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BELGIQUE : UN PAYS PATHETIQUE

LA BELGIQUE, PAYS PATHETIQUE…

Analyse écrite par Philippe Dutilleul sur son blog « blogandcrocs.blogpost.com ». Pour rappel, l’ex-journaliste de la RTBF avait été le concepteur, le scénariste et le réalisateur principal du désormais célèbre journal télévisé fiction du 13 décembre 2006 qui annonçait la déclaration unilatérale d’indépendance de la Flandre. Cette émission avait déclenché un véritable électrochoc sur une population wallonne et bruxelloise de langue française. Je me souviens d’un appel téléphonique d’un proche qui m’invitait à venir déboucher le champagne pour fêter l’événement en famille…

Personnellement, j’avais opté de zapper sur la chaîne privée « BelRTL ». J’avais vite conclu à un canular bien orchestré. Tous les Wallons et Bruxellois de langue française se souviennent encore aujourd’hui de la vive émotion suscitée par un coup drôlement bien monté. L’électrochoc reçu s’inscrivit-il dans le temps ? Non, hélas ! L’analyse de Philippe Dutilleul date du 24 janvier 2014, mais elle reste d’une brûlante actualité. Le gouvernement Michel ne reproduit-il pas ce que disait déjà le gouvernement Di Rupo : « il faut sauver le pays ! » ? Di Rupo puis Michel ont endossé avec enthousiasme le même costume et ce ne sont pas les jérémiades du triste 07 janvier 2015 de Di Rupo qui y changeront quelque chose.

Paul D.

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Le 13 janvier dernier, à l’initiative de la maison de la laïcité d’Ath, j’ai donné une conférence sur le thème choisi par les organisateurs « quel avenir pour la Belgique ? ».  D’autres conférenciers seront invités dans les semaines qui viennent à donner un autre point de vue avant les élections. Le mien est forcément un peu étriqué dans un document écrit. Devant les participants, j’ai l’habitude de sortir de mon texte, de l’illustrer par des anecdotes personnelles. D’autant que, j’insiste, je ne suis pas journaliste politique ; la tambouille politicienne  et les calculs électoraux ne m’intéressent pas.

Je l’ai placé néanmoins dans mon blog pour celles et ceux que la question belge intéresse. J’avoue qu’elle me fatigue de plus en plus mais  je reste citoyen de ce pays et ai donc accepté de m’exprimer. J’ajoute que le débat avec la salle fut courtois et enrichissant et que l’accueil des organisateurs fut à la hauteur.

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Si j’ai accepté de venir vous parler, un soir de Lundi perdu tournaisien, de la Belgique, au centre de vos préoccupations à quelques mois d’échéances électorales qu’on dit importantes, c’est que je suis encore motivé à défendre un point de vue minoritaire dans le centre et le sud du pays car, j’en conviens, mon influence est marginale. Mais cela ne m’empêche pas de dormir. Je ne suis pas un politicien, je n’ai rien à vendre, rien à offrir sinon le fruit d’une réflexion élaborée à partir d’une expérience personnelle et journalistique qui m’a amené à rencontrer nombre de personnes ayant un avis ou une position sur la question, en Flandre notamment. Cet exposé est donc celui d’un témoin, d’un observateur plus que d’un avocat  défendant une cause ou une thèse.

Il ne vous aura certainement pas échappé que depuis quelques mois, le climat communautaire en Belgique s’est apaisé, du moins c’est la version officielle d’un gouvernement et d’un premier ministre qui ont élaboré et fait voter une énième réforme de l’Etat, présentée comme le départ d’une nouvelle Belgique (pied de nez à la célèbre salle de spectacle bruxelloise) par les partis qui l’ont négociée, ce compris la scission du fameux arrondissement électoral  et judiciaire de Bruxelles/ Hal/ Vilvorde. La paix communautaire est donc revenue. Tout le monde devrait s’en réjouir.  La Belgique va de l’avant déclare Elio Di Rupo. La question qu’on peut légitimement se poser au regard du passé, c’est combien de temps tiendra cette nouvelle réforme qui, je le rappelle, est une demande émanant du Nord du pays ? J’ajouterai une forme de chantage. Autre évolution : le retour en force du « Belgicanisme » (excuser ce néologisme, ce belgicisme) ; pensez à Stromae ou à l’équipe nationale de football par exemple. Ce renouveau un tantinet nationaliste est entretenu par une caisse de résonnance unanimement complaisante, parfois déformante, qu’est la presse francophone, particulièrement  le journal « Le Soir » et son éditorialiste en chef, Béatrice DELVAUX  qui lave plus belge que le grand Jojo, c’est peu dire.

Je ne serai pas devant vous ce soir, et en de nombreux autres endroits ces dernières années,  pour parler de ce pays complexe qu’est la Belgique s’il n’y avait eu un événement médiatique qui a marqué les esprit : l’émission Bye-bye Belgium du 13 décembre 2006 dont je suis le concepteur, le scénariste et le réalisateur principal. C’est le point de départ de mon analyse sur ce pays, qui a elle aussi bien changé depuis mon enfance.… En le parcourant en tous sens pour nourrir le scénario de ce vrai-faux journal télévisé qui narrait la première heure de la fin de la Belgique par une décision unilatérale du Parlement flamand, je n’avais imaginé qu’elle soit à ce point divisée et déliquescente. Naïvement, je pensais que la bataille communautaire fonctionnait essentiellement sur des relents électoralistes. J’écarquillais les yeux devant le cynisme de mes interlocuteurs nationalistes flamands martelant, un sourire carnassier aux coins des lèvres, qu’on vivait déjà dans deux pays différents et qu’à terme le divorce était inéluctable. Ces gens à l’époque n’étaient que peu ou pas connus du côté francophone, je parle de Bart De Wever et de quelques autres. D’autre part, j’hallucinais devant des observateurs bien informés, pas nationalistes pour un sou ceux-là, penauds et fatalistes, m’affirmant que tout dossier d’importance au niveau fédéral est forcément l’objet de marchandages communautaires sans fin. Et que la Belgique n’existerait plus depuis longtemps s’il n’y avait Bruxelles, trait d’union, lien quasi indéfectible entre le Nord et le Sud. J’ai cherché en vain dans l’architecture institutionnelle de l’époque (et aujourd’hui mon sentiment n’a pas varié) quelque chose qui respire un parfum de moules frites ou de chicon au gratin (je ne parle pas de lapin aux pruneaux et à la bière), quelque chose qui soit la marque d’une quelconque préoccupation collective belge, je n’en ai pas trouvé et n’en trouve toujours pas.  Chacun roule d’abord pour sa région, sa communauté, sa commune, son parti bien sûr, et sa petite personne évidemment.  Je suis revenu de cette vaste enquête menée en 2005, début 2006, abasourdi mais résolu à tirer la sonnette d’alarme pour éviter qu’on disparaisse sans même s’en apercevoir en tant que citoyen belge. C’était l’objectif premier (mais pas le seul) de Bye-bye Belgium. Je n’avais pas encore médité cette phrase de Rik Torfs, le nouveau recteur de la KUL, ancien sénateur CD&V, réputé Flamand modéré, « La Belgique est tellement complexe que si l’on devait la constituer aujourd’hui on ne le ferait vraisemblablement pas ! ».

Pour synthétiser ma pensée et justifier le titre de mon exposé, un pays pathétique,  je dirai que la Belgique post unitaire fonctionne aujourd’hui par défaut, qu’elle existe toujours parce qu’on ne peut faire autrement, que le coût d’un divorce pénaliserait l’ensemble des régions et des communautés, y compris la Flandre, que la résistance au changement – et forcément la disparition d’un pays- est beaucoup plus forte que ne l’a imaginé  par exemple le courant nationaliste pourtant bien implanté dans toutes les strates de la société flamande, qu’il n’y a pas de solution satisfaisante pour Bruxelles à moins d’en faire une ville-Etat autonome, porte-drapeau de l’Union Européenne. Je n’évoque même pas l’attachement d’un certain nombre de francophones à la couronne, lien affectif et politique beaucoup moins prégnant en Flandre. De longues et difficiles négociations sur le partage de la dette, de la sécurité sociale (santé, pensions notamment), le renoncement des Flamands à Bruxelles sans compter les pressions externes de certains pays européens, rendent aléatoire voire fort improbable  une indépendance de la Flandre. J’ouvre néanmoins ici une parenthèse pour signaler que les référendums d’indépendance posés en Ecosse par rapport au Royaume-Uni en 2014 et en Catalogne par rapport à l’Espagne si la Cour Constitutionnelle le valide, vont quand même marquer les esprits en Europe et en Belgique. Je pose une simple question : à partir du moment où il ne s’agit pas d’un nationalisme expansif et agressif, qui vise à supprimer les minorités, au nom de quoi s’opposer à la volonté des peuples sans Etat d’en créer un après avoir consulté le peuple ? Les dirigeants actuels de la Commission européenne plus son Président (le belge  Herman Van Rompuy) ont déjà dit tout le mal qu’ils pensaient de telles initiatives autonomistes pourtant lancées par des gouvernements légalement élus. C ’est vrai que l’union européenne telle qu’elle fonctionne est un modèle de vertu démocratique…

Aujourd’hui, une large majorité de Belges francophones et une part significative de Flamands ne désirent pas la scission du pays. Mais si l’on additionne les voix de la NVA, du Vlaams Belang et dans une mesure moindre celles du CD&V, on dépasse largement les 50% des suffrages en Flandre. Il faut aussi ajouter la présence  influente d’anciens membres de la VU au sein du PVV et même du SP. Bart De Wever a intégré habilement cette réalité politique, lui qui, comme ses congénères du mouvement nationalisme flamand, a déplacé les revendications autonomistes du terrain purement politique et culturel (les réformes successives de l’Etat ont répondu à leurs aspirations et exigences) à celui de l’économique et du social. Le discours est bien rôdé, efficace et non dénué de sens.  Il est martelé régulièrement y compris sur des tracts distribués à la population en dehors des périodes électorales. La Wallonie, y lit-on, aujourd’hui plus pauvre et affaiblie vit aux dépends, aux crochets d’une Flandre plus riche (même si les transferts financiers se termineront endéans les 10 ans selon les derniers accords institutionnels). La mondialisation appelle des mesures drastiques (clairement de type libérale) pour maintenir la prospérité de la Flandre, y lit-on encore. La faiblesse du tissu industriel wallon, sa domination par le PS, un parti de gauche conservateur, les compromis toujours boiteux au niveau fédéral, une forme de mal gouvernance, poussent une partie importante de l’élite économique flamande (symbolisée par le Voka) à estimer qu’une Flandre autonome sinon indépendante s’en sortirait beaucoup mieux pour faire face aux défis modernes que dans le cadre de la Belgique même fédéralisée.  D’où la revendication toujours d’actualité y compris au CD&V d’un cadre confédéral « positif » (cette expression me fait sourire) pour la Belgique. En clair, on choisirait les matières minimalistes qu’on déciderait d’encore gérer ensemble et tout le reste irait aux régions, ce que la Constitution permet tout-à-fait. Ce mouvement a été enclenché depuis longtemps et renforcé par la nouvelle réforme de l’Etat puisque, ce n’est qu’un exemple, les allocations familiales seront régionalisées avec la difficulté spécifique de Bruxelles (je n’entrerai pas dans le détail de procédures hyper compliquées). La question qu’on doit dès lors se poser est la suivante : quelle valeur ajoutée représentera encore la Belgique dans cette hypothèse, fort probable à moyen terme, du confédéralisme…? Dont une personnalité libérale flamande comme Guy Verhofstadt vient de déclarer qu’il signifie séparatisme.

Pour la Flandre, la Belgique reste un nom connu à l’étranger, utile pour les échanges commerciaux, une solide tradition dont elle continuera à utiliser l’influence à son profit exclusif ; pour la Wallonie et Bruxelles, ce pays représente un réconfort moral et économique plus que politique. En fait la Flandre, pour utiliser une imagerie populaire, cherche le beurre, l’argent du beurre et en sus le sourire de la crémière, et les Wallons, dépendants, sont priés de dire merci.  Et ils le font en plus avec le sourire. J’en tire comme conclusion personnelle, c’est presque devenu une conviction, que nous serions meilleurs voisins que cohabitant. Et qu’il est temps de nous tourner vers nos autres voisins directs (Allemagne, France, Luxembourg) pour examiner quelles nouvelles coopérations nous pourrions entreprendre avec eux dans un engagement « Win Win », « gagnant gagnant » comme on dit aujourd’hui.  La Flandre devrait devenir un interlocuteur, un partenaire parmi d’autres avec qui nous passons des accords, avec nous faisons des affaires. Ni plus ni moins. Dans le cadre d’une Belgique qui deviendra à coup sûr encore plus squelettique demain ou plus de Belgique du tout, une hypothèse moins probable mais pas impossible à terme. Cela dépendra notamment de l’évolution de l’Europe, qui décide déjà de 80 % de notre législation, dans laquelle la Flandre, en particulier son courant nationaliste, espère un jour se fondre, la Belgique s’étant évaporée.

J’ai écrit dans l’introduction de mon dernier ouvrage « Ils sont fous ces Belges » que je n’ai jamais eu de rapport passionnel avec ce pays, n’étant pas nationaliste pour un sou bien que francophile convaincu. J’y ai même écrit qu’il ne me déplairait pas d’acquérir une autre nationalité, française par exemple, mais sans esprit cocardier ou chauvin qui caractérise trop souvent nos voisins d’outre-Quiévrain.  Ce qui doit faire frémir de colère tous les bons Belges francophones pas encore remis des blagues de Coluche. En fait, je n’ai aucun désamour avec la Belgique, mais de la lassitude, de l’ennui et même de la colère en tant que citoyen d’un pays dont les élus et les ministres placent la barre du curseur trop souvent au niveau de la médiocratie, du consensus mou, des accords boiteux, des arrangements entre amis. Les exemples foisonnent, j’ai écrit sur mon blog tout neuf le mal que je pensais de la particratie, cette forme dévoyée de la démocratie, qui tente par tous les moyens de maintenir ce pays en vie pour conserver ses privilèges et qui a trouvé un adversaire, un punching-ball rêvé en la personne de De Wever, l’ennemi public numéro un en Wallonie et à Bruxelles.  « Marianne » dans son édition de samedi dernier a d’ailleurs publié une carte blanche que j’ai écrite et qui a été refusée par « La Libre » et « De Standaard » Conséquence visible de cette très belge façon de conduire les affaires publiques : le niveau de dépolitisation de la société atteint des sommets, le corps social est assoupi, endormi, le débat réduit à la portion congrue. L’alternance politique n’existe pas puisqu’on retrouve les 4 partis traditionnels à l’un ou l’autre niveau de pouvoir d’une Belgique fédéralisée où les exécutifs se sont additionnés, et dont je rappelle qu’un décret régional vaut sur le plan normatif une loi fédérale… La majorité des Belges francophones sont démobilisés, sous-informés (quelle est leur connaissance réelle du mécano institutionnel belge par exemple ?), transformés en moutons de panurge, prêts à avaler toutes les couleuvres du pouvoir quel qu’il soit.

Ne croyez surtout pas que je veuille jeter le bébé avec l’eau du bain. J’ai écrit suffisamment de choses positives sur le côté convivial des Belges, sur cette identité faible qui les ouvre naturellement vers l’extérieur, sur la paix civile qui a toujours prévalu malgré nos différences (il y a des explications d’ordre religieux  par exemple) linguistiques et culturelles profondes, sur un tissu économique assez dynamique tourné vers l’exportation, sur une sécurité sociale, en particulier les soins de santé, qui reste performante même si la crise de la dette souveraine est en train de plomber ses performances médicales et sociales. Car le système belge, miné de l’intérieur par ses contradictions et conflits ne vit pas en autarcie (je suis curieux de voir comment va se mettre en place concrètement la nouvelle réforme de l’Etat, avec de vraisemblables ratés et un alourdissement de la pression fiscale, l’une des plus élevées au monde). Notre pays est confronté aux mêmes problèmes économiques  financiers, sociaux, écologiques qui secouent l’Europe et la planète entière. Si l’on en croit la communication officielle, la Belgique s’en sort plutôt mieux que ses voisins. Je ne partage pas ce point de vue mais je ne veux pas verser ce soir dans une querelle de chiffres et d’experts qui se trompent plus souvent qu’à leur tour.  Si je prends un seul secteur, le transport et la mobilité, le navetteur que je suis depuis quarante ans a pu mesurer la déglingue de la SNCB et la congestion insupportable du trafic automobile, vers Bruxelles notamment, sans qu’aucune politique nouvelle ne soit mise en place.  Je vous renvoie au chapitre de mon livre consacré à ce sujet et aux déclarations d’Alain Flaush, l’ancien patron de la STIB qui met le doigt là où ça fait mal. La Belgique, dit-il, est l’un des pays les plus embouteillés au monde sans qu’on y apporte de solutions durables faute de courage et de vision politique. Il parle d’amateurisme et du pays de l’à-peu-près. J’espère que mon exposé ne vous laissera pas un goût de trop peu. (Extraits page 215 et suivantes).

Je terminerai en disant, comme il y a deux ans dans une carte blanche demandée par « Paris Match » Belgique, que la seule façon d’exister de manière consistante, serait de se réformer de fond en comble, à commencer par la façon de faire de la politique. On en est plus éloigné que jamais. Je plaidais également pour une Belgique à 4 régions très largement autonomes avec une solidarité entre elles, en conservant le socle commun de la sécurité sociale.  La dernière réforme de l’Etat donne plus de responsabilités aux Régions mais je ne suis pas certain du tout que cela permettra une gestion plus efficace et parcimonieuse des affaires publiques. La démocratie est d’abord une exigence qualitative dont chaque citoyen devrait se sentir concerné et capable de peser sur les décisions en toute connaissance de cause. Dans cette perspective, même si notre Histoire est très différente, je pense que le modèle suisse pourrait être une référence intéressante sinon à copier, mais dont nous pourrions nous inspirer. Notre pays n’en prend pas le chemin.  Ce seront peut-être des éléments extérieurs qui obligeront la Belgique à se réformer fondamentalement au risque de la voir disparaître à terme ou à ne plus représenter une entité cohérente même coiffée d’une couronne.

Philippe Dutilleul

MA BLESSURE FRANÇAISE

Colloque Prospective-Parlement Wallon-2014-11-27 » Ma Blessure Française « , tel est le titre que Louis Nisse a donné à un essai qui devrait bientôt se retrouver dans toute bonne librairie. Nous vous livrons, avec l’autorisation de l’auteur, l’avant-propos d’un ouvrage qui, nous l’espérons, suscitera chez vous l’envie de vous laisser prendre par la main pour parcourir les chemins improbables qu’emprunte un amoureux de la beauté.

Paul D.

RHAPSODIE

AVANT-PROPOS

France, je t’offre ici le Cheval d’Orgueil d’un Wallon. Tu ignores presque  tout de nous, les Liégeois, les Wallons, les francophones de Belgique. Puisse ce témoignage t’aider à mieux nous connaître et à nous reconnaître ! Et te donner envie de découvrir ma petite patrie, ma terre wallonne : elle t’appartient. Laisse- moi te guider ; arpente-la avec moi en préparation de ta prochaine Joyeuse Entrée, ta très prochaine Joyeuse Entrée, car la Belgique s’évapore. Et, si possible, fais-moi la grâce de suivre l’ordre des chapitres sans te laisser tenter par une picorée à laquelle les nombreuses illustrations  pourraient sembler te convier.

Rassure-toi, mes arrêts sur images ne devraient constituer ni un redoutable diaporama sur ma famille, ni le guide vert de Michelin, ni celui du Routard : tu vas rire et pleurer, du moins je l’espère. Dans cet essai, je tente de définir ma patrie liégeoise et wallonne et mon identité française, qui est aussi un projet et un combat. Et même si j’y exprime mon vécu le plus singulier, le plus irréductible peut-être, je gage néanmoins que les Français de toutes ethnies se réchaufferont le plexus solaire en se reconnaissant dans ce projet minimum commun, en deçà duquel nous ne pouvons que mourir.

Ce livre ambitieux et multiforme, difficile à cerner, j’aurais pu le sous-titrer L’Homme qui arrêtait les trains. En effet, sans être machiniste ni cheminot comme mon cher Pépé, en célébrant la fidélité, je tente d’arrêter des trains. Celui qui conduit notre langue française vers la mort et nous vers l’anéantissement symbolique. Celui dont le tracé dévaste notre mémoire jusqu’au cœur de nos villes. Ceux qui rendent inaudibles les chants profonds du monde. Ceux qui broient les cultures, aussi vitales à l’Homme que la biodiversité ou la poésie.

Ma petite patrie, la Wallonie, tu la découvriras d’abord grâce à mes parents. Grâce à mon père, un humble et fier artisan de sa glorieuse histoire industrielle, qui avait un terrible compte amoureux à régler avec toi. Grâce à ma mère, née en ton sein, au cœur du Béarn, qui vécut une sorte d’exil à Liège, une ville si peu étrangère pourtant. La Wallonie – une Wallonie certes très liégeoise, la mienne –, je t’en retracerai l’Histoire, France, j’évoquerai pour toi ses richesses, son patrimoine, sa culture, ses langues et je te montrerai l’impasse politique, la nasse où son attachement à l’État belge la coince dorénavant. L’aliène et la  meurtrit. J’y évoquerai aussi les enfants qui l’ont honorée et qui l’honorent ainsi que le long combat des militants wallons qui inspirent mes velléités.

Cet écrit qui pourrait d’abord te dérouter, je le nomme rhapsodie, car mon ambition est de coudre (ραπτειν) des registres très divers – prose lyrique, pamphlets, poèmes, farces, textes référentiels s’entrelacent – tout en gardant une unité poétique. (Tu jugeras si j’ai réussi cette gageure.) Ces vibrations des verts rejets de mes toutes premières détresses et tendresses, puissent-elles aussi te parcourir. Mes anciennes blessures te guérir.

 

La justice française se déclare compétente pour juger Facebook

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision de la justice française.

Facebook a été assigné par un internaute qui se plaint d’avoir vu son compte censuré après la publication d’une photo de « L’Origine du monde », le tableau de Gustave Courbet représentant un sexe féminin.

Le tableau « L’Origine du monde », de Gustave Courbet, est conservé au musée d’Orsay à Paris, depuis 1995. (MUSEE D’ORSAY / WIKIMEDIA COMMONS)

Le statut de Facebook n’a pas influencé la justice. Le tribunal de grande instance de Paris s’est déclaré, jeudi 5 mars, compétent pour juger le réseau social américain dans un conflit l’opposant à un internaute. Le géant du net prétendait n’avoir de compte à rendre qu’à la justice américaine. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre cette affaire.

Le problème avec « L’Origine du monde »

Le géant américain est assigné en justice par un professeur des écoles, père de trois enfants, qui reproche à Facebook d’avoir bloqué en 2011 son compte où il avait posté une photo du tableau de Gustave Courbet, L’Origine du monde, représentant un sexe féminin. Une représentation que le réseau social considère comme une simple représentation de la nudité, interdite par Facebook, et non comme une œuvre. La photo du tableau de Courbet renvoyait à un lien vers le site de la chaîne Arte

Le plaignant a vu son compte désactivé par « une censure aveugle » la veille de son anniversaire, a dénoncé l’avocat de l’instituteur, lors de l’audience du 22 janvier. Il estime en conséquence avoir subi un préjudice, d’autant que ses mails de réclamation sont restés sans réponse. L’homme « s’est senti associé à une personne qui ne serait pas digne de considération ou qui aurait des mœurs ou des pratiques interdites par la loi », a ajouté l’avocat rappelant que son client, « homme droit, cultivé et très attaché à la transmission du savoir. »

Les arguments juridiques de Facebook

Lors de l’audience de janvier, l’avocate de Facebook a contesté la compétence du tribunal français pour juger cette affaire en expliquant que l’internaute avait accepté, en s’inscrivant sur le site, les conditions générales d’utilisation qui prévoient la seule compétence d’un tribunal américain pour trancher les litiges.

Me Caroline Lyannaz a également réfuté l’idée que le réseau social puisse relever du droit de la consommation français car, a-t-elle fait valoir, « le service est gratuit » et c’est l’internaute qui prend l’initiative d’ouvrir un compte.

La réponse de l’avocat de l’internaute

« Si je comprends bien et si l’on suit votre logique, aucun des 22 millions d’usagers de Facebook en France ne pourra jamais saisir une juridiction française civile en cas de litige », avait dénoncé l’avocat de l’internaute, Me Stéphane Cottineau, en évoquant « une clause abusive ».

Ce qu’en dit la justice

Comme le défenseur de l’internaute, le tribunal juge notamment « abusive » cette clause exclusive de compétence, obligatoirement signée par tous les utilisateurs de Facebook. Cette dernière désigne un tribunal de l’Etat de Californie, où siège l’entreprise, comme étant le seul habilité à trancher les litiges.

Interrogé par l’AFP, l’avocat de  l’utilisateur banni de Facebook s’est félicité de cette « vraie victoire » : « C’est une première manche gagnée par David contre Goliath. Compte-tenu de l’aura du TGI [tribunal de grande instance] de Paris, cette décision va faire jurisprudence pour les autres réseaux sociaux et autres géants du net qui utilisent l’implantation à l’étranger de leur siège social, principalement aux Etats-Unis, pour tenter d’échapper à la loi française ».

Dossier Chodiev-De Decker : que fait la justice belge ?

 

Président du sénat de 1999 à 2004 puis de 2007 à 2010, bourgmestre (maire) de la Commune d’Uccle depuis 2006, Ministre de la coopération au développement de 2004 à 2007, il devient Ministre d’état en 2009 et est réélu sénateur direct de 2010 à 2014 et député bruxellois en 2014.

C’est donc un personnage important du royaume belge dont il est question.

Il reconnaît avoir travaillé en tant qu’avocat pour le milliardaire kazakh Chodiev et avoir perçu 500 000 € d’honoraires pour un dossier qui lui a demandé 500 heures de travail.

1 000 € l’heure : pas mal…

 

05/03/15 à 08:48 – Mise à jour à 08:48

Source : Le-Vif-L-Express

Malgré l’avancée de l’enquête française et les appels du pied des magistrats de Paris, il n’y a toujours pas de vraie enquête en Belgique sur le Kazakhgate. Pour l’instant, le libéral Armand De Decker n’est inquiété par aucune procédure judiciaire belge.

Dossier Chodiev-De Decker : que fait la justice belge ?

Armand De Decker © Belga

 

Dans le dossier Sarkozy-Chodiev-De Decker, la justice française a mis en examen quatre personnes en septembre dernier, et elle vient de demander la levée de l’immunité du sénateur Aymeri de Montesquiou, descendant de la famille de d’Artagnan, pour une cinquième mise en examen. Une des infractions retenues dans l’enquête hexagonale est celle « de corruption d’agent public étranger ». Or le seul agent public étranger connu dans cette affaire est l’ancien président du Sénat Armand De Decker (MR). Les deux juges d’instruction parisiens en charge du dossier semblent donc nourrir des soupçons à l’égard du libéral belge. Lequel, tout en restant sénateur, avait repris ses activités d’avocats en 2011 pour rejoindre l’équipe de Me Catherine Degoul qui défendait le milliardaire kazakh, empêtré dans le dossier Tractebel.

De Decker aurait-il influencé le processus parlementaire pour que la loi sur la transaction pénale élargie soit votée juste à temps et puisse permettre à son richissime client d’échapper in extremis à un procès en correctionnel ? Et ce à la demande de l’Elysée, occupé par Nicolas Sarkozy, dont un gros contrat en armement avec le Kazakhstan était conditionné à cet épilogue judiciaire ? Le bourgmestre d’Uccle s’en défend vigoureusement, tout comme il conteste le montant de 734 346 euros versé par Chodiev, pour ses services, que révèle pourtant une note des juges parisiens, publiée par Le Canard Enchaîné. Ce montant (comme d’ailleurs les autres cités dans l’article de l’hebdo satirique) a été repéré, dans le cadre de l’enquête, par Tracfin, la cellule française de traitement des circuits financiers clandestins, soit l’équivalent de la CTIF belge.

En juin 2014, les Français ont diligenté une commission rogatoire à Bruxelles. Menée par la police judiciaire fédérale, elle s’est terminée en septembre. Armand De Decker nous dit ne pas avoir été interrogé dans le cadre de cette commission. Le 26 février dernier, les deux magistrats français se sont déplacés à Bruxelles pour rencontrer des représentants du parquet général et du parquet fédéral. But de la visite : examiner ce que Français et Belges pouvaient faire ensemble. Une telle initiative démontre, pour le moins, leur intérêt pour le volet belge du dossier.

Aucun devoir d’enquête

Peu après cette rencontre, le parquet de Bruxelles a communiqué que, côté belge, une information judiciaire avait été ouverte en 2013, mais qu’à ce stade aucun élément ne permettait d’impliquer Armand De Decker. La date n’est pas exacte. Il y a un bon mois, le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V), répondant à une question de Georges Gilkinet (Ecolo) à la Chambre, indiquait qu’une information judiciaire contre X avait été ouverte fin octobre 2014. C’est suite aux révélations du journal Le Monde sur les mises en examen par la justice française que des enquêteurs de l’OCRC (police anti-corruption) ont rédigé un PV initial, le 31 octobre 2014, à l’intention du procureur du roi de Bruxelles, dans l’espoir que la justice belge enquêterait, elle aussi, sur l’affaire. Un PV initial entraîne automatiquement l’ouverture d’une information pénale. Ce qui a eu lieu. Mais, selon nos informations, aucun devoir d’enquête n’a été demandé, depuis lors, aux hommes de l’OCRC qui ont pourtant rédigé des PV de rappel. L’enquête du parquet de Bruxelles n’a donc jamais réellement démarré…

Depuis quelques jours, des discussions répétées ont lieu au parquet fédéral, sous la houlette du magistrat de référence en matière de corruption, Jean-Pascal Thoreau, pour voir s’il serait opportun d’ouvrir une instruction judiciaire, d’autant que les Français s’apprêtent, semble-t-il, à introduire une demande formelle d’entraide judiciaire. Bref, depuis les premières révélations du Canard Enchaîné, en octobre 2012, la justice belge se tâte toujours.

Thierry Denoël

Il faut sauver la dorsale wallonne du Thalys

Nos amis Laurent Vandamme et Louis Cartilier nous demandent de relayer leur appel à signer la pétition qui demande le rétablissement de la dorsale wallonne du Thalys qui relie Liège, Namur, Charleroi et Mons à Paris.

L’ AWF se joint bien sûr à cet appel. Il est outrageant de constater le parallélisme effectué par le gouvernement fédéral entre la suppression du Thalys Ostende-Paris dont les Flamands ne voulaient plus avec celle du Thalys de la dorsale wallonne dont les Wallons ont le plus grand besoin tant au niveau économique que culturel. Nous demandons au gouvernement wallon d’adopter une attitude de révolte et non une condamnation de circonstance.

Paul D.

Chers amis,

Dans sa rage destructrice de nos droits, le gouvernement a décidé de priver nos gares wallonnes de Mons, Liège, Namur et Charleroi de la liaison quotidienne pourtant si appréciée du Thalys avec Paris-Nord.

Nous jouissions de cet avantage depuis des années, on nous le supprime, sans autre procès… Seule Bruxelles y aura encore droit!

Réagissons à cette nouvelle atteinte à la Wallonie!

https://www.lapetition.be/en-ligne/non-a-la-suppression-du-thalys-wallon-15455.html

Exprimez-vous svp !

Laurent Vandamme

Choix de société : il y va de notre santé…

L’AWF se joint à AVAAZ pour vous demander de signer et de faire circuler parmi vos contacts la pétition qui suit. Il y va de la survie du monde paysan français et wallon. Il y va surtout de notre santé et du redéploiement d’une agriculture et d’un élevage qui respectent l’homme et l’animal. Il y va aussi d’une qualité de vie à la française.

Des milliers de vaches et chèvres agglutinées dans d’immenses entrepôts. Bourrées de médicaments. Reliées à des pompes à lait, tandis que le paysan qui s’occupe d’elles est réduit à un simple rouage dans cette énorme machine. Voilà ce que promet l’ouverture de l’usine aux 2200 animaux à l’étude dans la région de Tours. Mais la préfecture n’a pas encore donné son autorisation, et nous pouvons encore l’arrêter.

Cette nouvelle ferme industrielle géante est le pur produit d’un système déshumanisé, qui avilit le métier de paysan et ronge les écosystèmes de la région. Il est à l’opposé d’une agroécologie durable et stimulante pour l’économie rurale, pourtant prônée par le ministre de l’Agriculture. 
Si nous nous mobilisons massivement dès à présent, nous pouvons créer un tapage médiatique tel qu’il forcera le ministre à abandonner ce projet honteux.

Le Salon de l’Agriculture vient de se tenir à Paris et cette grand-messe ultra médiatisée est une opportunité unique d’exiger l’abandon de cette ferme inhumaine. Cela serait une victoire cruciale dans le combat pour que les exploitations françaises respectent l’environnement, notre santé, le bien-être des animaux et que les agriculteurs ne soient pas mis de côté.

Signez cette pétition et envoyez-la à tous vos proches: Avaaz interpellera Stéphane Le Foll lorsque nous atteindrons 100 000 signatures.

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?bEBYKab&v=54402

L’année dernière en Picardie, la première “ferme aux 1000 vaches” a ouvert ses portes, malgré l’indignation des habitants de la région et du monde agricole. Aujourd’hui, une quinzaine de méga-projets sont en préparation en France, menaçant toujours plus les emplois de nos agriculteurs. Le pire est que l’État – c’est-à-dire nos impôts – subventionne à coups de millions d’euros ces installations ! 

Signez cette pétition pour dire non aux fermes animales géantes, et demander à Stéphane Le Foll de maintenir le cap sans céder aux pressions des lobbies de l’industrie agroalimentaire:

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?bEBYKab&v=54402

Nous avons déjà joint nos voix et réussi à protéger les animaux en voie de disparition, les abeilles ou les animaux marins. Cette fois ce sont nos agriculteurs et les animaux d’élevage qui nous nourrissent chaque semaine qui ont besoin de nous. Et c’est un nouveau modèle de société que nous pouvons défendre, ensemble.

Avec optimisme et détermination.

 

Mémorandum de l’AWF

 REJOIGNEZ L’ALLIANCE WALLONIE – FRANCE !

Mouvement de citoyens libres et informés

AWF Cap 2015

La démocratie ne s’arrête pas avec les élections…

Mémorandum de l’ AWF

En Belgique, jamais l’hypothèse de la réunion de la Wallonie à la France n’a été évoquée par les partis politiques traditionnels.

La réunion à la France se fera cependant quand les centres d’études des partis verront l’impasse dans laquelle les a plongés l’option d’une Belgique confédérale pour la  Wallonie et Bruxelles.

Le rôle de l’AWF est donc de sensibiliser les citoyennes et citoyens wallons afin qu’ils se mettent en mouvement pour que s’impose le débat sur l’avenir français de la Wallonie. Seul un mouvement de citoyens sera capable de faire évoluer l’opinion publique wallonne.

En  France,  la  question  « belge »  est  évoquée,  mais  non­‐ingérence  et  non­‐indifférence restent les maîtres-mots des responsables politiques français. Les marches citoyennes de plus de 4 millions de Citoyens français, mais aussi les centaines de milliers de marcheurs wallons et bruxellois viennent de nous démontrer l’attachement de nos populations aux Valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

  1. En Belgique, le débat est dominé par trois problèmes.

– Le premier est économique et social, portant sur le chômage et les moyens d’une relance par une coalition fédérale. Il est commun à tous les pays européens.

– Le deuxième repose sur des sociétés aux aspirations de plus en plus distanciées. La Flandre peaufine en douceur son confédéralisme pendant que les Régions wallonne et bruxelloise s’accrochent à un fédéralisme dont ne veut plus le Nord.

– Le troisième est purement institutionnel. Toute question traitée au niveau fédéral a un caractère institutionnel (cf. le survol des avions à Bruxelles). Tous les ministères régaliens ou importants (Intérieur, Armée, Justice…) sont aux mains des Flamands.

En Belgique, nous cumulons trois problématiques pendant qu’en France, les débats se focalisent sur l’économique, le sociétal et la réforme des régions et des départements.

Si l’idée régionale ne progresse pas, en tout cas pas avant que l’on ne constate l’impasse budgétaire wallonne, à fortiori l’idée de la réunion à la France ne progressera pas plus, les deux idées étant liées.

                              Rappelons l’analyse de l’AWF

 1 . La fin de la Belgique est inéluctable à court ou moyen terme parce que :

– la Flandre considère que le modèle fédéral belge est un échec et qu’il faut passer au confédéralisme ;

-­ pour la Flandre, la 6e réforme de l’État n’est qu’une étape avant la 7e réforme qui touchera le cœur de la sécurité sociale, ce qui signifie passer d’un modèle de société qui aujourd’hui est  commun  à  la  France  et  à  la  Belgique  à  un  modèle  anglo­‐saxon  dont  une  majorité  de Wallons ne veut pas ;

-­  tous  les  observateurs  internationaux  de  la  vie  politique  s’accordent  à  considérer  qu’un État fédéral ou confédéral n’est viable qu’à partir du moment où il réunit un minimum de 6 entités (cf. l’Allemagne, la Suisse, les États-­‐Unis, le Canada…).

2. L’analyse du professeur Gazon, corroborée par d’éminents professeurs en économie, démontre qu’aujourd’hui, chiffres à l’appui, une Wallonie indépendante n’est pas viable au niveau de ses finances publiques.

Une Fédération Wallonie‐Bruxelles ne l’est pas plus pour des raisons politiques (95 % des Bruxellois ne voient pas leur sort lié à celui de la Wallonie). Par ailleurs, nous assistons à un développement  important  de  l’identité  bruxelloise  (70  %  se  disent  aujourd’hui  bruxellois avant tout)

3. Par défaut, la Communauté de destin avec la France s’impose. C’est le choix de la raison. C’est aussi le choix de la solidarité interrégionale et du refus de sacrifier au minimum deux générations de Wallons sur l’autel d’une Belgique devenue mortifère pour la Wallonie.

4. Monsieur Jacques Lenain, haut fonctionnaire français, a développé sur le site de l’AWF (http://www.alliancewalloniefrance.wordpress.com) le projet « d’intégration-autonomie » de la Wallonie à la République française, qu’il appartiendra d’utiliser au mieux pour que sortent renforcés ET la Wallonie ET la France dans le respect de l’héritage wallon.

5. La Wallonie a la chance de partager la langue française avec la France, langue internationale présente sur les 5 continents et forte de centaines de millions de locuteurs au travers de la francophonie. ( plus besoin de se farcir le néerlandais pour obtenir un emploi même en Flandre : voir le cas de Courtrai où les entreprises exigent de leur personnel wallon la connaissance du néerlandais, ce qu’elles n’exigent pas pour les citoyens français.) Des études sérieuses ont démontré que la Wallonie n’avait besoin que de 10 % de bilingues français-­‐néerlandais pour des emplois situés dans l’administration bruxelloise ou fédérale.

UN PLAN « F » : tout se passe aujourd’hui comme si l’hypothèse FRANCE n’existait pas, même à titre de simple hypothèse de travail. Il nous faut un PLAN « F »

Les études des économistes, et notamment celles du professeur Gazon, n’ont jamais été ni démenties ni relayées dans l’opinion.

De Namur à Liège, ou de Charleroi à Nivelles, les confidences faites à l’AWF par d’anciens responsables  politiques  wallons  de  premier  plan  lors  de  nos  conférences-débats  restent cachées sous le manteau.

Le  site  internet  de  l’Alliance  Wallonie‐France,  dont  la  qualité  est  incontestable,  reçoit  de nombreuses visites, mais n’est que rarement évoqué, pour ne pas dire jamais…

Nous souhaitons, au sein de l’Alliance Wallonie-­‐France, que la question de la réunion de la Wallonie à la France ne soit plus soutenue par le seul élan d’émotions, d’états d’âme ou de sentiments francophiles, moteur certes indispensable à la persuasion, mais soutenue aussi par une argumentation objective et claire qui emporte la conviction.

Que l’AWF soit la lumière qui brille même dans l’obscurité la plus profonde est l’objectif de notre mouvement.

              Wallonie, région de France à statut spécial

La Wallonie telle qu’elle est dessinée actuellement est d’une importance tout à fait comparable aux futures régions françaises.

Dès  à  présent,  nous  demandons  aux  responsables  wallons  d’activer  comme  partenaire privilégié  de  la  France  les  accords  de  coopérations  signés  en  1999  et  en  2004  dans  les domaines suivants : coopération linguistique, culturelle et scientifique, échange permanent d’informations,    échange    d’expériences    et    de    personnes,    conclusions    d’ententes sectorielles,  collaboration  directe  entre  institutions  diverses  (chambres  de  commerce, universités, entreprises, associations, etc.), élaboration et réalisation de projets conjoints, transfert   réciproque   de   technologies   et   de   savoir-­‐faire,   organisation   de   rencontres professionnelles,  séminaires,  ateliers  au  bénéfice  d’experts  et  de  porteurs  de  projets, réalisation  d’études  et  d’expertises,  promotion  réciproque  de  produits  et  de  services, promotion de partenariats interentreprises et création de sociétés mixtes.

 Il  y  a  lieu  de  mettre  en  application  les  décrets  signés  entre  la  France,  la  Wallonie  et  la Communauté française Wallonie ‐ Bruxelles.

Le gouvernement français et le parlement wallon doivent dès à présent prendre des initiatives concrètes. Et les citoyens en proposer.

Il  nous  faut  donner  du  souffle  à  ce  mouvement  citoyen  qu’est  l’Alliance  Wallonie-­‐France, spécialement dans les partis francophones  dits traditionnels,  pour qu’il atteigne  sa pleine envergure.

                               Notre programme 2015

Nous entendons agir, non seulement en Wallonie, mais aussi en France, pour qu’apparaisse ce mouvement pluraliste de citoyens porteurs de débats publics transparents sur l’avenir des relations entre la Wallonie et la France.

Avec des citoyens, des artistes, des syndicalistes, des économistes, des journalistes, des universités, des grandes écoles, des étudiants… Toute une société qui se met en route pour plus de justice, plus de fraternité et plus de solidarité.

Le  concept  d’intégration ‐ autonomie  de  la  Wallonie  au  sein  de  la  République  française  tel que développé sur notre site par M. Jacques Lenain est celui qui nous permettra le mieux de rencontrer l’adhésion de la société wallonne. Nous jouirons ensemble d’une plus grande solidarité et nous serons citoyens français tout en restant wallons toudi, et belges pour ceux qui en ont la fibre.

Comme pour les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Corses ou les Savoyards, il pourra y avoir des citoyens français d’identité française, wallonne ou belge selon les sensibilités de chaque citoyen.

                       « FRANCE – WALLONIE »

                         Nous mettons nos forces en commun !

Tel est le sens de la campagne que nous lançons en France et en Wallonie.

Venez donc nous rejoindre et nous aider !

Site de l’AWF : www.alliancewalloniefrance.wordpress.com

 Contacts :

Président : Paul Durieux, pauldurieux2003@yahoo.fr – 04 263 69 17 ou 0476 654 329

Secrétaire : Marie Malotaux, marie.malotaux@gmail.com – 081 583 743

Trésorière : Renée Decroisson, renee.decroisson@live.be – 04 380 40 63 ou 0499 381 084

 Administrateurs :

Alain Balsat, a.balsat@skynet.be – 04 263 54 18 ou 0496 515 045

Louis Nisse, nisselouis@gmail.com – 04223 37 78

Louis Cartilier, cartilouis@yahoo.fr – 04 265 59 44 ou 0476 266 924

Adrien Lhomme,alh11api@gmail.com – 02 325 70 15 ou 0497 486 467

Georges-­Henry Simonis, ghsimonis@voo.be – 0485 535 623 ou 071 611 275

Michel Pieret, pieret.michel@skynet.be – 0495 214 370

Philippe Fery, philoufery@gmail.com – 0476 249 840

Paul Mélot, paulmelot1@gmail.com – 0497 606 094

Une belle histoire d’amitié franco-belge

Léon Wintgens est un ami et un des membres de l’AWF qui a obtenu la nationalité française. Il m’envoie le bulletin municipal de Valras-Plage qui, dans son édition de janvier-février 2015, consacre ses pages 11 et 12 à la belle histoire de ces Wallons qui, fuyant l’armée nazie, ont vécu « l’évacuation » et ont été accueillis en toute amitié et fraternité par des Françaises et Français devenus leurs sœurs et frères.

« Il était une fois » VALRAS-PLAGE !

UNE RUE, UNE PLAQUE, UN LIEU, UN NOM…

valras plage portC’est un beau roman, c’est une belle histoire… Une formidable romance d’amitié, comme l’aurait aimée chanter Michel Fugain,   née au cœur du drame de la seconde guerre mondiale, entre une famille belge et une famille valrassienne !

Nous sommes le 10 mai 1940, jour de la déclaration de guerre où l’Allemagne nazie envahit la Belgique. Dans le village de Verviers situé dans l’Ardenne belge à 30 km de la frontière allemande*, vivent Thérèse et Jean Neufcour avec leur fille Léonie et ses deux frères jumeaux. Le souvenir douloureux des exactions qui se sont perpétrées en 1914, la barbarie et la férocité des troupes de l’Empire allemand, contraignent la famille Neufcour et toute la population de cette région à « partir en évacuation », selon la formule consacrée. Jean, qui était ambulancier, et ses deux fils rejoignent un centre de recrutement de l’armée belge. Parallèlement, pour Thérèse et Léonie, c’est le début d’une odyssée périlleuse qui aboutira finalement par une rencontre avec Catherine et Némorin Soutier, une famille de pêcheurs valrassiens. Une immarcescible amitié naît entre les membres de ces deux familles, une puissante affection qui a résisté à l’épreuve du temps, dont le récit nous a été révélé grâce au témoignage de Léon Wintgens, petit-fils de Thérèse et fils de Léonie, qui a choisi depuis octobre 2006 de vivre… à Valras-Plage !

« Dès la première heure de guerre en mai 40, les Allemands étaient là ! Ma future mère Léonie, alors âgée de 22 ans, et ma grand- mère Thérèse sont parties de leur côté, d’abord à pied, puis en train jusqu’à Tournai près de Lille. La traversée d’une bonne partie de la Belgique durera plusieurs jours. Depuis Tournai, elles ont embarqué dans des wagons à bestiaux, direction la côte Atlantique, Bordeaux, puis elles entendirent une voix dans le train lancer : ‘Terminus !’… Elles étaient arrivées à la gare de Béziers ! Le voyage s’était effectué dans des conditions assez abominables, les arrêts étaient fréquents, et bien souvent, elles dormaient dans les fossés. »

A la gare de Béziers, un comité d’accueil, composé de personnes de la région biterroise qui s’étaient portées volontaires pour accueillir les réfugiés, les attendait. Thérèse et Léonie ont ainsi été recueillies par la famille Soutier.

« Elles sont restées à Valras-Plage pendant plus de 4 mois et elles ont été non seulement hébergées, mais aussi prises en de bonnes mains, soutenues moralement et généreusement nourries. »

Après la capitulation de l’armée belge à la fin du mois de mai 1940, c’est la débâcle ; le grand- père Jean Neufcour et ses deux fils jumeaux âgés de 17 ans qui n’ont pas été mobilisés, étaient basés à la frontière française, et se réfugient dans les Pyrénées-Orientales. Leurs noms figurent sur des listes de réfugiés que l’on publiait à l’époque, et qui étaient affichées dans les mairies… dont celle de Valras-Plage !

« Ma grand-mère et ma mère les ont donc contactés et ils les ont rejointes chez Catherine et Némorin Soutier. Nous avons conservé des photos où ils sont tous réunis ici, à Valras-Plage. »

A Valras-Plage, Jean Neufcour ne reste pas inactif ! Pour preuve, cette lettre qui lui a été adressée par la section de Béziers du Haut-Commissariat Belge le 26 août 1940 : « Mes compatriotes, réfugiés à Valras, m’ont fait connaître tout le dévouement que vous avez apporté à maintes occasions à leur être agréable et à leur rendre service chaque fois qu’ils ont eu besoin de votre intervention, en qualité d’infirmier. Je me fais un devoir et un plaisir de vous remercier comme il convient de votre abnégation et aussi des services généreux et bénévoles que vous leur avez rendus. »

Courant septembre 1940, toute la famille Neufcour rentre en Belgique où elle vivra la poursuite de la guerre et, à nouveau, la sanglante bataille des Ardennes en 1944, soit deux ans avant la naissance du petit Léon Wintgens.

« Je suis né le 20 septembre 1946 à Verviers. Dans les années 50, quand j’étais en âge de comprendre, je me souviens que ma mère parlait avec beaucoup de nostalgie et d’émotion de Valras-Plage. Elle m’a raconté cette histoire douloureuse, mais aussi, finalement heureuse, et elle vénérait chaleureusement cette famille Soutier : Catherine, son époux Némorin, Mamé Cécile, la mère de Catherine, et le fils Joseph dit « Jojo ». Pour ma mère, ces gens étaient extraordinaires ! Les deux familles s’écrivaient au minimum 2 fois par an, car, à l’époque, nous étions de condition modeste et n’avions pas les moyens de voyager comme nous le pouvons maintenant. »

En 1972, alors que le père de Léon, Jean Wintgens, était gravement malade et hospitalisé, sa mère reçut une lettre des Soutier qui disait en substance : « Nous serions vraiment ravis si vous nous rendiez visite… ». Au mois de mai de cette même année, Léonie et Jean sont venus en train couchettes passer 15 jours à Valras-Plage chez Catherine et Némorin.

« Au retour de mes parents, ils m’ont dit que je devais absolument connaître ces gens-là car ils sont formidables ! Deux ou trois ans après, je suis venu en villégiature à Valras-Plage et cela a été le coup de foudre pour toute la famille Soutier avec laquelle nous avons tissé des liens d’amitié fabuleux. »

Depuis 1976, les Soutier ont passé plusieurs séjours en Belgique, et Léon est venu au moins une fois par an dans notre station balnéaire, ce qui explique son amour pour notre ville et la reconnaissance qu’il éprouve pour la famille Soutier et, au-delà, pour toute une région.

« Je suis toujours très ému quand je vois sur la façade du théâtre municipal de Béziers, la plaque commémorative de remerciements des Belges vis-à-vis des habitants du Biterrois et des environs. »

Le rêve de Léon Wintgens était de pouvoir acquérir un pied-à-terre à Valras-Plage, ce qui fut chose faite en 2006. Retraité depuis 2009 – Léon était greffier en chef au sein de l’institution belge Justice de Paix, qui correspond à notre Tribunal d’Instance – il réside 8 à 9 mois par an dans la station.

« Sans doute avais-je déjà des affinités avec la France puisque mon grand-père maternel était natif de Tourcoing, mais j’ai toujours été très francophile et, après quelques mois de procédures, j’ai reçu des mains du Sous-préfet Nicolas de Maistre, mon certificat de nationalité française en avril 2012. Aujourd’hui, j’ai la France, la ville de Valras-Plage et la famille Soutier chevillées au cœur… Cela a toujours été mon idéal, et me voilà comblé au-delà de toutes mes espérances ! »

* Nos lecteurs auront corrigé : Verviers est une ville et elle n’est pas située en Ardenne belge, mais ceci ne change en rien la belle histoire vécue, ni la chaleur du souvenir, ni le plaisir que j’ai eu à vous la faire partager.

Paul D.

François Perin, une plume et un visionnaire

Ce vendredi matin, Jules Gheude était à la Maison de la Presse de Liège pour y présenter son dernier livre « François Perin, une plume ». Parmi d’autres journalistes, RTC Liège était présent. Vous trouverez ici le lien vous permettant d’accéder au reportage de la télévision locale liégeoise :

http://www.rtc.be/reportages/262-general/1465346-francois-perin-un-visionnaire

Sur les traces de la Wallonie française

Nous tenons à revenir sur un livre que les événements de ce mois de janvier 2015 ne nous ont pas permis de présenter comme il mérite de l’être.

Sur les traces de la Wallonie françaiseTout Wallon devrait avoir à cœur d’enrichir sa bibliothèque de ce merveilleux ouvrage édité par l’Institut du Patrimoine Wallon sous la direction de son Administrateur Général M. Freddy Joris qui en est l’éditeur responsable. Si nous avons un livre et un seul à vous recommander en ce début d’année 2015, c’est bien à  » Sur les traces de la Wallonie française » que nous penserons. A lire pour votre propre plaisir ou à offrir en cadeau, cet ouvrage merveilleux ne pourra que vous surprendre et vous enchanter.

Tant la conception graphique que les cartes des anciens « pays » de Wallonie, de l’organisation du Nord de la France en départements et de la Wallonie française ainsi que les nombreuses photos sont remarquables.

Le texte écrit sous la responsabilité de Frédéric Marchesani, licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, a fait appel à la collaboration de nombreux historienne et historiens, archiviste, conservateur de musée, expert du centre de documentation du Musée de la Vie wallonne, ainsi qu’à l’équipe bien rôdée  de l’Institut du Patrimoine Wallon et à celles des Amis de Ligny et de l’ ASBL « Le Marronnier ».

L’ouvrage se décompose en neuf chapitres qui vous feront parcourir la Wallonie d’est en ouest et du sud au nord.

Je soulignerai des extraits d’une préface signée par M. Freddy Joris et une introduction qui se termine comme suit :

« … Il ne nous a malheureusement pas été possible de nous rendre sur la totalité des lieux évoqués. De ce fait, nous ne pouvons avoir la certitude que certains éléments patrimoniaux soient bien parvenus jusqu’à nous. Malgré nos recherches sur le terrain et la littérature scientifique, nous n’avons pas toujours été en mesure de retrouver certains éléments du petit patrimoine. Ne voulant pas faire l’économie de ces informations, nous avons décidé de les illustrer en nous basant essentiellement sur des clichés anciens issus de la photothèque de l’Institut royal du Patrimoine artistique. Toutes les illustrations en couleur sont par contre des photos actuelles.

« Si l’objectif était de partir sur les traces de la « Wallonie française », il reste évident que ce volume n’a pas la prétention d’être exhaustif. Nous espérons néanmoins que les lecteurs prendront plaisir à découvrir ou redécouvrir, par l’intermédiaire de ce patrimoine spécifique, l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815 et les témoignages que cette époque a laissés en Wallonie. »

Préface

(extraits)

Dix-huit juin 1815. Quand Napoléon subit sa dernière défaite lors de la bataille de Waterloo, il y a déjà plus d’un an que les territoires de la Wallonie actuelle ne sont plus français : dans la foulée de la bataille de Leipzig qui a forcé la Grande Armée à refluer vers la France, Prussiens et Russes sont entrés à Liège dès janvier 1814, l’Empereur a abdiqué en avril, les départements qui formeront plus tard la Belgique se trouvent sous administration militaire prussienne et dès juin 1814, leur rattachement à la Hollande est prévu dans un accord secret que le Congrès de Vienne confirmera en 1815.

Ainsi prit fin, en 1814, une période de vingt années – ce n’est pas rien…- pendant lesquelles les territoires wallons firent partie intégrante de la France, à partir de la victoire des armées françaises contre les Autrichiens en juin 1794 à Fleurus, puis du vote de la convention, le 1er octobre 1795, de la réunion des territoires conquis à la France. Pour une partie de la future Wallonie, cette annexion répondait aux vœux émis en ce sens par les assemblées révolutionnaires du Franchimont d’abord (Verviers) dès décembre 1792, et de Liège ensuite en janvier 1793, vœux qui avaient abouti en mai suivant à une première décision de la Convention visant le rattachement du Pays de Liège à la République. (…)

1794 – 1814. Ces vingt années d’histoire commune avec la France ont profondément marqué, sur le territoire de la future Wallonie, aussi bien la population que les institutions ou l’économie. Loin d’être une simple parenthèse entre deux mondes (les principautés aristocratiques ou ecclésiastiques d’Ancien Régime, et le Royaume des Pays-Bas annonciateur de la future Belgique puis du Benelux), la période française fut une époque riche en ruptures et mutations majeures, heureuses ou non, là n’est pas la question, dans une quantité de domaines et elle a laissé bien d’autres traces physiques sur notre territoire que la butte dite de Waterloo commémorant un épisode survenu, lui, plusieurs mois après la fin de notre appartenance provisoire à la France. (…)

J’invite le lecteur à se plonger dans les traces physiques de cette « Wallonie française » dont certains furent longtemps nostalgiques, et avec laquelle d’autres, héritiers de François Perin comme du Congrès wallon de 1945, renoueraient volontiers aujourd’hui.

Freddy Joris,

Administrateur général de l’ institut du Patrimoine wallon

Edition : Institut du Patrimoine wallon, 79, Rue du Lombard B-5000 Namur

Vous pourrez vous procurer ce merveilleux ouvrage

  • dans les librairies
  • par mail : publication@idpw.be Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • par la boutique en ligne
  • par téléphone : +32 (0)81 230 703 ou +32 (0)81 654 154
  • par fax : +32 (0)81 231 890
  • ou via l’une de nos deux boutiques:

Boutique de l’IPW à Namur :
Résidence du Grand Cortil
Place des Célestines, 21 (derrière l’hôtel Ibis) à B-5000 Namur
Tél.: +32 (0)81 230 703 ou +32 (0) 81 654 154
Fax : +32 (0)81 231 890
Ouverture : Du lundi au vendredi de 9h à 12h ou sur rendez-vous

Boutique de l’Archéoforum de Liège :
Archéoforum de Liège
Place Saint-Lambert à B-4000 Liège
Tél.: +32 (0)4 250 93 70
Ouverture :
En période scolaire : du mardi au vendredi de 9h à 17h et le samedi de 10h à 17h
Durant les congés scolaires : du mardi au samedi de 10h à 17h

Toute commande sera confirmée par une facture et les ouvrages envoyés par voie postale dès réception du paiement, frais de port compris, calculés selon les tarifs suivants :

Poids Prix
Belgique
De 0 à 100 g 1.54 €
De 100 g à 350 g 2,31 €
De 350 g à 1 kg 3,85 €
De 1 à 2 kg 6,50 €
De 2 à 10 kg 8,80 €
De 10 à 30 kg 14,90 €
Europe : France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas
De 0 à 100 g 3,51 €
De 100 g à 350 g 7,02 €
De 350 g à 1 kg 11,70 €
De 1 à 10 kg 16,40 €
De 10 à 30 kg 39,69 €

 

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde