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L’avenir de la Wallonie à la lumière d’une véritable révolution française

Grâce au site de  « l’Alliance Wallonie France », vous allez pouvoir lire la lettre qui suit.  

Une lettre d’Albert SALON, ancien Ambassadeur de la France, à Monsieur Sylvain FORT, Conseiller à l’Elysée. Ce texte expose une nouvelle façon d’imaginer l’avenir de la France et de la Francophonie, loin d’une France accrochée à un jacobinisme suranné. Les Wallons auraient tort de négliger cette véritable révolution qui rencontre parfaitement le projet d’ Intégration-Autonomie de la Wallonie dans la République française initié par Jacques Lenain, véhiculé par l’Alliance Wallonie France et avalisé par l’éminent constitutionnaliste français Didier Maus. Il ne reste plus qu’à trouver ces jeunes « chefs politiques » wallons comme énoncé par le Général de Gaulle dans ses entretiens avec le professeur LIENARD.

Et si nous étions à un véritable virage ? Et si nous n’attendions pas les décisions venues du Nord pour prendre l’initiative ? Et si nous en arrivions à prévoir le prévisible ? La prochaine Assemblée Générale Ouverte de l’ A.W.F. du samedi 28 avril (voir le programme dans un article précédent) tombe à point pour répondre à ces questions.  

Paul DURIEUX – Président – fondateur de l’ A.W.F.

Reproduction souhaitée avec mention de l’origine

À Monsieur Sylvain Fort, Conseiller « discours et mémoire »

Palais de l’Élysée

Monsieur le Conseiller, cher Monsieur

La Corse et la Nouvelle Calédonie* posent à la France et à la Francophonie une question que d’autres territoires d’outre-mer et métropolitains vont poser de plus en plus fort dans l’avenir :

« Quels degrés de décentralisation et d’autonomie peuvent permettre l’expression et l’épanouissement des personnalités régionales, tout en maintenant l’unité de la France ? »

Cela m’amène à rejoindre et développer nos échanges sur la Francophonie et sur Villers-Cotterêts, en songeant à ce que le Président pourrait vouloir faire :

La francophonie mondiale et la Francophonie organisée, liées toutes deux à nos DROM-COM et à notre énorme espace maritime (de 11,7 Mkm2, à enfin valoriser dignement pour notre redressement ! Tout se tient…), constituent aussi pour la France un levier d’adaptation de notre organisation territoriale et de notre logiciel institutionnel et politique.

Il ne s’agit de rien moins que de choisir habilement, en quelque sorte « en douceur » bien que ce ne soit pas facile, de desserrer le carcan jacobin pour aller vers une France, certes non fédérale, mais aux structures souples, dont nos rois avaient si bien su jouer.

La France d’aujourd’hui garde tout de même, malgré les menaces croissantes subies par son unité, et grâce en partie à ce jacobinisme devenu aujourd’hui « contre-productif », une solidité qui lui permet de s’inspirer partiellement de ce modèle de l’ancien régime, malgré le syndrome de la tête coupée du roi.

Or, coïncidence : après avoir commencé à rédiger ce message, je tombe  sur cette phrase du Président, citée par Le Figaro du 11 décembre :

p.3 : Corse « Si le cadre actuel ne permet pas à la Corse de développer ses potentialités, alors nous pourrons envisager d’aller plus loin et de réviser la Constitution ». Emmanuel Macron.

Eh bien, Monsieur le Conseiller, l’air du temps, les circonstances, voire l’urgence en ce qui concerne les DROM-COM et la Corse, offrent au Président de la République l’occasion de produire un « grand œuvre » pour la France.

En la déverrouillant, en s’appuyant sur le fait patent, indéniable, que l’unité et l’indivisibilité de la République ont pu dans le passé, sans drame, s’accommoder :

  • d’une royauté coutumière à Wallis-et-Futuna ;
  • de gouvernements en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie ;
  • d’une inégalité – compréhensible, néanmoins flagrante – entre citoyens français vivant en Nouvelle Calédonie pour voter au referendum sur l’indépendance, à la suite des accords de Nouméa de 1988 (Michel Rocard-Tchibaou) ;
  • de la Communauté gaullienne – éphémère (1958/60) et caduque de fait  – qui, sauf erreur, est toujours une partie (morte sans que cela gêne quiconque…) de notre Constitution de 1958 ;
  • du maintien, après le gouvernement du Kaiser, du Concordat napoléonien en Alsace-Moselle lors du retour à la France en 1918 ;
  • même d’une autonomie déjà assez poussée de la Corse, dans une collectivité territoriale unique,  pourtant repoussée par un referendum local récent.
  • du viol patent du principe constitutionnel fondamental de laïcité de l’État, à l’égard – notamment – de l’Islam, qui pose aussi des problèmes spécifiques dans les terres françaises de l’Océan indien, en Corse, voire en « métropole continentale »…  

En expliquant bien à la Nation qu’il ne s’agit pas de la démanteler, mais de la maintenir, de la libérer dans toutes ses forces diverses, et de l’épanouir autour d’un grand projet**.

Une formule non miraculeuse, grand œuvre pragmatique et raisonnable, pourrait permettre de :

  • surmonter les problèmes d’identité de la Corse et des DROM-COM, en s’accompagnant d’une politique intelligente de développement, notamment maritime ; 
  • donner un coup d’arrêt au processus plus vaste de désagrégation en cours en métropole : nous voyons bien la Bretagne, le Roussillon catalan émoustillé par son voisin du sud, le Pays basque, l’Alsace plus discrète mais « travaillée » de moins en moins discrètement par des officines privées (« FÜEV ») et même publiques de l’Allemagne et de l’Autriche ; mais aussi, à leur tour, même la Normandie réunifiée, la Savoie, la Flandre française, le Comté de Nice…commencent – très prudemment – à « s’interroger ») ;
  • en Europe, au cas où la Belgique – création en 1815 et 1830 de l’Angleterre et de la Sainte-Alliance, pour contenir le « risque France » – viendrait à éclater …  … offrir à la Wallonie francophone un choix véritable entre l’indépendance qu’elle préférerait peut-être, et un rapprochement souple avec la France, le choix n’existant pas réellement à l’heure actuelle du fait de l’épouvantail jacobin agité par les opposants à une solution « française » ;
  • permettre, enfin, aux pays africains francophones et francisants – indépendants et entendant bien le rester – qui le souhaiteraient de nouer avec la France, la  « Belgique » – Wallonie et le « Canada-Québec*** », des liens plus forts au sein d’une Organisation internationale de la Francophonie (OIF) devenue plus solidaire dans le développement et l’orientation économique et politique.

Les « questions » corse et néo-calédonienne peuvent, dans leur urgence, offrir au Président une « fenêtre de tir » : tant pour la France que pour sa propre entrée dans la grande Histoire.

Elles pourraient déclencher un processus très fécond. Non pas une explosion-destruction de la France, mais une éclosion de France et de francité, un extraordinaire modèle d’humanisme pour le monde.

Les précédentes « entorses » – pourtant fort évidentes – à notre Constitution, me laissent penser qu’une révision, toujours difficile, de cette Loi fondamentale, ne serait peut-être pas indispensable.

Des juristes avisés s’y pencheront sans doute.

Le Président de la République a annoncé le 29 août en Conférence des Ambassadeurs, et confirmé le 9 novembre à Abou Dhabi, la présentation d’un plan de  développement politique du français et de la Francophonie. Le 16 septembre, il a annoncé la restauration de Villers-Cotterêts et l’affectation du château de François 1er à la Francophonie.

Vous connaissez les propositions de nos associations tant pour la politique générale de français et de Francophonie, que pour les deux Instituts à créer à Villers-Cotterêts sur le thème commun de l’étude et de la valorisation des diversités linguistiques et culturelles, l’une de la Francophonie, l’autre de l’Europe.

Le plan annoncé pour le début de 2018 par le Président pourrait-il, peut-être, tenir compte des diverses analyses et suggestions ci-dessus ?

Je dois dire qu’après nos échanges, notamment du 19 octobre à l’Élysée, c’est avec sympathie et confiance que je vous prie de recevoir mes salutations empressées.

Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres (thèse sur « l’Action culturelle de la France dans le monde »), ancien instituteur de classe unique à tous les cours (1954/55), puis ambassadeur de la France ; commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier dans les Ordres des Palmes académiques, des Arts et Lettres, de la Légion d’Honneur, de la Pléiade, du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d’Avenir de la langue française (ALF), du Forum francophone international (FFI-France), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), médaille d’or 2016 de la Société d’Encouragement au Progrès (SEP), reçue à l’École Militaire.

Notes :

*Je connais bien la Nouvelle-Calédonie et je suis d’assez près son évolution. Eh bien, je dis que le Premier Ministre actuel me paraît aller dans le bon sens et préserver l’avenir français du « Caillou ».

Parce qu’il a la culture nécessaire, l’esprit de finesse, et l’empathie humaniste.

Lorsque j’étais Conseiller culturel à notre ambassade à Canberra, chaque année, de 1970 à 1975 incluses, j’ai organisé à Nouméa les stages d’été pour professeurs australiens, néo-zélandais et indonésiens de français, et même créé à partir de 1974 le Festival culturel du Pacifique avec l’aide du « Haussaire » Claude Érignac (assassiné plus tard en Corse) et de l’Assemblée territoriale et de MM. Tchibaou (lui aussi assassiné) et Yann Céléné Uregei. Festival que les ministères des Affaires étrangères et des DOM-TOM d’alors s’étaient entendus pour m’envoyer aux Nouvelles-Hébrides (devenues le Vanouatou), et en Polynésie française, pour étudier les moyens de l’étendre à ces territoires…

**Dans notre pays qui n’est pas une nation ethnique, mais littéraire et politique, « une Europe qui a réussi », ce qui tient en Nation ses composantes très diverses, outre l’histoire vécue ensemble et la langue française officielle maintenant commune à tous, c’est un destin collectif toujours à construire, un grand dessein à partager. Deux grands contemporains l’ont exprimé d’une manière presque identique :

– M. Jean-Pierre Chevènement : « La France marche au projet. », et

– notre Général de Gaulle : « La France ne saurait être la France sans la grandeur. »

***Tout cela supposerait une politique française de « non indifférence », de nouveau plus québécoise que canadienne, et l’élection au poste de Secrétaire général de l’OIF, lors du Sommet francophone de 2018, d’un chef d’État d’Afrique francophone sub-saharienne – tel, par exemple : M. Zinsou – en évitant la réélection de Mme Jean que le Canada fédéral aura sans doute tout intérêt à soutenir à nouveau.

Nos associations avaient, en 2014, milité avec leurs bien faibles moyens contre elle et pour M. Jean-Claude de l’Estrac, Secrétaire général mauricien de la Commission de l’Océan indien très francophone, faute d’un accord des Chefs africains sur la désignation d’un des leurs.

albert.salon0702@orange.fr

  +33 1 45 32 42 84

Que fait AVENIR DE LA LANGUE FRANCAISE – (ALF) ?

Notre ami, Monsieur Albert Salon, ancien ambassadeur de la France, nous envoie ce qui suit

AVENIR DE LA LANGUE FRANCAISE A été créée le 4 décembre 1992 par MM. D. GALLET, D. NOGUEZ, P. ROSSILLON et A. SALON.

Agréée depuis 1995 par deux ministères : Justice et Culture pour veiller à l’application de la législation linguistique française.

Statut consultatif auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie « OIF»

Président d’honneur : Bernard DORIN, Ambassadeur de France.

Président : Albert SALON, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur. Vice-Présidents : Yves MONTENAY, ancien chef d’entreprise, professeur à l’ESCP, et Catherine DISTINGUIN, juriste ; Sitemestre : Marc-Antoine BÉCUE.

Secrétaire général : Laure FOURÉ ; Trésorier : Sophie CHEVREUSE ; Nombre d’adhérents cotisants réels : 400.

Siège : 34 bis rue de Picpus, 75012 Paris ; 01 43 40 16 51 – avenirlf@laposte.net  – Site : www.avenir-langue-francaise.fr

ALF agit pour le respect du français (France et étranger).

1) Actions de sensibilisation, manifestations, campagnes

  • Alerte les pouvoirs publics; l’opinion publique  par  les médias;
  • participe au jury du prix «  Carpette anglaise » ;
  • dénonce les dérives dans colloques, déclarations politiques…

2) Actions juridiques et contentieuses

  • ALF fit en 1992 introduire : « La langue de la République est le français »

dans la Constitution, puis élabora le projet devenu loi Toubon du 4/8/1994 ;

  • ALF a traité depuis 1993 plus de 5 000 signalements d’infractions.

3) Actions fortes en secteurs vitaux : travail, enseignement, culture, sciences

  • Actions avec les syndicats, et auprès des grandes entreprises

pour le plein droit de travailler en français en France ;

  • français langue des collectivités et services publics ;
  • de l’enseignement, en particulier : supérieur : ALF a lancé en 2013 la grande campagne médiatique contre l’article 2 de la loi Fioraso qui ouvrait les vannes à l’enseignement en « globish-pour-tous» dans nos universités. D’intéressants amendements ont été obtenus. Elle dépose des recours devant les tribunaux. ;
  • de culture: chanson, cinéma, media ;
  • des sciences et de la recherche. Solide argumentaire publié pour le français dans les sciences.

4) Francophonie et International

  • ALF a obtenu en juillet 2008 de constitutionnaliser la Francophonie-Communauté;
  • agit pour français et plurilinguisme dans UE et institutions internationales ;
  • pour la solidarité avec les peuples et communautés francophones : liens solides avec associations et mouvements québécois, suisses, wallons ; liens avec associations allemandes, italiennes, brésiliennes ;
  • ALF porte le projet « château de Villers-Cotterêts » : Institut international de documentation, formation et recherche sur la Francophonie et la diversité linguistique et culturelle européenne et mondiale ;
  • ALF a réuni 44 mouvements français et étrangers dans la manifestation pour la francophonie et pour la diversité linguistique et culturelle, le 18 juin 2011 (Panthéon et Quartier latin) ; elle contribue fortement à la synergie entre 32 associations françaises et 8 associations francophones hors de France.

ALF a pu ainsi lancer :

  • en 2012, la Campagne Communes de France pour la langue française, et présenter en 2017 les votes de centaines de communes représentatives de toute la France en équivalent de referendum d’initiative populaire ; 
  • en 2016, la campagne pour l’introduction d’un « droit au français » dans la loi « Égalité et citoyenneté » ;

  • en 2016, la campagne pour tirer la conséquence logique du Brexit sur les langues officielles de l’UE ;

  • en 2017, la campagne contre le slogan en anglais de présentation de la candidature de Paris aux JO de 2024 ;

  • en 2017, la campagne de sensibilisation des candidats à l’Élysée et à l’Assemblée, qui a obtenu des engagements écrits précis de la part de plusieurs candidats, dont MM. Macron et Mélenchon.

ALF distinguée par l’OIF : « Le président d’Avenir de la langue française (ALF) a reçu de M. Abdou Diouf la médaille Senghor de la Francophonie 2014, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en hommage à ALF et aux associations qui, en France et au dehors, mènent ensemble un combat exemplaire pour la langue française en France et pour la solidarité et la coopération  entre les pays, communautés et collectivités locales, qui ont le français en partage. »

Publications  :

 Site très riche : avenir-langue-francaise.fr: voyez- y le bulletin d’adhésion, rejoignez-nous !

  • Bulletin quadrimestriel: « Avenir de la langue française » : à diffuser sans modération ;
  • Guide de l’usager (langue française – son emploi en France) ;
  • Ouvrages pertinents de membres du Bureau : consultez Wikipédia.
  • membres du Bureau : consultez Wikipédia.

Programme de l’A.G.O (Assemblée Générale ouverte) de l’ A.W.F.

                                            WALLONS, sortez du bois !

            Le samedi 28 avril 2018 dès 10 h 00 au Palais des                          Congrès de  Liège
Accueil dès 9.30 : café, thé, infusions, eaux, jus d’orange, biscuits

10.00     O Paul Durieux,

 Président – Membre  fondateur de l’A.W.F.   

Accueil des participants

10.10     O Pierre-Yves Dermagne, Député wallon,                                                                  Chef de groupe P.S. au Parlement wallon

 Pierre-Yves Jeholet,  M.R., Ministre de                                                                   l’économie régionale , Vice-président du                                                              Gouvernement wallon

« Précéder le prévisible ? »

 « La Wallonie au secours de la Communauté                                                           française ? »

«  Comment faire ?  Et après ? »

    11.10     O  Georges Régibeau, Historien                                           

   « La voix de l’ Alliance Wallonie France »

 11.30     O  Débat avec tous les participants

12.00     O  Vote des membres de l’ A.W.F.  (Présidence                                                          et Membres du Conseil Général)

12.15     O  Conclusions du Président élu et clôture de                                                           l’ A.G.O.

 12.30     Vin d’honneur offert par l’ A.W.F.

 13.00     Repas sur réservation

 Choix entre 2 plats 

 A. « la viande »

 TAGLIATTA DE BŒUF / ROQUETTE ET                                                   TOMATES SECHEES/ COPEAUX DE PARMESAN                                                       GRENAILLES ROTIES

                                                B .   « le poisson »

   FILETS DE TRUITES DE NOS RIVIERES                                                             PUREE MOUSSELINE/POIREAUX A LA CREME                                            AU  PARFUM DE GINGEMBRE / POIREAUX                                                       FRITS                                

                                            Boissons : vin rouge ou blanc (1/2 bouteille par                                                  invité),  eau,  soft, bière pils, café

                                    Vin blanc Pierre Henri  Chardonnay Pays d’Oc 2016                                                       IGP  médaillé d’or Lyon 2017

                                   Vin rouge Pierre Henri  Merlot Pays d’Oc 2016                                                                  IGP  médaillé d’or Lyon 2017

   Prix plat et boissons compris : 30 €/personne

                            Le payement vaudra réservation sur le compte n°                                            BE26068244993129 – BIC : GKCCBEBB de l’AWF, 22,                                Rue Fêchereux à 4130 Esneux. N’oubliez pas d’indiquer                              le(s) plat(s) réservé(s) ( A ou B).

                             Ne tardez pas car le nombre de places est limité.

 

 

Conférence de presse de l’A.W.F. le vendredi 20 avril

A titre informatif, nous prions nos lecteurs de prendre connaissance de cette invitation à la conférence de presse organisée par notre mouvement citoyen :

A Mesdames et Messieurs les représentants(tes) de la presse écrite, parlée et télévisée.

L’ALLIANCE  WALLONIE  FRANCE, mouvement citoyen pluraliste et laïc,  a l’honneur de vous inviter à la Maison de la Presse de Liège, le VENDREDI 20  AVRIL, à 11h (lunch suivra) à :

1) la présentation de sa nouvelle brochure de contact;

2) l’information de l’ordre du jour de son Assemblée Générale OUVERTE à tous, le samedi 28 avril, à 10h (Palais des Congrès de Liège);

3) sa vision d’avenir de notre Wallonie.

Les autorités wallonnes connaissent les atouts et faiblesses de notre région. Ont-elles pour autant mesuré la très lourde hypothèque prise sur l’avenir par les négociateurs de la sixième réforme de l’Etat, en 2011, pour sortir des 541 jours de crise: Loi de financement des régions et communautés et fin programmée des transferts N-S ?

A terme et dès 2025, tant la Région wallonne que la Communauté française, selon toute vraisemblance,  affronteront une impasse budgétaire TOTALE impossible à financer, hormis réduction drastique de leur fonctionnement de l’ordre de plus ou moins 30%… dans tous les domaines !

Montants astronomiques par définition inenvisageables induisant une explosion sociale sans précédent, tout aussi préoccupante et comparable à  la situation économique de la Grèce et que nul ne peut souhaiter…

Il reste UNE législature pour faire évoluer les institutions et trouver les moyens visant à assurer à la Wallonie un fonctionnement cohérent.

Dès lors, nous avons invité à l’A.G. du 20 avril prochain Messieurs

Pierre-Yves JEHOLET, Ministre (MR) de l’Economie de la Région wallonne 

et

Pierre-Yves DERMAGNE, Ancien Ministre et Chef de Groupe  (PS) au Parlement wallon

à s’exprimer et débattre sur le thème:

Précéder le prévisible ?

La Région wallonne au secours de la Communauté française via transfert des compétences, principalement celles de l’école ?

Comment faire ? Et après ?

Pouvons-nous espérer votre présence ardemment souhaitée, ce dont nous nous réjouissons à l’avance ?  (La confirmation de votre présence nous serait utile.)

Avec nos meilleurs sentiments,

Pour l’ALLIANCE  WALLONIE  FRANCE,

Paul DURIEUX, Président

(04.236.69.17 / 0476654329)

Le sacrifice d’Arnaud Beltrame, un message fort !

Lu sur l’excellent blogue « Le coin de vue » de notre ami Roland Douhard. L’A.W.F. s’associe à l’hommage rendu à un Homme qui a donné sa vie pour en sauver d’autres.

Arnaud Beltrame : « vous tuez, nous résistons ! »
L’acte terroriste de l’islamiste Radouane Lakdim est marqué d’une symbolique particulière. Cela faisait six mois qu’aucun fait terroriste n’était signalé en France. Pendant cette période, les services de renseignement et de sécurité ont empêché une douzaine de projets terroristes de se réaliser. Ce qui incita certaines « bonnes âmes » à réclamer la baisse de la garde ainsi que le renoncement aux lois répressives appropriées, discutées et votées pourtant, comme il se doit, dans le cadre de l’Etat de droit.

Ce vendredi 23 mars, à Carcassonne puis à Trèbes, dans l’Aude, des civils et deux membres des forces de l’ordre ont été sauvagement attaqués et tués, pour quatre d’entre eux. Il faut rendre hommage à ces personnes innocentes tombées sous les coups mortels d’un homme de 25 ans, qui s’est radicalisé sur les réseaux sociaux et les sites djihadistes. L’enquête devra déterminer le degré d’implication de son entourage, sa compagne et un ami mineur d’âge, voire des complices au sein de la communauté musulmane salafiste française et internationale.

Mais ce qui retient l’attention et pousse à la réflexion, c’est le choix délibéré du Lieutemant-Colonel Arnaud Beltrame de se substituer à une otage, une caissière du Super U de Trèbes. Tous les témoignages concordent. Ce gendarme était un homme généreux, intelligent, un militaire exemplaire. Major de sa promotion à Saint-Cyr, il aura passé toute sa carrière au service de la collectivité, développant aux yeux de tous un courage hors du commun et une volonté constante d’honorer son pays, son corps d’armée et son grade. S’il y a une élite républicaine, elle est pleinement incarnée par cet homme marié de 44 ans. Une pensée émue pour sa veuve, meurtrie à son tour, pour les familles des autres victimes, endeuillées et désormais en souffrance.

Que nous dit l’acte héroïque d’Arnaud Beltrame ? Voilà un militaire rompu aux exercices anti-terroristes qui, convoqué par le hasard autant que par le destin, se retrouve face à une prise d’otages dans un supermarché. L’auteur de celle-ci a déjà tué le passager d’un véhicule volé et blessé plusieurs personnes. L’officier de gendarmerie écoute son cœur, sa morale et son devoir. Rien ne l’oblige. Il ne demande à aucun de ses subalternes de faire ce qu’il s’apprête à faire. Il s’écoute donc et comprend instantanément qu’il faut agir et exprimer dans le même temps un message fort. Il se rend au terroriste et permet ainsi à la jeune femme d’être libérée. Une existence contre une autre. Voilà l’acte incroyable, sans condition, le don sacré de sa vie. Nous sommes toutes et tous frappés par l’intensité et la profondeur symbolique d’un geste exceptionnel, dont l’exemplarité bouscule notre confort et fait notre admiration. 

Car, lui, le professionnel, l’homme aguerri, sait à ce moment précis qu’il prend tous les risques et même qu’il choisit, en toute connaissance de cause et de conséquence, de mourir. Le huis clos va durer plus de deux heures. Le téléphone portable du gendarme est branché, il le dépose sur le tapis roulant de la caisse, désormais figé. Les forces d’intervention, ici, le GIGN (groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), présentes devant le magasin, entendent et suivent les échanges entre les deux hommes et tout bruit qui les instruit sur le déroulement de la scène. Il y a des tirs et des mouvements secs non identifiés. L’unité spéciale de la gendarmerie donne l’assaut. Le boucher du Super U gît à terre, lâchement assassiné par le terroriste. Il n’y a aucun doute, Lakdim est venu pour mourir en « martyr », comme ses sinistres prédécesseurs, Mohammed Mérah, Abdelhamid Abaaoud, les frères Chérif et Saïd Kouachi, Amedy Coulibaly… Arnaud Beltrame le sait. Mais sa présence, qui prend fin, devant le terroriste est aussi un message à tous ses semblables, de France, d’Europe, du Levant, du Sahel et d’ailleurs. 

Quel est-il ? Le voici, imaginé et reconstitué :

« Ne t’y trompe pas, à ce moment précis, tu es mon ennemi, je suis le tien. Il n’y a aucun compromis possible entre nous. Je sais tes sources et je connais ton désir profond. Je sais que tu souhaites m’emmener avec toi dans la mort. Je ne suis pas dupe et je l’accepte. Tu n’es pas courageux. Tuer des innocents n’est pas le courage, c’est la lâcheté. Mais moi, qui te fais face et te regarde droit dans les yeux, je te montre où sont le courage et la liberté. Comprends-moi bien, les valeurs que je représente, au travers la République française, sa laïcité, ne baisseront jamais la garde, ne renonceront jamais à ce que qu’elles signifient en termes de droits et de devoirs, n’abandonneront jamais nos libertés à votre fanatisme, y compris au prix du sacrifice ultime. Regarde, mon salaud, je n’ai pas peur de ta violence. Je suis prêt à mourir, non seulement pour vous exprimer, à toi et les tiens, mon mépris à l’égard de votre idéologie religieuse, qui n’a d’égal que ma foi en notre démocratie, mais surtout, au-delà d’une vie épargnée, pour sauver l’humanité tout entière des griffes de votre inhumanité. Vous tuez, nous résistons ! »

Arnaud Beltrame meurt, non par balles, mais par les coups portés à la gorge par l’arme blanche de l’assassin. L’Etat islamique a revendiqué, à défaut certainement d’avoir organisé, le massacre de Radouane Lakdim. Il était armé d’un pistolet 7.65, d’un poignard et de trois charges explosives. Comment croire qu’il ait agi seul ? Comment comprendre qu’il soit passé entre les mailles du filet des services de surveillance, alors qu’il était fiché « S » depuis 2014, qu’il avait un passé criminel et qu’il affichait clairement sur Internet sa haine de l’Occident, son engagement islamiste et son appel au djihad ? Si aucun signe de passage à l’acte ne fut détecté, cela pour expliquer l’absence de surveillance ou de mise en rétention de l’individu, pourquoi les services n’intègrent-ils pas le concept chiite de « Takia », bien présent dans leur corpus juridico-théologique, à savoir la dissimulation, assimilé par nombre d’islamistes sunnites, dans l’étude des profils identifiés ? En effet, l’analyse fine des signaux faibles, comme les écrits, les relations apparemment fortuites, s’avère désormais comme le principal défi des services affectés jusqu’alors au traitement des mouvements plus manifestes. Un « testament » a été retrouvé au domicile de ses parents où il vivait. Preuve, s’il en était, que son équipée sauvage fut le fruit d’un projet, plus ou moins préparé.

Les victimes et les familles de Carcassonne et de Trèbes ont le droit de savoir. Les Français et les Européens ont le droit d’être protégés le plus efficacement possible. Nul besoin de renforcer davantage l’arsenal administratif, juridique et législatif anti-terroriste dans la plupart des pays européens. C’est évidemment le cas en France. Tous les spécialistes du droit et de la sécurité le disent. Le dispositif actuel est suffisant. En revanche, les carences en matière de renseignements, particulièrement sur le terrain, dans les cités, en prison, et de surveillance rapprochée sont, à l’évidence, béantes. Il n’y a pas d’états d’âme à avoir en la matière. Les démocraties ont été, sont et seront encore longtemps menacées par l’idéologie islamiste, Frères musulmans, salafistes et djihadistes réunis, endogènes et exogènes. Même si, chacun le sait, les Etats et l’Union européenne ne peuvent mettre un policier derrière chaque suspect, une équipe de suivi derrière les dizaines de milliers de profils fichés. Il ne fait cependant guère de doute, au vu des trop nombreux échecs rencontrés, malgré les succès connus et inconnus, qu’ils peuvent et doivent faire mieux en matière d’efficacité. La nations démocratiques, si elles ne veulent pas disparaître sous les coups répétés du terrorisme et, par réaction, du populisme et de l’extrémisme, de gauche comme de droite, doivent se donner les moyens de préserver la sécurité et la vie de leurs citoyens. Il n’y a pas d’autre alternative que la résistance, sous toutes ses formes, au totalitarisme, quel qu’il soit.

Roland DOUHARD

Semaine de la langue française

L’actuelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » est l’occasion de connaître ces quelques mots utilisés dans le domaine des affaires au Québec. Une terre de prospérité économique, qui s’affirme de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française.

Ci-dessous, le lien vers ce dernier article du CERMF, publié sur le site des Échos :

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-180475-semaine-de-la-langue-francaise-sept-mots-quebecois-a-retenir-et-a-utiliser-2162279.php

Le texte est également disponible plus bas (ou encore sur le site du CERMF :  www.cermf.org/sept-mots-quebecois-a-retenir-et-a-utiliser).

Bien cordialement.

Ilyes Zouari

Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone)

Spécialiste du Monde francophone, Conférencier.

www.cermf.org

info@cermf.org

Semaine de la langue française : sept mots québécois à retenir… et à utiliser

L’actuelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » peut aussi être l’occasion de connaître quelques mots utilisés dans le domaine des affaires au Québec. Une terre de prospérité économique, qui s’affirme de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française.

Le Québec est déjà connu depuis longtemps comme étant le principal foyer d’enrichissement de la langue française dans le monde. Et ce, notamment grâce à son prestigieux « Office québécois de la langue française » (OQLF), dont le travail est soutenu par l’exemplarité de la population québécoise, toutes catégories confondues.

Mais avant de citer ces quelques mots, à l’occasion de la nouvelle « Semaine de la langue française et de la francophonie » qui s’étend cette année du 17 au 25 mars, il convient d’abord de rappeler certains éléments mettant en évidence la puissance économique du Québec. Débordant de dynamisme et de créativité, celui-ci compte de nombreuses grandes entreprises mondialement connues, comme Bombardier (numéro un mondial de la construction ferroviaire et numéro quatre de la construction aéronautique), Hydro-Québec (quatrième producteur mondial d’hydroélectricité), la SNC-Lavalin (un des leaders de l’ingénierie et de la construction, avec plus de 51 000 employés à travers le monde) ou encore le Cirque du Soleil, numéro un mondial dans son domaine avec ses près de 4 000 salariés !

Capitale économique de la province et haut lieu de la haute technologique, Montréal est également le troisième pôle mondial pour l’aéronautique (derrière Seattle et Toulouse) et l’industrie du jeu vidéo, et le quatrième centre mondial pour le secteur des effets spéciaux cinématographiques. Mais le Québec, c’est aussi une croissance économique annuelle globalement deux fois supérieure à celle de la France depuis 2012 (3,0% en 2017), un taux de chômage au plus bas depuis 1976 (5,6 % en février 2018) et une capitale nationale (la ville de Québec) affichant le taux de chômage le plus faible parmi les 10 principales villes de l’ensemble du Canada (3,2 % en février 2018)… et qui commence à concurrencer Montréal en matière d’innovation technologique.

Sauf qu’au Québec, dynamisme et modernité se vivent en français, comme le démontrent les quelques termes suivants, sélectionnés parmi tant d’autres :

– Sociofinancement : équivalent québécois du terme « crowdfunding », massivement utilisé en France et parfois traduit par « financement participatif » (appellation assez longue, reconnaissons-le). Ce mot a pour particularité de ne pas avoir été inventé par l’OQLF, mais par une plateforme de sociofinancement elle-même (la plateforme « Haricot »). Et pourtant, ce terme fut à son tour rapidement repris par l’ensemble de la presse et de la population québécoises, avec le sens de la logique et la discipline qu’on leur connaît et qui font leur force.

– Réseautage : mot correspondant au « networking » (action visant à se constituer un réseau de contacts sociaux et/ou professionnels).

– Plan d’affaires : au Québec, inutile de chercher un banquier qui vous demandera le « business plan » de votre projet, car ceci n’existe pas.

– Infolettre : équivalent en français québécois du mot « newsletter », lui aussi assez lourd à prononcer, comme les termes crowdfundingnetworking et bien d’autres encore utilisés par les Français…

– Magasiner : au Québec, on ne va pas « faire du shopping », mais on va « magasiner ». Là encore, logique et simplicité.

– Courriel : bien que déjà connu en France, cet équivalent québécois du terme « e-mail » (ou email, ou mail, ou encore « mél »… ) tarde encore à s’imposer, bien qu’il soit utilisé depuis déjà de nombreuses années au Québec (et plus globalement dans toutes les localités francophones du Canada, comme pour l’ensemble des mots de cette liste).

– AECG : sigle utilisé par le Canada francophone pour la dénomination « Accord économique et commercial global », relative au traité de libre-échange récemment signé entre l’Union européenne et le Canada, et désigné par les francophones du continent européen par l’acronyme anglais CETA (Comprehensive and economic trade agreement). Il est ainsi plus que surprenant de constater que francophones de part et d’autre de l’Atlantique n’utilisent guère le même sigle afin de désigner un même traité dont ils sont, de surcroît, partie prenante !

Québec/France : un fossé linguistique grandissant

Ces termes sont utilisés par l’ensemble de la population québécoise : médias, classe politique, milieux d’affaires et particuliers (à la seule exception du sigle AECG, qui ne l’est que par… la quasi-intégralité des Québécois, tout comme le CETA l’est par la quasi-totalité des Français). Il n’y a donc aucune raison logique ni rationnelle pour que ces termes ne soient pas également utilisés sur l’intégralité du territoire français, et par l’intégralité du peuple de France.

Le Québec, où le français est globalement en progression constante depuis les années 1850 (période critique de l’histoire de cette grande province, lorsque les francophones étaient devenus minoritaires sur de nombreuses parties du territoire), s’affirme donc de plus en plus comme la référence mondiale en matière de langue française. La primauté du français, seule langue officielle du Québec depuis 1974, est ainsi scrupuleusement respectée dans l’affichage et les sites internet de l’ensemble des événements internationaux (salons et autres manifestations). Même chose pour toutes les universités et Grandes écoles québécoises francophones (très majoritaires), dont les noms et les intitulés de formation diplômante sont, par ailleurs, exclusivement en français (et dont les cours sont toujours essentiellement prodigués dans la langue de Molière). À tout cela, s’ajoutent également les slogans publicitaires, les intitulés de fonction et cartes de visites (quel que soit le domaine d’activité), ou encore les menus des bars et restaurants, les noms des films et des séries télévisées…

Et ce, y compris à Montréal, dont l’agglomération de 4,2 millions d’habitants concentre aujourd’hui l’essentiel de la minorité anglophone de la province, mais qui est désormais francophone à 78,1 % selon les données du recensement de 2016 et selon le critère de la première langue officielle canadienne parlée (en hausse de 0,5 point de pourcentage par rapport au précédent recensement de 2011). Une ville-monde, où la grande majorité des non-francophones maîtrise aujourd’hui au moins assez bien la langue française afin d’être en mesure de mener une vie normale sur ce territoire qui, au passage, a été élu meilleure ville étudiante au monde en 2017 par le classement international QS Best Student Cities (établi par le cabinet britannique Quacquarelli Symonds), ainsi que « Communauté intelligente de l’année 2016 » par l’organisme américain Intelligent Community Forum (en raison, notamment, de son avance en matière de technologie numérique et d’intelligence artificielle).

Ces différents exemples mettent en évidence un contraste saisissant avec une France où la langue française est désormais lingua non grata dans bien des endroits, et qui subit une anglicisation à outrance depuis plusieurs années, menée par des décideurs irresponsables, dépourvus de toute vision à long terme et faisant preuve, en définitive, d’une incompétence les rendant inemployables au Québec. À tel point que l’Hexagone est désormais meilleur en anglais que dix ex-colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto (comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Sri Lanka ou le Pakistan), selon les deux dernières éditions du célèbre classement international EF EPI (Education First, English Proficiency Index). Une France, qui est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, se classant largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Russie, la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Arabie saoudite (ou l’Égypte). Ou encore devant le Japon, dont la société est technologiquement la plus avancée au monde.

Et comme si cela ne suffisait pas, la nouvelle réglementation européenne SERA – Partie C vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports métropolitains. Si cette nouvelle réglementation devait entrer en vigueur, tôt ou tard, sous pression européenne et avec les probables complicité des autorités françaises et inertie de l’OIF, il ne restera plus à nos pilotes privés que de s’exiler au Québec (ou en Afrique francophone) afin de pouvoir continuer à exercer leur passion en français.

Ce fossé linguistique s’agrandissant d’année en année, entre un Québec de plus en plus francophone et une France en voie de défrancisation, espérons que Québécois et Français pourront toujours se comprendre dans quelques générations. En attendant, la « Semaine de mode » de Montréal (que l’on pourrait certainement raccourcir en « Semaine mode ») commencera le 20 mars au prochain, soit deux semaines après la fin de la « Fashion week » de Paris, autrefois première ville francophone du monde (désormais devancée par Kinshasa, et ses 13 millions d’habitants).

Réactionnaire ! Pourquoi pas ?

Par Pierre Hazette, sénateur honoraire et ancien ministre 

Cette carte blanche a été publiée sur le site du « Vif/L’Express » ce 13 mars 2018.

C’est une chose bien étrange que l’opinion publique. Sa sévérité est à géométrie variable. Elle est fascinée par les gains des vedettes du sport, de la scène ou de l’écran. En revanche, elle n’a pas de mots assez cinglants pour stigmatiser les indemnités légalement perçues par ses représentants démocratiquement élus dans les enceintes parlementaires.

Le gardien de but de l’équipe nationale de football diffère le moment de signer la prolongation de son contrat dans le club londonien de Chelsea. Il lui est promis 250 000 € PAR SEMAINE, soit 13 millions d’€ par an.

Ses coéquipiers Diables Rouges s’illustrant dans le championnat anglais doivent se situer dans les mêmes eaux aux reflets dorés. La presse publie régulièrement des informations précises sur ces rémunérations et elle va parfois chercher, dans le championnat chinois, d’autres points d’exclamation.

Il faut, en revanche, un héritage contesté pour que le voile se lève sur la fortune accumulée par le rocker français récemment décédé. Aucun étonnement ne se perçoit dans l’opinion devant la hauteur des droits promis à l’héritière, mais l’émotion se soulève devant le sort qui frappe les enfants premiers-nés.

L’émotion est vive aussi lorsque la caméra nous renvoie, semaine après semaine, le sourire ironique de Stéphane Moreau :

« Comment ? Ce type se payerait d’un million d’€ par an ! C’est scandaleux. »

Peu importe qu’il assure du travail à quelque trois mille salariés ou appointés.

Trop, c’est trop

S’il courait derrière l’argent, il lui suffisait de s’affilier au Standard et de suivre Van Buyten ou de précéder les Defour, Fellaini et Witsel ou bien, mieux en rapport avec son physique avantageux, d’empoigner une guitare et de se déhancher sur les scènes toujours en quête de talents audacieux. Là au moins, il se serait rempli les poches et aurait été acclamé.

Qui plus est, il aurait pu, en pleine gloire, se domicilier à Monaco sans émouvoir quiconque.

C’est bien ce qu’il y a d’étrange dans l’opinion publique : sa sévérité est à géométrie variable. Elle est fascinée par les gains des vedettes du sport, de la scène ou de l’écran et s’inquiète peu de savoir quelle part en revient à l’Etat belge, l’Etat des gens qui les adulent.

En revanche, elle n’a pas de mots assez cinglants pour stigmatiser les indemnités légalement perçues par ses représentants démocratiquement élus dans les enceintes parlementaires.

Il souffle sur les parlements un mauvais vent qui agite les foules.

Les élus en sont conscients : ils ont réduit leurs indemnités, ont abîmé leur régime de retraite, ont sacrifié ou vont sacrifier l’exercice parallèle d’une fonction exécutive au niveau communal.

Est-ce raisonnable ?

L’indemnité brute d’un parlementaire belge est de 87 000 € par an ; elle est de 125 000 € en Italie, de près de 122 000 € en Autriche, de 109 000 € en Allemagne. Il ne se révèle pas de démesure dans le système belge.

Le système de retraite qui vient d’être réformé tenait compte de la périodicité des scrutins : le mandat électif s’achève ou se renouvelle tous les cinq ans. Cette précarité avait inspiré un régime de retraite moins exigeant en nombre d’années de cotisations. Cette prise en compte a été abandonnée.

Quant au cumul des mandats de parlementaire et de bourgmestre ou échevin, dès lors que la rémunération des deux fonctions n’excédait pas 150 % de l’indemnité parlementaire, il était défendable pour une raison essentielle. Le mandataire communal est, par obligation, proche des citoyens. Il en saisit les attentes, il en défend les intérêts. Le risque est énorme que les assainissements budgétaires qui seront l’obligation permanente de nos gouvernants ne glissent du niveau fédéral ou régional vers les communes dont plus aucun représentant ne fera entendre une voix, autorisée par l’expérience, au sein des assemblées.

Il faut maintenant poser la question : l’indemnité parlementaire est -elle trop élevée ?

Pour rappel, elle se situe dans la moyenne des parlements des Etats membres de l’Union européenne. Elle met le député à l’abri de la tentation de s’investir dans d’autres activités lucratives ; elle ne constitue pas pour autant une offense au sens commun. Elle vient en reconnaissance de l’engagement le plus noble qui soit dans une démocratie : le service de l’intérêt général. Qu’on le sache : c’est un service sans limite de temps.

Au-delà des mots, il faut reconnaître le travail qui consiste à déceler les vices de fonctionnement de l’Etat ou de la Région, d’en faire une interpellation ou une proposition de loi ou de décret, d’analyser les projets du gouvernement, de s’exprimer en commission puis en séance publique, de se mettre à la disposition des gens, si souvent perdus dans le labyrinthe de nos lois, décrets ou règlements.

Il est inadmissible et, de surcroît, éminemment dangereux de dénigrer le mandat parlementaire par un amalgame stupide entre l’exercice de la fonction de député et les errements inacceptables commis dans les intercommunales ou des asbl politisées. On ne peut endosser à tous les indélicatesses commises par l’un ou l’autre.

La démocratie représentative reste, dans la forme qu’on lui connaît, l’expression la plus élaborée et la plus rassurante d’un régime qui garantit la liberté d’expression et d’information, la liberté de conscience et la liberté d’entreprendre.

Les mouvements citoyens expriment une sensibilité bien venue à l’égard des problèmes de société, mais la légitimité appartient encore aux élus de la Nation, qui, pour mériter ce titre, ont sollicité et obtenu la confiance du peuple souverain.

Bon Dieu ! Que le mandat de député était beau quand il suscitait le respect !

Les conférences-débats de Paul Mélot

“ Le devenir de la Wallonie, thriller ou réalité? ”

Paul Mélot continue sa tournée d’exposés sur le devenir de la Wallonie par une nouvelle conférence-débat.
Prochaine étape :

Maison de la laïcité de Sainte-Walburge (Liège)

ce JEUDI  15 MARS, à 19h30

École communale Justin Bloom, 1, place Sainte-Walburge à 4000 Liège

Le conférencier abordera le sujet sans passion, s’appuyant uniquement sur des faits, sans argumentation irrationnelle.

Une monarchie est-elle compatible avec le principe de l’égalité des chances ?

Une carte blanche de Jules Gheude publiée sur le site du journal Le Soir.

Du refus du roi Baudouin de signer la loi sur l’avortement à l’avènement au gouvernement fédéral de la N-VA et ses projets séparatistes, le rôle de la monarchie belge paraît de plus en plus illusoire. Et ne cadre plus du tout avec le principe d’égalité des chances qui fonde nos sociétés démocratiques modernes.

d-20180212-3KK406 2018-02-12 19:14:28
« Vous saurez tout sur l’actualité des têtes couronnées. » Ainsi débute une émission télévisée bien connue.

Et les présentateurs de s’extasier sur le raffinement de telle toilette, sur les « progrès remarquables » de tel petit prince ou de telle petite princesse, sur le côté enchanteur de ces vacances en famille passées dans les plus luxueuses stations de ski, sans oublier le souci des souverains pour les causes humanitaires et leur empathie envers « les plus défavorisés ».

N’y a-t-il pas, dans tout cela, quelque chose qui dérange et qui vient contredire, de manière flagrante, ce fameux concept de « l’égalité des chances » dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles.

Les migrants, les sans-abri, ceux et celles qui perdent leur emploi, les « petits retraités » sont à mille lieues d’un couple royal qui se plaît à poser sur le célèbre banc de pierre en face du Taj Mahal. Leur quotidien n’est pas celui des palaces de Gstaad ou du Verbier ! Que doivent-ils ressentir lorsqu’un membre du protocole leur explique qu’ils vont rencontrer quelqu’un de la famille royale et qu’il convient d’utiliser les termes de « Sire », « Majesté » ou « Monseigneur » ? Quant aux entretiens, ils se font toujours d’un ton monocorde et artificiel.

Un conte de fée au XXIe siècle ?

Le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, le 19 mai prochain, nous est annoncé comme « l’événement de l’année ». Il sera l’occasion, pour les grands couturiers, de manifester leur talent. Le « gotha » défilera, paré de ses plus beaux atours. Devant les postes de télévision, les yeux des « sujets » seront censés s’écarquiller. Mais le conte de fée a-t-il encore sa place au XXIe siècle ?

On sait comment ces familles royales se sont constituées. L’histoire est truffée de récits sanglants où le plus fort s’impose, établit son pouvoir et fait en sorte qu’il soit transmis à ses descendants. Des territoires se sont ainsi formés au gré de spoliations successives, sans que les populations concernées aient eu voix au chapitre.

La fierté du rang

Dans L’Œuvre au noir, Marguerite Yourcenar a cette magnifique formule : « Les princes s’arrachent les pays comme des ivrognes à la terrasse se disputent les plats. »

Et les mariages princiers feront le reste. En 1548, une petite fille de cinq ans et demi, Mary Stewart, reine d’Ecosse, se voit ainsi promise au dauphin de France, âgé lui de quatre ans. Des unions ont même lieu entre membres d’une même famille.

Les titres de noblesse et autres privilèges viennent récompenser et enrichir la caste des courtisans obséquieux.

Dans Le Mariage de Figaro, écrit en 1778 – onze ans avant la Révolution française –, Beaumarchais s’en prend violemment à cette noblesse parasite et imbue d’elle-même. Dans un monologue brillant, Figaro déclare : « Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie ! noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. »

Bien « des têtes couronnées de droit divin » connurent le billot ou la guillotine. Et le sang versé n’était pas bleu, mais rouge !

Un choix imposé

1789-1804 : Il ne fallut que quinze ans après la Révolution française pour que Napoléon se sacrât lui-même empereur, en présence du pape. Le népotisme renaissait. Les membres de la famille entrèrent dans la valse des titres et autres gratifications.

Au lendemain de la défaite de Napoléon à Waterloo, la monarchie fut rétablie en France, mais son principe ne cessera d’être contesté. De droit divin, elle finit par devenir constitutionnelle. La monarchie de Juillet (1830-1848) cédera la place à la Seconde République jusqu’en 1852. Retour à l’Empire (1852-1870) avant l’établissement définitif de la République.

Lorsque le Royaume des Pays-Bas éclata en 1830, le sort de nos contrées fut soumis aux plénipotentiaires européens, réunis à Vienne. Pour l’Angleterre et ses alliés, il était exclu que nous fussions intégrés à la France. L’on opta donc pour une nouvelle monarchie de type constitutionnel, avec, à sa tête, Léopold, un membre des Saxe-Cobourg, oncle de la reine Victoria.

Une fois de plus, le peuple ne fut pas consulté. Même le choix du souverain nous fut imposé.

Question de légitimité

Aujourd’hui, des voix s’élèvent, notamment du côté flamand, pour rendre la monarchie strictement protocolaire. C’est notamment le cas de la N-VA et du Vlaams Belang, tous deux d’essence républicaine.

La question n’est pas de savoir si une monarchie coûte ou non plus cher qu’une république. Les frais de représentation de l’Elysée sont, eux aussi, très importants.

La question est de savoir si la monarchie se justifie encore de nos jours.

A cette question, l’écrivain français Jean d’Ormesson, avait bien répondu. Dans son livre Garçon de quoi écrire, il précisait : « Mon père était ardemment républicain. Le principe monarchique, en particulier, lui apparaissait tout à fait ridicule. L’idée qu’une collectivité puisse assurer son avenir en en remettant la charge à une famille donnée lui semblait folle. Comme à moi. Les institutions monarchiques, au sens bien entendu où les théoriciens de la monarchie les prônent, conviennent plus à mon avis au règne animal qu’à celui de l’homme. »

De son côté, Hugo Claus avouait ne pas comprendre comment un être humain pouvait être supérieur à un autre en fonction du simple critère de sa naissance.

La monarchie est pérenne, quelles que soient la valeur et la compétence des membres qui la composent. « La personne du Roi est inviolable », stipule l’article 88 de notre Constitution. Un Président, lui, est élu démocratiquement, à périodes régulières. Une fois son mandat terminé, il peut faire l’objet de poursuites judiciaires et être condamné.

Grotesque entourloupette

On se souvient de la crise constitutionnelle engendrée par le refus du roi Baudouin de signer la loi de dépénalisation de l’avortement. De façon à permettre la promulgation de la loi, le souverain dut être mis en impossibilité de régner durant quarante-huit heures !

Cette entourloupette grotesque montre bien que le pouvoir législatif appartient au seul parlement. Le roi n’a pas à interférer en la matière, en invoquant un quelconque problème de conscience personnelle.

Faire jouer au Roi le rôle de cachet-tampon est une absurdité, que la Constitution ferait bien de supprimer. Dès lors qu’une loi a été adoptée par le Parlement, sa promulgation devrait être automatique.

Le caractère illusoire de la monarchie belge apparaît également dans le fait que le Roi, qui a juré de maintenir l’intégrité du territoire, s’est vu contraint, en 2014, d’accepter la présence de la N-VA au sein du gouvernement fédéral, tout en sachant que l’article 1er des statuts de ce parti prône l’avènement d’une République flamande. Kafkaïen, n’est-il pas ?

Jules Gheude

Pour rappel, l’A.D.N. de l’A.W.F. est écrit dans le premier article des statuts de l’Alliance Wallonie France intitulé : « PRINCIPES DIRECTEURS »

  1. Principes directeurs
  • L’A.W.F. est un mouvement  citoyen, et non un parti politique.
  • Elle est un mouvement républicain, laïc, démocratique, pluraliste et social qui rassemble, autour d’un même projet, les sensibilités réunionistes présentes dans la société wallonne.
  • Son but est l’intégration de la Wallonie dans la République française selon un projet qui permettra d’emporter l’adhésion d’une majorité de citoyennes et citoyens
  • L’A.W.F. adhère aux principes de liberté, d’égalité, de fraternité tels qu’énoncés dans les Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Pierre Kroll et la France

Par Paul Durieux

En 1986 déjà, Pierre Kroll recevait avec Solé  « LE PRIX DE L’HUMOUR VACHE », la caractéristique de ce concours français étant qu’on ne s’y porte pas candidat.

Les dessins de Pierre Kroll sont régulièrement repris dans « LE COURRIER INTERNATIONAL » et quelques journaux français. Il est souvent invité par TV5 pour commenter l’actualité en dessins avec d’autres cartoonistes français qui sont ses amis.

En plus de ses multiples activités en Belgique de langue française, notre célèbre caricaturiste fait partie de « Cartooning for Peace », le projet initié par Jean Plantu (quotidien LE MONDE) et les Nations Unies, ce qui le conduit à de fréquentes rencontres et expositions à travers le monde.

Après 10 ans d’admiration silencieuse, Laurent Muller, de la Maison d’Editions « LES ARENES »  ne put contenir plus longtemps le silence. Avec le fondateur des Editions Les Arènes, Laurent Beccaria, il donna rendez-vous à notre Liégeois à la gare du Midi.

Pour la suite, je cite Laurent Muller :

« Après deux heures de discussion intense, suivie d’une kyrielle d’e-mails en forme de roman (Pierre est aussi prolixe avec son clavier d’ordinateur qu’il est bavard et virtuose du dessin), une formidable aventure humaine commençait. Un livre fou. Les Français ne connaissaient pas Pierre Kroll ? Eh bien, on allait leur montrer la dimension du bonhomme. Quatre cents pages, plus de mille dessins !

« On n’avait pas le droit de se rater. Nous avons partagé avec lui un an de travail titanesque, avec des moments d’allégresse, d’inquiétude, d’angoisse. Durant ces mois, nous avons découvert un homme tendre, sensible, drôle, fin… 

« Quand nous avons demandé à Charline Vanhoenacker d’écrire une préface, elle nous a répondu : ‘j’accepte tout de suite, car Pierre, je l’adore, c’est un cœur, un ami et nous lui devons tout, il nous a tout appris…’ 

« Un cœur, un ami et un artiste fabuleux dont nous sommes heureux de partager l’œuvre. » (1)

Sans parler de son spectacle sur scène, Pierre Kroll, c’est aussi un agenda (petit et grand format), un recueil de petits dessins non publiés ou refusés souvent en rapport avec la politique belge  (en 2018, il s’intitule « Et c’est normal tout ça ? ») et de nombreux dessins qu’il offre à des organismes, associations ou personnes.

Chaque année, Pierre Kroll a l’extrême gentillesse de me dédicacer son agenda.  Qu’il en soit vivement remercié.

C’est avec grand plaisir que je partage cette dédicace avec tous les membres et sympathisants de l’ Alliance Wallonie France.

(1) L’ouvrage : 

C’est très drôle et d’ailleurs c’est belge !

400 pages, plus de 1000 caricatures, des textes,

Format 250 x 290                     Prix : 39 €

Un merveilleux cadeau à offrir à quelqu’un que l’on aime ou à acheter tout simplement pour se faire plaisir.

Pierre Kroll est une anomalie.

C’est l’un des rares artistes belges à être prophètes en leur pays sans avoir été adoubés par la France.
Hyperpopulaire auprès de tous les publics, il réconcilie les jeunes et les vieux, les branchés et les prolos, les mordus de télé et les lecteurs de journaux …

…Pierre Kroll regarde le monde à hauteur d’homme, c’est sans doute pour cela qu’il est si juste.
De loin, ses petits crobards pourraient sembler vite faits, faciles, presque bâclés. Or, c’est justement là que réside son génie : en trois coups de crayon, il n’affuble pas seulement l’actualité d’un gros nez mais il la résume, l’analyse et lui tire l’oreille, mieux que ne le ferait un long journal télévisé. Le trait est immédiat, l’effet résonne longtemps.

Les quelque mille dessins que vous vous apprêtez à découvrir dans cet album sont le fruit d’une sélection sévère, mais tout y est : l’humour, la tendresse, le mordant et l’acuité d’un regard aiguisé par plus de trente années de carrière. On ne vous offre que les médailles d’or passées au crible du temps qui passe.

Comme le disait William Boyd : « Se venger du monde est un travail à temps plein. Il ne faut pas mollir. » Bienvenue dans le drôle d’univers de Pierre Kroll !

Les 1 000 dessins joyeusement sélectionnés pour cet album abordent tous les sujets : l’art, l’amour, Dieu, les chiens ou le vélo, mais aussi l’actualité internationale, l’attentat de Charlie Hebdo et même Marc Dutroux. (Extrait du site de Pierre Kroll)

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