Archives pour la catégorie Editorial

LE UN

le1« LA PREMIERE » de la RTBF a interviewé Eric Fotorino lundi matin. Celui-ci s’est félicité du succès rencontré par « LE UN » en Wallonie et à Bruxelles. Nul doute que les lecteurs de notre site auront à cœur de goûter à cet hebdomadaire qui ne s’inscrit pas dans les « news », mais dans des articles qui se donnent le temps de la réflexion. Lisez l’information que nous donne ci-dessous notre ami Louis Nisse.

LE UN est un nouvel hebdomadaire français qui traite un thème unique par semaine. Ainsi, le n° de la semaine prochaine s’intitulera-t-il « Le Français a-t-il avalé sa langue ? », qui traitera du statut de la langue française.

Créé en avril 2014, LE UN compte déjà 20 000 lecteurs par semaine pour des textes d’écrivains, de poètes, de philosophes, d’anthropologues, d’historiens, d’artistes, de journalistes…

Éric FOTORINO est le fondateur de LE UN. C’est un esprit libre. Ancien rédacteur en chef du Monde, il a été renvoyé par une direction désormais entre les mains du grand capital, des limonadiers et autres bétonneurs.

« Le Monde a rejoint la cohorte de ces titres renommés dont le sort est désormais lié au capital et au bon vouloir des capitaines d’industrie ou de finance », écrit Eric Fotorino.

http://www.le1hebdo.fr/

Tunisie : net recul des islamistes aux élections législatives

La victoire du parti laïque Nadaa Tounès face au parti islamiste Ennahda est celle de feu le Président Bourguiba qui sut donner la priorité à un système éducatif remarquable et à un statut inédit de la femme en pays musulman, faisant de la Tunisie un exemple pour le Maghreb, la péninsule Arabique et le Moyen-Orient.

Paul D.  

LE MONDE | 27.10.2014 à 11h08 • Mis à jour le 28.10.2014 à 07h36 | Par Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)

 Le duel annoncé a bien eu lieu. Les premiers résultats officiels des élections législatives tunisiennes n’étaient attendus que lundi 27 octobre, mais dès dimanche soir, les premières estimations annonçaient un partage de la future Assemblée entre Nidaa Tounès, principale formation anti-islamiste, donnée en tête, et son rival du parti islamiste Ennahda, en net recul.

Les islamistes d’Ennahda ont reconnu être en seconde position de ce scrutin-clé pour le berceau du Printemps arabe. Le leader historique d’Ennahda, Rached Ghannouchi, a félicité le président de Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, pour sa victoire, a indiqué sur son compte Twitter sa fille, Soumaya Ghannouchi, en publiant une photo de son père au téléphone. Le parti islamiste avait déjà admis être, selon ses propres premières estimations, distancé par Nidaa Tounès, son porte-parole Zied Laadhari affirmant que l’écart entre les deux formations était d’une douzaine de sièges. « Nous les félicitons et nous n’avons aucun problème avec cela », a-t-il dit à la radio privée Mosaïque FM.

Selon des résultats non officiels, et encore incomplets, diffusés lundi matin par l’agence de presse turque Anadolu, Nidaa Tounès pourrait avoir emporté 83 sièges (38,24 % des voix), contre 68 pour Ennahda (31,35 %), qui perdrait ainsi 21 sièges par rapport à 2011. L’Union patriotique libre (UPL) de Slim Riahi, richissime homme d’affaires, propriétaire du Club africain de football, arriverait en 3position avec 17 sièges (7,83 %) devant le Front populaire d’Hamma Hammami (extrême gauche, 12 sièges, 5,55 % des voix). Aucun parti ne serait en capacité de former une majorité seul.

  • Législatives: la Tunisie attend les résultats

    Le président de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections en Tunisie se dit surpris et satisfait par la participation aux législatives, scrutin crucial pour un pays présenté comme la « lueur d’espoir » d’une région tourmentée.

    Paysage rééquilibré

Ces résultats n’ont pas été confirmés par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), chargée de l’organisation du scrutin. Mais les tendances – victoire de Nidaa Tounès et affaiblissement d’Ennahda – constituent déjà un événement politique majeur pour la jeune démocratie tunisienne. Sans réel rival depuis 2011, Ennahda va devoir travailler dans un paysage politique rééquilibré.

Toute la nuit, les représentants des deux partis présents dans les 11 000 bureaux de vote à travers le territoire ont fait remonter au compte-gouttes les résultats jusqu’à leur siège, nourrissant les espoirs des uns et les craintes des autres.

Devant le siège de Nidaa Tounès, dans le quartier des Berges-du-Lac, plusieurs centaines de militants et sympathisants s’étaient rassemblés dès 21 heures pour fêter la victoire de leur parti dans un concert de klaxons. Certains drapés du drapeau tunisien. « C’est l’aboutissement de trois ans de militantisme », exultait Olfa, universitaire tunisoise, sur le perron du parti : « Ces gens voulaient changer notre modèle de société, mais on a réussi à les sortir par les urnes. La Tunisie va à nouveau être un modèle pour la région. » « On a récupéré notre Tunisie, se réjouissait, à côté d’elle, une mère de famille, cadre dans une société étrangère. Si les islamistes d’Ennahda avaient à nouveau gagné, on serait revenus vingt ans en arrière. »

Créé en 2012 autour de la figure de Béji Caïd Essebsi, 88 ans, un ancien compagnon de lutte de Bourguiba, la formation s’était clairement donné pour objectif de battre Ennahda. La direction du parti se voulait, dimanche soir, plus prudente que ses militants. « Nous ne pouvons parler des résultats de ces élections qu’une fois qu’ils seront annoncés officiellement, a prévenu Béji Caïd Essebsi lors d’une conférence de presse organisée au siège de la formation, sans toutefois cacher son optimisme. Nous avons des indicateurs positifs selon lesquels Nidaa Tounès pourrait être en tête. » Dans les couloirs, on n’hésitait pas à annoncer une victoire haut la main.

L’atmosphère était bien différente dans le quartier Montplaisir, au siège du parti Ennahda. Le podium avait été monté, les drapeaux accrochés, mais la fête annoncée n’a pas eu lieu. Alors que la plupart des dirigeants de la formation, dont Rached Ghannouchi, le chef d’Ennahda, et Ali Larayedh, son secrétaire général, étaient réunis dans les étages, plusieurs dizaines de militants patientaient au pied de l’immeuble, visiblement inquiets d’entendre certains médias parler d’une nette victoire de Nidaa Tounès. « L’écart ne devrait pas être supérieur à quelques sièges », tempérait un membre du parti en aparté, misant sur 67 sièges pour Ennahda.

Gage d’expérience

Le parti islamiste savait qu’il connaîtrait un recul de popularité mais n’avait pas imaginé un tel revers. Elu triomphalement en 2011, date du premier scrutin libre après la chute de Ben Ali, le mouvement a connu deux années difficiles au gouvernement, marquées par un échec économique, des assassinats politiques et une montée du terrorisme. Dimanche, les électeurs n’hésitaient pas à dire qu’ils avaient voté Ennahda en 2011 et que, déçus, ils avaient décidé de se tourner vers Nidaa Tounès. « Nous avons besoin de gens qui fassent avancer le pays », soulignait un habitant de Rafraf, petite ville côtière du nord, séduit comme beaucoup d’électeurs par la figure de Béji Caïd Essebsi, ancien premier ministre de la transition et chef de Nidaa Tounès.

La présence au sein de cette formation hétéroclite d’anciennes figures du régime de Ben Ali a été vue comme un gage d’expérience. Pour les militants d’Ennahda, elle est au contraire le symbole d’un retour à l’ancien régime et de sa répression anti-islamiste.

En attendant l’annonce des résultats officiels, l’ISIE avait révélé, dimanche soir, le chiffre de la participation. Alors que quelque 4 millions d’électeurs s’étaient rendus aux urnes en 2011, ils n’ont été que 3 millions à faire le déplacement cette année, signe du désenchantement des Tunisiens trois ans après la révolution.

 
  • Charlotte Bozonnet (Tunis, envoyée spéciale)
    Journaliste au Monde

Forum mondial de la langue française à Liège du 20 au 23 juillet 2015

Notre mouvement citoyen est particulièrement heureux de relayer l’information que nous envoie notre ami Paul Mélot. Le développement de la langue française dans le monde, une  francophonie qui place l’humain au centre de ses préoccupations et l’avenir de la Wallonie au sein de la République française sont l’ A.D.N. de notre mouvement.

forum langue française LiègeNous vous invitons à faire suivre ce qui suit au plus grand nombre possible de vos contacts.

Dès à présent, nous souhaitons plein succès au 2e Forum mondial de la langue française.

Paul D.

La francophonie créative

La créativité comme moteur de l’innovation en francophonie

Depuis 2012, la francophonie internationale compte un nouveau rendez-vous : le Forum mondial de la langue française. La première édition a eu lieu à Québec en juillet 2012. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a confié la mise en œuvre du 2e Forum à la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), membre et partenaire actif de l’OIF. Cette deuxième édition se tiendra à Liège du 20 au 23 juillet 2015.

C’est une opportunité unique pour les jeunes francophones du monde entier de se rencontrer, d’échanger, de réseauter, de partager des idées, de collaborer et de trouver des soutiens pour développer des projets sur le thème de « la francophonie créative » en dehors du cadre institutionnel. C’est aussi l’occasion de célébrer la langue française lors d’évènements culturels et festifs !

« La francophonie créative », c’est :

 ° l’utilisation de nouvelles technologies et la recherche de solutions à des problèmes très quotidiens ;

° partager une langue internationale qui rassemble des identités multiples.

° c’est un mouvement de solidarité, de tolérance, de proximité dans un monde interconnecté et d’affirmation des cultures ;

° relever les défis du XXIe siècle que sont le développement économique et social, l’emploi et le développement durable des sociétés ;

° créer une nouvelle dynamique francophone dans le respect de l’égalité entre homme et femme et de la dignité humaine ;

° valoriser des idées et leur transversalité, faciliter l’accès à une professionnalisation et ouvrir à une dimension internationale en tissant de nouveaux réseaux ;

° faire des différences et de la diversité mais aussi du partage d’une langue un levier de redressement économique et social.

www.forumfrancophonie.org

Mettons nos idées en commun et concrétisons-les en français.

EN PRATIQUE

Le Forum s’adresse à tous les jeunes francophones de par le monde :

Entrepreneurs/euses, innovateurs/trices, créateurs/trices issus de tous les secteurs, du moment qu’ils aient entre 18 et 35 ans ou soient impliqués dans le monde associatif, une pratique en réseau, une entreprise.

Le Forum est conçu comme une expérience dynamique à vivre de plusieurs manières :

° des ateliers, des débats, des conférences participatives, des lab fabs et des expositions pour présenter des projets innovants ;

° un espace de réseautage dédié aux échanges et aux rencontres ;

° un hackathon « HackXplor de l’audiovisuel », pour stimuler la production audiovisuelle et accélérer la diffusion des savoirs sur la Toile ;

° des rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia » à l’attention des MPME, avec une approche multisectorielle, pour nouer des partenariats commerciaux, technologiques et stratégiques ;

° un accélérateur de projet pour bénéficier de conseils d’experts et concrétiser ses idées.

Cinq axes seront abordés autour du thème de « la francophonie créative » : l’éducation, l’économie, la culture et les industries culturelles, la relation entre langue et créativité et la participation citoyenne.

Comment participer ?

° En proposant dès maintenant un projet autour du thème de la « francophonie créative » selon l’espace qui convient (ateliers, lab fabs, expositions, conférences participatives, débats) et dans l’un des 5 axes.

° En s’inscrivant au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » ou aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

° En participant à un ou plusieurs axes du Forum.

L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 novembre 2014 sur www.forumfrancophonie.org. Après le 15 novembre, il sera toujours possible de poser sa candidature au hackathon « HackXplor de l’audiovisuel » et aux rencontres d’entreprises Nord-Sud « Francollia ».

Afin d’assurer un équilibre dans la représentation géographique,un programme d’assistance financière est prévu pour les porteurs de projet et les participants sélectionnés originaires d’un pays du Sud.

Liège, ville d’accueil

La Ville de Liège accueillera cette édition en tant que ville connectée au niveau international, fondatrice de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), cap Nord de la francophonie européenne et capitale économique de la Wallonie, laquelle a été désignée par la Commission européenne « District européen de Créativité ».

Première en Belgique: la police fédérale va louer des agents de sécurité

La location d’agents de sécurité privés pour épauler la police fédérale pose de nombreux problèmes. Le moins important n’est sans doute pas de se poser la question de savoir si une telle décision a bien sa place dans un Etat démocratique.

Plus inquiétant encore est la révélation de la mise sur pied en juillet 2014 à l’université de Gand d’un « Centre d’innovation  pour la sécurité publique » qui étudie les collaborations futures entre les autorités publiques et le secteur privé pour travailler ensemble sur des projets concrets de sécurité publique.

police fédéraleCe premier appel au privé ne serait donc qu’un premier pas. Il serait peut-être temps que les responsables politiques de Wallonie et de Bruxelles exigent la plus grande clarté sur ce qui se trame à Gand. Confier des missions de sécurité publique au privé dans la plus grande opacité serait extrêmement grave. 

Paul D.

Lu le 25 Octobre 2014 sur le site RTL.be :

C’est une première, la police belge va louer des agents de sécurité et des caméras de surveillance mobiles pour assurer la sécurité, mardi prochain, lors de la visite de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement à Nieuport et Ypres pour une cérémonie du souvenir marquant le centenaire de la Première Guerre mondiale, rapportent L’Echo et De Tijd samedi.

Ils « n’interviendront pas »

En complément des services de police habituels, 45 agents de firmes de sécurité privées et des caméras de haute technologie de Securitas seront utilisées. « Nos agents se chargeront de la sécurité des biens de la Chancellerie, mais n’interviendront pas, cela reste une compétence exclusive de la police fédérale », explique Régis Gaspar, directeur de Securitas.

Cette petite révolution trouve son origine dans la création en juillet d’un Centre d’innovation pour la sécurité, mis en place par l’Université de Gand, les autorités publiques et le secteur privé pour travailler sur des projets concrets.

L’administration fédérale aux ordres de la Flandre

Les chiffres ci-après ne devraient laisser aucun Wallon ou Bruxellois de langue française indifférent. Nous pouvons affirmer que la situation est extrêmement grave en termes d’emploi, mais aussi de pouvoir avec les ministères de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice dans les mains de ministres flamands.

fonctionnaires fédérauxPlus de 9 fonctionnaires fédéraux sur 10 sont sous les ordres de ministres flamands, selon une enquête menée par le Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative (Gerfa), dont fait écho jeudi La Libre Belgique.

Le résultat des calculs du Gerfa donne une indication alarmante des rapports de force nord-sud au sein de la toute fraîche majorité fédérale: 3.968 fonctionnaires dépendent de ministres francophones (MR, donc), tandis que 51.889 sont sous la compétence de ministres flamands CD&V, N-VA et Open VLD. « Cela fait donc un ratio de 92,9 % contre 7,1 % », relève le Gerfa. Et encore, certains chiffres pourraient être nuancés. Les « corps spéciaux », soit l’armée, la police fédérale, la magistrature et le personnel des greffes, cours et tribunaux, ne sont pas intégrés dans ce bilan. Or, ce personnel dépend aussi de ministres néerlandophones (Défense, Intérieur, Justice). On parle ici de 57.763 agents qu’il faudrait alors ajouter aux calculs.

Source : Belga

Lettre ouverte à Paul, Charly, Rudy, et les autres…

« Je ne me suis jamais sentie aussi belge… »

                            ou :   « Rattachisme : mode d’emploi »

france_belgiqueAmélie Nothomb proclame régulièrement son plaisir et sa satisfaction d’être belge.

Hommes ou femmes, artistes ou sportifs, politiciens ou amateurs de frites ou de jupiler, connus ou inconnus, il en est bien d’autres qui affichent ou revendiquent leur lien ou leur affection pour la Belgique.

Comme le professeur Claude Javeau, inventeur du concept de « belgitude », Liégeois et Français de cœur, mais qui se dit satisfait de son passeport belge.

On pense bien entendu aux amateurs de foot, ou aux fervents du Tour de France… Ou à ceux qui habitent Paris, ou en France, ou au bout du monde; à ces anciens militaires, ou résistants, ou nostalgiques du Congo; à tous ceux qui ont « réussi » dans la vie en Belgique, à celles et ceux qui sont sensibles aux charmes de « Place royale » et de « Point de vue image du monde »… Ou encore, plus simplement, à toutes celles et ceux qui ont bon caractère, ne se posent pas de questions institutionnelles, et sont globalement heureux de leur statut présent.

A tous ceux-là, nous dirions simplement, simplement : rassurez-vous les amis !

Quand la Wallonie et Bruxelles seront devenues françaises, vous pourrez dire sans rougir que vous êtes belges, que vous aimez la Belgique et ses traditions; et continuer de dire septante et nonante…

Vous serez tout simplement devenus des citoyens français d’origine belge. Ce n’est plus une question affective ou émotive, mais le résultat d’une analyse objective et historique : l’intérêt actuel des Belges de langue française est de devenir des citoyens français dès que possible.

Nous désirons la France, assumant tant nos vraies grandeurs que nos mesquineries belgicaines, et la rejoignant telle qu’elle est aujourd’hui, avec son fardeau de péchés (il en est !) et de difficultés dont nous voulons croire qu’elles sont conjoncturelles.

Wallons, nous avons besoin de la France. Français, vous avez besoin de la Wallonie et des Bruxellois de langue française. Francophones, nous pourrons mieux défendre ensemble notre langue et notre culture à travers le monde. Et être plus présents au cœur de l’Europe.

Ensemble, nous pourrons faire de BRUXELLES la seule capitale de l’Europe, STRASBOURG restant la Ville du Conseil de l’Europe et des Droits de l’Homme.

Ensemble, nous pourrons lutter contre les exils fiscaux qui nous font tant de tort, à Monaco, Luxembourg ou ailleurs.

A nos jeunes gouvernements wallon, bruxellois, et même au gouvernement fédéral, nous redisons que le moment est venu. Un nouveau fil conducteur est apparu : celui d’une ouverture rapide vers la France.

Nous voudrions que des accords transfrontaliers soient rapidement concrétisés et multipliés, et que des négociations précises soient entreprises à bref délai.

Faisons les comptes : à la Région Wallonne, ils seront en équilibre en 2018, paraît-il ; et, en ce qui concerne la part de la Wallonie dans le partage de la dette de l’Etat Belge, on peut déjà esquisser les chiffres d’un partage entre le nord et le sud, à concurrence d’une répartition 60/40 (% nombre d’habitants, PIB, capacités fiscales respectives).

Au-delà, dans 5 ans ou avant (?), lorsque la Flandre aura pris son indépendance ou son autonomie – ce dont nous ne doutons pas un seul instant, la Wallonie seule ne s’en sortira pas !

Rejoignons donc la France au plus tôt et préparons cet avenir dès maintenant.

Et que ceux qui pensent comme nous et veulent « sortir du bois », au PS, au MR, au CDH ou chez Ecolo, ou ailleurs, n’hésitent plus trop longtemps !

                   Rejoignez l’Alliance Wallonie France !

Georges-Henry Simonis

Budget : « double peine » infligée aux Wallons

15/10/2014 à 06:50 – Mis à jour à 10:38

Source: Le Vif

Paul Magnette peut remercier Charles Michel. En concentrant sur lui l’attention et les critiques, le chef du gouvernement fédéral a permis au ministre-président wallon de présenter en « stoemelings » un budget marqué lui aussi par le sceau de la rigueur, ou de l’austérité (chacun jugera).

Budget : "double peine" infligée aux Wallons

C’est peu dire que la CSC n’a pas apprécié. « En optant délibérément pour une diminution drastique des dépenses, le gouvernement wallon risque de toucher une seconde fois les travailleurs et les citoyens les plus faibles, déjà frappés par les mesures d’austérité prises au fédéral par la coalition suédoise », a accusé le syndicat chrétien, dans un communiqué au ton très dur.

Pour la CSC wallonne, la réduction des dépenses que prévoit le budget wallon 2015 risque de détériorer encore plus le sort des citoyens du sud du pays. « Cette baisse se traduira immanquablement par moins de services à la population ou par des services plus chers. Rappelons que le déficit se monte à 1,1 milliards en 2015 et que l’effort en réduction de dépenses se chiffre à quelques 650 millions. Les raisons d’un tel déficit ? Le ralentissement de la croissance (0% en 2014); la contribution à l’effort d’assainissement (329 millions) et l’impact de la requalification de la dette wallonne (568 millions). Même si le Gouvernement wallon se laisse la latitude de n’atteindre l’équilibre qu’en 2018, le déficit serait de 450 millions d’euros. Ce qui représente tout de même un effort de 650 millions d’euro. Et ce sur un budget total de 13,1 milliards. »

Le Gouvernement wallon a promis de ne pas lever de nouveaux impôts. Pour la CSC wallonne, « c’est irréaliste et non souhaitable ». Il est en effet temps de mieux répartir l’imposition entre le travail et le capital. Le Gouvernement wallon pourrait utiliser les leviers fiscaux dont il a aujourd’hui la maîtrise pour rétablir une forme de justice fiscale. Rappelons que la Région wallonne dispose désormais d’une plus grande autonomie fiscale, ainsi que de compétences en matière de fiscalité immobilière ou environnementale ».

Pour la CSC wallonne, la conjonction de la mise en place de la Suédoise et un rendez-vous manqué du Gouvernement wallon risque de faire appliquer « une double peine » aux plus fragiles de notre société.

La Belgique a un gouvernement…

Sollicité par les Jeunes Fédéralistes Européens pour leur site « Le Taurillon » auquel il collabore, notre ami Jean-Luc Lefèvre a commis une synthèse relative à notre situation politique que vous découvrirez ci-après.

gouvernement MichelA l’heure où « nos » députés s’invectivent et donnent un bien triste spectacle de notre représentation parlementaire fédérale, il est bon que l’un de nos membres privilégie la raison et le questionnement face à l’émotionnel. Nous pouvons être ou non d’accord avec ce qu’énonce Jean-Luc Lefèvre. Sachez que nos colonnes sont ouvertes à tout discours  qui énonce des arguments dans le respect de l’Autre. L’ A.W.F. a fait de cette ligne sa marque de fabrique. Celle-ci est appréciée par un nombre toujours plus important de citoyennes et citoyens wallons et français. 

Paul D.                            

Moins de cinq mois après les élections législatives du printemps dernier (25 mai), la Belgique a un gouvernement fédéral. Par rapport à la très longue crise qui a accouché d’un gouvernement de salut public (une « tripartite traditionnelle » présidée par E. Di Rupo, composée des chrétiens-démocrates, des sociaux-démocrates et des libéraux, sans majorité dans le groupe linguistique néerlandophone), la chose, déjà, peut surprendre. Mais la surprise est plus grande encore quand on sait la nature de la nouvelle coalition gouvernementale. Les épithètes retenues pour la définir montrent à suffisance sa nature pour le moins biscornue : « kamikaze » pour les uns, « suédoise » pour les autres, au gré des sensibilités. Il s’agit en effet d’une coalition inédite, très marquée à droite, et qui suscite dans l’opinion publique des sentiments très contrastés.

Une coalition inédite

Pour la première fois dans l’histoire du pays, est associé au pouvoir de l’Etat un parti nationaliste flamand, la N-VA, dont les finalités statutaires consistent à en finir avec les structures institutionnelles héritées de 1830 et la monarchie. Pour la première fois dans l’histoire du pays depuis 25 ans, les partis socialistes sont exclus du pouvoir. Comment en est-on arrivés là ? Dans les jours qui ont suivi le scrutin, alors qu’il avait été convenu tant au nord qu’au sud de mettre sur pied l’exécutif fédéral avant de mettre en place les gouvernements régionaux, PS et CdH francophones convenaient d’une alliance à la Région wallonne, suscitant la colère du parti libéral (MR) qui avait progressé lors des élections, et contraignant les cadors de Flandre, CD&V et N-VA à former ensemble le gouvernement flamand. C’est ainsi, que nourries de fortes rancœurs  dans les terres romanes de Belgique, se sont succédé des nuits de négociations pour un gouvernement fédéral que la N-VA rêvait aussi de voir purgé des acteurs socialistes ! Un improbable accord de gouvernement a été ficelé, sans majorité aucune dans le groupe linguistique francophone réduit comme une peau de chagrin à sa seule composante libérale et donc une forte opposition socialiste, démocrate-chrétienne et écolo.

Une coalition marquée à droite

Sachant la promesse de la N-VA de mettre au frigo ses revendications communautaires pendant la durée de la législature, le programme de gouvernement met l’accent sur le socio-économique, avec des tonalités libérales, voire, pour les socialistes wallons, ultra-libérales… A chacun ses accents ! C’est vrai qu’avec, à la table des négociations, trois partis d’inspiration libérale et un parti, le parti chrétien démocrate flamand, partagé entre une aile gauche et une aile droite, il pouvait difficilement en aller autrement ! Pendant toutes les tractations, déjà, les esprits s’échauffaient ; déjà, l’on parlait de « bain de sang social » et les leaders syndicaux s’échauffaient, prédisant le pire au pays. L’accord de gouvernement est dans le droit fil des idéologies revendiquées : report de l’âge de la retraite à partir de 2025, services minimum dans les transports en commun en cas de grève, travaux d’intérêt général pour les chômeurs de longue durée, politiques d’immigration plus sévères, saut d’index…

Une coalition qui divise…

Par son programme, déjà, il ne faut pas le cacher, en Flandre aussi, même si la perception globale du nouveau gouvernent y est meilleure. Par sa composition à la fois déséquilibrée qui justifie les plus grandes appréhensions en termes de marginalisation de la Wallonie (des portefeuilles ministériels délicats comme le survol aérien de Bruxelles, la pénurie d’électricité et… les pensions)  et sulfureuse avec des nationalistes, parfois proches de l’extrême-droite européenne, aux commandes de ministères régaliens (l’Intérieur et la Défense) sans oublier l’asile et la migration…

Et demain ?

Difficile de dire ce qui va arriver. L’automne social sera chaud, même si le nouvel exécutif entend promouvoir la concertation sociale et donc le rôle des partenaires sociaux qui craignent des marges de négociation réduites à néant. D’un autre côté, un gouvernement qui ne peut, sans combattre, jeter le gant : ce serait capituler en rase campagne et c’en serait fini du symbole fort d’avoir rejeté le PS dans l’opposition ! La porte serait alors ouverte à toutes les aventures !!!

Pour ma part, que ce gouvernement tienne ou non la route dans l’immédiat, les perspectives du scrutin de 2019 s’annoncent ébouriffantes : les risques assumés par les partis de la coalition, au nord pour la N-VA (aura-t-elle été crédible pour son électorat, et si oui, continuera-t-elle à discréditer les autres partis ?) comme au sud pour le parti libéral (fera- t- il oublier son costume de traître des francophones et parviendra-t-il à recomposer le paysage politique francophone ?) sont énormes, de nature à conduire à l’implosion du pays sous sa forme confédérale… au plus grand profit de la N-VA  qui me paraît être la seule gagnante des récents évènements.

« Quousque tandem… », dirait Bart De Wever qui raffole des citations latines !

Jean-Luc Lefèvre

Charles, Charlie, ou Charlot ?

Un nouveau gouvernement est né en Belgique et est appelé à régner.

charles-michel-belA régner ? quelle drôle d’idée : c’est le Roi qui règne… Comment s’appelle-t-il : Charles, Charlie, ou Charlot ? Comme de Gaulle, Trenet, Aznavour, ou Chaplin ?

Pourquoi pas libellule ou papillon ?

« Papillon » étant réservé à son prédécesseur 1er Ministre, appelons-le « Libellule ». Libellule-Charlie est très fier : sept nouveaux ministres libéraux, presque tous tout-frais-pondus, dont lui-même, linguistiquement sexué, contrairement à ses prédécesseurs. Et avec eux, ou contre eux, onze Flamands : un beau team.

Tous de droite : ils se comprendront facilement.                                                                            Sur les affaires d’argent d’abord : pas d’institutionnel, s’il vous plait. Et sur le dos des travailleurs : le capital peut dormir tranquille. Le patronat, surtout flamand, se réjouit effrontément, un peu comme quand SARKOZI est allé fêter sa victoire présidentielle au Fouquet’s…

Les Wallons se sont fait avoir, au niveau fédéral, dès lors que le Roi PHILIPPE a désigné la droite pour former un gouvernement ; il est probable qu’une tripartite traditionnelle aurait obtenu une majorité si le Roi avait désigné ELIO DI RUPO pour un second tour, ce qui n’aurait surpris personne. Le Roi a sans doute pensé : « il leur faut un Flamand, cette fois » ! Ô surprise, c’est un francophone qui a gagné le sprint… Mystères de la Royauté, dont on ne nous fera plus croire qu’en Belgique le Roi règne sans avoir de rôle politique…

Les Flamands n’ont pas voulu se brûler les ailes à cette législature-ci. La dernière de l’Etat Belge. Nouvel épisode dans la chronique d’une mort annoncée…

En effet, comme attendu, il n’a pas fallu attendre longtemps : dès son entrée en fonction, le lundi matin, le vice-premier Ministre JAMBON a déclaré qu’ils étaient partis pour cinq années, pas plus, avant d’en vouloir d’avantage pour la Flandre, à savoir l’INDEPENDANCE ! Ce n’est évidemment pas une surprise, de la part d’un animateur convaincu du Vlaamse Volksbeweeging. (Oublions son couplet sur la collaboration en Flandre : on connait les arguments par cœur, et on sait qu’en penser.)

Nous serions donc partis jusqu’en 2020 avec ce gouvernement-ci.

Certes, il est permis de penser que ce nouveau gouvernement, tellement minoritaire en Wallonie, n’aura pas que des idées idiotes ou inacceptables au regard de nos exigences wallonnes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité… (Un « libéral » peut en cacher un autre…). Et on peut espérer aussi que l’alternance, notion bien peu pratiquée en Belgique en raison de son système proportionnel, aura quelques vertus en termes de bonne gestion et d’imagination créatrice.

Les temps à venir seront aussi et en même temps un moyen de mesurer la crédibilité et la modernité du discours syndical : on peut espérer qu’il prenne de la hauteur et ne se limite pas à des anathèmes rhétoriques pas toujours convaincants ni responsables.

Et, en toute objectivité, nous persistons à faire le choix de la FRANCE !

Nous voulons développer à bref délai un mouvement de citoyens qui pensent que le rattachement à la France est pour la Wallonie la seule et la meilleure solution.

La conjoncture politique toute récente ne peut que nous confirmer dans ce choix rationnel de la France comme seule planche de salut pour la Wallonie, invivable économiquement si elle reste seule.

Le délai de 5 ans annoncé par le mouvement flamand pour une nouvelle réforme institutionnelle est aussi prévu pour les coupes budgétaires annoncées en Wallonie pour les années qui viennent. Alors, pourquoi attendre encore ?

Il faut que le débat sur le rattachement de la Région wallonne à la France démarre dès maintenant, en Wallonie comme en France, avec analyse en profondeur de la notion de « rattachement dans l’autonomie » et mise en œuvre effective des Accords de Coopération qui lient déjà la Région wallonne à la République, et qui devraient être développés.

Ainsi, 2015, année du bicentenaire de Waterloo, sera aussi celle de la renaissance wallonne ! Nous la fêterons en tout cas le 16 juin 2015, date importante et symbolique.

                « Qui donc nous redonnera de l’air et de la hauteur ? Une envie d’horizon,                         d’ailleurs et de lendemains ? Un goût d’élévation qui ne soit pas de domination ? Un souci du monde et des autres où se réinvente un chemin d’espérance ? Qui d’autre, sinon nous-mêmes ? »

Edwy PLENEL, directeur de Médiapart, dans son livre tout récent « DIRE NON ».

Mettons-nous en route sans trainer !

Georges-Henry SIMONIS                                                                                                                 Administrateur de l’Alliance Wallonie France,                                                                 Mouvement citoyen.                               ghsimonis@voo.be

Nouvelle défaite pour les Wallons et Bruxellois de langue française

L’accord prévoyait l’exécution de l’article 47ter, voté imprudemment en 2002 par le MR et le PS, qui impose le bilinguisme dans l’administration fédérale pour les fonctions de management, d’évaluation et pour les fonctions garantissant l’unité de jurisprudence.

Les députés wallons et bruxellois MR et PS de langue française avaient considéré qu’ils pourraient toujours en bloquer les arrêtés d’exécution ! Grande illusion !

Les Flamands ont donc obtenu gain de cause et fait sauter le dernier verrou vers une administration bilingue dont les Wallons seront de facto (voir les nombreux précédents) exclus des postes de direction générale.

Le MR s’est révélé incapable de résister à la pression de ses partenaires flamands NV-a, CD&V et Open-VLD dans le tout nouveau gouvernement fédéral. Ceci n’empêche pas M. Di Rupo de continuer à claironner haut et clair qu’il n’y a rien de communautaire dans les problèmes traités au niveau de la politique fédérale belge.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde