Super Mamie de chez nous

Notre ami René Defossé nous fait parvenir l’article suivant qu’il a trouvé sur le site du quotidien « L’Avenir ».

super mamieAnne-Marie Perin a été couronnée Super Mamie de Wallonie dimanche en début de soirée au palais des Congrès de Liège. Elle représentera la Wallonie à l’élection de Super Mamie francophone le 29 juin prochain à l’Opéra de Nice.

Cinq autre candidates avaient pris part à la finale wallonne. Les six candidates étaient toutes âgées de 63 à 73 ans.

«Nous sommes ravis de cette première expérience et de la bonne ambiance entre les mamies. C’est un véritable succès», a indiqué Patricia Gérard du comité Super mamie.

Le concours de Super Mamie a été initiée en France où il en est à sa 18e édition. C’est la première fois qu’il se déroule en Wallonie. (Belga)

Voir aussi l’article de La Meuse, plus détaillé.

Inéluctable (me semble-t-il)

Il est belge et il a fait toute sa carrière de journaliste à Paris, où il vit depuis 50 ans. Voici ce qu’il nous écrit en ce mois d’avril 2014 :

« Il me semble que le rattachement de la Wallonie à la France est un événement inéluctable, et que la seule incertitude à ce sujet est de savoir quand il se produira. Le fait est que les fossés existant depuis toujours entre Flamands et Wallons se transforment en abîmes, tandis que les barrières entre Wallons et Français s’écroulent et disparaissent l’une après l’autre, à commencer kroll 2010par les domaines de la culture et de l’économie. Reste, comme ultime obstacle chez de nombreux Wallons me semble-t-il, un vague mais tenace sentiment de « nationalisme », de belgitude – mais qui n’est pas autre chose qu’un particularisme comme on en cultive presque partout en France, chez les Occitans, les Alsaciens, les Bretons, les Bourguignons, les Basques, les Auvergnats etc. Et qui est au cœur même de l’identité française.

Quand les Wallons auront tous compris cela, ils seront mûrs pour entrer en Hexagone. Où ils seront bien accueillis. (…) »

(Illustration : Kroll en 2010.)

Nos choix démocratiques

A la veille d’élections importantes, il n’est pas étonnant de lire et d’entendre bon nombre de réflexions sur l’état de la démocratie aujourd’hui.

Il est de plus en plus évident que la démocratie aujourd’hui ne se limite pas aux choix purement électoraux auquel les électeurs sont invités.

Loin de nous l’idée de décourager le vote, ou de prôner l’abstention, même quand les partis ne rencontrent pas nos propres choix institutionnels comme c’est le cas par rapport au choix de la France ignoré de la plupart des partis.

Certes, il faut voter, ne serait-ce que par respect pour les luttes démocratiques menées avant nous pour l’obtention du droit de vote.

Mais cela ne nous empêche pas d’inviter les citoyens à exprimer leurs convictions en dehors des aspects strictement électoraux.

La position de l’AWF au sujet des élections est claire : votons pour ceux ou celles qui auront exprimé des opinions proches des nôtres, ou qui auront au moins manifesté leur ouverture d’esprit en vue d’une réunion de la Région Wallonne à la République Française.

En même temps, l’Alliance Wallonie France lance un appel à tous les citoyens quels qu’ils soient, pour qu’ils manifestent leur opinion en faveur du réunionisme. Comment ?

En adhérant à l’AWF, ce qui serait pour nous la meilleure des idées…

Mais aussi, en manifestant leur soutien à nos projets en nous contactant

– soit par écrit ou par téléphone …

– soit par mail, ou par un courrier internet …

– soit en versant une modique somme symbolique ( 1€ suffit…!) sur le compte AWF … pour manifester leurs idées, fût-ce de manière anonyme !

Ce contact sera un geste vraiment démocratique : l’AWF compte sur vous.

Georges-Henry Simonis

Une patience ardente

Par Pierre HAZETTE, ancien ministre.

Pierre HazetteJ’emprunte l’oxymoron de ce titre à Arthur Rimbaud et je me  justifie.

Après plus de cinquante ans de militantisme politique, d’action parlementaire et d’exercice de responsabilités gouvernemen-tales, je me trouve dans l’impossibilité de répondre à la question toute simple : « Que se passera-t-il après le scrutin de mai en Belgique ? »

Le destin du pays est incertain. Si le nationalisme triomphe en Flandre, la déchirure s’aggravera sans doute mais le tempo, qui pourrait conduire à l’indépendance de la Flandre, est impossible à prévoir. Si les démocrates chrétiens et les libéraux peuvent maintenir les nationalistes dans l’opposition, ils proposeront un programme gouvernemental qui ne s’éloignera pas de la résolution votée en 1999 par le parlement flamand. La différence ne sera pas ce que les francophones pourraient espérer.

Le destin de la Wallonie est un peu plus prévisible : dès l’an prochain, les problèmes budgétaires vont prendre une acuité impressionnante. Résumons-les : plus de compétences à exercer et moins de moyens à leur consacrer. Quand on sait que les Wallons ont dû puiser dans leurs ressources, manifestement surestimées, pour que la Communauté des francophones, en 2014, puisse affronter ses obligations en matière d’enseignement, quand on voit s’accumuler les dossiers de constructions scolaires, d’équipement des écoles et de rémunération du corps enseignant, on est en droit de se demander si les citoyens de la Belgique francophone sauront de manière claire quel avenir le scrutin leur dessinera.

Je n’ai, donc, pour ma part, qu’une certitude : la Wallonie sortira plus pauvre de la réforme de l’État.

Et les Wallons seront déçus par un État qui, tout doucement ou brutalement, les exclura.

Je conclus dès lors que les accords de coopération signés en 1999 et en 2004 par nos entités francophones avec la France doivent nous permettre de chercher dans les économies d’échelle les moyens d’atténuer les  effets les plus pénibles de l’austérité (1).

Jusqu’à présent, rien n’est venu concrétiser ces accords bilatéraux.

Je préconise en conséquence que les partis francophones en compétition soient invités à livrer leurs propositions visant l’activation ce ces accords.

Ne nous leurrons pas : nul responsable politique d’un parti susceptible d’entrer dans une coalition gouvernementale n’ira au-delà de la réflexion que cette invitation suppose. N’allons donc pas nous exposer. Il ne faudrait pas que les partisans d’un adossement de la Wallonie à la France soient désavoués par un vote citoyen dont les contours ne seront pas précisés d’ici le 25 mai.

Patientons donc et contentons-nous de montrer la voie. Tout excès de passion se heurterait à la  dernière digue que la Belgique, telle que la rêvent la plupart des francophones, dresse devant un déferlement, venu du nord, dont l’ampleur pourrait étonner.

Portons le message de la raison au sein des formations politiques dont nous nous sentons proches ; allons- y et parlons. Parlons avec patience et que notre ardeur nous inspire des paroles fortes mais dépourvues d’agressivité.

(1) Précisons quels sont ces accords avec la France auxquels Pierre Hazette fait allusion et dont très peu de Wallons et de Bruxellois connaissent l’existence.

Le premier est un accord de coopération linguistique, culturelle et scientifique entre la Communauté française de Belgique et la République française. Il fut signé en 1999 par William Ancion, Ministre des relations internationales, et Charles Josselin, Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie.

Le second, signé en 2005 par Jean-Claude Van Cauwenberghe, Ministre-Président de la Région wallonne, et Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères de la République française, est un accord de coopération beaucoup plus vaste et ambitieux. Le champ d’application de cet accord bilatéral couvre, en effet, tous les champs de compétence de la Région wallonne, sans exception.

Cet accord bilatéral de coopération entre la République française et la Wallonie peut prendre les formes suivantes :

– échange permanent d’informations ;

– échange d’expériences et de personnes ;

– conclusions d’ententes sectorielles ;

– collaboration directe entre institutions diverses (chambres de commerce, universités, entreprises, associations, etc.) ;

–  élaboration et réalisation de projets conjoints ;

–  transfert réciproque de technologies et de savoir-faire ;

– organisation de rencontres professionnelles, séminaires, ateliers au bénéfice d’experts et de porteurs de projets ;

–  réalisation d’études et d’expertises ;

–  promotion réciproque de produits et de services ;

  promotion de partenariats inter-entreprises et création de sociétés mixtes. 

Les parties  veillent à établir toutes les synergies utiles, à utiliser toutes les possibilités offertes, notamment par l’Union européenne, pour participer ensemble à des programmes de développement ; elles se considèrent comme des partenaires privilégiés. Une Commission mixte permanente a été prévue, qui veille à la mise en œuvre de cette coopération.

Après le 1er tour des élections municipales françaises

municipales-2014Des réactions d’amis m’ont rendu perplexe. J’ai lu : « en France, ça sent la merde… », « pauvre France… », « mauvais temps pour les réunionistes …», « ce soir, je me sens un peu moins réunioniste… ». J’en passe et des meilleures…

Dois-je rappeler que le premier parti, en Belgique, est la N-VA, parti nationaliste proche du F.N. français même si ce dernier soutient le Vlaams Belang (10 % dans les intentions de vote en Flandre) pour les élections européennes.

Toute élection française ne peut bien sûr nous laisser indifférent. Il en va ainsi du 1er tour des élections municipales.

Il n’appartient pas à un mouvement comme le nôtre de prendre parti pour un courant politique, mais il nous appartient de rappeler l’article 1er de nos statuts : « L’A.W. F. rejette les idéologies anti-démocratiques, racistes et xénophobes ».

Plutôt que de réagir dans la précipitation, je me suis donné le temps de la réflexion et depuis lundi, j’ai parcouru les résultats des municipales grâce à l’excellente infographie du quotidien « Le Monde ».

Il s’agit tout d’abord de rappeler qu’il s’agit d’élections municipales où l’important est de choisir des maires qui vont bien gérer les 36 000 villes ou villages français. Ceci aura conduit le choix de pas mal de citoyens. Comme 1ère élection après les élections présidentielles, il est tout aussi évident que beaucoup auront choisi de marquer leur approbation ou le plus souvent leur désapprobation vis-à-vis du président de la République et de son gouvernement.

A ce niveau, il est clair que ce 1er tour a vu une sanction de Hollande tout comme la première élection qui avait suivi l’élection de Sarkozy avait vu une défaite de la droite.

Le Français déteste les inégalités et il me semble clair que l’élargissement du fossé qui sépare les couches les plus riches des couches moyennes ou pauvres de la société française a joué. Sarkozy avait échoué. Hollande ne fait pas mieux…

Le Français a exprimé sa colère vis-à-vis de la gouvernance du P.S. A qui celle-ci a-t-elle profité ?

Le premier parti de ce vote sanction est sans aucun doute l’abstention (38,5 % des électeurs inscrits).

Suit de très loin le F.N.* (4,5 % des suffrages exprimés) avec un maire élu au 1e tour dans une commune de 27 000 habitants. Nous n’en sommes pas à une vague « bleu marine » comme aiment à le souligner les médias .

Suit l’U.M.P., le Modem, l’U.D.I. et D.V.D. (divers droites) qui montent à 48 % en nombre de voix, puis E.E.L.V. (Europe écologie les verts) qui seuls ou unis avec le P.G.(Parti de gauche) ou d’autres font de bons résultats et le P.C. **(parti communiste) qui, allié au P.S., au P.G., au P.R.G. (parti radical de gauche), à D.V.G. (divers gauches) et parfois à E.E.L.V. réussit à faire élire dès le premier tour 37 maires dans des municipalités de plus de 5 000 habitants. Ce dernier point peut paraître paradoxal, sauf si l’on prend en compte que les maires communistes sont souvent de bons et intègres gestionnaires municipaux. L’ensemble de la gauche descend à 48 % en nombre de voix, soit exactement le même score que l’ensemble de la droite républicaine.

Les listes pour le 2ème tour viennent d’être déposées. Elles ne réservent que peu de surprises. Après l’expression de la colère, il appartient à chaque citoyen d’aller voter dimanche prochain pour choisir la ou le maire qui gérera au mieux sa municipalité. C’est ce que nous pouvons souhaiter de mieux pour notre République française.

Paul D.

* En 1995, le F.N. de Jean-Marie Le Pen avait conquis 3 mairies (Toulon, Marignanne et Orange) et Vitrolles en 1997. La gestion de ces mairies fut désastreuse (corruption, détournements de fonds, luttes intestines, condamnations devant la justice…). Depuis lors, Marine Le Pen s’est efforcée de donner au F.N. une image plus respectable, mais il restera aux quelques maires F.N. qui seront élus à démontrer que les pratiques du passé appartiennent bien au passé.

**Il est à noter que le Général de Gaulle avait associé les communistes au C.N.R. (Conseil national de la résistance créé à Alger en 1943), qui préfigurait le premier gouvernement français d’après guerre. Charles de Gaulle ne considérait pas les communistes comme des extrémistes. Aujourd’hui, il y a lieu de dissocier le P.C. et le P.G. de l’extrême gauche française qui est représentée par « Lutte ouvrière » et le « N.P.A. » (nouveau parti anticapitaliste). Ces deux dernières organisations n’ont pas vocation, selon leur propre aveu, à gouverner ou à gérer.

Accords bilatéraux Champagne-Ardenne Wallonie

Bonjour Monsieur,

Je travaille régulièrement avec Pôle Emploi Sedan et suite au dernier article, je voudrais mentionner la convention de partenariat entre la Région Champagne-Ardenne et la Région Wallonne qui prévoit des accords de réciprocité sur les thèmes suivants : Emploi, formation et Apprentissage.

champagne-ardenne wallonieCette convention a été signée le 30 avril 2013 (Jean-Paul Bachy pour la Région Champagne-Ardenne et Rudy Demotte pour la Région Wallonne) et les acteurs de terrain dont je fais partie (chef de projet transfrontalier au Forem Arlon) attendent maintenant du concret de la part des responsables politiques.

Je vous envoie une copie de la convention ( ICI ).

Bien à vous !

Francis Thiry

Encore une locomotive pour la N-VA

DesheemaeckerL’ancien patron de la SNCB-NMBS rejoint la N-VA. On ne va pas le soupçonner d’avoir privilégié les intérêts de la Flandre à la tête du chemin de fer belge. Après tout, il n’est pas rare que le ministre fédéral des entreprises publiques soit francophone. Mais quand même, on sait que la Wallonie ne pèse pas lourd à la SNCB-NMBS.

C’est l’occasion, pour nous, de ressortir un communiqué de presse envoyé par le député wallon Bernard Wesphael, dont la vie a basculé comme on sait. Nous avons apprécié ce texte, intitulé La déglingue du rail wallon.

En marge des commémorations de la guerre 14 – 18

sophia-lorraineM. Jacques Rihoux coordonne des projets transfrontaliers entre la Wallonie, la Lorraine et le Grand-Duché du Luxembourg. Il participe au site www.sophia-lorraine.eu que je vous invite à découvrir.

Avec son autorisation, je reproduis textuellement le message qu’il m’a envoyé et le document historique qui l’accompagne.

Bonjour M. DURIEUX,

Je pense avoir compris à la lecture de votre site que l’AWF tentait de dissiper l’enfumage belgicain des esprits par la grande majorité des media traditionnels. Comme vous le savez, l’apprentissage de l’histoire dans nos écoles comme son évocation par les mêmes média déjà évoqués, évitent soigneusement toute information susceptible de réveiller la conscience wallonne. A ce sujet je viens de tomber sur le texte ci-joint qui ressemble furieusement au programme actuel de la NVA… Il s’agit d’un courrier du général von Bissing, gouverneur allemand de la Belgique durant la guerre 14/18 à l’empereur Guillaume II. Alors tant qu’à commémorer « la grande guerre », ne laissons pas l’initiative au gouvernement flamand de nationaliser l’histoire à son profit  ! Ne serait-il pas salutaire de rappeler qu’à l’époque, le gouverneur von Bissing, précurseur du confédéralisme à la De Wever, n’a pas trouvé de « Quisling » wallon pour siéger à Namur, aujourd’hui les partis traditionnels se pressent au portillon… autre temps, autres moeurs ! Une seule donnée reste constante : la défiance vis-à-vis de la République voisine.
Cordialement,

Jacques RIHOUX

Une lettre envoyée par le gouverneur général Von Bissing donne un aperçu de la vision allemande de la Flamenpolitik, telle qu’elle se formule en 1917 :

« Conformément aux indications de Votre Majesté, j’applique toute mon énergie à développer le plus rapidement possible la politique flamande [Flamenpolitik] ordonnée par Votre Majesté. Après m’être entendu sur les mesures à prendre, le 17 du mois passé, avec le représentant du chancelier, le secrétaire d’état à l’Intérieur, j’ai institué une commission qui doit préparer la division de l’ancien royaume de Belgique en partie flamande et partie wallonne. Comme premier pas, j’ai, d’après l’avis de cette commission, divisé, par ordonnance du 21 écoulé, le territoire du gouvernement général en deux régions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont bornés par les frontières des provinces et il n’y a que le Brabant qui sera divisé en deux.À mesure que l’avancement des travaux le permettra, les ministères wallons seront transférés à Namur, tandis que les [ministères] flamands resteront à Bruxelles. Suivant nos prévisions, on commencera par le déplacement du ministère wallon de l’Industrie et du Travail à Namur. Dès maintenant, on prend des mesures pour trouver des locaux à Namur. La séparation des ministères sera suivie d’autres mesures de séparation. Il convient de signaler particulièrement l’organisation judiciaire.Aux mesures de séparation des autorités belges se joindra la nomination de deux chefs d’administration allemands, pour la Flandre et la Wallonie, et cette désignation va même se faire dès maintenant. Les espérances fondées sur la création d’une Flandre délivrée de l’influence des Wallons seront, espérons-le, réalisées et serviront alors certainement les intérêts allemands.Je me permets cependant d’ajouter qu’il ne serait pas bon d’abandonner à son sort la Flandre délivrée de la domination de la Wallonie, ou encore de la considérer comme un objet de marchandage dans les pourparlers de paix qui sont imminents. Si l’Empire allemand n’y prend garde, le sort de la Wallonie sera celui d’un ennemi de l’Allemagne, entièrement francisé. Une Wallonie rendue à l’influence française deviendrait automatiquement un instrument de domination anglaise et servirait de prétexte aux visées anglaises sur les côtes de la Flandre.L’extension de la puissance allemande et de l’influence allemande en Wallonie ne me paraissent pas moins importante qu’en Flandre. Économiquement, la Wallonie vaut même plus pour l’Allemagne que la Flandre, à cause de son industrie, en particulier à cause de ses charbonnages que j’ai maintenus en pleine activité. Assurément, la valeur économique des Flandres grandira considérablement lorsque les trésors en charbon de la Campine seront exploités. Il faut montrer, en outre, qu’il y a entre Flamands et Wallons beaucoup de relations économiques qui doivent continuer après la séparation, si l’on ne veut pas que tous deux, ou au moins l’un des deux, ne subissent des dommages. La population wallonne est plus facile à manier et à diriger que la flamande. Les Flamands sont naturellement plus lourds et plus enclins à la résistance. Les Wallons sont plus légers et, s’ils gagnent beaucoup, s’ils ont quelques avantages sociaux, s’ils peuvent jouir de la vie, ils sont faciles à gouverner. En conséquence, je considère comme un devoir envers Votre Majesté et envers la patrie de faire remarquer qu’il faut avoir soin de conserver une Wallonie bien organisée à côté d’une Flandre bien organisée. »

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde