Tous les articles par alliancewalloniefrance

Votre prochaine facture d’électricité va « faire mal », surtout si vous habitez en Wallonie

Thierry D sur le site de RTL/TVI

Les distributeurs d’électricité ont été mis à contribution par le gouvernement. Du coup, les coûts supplémentaires seront répercutés sur les consommateurs…

Votre prochaine facture d’électricité pourrait être « douloureuse », surtout si vous habitez en Wallonie. Entre votre facture de mai et celle de juin, la hausse du tarif devrait varier entre 4% et 25%, une augmentation sensible. La cause ? Le gouvernement a décidé l’an dernier d’imposer les distributeurs d’électricité comme des sociétés, et non comme des personnes morales. En Wallonie, cela représente un surcoût de 47 millions d’euros, que les distributeurs vont répercuter sur les consommateurs.

« Le consommateur est un peu l’éternelle victime. C’est le consommateur-payeur« , a réagi Julie Frère, porte-parole de Test-Achats. Pour l’association, il y a néanmoins un souci: le gouvernement ne respecte pas ses engagements. « Dans son accord, le gouvernement avait déclaré qu’il veillerait à maintenir le pouvoir d’achat des ménages. Or, on voit que c’est tout le contraire qui se passe« , a conclu Julie Frère.

Que payez-vous exactement avec votre facture?

Le montant total d’une facture d’électricité est l’accumulation de trois coûts: l’électricité (34%), les taxes directes (18%) et les frais de distribution (48%). Ce sont ces frais de distribution qui augmentent désormais.

A Bruxelles par contre, l’effet de cette mesure est moindre car les tarifs étaient en baisse. Bien entendu, la baisse sera du coup moindre, mais il n’y a pas de surcoût prévu pour les consommateurs bruxellois.

Par contre, tous les Belges pourraient se retrouver dans le même panier lors d’une autre augmentation qui pointe à l’horizon. En effet, le gouvernement envisage de ramener la TVA sur l’électricité de 6% à 21%.

Ndlr : le site ne parle pas de la situation qui va prévaloir en Flandre. Nous pouvons supposer qu’elle sera très différente de celle vécue en Wallonie. Qui ose encore dire que nous vivons dans un même pays qui s’appelle Belgique ?

« la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Lu sur le site de 7sur7

16/06/15 

Des représentants des communes et des CPAS de Wallonie ont dressé mardi, devant la Commission des Pouvoirs locaux du Parlement wallon, un tableau sombre de leur situation financière, ce qui nous amène à nous poser la question suivante :  » la Wallonie subira-t-elle le même sort que la Grèce ? »

Le président de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie, Jacques Gobert, reconnaît que certaines avancées ont été amorcées mais constate néanmoins que celles-ci s’analysent plus comme une « moindre accélération de l’aggravation d’une situation déjà gravissime que comme une embellie satisfaisante ».Il relève plusieurs grands défis pour les pouvoirs locaux et leurs finances, dont en premier lieu la question des charges reportées sur les entités locales par les autres niveaux de pouvoir, « sans transfert de moyens suffisants ».

Ainsi, en 2015, près de 332 millions d’euros, dont 316 millions de reports de charge du fédéral et 15,9 millions de la Région, manqueront aux communes et aux CPAS.

Un autre défi concerne le coût croissant de la charge des pensions statutaires des pouvoirs locaux, estimé à près d’un milliard d’euros entre 2015 et 2018 pour l’ensemble des pouvoirs locaux wallons (hors provinces).

Touchant plus directement les CPAS, la réforme du chômage et l’exclusion de certains bénéficiaires pèsent sur les finances des centres publics d’aide sociale. Les CPAS constatent ainsi une hausse du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale et ce alors que « la compensation promise par le fédéral pour les fins de droit se fait attendre », a constaté le vice-président de la Fédération des CPAS, Philippe Defeyt.

L’intérêt de créer des synergies entre les différents acteurs des pouvoirs locaux a été soulevée par les orateurs et les députés devant la Commission.

Vous voulez bouger ce week-end ? Voici notre sélection d’activités en Wallonie

Parmi les suggestions de sorties pour ce week-end aux quatre coins de la Wallonie, nous avons trouvé celles-ci sur le site de « Sudpresse ».

N’oublions pas non plus la fête de la musique, initiée par Jack Lang lorsqu’il était le brillant ministre de la culture de François Mitterrand. Très vite, la tradition de cette fête, qui fait la part belle à toutes les musiques et à toutes les voix, offre des spectacles gratuits de professionnels ou d’amateurs, chose rare à notre époque. Elle  a tout naturellement pris racine un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. Ne la cherchez pas en Flandre. Allez savoir pourquoi…!?

En guise d’introduction à cette fête de la musique, France 3 a programmé hier « Musiques en fête » depuis les Chorégies d’Orange. Sur la scène du Théâtre antique d’Orange, les plus grandes voix du classique accompagnés par 200 musiciens et choristes nous ont offert un spectacle sublime devant un public enthousiaste.

Paul D.

Province de Liège – Fête de la musique

Fanfare, spectacle de jazz, comptines pour enfants et même poésie chantée : durant la fête de la musique, la Wallonie swingue ! Notre coup de cœur liégeois : le pique-nique musical avec scène ouverte organisé sur le terril du Thier-a-Liège. Une balade commentée vers le sommet vous fera connaître tous les secrets de ce patrimoine naturel wallon.

Info : www.fetedelamusiqueliege.be

Province de Namur – Splendeurs de Waulsort à la Belle Epoque

Saviez-vous que pendant l’Entre-deux-guerres, le petit village de Waulsort, sur la commune d’Hastière, accueillait des centaines de touristes ? Venez, le temps d’une balade, revivre le charme de cette époque qui a vu fleurir de nombreux joyaux architecturaux : hôtels, restaurants, commerces et superbes villas entre autres.

Info : www.dinant-tourisme.com

Province de Hainaut – Histoire de trouille … à faire peur ?

Toute la semaine, dans le cadre de Mons 2015, l’événement « Sens Dessus Dessous » dans le Grand Huit vous propose des concerts, des spectacles, des promenades et des ateliers. Embarquez le 27 pour une visite-spectacle peu commune de l’ancien couvent des Sœurs noires. Au programme : un conteur dans l’arbre, des acteurs réveillant la mémoire des lieux, « le crâne de Dagobert » réalisé par des plasticiens, et une exposition sur la Trouille.

Info : www.mons2015.eu

ChambArt au Château d’Havré

Le festival artistique ChambArt, organisé par l’asbl PsycArt qui améliore le quotidien de personnes handicapées mentales par le biais de l’art, présente une exposition de 200 œuvres d’artistes hennuyers. Autour d’elle, une multitude d’activités sont organisées sur le site du Château d’Havré : des visites animées, des ateliers artistiques, une exposition de cartes postales, une chasse au trésor, une œuvre collective d’artistes travaillant sous les yeux du public et de nombreux concerts.

Info : www.chambart.be

Province de Luxembourg

Découverte du site historique de Clairefontaine. Venez visiter le merveilleux site historique et archéologique de l’ancienne abbaye cistercienne de Clairefontaine. Après l’effort, le réconfort : votre balade sera suivie d’une dégustation de spécialités trappistes et d’abbaye.

Info : www.arlon-tourisme.be

La croissance française devrait grimper à 1,2 % cette année

Le Figaro » n’a pas pour habitude d’être tendre avec le gouvernement Hollande. Mais les chiffres de l’INSEE sont une chose à prendre en considération.

Lu sur le site du quotidien  » Le Figaro »

Mis à jour le 19/06/2015 à 10:41

  • Publié le 18/06/2015 à 22:00

Crédits photo : 60056624/gui yong nian – Fotolia

 Il s’agirait de la plus forte hausse depuis 2011. Le taux de chômage pourrait alors se stabiliser à 10,4 % à la mi-2015. Pour rappel, celui de la Wallonie dépasse les 16 % et nous sommes loin de nous en réjouir.

L’horizon semble un peu plus dégagé. Alors que le PIB français a progressé de 0,6 % au premier trimestre – en raison notamment du retour à la normale des dépenses de chauffage -, la croissance devrait s’élever à 0,3 % au deuxième et troisième trimestres, puis à 0,4 % en fin d’année, selon la note de conjoncture d’été de l’Insee, publiée ce jeudi. À l’arrivée, la croissance s’établirait en moyenne à 1,2 % sur 2015. Une «reprise», estime l’Insee, car cette hausse, six fois supérieure à celle de l’an dernier, serait la plus forte depuis 2011. Même si, comparée à cette époque, la croissance resterait «faible».

Ce rebond serait à nouveau porté par la consommation des ménages, qui gagneraient fortement en pouvoir d’achat (+1,9 %). Il serait en revanche freiné par la chute de l’investissement des ménages (- 4,7 %). Le redémarrage de l’investissement des entreprises, point faible français, demeurerait «modeste» (+1,0 %). Au vu de l’amélioration du climat des affaires au printemps, on constaterait toutefois une montée en puissance, avec une hausse plus nette au second semestre (0,6 %, puis 0,8 %). Au point que l’investissement des entreprises pourrait «prendre le relais de la consommation des ménages» en seconde partie d’année pour soutenir la croissance. Ce rebond traduirait la nette amélioration des taux de marge des entreprises, restaurés par le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), le pacte de responsabilité et la baisse du cours du pétrole.

Après une quasi-stabilisation au premier trimestre, l’emploi marchand augmenterait de 41 000 postes en 2015. L’emploi total progresserait de 114 000 postes, dont 24 000 contrats aidés. Le taux de chômage serait stabilisé à 10,4 % à la mi-2015. Il «pourrait même baisser si le découragement des chômeurs seniors perdure» et qu’ils renoncent à chercher un emploi, explique laconiquement l’Insee. Comme quoi, la baisse du chômage tient aussi à des facteurs inattendus…

Les chiffres fous de Waterloo

Lu sur le site du quotidien « Le Soir »

Rédaction en ligne
Mis en ligne mardi 16 juin 2015, 15h58

Pour créer l’événement, la participation d’au moins 300 chevaux et plus de cinq mille reconstituteurs a été nécessaire.

 <br />
Photo Belga<br />

Photo Belga
Afin de proposer trois jours de festivités sans accroc, l’ASBL Bataille de Waterloo 1815 a dû débourser des sommes mirobolantes et faire appel à des milliers d’intervenants. Agents de sécurité, gérants de parking, cavaliers, acteurs, ouvriers, matériel… Zoom sur les chiffres les plus fous de l’organisation de l’événement, sans lesquels aucune représentation n’aurait été possible.

Envoyer àSans commentaire…

La Wallonie crée sa propre Sécu

Là, nous allons entrer dans le dur, dans ce qui touche la vie de tous les jours de nos concitoyens wallons. C’est la première étape des conséquences de la 6e réforme de l’état belge, mais non la dernière puisque la Flandre a promis une 7e réforme après la parenthèse du gouvernement Michel. En termes cyclistes, je dirai que c’est une étape de plat avant l’étape de montagne que constituera la suivante.

Je ne puis bien sûr qu’énoncer ma satisfaction de voir les lignes de force bouger. Cela rejoint les signets que l’AWF distribue en ce moment : « prendre le temps de la réflexion… Une Wallonie maîtresse de son destin germe en vous ? Découvrez le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie dans la République française. » Le temps est proche où notre projet prendra place dans le débat qui s’imposera quant à l’avenir de la Wallonie.

Devenir membre de l’AWF, c’est vouloir participer à ce débat sur notre avenir, sans tabou, mais avec cette volonté aussi d’écouter les arguments de l’Autre.

Paul D.

19/06/15 à 10:07 – Mise à jour à 10:07

Source : Le Vif/l’express

L’administration chargée de gérer les compétences sociales transférées par la sixième réforme de l’Etat voit enfin le jour.  » Un tournant stratégique à ne pas rater », prévient le ministre CDH Maxime Prévot.

La Wallonie crée sa propre Sécu

Paul Magnette (PS), Paul Furlan (PS) et Maxime Prevot (CDH). © Belga

« C’est la naissance d’un embryon de sécurité sociale wallonne ! » Maxime Prévot, vice-président CDH du gouvernement wallon, n’est pas peu fier de présenter son nouveau-né : après onze mois d’une lente gestation, l’organisme d’intérêt public (OIP) compétent pour la politique de la santé, de la famille et du handicap au sud du pays va enfin voir le jour. « Cette décision peut sembler obscure pour le citoyen lambda, mais cela concerne des millions de personnes, avec un budget qui se compte en milliards insiste-t-il. Il s’agit d’un tournant stratégique que nous devons absolument réussir. »

La création de cet OIP, que le gouvernement wallon devrait entériner semaine prochaine, est la conséquence immédiate de la sixième réforme de l’Etat, qui confère des pans entiers de la politique sociale et familiale aux Régions. L’enjeu n’est pas mince : toutes entités confondues, les montants transférés dans ces domaines s’élèvent à 20 milliards d’euros dont 6 pour la Wallonie. Pour gérer ce pactole, l’OIP fusionne plusieurs administrations wallonnes et ex-fédérales : ce nouveau mastodonte en devenir emploiera quelque 570 personnes. Mission : veiller à ce que ces politiques se perpétuent malgré un contexte budgétaire délicat.

« Si demain, par défaut de prévoyance, des familles wallonnes ne recevaient plus leurs allocations familiales sur leur compte, ou que des personnes âgées dépendantes ne pouvaient être prises en charge, nous serions accusés d’être passés à côté de notre impératif de bonne gestion publique », prévient Maxime Prévot. Ce n’est pas gagné d’avance, il est vrai : à partir du 1er janvier 2022, en vertu de la nouvelle loi de financement, la Wallonie ne percevra plus que 90 % des moyens financiers pour mener ces politiques sociales. Il faudra resserrer les boulons. Et changer les politiques.

Allocations familiales : la révolution tranquille

Le volet le plus « lourd » de tous les transferts opérés par la sixième réforme de l’Etat, ce sont les allocations familiales. Masse budgétaire : 2,2 milliards d’euros. « Avec la réduction des moyens qui nous sont dévolus à terme, il va falloir repenser la façon dont nous les gérons, confirme Maxime Prévot. On doit quitter le régime post-Seconde Guerre mondiale de stimulation de la natalité : nous ne sommes plus dans un schéma comme celui-là. Le rang de l’enfant a, en outre, une moindre pertinence avec les familles recomposées. L’idée de base, à l’avenir, sera qu’un enfant égale un enfant. » En clair : on ne payera plus d’allocations familiales plus élevées à partir du troisième enfant.

Le gouvernement wallon vient de commanditer une étude pour déterminer les modalités de la future réforme. Il interroge aussi la possibilité de prolonger la limite d’âge pour le droit aux allocations à 25 ans, en raison de l’allongement des études supérieures. Quand aura lieu le basculement d’un régime à l’autre ? Selon des sources internes au nouvel OIP, on parlerait d’une entrée en application du nouveau système le 1er janvier 2019, soit à la fin de cette législature. Les réformes promises n’auront pas lieu avant.

Maisons de repos : le privé à l’aide

L’autre très gros morceau de la future sécurité sociale wallonne se situe de l’autre côté de la pyramide des âges : l’encadrement des personnes âgées.

« L’explosion des octogénaires va s’accélérer à partir de 2025, puisque les baby-boomers de l’après-guerre vont devenir les papy-boomers, explique le ministre CDH. Tous partis confondus, j’insiste, nous n’avons pas assez préparé ce défi. Il nous faudra réfléchir différemment à l’avenir et quitter le carcan du décret de 1997 pour les maisons de repos. Jusqu’ici, on réservait x % des lits au public, x % au secteur associatif, x % au secteur privé. J’ai bougé les lignes en disant qu’il fallait faire sauter ces quotas qui n’ont plus de sens. Affirmer que l’on ne peut pas utiliser l’argent du secteur privé alors que le secteur public désargenté n’a même plus la capacité de créer ces lits, ça n’a pas de sens. Les CPAS attendent de ma part des moyens pour construire leurs maisons de repos ou pour mettre aux normes les anciennes. Mais moi, je n’ai plus de sous ! »

Le CDH misera dès lors sur les partenariats public – privé, comme il le fera pour les autoroutes et les zonings industriels, voire… sur une mobilisation alternative de l’épargne des Belges. Et création d’une assurance dépendance à l’instar de ce qui existe en Flandre depuis… 2001 ? Un projet sur lequel le gouvernement wallon planchera bel et bien, promet le ministre. Comme s’il était définitivement intégré que l’avenir de la sécurité wallonne se situait au niveau régional.

Le dossier dans Le Vif/L’Express de cette semaine. Avec :

  • les réactions de Thierry Bodson, secrétaire-général de la FGTB wallonne, et Delphine Chabbert, directrice du service d’études de la Ligue des familles.
  • « Le pôle social n’est plus dans les mains du PS ! »

La dotation Wellington

En ces temps de « Waterloosamose », peut-être est-il bon de rappeler l’article que notre site avait publié le . La 6e réforme de l’état a étendu les pouvoirs de notre gouvernement wallon. Encore faudrait-il se servir des nouveaux leviers ainsi reçus. A l’heure où nos élus raclent les fonds de tiroir pour faire des économies, ne serait-il pas opportun de mettre fin à cette stupide dotation et d’engranger ainsi quelques millions d’euros qui ne feraient pas de tort aux finances wallonnes.

Notre ami Claude Thayse avait adressé un courrier aux journalistes du « Vif-l’Express » Christine Laurent, Gérald Papy et Thierry Fiorelli  qui avaient rédigé un article sur Nivelles. Nous reproduisons intégralement le contenu de ce qu’écrivait Claude Thayse.

Votre très intéressant article sur Nivelles m’incite à réagir à propos de la dotation Wellington, voici :

En finir avec cette dette de guerre… que seuls les Wallons payent.

duc WellingtonVous rappelez fort opportunément que le duc de Wellington, « prince de Waterloo », possède encore aujourd’hui 1083 ha, fruit d’une dotation du roi des Pays-Bas en 1815. Cette dotation (accompagnée d’une rente à l’époque) a pris la forme juridique d’un majorat dit « napoléonien ». Si, aux débuts de la Belgique, on n’a pas mis fin aux privilèges du duc parce qu’il ne fallait pas heurter l’Angleterre et que l’enjeu de l’indépendance était plus important, par la suite l’habitude étant prise et, anglophilie et noblesse aidant, on a conservé cette pratique d’ancien régime et même accru ces avantages. En particulier en 1988 lorsque P. Maystadt passa un accord secret avec le duc en vue de la suppression de la rente avec compensation lui faisant ainsi cadeau de 25 ha du territoire national (avec droit de vente, ce qui est incompatible pour un majorat). Le duc restant usufruitier des terres restantes.

Si l’accord scellé lors de la dotation précisait que les terres reviendraient à l’Etat belge lorsque la descendance s’arrêtera, celui-ci a fait preuve d’une grande légèreté depuis. Le majorat (institution complexe du Droit français) est un préciput (le successeur du majorat n’est pas un héritier puisque le majorat ne se trouve pas dans la succession patrimoniale de son auteur) et Napoléon a voulu que l’Etat resta propriétaire des biens en n’accordant la propriété qu’à la condition suspensive de l’extinction de la descendance mâle, et encore par primogéniture. Ce qui aurait déjà légitimé le retour de ces terres puisque lors du décès du 2e duc en 1884, celui-ci n’avait pas d’enfant et la réversion d’un titre, c’est-à-dire sa transmission à un parent collatéral (comme ce fut le cas à plusieurs reprises) n’a jamais lieu de plein droit en Belgique. C’est une faveur qui doit faire l’objet d’un arrêté royal.

Dans l’hypothèse de la suppression du majorat du duc de Wellington (qui a déjà rapporté plus de 40 millions d’Euros à cette famille depuis 1816), la Région wallonne à qui ces terres doivent revenir, pourrait très bien prendre des mesures en faveur des fermiers et les terres incluses dans un plan de développement durable au bénéfice tant de la collectivité que des fermiers eux-mêmes.

Notons également que le Portugal et l’Espagne ont supprimé les avantages liés aux titres nobiliaires du duc de Wellington et… les Pays-Bas, ceux attribués au Prince Blücher…

Claude Thayse, Nivelles

Traité transatlantique: quand de Gaulle dit non à Kennedy (1962-1963)

Histoires d’Info par Thomas Snégaroff mercredi 10 juin 2015

Les couples Kennedy et de Gaulle à Versailles lors de la visite officielle du président américain en France en juin 1961 © MaxPPP

Le 4 juillet 1962, le président Kennedy propose aux Européens une vaste alliance transatlantique, géopolitique et commerciale. Mais le général de Gaulle se méfie d’un partenariat qui cacherait une domination.

Retour le 4 juillet 1962.
Le président John F. Kennedy est à Philadelphie pour y célébrer le Jour de l’Indépendance. La situation économique des Etats-Unis n’est pas brillante. Depuis quelques années, l’Europe de l’Ouest affiche une croissance très supérieure à celle des Etats-Unis –on a du mal à le croire aujourd’hui.
Une réalité qu’il faut bien garder en tête en écoutant ce discours du président américain:

« Nous ne regardons pas une Europe forte et unie comme une rivale, mais comme une partenaire. Nous croyons qu’une Europe unie sera capable de se joindre aux Etats-Unis et à d’autres pays pour abaisser les barrières douanières  L’édification de l’association atlantique ne sera achevée ni aisément, ni à bas prix. Mais je dirai ici aujourd’hui, en ce jour anniversaire de l’indépendance, que les Etats-Unis sont prêts à souscrire à une déclaration d’interdépendance« .

Ce « grand dessein », cette alliance atlantique n’est pas que commerciale, mais dans le contexte actuel de négociation du traité transatlantique, il est intéressant de s’arrêter sur cette dimension.

Partenariat ou domination de l’un sur l’autre ?

Le général de Gaulle reçoit avec circonspection cette déclaration d’interdépendance américaine. Il dira à ses proches que lorsqu’il entend partenariat, il sait qu’il s’agit en fait de la domination de l’un sur l’autre. On retrouve cette idée six mois plus tard lorsque De Gaulle refuse l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et enterre avec elle le projet d’une vaste zone de libre-échange transatlantique.

« En définitive, il apparaîtrait une communauté atlantique colossale sous dépendance et direction américaine. Ce n’est pas du tout ce qu’a voulu faire et ce que fait la France : une construction proprement européenne« .

L’Allemagne courtisée

Ces propos du général de Gaulle ouvrent une période de graves turbulences dans les relations entre la France et les Etats-Unis. D’autant qu’au moins de février, de Gaulle fait avancer sa conception de l’Europe, plus distante des Etats-Unis, en signant le traité de l’Elysée avec l’Allemagne.
Pour Kissinger, c’est la stupéfaction à Washington qui va alors tout faire pour courtiser l’Allemagne avec comme point d’orgue ce voyage à Berlin et ces mots si connus de Kennedy (et au passage une succulente faute) :

« Ich bin ein Berliner« 

Plus de cinquante ans après, l’issue des négociations actuelles sur le traité transatlantique, le TTIPP ou Tafta en anglais. Le Parlement européen en discute.
Alors,  Kennedy avait raison d’affirmer en juillet 1962 :

« Tout cela ne sera pas achevé en un an, mais que le monde sache que c’est aujourd’hui notre but« 

 

 

18 juin 1815, jour d’abattage

Nous partageons l’article lu sur le blog « la Wallonie avec la France » signé par un de nos administrateurs de la Province de Namur.

« Non, je ne vous parlerai pas ici du jour d’abattage aux abattoirs d’Anderlecht, de Droixhe ou de Rochefort. Par abattage je voulais parler de la boucherie de Waterloo il y a deux siècles…

 Or donc, dans quelques jours nous aurons « droit » à la reconstitution de la plus célèbre des batailles menées par Napoléon.  18 juin 1815, jour d’abattage !

 « Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine » a dit Hugo. C’est que diantre ! il ne s’agit pas d’une vulgaire commémoration qui aurait rendu hommage aux milliers de soldats disparus en ce jour funeste de 1815. Que nenni ! Une re-cons-ti-tu-tion, pas moins ! L’événement de l’année on vous dit !

 A contre-courant, j’ai beaucoup apprécié la chronique de Thomas Gunzig sur le sujet dans son « Café serré » sur la radio « La Première RTBF » mardi dernier (à retrouver en podcast sur le site de la station). Je vous en livre un petit extrait : « Ah mes amis, qu’est-ce que je suis heureux qu’enfin je ne sois plus le seul à trouver que la guerre, la mort, les tripes, la boue, les larmes, les mutilations, les exactions, la torture, le viol, la Cour martiale, les généraux à l’arrière, les troufions à l’avant, les pauvres qui meurent, les riches qui comptent, eh bien c’est génial! Ce Waterloo 2015 ça me fait un bien fou »!  Et Thomas Gunzig de conclure : « Le meilleur ciment d’un peuple, c’est la bêtise de ceux qui en font partie ».

 Faut-il rappeler que la guerre a toujours été le fruit de la bêtise et de la vanité des hommes. Qu’en l’occurrence  Waterloo c’est avant tout un carnage ! En quelques heures des dizaines de milliers de victimes, dix mille chevaux blessés ou tués. Réduire cette bataille simplement à l’image d’actes héroïques est stupide et imbécile. Pour tout dire navrant. Roulez tambours, sonnez trompettes, Ave Napo, morituri te saluant. Que gicle le sang, qu’explosent les corps, que se déchirent les abdomens, que hurlent les blessés, les mutilés ! Au soir de la bataille le bilan sera apocalyptique. Re-cons-ti-tu-tion !

 J’ai souvent entendu parler de commémorations :  soixante-dixième anniversaire du débarquement  de Normandie, centenaire de la Grande guerre, bientôt le soixante-dixième anniversaire de la bombe d’Hiroshima.   Cérémonies officielles  organisées afin de  conserver la conscience nationale ou internationale  d’un évènement de l’histoire collective.  Dire NON à toutes les guerres. Rien à voir avec  la reconstitution d’un événement tragique.

 A quand une reconstitution du génocide rwandais ou de la bombe d’Hiroshima devant un public enthousiaste et avide de sensations fortes ? »

Philippe Fery

Pourquoi refuser de célébrer et de commémorer Waterloo 2015

Nous nous permettons de mettre en lumière l’excellent commentaire de Claude Thayse, membre du comité de parrainage de notre mouvement citoyen.

« Waterloo n’est ni une défaite française, ni celle de l’Empereur, c’est la victoire de l’obscurantisme d’ancien régime sur les idées de 1789. Heureusement, de l’An II à 1815, ces idées ont parcouru l’Europe dans les fourgons des troupes révolutionnaires et de la Grande Armée. Elles ont changé le monde.

Il aura fallu six coalitions pour tenter de les effacer.
Waterloo est une défaite pour la démocratie et les Droits de l’Homme en replaçant pour 100 ans les vieilles familles régnantes absolutistes sur les trônes. Ce qui a abouti aux terribles massacres de 1914-1918. Cette terrible guerre, qui n’a finalement jamais été qu’une dispute entre cousins.

Pour en revenir aux propos de Vandercruysen cités par Gheude,  je crains qu’ils n’aient malheureusement raison pour une fois (hélas, ajouterai-je). En 1815, l’Empereur aurait certainement proposé une paix honorable aux anglo-prussiens, mais les coalisés du traité de Vienne (Russes, Autrichiens, Espagnols…) étaient déjà en route avec des forces considérables pour mettre la France à feu et à sang.

Petit résumé de cette période : https://www.youtube.com/watch?v=b8zcRzsORX4&feature=player_embedded

Et pour ceux qui imaginent encore que la Révolution et l’Empire n’ont laissé que  de mauvais souvenirs chez nous, visitez donc la chapelle de Boneffe : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/Boneffe.htm

Voilà pourquoi  je me refuse à célébrer cet événement dramatique pour la démocratie.

Claude Thayse.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde