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Quand François Perin rêvait de… macronisme

La seule politique acceptable est celle qui concilierait les deux idéologies tenues, à tort, jusqu’ici pour antagonistes. (…) Le capitalisme prédateur et le socialisme autoritaire, ces deux monstruosités du siècle, ont assez démontré la capacité de folie suicidaire des hommes, pour que l’on tente partout d’ouvrir des voies à un comportement plus équilibré, plus serein et plus sage. Furia ideologica delenda est.

Rassembler par-delà les divergences. C’est à cet exercice subtil, difficile, qu’entend aujourd’hui s’atteler Emmanuel Macron.

Beaucoup d’électeurs ont voté pour lui pour faire barrage au Front national. Mais l’on voit déjà la « France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon prête à monter aux barricades pour empêcher la réalisation du programme présidentiel. Attitude inconséquente dans la mesure où la paralysie et le statu quo ne feraient qu’apporter de l’eau aux visées extrêmes. Ce n’est certes pas en mobilisant la rue que la France se réformera. Une telle stratégie ne peut qu’entraîner la ruine collective.

Les citoyens français sont donc placés devant un choix majeur en ce qui concerne le renouvellement de l’Assemblée nationale. Avec sa jeunesse, son esprit d’ouverture et sa détermination, Emmanuel Macron est susceptible de relever les défis immenses qui attendent le pays ; moraliser la vie politique, renforcer l’axe franco-allemand pour redonner un souffle nouveau à l’Europe, réduire la dette, relancer l’emploi en assurant la compétitivité des entreprises, garantir la sécurité de la population en luttant contre l’islamisme radical, améliorer le système éducatif et la formation, réussir la transformation écologique et numérique, maintenir la paix dans un monde de plus en plus incertain….

Puisse cette petite histoire, racontée par François Perin dans « Le Vif » du 10 mars 1989, aider l’électeur français à faire le bon choix :

A l’Ouest, le libéral, qui a dû accepter l’hérésie de l’économie distributive au nom de la solidarité sociale, se dit : « suis-je un traître ? ». Il doute (il n’y a plus que Guy Verhofstadt qui lise encore Friedman). Comment surmonter l’angoisse ?

Le socialiste, qui a dû se rendre à l’évidence de l’efficacité de l’initiative privée et du mécanisme de marché, sous réserve de l’organisation de la solidarité sociale, se dit-il encore : suis-je un « social-traître » ? L’angoisse le guette-t-il ?

Finalement, l’un et l’autre surmontent l’angoisse en éclatant de rire : « Nos doctrines ? Quelles absurdités pisse-vinaigre ! Nous avons perdu la foi, vive l’humour, quelle délivrance ! Et si on fêtait cela joyeusement ensemble ?

Ecole et inégalités

Par Jean-Luc Lefèvre

Depuis plusieurs années, des voix, de plus en plus nombreuses, s’élèvent en Communauté française de Belgique pour dénoncer les carences de l’enseignement obligatoire en termes de résultats, mais aussi en termes d’approfondissement des inégalités : ne survivraient au « massacre » que ceux dont les parents sortent du lot, ceux qui choisissent pour leur progéniture les meilleurs centres d‘enseignement, tous aisément identifiables et donc pointés du doigt en raison de l’insupportable ségrégation dont ils sont rendus responsables, comme s’il existait de bonnes stigmatisations !

Depuis plusieurs années, au nom d’un postulat érigé en système idéologique (les vertus prétendument universelles de l’homogénéité sociale), le législateur s’emploie à corriger les effets pervers du grand marché scolaire à l’origine de la ghettoïsation de nombreuses écoles.

Force est de reconnaître aujourd’hui que cela ne marche pas : les résultats scolaires des petits francophones ne s’améliorent pas à l’aune internationale des enquêtes Pisa. Pis encore : le fossé s’élargit entre les meilleurs, de plus en plus rares quand les pénuries intellectuelles se sont installées au terme de la première année d’enseignement supérieur, et tous les autres… qui coûtent cher en termes de redoublement. Une société francophone, déjà pénalisée sur le plan économique, qui se ratatine aussi en termes de ressources intellectuelles et donc de « racines d’espérance » pour demain.

Si cela ne marche pas, on s’obstine quand même dans la démarche initiée par le décret dit « Mixité ». Ce sera donc le Pacte dit « pour une école d’excellence ». Avec un tronc commun qui fait fi des motivations des apprenants, les mélangeant tous, qu’ils possèdent ou non une intelligence plus abstraite ou plus manuelle, avec une organisation technocratique de l’appareil scolaire (des centres P.M.S. appelés à conclure, à la fois, des contrats de partenariats avec l’autorité de tutelle et les écoles, toutes singulières, n’en déplaise au Prince qui gouverne et ne rêve que de standardisation des procédures sans oublier les résultats)…

Et si l’on s’arrêtait un instant. Pour s’interroger : pourquoi et en quoi la mixité sociale n’est–elle pas la panacée ? L’école n’est-elle pas aussi, comme nos quartiers, nos modes de consommation, nos loisirs… le reflet de la différence sociale ? Pourquoi s’entêter à formater l’une sans s’en prendre aussi aux autres dimensions de la vie en société ? Parce que l’école est lieu de socialisation et donc d’instrumentalisation politique ? Mais alors qu’on affiche clairement ses objectifs : en finir une fois pour toutes avec la primauté des parents dans l’éducation de leurs enfants !

Une chose est sûre : sans s’interroger aussi quant aux limites de l’homogénéité sociale et aux raisons qui expliquent qu’au-delà d’un certain seuil, elle ne fonctionne plus, à persévérer dans la politique du « train fou dans le brouillard », on ne récoltera que désillusions.

Deux voies seront alors encore ouvertes. La première consistera à agir en amont – comme à Sparte, déposséder les parents de leur droit à l’éducation dès la naissance -, la seconde, à agir en aval et interdire toute évaluation à l’école, au nom de l’égalité de tous, de 7 à 77 ans !

Il n’y a plus d’autrefois !

Notre administrateur Louis Cartilier attire mon attention sur la rubrique « Entre nous » parue en première page du quotidien « Le Soir » le 13 avril 2017. L’article en question paru en pleine campagne présidentielle française du 1er tour n’a pas retenu l’attention qu’il méritait. Il est pourtant bien intéressant.

Il s’intitule « Francis Delperée et la dame en noir » en référence à Juliette Gréco et à sa chanson « Il n’y a plus d’après à Saint-Germain-des-Prés. Il n’y a plus d’autre fois… »

Francis Delperée : voici un constitutionnaliste « centre humaniste » en vue qui ne laisse pas indifférent. Rappelez-vous sa célèbre saillie : « le confédéralisme est le fédéralisme des cons« . Notre vieux routier des arcanes de la politique belge avait compris bien avant les autres qu’un confédéralisme belge ne pourrait être que l’outil qui permettrait au parlement flamand de prendre en toute indépendance les mesures qui serviraient à l’émancipation et au développement de la Flandre mais aussi à celle-ci de se servir de ce qui resterait de l’étiquette « Belgique » à son avantage, la loi du nombre jouant en sa faveur, chaque fois que cela serait utile à son épanouissement.

Il avait compris cela, mais surtout il avait eu le courage de le dire haut et fort pendant que les autres représentants wallons et bruxellois de langue française maintenaient la tête bien ancrée dans le sable.

Francis Delperée remet le couvert à la suite de la parution de son livre « L’Etat Belgique » publié aux éditions de l’Académie royale de Belgique dont il est membre.

Je vous laisse savourer l’article en question…

Le bouquin envisage froidement les scénarios devant nous du « confédéralisme » à la « séparation pure et simple », la même chose avec des noms différents, Francis Delperée en est convaincu : « notre Etat fédéral est la dernière frontière. Si la sixième réforme institutionnelle ne produit pas de bons résultats, ce sera l’aventure, et la fin. »

Pas nostalgique pour autant, notre unitariste rentré cite joliment Juliette Gréco : « il n’y a plus d’après à Saint-Germain-des-Prés. Il n’y a plus d’autre fois… » pour conclure « Appliqué au pays qui est le mien, le diagnostic de la dame en noir est exact : en Belgique aussi, il n’y a plus d’autrefois,(…) et il n’y a pas non plus d’après si l’Etat, remodelé, corrigé, réaménagé, devait ne pas répondre aux attentes légitimes... »

Au final, un Delperée sombre et clair. Lucidement crépusculaire. (D.Ci)

Pour conclure, notre mouvement citoyen tient à vous livrer un petit commentaire : « mais Monsieur Delperée, nous sommes entrés dans le confédéralisme. La preuve ? Pouvez-vous nous  donner une compétence, une seule, qui de réforme en réforme de la constitution soit passée de la Région ou de la Communauté vers le Fédéral ? Ne cherchez pas, vous n’en trouverez pas. Tous les transferts de compétences, et ils sont nombreux, se sont réalisés du Fédéral vers les Régions ou Communautés.« 

Dès aujourd’hui, chacune des quatre régions belges (Flandre, Bruxelles, Wallonie et Région germanophone) vit dans une société bien différente des autres. Les nouvelles demandes de transfert affluent dans les bureaux feutrés des Centres d’études des partis politiques avec pour point d’horizon 2019, les élections fédérales et régionales et une 7ème réforme de l’Etat.

Attendez-vous alors à dire bye, bye aux Communautés linguistiques et au puzzle belge dispendieux. Attendez-vous alors à voir une région bruxelloise qui puisse véritablement prendre son destin en mains et tourner le dos aux multiples contraintes que lui impose la Flandre. Attendez-vous à voir le parlement germanophone voter les directives qui la conduiront à son émancipation et à son autonomie.

Et la Wallonie dans tout cela ? Elle serait bien inspirée de s’inscrire pleinement dans ce mouvement et pourquoi pas d’en être demanderesse et de rechercher les économies d’échelle qu’elle pourra trouver avec son partenaire naturel, culturel, géographique, historique, social, économique et patrimonial qu’est la France.

Le temps des négociations où des politiciens wallons n’étaient demandeurs de rien est terminé.

Paul D.

Lettre au nouveau Président de la République française

Chaudfontaine, le 14 mai 2017

Monsieur le Président,

La France vient de vous porter premier de ses citoyens après avoir une fois encore fait jouer la démocratie.

Au nom du mouvement pluraliste et citoyen que j’ai l’honneur de présider, je me fais l’intermédiaire de tous mes amis Wallons qui militent en faveur de la  réunion de notre région à la République française pour vous féliciter chaleureusement et vous souhaiter une réussite totale dans l’entreprise que vous entendez mener.

Nous savons que la tâche qui vous attend sera ardue, mais votre volonté de rassembler et d’écouter le Peuple de France afin de mener la République dans la voie du redressement, nous permet de cultiver l’optimisme. Avant vous, Charles DE GAULLE et François MITTERRAND, illustres présidents, ont réussi à rendre à la France sa grandeur. Vous n’avez d’ailleurs pas manqué, lors de votre campagne, de faire référence à ces deux figures.

Par la même occasion, nous voulons attirer votre particulière et bienveillante attention sur le sort que nous, Wallons, défenseurs de notre langue française aux confins de la francophonie, vos sœurs et frères unis à vos concitoyens par tant de proximité affective, culturelle, géographique, historique, patrimoniale, sociale et économique, subissons quotidiennement de la part d’une Flandre revancharde qui, au travers de la Belgique, méprise notre peuple par une domination outrancière de type colonial.

Réitérant nos plus vives félicitations, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, le plus fraternel bonjour du peuple wallon ainsi que ses salutations très respectueuses.

Paul DURIEUX,

Président de l’Alliance Wallonie France

Brèves d’après l’élection présidentielle

Dimanche prochain, François Hollande va donner à Emmanuel Macron les clés de l’ Elysée. Viendra alors le moment capital du choix du premier ministre et de la formation du gouvernement.

Dès à présent, l’activité politique est intense avec en point de mire la composition des listes pour les législatives. Ainsi apprenons-nous aujourd’hui les faits suivants :

  1. Marion Maréchal – Le Pen se retire momentanément de la vie politique. Beau cadeau à sa tante Marine et pied de nez à Florian Philippot, n° 2 du F.N.
  2. Benoît Hamon va créer après les législatives un mouvement citoyen et « transpartisan »  d’opposition au futur gouvernement. « La gauche existe encore » dit-il.
  3. Jean-Paul Delevoye (président de la commission d’investiture d’En Marche pour les législatives) refuse la candidature de Manuel Valls. Motif : « Il ne remplit pas les critères d’En Marche ».
  4. Jean-Luc Mélenchon se lance dans la bataille des législatives. Il sera  candidat à Marseille, là où il est sorti vainqueur lors du premier tour des présidentielles.
  5. Manuel Bompard (porte-parole de Mélenchon) annonce qu’il n’y aura pas d’accord entre le P.C. (parti communiste) et la « France insoumise » pour le dépôt de listes communes aux législatives.
  6. Dans la foulée, le président du P.C.F. Pierre Laurent annonce des accords départementaux entre P.C.F., P.S. et EELV (Europe écologie, les Verts).
  7. Eric Woerth (Les Républicains) annonce qu’il modifie au nom de son parti et en vue des législatives le projet présidentiel de François Fillon.
  8. Anne Hidalgo, Christiane Taubira, Martine Aubry  et des personnalités de la société civile créent le mouvement « Dès demain ». Anne Hidalgo précise : « Ce mouvement est ouvert à tous les humanistes qui croient encore à l’action. Cela n’est pas un parti ni un courant du P.S. C’est un espace commun, national, européen, international, un lieu de discussion et de promotion de solutions inventées tous les jours dans nos territoires ». Elle ajoute : « Notre mouvement n’a rien à voir avec le mouvement créé par Benoît Hamon ».

Notre mouvement citoyen se réjouit de l’intérêt porté par les Wallons pour le débat politique français. Lors de notre sondage-vote, combien de fois avons-nous entendu nos concitoyens dire que les débats politiques français étaient de loin supérieurs à ce que nous livraient les débats politiques belges.

Impressions de campagne

Face aux militants de l’A.W.F. sollicitant leur vote dans l’espace public, nombre de citoyens ont voulu avec beaucoup de transparence exprimer leur choix, leur rejet ou leur perplexité.

D’abord, et chez beaucoup d’entre eux, s’est manifestée une colère sans réserve à l’égard de l’ensemble de la classe politique belge et française mise dans le même panier. Certains qui refusaient  de voter avaient pourtant une bonne connaissance du débat et des enjeux. Soit ils se disaient écoeurés et souhaitaient s’abstenir, soit ils estimaient que les Belges n’avaient pas à se prononcer à propos d’un scrutin français,  sauf que le premier des Wallons, Paul Magnette, a, et à plusieurs reprises, pris position publiquement pour l’un ou l’autre candidat; il n’y avait pas de raison de se gêner, d’autant que les Français apprécient que leurs frères wallons se préoccupent de leur sort.

Les votants avaient l’opportunité de voter à l’abri des regards mais beaucoup souhaitaient au contraire nous faire connaître leur choix et souvent le justifier. Marine Le Pen, pourtant considérée d’extrême droite, a fait un score très étonnant pour ceux qui croient encore au discours convenu et rassurant présentant la Wallonie comme à l’abri de ce vote protestataire. Le plus étonnant est qu’aucun de ceux qui votaient ostensiblement pour Mme Le Pen n’évoquait un parti équivalant en Wallonie. Ces électeurs-là affichaient clairement leur intention de voter PTB au prochain scrutin car « ils en ont ras le bol« !

L’expression ‘choisir entre la peste et le choléra‘ a été couramment employée chez ceux, nombreux, qui ne se reconnaissent dans aucun des deux candidats qualifiés pour le second tour. C’est particulièrement le cas parmi ceux qui avaient porté leur premier choix sur Jean-Luc Mélenchon, le candidat de ‘La France insoumise‘. Parmi ces électeurs, certains disaient choisir Marine le Pen par dépit, beaucoup  votant pour Emmanuel Macron, d’autres encore mettant dans l’urne un bulletin blanc ou annoté de commentaires divers.

Beaucoup de ceux qui votèrent lors de notre sondage le firent de matière déterminée en nous disant « On n’a pas le choix » ou « Il faut faire barrage au FN » ou encore  » Macron ne fera rien pour les ouvriers« …

Des militants de l’A.W.F. ont ainsi, lors des deux tours, sillonné la province, allant de marché en marché, abordant des citoyens dans les piétonniers de Liège ou sur le campus du Sart-Tilman.

Là-haut, c’est un autre monde. La jeunesse estudiantine n’a pas d’amertume; même si, globalement, elle donna la préférence au candidat de « la France insoumise » au premier tour, elle choisit massivement Macron ou le vote blanc au second. Rien de tel ailleurs.

Partout, Mme le Pen a réuni pas mal de suffrages sur sa personne, même si beaucoup  d’autres suffrages s’exprimaient clairement contre elle : « Je vais voter pour qu’elle ne passe pas! »

Expérience intéressante que cet exercice. Si vous en doutiez encore, le débat politique français passionne les Wallons. Est-ce un hasard ? Non, il s’agit du débat d’idées auquel nous aspirons, il se passe dans notre langue, il traite des sujets qui nous concernent, à commencer par notre vision de l’Europe. Il concerne l’avenir de notre patrie de raison ou/et de cœur.

Marcel Dehalu, initiateur de l’opération « sondage vote pour les élections présidentielles françaises 2017 ».

Les Wallons votent comme les Français

Mouvement citoyen pluraliste et non parti politique, je pense qu’il est utile de le rappeler une fois de plus, le conseil général de l’Alliance Wallonie France a comme vous avez pu le lire suivi  une proposition de Marcel Dehalu, celle de sonder les citoyens de la Province de Liège et de leur demander de voter comme si ils avaient le pouvoir d’élire le Président de la République française.

La machine était lancée. Des consignes précises, neuf courageux membres choisis avec soin pour leur sérieux, un choix judicieux des communes et villes sondées, une commission de dépouillement présidée par un sage et nous pouvions nous lancer jour après jour en 17 lieux pendant pas moins de 8 jours pour le second tour sur les routes pour prendre le pouls de nos concitoyens wallons.

Avec l’humilité qui nous caractérise, nous pouvons dire que l’opération se révèle être un succès qui dépasse nos espérances. Notre pari de recueillir le vote de plus de 2 000 votants (2 026 exactement) donnait sur ce site dès jeudi, bien avant les réseaux sociaux ou nos médias, le résultat suivant : 62, 8 % pour Macron et 37,2 % pour Le Pen.

A l’heure où j’écris ces lignes, les radios belges de langue française et les réseaux sociaux annoncent 62,5 % pour Macron pour 37,5 % à Le Pen.

La conclusion qui s’impose est que nos concitoyens wallons ont exactement voté comme leurs frères français. Parler de coïncidence serait faire preuve d’une bien mauvaise foi.

Je me dois de remercier de tout cœur les neuf braves qui bénévolement ont sillonné les routes wallonnes et tout particulièrement notre ami Marcel Dehalu qui a eu une idée tout simplement géniale. Je remercie aussi toutes les citoyennes et citoyens qui nous ont fait confiance en acceptant de nous confier leur vote de façon secrète si tel était leur désir.

Je félicite le nouveau Président de la France et lui souhaite le meilleur. Il ne pourra atteindre cet objectif qu’en étant à l’écoute des Français et en rassemblant  au maximum. Ce grand rassemblement ne pourra se faire que par l’écoute de ceux-ci. Nous aurons l’occasion d’en reparler car se profilent déjà le choix des ministres et les législatives.

Je terminerai par un clin d’œil à l’adresse de nos médias : pour leurs prochains sondages, ils pourront s’adresser à notre Alliance, la seule différence sera que nous ne travaillerons plus bénévolement, mais que nous pratiquerons envers eux des prix d’amis.

Paul DURIEUX

Président de l’ A.W.F.

Résultat détaillé du vote de la Province de Liège pour le second tour des Présidentielles françaises

Comme nous vous l’annoncions hier, nous vous adressons le résultat détaillé des lieux où nous avons sondé nos concitoyens wallons et remercions ceux-ci  de nous avoir accueilli en acceptant de participer à notre sondage qui se terminait par un vote.

Second tour des Présidentielles françaises 2017. Sondage vote Province de Liège 

  Emmanuel Macron            Marine Le Pen            Blancs     Nuls     Total

L1                73                                       25                               12             7             117 

L2                88                                       36                                18            7             149

L3              125                                      68                                 14           10            217  

L 4                23                                      35                                  1             3              62

L 5                54                                       23                                  9            2              88

L 6                 31                                       48                                 8            0              87

L 7                 44                                       23                               12            2              81

L 8                 69                                       44                                 9            9            131

L 9                  47                                      43                               41           9             140

L10                68                                      37                                22          23           150

L11                 45                                     28                                26          14           113

L12                  37                                    35                                18            9             99

L13               219                                     12                                46            7           284

L14                   13                                    88                                 1             2          104

L15                   33                                    29                                 2           10            74

L16                   21                                    17                                 2             2            42

L17                   48                                    23                               14             3            88

Total V.P.  1 038                                614                         255         119        2 026

% V.P.            62,8                                37,2                       /                /             100

% V.E.            55,8                                25                         11,7        7,5            100

L1 : Chênée (Liège) / L2 : Liège Cathédrale / L3 : Huy / L4 : Comblain-au-Pont / L5  : Verviers / L6 : Yvoz-Ramet / L7 : Waremme / L8 : Hannut / L9 : Herstal / L10 : La Batte, Liège / L11 : Amay / L12 : Fléron / L13 : Campus ULG, Sart-Tilman / L14 : Hamoir / L15 : Petite Batte, Bomal / L16 : Aywaille / L17 : Visé

V.P. : vote « papier »
V.E. : vote électronique

N.B. : pour le vote « papier », nous nous en sommes tenus à la loi électorale française qui ne considère comme votes exprimés que
ceux qui sont accordés aux candidats (les votes blancs et nuls ne sont pas pris en compte)

Pour le vote électronique que nous avons organisé, nous nous sommes accordés la liberté de considérer les votes blancs et nuls comme  votes exprimés au même titre que ceux qui se sont portés sur les candidats.

Première constatation qui ne manque pas d’être interpellante : le parallélisme important entre les derniers sondages français et celui que nous avons mené en Province de Liège. Rappelons que ce parallélisme avait déjà existé lors du premier tour.

Résultats globaux de l’opération « vote wallon pour la présidentielle française » : second tour

Pour rappel, notre opération pour le second tour s’est déroulée du mardi 25 avril au mardi 02 mai.

Nous avons sondé 17 lieux contre 14 au 1er tour et recueilli 2 026 votes ( 1 597 votes lors du premier tour).  Vous trouverez ci-dessous les résultats globaux. Dès demain, vous pourrez lire les résultats précis lieu par lieu.

Dans les jours qui suivront, nous ne manquerons pas de vous donner informations, commentaires et anecdotes quant à notre initiative.

Résultats du  vote « Election du Président de la République française – second tour » 

Vote « papier »  

Emmanuel Macron          1 038 votes, soit 62,8 %

Marine Le Pen                        614 votes, soit 37,2 %

Vote Blanc                                255 votes

Vote Nul                                     119 votes

Vote électronique

Emmanuel Macron       56,3 %

Marine Le Pen                  24 %

Vote Blanc                          12 %

Vote nul                                 7,7 %

Comme le veut la règle électorale en France, nous n’avons pas fait intervenir les votes blancs et nuls dans le pourcentage « vote papier ».

Par contre, nous avons fait intervenir les votes blancs et nuls dans le pourcentage pour le vote électronique puisque nous le proposions sur notre bulletin de vote.

Paul D.

Votez pour le second tour des présidentielles

Du 09 au 17 avril, des membres de l’Alliance Wallonie France et des citoyens sont allés à la rencontre des Wallonnes et des Wallons afin de les sonder sur ce qu’ils pensaient des élections présidentielles françaises. Nous avons pu constater que l’intérêt que porte notre population à la politique française restait bien présent.
Nous vous avons tenu au courant sur ce site de notre opération et des résultats de vos votes « papier » ou électroniques.
 
Pour le second tour, nous repartons à votre rencontre et dès hier, mardi 25 avril, nous étions sur le campus de l’ULG au Sart-Tilman. La plupart des étudiants avec lesquels nous avons parlé  nous ont réservé un  accueil chaleureux et se sont exprimés nombreux par le vote demandé. 
Dès aujourd’hui mercredi 26 avril, le vote électronique est réactivé sur le site www.participezauxpresidentielles.be. Quatre choix vous sont offerts : Emmanuel Macron, Marine Le Pen, mais aussi le vote blanc ou le vote nul.
Notre opération se déroulera jusqu’au mardi 02 mai et le dépouillement aura lieu le mercredi 03 mai. Nous espérons pouvoir vous donner le résultat de vos votes dès le 04 mai.

Nous tenons à remercier vivement tous les citoyens wallons qui auront permis à cette opération de vivre.

Les deux responsables,

Marcel Dehalu,  6, Rue de la Pêcherie 4570 Vyle Tharoul  (0471 671 901)
Paul Durieux, 8, Rue du Gravier 4051 Chaudfontaine (0476 654 329)
pauldurieux2003@yahoo.fr

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