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Charleroi: deux cents marcheurs en centre-ville

Marie Adam Publié le dimanche 07 juin 2015 à 19h22 – Mis à jour le lundi 08 juin 2015 à 10h55 sur le site de « La Libre ».

Hainaut

On a l’habitude de voir déambuler des marcheurs aux quatre coins de l’Entre-Sambre-et-Meuse à cette époque de l’année. Par contre, on s’attend moins à les retrouver dans les rues de Charleroi. Samedi, près de deux cents d’entre eux ont pourtant défilé dans le centre-ville, accompagnés des tambours et des fifres.

Ils portaient des costumes du premier et du second Empire. Les groupes étaient issus de Monceau-sur-Sambre, Jumet, Gosselies, Charleroi, Marcinelle ou encore Gilly Sart-Culpart. Le cortège a démarré de l’esplanade de la gare de Charleroi-Sud sur le coup de 14h et a rejoint la ville haute en passant par les Quais de Brabant, la rue de l’Ecluse, le parc Reine Astrid et la place Charles II.

Des salves à gogo

Vers 16h, les compagnies ont offert un bataillon carré et des tirs de salves sur la place du Manège. Cette marche avait pour but de commémorer le passage à Charleroi de l’empereur Napoléon, deux cents ans plus tôt, alors qu’il était en chemin vers Waterloo.

L’échevine en charge de l’animation et des fêtes Julie Patte (PS) voulait, par la même occasion, valoriser le folklore régional. « Des marches se déroulent un peu partout et certaines sont très bien implantées dans les quartiers. Je pense bien sûr à Jumet et sa Madeleine mais aussi à Gilly. Le but de cette manifestation est de faire rayonner les autres marches plus petites, de leur donner de la visibilité. »…

Sur les traces de la Wallonie française

Nous tenons à revenir sur un livre que les événements de ce mois de janvier 2015 ne nous ont pas permis de présenter comme il mérite de l’être.

Sur les traces de la Wallonie françaiseTout Wallon devrait avoir à cœur d’enrichir sa bibliothèque de ce merveilleux ouvrage édité par l’Institut du Patrimoine Wallon sous la direction de son Administrateur Général M. Freddy Joris qui en est l’éditeur responsable. Si nous avons un livre et un seul à vous recommander en ce début d’année 2015, c’est bien à  » Sur les traces de la Wallonie française » que nous penserons. A lire pour votre propre plaisir ou à offrir en cadeau, cet ouvrage merveilleux ne pourra que vous surprendre et vous enchanter.

Tant la conception graphique que les cartes des anciens « pays » de Wallonie, de l’organisation du Nord de la France en départements et de la Wallonie française ainsi que les nombreuses photos sont remarquables.

Le texte écrit sous la responsabilité de Frédéric Marchesani, licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, a fait appel à la collaboration de nombreux historienne et historiens, archiviste, conservateur de musée, expert du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne, ainsi qu’à l’équipe bien rôdée  de l’Institut du Patrimoine Wallon et à celles des Amis de Ligny et de l’ ASBL « Le Marronnier ».

L’ouvrage se décompose en neuf chapitres qui vous feront parcourir la Wallonie d’est en ouest et du sud au nord.

Je soulignerai des extraits d’une préface signée par M. Freddy Joris et une introduction qui se termine comme suit :

« … Il ne nous a malheureusement pas été possible de nous rendre sur la totalité des lieux évoqués. De ce fait, nous ne pouvons avoir la certitude que certains éléments patrimoniaux soient bien parvenus jusqu’à nous. Malgré nos recherches sur le terrain et la littérature scientifique, nous n’avons pas toujours été en mesure de retrouver certains éléments du petit patrimoine. Ne voulant pas faire l’économie de ces informations, nous avons décidé de les illustrer en nous basant essentiellement sur des clichés anciens issus de la photothèque de l’Institut royal du Patrimoine artistique. Toutes les illustrations en couleur sont par contre des photos actuelles.

« Si l’objectif était de partir sur les traces de la « Wallonie française », il reste évident que ce volume n’a pas la prétention d’être exhaustif. Nous espérons néanmoins que les lecteurs prendront plaisir à découvrir ou redécouvrir, par l’intermédiaire de ce patrimoine spécifique, l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815 et les témoignages que cette époque a laissés en Wallonie. »

Préface

(extraits)

Dix-huit juin 1815. Quand Napoléon subit sa dernière défaite lors de la bataille de Waterloo, il y a déjà plus d’un an que les territoires de la Wallonie actuelle ne sont plus français : dans la foulée de la bataille de Leipzig qui a forcé la Grande Armée à refluer vers la France, Prussiens et Russes sont entrés à Liège dès janvier 1814, l’Empereur a abdiqué en avril, les départements qui formeront plus tard la Belgique se trouvent sous administration militaire prussienne et dès juin 1814, leur rattachement à la Hollande est prévu dans un accord secret que le Congrès de Vienne confirmera en 1815.

Ainsi prit fin, en 1814, une période de vingt années – ce n’est pas rien…- pendant lesquelles les territoires wallons firent partie intégrante de la France, à partir de la victoire des armées françaises contre les Autrichiens en juin 1794 à Fleurus, puis du vote de la convention, le 1er octobre 1795, de la réunion des territoires conquis à la France. Pour une partie de la future Wallonie, cette annexion répondait aux vœux émis en ce sens par les assemblées révolutionnaires du Franchimont d’abord (Verviers) dès décembre 1792, et de Liège ensuite en janvier 1793, vœux qui avaient abouti en mai suivant à une première décision de la Convention visant le rattachement du Pays de Liège à la République. (…)

1794 – 1814. Ces vingt années d’histoire commune avec la France ont profondément marqué, sur le territoire de la future Wallonie, aussi bien la population que les institutions ou l’économie. Loin d’être une simple parenthèse entre deux mondes (les principautés aristocratiques ou ecclésiastiques d’Ancien Régime, et le Royaume des Pays-Bas annonciateur de la future Belgique puis du Benelux), la période française fut une époque riche en ruptures et mutations majeures, heureuses ou non, là n’est pas la question, dans une quantité de domaines et elle a laissé bien d’autres traces physiques sur notre territoire que la butte dite de Waterloo commémorant un épisode survenu, lui, plusieurs mois après la fin de notre appartenance provisoire à la France. (…)

J’invite le lecteur à se plonger dans les traces physiques de cette « Wallonie française » dont certains furent longtemps nostalgiques, et avec laquelle d’autres, héritiers de François Perin comme du Congrès wallon de 1945, renoueraient volontiers aujourd’hui.

Freddy Joris,

Administrateur général de l’ institut du Patrimoine wallon

Edition : Institut du Patrimoine wallon, 79, Rue du Lombard B-5000 Namur

Vous pourrez vous procurer ce merveilleux ouvrage

  • dans les librairies
  • par mail : publication@idpw.be Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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  • par téléphone : +32 (0)81 230 703 ou +32 (0)81 654 154
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Boutique de l’IPW à Namur :
Résidence du Grand Cortil
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Tél.: +32 (0)81 230 703 ou +32 (0) 81 654 154
Fax : +32 (0)81 231 890
Ouverture : Du lundi au vendredi de 9h à 12h ou sur rendez-vous

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Archéoforum de Liège
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Tél.: +32 (0)4 250 93 70
Ouverture :
En période scolaire : du mardi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h
Durant les congés scolaires : du mardi au samedi de 10h à 17h

Toute commande sera confirmée par une facture et les ouvrages envoyés par voie postale dès réception du paiement, frais de port compris, calculés selon les tarifs suivants :

Poids Prix
Belgique
De 0 à 100 g 1.54 €
De 100 g à 350 g 2,31 €
De 350 g à 1 kg 3,85 €
De 1 à 2 kg 6,50 €
De 2 à 10 kg 8,80 €
De 10 à 30 kg 14,90 €
Europe : France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas
De 0 à 100 g 3,51 €
De 100 g à 350 g 7,02 €
De 350 g à 1 kg 11,70 €
De 1 à 10 kg 16,40 €
De 10 à 30 kg 39,69 €

 

Sur les traces de la Wallonie française

L’IPW (institut du patrimoine wallon) édite un bien beau livre dont nous ne pouvons que vous conseiller la lecture.

Fiche technique :

Fiche technique :

Titre : Sur les traces de la Wallonie française

Auteur : Frédéric Marchesani

Lieu et date d’édition : Namur, 2014

Collection : Sur les traces, 4

Format : 23,6 x 30,8 cm

Relié sous couverture cartonnée – quadrichromie

Pages : 240 pages

Clichés : environ 300 illustrations

ISBN : 978-2-87522-151-3

Dépôt légal : D/2014/10.015/32

Prix : 35 €
***

1789. Plusieurs foyers de révolutions éclatent en Wallonie dont les plus célèbres sont la révolution liégeoise et la révolution brabançonne. En 1792 et 1794, les armées républicaines pénètrent à deux reprises sur le sol wallon et entament l’occupation de nos territoires. Les Français préparent l’annexion, officiellement entérinée par la Convention le 1er octobre 1795. Ce rattachement marque irrémédiablement la fin de l’Ancien Régime dans nos contrées après plusieurs années de troubles révolutionnaires et de campagnes militaires. Suivent près de vingt années de régime français, caractérisées par une série de bouleversements qui changent radicalement la face de l’histoire et laissent des traces encore perceptibles aujourd’hui. Si cette période a été étudiée sous de nombreux aspects, les traces matérielles qui en subsistent n’avaient jamais fait l’objet d’un recensement systématique sur l’ensemble du territoire de la Wallonie actuelle, si ce n’est pour la campagne de 1815. Le bicentenaire de la bataille de Waterloo était l’occasion de rappeler les faits liés à la chute de Napoléon mais surtout les vingt années qui l’ont précédée. Grâce à de nombreuses notices richement illustrées et à deux cartes inédites de la Wallonie sous le régime français, le lecteur partira sur les traces de cette époque qui sont parvenues jusqu’à nous. Cet ouvrage permettra au lecteur de découvrir ou redécouvrir par l’intermédiaire de ces éléments patrimoniaux l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815, autant de témoignages, quelquefois bien discrets, que nous ont laissés la République, le Consulat et l’Empire.

Table des matières :

  • Préface
  • Remerciements
  • Introduction
  • Un nouveau découpage administratif de laWallonie
    • Un état de la Wallonie vers 1789

Carte des anciens pays de Wallonie

  • Les bouleversements de la période française
  • La carte de la Wallonie sous le régime français

L’organisation du Nord de la France en départements

Carte de la Wallonie française

  • Jemappes etFleurus : les deux occupations françaises
    • À l’ombre de la Révolution française
    • La bataille de Jemappes et l’entrée de Dumouriez en Wallonie
    • Quelques traces liées à la première occupation française de la Wallonie
    • La bataille de Fleurus et le retour en force des Français
    • La seconde occupation et la mise en place d’un régime nouveau
    • Les traces de la campagne destructrice des armées françaises en Wallonie
  • Les institutions françaises enWallonie
    • Préfectures et sous-préfectures
    • Institutions judiciaires
    • Les écoles centrales
    • Institutions diverses
  • Quelques monuments wallons construits pendant la période française
  • Les prémices de la Révolution industrielle, héritage de la France
  • Monuments et sites divers liés à la période française
    • Bornes, frontières et bâtiments de l’octroi
    • Monuments liés à des personnages historiques de la période française
    • Monuments anciens dont la vocation a évolué sous le régime français
    • Napoléon en Wallonie
    • La France et l’Église de la Révolution à l’Empire
    • Souvenirs et réminiscences de la période française en Wallonie
  • Le patrimoine funéraire
  • Le patrimoine naturel
    • Les arbres de la liberté
    • Les arbres « napoléoniens »
  • La campagne de 1815 et son riche patrimoine commémoratif
    • Quelques traces liées à la Restauration
    • La bataille de Ligny
    • La bataille des Quatre-Bras
    • La bataille de Waterloo
    • Les combats de Wavre et de Namur et la retraite de l’empereur
  • Index
    • Index des personnes
    • Index des lieux
  • Bibliographie
  • Table des matières
Contact :Institut du Patrimoine wallon. Service Publications. Rue du Lombard, 79 – B-5000 Namur.

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s.langohr@idpw.be Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (04/250 93 76)

Vente :

  • dans les librairies
  • par la boutique en ligne
  • par téléphone : +32 (0)81 230 703 ou +32 (0)81 654 154

 

 

Frédéric Marchesani. Licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, Frédéric Marchesani poursuit depuis 2007 ses activités d’historien au sein de la cellule Publications de l’Institut du Patrimoine wallon (IPW), tout en étant collaborateur scientifique au Trésor de la cathédrale de Liège. Il est déjà l’auteur de divers ouvrages, dont trois édités par l’IPW : Sur les traces du Mouvement wallon (avec Freddy Joris, 2009), Le Théâtre de Liège. Du Théâtre royal à l’Opéra royal de Wallonie (2012) et Sur les traces des anciens « pays » de Wallonie (2013).

Donner le nom d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt à la nouvelle passerelle des Guillemins ?

C’est avec grand plaisir que nous relayons la proposition du conseiller communal liégeois François Schreuer. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la teneur de la réponse du bourgmestre de Liège.

passerelle ThéroigneQuestion écrite du 29 décembre 2014.

Monsieur le bourgmestre,

Nous aurons l’occasion, dans moins d’un an, d’inaugurer la nouvelle passerelle qui reliera bientôt le quartier des Guillemins à la Boverie. Même si certaines propositions ont été émises, cette passerelle n’a pas encore de nom.

J’aimerais dès lors vous soumettre une proposition et connaître l’avis du Collège à son propos.

J’aimerais vous proposer que nous donnions à la nouvelle passerelle le nom prestigieux d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (à moins qu’il ne faille écrire Terwagne).

Les arguments en faveur de ce choix ne manquent pas.

Théroigne — née dans le village de Marcourt, près de Hotton — est fille de notre région, devenue une figure politique marquante de la Révolution française. Elle a participé à la prise de la Bastille, elle était en tête du cortège qui vint assiéger Versailles pour réclamer le retour du roi à Paris. Pendant la Révolution, on la surnommait « la Belle Liégeoise ».

Son rôle dans la chute de l’absolutisme de droit divin et dans le succès des idées de liberté, d’égalité et de fraternité — auxquelles les Liégeois ont adhéré quelques années après les Français — a été important. Elle a défendu une position républicaine, contre les royalistes mais également contre la plus grande partie de la bourgeoisie, à qui elle s’est notamment opposée parce que cette dernière souhaitait que les femmes restent au foyer.

Sa vie a inspiré de nombreuses œuvres artistiques : Charles Beaudelaire dans les Fleurs du mal, Sarah Bernhardt ; un opéra d’August De Boeck lui est consacré.

Son parcours politique fait sans doute d’elle l’une des premières féministes de l’histoire. Et elle est liégeoise !

Ses voyages à travers l’Europe ont fait d’elle une ambassadrice de notre région. On trouve aujourd’hui des rues et avenues qui portent son nom dans diverses villes de France, notamment Montpellier. Mais Liège, capitale de sa terre natale, n’a pas jugé bon jusqu’à présent de lui rendre l’hommage dont je pense qu’il lui est dû.

Nous commérerons dans deux ans le bicentenaire de sa disparition. Le moment n’est-il pas bien choisi pour que la Ville de Liège se souvienne d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt ?

Si vous me le permettez, j’ajouterai encore un argument. Tout un champ de recherche s’est développé ces dernières années concernant les rapports entre la question du genre et les enjeux d’espace, de territoire, d’espace public. Ces recherches renouvellent à certains égards la lecture que l’on peut faire de ces questions. Parmi les nombreuses réflexions qui sont issues de ce champ, je pointe notamment le constat, singulièrement flagrant, d’un déséquilibre massif entre hommes et femmes dans la toponymie. Ce déséquilibre doit être progressivement corrigé. C’est un élément de plus, à mon estime, en faveur de la proposition que je vous soumets aujourd’hui.

En l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le bourgmestre, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

François Schreuer
Conseiller communal

La Belgique au Congo en 14 – 18

Très bonne exposition sur le Congo : la Belgique a forcé 290 000 Congolais à participer à l’Est du Congo à la guerre qu’elle menait contre l’Allemagne en 1914-1918

En Belgique, à Oostende aux Galeries Vénitiennes du 04.07.2014 au 14.09.2014, coin Promenade du Roi Baudouin / Rue de Paris, 8400 Oostende

Exposition: LES TRANCHÉES EN AFRIQUE 1914-1918

L’historien spécialisé dans les évènements oubliés Lucas Catherine s’est plongé dans les archives photographiques de la première guerre mondiale et a narré une histoire qui n’avait jamais été publiée dans les livres d’histoire belge.

L’exposition photographique, Les Tranchées en Afrique (1914-1918) rassemble le matériel des archives et raconte des évènements qui ont déterminé le cours de l’histoire européenne, sans jamais avoir été reconnus.

Source: https://www.facebook.com/forcepubliquecongo?hc_location=timeline

Vraiment il ne faut pas manquer cette exposition de photos qui montre que la Belgique a forcé 290 000 Congolais (hommes, femmes et enfants) a participé à la guerre qui l’opposait à l’Allemagne du Kaizer. Le théâtre de la guerre: le Rwanda, le Burundi et une partie de la Tanzanie qui étaient des colonies allemandes. Rappelons qu’à Berlin en 1885, Léopold 2, roi des Belges, a obtenu des grandes puissances européennes un territoire qu’il a appelé Etat Indépendant du Congo. Il a soumis les peuples qui y vivaient à une exploitation féroce semant la mort afin d’extraire les ressources naturelles du pays. L' »Allemagne » devenue une puissance coloniale à la fin du 19 e s. avait accaparé les territoires, les peuples qui y vivaient et leurs richesses dans ce qui allait devenir par la suite le Rwanda, le Burundi et une partie de la Tanzanie. Avec le Traité de Versailles, la Belgique allait obtenir le contrôle du Rwanda et du Burundi. Lucas Catherine, auteur de plusieurs livres, dont Promenade au Congo (avec des introductions d’Eric Toussaint et de Pauline Imbach), voir http://cadtm.org/Promenade-au-Congo-petit-guide

Lecture recommandée.

Merci, M. Robin Williams

Comédien génial, Robin William a beaucoup donné. Son talent, tellement humain, dépassait les frontières. Ce n’est pas seulement l’ Amérique qui pleure un comédien qui good-morning-vietnam-movieavait si bien su s’illustrer dans les comédies et les tragédies, c’est aussi la France et la Wallonie, et plus largement le monde de langue  française qui avaient accueilli ses prestations d’acteur avec ferveur.

Il a décidé de nous quitter, mais il ne meurt pas car il restera  dans nos cœurs au travers de films tels que « le Cercle des poètes disparus », « Good morning, Vietman », « Fisher king », « Hook », « Mme Doubtfire », …

Paul D.

Quand les Américains voulaient gouverner la France

Il n’est pas question pour nous de remettre en cause le sacrifice des milliers de jeunes soldats venus mourir en France pour vaincre le nazisme. Après les Hollande-Obamabelles commémorations que nous venons de vivre en Normandie, nous pensons pourtant que plusieurs éléments méritent d’être mis en lumière :

1. Sans la victoire des Soviétiques sur le front de l’est (la boucherie de la bataille de Stalingrad a fait plus de victimes que le débarquement de Normandie), qu’en serait-il advenu si les Allemands avaient pu quitter le front de l’Est pour venir renforcer le front de l’Ouest ?

2. Le débarquement de Normandie a fait plus de victimes parmi la population française que parmi les militaires.

3. Selon plusieurs historiens américains et l’historienne Annie Lacroix-Riz, l’intention de Roosevelt était de faire de la France, mais aussi de l’Italie, de l’Allemagne et du Japon, des protectorats américains. Il fallut toute la force de caractère, la stratégie et l’ingéniosité du Général de Gaulle pour que la France puisse retrouver pleinement la liberté.

Nous pensons que toutes les vérités historiques ont leur droit.

Paul D.

Cet article du Monde diplomatique est daté du mois de mai 2003 mais il contribue à mettre l’actualité en perspective :

C’est une page peu connue de l’histoire de la seconde guerre mondiale : dès 1941-1942, Washington avait prévu d’imposer à la France – comme aux futurs vaincus, Italie, Allemagne et Japon – un statut de protectorat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942.

A en croire certains historiens américains, ce projet tenait à la haine qu’éprouvait Franklin D. Roosevelt pour Charles de Gaulle, « apprenti dictateur » qu’il eût voulu épargner à la France de l’après-Pétain. Cette thèse d’un président américain soucieux d’établir la démocratie universelle est séduisante, mais erronée.

Un « Vichy sans Vichy »

A l’époque, les Etats-Unis redoutaient surtout que la France, bien qu’affaiblie par la défaite de juin 1940, s’oppose à leurs vues sur deux points, du moins si de Gaulle, qui prétendait lui rendre sa souveraineté, la dirigeait. D’une part, ayant lutté après 1918-1919 contre la politique allemande de Washington, Paris userait de son éventuel pouvoir de nuisance pour l’entraver à nouveau. D’autre part, la France répugnerait à lâcher son empire, riche en matières premières et en bases stratégiques, alors que les Américains avaient dès 1899 exigé – pour leurs marchandises et leurs capitaux – le bénéfice de la « porte ouverte » dans tous les empires coloniaux.

C’est pourquoi les Etats-Unis pratiquèrent à la fois le veto contre de Gaulle, surtout lorsque son nom contribua à unifier la Résistance, et une certaine complaisance mêlée de rigueur envers Vichy. A l’instar des régimes latino-américains chers à Washington, ce régime honni aurait, à ses yeux, l’échine plus souple qu’un gouvernement à forte assise populaire.

Ainsi chemina un « Vichy sans Vichy » américain, qu’appuyèrent, dans ses formes successives, les élites françaises, accrochées à l’Etat qui leur avait rendu les privilèges entamés par l’ »ancien régime » républicain et soucieuses de négocier sans dommage le passage de l’ère allemande à la pax americana.

Pour lire la suite de l’article du Monde diplomatique : cliquer ici.

 » Désalbertisons  » la mémoire wallonne !

Par Jacques Rogissart

roi chevalierPendant un demi-siècle après la première guerre mondiale, le Système belge porta Albert Ier sur ses autels, avec un succès certain dans le décervelage des Wallons. Lorsque j’essayai de faire droit à la vérité dans le journal de « Wallonie libre » des années 1980, je dus essuyer des protestations dans les rangs mêmes du Mouvement wallon et des marques d’étonnement venues de France. Les pièces du dossier n’étaient pourtant pas secrètes et, comme l’aurait dit Napoléon, les faits brillent comme le soleil.

Je ne jurerais pas que l’hallucination soit entièrement dissipée ( cf les films-documentaires diffusés tout récemment par la RTBF sur la grande guerre), mais elle n’est plus un phénomène de masse. Le « Vif-l’Express » des 14-20 février remet en lumière les beaux travaux de Marie-Rose Thielemans. Ce professeur d’histoire contemporaine à l’ULB a établi, dès 1991, en analysant la correspondance du roi de 1914 à 1918, qu’il détestait la France, patrie de la Révolution, qu’il imputait à l’Angleterre la responsabilité du conflit et qu’il crut presque jusqu’au bout du conflit à la victoire de l’Allemagne. De là, une diplomatie secrète et tortueuse qu’il monta avec quelques complices (dont le socialiste flamand Camille Huysmans) pour s’entendre avec cette dernière. De là aussi, comme le confirme l’historien liégeois Francis Balace, le maintien par lui de l’armée belge sur la défensive jusqu’en cette année 1918, lorsque la fortune des armes se fut clairement prononcée. Jamais, pendant les années de feu, il ne condamna les atrocités allemandes dans les pays envahis. Plus tard, il inculqua sa vision géopolitique, toujours germanophile, au futur Léopold III, avec les conséquences que l’on sait en 1940.

D’où ce mot de Hitler à son visiteur de Berchtengaden : « J’ai du respect pour vous et votre dynastie parce que votre père a été juste envers l’ Allemagne ». On savait mieux que chez nous, Outre-Rhin, ce qui avait inspiré le « roi-soldat » pendant la grande mêlée.

Dans un autre registre, mentionnons la réédition, cette année, du livre de Jacques Noterman, « Le roi tué » (publié initialement en 2004) par les éditions de Clerq. C’est la démonstration technique et serrée d’un fait que nie encore l’historiographie (ou l’hagiographie !) officielle : Albert Ier n’est pas mort accidentellement à Marche-les-Dames en 1934, il a été assassiné. La recherche, forcément conjecturale, des responsables et exécutants du crime mène l’auteur à remuer des secrets pas très suaves de la famille royale, dont la nymphomanie de la reine Elisabeth, pudiquement tue par des générations d’adorateurs. Feu Noterman était pourtant belgicain et monarchiste, plein de mépris pour « ces républicains fumeux, à défaut d’être fameux ». Qu’il n’en repose pas moins en paix ! A son insu, mais avec toute sa sagacité, il a bien mérité de la cause républicaine.

En marge des commémorations de la guerre 14 – 18

sophia-lorraineM. Jacques Rihoux coordonne des projets transfrontaliers entre la Wallonie, la Lorraine et le Grand-Duché du Luxembourg. Il participe au site www.sophia-lorraine.eu que je vous invite à découvrir.

Avec son autorisation, je reproduis textuellement le message qu’il m’a envoyé et le document historique qui l’accompagne.

Bonjour M. DURIEUX,

Je pense avoir compris à la lecture de votre site que l’AWF tentait de dissiper l’enfumage belgicain des esprits par la grande majorité des media traditionnels. Comme vous le savez, l’apprentissage de l’histoire dans nos écoles comme son évocation par les mêmes média déjà évoqués, évitent soigneusement toute information susceptible de réveiller la conscience wallonne. A ce sujet je viens de tomber sur le texte ci-joint qui ressemble furieusement au programme actuel de la NVA… Il s’agit d’un courrier du général von Bissing, gouverneur allemand de la Belgique durant la guerre 14/18 à l’empereur Guillaume II. Alors tant qu’à commémorer « la grande guerre », ne laissons pas l’initiative au gouvernement flamand de nationaliser l’histoire à son profit  ! Ne serait-il pas salutaire de rappeler qu’à l’époque, le gouverneur von Bissing, précurseur du confédéralisme à la De Wever, n’a pas trouvé de « Quisling » wallon pour siéger à Namur, aujourd’hui les partis traditionnels se pressent au portillon… autre temps, autres moeurs ! Une seule donnée reste constante : la défiance vis-à-vis de la République voisine.
Cordialement,

Jacques RIHOUX

Une lettre envoyée par le gouverneur général Von Bissing donne un aperçu de la vision allemande de la Flamenpolitik, telle qu’elle se formule en 1917 :

« Conformément aux indications de Votre Majesté, j’applique toute mon énergie à développer le plus rapidement possible la politique flamande [Flamenpolitik] ordonnée par Votre Majesté. Après m’être entendu sur les mesures à prendre, le 17 du mois passé, avec le représentant du chancelier, le secrétaire d’état à l’Intérieur, j’ai institué une commission qui doit préparer la division de l’ancien royaume de Belgique en partie flamande et partie wallonne. Comme premier pas, j’ai, d’après l’avis de cette commission, divisé, par ordonnance du 21 écoulé, le territoire du gouvernement général en deux régions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont bornés par les frontières des provinces et il n’y a que le Brabant qui sera divisé en deux.À mesure que l’avancement des travaux le permettra, les ministères wallons seront transférés à Namur, tandis que les [ministères] flamands resteront à Bruxelles. Suivant nos prévisions, on commencera par le déplacement du ministère wallon de l’Industrie et du Travail à Namur. Dès maintenant, on prend des mesures pour trouver des locaux à Namur. La séparation des ministères sera suivie d’autres mesures de séparation. Il convient de signaler particulièrement l’organisation judiciaire.Aux mesures de séparation des autorités belges se joindra la nomination de deux chefs d’administration allemands, pour la Flandre et la Wallonie, et cette désignation va même se faire dès maintenant. Les espérances fondées sur la création d’une Flandre délivrée de l’influence des Wallons seront, espérons-le, réalisées et serviront alors certainement les intérêts allemands.Je me permets cependant d’ajouter qu’il ne serait pas bon d’abandonner à son sort la Flandre délivrée de la domination de la Wallonie, ou encore de la considérer comme un objet de marchandage dans les pourparlers de paix qui sont imminents. Si l’Empire allemand n’y prend garde, le sort de la Wallonie sera celui d’un ennemi de l’Allemagne, entièrement francisé. Une Wallonie rendue à l’influence française deviendrait automatiquement un instrument de domination anglaise et servirait de prétexte aux visées anglaises sur les côtes de la Flandre.L’extension de la puissance allemande et de l’influence allemande en Wallonie ne me paraissent pas moins importante qu’en Flandre. Économiquement, la Wallonie vaut même plus pour l’Allemagne que la Flandre, à cause de son industrie, en particulier à cause de ses charbonnages que j’ai maintenus en pleine activité. Assurément, la valeur économique des Flandres grandira considérablement lorsque les trésors en charbon de la Campine seront exploités. Il faut montrer, en outre, qu’il y a entre Flamands et Wallons beaucoup de relations économiques qui doivent continuer après la séparation, si l’on ne veut pas que tous deux, ou au moins l’un des deux, ne subissent des dommages. La population wallonne est plus facile à manier et à diriger que la flamande. Les Flamands sont naturellement plus lourds et plus enclins à la résistance. Les Wallons sont plus légers et, s’ils gagnent beaucoup, s’ils ont quelques avantages sociaux, s’ils peuvent jouir de la vie, ils sont faciles à gouverner. En conséquence, je considère comme un devoir envers Votre Majesté et envers la patrie de faire remarquer qu’il faut avoir soin de conserver une Wallonie bien organisée à côté d’une Flandre bien organisée. »