commémoration » de la… victoire de Waterloo. Là, elle devait côtoyer le prince Charles, le descendant du duc de Wellington et endurer la lecture de la prière d’action de grâce « pour la remarquable victoire que Tu as accordée aux armées alliées » qui fut récitée dans toutes les églises du royaume au lendemain du 18 juin 1815.

Lire aussi : Waterloo, la glorieuse défaite de Napoléon

Avant le God Save the Queen, le public réuni à Saint-Paul, qui a obtenu des tickets d’entrée par tirage au sort, devait écouter un officier supérieur britannique lire la dépêche officielle de Wellington annonçant à la Couronne la victoire de Waterloo. « Je joins à ce message deux aigles français pris par nos troupes au cours des opérations », insiste le vainqueur.

La presse tabloïd, toujours friande de French bashing, tente de persuader ses lecteurs que les Français sont furieux du déferlement mémoriel qui accompagne le bicentenaire de Waterloo. Plusieurs journaux ont présenté comme une humiliation pour Paris la pièce de 2,5 euros frappée par la Belgique à l’effigie de la bataille. Estimant particulièrement maigre la délégation française aux cérémonies organisées en Belgique, le Daily Mirror y a vu le signe que « les Français snobent la commémoration » car « ils gardent de l’amertume d’avoir fini deuxièmes derrière le duc de Wellington ».

« Prier pour la paix entre les nations »

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Pendant la reconstitution de la bataille de Ligny, le 13 juin.

Pendant la reconstitution de la bataille de Ligny, le 13 juin. Colin Delfosse pour « Le Monde »

Deux siècles de paix franco-britannique après Waterloo, le service religieux à Saint-Paul devait tout de même rappeler la mémoire des victimes des deux camps. Entre deux psaumes et sur fond d’orgue, des descendants de soldats britanniques, français et prussiens engagés à Waterloo et des militaires d’aujourd’hui devaient lire des témoignages de combattants de l’époque. Le Révérend David Ison devait appeler à « prier pour la paix entre les nations ».

Mais deux cents ans n’ont visiblement pas suffi au comité britannique chargé de la commémoration pour prendre un peu de recul. La plaque de marbre dévoilée le 10 juin à la gare de Waterloo se contente de rappeler la « mémoire des membres des armées alliées [britannique et prussienne] qui ont donné leur vie au cours de la bataille de Waterloo », oubliant que 6 800 Français y ont aussi perdu la vie. « Une erreur », admet Sir Evelyn Webb-Carter, président de Waterloo 200, lorsqu’on lui fait remarquer cette omission. « Malheureusement, se désole-t-il avec insistance, il ne sera pas possible de la rectifier. »

Au cours d’une discrète cérémonie organisée à la gare, agrémentée de quelques soldats en costume d’époque, l’historien et homme de télévision Peter Snow raconte la bataille comme s’il en revenait. « Le Royaume-Uni ne célèbre pas Waterloo, précise-t-il. Ça a été une bataille affreuse. Mais nous sommes fiers de son résultat : plus aucun pays n’est capable de dominer seul l’Europe. »

Justement, alors que le Royaume-Uni se prépare à voter par référendum pour ou contre le « Brexit » (British exit ou sortie de l’Union européenne), l’actualité n’est jamais loin lorsqu’on évoque Waterloo. Le très nationaliste Daily Express explique à ses lecteurs que François Hollande pourrait s’opposer aux prétentions de David Cameron de réforme de l’Europe afin de « saboter » la négociation menée par le premier ministre britannique. A l’approche du bicentenaire de Waterloo, ajoute le quotidien, « M. Cameron se trouve confronté à l’héritier de Napoléon Bonaparte ». Faisant allusion à l’aide décisive des Prussiens à Wellington et prônant aujourd’hui un axe Londres-Berlin, l’article suggère que, « une fois encore, le commandant britannique pourrait finir par demander l’aide des Allemands ».

Or le chemin historique de Waterloo jusqu’au débat sur le « Brexit » passe forcément par le général de Gaulle. En 1965, le président français dédaigna les cérémonies du 150anniversaire de la défaite de Napoléon au moment même où il s’opposait à l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun. Soixante-quinze ans après l’appel diffusé par la BBC, l’histoire européenne bégaie et le Général perturbe encore la célébration britannique de Waterloo.

Jan Jambon: « L’indépendance de la Flandre reste mon objectif »

Une interview qui a le mérite de la clarté, sans langue de bois.

22/06/15 à 10:58 – Mise à jour à 10:58

Source : Knack

Même s’il semble toujours étrange de voir un flamingant à ce poste, le vice-premier ministre Jan Jambon (N-VA) se sent comme un poisson dans l’eau au ministère de l’Intérieur et à la Sécurité, un des portefeuilles les plus chargés du gouvernement fédéral. « L’indépendance de la Flandre reste mon objectif » dit-il dans l’hebdomadaire De Zondag.

 

Jan Jambon: "L'indépendance de la Flandre reste mon objectif"
Jan Jambon © BELGA

Quel est aujourd’hui le plus grand défi à relever à l’Intérieur ?

« Pour moi, c’est de garder les services secrets motivés malgré les circonstances particulièrement difficiles dans lesquels ils doivent opérer. Le niveau de menace pour la police est toujours à 3, ce qui signifie que les personnes chargées de garantir notre sécurité sont menacées de l’extérieur ».

Comment vous y prenez-vous?

« Le gouvernement précédent est allé trop loin dans les économies en matière de sécurité. Si la police est menacée et souffre d’un manque de moyens, elle risque d’être démotivée. Je lui rends les moyens dont elle a besoin, ce qu’elle apprécie, je le sens sur le terrain ».

Elle apprécie moins vos projets en matière de pensions. Ce mécontentement ne favorise pas motivation.

« Le principal, c’est qu’à présent les choses soient claires. Au cours la période de transition jusqu’en 2019 le personnel de police pourra arrêter de travailler à partir de 58 ans. Ce qu’il se passe après sera tranché dans le débat global sur la réforme des pensions, tout comme la discussion sur les métiers pénibles ».

Un autre défi. Selon un ténor des Nations unies, l’Europe doit accueillir au moins un million de réfugiés qui viennent de zones de conflit telles que la Syrie. C’est beaucoup plus que les 40 000 évoqués par l’Europe. Êtes-vous d’accord avec lui ?

« Je ne peux que confirmer les propos de mon collègue Theo Francken (NDLR : ministre N-VA, chargé de la Migration). Nous trouvons que le système de quota pour une répartition correcte vers tous les pays européens est acceptable, il faut juste tenir compte de ce que les pays font déjà. L’Allemagne est déjà champion d’accueil et la Belgique fait déjà plus que sa part ».

Doit-on accueillir davantage de réfugiés?

 » (évasif) Il faut les sélectionner plus tôt. Laisser entrer tout le monde et puis en renvoyer 80% n’a pas de sens. Il faut accueillir les véritables demandeurs d’asile, les personnes menacées de mort dans leur pays à cause de leur orientation sexuelle, politique ou religieuse. Je ne fixe pas de nombre, mais cela ne vaut pas pour les réfugiés économiques. Votre question porte sur le traitement des symptômes. C’est important, mais il est encore plus important de s’attaquer à la cause du problème. Personne n’est content de fuir son pays ».

Dans ce cas, pourquoi ce gouvernement coupe-t-il dans l’aide au développement ?

« Le problème au Moyen-Orient est d’ordre géopolitique. On ne le résout pas en augmentant le budget de l’aide au développement. On ne peut le régler qu’au niveau international ».

La lutte contre la radicalisation constitue un autre défi. Dans le débat parlementaire à ce sujet, où vous avez remis Filip Dewinter (Vlaams Belang) à sa place, vous vous êtes révélé un homme d’État . Vous étiez-vous préparé ?

« Non, vraiment pas. C’était spontané. Dewinter agitait le Coran en le qualifiant de permis de tuer. C’est inacceptable. Pour des centaines de milliers de personnes dans ce pays, le Coran est un livre sacré. Il faut faire preuve de respect. Il serait néfaste de faire de tous les musulmans nos ennemis, ce qui est le but de Dewinter. La limite entre le bien et le mal ne démarque pas l’islam du reste du monde, mais au sein de l’islam, elle distingue la très grande majorité qui a de bonnes intentions d’un petit groupe d’extrémistes ».

Vous avez été content d’être applaudi par le PS qui vous avait qualifié de collaborateur en début de législation?

« C’était agréable, je ne le cache pas. Si on me traite de flamingant extrémiste, ça ne me pose pas de problème. C’est ce que je suis. Mais j’ai mal quand on me traite d’extrême droite. J’étais presque un nazi pour eux. (Soupire) Je ne suis pas d’extrême droite, aucune fibre de mon corps ne l’est.

Avez-vous changé depuis notre entretien d’il y a deux ans?

« Certainement pas, même si je porte de nouvelles responsabilités. Je suis maintenant lié à un contrat de loyauté conclu par quatre partis ».

Lorsque vous avez dit que l’indépendance de la Flandre reste votre but.

« C’est toujours le cas, c’est d’ailleurs toujours le premier article de notre parti. Cependant, nous nous sommes engagés à respecter un silence communautaire de quelques années. Nous y avons beaucoup réfléchi. En échange, nous pouvons réaliser une bonne partie de notre programme socio-économique. L’alternative était de retourner dans l’opposition. Mais nous n’avons rien changé au programme de notre parti ».

Pourquoi l’accord gouvernemental ne mentionne-t-il rien à propos de la restriction du pouvoir du roi, un point important pour la N-VA jusqu’à l’année passée ?

« Cela fait partie du volet communautaire et nous n’avons pas trouvé de compromis avec les autres partis ».

« Si vous vous en prenez au pouvoir du roi, vous mettez votre propre carrière en jeu. Certains en ont vraiment peur « . Savez-vous de qui est cette citation ?

(Il réfléchit) Non, je ne vois pas.

C’est vous qui avez dit cette phrase il y a deux ans.

« C’est possible. Mais je ne caresse pas d’ambitions de carrière, et donc je n’ai pas peur. Une monarchie protocolaire serait un grand pas en avant, mais ne figure pas dans l’accord gouvernemental ».

De Zondag / Paul Cobbaert

Votre prochaine facture d’électricité va « faire mal », surtout si vous habitez en Wallonie

Thierry D sur le site de RTL/TVI

Les distributeurs d’électricité ont été mis à contribution par le gouvernement. Du coup, les coûts supplémentaires seront répercutés sur les consommateurs…

Votre prochaine facture d’électricité pourrait être « douloureuse », surtout si vous habitez en Wallonie. Entre votre facture de mai et celle de juin, la hausse du tarif devrait varier entre 4% et 25%, une augmentation sensible. La cause ? Le gouvernement a décidé l’an dernier d’imposer les distributeurs d’électricité comme des sociétés, et non comme des personnes morales. En Wallonie, cela représente un surcoût de 47 millions d’euros, que les distributeurs vont répercuter sur les consommateurs.

« Le consommateur est un peu l’éternelle victime. C’est le consommateur-payeur« , a réagi Julie Frère, porte-parole de Test-Achats. Pour l’association, il y a néanmoins un souci: le gouvernement ne respecte pas ses engagements. « Dans son accord, le gouvernement avait déclaré qu’il veillerait à maintenir le pouvoir d’achat des ménages. Or, on voit que c’est tout le contraire qui se passe« , a conclu Julie Frère.

Que payez-vous exactement avec votre facture?

Le montant total d’une facture d’électricité est l’accumulation de trois coûts: l’électricité (34%), les taxes directes (18%) et les frais de distribution (48%). Ce sont ces frais de distribution qui augmentent désormais.

A Bruxelles par contre, l’effet de cette mesure est moindre car les tarifs étaient en baisse. Bien entendu, la baisse sera du coup moindre, mais il n’y a pas de surcoût prévu pour les consommateurs bruxellois.

Par contre, tous les Belges pourraient se retrouver dans le même panier lors d’une autre augmentation qui pointe à l’horizon. En effet, le gouvernement envisage de ramener la TVA sur l’électricité de 6% à 21%.

Ndlr : le site ne parle pas de la situation qui va prévaloir en Flandre. Nous pouvons supposer qu’elle sera très différente de celle vécue en Wallonie. Qui ose encore dire que nous vivons dans un même pays qui s’appelle Belgique ?

« la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Lu sur le site de 7sur7

16/06/15 

Des représentants des communes et des CPAS de Wallonie ont dressé mardi, devant la Commission des Pouvoirs locaux du Parlement wallon, un tableau sombre de leur situation financière, ce qui nous amène à nous poser la question suivante :  » la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Le président de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie, Jacques Gobert, reconnaît que certaines avancées ont été amorcées mais constate néanmoins que celles-ci s’analysent plus comme une « moindre accélération de l’aggravation d’une situation déjà gravissime que comme une embellie satisfaisante ».Il relève plusieurs grands défis pour les pouvoirs locaux et leurs finances, dont en premier lieu la question des charges reportées sur les entités locales par les autres niveaux de pouvoir, « sans transfert de moyens suffisants ».

Ainsi, en 2015, près de 332 millions d’euros, dont 316 millions de reports de charge du fédéral et 15,9 millions de la Région, manqueront aux communes et aux CPAS.

Un autre défi concerne le coût croissant de la charge des pensions statutaires des pouvoirs locaux, estimé à près d’un milliard d’euros entre 2015 et 2018 pour l’ensemble des pouvoirs locaux wallons (hors provinces).

Touchant plus directement les CPAS, la réforme du chômage et l’exclusion de certains bénéficiaires pèsent sur les finances des centres publics d’aide sociale. Les CPAS constatent ainsi une hausse du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale et ce alors que « la compensation promise par le fédéral pour les fins de droit se fait attendre », a constaté le vice-président de la Fédération des CPAS, Philippe Defeyt.

L’intérêt de créer des synergies entre les différents acteurs des pouvoirs locaux a été soulevée par les orateurs et les députés devant la Commission.

Vous voulez bouger ce week-end ? Voici notre sélection d’activités en Wallonie

Parmi les suggestions de sorties pour ce week-end aux quatre coins de la Wallonie, nous avons trouvé celles-ci sur le site de « Sudpresse ».

N’oublions pas non plus la fête de la musique, initiée par Jack Lang lorsqu’il était le brillant ministre de la culture de François Mitterrand. Très vite, la tradition de cette fête, qui fait la part belle à toutes les musiques et à toutes les voix, offre des spectacles gratuits de professionnels ou d’amateurs, chose rare à notre époque. Elle  a tout naturellement pris racine un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. Ne la cherchez pas en Flandre. Allez savoir pourquoi…!?

En guise d’introduction à cette fête de la musique, France 3 a programmé hier « Musiques en fête » depuis les Chorégies d’Orange. Sur la scène du Théâtre antique d’Orange, les plus grandes voix du classique accompagnés par 200 musiciens et choristes nous ont offert un spectacle sublime devant un public enthousiaste.

Paul D.

Province de Liège – Fête de la musique

Fanfare, spectacle de jazz, comptines pour enfants et même poésie chantée : durant la fête de la musique, la Wallonie swingue ! Notre coup de cœur liégeois : le pique-nique musical avec scène ouverte organisé sur le terril du Thier-a-Liège. Une balade commentée vers le sommet vous fera connaître tous les secrets de ce patrimoine naturel wallon.

Info : www.fetedelamusiqueliege.be

Province de Namur – Splendeurs de Waulsort à la Belle Epoque

Saviez-vous que pendant l’Entre-deux-guerres, le petit village de Waulsort, sur la commune d’Hastière, accueillait des centaines de touristes ? Venez, le temps d’une balade, revivre le charme de cette époque qui a vu fleurir de nombreux joyaux architecturaux : hôtels, restaurants, commerces et superbes villas entre autres.

Info : www.dinant-tourisme.com

Province de Hainaut – Histoire de trouille … à faire peur ?

Toute la semaine, dans le cadre de Mons 2015, l’événement « Sens Dessus Dessous » dans le Grand Huit vous propose des concerts, des spectacles, des promenades et des ateliers. Embarquez le 27 pour une visite-spectacle peu commune de l’ancien couvent des Sœurs noires. Au programme : un conteur dans l’arbre, des acteurs réveillant la mémoire des lieux, « le crâne de Dagobert » réalisé par des plasticiens, et une exposition sur la Trouille.

Info : www.mons2015.eu

ChambArt au Château d’Havré

Le festival artistique ChambArt, organisé par l’asbl PsycArt qui améliore le quotidien de personnes handicapées mentales par le biais de l’art, présente une exposition de 200 œuvres d’artistes hennuyers. Autour d’elle, une multitude d’activités sont organisées sur le site du Château d’Havré : des visites animées, des ateliers artistiques, une exposition de cartes postales, une chasse au trésor, une œuvre collective d’artistes travaillant sous les yeux du public et de nombreux concerts.

Info : www.chambart.be

Province de Luxembourg

Découverte du site historique de Clairefontaine. Venez visiter le merveilleux site historique et archéologique de l’ancienne abbaye cistercienne de Clairefontaine. Après l’effort, le réconfort : votre balade sera suivie d’une dégustation de spécialités trappistes et d’abbaye.

Info : www.arlon-tourisme.be

La croissance française devrait grimper à 1,2 % cette année

Le Figaro » n’a pas pour habitude d’être tendre avec le gouvernement Hollande. Mais les chiffres de l’INSEE sont une chose à prendre en considération.

Lu sur le site du quotidien  » Le Figaro »

Mis à jour le 19/06/2015 à 10:41

  • Publié le 18/06/2015 à 22:00

Crédits photo : 60056624/gui yong nian – Fotolia

 Il s’agirait de la plus forte hausse depuis 2011. Le taux de chômage pourrait alors se stabiliser à 10,4 % à la mi-2015. Pour rappel, celui de la Wallonie dépasse les 16 % et nous sommes loin de nous en réjouir.

L’horizon semble un peu plus dégagé. Alors que le PIB français a progressé de 0,6 % au premier trimestre – en raison notamment du retour à la normale des dépenses de chauffage -, la croissance devrait s’élever à 0,3 % au deuxième et troisième trimestres, puis à 0,4 % en fin d’année, selon la note de conjoncture d’été de l’Insee, publiée ce jeudi. À l’arrivée, la croissance s’établirait en moyenne à 1,2 % sur 2015. Une «reprise», estime l’Insee, car cette hausse, six fois supérieure à celle de l’an dernier, serait la plus forte depuis 2011. Même si, comparée à cette époque, la croissance resterait «faible».

Ce rebond serait à nouveau porté par la consommation des ménages, qui gagneraient fortement en pouvoir d’achat (+1,9 %). Il serait en revanche freiné par la chute de l’investissement des ménages (- 4,7 %). Le redémarrage de l’investissement des entreprises, point faible français, demeurerait «modeste» (+1,0 %). Au vu de l’amélioration du climat des affaires au printemps, on constaterait toutefois une montée en puissance, avec une hausse plus nette au second semestre (0,6 %, puis 0,8 %). Au point que l’investissement des entreprises pourrait «prendre le relais de la consommation des ménages» en seconde partie d’année pour soutenir la croissance. Ce rebond traduirait la nette amélioration des taux de marge des entreprises, restaurés par le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), le pacte de responsabilité et la baisse du cours du pétrole.

Après une quasi-stabilisation au premier trimestre, l’emploi marchand augmenterait de 41 000 postes en 2015. L’emploi total progresserait de 114 000 postes, dont 24 000 contrats aidés. Le taux de chômage serait stabilisé à 10,4 % à la mi-2015. Il «pourrait même baisser si le découragement des chômeurs seniors perdure» et qu’ils renoncent à chercher un emploi, explique laconiquement l’Insee. Comme quoi, la baisse du chômage tient aussi à des facteurs inattendus…

Les chiffres fous de Waterloo

Lu sur le site du quotidien « Le Soir »

Rédaction en ligne
Mis en ligne mardi 16 juin 2015, 15h58

Pour créer l’événement, la participation d’au moins 300 chevaux et plus de cinq mille reconstituteurs a été nécessaire.

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Photo Belga<br />

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Afin de proposer trois jours de festivités sans accroc, l’ASBL Bataille de Waterloo 1815 a dû débourser des sommes mirobolantes et faire appel à des milliers d’intervenants. Agents de sécurité, gérants de parking, cavaliers, acteurs, ouvriers, matériel… Zoom sur les chiffres les plus fous de l’organisation de l’événement, sans lesquels aucune représentation n’aurait été possible.

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