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Pour une démarche citoyenne

C’est avec grand plaisir que notre mouvement citoyen relaye une demande de notre ami Jean-Luc Lefèvre qui plaide pour que chaque citoyen que nous sommes prenne en main ses responsabilités en interpellant ses mandataires communaux.

Demain, aura lieu à Namur l’assemblée générale d’Ores, accessible au public, dans un contexte qui impose la plus grande vigilance. Il appartient à nos élus communaux d’y exiger les bons comptes…

Comment  expliquer que l’énergie électrique soit la plus chère d’Europe en terres romanes de Belgique ?

Paul D.

L’appel de Jean-Luc Lefèvre

« Bonsoir,

Si, comme moi, vous en avez ras-le-bol de ce pays où les intéressements personnels, les abus de biens sociaux , voire la corruption se sont partout installés, je vous invite à agir auprès de vos mandataires communaux. 

Peut-être serez-vous tentés d’adopter aussi cette démarche citoyenne… »

Jean-Luc Lefèvre

Emptinne

« Nous achèterons Bruxelles ! »

Une opinion de Jules Gheude publiée sur le site de la RTBF.

Il n’est certes pas sans intérêt de revenir sur le lifting institutionnel que Bart De Wever, le président de la N-VA, entend imposer à la Belgique après les élections législatives de 2019. Autant dire, demain.

La Belgique devient une confédération, composée de deux Etats – la Flandre et la Wallonie – disposant de toutes les compétences territoriales et personnalisables.

La Région de Bruxelles-Capitale exerce les compétences territoriales, ainsi que celles exercées aujourd’hui par les dix-neuf communes et les CPAS, et les six zones de police. Pour ce qui est des autres matières, chaque habitant de Bruxelles choisit librement – indépendamment de sa langue ou de son origine – entre la Flandre et la Wallonie. Les Bruxellois ont donc le choix entre le paquet flamand et le paquet wallon pour l’impôt des personnes, le système de sécurité sociale, l’aide sociale, la protection de la jeunesse, l’immigration et l’intégration, et le droit de vote pour le Parlement flamand ou wallon. Ce choix n’est pas définitif. Il peut être modifié après une période d’attente.

La confédération n’exerce plus que les compétences qui lui sont confiées par les Etats flamand et wallon, à savoir la défense, la sécurité, les finances et les affaires étrangères.

La monarchie est purement protocolaire et totalement transparente.

Le gouvernement de la confédération se compose paritairement de quatre ministres de plein exercice. La Flandre et la Wallonie y délèguent, chacune, un ministre disposant seulement d’un droit de vote consultatif.

Au sein du Conseil belge, il y a concertation permanente entre les ministres-présidents de Flandre, de Wallonie, de Bruxelles et des germanophones, tandis que chaque conseil thématique réunit les ministres compétents. Le but est d’éviter les conflits d’intérêts et de coordonner les points de vue sur les forums internationaux.

La monarchie devient purement protocolaire et totalement transparente.

Le Sénat est supprimé et la Chambre réduite à 50 membres, choisis paritairement au sein des Parlements flamand et wallon.

Pour le financement, la Flandre et la Wallonie déterminent et perçoivent tous les moyens liés aux compétences personnalisables : l’impôt des personnes, les droits de succession et de donation, le précompte mobilier et les impôts assimilés à l’impôt sur le revenu.

La Flandre, la Wallonie et Bruxelles déterminent et perçoivent les moyens liés aux compétences territoriales, comme l’impôt des sociétés, les droits de donation et le précompte immobilier.

La confédération est financée par la TVA et les accises pour le paiement de la contribution européenne obligatoire, les charges d’intérêt et le remboursement de la dette publique, et la solidarité entre les entités.

Il est prévu, comme en Allemagne, un mécanisme de solidarité objectivement mesurable, transparent et responsabilisant. Les transferts en soi ne constituent pas un problème. Mais ils doivent être transparents. Ils doivent avoir un but précis et inciter à l’amélioration.

Comme on peut le constater, le projet de la N-VA fait une distinction très nette entre la Flandre et la Wallonie, d’une part, et Bruxelles, d’autre part. Quant à la Communauté germanophone, elle n’est que très timidement abordée. Quel serait son véritable statut ?

L’ancien ministre-président flamand CVP Gaston Geens avait un jour dit : « Nous achèterons Bruxelles ».

Il est clair que la Flandre n’entend pas lâcher cette ville dont elle a d’ailleurs fait sa capitale. D’où l’intention à peine voilée d’allécher les Bruxellois avec une imposition et une sécurité sociale plus avantageuse. Un point sur lequel le front francophone pourrait bien se lézarder…

En attendant, Elio Di Rupo a déjà opposé une fin de non-recevoir à Bart De Wever. Pas question, pour le PS, de liquider ce fonds de commerce que constitue la Sécu !

Mais on a pu aussi constater, ces dernières années, que les leaders francophones, « demandeurs de rien », n’avaient pas hésité à sacrifier leurs sacro-saints principes.

Ce fut le cas en 2001, lors du refinancement de la Communauté française, avec la surreprésentation forfaitaire pour la minorité flamande au Parlement bruxellois, la présence d’au moins un échevin flamand dans les collèges communaux, la régionalisation de la loi communale permettant à la Flandre de mettre au pas les francophones de la périphérie.

Il n’était pas question non plus, pour les francophones, de toucher aux allocations familiales ou de scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde sans extension géographique de Bruxelles. On sait ce qu’il en est advenu en 2011 !

Une chose est sûre : les négociations de 2019 donneront lieu à une sacrée foire d’empoigne, qui pourrait bien rendre la Belgique totalement ingouvernable…

Paul Magnette au Sénégal

Nous nous réjouissons de ce voyage de Paul Magnette puisque nous ne cessons d’affirmer que l’espace francophone doit développer non seulement ses relations culturelles, mais qu’en matière de coopérations économiques, nous devons faire beaucoup mieux, notamment avec nos partenaires de l’Afrique francophone.

En 2015, 134 millions d’exportations pour la Belgique contre 8,16 millions pour la Wallonie. Ces chiffres ne manquent pas d’interpeller. Les exportations wallonnes auraient donc représenté 6,1 % des exportations belges ? Ou devons-nous comprendre qu’une partie des 134 millions inclut une part wallonne ou, ce qui me semble plus vraisemblable, que c’est sous l’étiquette belge que se cachent en réalité des exportations flamandes ? Nous retrouvons là une ambiguïté  habilement entretenue. A l’heure du fédéralisme et à l’aube du confédéralisme, ne serait-il pas plus honnête et plus clair de citer des chiffres ventilés selon les différentes régions ? 

Comment s’étonner de ces chiffres quand on se rappelle la prestation de Rudy Demotte et de Charles Michel qui, lors d’un sommet de la francophonie, n’avaient rien trouvé de mieux que de s’exprimer en néerlandais ? Quand « notre » représentation politique fait si peu de cas de notre langue française, doit-on s’étonner d’une telle situation ? 

Remarquons au passage le tableau plus que positif dressé par l’auteur de l’article repris ci-dessous quant à la situation du Sénégal. La France n’est bien sûr pas étrangère à cet état de chose et gageons qu’une Wallonie intégrée à la France aurait, avec ses capacités industrielles, tout à gagner dans la masse de ses exportations vers une Afrique francophone en développement constant. 

Paul D.

le 16 mai 2017 :

Source: Belga

Le ministre-président wallon  entame ce mardi une mission de quatre jours au Sénégal. L’accent sera mis sur la coopération de la Wallonie et de la fédération Wallonie-Bruxelles avec le Sénégal ainsi que sur les opportunités économiques. C’est aussi l’occasion de revenir sur ce pays qui est un écrin de stabilité dans la bouillonnante Afrique de l’Ouest.

Un premier volet de cette visite portera sur les opportunités économiques pour la Wallonie dans ce pays d’Afrique de l’Ouest stable, doté d’un taux de croissance dynamique. Des opportunités existent notamment dans le domaine des infrastructures ferroviaires – en complète rénovation – ainsi que dans les énergies renouvelables. Une partie de la mission sera consacrée à la visite de la nouvelle ville de Diamniadio, créée pour désengorger la capitale Dakar. Cette ville nouvelle qui doit abriter à terme 300.000 habitants, proche du nouvel aéroport de Diass en construction, offre notamment des possibilités économiques pour des entreprises wallonnes.

La centrale solaire de Malicounda qui représente un intérêt pour la Wallonie en termes de sous-traitance et la société Trabesen, filiale sénégalaise de la société wallonne ITB Tradetech, figurent aussi au programme du volet économique de la mission. Autre volet de la mission wallonne: la coopération directe et indirecte. Le Sénégal fait partie des pays prioritaires de la Wallonie pour la coopération au développement. En 2017, le budget wallon alloué à la coopération est de 262.000 euros environ et de 245.000 euros pour la fédération Wallonie-Bruxelles. Entre 2002 et 2016, la Wallonie a octroyé 5,8 millions d’euros pour 115 projets développés au Sénégal. Des visites de terrain sont prévues durant la visite de Paul Magnette.

Enfin, Paul Magnette rencontrera les autorités politiques sénégalaises, dont le président Macky Sall et le Premier ministre Mohammed Ben Abdallah Dionne. Le retour de la délégation wallonne est prévu dimanche matin à Brussels Airport.

Le Sénégal, un écrin de stabilité dans une bouillonnante Afrique de l’Ouest

Le Sénégal est un écrin de stabilité en Afrique de l’Ouest confrontée depuis les indépendances à de multiples coups d’Etat, crises sanitaires, guerres civiles ou plus récemment l’émergence du radicalisme islamique.

Depuis son indépendance en 1960, le Sénégal est le seul pays d’Afrique de l’Ouest qui n’a pas été confronté à un coup d’Etat. Le système démocratique fonctionne correctement et le pays de la Teranga (hospitalité), comme on le surnomme, est régulièrement montré en exemple aux pays qui souhaitent suivre le chemin de la démocratie. Pays stable, à la lisière de l’Afrique du Nord et subsaharienne, le Sénégal a aussi résisté aux graves crises sanitaires qui ont touché la région ces dernières années/décennies. Même si beaucoup de chemin reste à faire pour assurer la santé pour tous, le pays a pu éviter la crise d’Ebola qui a dernièrement ravagé les pays voisins dont la proche Guinée. Pays multi-ethnique, cosmopolite, le Sénégal n’a jamais été confronté à une guerre civile de grande ampleur comme ce fut le cas dans des pays proches comme la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et le Liberia.

Seul ombre au tableau: le conflit en Casamance, au sud du pays, qui a opposé rebelles indépendantistes et gouvernement sénégalais durant une vingtaine d’années entre 1982 et 2003. Même si des cas sporadiques d’attaques surviennent en Casamance, la situation est stabilisée.

Enfin, le Sénégal, pays en grande majorité musulmane, a été épargné par le radicalisme islamiste qui couve en Afrique de l’Ouest et a failli précipiter le Mali dans les abîmes.

Stable politiquement, le Sénégal l’est aussi économiquement. Si le pays ne dispose pas de richesses naturelles aussi importantes que ses voisins, le pays est l’un des plus industrialisés de la région. Il peut aussi compter sur les ressources halieutiques, l’élevage, le tourisme et les services.

En 2015, la Belgique a exporté pour 134 millions d’euros au Sénégal. La Belgique exporte surtout du matériel de transport, machines, produits chimiques et des aliments. Les exportations wallonnes vers le Sénégal s’élevaient à un montant de 8,16 millions d’euros durant la même période, selon l’Awex (Agence wallonne à l’exportation).

La Wallonie exporte principalement des produits chimiques et pharmaceutiques, des équipements divers et des produits alimentaires.

Il n’y a plus d’autrefois !

Notre administrateur Louis Cartilier attire mon attention sur la rubrique « Entre nous » parue en première page du quotidien « Le Soir » le 13 avril 2017. L’article en question paru en pleine campagne présidentielle française du 1er tour n’a pas retenu l’attention qu’il méritait. Il est pourtant bien intéressant.

Il s’intitule « Francis Delperée et la dame en noir » en référence à Juliette Gréco et à sa chanson « Il n’y a plus d’après à Saint-Germain-des-Prés. Il n’y a plus d’autre fois… »

Francis Delperée : voici un constitutionnaliste « centre humaniste » en vue qui ne laisse pas indifférent. Rappelez-vous sa célèbre saillie : « le confédéralisme est le fédéralisme des cons« . Notre vieux routier des arcanes de la politique belge avait compris bien avant les autres qu’un confédéralisme belge ne pourrait être que l’outil qui permettrait au parlement flamand de prendre en toute indépendance les mesures qui serviraient à l’émancipation et au développement de la Flandre mais aussi à celle-ci de se servir de ce qui resterait de l’étiquette « Belgique » à son avantage, la loi du nombre jouant en sa faveur, chaque fois que cela serait utile à son épanouissement.

Il avait compris cela, mais surtout il avait eu le courage de le dire haut et fort pendant que les autres représentants wallons et bruxellois de langue française maintenaient la tête bien ancrée dans le sable.

Francis Delperée remet le couvert à la suite de la parution de son livre « L’Etat Belgique » publié aux éditions de l’Académie royale de Belgique dont il est membre.

Je vous laisse savourer l’article en question…

Le bouquin envisage froidement les scénarios devant nous du « confédéralisme » à la « séparation pure et simple », la même chose avec des noms différents, Francis Delperée en est convaincu : « notre Etat fédéral est la dernière frontière. Si la sixième réforme institutionnelle ne produit pas de bons résultats, ce sera l’aventure, et la fin. »

Pas nostalgique pour autant, notre unitariste rentré cite joliment Juliette Gréco : « il n’y a plus d’après à Saint-Germain-des-Prés. Il n’y a plus d’autre fois… » pour conclure « Appliqué au pays qui est le mien, le diagnostic de la dame en noir est exact : en Belgique aussi, il n’y a plus d’autrefois,(…) et il n’y a pas non plus d’après si l’Etat, remodelé, corrigé, réaménagé, devait ne pas répondre aux attentes légitimes... »

Au final, un Delperée sombre et clair. Lucidement crépusculaire. (D.Ci)

Pour conclure, notre mouvement citoyen tient à vous livrer un petit commentaire : « mais Monsieur Delperée, nous sommes entrés dans le confédéralisme. La preuve ? Pouvez-vous nous  donner une compétence, une seule, qui de réforme en réforme de la constitution soit passée de la Région ou de la Communauté vers le Fédéral ? Ne cherchez pas, vous n’en trouverez pas. Tous les transferts de compétences, et ils sont nombreux, se sont réalisés du Fédéral vers les Régions ou Communautés.« 

Dès aujourd’hui, chacune des quatre régions belges (Flandre, Bruxelles, Wallonie et Région germanophone) vit dans une société bien différente des autres. Les nouvelles demandes de transfert affluent dans les bureaux feutrés des Centres d’études des partis politiques avec pour point d’horizon 2019, les élections fédérales et régionales et une 7ème réforme de l’Etat.

Attendez-vous alors à dire bye, bye aux Communautés linguistiques et au puzzle belge dispendieux. Attendez-vous alors à voir une région bruxelloise qui puisse véritablement prendre son destin en mains et tourner le dos aux multiples contraintes que lui impose la Flandre. Attendez-vous à voir le parlement germanophone voter les directives qui la conduiront à son émancipation et à son autonomie.

Et la Wallonie dans tout cela ? Elle serait bien inspirée de s’inscrire pleinement dans ce mouvement et pourquoi pas d’en être demanderesse et de rechercher les économies d’échelle qu’elle pourra trouver avec son partenaire naturel, culturel, géographique, historique, social, économique et patrimonial qu’est la France.

Le temps des négociations où des politiciens wallons n’étaient demandeurs de rien est terminé.

Paul D.

Lettre au nouveau Président de la République française

Chaudfontaine, le 14 mai 2017

Monsieur le Président,

La France vient de vous porter premier de ses citoyens après avoir une fois encore fait jouer la démocratie.

Au nom du mouvement pluraliste et citoyen que j’ai l’honneur de présider, je me fais l’intermédiaire de tous mes amis Wallons qui militent en faveur de la  réunion de notre région à la République française pour vous féliciter chaleureusement et vous souhaiter une réussite totale dans l’entreprise que vous entendez mener.

Nous savons que la tâche qui vous attend sera ardue, mais votre volonté de rassembler et d’écouter le Peuple de France afin de mener la République dans la voie du redressement, nous permet de cultiver l’optimisme. Avant vous, Charles DE GAULLE et François MITTERRAND, illustres présidents, ont réussi à rendre à la France sa grandeur. Vous n’avez d’ailleurs pas manqué, lors de votre campagne, de faire référence à ces deux figures.

Par la même occasion, nous voulons attirer votre particulière et bienveillante attention sur le sort que nous, Wallons, défenseurs de notre langue française aux confins de la francophonie, vos sœurs et frères unis à vos concitoyens par tant de proximité affective, culturelle, géographique, historique, patrimoniale, sociale et économique, subissons quotidiennement de la part d’une Flandre revancharde qui, au travers de la Belgique, méprise notre peuple par une domination outrancière de type colonial.

Réitérant nos plus vives félicitations, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, le plus fraternel bonjour du peuple wallon ainsi que ses salutations très respectueuses.

Paul DURIEUX,

Président de l’Alliance Wallonie France

Brèves d’après l’élection présidentielle

Dimanche prochain, François Hollande va donner à Emmanuel Macron les clés de l’ Elysée. Viendra alors le moment capital du choix du premier ministre et de la formation du gouvernement.

Dès à présent, l’activité politique est intense avec en point de mire la composition des listes pour les législatives. Ainsi apprenons-nous aujourd’hui les faits suivants :

  1. Marion Maréchal – Le Pen se retire momentanément de la vie politique. Beau cadeau à sa tante Marine et pied de nez à Florian Philippot, n° 2 du F.N.
  2. Benoît Hamon va créer après les législatives un mouvement citoyen et « transpartisan »  d’opposition au futur gouvernement. « La gauche existe encore » dit-il.
  3. Jean-Paul Delevoye (président de la commission d’investiture d’En Marche pour les législatives) refuse la candidature de Manuel Valls. Motif : « Il ne remplit pas les critères d’En Marche ».
  4. Jean-Luc Mélenchon se lance dans la bataille des législatives. Il sera  candidat à Marseille, là où il est sorti vainqueur lors du premier tour des présidentielles.
  5. Manuel Bompard (porte-parole de Mélenchon) annonce qu’il n’y aura pas d’accord entre le P.C. (parti communiste) et la « France insoumise » pour le dépôt de listes communes aux législatives.
  6. Dans la foulée, le président du P.C.F. Pierre Laurent annonce des accords départementaux entre P.C.F., P.S. et EELV (Europe écologie, les Verts).
  7. Eric Woerth (Les Républicains) annonce qu’il modifie au nom de son parti et en vue des législatives le projet présidentiel de François Fillon.
  8. Anne Hidalgo, Christiane Taubira, Martine Aubry  et des personnalités de la société civile créent le mouvement « Dès demain ». Anne Hidalgo précise : « Ce mouvement est ouvert à tous les humanistes qui croient encore à l’action. Cela n’est pas un parti ni un courant du P.S. C’est un espace commun, national, européen, international, un lieu de discussion et de promotion de solutions inventées tous les jours dans nos territoires ». Elle ajoute : « Notre mouvement n’a rien à voir avec le mouvement créé par Benoît Hamon ».

Notre mouvement citoyen se réjouit de l’intérêt porté par les Wallons pour le débat politique français. Lors de notre sondage-vote, combien de fois avons-nous entendu nos concitoyens dire que les débats politiques français étaient de loin supérieurs à ce que nous livraient les débats politiques belges.

Impressions de campagne

Face aux militants de l’A.W.F. sollicitant leur vote dans l’espace public, nombre de citoyens ont voulu avec beaucoup de transparence exprimer leur choix, leur rejet ou leur perplexité.

D’abord, et chez beaucoup d’entre eux, s’est manifestée une colère sans réserve à l’égard de l’ensemble de la classe politique belge et française mise dans le même panier. Certains qui refusaient  de voter avaient pourtant une bonne connaissance du débat et des enjeux. Soit ils se disaient écoeurés et souhaitaient s’abstenir, soit ils estimaient que les Belges n’avaient pas à se prononcer à propos d’un scrutin français,  sauf que le premier des Wallons, Paul Magnette, a, et à plusieurs reprises, pris position publiquement pour l’un ou l’autre candidat; il n’y avait pas de raison de se gêner, d’autant que les Français apprécient que leurs frères wallons se préoccupent de leur sort.

Les votants avaient l’opportunité de voter à l’abri des regards mais beaucoup souhaitaient au contraire nous faire connaître leur choix et souvent le justifier. Marine Le Pen, pourtant considérée d’extrême droite, a fait un score très étonnant pour ceux qui croient encore au discours convenu et rassurant présentant la Wallonie comme à l’abri de ce vote protestataire. Le plus étonnant est qu’aucun de ceux qui votaient ostensiblement pour Mme Le Pen n’évoquait un parti équivalant en Wallonie. Ces électeurs-là affichaient clairement leur intention de voter PTB au prochain scrutin car « ils en ont ras le bol« !

L’expression ‘choisir entre la peste et le choléra‘ a été couramment employée chez ceux, nombreux, qui ne se reconnaissent dans aucun des deux candidats qualifiés pour le second tour. C’est particulièrement le cas parmi ceux qui avaient porté leur premier choix sur Jean-Luc Mélenchon, le candidat de ‘La France insoumise‘. Parmi ces électeurs, certains disaient choisir Marine le Pen par dépit, beaucoup  votant pour Emmanuel Macron, d’autres encore mettant dans l’urne un bulletin blanc ou annoté de commentaires divers.

Beaucoup de ceux qui votèrent lors de notre sondage le firent de matière déterminée en nous disant « On n’a pas le choix » ou « Il faut faire barrage au FN » ou encore  » Macron ne fera rien pour les ouvriers« …

Des militants de l’A.W.F. ont ainsi, lors des deux tours, sillonné la province, allant de marché en marché, abordant des citoyens dans les piétonniers de Liège ou sur le campus du Sart-Tilman.

Là-haut, c’est un autre monde. La jeunesse estudiantine n’a pas d’amertume; même si, globalement, elle donna la préférence au candidat de « la France insoumise » au premier tour, elle choisit massivement Macron ou le vote blanc au second. Rien de tel ailleurs.

Partout, Mme le Pen a réuni pas mal de suffrages sur sa personne, même si beaucoup  d’autres suffrages s’exprimaient clairement contre elle : « Je vais voter pour qu’elle ne passe pas! »

Expérience intéressante que cet exercice. Si vous en doutiez encore, le débat politique français passionne les Wallons. Est-ce un hasard ? Non, il s’agit du débat d’idées auquel nous aspirons, il se passe dans notre langue, il traite des sujets qui nous concernent, à commencer par notre vision de l’Europe. Il concerne l’avenir de notre patrie de raison ou/et de cœur.

Marcel Dehalu, initiateur de l’opération « sondage vote pour les élections présidentielles françaises 2017 ».

Les Wallons votent comme les Français

Mouvement citoyen pluraliste et non parti politique, je pense qu’il est utile de le rappeler une fois de plus, le conseil général de l’Alliance Wallonie France a comme vous avez pu le lire suivi  une proposition de Marcel Dehalu, celle de sonder les citoyens de la Province de Liège et de leur demander de voter comme si ils avaient le pouvoir d’élire le Président de la République française.

La machine était lancée. Des consignes précises, neuf courageux membres choisis avec soin pour leur sérieux, un choix judicieux des communes et villes sondées, une commission de dépouillement présidée par un sage et nous pouvions nous lancer jour après jour en 17 lieux pendant pas moins de 8 jours pour le second tour sur les routes pour prendre le pouls de nos concitoyens wallons.

Avec l’humilité qui nous caractérise, nous pouvons dire que l’opération se révèle être un succès qui dépasse nos espérances. Notre pari de recueillir le vote de plus de 2 000 votants (2 026 exactement) donnait sur ce site dès jeudi, bien avant les réseaux sociaux ou nos médias, le résultat suivant : 62, 8 % pour Macron et 37,2 % pour Le Pen.

A l’heure où j’écris ces lignes, les radios belges de langue française et les réseaux sociaux annoncent 62,5 % pour Macron pour 37,5 % à Le Pen.

La conclusion qui s’impose est que nos concitoyens wallons ont exactement voté comme leurs frères français. Parler de coïncidence serait faire preuve d’une bien mauvaise foi.

Je me dois de remercier de tout cœur les neuf braves qui bénévolement ont sillonné les routes wallonnes et tout particulièrement notre ami Marcel Dehalu qui a eu une idée tout simplement géniale. Je remercie aussi toutes les citoyennes et citoyens qui nous ont fait confiance en acceptant de nous confier leur vote de façon secrète si tel était leur désir.

Je félicite le nouveau Président de la France et lui souhaite le meilleur. Il ne pourra atteindre cet objectif qu’en étant à l’écoute des Français et en rassemblant  au maximum. Ce grand rassemblement ne pourra se faire que par l’écoute de ceux-ci. Nous aurons l’occasion d’en reparler car se profilent déjà le choix des ministres et les législatives.

Je terminerai par un clin d’œil à l’adresse de nos médias : pour leurs prochains sondages, ils pourront s’adresser à notre Alliance, la seule différence sera que nous ne travaillerons plus bénévolement, mais que nous pratiquerons envers eux des prix d’amis.

Paul DURIEUX

Président de l’ A.W.F.

Résultat détaillé du vote de la Province de Liège pour le second tour des Présidentielles françaises

Comme nous vous l’annoncions hier, nous vous adressons le résultat détaillé des lieux où nous avons sondé nos concitoyens wallons et remercions ceux-ci  de nous avoir accueilli en acceptant de participer à notre sondage qui se terminait par un vote.

Second tour des Présidentielles françaises 2017. Sondage vote Province de Liège 

  Emmanuel Macron            Marine Le Pen            Blancs     Nuls     Total

L1                73                                       25                               12             7             117 

L2                88                                       36                                18            7             149

L3              125                                      68                                 14           10            217  

L 4                23                                      35                                  1             3              62

L 5                54                                       23                                  9            2              88

L 6                 31                                       48                                 8            0              87

L 7                 44                                       23                               12            2              81

L 8                 69                                       44                                 9            9            131

L 9                  47                                      43                               41           9             140

L10                68                                      37                                22          23           150

L11                 45                                     28                                26          14           113

L12                  37                                    35                                18            9             99

L13               219                                     12                                46            7           284

L14                   13                                    88                                 1             2          104

L15                   33                                    29                                 2           10            74

L16                   21                                    17                                 2             2            42

L17                   48                                    23                               14             3            88

Total V.P.  1 038                                614                         255         119        2 026

% V.P.            62,8                                37,2                       /                /             100

% V.E.            55,8                                25                         11,7        7,5            100

L1 : Chênée (Liège) / L2 : Liège Cathédrale / L3 : Huy / L4 : Comblain-au-Pont / L5  : Verviers / L6 : Yvoz-Ramet / L7 : Waremme / L8 : Hannut / L9 : Herstal / L10 : La Batte, Liège / L11 : Amay / L12 : Fléron / L13 : Campus ULG, Sart-Tilman / L14 : Hamoir / L15 : Petite Batte, Bomal / L16 : Aywaille / L17 : Visé

V.P. : vote « papier »
V.E. : vote électronique

N.B. : pour le vote « papier », nous nous en sommes tenus à la loi électorale française qui ne considère comme votes exprimés que
ceux qui sont accordés aux candidats (les votes blancs et nuls ne sont pas pris en compte)

Pour le vote électronique que nous avons organisé, nous nous sommes accordés la liberté de considérer les votes blancs et nuls comme  votes exprimés au même titre que ceux qui se sont portés sur les candidats.

Première constatation qui ne manque pas d’être interpellante : le parallélisme important entre les derniers sondages français et celui que nous avons mené en Province de Liège. Rappelons que ce parallélisme avait déjà existé lors du premier tour.

Résultats globaux de l’opération « vote wallon pour la présidentielle française » : second tour

Pour rappel, notre opération pour le second tour s’est déroulée du mardi 25 avril au mardi 02 mai.

Nous avons sondé 17 lieux contre 14 au 1er tour et recueilli 2 026 votes ( 1 597 votes lors du premier tour).  Vous trouverez ci-dessous les résultats globaux. Dès demain, vous pourrez lire les résultats précis lieu par lieu.

Dans les jours qui suivront, nous ne manquerons pas de vous donner informations, commentaires et anecdotes quant à notre initiative.

Résultats du  vote « Election du Président de la République française – second tour » 

Vote « papier »  

Emmanuel Macron          1 038 votes, soit 62,8 %

Marine Le Pen                        614 votes, soit 37,2 %

Vote Blanc                                255 votes

Vote Nul                                     119 votes

Vote électronique

Emmanuel Macron       56,3 %

Marine Le Pen                  24 %

Vote Blanc                          12 %

Vote nul                                 7,7 %

Comme le veut la règle électorale en France, nous n’avons pas fait intervenir les votes blancs et nuls dans le pourcentage « vote papier ».

Par contre, nous avons fait intervenir les votes blancs et nuls dans le pourcentage pour le vote électronique puisque nous le proposions sur notre bulletin de vote.

Paul D.

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