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Le déni de réalité

Par Adrien Lhomme

La Belgique se meurt, la Belgique est morte …

Bart De Wever résume de façon magistrale la situation en déclarant : « la Flandre vote à droite, la Wallonie vote à gauche. Combien de temps encore cette mascarade ? »

Charles Michel aurait pu s’excuser d’avoir provoqué le séisme en esquivant une fois encore le débat communautaire. Il a préféré vanter l’action de son gouvernement.

Elio Di Rupo s’est précipité sur les chiffres pour trouver une « combinazione » qui pourrait le ramener au pouvoir.

Au lieu de nous donner enfin une vision et un projet d’avenir pour la Wallonie, nos hommes politiques sont repartis vers la pratique des rustines : démagogie, paroles rassurantes, mensonges par omission, tabous, refus du débat, diabolisation de l’adversaire politique, placement de cordon sanitaire là où la morale démocratique impose la négociation et l’émergence de solutions…

La Belgique se meurt, la Belgique est morte …

La Flandre a choisi le modèle économique anglo-saxon. Elle ne veut plus payer nos dettes.

La Wallonie a choisi un modèle économique régulé par l’Etat. Elle doit assumer elle-même les dérives de son budget.

Nos frères flamands ont le droit de choisir leur destin. Nous avons le droit de choisir le nôtre mais nous n’avons pas le droit de mordre la main de celui qui nous nourrit.

Un électrochoc suffisant ?

Nous n’en sommes même pas sûrs. Pour mettre en perspective les résultats de ce dimanche, montrant que près d’un électeur flamand sur deux vote à présent pour une liste nationaliste et séparatiste, avec une radicalisation du discours, nous reprenons simplement cet extrait de ce que disait l’AWF lors de son assemblée de mai 2018.

(…) Certains diront que la Wallonie n’a pas toujours fait les bons choix. Si au moins, aujourd’hui, elle pouvait ne pas se tromper sur le sens de sa reconversion… Dès que la Belgique est devenue officiellement fédérale, en 1993, les plus hautes autorités flamandes ont réclamé le confédéralisme et la pression sur la sécurité sociale est allée crescendo, avec l’image insupportable d’une Flandre qui serait la vache à lait de la Wallonie. C’est ce genre de discours, cette accusation de défendre un fédéralisme de consommation qui, le 10 juillet 1996, fait sortir Claude Eerdekens de ses gonds. « Si vous voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles… », lâche-t-il. On est alors à la Chambre des représentants et Claude Eerdekens est le chef de groupe du PS, pour lequel la sécurité sociale est ce qui tient la Belgique ensemble. Aussitôt, les médias francophones, belges puis français, s’emparent du sujet, comme libérés d’un tabou : la réunion de la Wallonie à la France, on y pense, on en parle. Au Figaro, par exemple, une grande figure de la résistance, le comte Pierre Clerdent, ancien gouverneur des provinces du Luxembourg et de Liège, ancien sénateur libéral, ancien parmi les anciens mais toujours très écouté, déclare : « Si la Belgique doit éclater soit maintenant soit dans quelques années, l’aspiration de beaucoup de Belges sera de se tourner vers la France. » Et Louis Michel, bien sûr, qui préside alors le PRL : « Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel. » Cet emballement n’a duré que l’espace d’un été, bientôt marqué par l’affaire Dutroux. Devant l’ampleur de la marche blanche, en octobre, on s’interrogea sur l’état de la société belge. Mais cela n’allait pas ralentir la marche en avant de la Flandre, autrement plus déterminante. A la tête du gouvernement flamand, Luc Van den Brande l’annonçait depuis 1993 : sa région serait autonome en 2002. Les élections de 1999 étaient placées sous le signe du confédéralisme, d’autant qu’au mois de mars de cette année-là, le Parlement flamand votait, après trois ans de travaux, un programme institutionnel qui devait conduire à l’avènement d’une Belgique confédérale, articulée sur deux Etats, l’un flamand et l’autre wallon.

Est-ce un hasard si, 19 jours plus tard, le gouvernement de la Communauté française de Belgique signait un accord de coopération linguistique, culturelle, éducative et scientifique avec la France ? Pas de panique : on a entrouvert une porte, au cas où, mais sans pour autant concrétiser cet accord par une intense collaboration. L’initiative politique suivait une réaction des universités francophones, au moment où la Flandre mobilisait tout ce qu’elle avait d’experts pour travailler sur le scénario confédéral. Il fallait y voir clair dans les différentes options qui s’offraient aux Wallons et aux Bruxellois, dans l’hypothèse où l’Etat belge serait vidé de sa substance. En 1997, quatre politologues faisaient état de leurs réflexions dans un manifeste intitulé Choisir l’avenir. L’option la plus valable, à leurs yeux, était la création d’un nouvel Etat fédéral ou confédéral wallo-bruxellois qui nouerait avec la France « au minimum des liens de coopération particuliers ». Ils insistaient sur ce point : « Même les observateurs les moins rattachistes reconnaissent, si l’Etat belge actuel disparaît, le caractère inéluctable de ce rapprochement », d’autant, ajoutaient-ils, que « la France aura certainement été impliquée dans le processus d’européanisation de nos problèmes ». « Un traité d’association avec la France serait souhaitable dans la mesure où il concilie rapprochement et autonomie », précisait encore un des universitaires. En 2004, la Région wallonne ira plus loin que la Communauté française en signant, avec la France, un accord de coopération portant sur l’ensemble des compétences, présentes et à venir, exercées par la Wallonie. Présentes et à venir : dans tous les domaines, elle a fait de la France un partenaire privilégié. Au cas où.

Contre toute attente, les élections de 1999 ont profité aux partis écologistes. Un scandale sanitaire a totalement rebattu les cartes en déboulonnant le CVP, jusque-là tout puissant en Flandre, alors qu’il préparait un grand coup pour la célébration du 700e anniversaire de la bataille des Eperons d’or, en 2002. Vlaanderen tweeduizend twee : le soufflé est retombé, mais pas question d’attendre encore cent ans. Pour revenir au pouvoir, en 2004, et coiffer le Vlaams Block qui séduisait 1 électeur flamand sur 4, le CVP, devenu le CD&V, a dû former un cartel avec la N-VA, une petite formation indépendantiste issue de la Volksunie. Ensemble, ces deux listes flamingantes (le cartel + le Vlaams Block, séparées, il est vrai, par un cordon sanitaire) obtenaient 67 sièges sur 124 au Parlement flamand. Les libéraux du VLD, qui dirigeaient encore le gouvernement fédéral, était eux aussi tentés par un profil plus flamand : la même année, pour la présidence du parti, c’est un ancien de la Volksunie qui devait barrer la route à un populiste flamingant, Jean-Marie Dedecker. Celui-ci, dont les propos faisaient écho à ceux du Vlaams Block/Belang, recueillit quand même 40 % des suffrages auprès des militants du VLD. La Flandre agitait le jaune et le noir comme si elle n’en pouvait plus d’attendre et les élections de 2007 allaient le confirmer. La domination, miraculeuse, du tennis féminin par une joueuse flamande et une joueuse wallonne, opportunément appelées les « Belgian sisters », n’y changeait pas grand-chose. Avec le cartel CD&V-N-VA, le Vlaams Belang et la liste Dedecker, on atteignait déjà 56 % des voix en Flandre. Au-dessus de la pile des revendications flamandes : la scission de BHV. « Il suffit de cinq minutes de courage politique », chantait Yves Leterme. On lui doit aussi une interprétation fameuse de la Brabançonne et une adaptation d’un refrain très populaire en Flandre : « La solidarité avec la Wallonie est comme un sac à dos rempli de pierres que porte la Flandre, alors qu’elle doit courir une course vers le toit du monde ». Dans un style plus direct, Bart De Wever déclare à un magazine allemand : « Cet argent (flamand) ne doit pas être une perfusion, comme de la drogue pour un junkie ».

Inutile de rappeler la longue crise qui commence en 2007. Leterme avait prévenu : « La nécessité d’avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre. » Mais les partis francophones lui opposaient un refus clair d’aller plus loin dans le démantèlement du pays. Quand c’est non, c’est non, lui répétait une voix féminine. Yves Leterme y perdit son assurance et, ce qui réjouissait davantage encore les francophones, son allié dont personne ne voulait, Bart De Wever, à jeter dans la corbeille où se trouvaient déjà le Vlaams Belang et Jean-Marie Dedecker, tous plus noirs que jaunes et catégoriquement séparatistes. Problème : aux élections régionales de 2009, la corbeille en question pesait 36 % des voix flamandes. (Avec les voix du CD&V, un vrai parti de gouvernement, celui-là, mais très attaché à la cause flamande, on montait à 59 %.) L’année suivante, Bart De Wever et son équipe siphonnaient une bonne partie des électeurs du Belang et de la liste Dedecker, ce qui propulsait la N-VA loin devant les partenaires habituels des francophones au gouvernement fédéral. Blocage. On pourrait bien faire semblant de se parler mais, entre les élus du nord et les élus du sud de la frontière linguistique, il n’était plus question d’un vrai dialogue. Aux yeux du monde, l’Etat belge était plongé dans le coma. Chronique d’une mort annoncée.

La vie en Belgique était loin d’être à l’arrêt, notamment parce que la Wallonie et la Flandre exerçaient de larges compétences. Mais l’impossibilité de former un gouvernement fédéral faisait penser au scénario tchécoslovaque. Cette situation de crise était suffisamment prise au sérieux pour que la France s’en mêle, un peu. Une mission d’information fut confiée à deux députés venus de Paris à Bruxelles pour, disons, tâter le terrain. Ainsi, la République sortait prudemment de sa réserve et se préoccupait du sort de Bruxelles et du pays wallon. « Une interrogation subsiste sur le projet politique final des forces flamandes », firent observer les deux députés français, dans leur rapport. En Flandre, on s’est plaint d’un regard français trop favorable aux francophones. Il ne fallait pas, toutefois, que l’absence de neutralité soit diplomatiquement gênante. « Le processus d’éloignement n’est sansdoute pas arrivé à son terme », actaient les informateurs. Autrement dit, les esprits n’étaient pas mûrs. « Nos interlocuteurs wallons n’ont pas exprimé le souhait de rejoindre la France », fit-on remarquer à des élus de la République qui, à l’Assemblée nationale, plaidaient ouvertement pour le rattachement de la Wallonie à la France. En d’autres temps, cette main tendue par la France aurait électrisé la société wallonne, mais celle-ci n’était pas loin d’être aussi comateuse que la Belgique elle-même. Paradoxalement, dans cette Wallonie poussée vers plus d’autonomie, enfin maître de son sort, presque souveraine, il n’y avait plus de peuple wallon. Malgré Guy Spitaels et malgré Robert Collignon qui, du temps où il présidait la Région, s’inscrivait résolument dans les pas de Jules Destrée et de François Perin, soucieux qu’il était de mettre en valeur le passé wallon, et de rompre avec une « nation introuvable », afin de préparer l’avenir français de la Wallonie.

A part vous qui m’écoutez, je ne sais pas s’il y a encore des Wallons conscients. La question touche à l’identité, dans sa dimension très émotionnelle, mais aussi, et d’abord, à la capacité d’analyser froidement une situation. Les accords de coopération signés avec la France, aussi riches en possibilités soient-ils, sont pratiquement ignorés. Ce qui inquiète nos représentants de la Belgique du Sud, mécaniquement tournés vers le nord, c’est de préserver nos attaches avec la Flandre, avec d’autant plus d’anxiété qu’elles se sont distendues. Et que cette relation se soit transformée en un rapport de force aliénant, il n’y a que des illuminés comme nous pour le dire. Quand, en mai 2017, le gouvernement flamand signe avec la France un accord de collaboration pour améliorer la qualité des cours de français en Flandre, Rudy Demotte est en émoi, il s’étonne « du choix de la Flandre de se tourner vers la France plutôt que de se tourner vers son partenaire belge »… « Il est essentiel que les collaborations avec la Flandre se poursuivent », ajoute alors le bourgmestre en titre de Tournai, cette ville historiquement française située dans la banlieue de Lille. 

En 2010, quand la Belgique était dans l’impasse, au point de faire réagir la République française, l’homme fort de la Wallonie était Rudy Demotte. Ou peut-être Elio Di Rupo. Mais, au sujet de celui-ci, les mots justes seraient plutôt : homme providentiel. Car, Dieu soit loué, Elio Di Rupo a sauvé la Belgique, il l’a sortie du coma en obtenant la scission de BHV, et la 6e réforme de l’Etat, et la chasse aux chômeurs.  Avec l’arrivée de Di Rupo au 16 rue de la Loi, c’est incroyable comme la Belgique s’est remise à respirer, il y eut des moments d’euphorie « belge, belge, belge est la vie ». Grâce à la participation très complaisante, active, enthousiaste des médias francophones, on était dans l’exaltation de tout ce qui est belge. A se demander si De Wever n’avait pas un peu raison quand il parlait de « drogue pour un junkie ». Il y avait de temps en temps un rabat-joie. Pierre Pestieau, professeur d’économie à l’ULg, parlait lui aussi de la 6e réforme de l’Etat : « Actuellement, nous bénéficions du transfert nord-sud, mais on sait que dans 10 ans le pouvoir d’achat des Wallons va diminuer de 5-6% ». Qui s’en souciait, qui s’en soucie aujourd’hui ? Tant qu’il était Premier ministre, Elio Di Rupo marchait sur l’eau, surfait sur les nuages. Et pourtant, sa popularité ne dépassait guère la frontière linguistique. Au-delà, la météo restait sombre, avec des sondages indiquant beaucoup de jaune et de noir laissant peu de place à la couleur rouge. Thierry Bodson, pour la FGTB wallonne, exprimait son désarroi : si toutes les concessions faites à la Flandre, y compris dans le domaine social, conduisaient finalement à un succès de la N-VA, il aurait mieux valu se séparer avant…

En 2014, avec les voix d’un Flamand sur trois, la N-VA devenait incontournable. On ne voyait pas comment… mais, à la surprise générale, le parti séparatiste a fait une offre aux libéraux francophones. Il s’agissait de faire oublier le gouvernement précédent, d’entrer dans une équipe à 80 % flamande, avec un vrai programme de droite, avec la moitié des ministres, avec le jeune premier du MR qu’on appellerait Monsieur le Premier ministre, avec la promesse d’un stop institutionnel durant la législature, avec la mer du Nord comme dernier terrain vague… On connaît la suite. Qualifiée de kamikaze, cette coalition jaune et noir, habillée de bleu, est devenue suédoise, image bien plus aguichante, y compris en ce qu’elle renvoie à un modèle social-démocrate. Et depuis, rien à signaler. La N-VA, désormais associée à la gestion de l’Etat belge, y fait un peu ce qu’elle veut, mais elle inquiète beaucoup moins les Belges de Wallonie, où l’on se contente, épisodiquement, de dénoncer un gouvernement de droite, sans parvenir à enflammer la fronde sociale. Au vu des sondages, la N-VA se maintient plutôt bien. Le MR aussi. On n’exclut pas de continuer ensemble après les élections de 2019. Mais personne n’est vraiment dupe de la N-VA, ou peut-être que… si ?

Bon, ne parlons pas d’une 7e réforme de l’Etat qui n’existe pas encore. On sait que le modèle belge est évolutif. Un chantier permanent. Pour les experts qui refusent d’y voir un chantier de démolition, c’est la preuve que la Belgique est vivante. On lui prédit même « une 7e réforme de l’État, et une 8e, une 9e, une 10e, une 11e, une 12e probablement… » Déclaration faite, avec le plus grand sérieux, par Paul Magnette alors qu’il dirigeait la Wallonie, en 2015, tandis que la N-VA prenait ses marques au fédéral. Plutôt que « La gauche ne meurt jamais », Paul Magnette aurait pu écrire « La Belgique ne meurt jamais ». Disons que, sur ce thème, il préfère annoncer les saisons 7, 8, 9, 10, 11 et 12 d’une émission de téléréalité très participative et brutale où, malgré un suspense entretenu, on se demande si le scénario n’est pas écrit à l’avance. Quant à « La Wallonie ne meurt jamais », on ne sait pas si Paul Magnette y pense. Depuis la 6e réforme de l’Etat, ficelée tant bien que mal pour servir de contre-feu, au bout de 541 jours de crise, la solidarité interpersonnelle ne résiste plus à la frontière linguistique. Il a fallu céder sur la sécurité sociale, à raison de 15 milliards d’euros, masse financière correspondant aux matières sociales dont on a délesté l’Etat belge. Désormais, le social pèse 1/3 de l’ensemble du budget de la Wallonie. Mais pour les socialistes eux-mêmes, qui nourrissent encore l’espoir de gouverner au fédéral, il n’y a plus de ligne rouge. Vu que la Flandre avance toujours, on peut certainement aller beaucoup plus loin, jusqu’à réaliser le programme institutionnel voté par le Parlement flamand voici bientôt vingt ans, jusqu’à une Xe réforme de l’Etat qui nous fera entrer dans une confédération grand-néerlandaise. Où en sera la Wallonie après tant de réformes de l’Etat négociées avec la peur d’être abandonné par la Flandre ? Anticipant la fin d’une solidarité nationale, on mise déjà sur la vigueur du capitalisme flamand, ou hollandais, pour maintenir l’économie de la Wallonie à un niveau supportable. Une fois qu’on aura dû laisser tomber la chemise et le pantalon, les chaussettes… espérons que la Wallonie saura se vendre. Elle aura besoin d’argent. Toutes choses restant égales, une Wallonie autonome au sein d’une confédération belge ou bénéluxienne, aurait la liberté ou, plutôt, la responsabilité de se débattre avec un appauvrissement dramatique, en cherchant à combler un déficit moyen de 25 % dans tous ses budgets, y compris ceux de la sécurité sociale. On doit ce calcul au professeur Gazon, de l’Université de Liège. Il n’a pas été démenti. (…)

Horizon Elections

L’ ALLIANCE WALLONIE-FRANCE S’EXPRIME

Plutôt que de citer le nom de candidats qui ont notre faveur dans les partis politiques démocratiques qui font tout et parfois n’importe quoi pour obtenir votre vote, le Conseil Général de l’A.W.F., mouvement pluraliste, lanceur d’alertes, a décidé de renoncer à vous donner des noms de candidats, mais plutôt de tracer des pistes qui vous permettent de choisir un vote qui soit bénéfique à l’avenir de la Wallonie. Nous faisons confiance à votre sagacité pour lire entre les lignes et trouver des « chirurgiens » qui abandonneront les slogans faciles pour emprunter un discours courageux.

A tous ceux qui nous interrogent et sollicitent notre avis, nous tenons tout d’abord à rappeler qui nous sommes et à exposer les enjeux et les matières à débattre avant de déposer un bulletin de vote dans l’urne.

  1. L’Alliance Wallonie-France (AWF) est un mouvement citoyen et non un parti politique. Elle est d’essence républicaine, laïque, démocratique, pluraliste et sociale. Ses adhérents sont résolument convaincus que notre seul salut réside dans l’intégration-autonomie de la Wallonie dans la France.
  2. Dans l’Etat belge en voie d’évaporation programmée (2020 pour la NV-A et le Vlaams Belang, 2024 pour le CD&V et l’Open-VLD), avec une septième réforme de l’Etat qui mettra fin à la solidarité sociale interrégionale, nous soutenons tout candidat de toute formation démocratique qui affirme sincèrement ses convictions régionalistes.
  3. Toutes les législations précédentes ayant uniquement satisfait les besoins de la Région flamande, nous soutenons les candidats qui exigent des réalisations concrètes en faveur de la Wallonie qui a besoin de tout et qui ne demande jamais rien.
  4. Aucun Etat ne peut survivre sans solidarité interrégionale. Ceux qui voteront la scission de la Sécurité sociale achèveront l’Etat belge sans avoir préparé la survie de la Wallonie. Après un tel vote, la Wallonie se trouvera piégée dans un Etat confédéral qui se désintéressera de son sort. Le débat sur l’après-Belgique doit être ouvert sans délai et le principe de précaution doit être un souci primordial pour nos représentants. Nous soutiendrons donc ceux qui auront le courage d’assumer leurs responsabilités.
  5. Dans l’intérêt de la Wallonie en permanence défavorisée et pour des raisons d’économie, nous soutiendrons les candidats qui se prononceront pour un transfert à la Région wallonne de toutes les compétences de la Communauté française.
  6.  Nous soutiendrons tout candidat qui se prononcerait pour une refonte et une harmonisation des compétences des Provinces wallonnes.  
  7. Il va de soi que le maintien acquis des structures publiques renforçant la cohésion économique et sociale reste une nécessité de cohérence dans une économie qui ne cède en rien les missions de régulation aux intérêts privés, face aux intérêts collectifs, ceci après nécessaires assainissements.
  8. Notre soutien à l’Europe vise notamment la priorité absolue des urgences climatiques et des harmonisations sociales. Toutefois, nous refusons que les mesures prises ne jouent une fois de plus en défaveur de la Wallonie face à une Flandre encline à lui faire payer ce qu’elle se refuse à elle-même.
  9. Nous refusons tout diktat wallon de s’interdire de contacter une quelconque formation démocratique flamande, quelle que soit la portée des discussions, y compris celles relatives à une fin pacifique de la Belgique.
  10. Convaincus qu’à lire entre les lignes, un électeur perspicace y trouvera les candidats proches de ses aspirations à plus de justice sociale, fiscale, distributive, il nous reste à signaler qu’à ce jour l’AWF n’a pas été sollicitée pour soutenir une ou plusieurs candidatures. Si tel devait être le cas et dans le respect de ce qui précède, après analyse, nous ne manquerions pas d’en faire état sur notre site (www.alliancewalloniefrance).
  11. Le « chirurgien » dont nous parlons sur notre site sera le candidat qui se prononcera ouvertement pour l’union de notre chère Wallonie à la France, à commencer par exiger du Parlement wallon qu’il active enfin les accords de coopération signés en 1999 et 2005 entre lui et la France.

Rappel important

Rappel important

Je me permets de vous rappeler l’Assemblée Générale Extraordinaire Ouverte de l’ Alliance Wallonie France qui se déroulera le samedi 11 mai 2019 dès 9.45 au Théâtre de Namur, 2, Place du Théâtre à 5000 Namur.

Ordre du jour :

° 9.45 Accueil des participants, remerciements et brève genèse de l’A.W.F. par le Président sortant

° 10.00 Présentation et discours du candidat à la présidence de l’A.W.F. , M. Nicolas THIRION, professeur de droit à l’Université de Liège

° 10.30 Prise de parole par le Président d’assemblée qui explique les modalités des deux votes (X) et (XX) qui vont être demandés aux membres de l’A.W.F. (pour rappel, seuls les affiliés en ordre de cotisation seront admis au vote).

(X) Vote sur la prolongation du mandat des Membres du C.G. (Conseil Général) élus lors de l’ A.G.O. du 28.04.2018

(XX) Vote pour la Présidence de l’A.W.F.

Dépouillement

° 10.45 Proclamation des résultats. Brève allocution du Président élu, questions des participants à l’A.G. et réponses du président.

° 11.15 Discours du Professeur HEC de l’ Ulg, M. Jules GAZON : « l’Avenir de la Wallonie »

° 12.00 Verre de l’amitié offert par l’A.W.F.

Paul DURIEUX,

Président sortant et fondateur de l’A.W.F.

INFORMATIONS

Comme nos statuts le prévoient :

° chaque membre a reçu un appel à candidature pour se porter candidat à la Présidence de l’ A.WF. et membre de son Conseil Général, organe directeur du mouvement

° seule la candidature de M. Nicolas THIRION nous est parvenue pour la présidence.

° en ce qui concerne les membres du Conseil Général, il appartiendra à l’A.G., organe suprême de l’A.W.F. de se prononcer par un vote (appelé X dans l’ordre du jour) à bulletin secret sur la prolongation à 2 ans du mandat de leurs membres afin de faire coïncider la durée des deux mandats (Président et Membres du Conseil Général). Voilà pourquoi notre A.G. sera extraordinaire.

° c’est le Conseil Général qui choisira les membres et les tâches de celles et ceux qui formeront le B.E. (bureau exécutif) qui aura la lourde charge de conduire l’A.W.F. au jour le jour.

° notre A.G. sera aussi ouverte. Tout citoyen soucieux de l’avenir de la Wallonie sera accueilli parmi nous le samedi 11 mai avec ferveur et fraternité

° mon départ dans les Cévennes fin mai ne signifie en rien que je quitte l’A.W.F. Mon rôle sera de fédérer au sein de l’A.W.F. les nombreux Wallons qui ont décidé d’établir leur résidence principale en France.

° VIVE LA WALLONIE, VIVE LA FRANCE !

Paul DURIEUX

Nous formulons l’espoir que les médias répondront à l’invitation qui leur a été adressée.

A.G.E.O de l’ A.W.F.

Je me permets de vous rappeler l’Assemblée Générale Extraordinaire Ouverte de l’ Alliance Wallonie France qui se déroulera le samedi 11 mai 2019 dès 9.45 au Théâtre de Namur, 2, Place du Théâtre à 5000 Namur.

Ordre du jour :

° 9.45 Accueil des participants, remerciements et brève genèse de l’A.W.F. par le Président sortant

° 10.00 Présentation et discours du candidat à la présidence de l’A.W.F. , M. Nicolas THIRION, professeur de droit à l’Université de Liège

° 10.30 Prise de parole par le Président d’assemblée qui explique les modalités des deux votes (X) et (XX) qui vont être demandés aux membres de l’A.W.F. (pour rappel, seuls les affiliés en ordre de cotisation seront admis au vote).

(X) Vote sur la prolongation du mandat des Membres du C.G. (Conseil Général) élus lors de l’ A.G.O. du 28.04.2018

(XX) Vote pour la Présidence de l’A.W.F.

Dépouillement

° 10.45 Proclamation des résultats. Brève allocution du Président élu, questions des participants à l’A.G. et réponses du président.

° 11.15 Discours du Professeur HEC de l’ Ulg, M. Jules GAZON : « l’Avenir de la Wallonie »

° 12.00 Verre de l’amitié offert par l’A.W.F.

Paul DURIEUX,

Président sortant et fondateur de l’A.W.F.

INFORMATIONS

Comme nos statuts le prévoient :

° chaque membre a reçu un appel à candidature pour se porter candidat à la Présidence de l’ A.WF. et membre de son Conseil Général, organe directeur du mouvement

° seule la candidature de M. Nicolas THIRION nous est parvenue pour la présidence.

° en ce qui concerne les membres du Conseil Général, il appartiendra à l’A.G., organe suprême de l’A.W.F. de se prononcer par un vote (appelé X dans l’ordre du jour) à bulletin secret sur la prolongation à 2 ans du mandat de leurs membres afin de faire coïncider la durée des deux mandats (Président et Membres du Conseil Général). Voilà pourquoi notre A.G. sera extraordinaire.

° c’est le Conseil Général qui choisira les membres et les tâches de celles et ceux qui formeront le B.E. (bureau exécutif) qui aura la lourde charge de conduire l’A.W.F. au jour le jour.

° notre A.G. sera aussi ouverte. Tout citoyen soucieux de l’avenir de la Wallonie sera accueilli parmi nous le samedi 11 mai avec ferveur et fraternité

° mon départ dans les Cévennes fin mai ne signifie en rien que je quitte l’A.W.F. Mon rôle sera de fédérer au sein de l’A.W.F. les nombreux Wallons qui ont décidé d’établir leur résidence principale en France.

° VIVE LA WALLONIE, VIVE LA FRANCE !

Paul DURIEUX

Nous formulons l’espoir que les médias répondront à l’invitation qui leur a été adressée.

Par le train, vous y seriez déjà

Surprise pour les voyageurs embarqués à Liège à bord du train de 17h. en direction d’Ostende le 1er mai. L’itinéraire leur a été donné … en flamand ! Une manière comme une autre d’affirmer la justesse du nouveau slogan de la SNCB « par le train, vous y êtes déjà ! » Un slogan inspiré de celui de l’ancienne compagnie aérienne belge « Par Sabena, vous y seriez déjà ».

P-J André, journaliste et animateur du blog liege28

Commentaire de l’A.W.F. : et lorsque, comme nous y poussent toutes les invitations des médias belges à devenir d’excellents bilingues néerlandais-français, nous n’aurons plus de raison de réagir à une telle situation… Pourquoi se plaindre alors que nous serons sensés comprendre le néerlandais ?

paul D

Les dirigeants politiques wallons tout parti confondu nous mentent. Hélas !!!

Entrepreneur wallon, où es-tu?

25 avril 2019 19:31

On crée moins d’entreprises au sud du pays

On a envie de se réjouir en découvrant dans l’Atlas des créations publié par le bureau Graydon que pour la première fois dans l’Histoire, plus de 100.000 entreprises ont été fondées en Belgique l’an dernier. Un record qui marque une progression de 5,3% sur un an. Et quand on soustrait de ce total le nombre de fermetures d’entreprises enregistrées en 2018, on obtient encore 22.607 créations nettes, ce qui signifie une hausse de 1,88% de l’effectif global des entreprises.

Certes en progression, les deux statistiques marquent un petit essoufflement par rapport à l’excellent cru 2017 (+ 5,8% et + 2,45%).

Mais quand on regarde la répartition des chiffres entre les trois Régions, le bilan s’avère beaucoup moins positif…Pendant que la Flandre accueillait cent nouveaux starters nets, la Wallonie en accueillait six…

Un coq qui a bien pâle figure représentant bien la situation réelle de la Wallonie… HELAS !!!

Vous entreprenez ? Vous avez des idées pour faire bouger les lignes ? Rejoignez la communauté des entrepreneurs :

Découvrez aussi notre site dédié aux chefs d’entreprise wallons et l’ensemble de nos articles.

La Flandre cartonne dans les deux classements. Elle a enregistré 11,6% de starters en plus et 14.970 nouvelles entreprises nettes. Bruxelles rend une copie honorable: + 5,2% et une croissance nette de 2.913 unités. 

La Région wallonne, en revanche, stagne lourdement: – 0,2% et à peine 932 nouvelles entreprises en net. En réalité, le sud du pays a vu presque autant de fermetures (23.525) que de créations (24.457): la différence n’est positive que de 3,8%.

Par comparaison, le nord a recensé 25,7% de créations en plus que de fermetures et Bruxelles, 23%. Autre mesure de l’écart : pendant que la Flandre accueillait cent nouveaux starters nets, la Wallonie en comptait six… C’est grave, Docteur ?

Cela montre en tout cas que le chantier ouvert en Wallonie pour y relancer l’entrepreneuriat est encore loin de donner les résultats espérés et que les plans Marshall successifs n’ont pas bouleversé les mentalités.

À la présentation de l’Atlas, l’Union des classes moyennes a évoqué le déficit d’image qui affecte toujours l’entrepreneur au sud du pays. Elle a aussi parlé d’une plus grande aversion au risque en Wallonie, en regard du taux d’emploi régional : c’est un cercle vicieux, puisqu’on se lance plus volontiers comme indépendant quand on a plus de chance de retrouver un job… donc au nord plutôt qu’au sud.

Ce qui agrandit encore le fossé entre les Régions. On parle souvent des champions wallons, et il y en a, mais c’est le petit peuple des humbles starters qui a besoin de stimuli.

Michel Lauwers, Journaliste Source : L’Echo

LE COMMENTAIRE de l’ A.W.F. : cet article nous attriste au plus haut point, mais il rejoint bien l’analyse de nos économistes.

Il omet toutefois de mettre le doigt sur la principale cause de cette situation. La Flandre jouit d’un potentiel économique solide qui donne confiance, mais surtout elle a l’art de se servir de l’image belge à son seul profit quand cela sert ses intérêts.

Bruxelles profite de sa situation de capitale européenne qui a engendré la présence en son sein d’ un nombre incalculable d’institutions internationales. De plus, elle est la capitale d’une Belgique flamande. Dans toutes les discussions institutionnelles, par couardise, les Wallons et les Bruxellois de langue française ont donné à la Flandre des leviers de pouvoir totalement disproportionnés par rapport à ce que représente la Flandre à Bruxelles en matière démographique.

Les Wallons sont englués dans une fédération Wallonie-Bruxelles/Communauté française (qui aujourd’hui porte bien mal ce nom) dont elle ne reçoit pas ce qu’elle serait en droit de réclamer au vu de ce qu’elle a donné à Bruxelles et de ce qu’elle donne encore aujourd’hui. Mais en politique, parler en termes de reconnaissance n’existe pas. La politique, c’est la froideur des réalités de terrain, qu’il soit économique, social, culturel ou encore du domaine de l’enseignement.

La Wallonie souffre de deux cancers, l’un se nomme Belgique (dites plutôt Belgium ou Belgïe, termes qui conviennent mieux) dont les Flamands se sont emparés , l’autre se nomme Fédération Wallonie/Bruxelles qui plus est à un coût pour le budget wallon. Sortir de cet imbroglio de Belgique résiduelle serait bénéfique pour le budget wallon.

Aujourd’hui, on guérit du cancer. Encore faut-il que les meilleurs chirurgiens wallons prennent leur scalpel pour pratiquer les opérations nécessaires. Il n’est pas trop tard, mais il est plus que temps.

Lors des prochaines élections, votez pour ces chirurgiens wallons. Il en est dans plusieurs partis, mais surtout refusez de donner votre voix à celles et ceux qui vous mentent ou refusent d’affronter la réalité wallonne et aux partis belgicains qui nient l’ existence-même des deux cancers wallons.

Paul DURIEUX

N.B. : si vous désirez connaître les noms de bons chirurgiens, c’est avec plaisir que nous vous fournirons leur nom aux adresses électroniques suivantes : paulmelot1@gmail.com, alh11api@gmail.com, pauldurieux2003@yahoo.fr, nisselouis@gmail.com, ass.hav@hotmail.com, j.rogissart@skynet.be, espace@grandchamp.be