Donner le nom d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt à la nouvelle passerelle des Guillemins ?

C’est avec grand plaisir que nous relayons la proposition du conseiller communal liégeois François Schreuer. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la teneur de la réponse du bourgmestre de Liège.

passerelle ThéroigneQuestion écrite du 29 décembre 2014.

Monsieur le bourgmestre,

Nous aurons l’occasion, dans moins d’un an, d’inaugurer la nouvelle passerelle qui reliera bientôt le quartier des Guillemins à la Boverie. Même si certaines propositions ont été émises, cette passerelle n’a pas encore de nom.

J’aimerais dès lors vous soumettre une proposition et connaître l’avis du Collège à son propos.

J’aimerais vous proposer que nous donnions à la nouvelle passerelle le nom prestigieux d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt (à moins qu’il ne faille écrire Terwagne).

Les arguments en faveur de ce choix ne manquent pas.

Théroigne — née dans le village de Marcourt, près de Hotton — est fille de notre région, devenue une figure politique marquante de la Révolution française. Elle a participé à la prise de la Bastille, elle était en tête du cortège qui vint assiéger Versailles pour réclamer le retour du roi à Paris. Pendant la Révolution, on la surnommait « la Belle Liégeoise ».

Son rôle dans la chute de l’absolutisme de droit divin et dans le succès des idées de liberté, d’égalité et de fraternité — auxquelles les Liégeois ont adhéré quelques années après les Français — a été important. Elle a défendu une position républicaine, contre les royalistes mais également contre la plus grande partie de la bourgeoisie, à qui elle s’est notamment opposée parce que cette dernière souhaitait que les femmes restent au foyer.

Sa vie a inspiré de nombreuses œuvres artistiques : Charles Beaudelaire dans les Fleurs du mal, Sarah Bernhardt ; un opéra d’August De Boeck lui est consacré.

Son parcours politique fait sans doute d’elle l’une des premières féministes de l’histoire. Et elle est liégeoise !

Ses voyages à travers l’Europe ont fait d’elle une ambassadrice de notre région. On trouve aujourd’hui des rues et avenues qui portent son nom dans diverses villes de France, notamment Montpellier. Mais Liège, capitale de sa terre natale, n’a pas jugé bon jusqu’à présent de lui rendre l’hommage dont je pense qu’il lui est dû.

Nous commérerons dans deux ans le bicentenaire de sa disparition. Le moment n’est-il pas bien choisi pour que la Ville de Liège se souvienne d’Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt ?

Si vous me le permettez, j’ajouterai encore un argument. Tout un champ de recherche s’est développé ces dernières années concernant les rapports entre la question du genre et les enjeux d’espace, de territoire, d’espace public. Ces recherches renouvellent à certains égards la lecture que l’on peut faire de ces questions. Parmi les nombreuses réflexions qui sont issues de ce champ, je pointe notamment le constat, singulièrement flagrant, d’un déséquilibre massif entre hommes et femmes dans la toponymie. Ce déséquilibre doit être progressivement corrigé. C’est un élément de plus, à mon estime, en faveur de la proposition que je vous soumets aujourd’hui.

En l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le bourgmestre, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

François Schreuer
Conseiller communal

Le MR sur la voie de l’union à la France

Notre ami Michel Pieret nous envoie le petit article suivant en forme de clin d’œil.

Quelques jours avant Noël, la presse se faisait l’écho de récriminations d’élus et de membres du MR.

Ceux-ci y déploraient vivement le trop faible relais de leurs idées et actions dans la presse belge éditée en français.

le figaroMon intention n’est pas ici de jauger le bien-fondé ou le mal-fondé de cette plainte mais de noter son orientation clairement française.

En effet, ces membres du MR déploraient qu’il n’existe aucun organe de presse vraiment de droite qui reprenne et encourage leurs idées comme le fait Le Figaro en France pour les partis de droite.

De manière naturelle, ces personnalités appartenant au MR se réfèrent donc, non pas à un journal de droite allemand, britannique ou néerlandais mais à un journal français.

La réflexion politique du MR avance donc dans la bonne voie.

Comme il est peu probable de voir la presse belge éditée en français devenir le porte-parole des idées de droite ou de voir la création d’un nouvel organe de presse dont ce serait l’objectif, la solution existe.

Amis du MR, cet organe de presse qui défend vos idées, vous dites vous-mêmes que vous le lisez déjà. C’est Le Figaro.

L’Union à la France de la Wallonie (et de Bruxelles) vous offre ce journal de référence de manière on ne peut plus naturelle.

Rejoignez donc ceux de vos camarades de parti qui ont déjà fait le pas et adhérez au mouvement pour l’Alliance de la Wallonie à la France et développez ses idées.

Vous aurez ainsi, de surcroît, le journal de droite qui soutient vos idées.

Michel Pieret

Il y a 30 ans, an I de la Wallonie nouvelle

Nous vous invitons à jeter un petit coup d’œil sur le site de la RTBF, petit coup d’œil en forme de regard dans le rétroviseur de la renaissance de la Wallonie. Nous en sommes alors à la deuxième réforme parlement wallonde l’état belge, 10 ans après la première. Les choses, à l’époque, bougent lentement et choisir de déménager le siège de l’exécutif, du parlement et de l’administration wallons de Bruxelles à Namur n’est pas une mince affaire.

Il est à remarquer que depuis cette période, les réformes suivantes se sont accélérées. Elles touchent de plus en plus des matières en relation directe avec la vie des citoyens de chaque région. Elles sont de plus en plus sensibles en termes de solidarité et d’autonomie. Elles vont toutes dans le sens d’un amaigrissement de l’état fédéral au profit de nouvelles compétences attribuées aux entités fédérées ou confédérées suivant l’approche des uns ou des autres.

Une chose est certaine : la 7e réforme de l’état, celle qui suivra le gouvernement Michel, visera le cœur de la sécurité sociale et mettra fin à la solidarité interrégionale. Il appartiendra à la Wallonie de porter un véritable projet qui rencontre le bien-être de ses concitoyens. Ce projet doit s’élaborer dès maintenant… En 2015 !

Tel est le sens de l’action « AWF, CAP 2015 » que vient de lancer notre mouvement citoyen. Il nous appartiendra de convaincre nos décideurs politiques, sociétaux, culturels et autres du bien-fondé de notre projet, mais aussi de nous adresser à chaque citoyen wallon de manière à ce qu’il s’interroge sur le rôle qu’il doit jouer pour que le meilleur se produise en Wallonie.

Paul D.

Valmy FéauxDécembre 1984. La régionalisation franchit un cap. Le ministre socialiste Valmy Féaux quitte Bruxelles et installe son cabinet en bord de Meuse. A l’aube de ses 82 ans, il revient sur cette étape plus que symbolique.

1980. La Belgique vit sa deuxième réforme de l’Etat, entamée 10 ans plus tôt. Après une période dite « préparatoire », c’est le véritable acte de naissance de la Région wallonne, qui dispose désormais d’un Conseil (Parlement), d’un Exécutif (Gouvernement) et d’une administration.

La première élection des membres de l’Exécutif régional wallon a lieu en 1981. Elle aboutit à la formation d’une tripartite traditionnelle composée de 6 ministres : Jean-Maurice Dehousse, Philippe Busquin et Valmy Féaux pour le PS, André Damseaux et André Bertouille (remplacé ensuite par Jacqueline Mayence) pour le PRL et Melchior Wathelet (père) pour le PSC.

Mais il faudra pourtant attendre encore 3 ans pour voir un premier ministre quitter son cabinet de Bruxelles et s’installer à Namur. Et ce précurseur, c’est Valmy Féaux, à l’époque ministre wallon de l’Eau, de l’Environnement et de la Vie rurale.

Retour sur cette date charnière avec celui qui fut aussi bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, député et sénateur, ministre du Gouvernement national, président du Conseil régional wallon, Ministre-président communautaire et 1er gouverneur du Brabant wallon…

Valmy Féaux, pourquoi faut-il attendre 1984 pour voir enfin un ministre régional, vous, s’installer à Namur?

Avec les lois de réformes institutionnelles de 1980, il a été décidé que l’Exécutif régional wallon « sortait » du Gouvernement national. On avait le choix: rester à Bruxelles ou s’installer ailleurs. Et il a en effet fallu attendre 1983 pour que sous l’égide du Ministre-président Jean-Maurice Dehousse nous décidions de transférer pour 1985 au plus tard les services centraux de l’administration et les cabinets ministériels. Décision laborieuse d’ailleurs, 4 voix pour l’installation à Namur, et 2 contre.

Suite à cette décision, vous êtes le 1er à déménager.

Oui parce que j’occupais un bâtiment au coin de la rue Belliard à Bruxelles, dont le bail arrivait à échéance fin 1984. Et puis, symboliquement, j’étais le « ministre central », sur l’axe lotharingien comme on le dit parfois, par rapport aux Liégeois et aux Hennuyers.

Vous étiez convaincu par ce transfert ?

J’étais un chaud partisan ! J’ai toujours trouvé anomal qu’un cabinet ministériel soit installé ailleurs que sur le territoire dont il avait la responsabilité. Et j’ai regretté qu’après le scrutin de 1985, et le renvoi du PS dans l’opposition, les cabinets soient rapatriés à Bruxelles sous la pression de Melchior Wathelet. Derrière tout ça, il y a le conflit toujours latent entre régionalistes et communautaristes. Le choix définitif de Namur interviendra ensuite, heureusement, avec le décret Anselme de 1986.

Comment s’est déroulé votre déménagement ?

Jean-Maurice Dehousse a pris les choses en main. Je me souviens de réunions au cours desquelles une grande carte de Namur était déployée, avec des points de chute identifiés. Puis mon secrétaire de cabinet a pris son bâton de pèlerin et a déniché ce bâtiment à Jambes. Nous avons loué plusieurs étages précédemment occupés par l’état-major de Cockerill Sambre.

Seul ministre basé à Namur, votre situation était particulière.

Principal inconvénient : toutes les réunions de l’Exécutif se tenaient encore à Bruxelles. Mais en mars 1985, nouvelle étape, nous nous sommes réunis pour la 1ère fois dans un nouveau bâtiment voisin de mon cabinet. Les murs étaient à peine secs. Ensuite l’alternance Bruxelles-Namur a pris fin lorsque Jean-Maurice Dehousse s’est lui aussi installé à Namur. L’avantage, par contre, c’est que j’étais le plus proche du Conseil régional wallon, installé alors dans l’ancienne Bourse de commerce de Namur.

Vous avez dû vous montrer persuasif pour convaincre vos collaborateurs. Un épisode un peu folklorique…

Trois mois avant notre déménagement, en septembre, nous nous sommes rendus à Namur en train. Je me souviens avoir chanté le Chant des Wallons dans le wagon que nous avions spécialement réservé (rires). Nous avons été accueillis très officiellement par le bourgmestre de Namur et le chef de gare. Et nous avons rejoint le cabinet à pied. Je voulais montrer à mes collaborateurs que le trajet entre la gare et le futur cabinet n’était pas trop long. Arrivés sur place, je me souviens qu’un militant agitait un drapeau wallon dans un immeuble voisin ! Et comme c’était les Fêtes de Wallonie, nous avons terminé notre escapade dans un bistrot célèbre du centre-ville où nous avons bu un petit peket ! (rires)

Avec le recul, vous avez l’impression d’avoir été un précurseur ?

Incontestablement. J’ai en quelque sorte été le premier ministre wallon, avec un petit « p ». Je peux même dire que j’ai ressenti un certain enthousiasme des Namurois. Ce sont des excellents souvenirs.

Propos recueillis par Rudy Hermans (RTBF)

Geen faciliteiten ! Franse ratten, rol uw matten !

Outre les fameuses 6 communes à facilités de la périphérie bruxelloise, en Flandre, depuis 1963, sont protégées aussi les minorités francophones de Mesen (Messines), de Spiere-Helkijn (Espierres-Helchin), de Herstappe, de Ronse (Renaix). Ce sont là des villages – Herstappe compte 87 habitants, Messines 952, Espierres-Helchin 2 110 –, à l’exception de Renaix, ville de quelque 25 000 habitants.

communes à facilitésEn 2008, le bourgmestre de Renaix, Luc Dupont, avocat de formation et membre du parti CD&V, en accord avec N-VA, avait fait la demande auprès du Premier ministre (Leterme) de supprimer les facilités aux francophones, droits que les Flamands considèrent comme n’ayant été accordés qu’à titre temporaire en 1963.

Visitant le site de ces communes sur la Toile, j’ai constaté, sans trop de surprise, que la version française soit n’existait pas soit était le produit d’une traduction automatique, charabia qui ressemble grossièrement à du français, mais qui n’en est pas.

Voici, par exemple, les consignes données au Renaisiens concernant le ramassage des poubelles :

Le lundi 15 Décembre était en raison de la grève nationale ne de collecte des déchets.

Pas de dépassement de vidange

Les employés de l’intercommunale ont informé qu’aucun dépassement vider lundi collection (tour 1) se produira. Lors de la prochaine collection le lundi 29 Décembre (ronde 1), cependant, on peut échelle un des sacs poubelles supplémentaires existants et on ne doit aviser la Ligne verte.

(Dernière mise à jour le 16 décembre 2014)

Francophones de Renaix, vous bien comprendre ? Moi, pas être puriste mais pas comprendu. Bij voorbeelden : « aucun dépassement vider lundi collection » = ?, « on peut échelle »= ?, « on ne doit aviser la Ligne verte »= toi devoir ou toi devoir pas ?

Louis Nisse

Plaintes contre le TSCG à la Cour constitutionnelle

Une mise en perspective de Paul Mélot

TSCGBien qu’il ne s’agisse pas du « scoop » de l’année, sa portée et ses conséquences morales, économiques, sociales, méritent un arrêt sur la récente actualité très peu médiatisée, voire occultée: le traité européen dit de « la règle d’or » est attaqué devant la Cour constitutionnelle (Le Soir, 25-11-2014).

Qu’en est-il? Une vingtaine d’associations, soit elles-mêmes, soit en soutien, parmi lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération des CPAS de l’Union des villes et communes wallonnes, la CGSP flamande, la CNE, le Collectif Citoyen Constituante… invitent la Cour à invalider la ratification belge du Traité.

Pour rappel, le TSCG ( Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) « imposé » par l’Europe et voté par les 28 Etats et ici, par les SEPT (!) parlements que compte notre beau pays inflige des cures d’austérité à tout pays endetté au-delà des 60 % du PIB, ne permet à moyen terme qu’un déficit public limité à 0,5% au maximum et impose, en plus des sanctions – on y reviendra plus loin- un mécanisme automatique de correction en cas de déviation de la trajectoire budgétaire. Rien moins que cela!

On ne va pas s’attarder sur la raison d’être de ce texte contesté et contestable. Rappelons cependant que l’application de la Règle des 3% engendre en ce moment le délicieux bordel social en Belgique! Rappelons aussi que ces fameux 3% résultent d’une position DOGMATIQUE dont bon nombre d’économistes ont mis à mal la justification (pourquoi 3% et pas 2,5, ou encore 4 ou 4,5%???) Rappelons enfin qu’un plus grand étalement de la dette réduirait d’autant les efforts , justifiés ou pas, imposés à une partie, selon les opposants ou à la totalité de la population, selon ses promoteurs…

Et n’oublions pas que, de surcroît, le pouvoir européen, contre toute attente, s’est déresponsabilisé de l’application des sanctions conférant à ses fonctionnaires des droits régaliens échappant à la responsabilité élective ! Pas peu de choses, à vrai dire !

Tout cela pour quoi faire? Nuts ! Observer que les dettes publiques ne faiblissent pas et que les PIB ne s’améliorent pas. Observer qu’un certain nombre de pays, dont la France, d’une manière répétitive, font fi des injonctions européennes et s’honorent de leur défense des intérêts nationaux.

Venons-en aux arguments développés par les plaignants tout en remettant en mémoire qu’ils ont toujours dénoncé cette duplicité qui tend à faire gober par l’opinion que le budget d’un état se gérerait comme un bon père de famille; rien de plus naïf, d’abord, de plus faux ensuite: du reste si cela avait été le cas un peu partout dans le monde, pas de conquête de la lune, pas de TGV, pas de tunnel sous la Manche, pour ne prendre que quelques petits exemples !

Mais l’argumentation des plaignants a du lourd:

1) La Constitution prévoit que le parlement (ici encore les six autres dans ce magnifique pays) approuve le budget et lui donne prérogative en matière de conception et de développement de la politique budgétaire. Le TSCG viole donc ce principe.

2) Le droit de vote des citoyens est remis en cause dès que le pouvoir des élus de déterminer le budget est réduit: viol de ce principe.

3) Le Roi, en ratifiant ce traité, oblige d’autres autorités que lui-même à l’appliquer. Constitution bafouée également.

4) Subsidiairement, l’autonomie des pouvoirs communaux (accord de coopération Etat/Régions) est niée, entre autres par rapport à la tutelle financière sur les CPAS : la Constitution reconnaît aux citoyens des droits économiques et sociaux – pas de recul de ces droits- bafoués ici par les cures d’austérité induites par le TSCG ( d’où le soutien des CPAS wallons à cette plainte).

On le voit, si la Cour venait à faire droit à ces plaintes, la Belgique, dernière à s’être inclinée, retrouverait de toute évidence une liberté qui lui a été confisquée… avec la complicité de TOUT son personnel politique ! De TOUT son personnel politique, puisque TOUS les partis se retrouvaient d’une manière ou d’une autre dans l’un des parlements ayant adhéré au TSCG …

Cela étant, suivant l’exemple des multiples dépassements budgétaires de la France dont nos gouvernements devraient sans doute s’inspirer, il y a lieu de bien réfléchir. En effet, dès l’instant où les politiques d’austérité en Europe n’engendrent pas la reprise économique escomptée, la raison devrait l’emporter sur le dogme. N’a-t-on pas vu, récemment un économiste tel Bruno COLMANT, ex -patron de la Bourse de Bruxelles et ex-Chef de Cabinet de Didier REYNDERS, alors Ministre des Finances, reconnaître l’incohérence d’une telle politique? Et il n’est pas le seul, loin de là… ( DE GRAUW, DE KEULENAERE, …)

Bien réfléchir implique une suite logique: il n’est pas interdit de penser (pas encore, n’en déplaise à la Flandre!) que si, par exemple, la France, l’Italie, la Grèce, l’Espagne…et la Belgique portaient à l’ordre du jour la révision, voire la suppression du TSCG, des perspectives nouvelles s’ouvriraient à tous les états en difficulté. Les problèmes de l’indexation, de l’âge de la retraite, pour ne prendre en considération que ces domaines les plus largement médiatisés seraient vus sous un autre jour. Et, répétons-le, avec force, apporteraient une certaine pause durable aux chocs sociaux que nous connaissons, partageons ou subissons selon les convictions des uns et des autres.

Puisse 2015 mettre du plomb dans les têtes pensantes élues ici et là !

Sur la réélection d’EDR à la présidence du PS

Une opinion de Willy Burgeon, Président Honoraire du Parlement Wallon et militant socialiste

willy burgeon93,6 % ! C’est le chiffre que va ressasser le PS d’en haut pour fêter (fêtes patronales !) le résultat du candidat unique Elio Di Rupo (EDR) à l’élection de la Présidence du PS ce week-end (A vaincre sans périls, on triomphe sans gloire, n’est-ce pas !). Cela vaudra encore, lors du prochain congrès, à la star du PS, de ces ovations-debouts, «spontanées», qu’il adore.

Il sera moins question de l’absentéisme massif de 72 % des 90.000 affiliés du PS qui ne se sont pas dérangés pour ce suffrage. Dans certains pays, il aurait été annulé. Cela n’empêchera pas les instances du PS de légitimer le grand homme. EDR n’a pas attiré les foules socialistes il y a quatre ans, cette fois-ci non plus. Il existe donc un grave problème de démobilisation.   Entre-temps, le PS a perdu deux élections et j’attends avec impatience le prochain sondage…

Et l’avenir ? Il s’annonce sombre.

Dans le long questionnaire de deux pages remis à chaque votant, les mots « Wallonie » et «croissance» ne sont pas une seule fois cités. Le ton de la nouvelle Présidence est donné dans ce document et dans les interviews d’EDR dans la presse (voir «Le Soir» et «Le Vif» de vendredi dernier).

LE PS sera le dernier défenseur de la Belgique ! Or, le belgicanisme que défend objectivement EDR c’est la famille royale (vestige de la féodalité), le clergé, l’armée, les milieux d’affaires (toutes). Les Flamands, eux, tous partis confondus, savent depuis 1999 où ils veulent aller tandis que le PS va entamer une bataille du passé avec son doyen de Président.

Un congrès des idées ? On en connaît déjà les grandes lignes. On enverra les militants dans les maisons avec un message sans consistance et on balisera la libre expression et la créativité de la base dans ce congrès qui ne sera pas idéologique car il poserait des axes d’action non conformistes et réellement de gauche et constituerait un danger pour la classe dominante. On y oubliera donc que le socialisme c’est d’abord la contestation du capitalisme et de ses systèmes au rang desquels figure justement l’Etat belgicain. Comme actions seront à l’ordre du jour la glorification d’une star vieillissante et les effets de communication blings-blings sans support réellement mobilisateur. (C’est quand j’ai constaté sa légèreté et qu’EDR se servait de notre parti, celui d’Emile Vandervelde, d’André Cools et de Guy Spitaels, à des fins purement personnelles, que je me suis éloigné de lui.)

Pas question d’une croissance originale élaborée par la gauche avec des projets pour les jeunes, on attend que l’embellie économique, comme les alouettes, tombe du ciel. Pour contrer la dépression et la régression ambiante, le socialisme actuel doit se coupler avec le volontarisme pour éliminer le chômage et la pauvreté toujours plus envahissante (∗). Cette évidence ne sied pas à la pensée unique en cours.

Pendant ce temps, la Wallonie s’empêtre dans ses problèmes budgétaires, de modernisation et s’appauvrit car elle n’a pas la masse critique nécessaire. Personne n’ose dire que son salut et celui de ses enfants est ailleurs. Pour moi, il est en France, c’est une conviction que j’ai depuis 1995 !

Le 24 novembre 2014

(∗) Je sais déjà que je serai écarté, comme d’habitude, des centres de réflexion malgré l’élaboration de mon rapport, non contesté, de 18 pages sur « La bataille contre la crise : avec quelles forces, avec quels remèdes ? » à obtenir sur demande. Je continue à me battre pour la vérité.

Faisons péter l’audimat

Un billet d’humeur de Paul Mélot

Tous devant les téléviseurs, dès 18h30 (RTBF) et 19h45 (RTL) pour se rendre compte de l’immense bonheur de posséder un tel Roi…

Si jeune dans la fonction et déjà une légende, un modèle à suivre pour nos descendants. Si prompt sur la balle, si visionnaire, si époux tellement attentionné !

Quel autre pays pourrait-il se flatter d’être aussi fier de son souverain vénéré que le nôtre? Que d’envieux de par le monde. Buana kitoko Philippe.

Oum papa, oum papa !

Merci à nos deux chaînes de télévision de rivaliser de tant d’ardeur pour mettre en scène notre bien-aimé Philippe.

Merci à ELECTRABEL d’avoir veillé à ne pas devoir effectuer des coupures de courant en ce jour béni.

Kroll Philippe 500 joursMerci au peuple flamand, content à 70% d’une telle personnalité à la tête de notre superbe royaume: nous, Wallons, devons donc en toute certitude battre ce record: au moins 95% de Wallons t’honorent, ô beau Philippe.

La réaction de Roland Douhard

Voir une télévision privée, RTL-TVI, assumer son œuvre hagiographique en faveur du sauvetage du régime monarchiste n’est pas étonnant. C’est l’un de ses fonds de commerce, avec les faits divers sans analyse, les séries et la « télé réalité ». Tout un programme pour le bon peuple. Mais constater que le service public, dans le cadre du JT puis d’un reportage, sensés constituer des référents d’information, se lance à son tour dans une opération de communication, non identifiée comme telle, est proprement affligeant. Où est la déontologie et l’éthique de la RTBF lorsqu’elle amalgame volontairement, sans permettre aux téléspectateurs de situer l’origine de son discours, information et communication ? Au-delà des sentiments légitimes monarchiste ou républicain, une telle dérive professionnelle, politique et morale pose véritablement problème.

Un partenariat entre la Wallonie et la France pour stimuler les technologies vertes

Lu sur le site du forum démocratique wallon.

DSC00059Voici une information qui correspond tout à fait à une des demandes de l’AWF : l’activation des accords bilatéraux de coopération signés entre la France et la Wallonie en 2004.

Paul D.

internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)

GreenWin et Trimatec, les pôles de compétitivité respectivement wallon et français dédiés aux technologies environnementales, doivent signer un accord de partenariat mardi lors de l’ouverture du salon Pollutec à Lyon. L’accord vise à « stimuler les coopérations technologiques et commerciales franco-belges » dans le secteur des technologies propres et de la chimie verte, annoncent les deux pôles dans un communiqué commun. L’accord sera signé entre 10 et 12h00 en présence de Ségolène Royal, ministre française de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et de Fabienne Reuter, la déléguée Wallonie-Bruxelles à Paris. Issu du Plan Marshall 2.vert de la Région wallonne, GreenWin compte plus de 150 membres dont 135 entreprises et cinq universités. Ce pôle cherche à créer des synergies pour favoriser l’innovation technologique verte et durable. Trimatec, son homologue actif dans les régions françaises de Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes, fédère 173 adhérents dont une majorité d’entreprises. « Le positionnement des membres de GreenWin et de Trimatec étant complémentaire sur la chaîne de valeur, leur coopération permettra de développer des projets innovants à l’intersection des filières. La collaboration permettra d’améliorer la visibilité européenne des acteurs, de gagner en compétitivité et d’atteindre une ’masse critique’ suffisante pour peser à l’international dans le secteur de la chimie-environnement et des écotechnologies ainsi que de prendre une part active dans les projets innovants européens du secteur », affirme le communiqué. En janvier 2014, GreenWin avait déjà signé un accord de partenariat avec Axelera, le pôle de compétitivité spécialisé dans la Chimie et l’Environnement de la région Rhône-Alpes.

Incendie à Tihange: un 4e réacteur nucléaire hors service en Belgique

paul durieuxCe nouvel incident dans une centrale nucléaire belge rend de plus en plus probable la nécessité de délestages du réseau électrique belge lorsque des températures hivernales basses seront atteintes au moment où les journées seront les plus courtes dans notre hémisphère nord.

Nos amis français, où le parc nucléaire est mieux entretenu, seront peut-être en capacité de nous vendre de l’électricité et de nous éviter des moments où les plus prévoyants, voire les plus aisés auront trouvé un système D.

Il sera assez facile pour la Flandre de faire valoir la logique de ses besoins en électricité supérieurs en fonction de son économie et de la densité de sa population. Attendez-vous, amis wallons, à être en première ligne pour jouir de soirées intimes qui feront bondir le taux de natalité de la Wallonie, encore une chose que nous partageons avec la France dont le taux de natalité est le deuxième des pays de l’UE (union européenne) derrière l’Irlande. N’allez surtout pas chercher un quelconque motif communautaire quant au choix des zones de délestage. Celui-ci répondra bien sûr à des critères objectifs et certains responsables politiques de Wallonie et de Bruxelles, et non des moindres, vous assureront la main sur le cœur que pas plus ici qu’ailleurs, il ne faut voir du communautaire. Nous commençons a en avoir l’habitude, non ?

Le tout sera de voir jusqu’où ira l’aveuglement, la patience ou la bonhomie des Wallons.

Combien de temps aussi les chiffres fournis par le professeur Jules Gazon lors de sa conférence de ce vendredi 28 novembre en la Maison de la laïcité de Verviers pourront-ils être tenus sous le sceau du secret ?

Paul D.

Lu sur le site du « Vif-L’Express » :

TihangeLe réacteur nucléaire de Tihange 3 s’est mis automatiquement à l’arrêt dimanche vers 10h30 à la suite d’un incendie qui s’est déclaré dans un poste de raccordement de la centrale nucléaire au réseau d’Elia. Le feu est depuis éteint, affirme la porte-parole d’Electrabel-GDF-Suez.

« Tout est sous contrôle », a déclaré le bourgmestre de Huy Alexis Housiaux (PS) à l’agence Belga. « L’incendie s’est produit en dehors de la zone nucléaire. » Personne n’a été blessé.

Les procédures de sécurité ont correctement été suivies, relève Electrabel. On ignore encore combien de temps le réacteur, qui a une capacité de 1.048 mégawatt, restera hors service. La société prévoit un redémarrage mardi matin, mais ce planning est très provisoire, insiste la porte-parole. Electrabel analyse actuellement la situation. On devrait en savoir plus sur l’origine de l’incident et sur ses conséquences durant la journée.

Elia assure de son côté que la mise à l’arrêt du réacteur nucléaire Tihange 3 ne créera pas de problème d’approvisionnement en électricité dimanche. La charge du réseau est en effet faible un tel jour, a expliqué Barbara Verhaegen, la porte-parole de la société gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension national. Des coupures ne sont cependant pas exclues si la mise à l’arrêt du réacteur devait perdurer, a-t-elle laissé entendre. « Des analyses sont en cours pour les prochains jours », affirme la société.

Tihange 3 est le 4e réacteur hors service en Belgique. Doel 3 et Tihange 2 sont à l’arrêt à cause des micro-fissures constatées sur leurs cuves, tandis que Doel 4 est fermé à cause d’un acte de sabotage perpétré en août. Chacun de ces réacteurs a une capacité de plus de 1.000 mégawatts.

Les premières analyses font état d’une cause technique

Les premières constatations menées après l’incendie dans un poste haute tension sur le site de la centrale de Tihange 3 n’indiquent aucune interaction humaine mal intentionnée. « Les premiers éléments font état d’une cause technique », a expliqué dimanche la porte-parole d’Electrabel, Geetha Keyaert. Il ne serait dès lors pas question de sabotage, comme dans le cas du réacteur de Doel 4, mis à l’arrêt depuis le mois d’août.

Le feu, qui a touché un transformateur d’intensité, a automatiquement fait cesser l’activité du réacteur de Tihange 3. On ignore encore quand celui-ci pourra redémarrer. Dans un communiqué de presse adressé à l’agence Belga, GDF Suez explique que les mécanismes de sécurité ont arrêté la centrale après la découverte du défaut. « Les processus ont parfaitement fonctionné et l’unité 3 de Tihange est dès lors actuellement à l’arrêt à chaud. »

Electrabel confirme encore que cet incident n’a provoqué « aucun impact sur la sûreté nucléaire et sur la sécurité des collaborateurs et des riverains du site ».

Contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, l’incendie n’avait toujours pas cessé vers 13h30, mais son ampleur est limitée. « Les pompiers sur place n’interviennent en effet pas tant que l’isolation de la haute tension est garantie. » Electrabel confirme également que l’incendie est limité et qu’aucun risque d’extension au-delà de l’équipement n’est à signaler.

Des techniciens ont été dépêchés sur place afin de déterminer l’origine de l’incendie et de préparer les travaux de réparation. Des inspecteurs de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) sont également présents pour vérifier le respect des procédures, a indiqué celle-ci.

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde