Daniel Bacquelaine, régionaliste francophile

Daniel Bacquelaine, le médecin de province

François Brabant Publié le dimanche 05 juillet 2015 à 09h23 – Mis à jour le dimanche 05 juillet 2015 à 09h24

Voici douze mois encore, la rue de la Loi s’en moquait. « Bacquelaine ? Pas un foudre de guerre » , riait-on sous cape. En octobre 2014, quand il a été promu ministre des Pensions, à presque 62 ans, les ricanements ont fusé : « En voilà un qui a la tête de l’emploi. »

Depuis, chargé de défendre la retraite à 67 ans, l’une des réformes les plus contestées du gouvernement Michel, Daniel Bacquelaine mène sa barque tout en pondération. Son tempérament pépère, voire indolent, était jusqu’il y a peu son talon d’Achille ? C’est à présent son maître atout.

Là où d’autres ministres libéraux (Hervé Jamar, Marie-Christine Marghem, Jacqueline Galant) ont paru vulnérables, déstabilisés par les critiques, il fait front avec flegme. « Dans le dossier des pensions, la star, ce n’est pas le ministre, c’est le sujet « , note un élu libéral. Avec son style non agressif, Bacquelaine ne cristallise pas les haines. L’opposition cherche les incidents, il n’en donne pas. »

Dans l’entretien qu’il accorde à « La Libre », un paragraphe a particulièrement retenu notre attention, celui intitulé  » Régionaliste francophile ». Dans celui-ci, Daniel Bacquelaine rappelle que pas moins de trois Bacquelaine figurent dans l’encyclopédie du Mouvement wallon, Maurice, son père, Jean, son oncle et Marie-Louise, sa tante.

(Notes puisées dans l’encyclopédie du mouvement wallon) : proches du mouvement wallon, Jean, Maurice et Marie-Louise écrivirent dans « Le pays Libre », un hebdomadaire libéral fondé en 1936 ouvert à la problématique wallonne…

En 1940, Maurice se retrouve prisonnier en Allemagne tandis que Jean et Marie-Louise adhèrent à un groupe de résistance mis sur pied par Fernand Schreurs à Liège. Ce groupe fusionne avec le groupe W, constituant ainsi la section liégeoise de « Wallonie Libre clandestine »…

Jean, rédacteur de celle-ci,  écrivit notamment des articles consacrés aux relations économiques franco-belge.

Tous les trois étaient au Congrès national wallon de 1945.

Daniel Bacquelaine n’a pas rompu avec cet héritage. Ses sentiments pour la Belgique sont mitigés et ceux touchant le nationalisme flamand farouches. Aux questions que lui posent les médias sur une intégration de la Wallonie dans la République française, sa réponse reflète sa douce pondération : « ce problème n’est pas d’actualité ». Il tait ainsi sa conviction profonde : si l’évaporation de l’ Etat belge s’accélère, le scénario d’une Wallonie française emportera ses faveurs. Et il est loin d’être le seul partageant cet avis dans les quatre grands partis wallons.

Les galets de ma rivière

Autrefois, quand il n’y avait pas les écrans, ni les autos, la mémoire de la famille était transmise au coin du feu pendant les longues soirées d’hiver. Les anciens racontaient leur vie qui, à cette époque, était un peu la même que celle de leurs petits-enfants. Le retour des saisons rythmait cette existence attachée à la terre.

Tout a bien changé. Pour jouer ce rôle aujourd’hui, on laisse habituellement des photos. Plus rarement, on écrit un livre, afin de rendre un peu de profondeur au temps, un peu de présence aux disparus, pour reconstruire une famille, pour que la génération nouvelle se sente accompagnée sur le chemin de la vie.

Les galets de ma rivièrePlus simplement, on écrit pour laisser un témoignage. De soi. De ses racines. De son univers. De son expérience de la vie.

Notre ami Georges-Henry Simonis s’inscrit dans cette veine en publiant Les galets de ma rivière, Naître à Charleroi. Ses souvenirs sont comme des photos jaunies par le temps et la nostalgie. Une enfance heureuse, plutôt bourgeoise, une vie déjà bien remplie, une ville de Charleroi qui garde avec elle la mémoire du passé. (G.R.)

Georges-Henry Simonis nous envoie le courrier suivant :

Suite au compte rendu fait sur son site, je remercie l’AWF d’avoir fait écho à mon livre  «  Les galets de ma rivière » en le présentant comme une sorte d’histoire de ma vie,  ce que j’ai précisément tenté d’éviter.

Certes, j’y fais écho : quand on s’exprime  ou qu’on s’expose, il est difficile de faire abstraction de ses origines ou des événements qui ont contribué à façonner ce que nous sommes devenus. Par contre, j’ai essayé d’exprimer où j’en étais, dans mes modestes  réflexions, par rapport à des problèmes contemporains plus essentiels, et certainement plus importants que ma modeste personne. Ainsi, la nouvelle conception du couple et de la famille, la difficulté de nos amours, le monde de l’enseignement, l’abomination des prisons, la disparition du  sens du sacré, l’absence de rites et de repères sociaux, les raisons de mon  choix de la France…

C’est  sur ces questions que je voulais faire le point, plutôt que sur moi-même. En suscitant  débats et controverses, ce qui est plus utile encore.

Des lecteurs me disent que c’est plutôt bien écrit et pas ennuyeux !

Ce qui me conduit à vous inviter à lire « mes galets » et à vous dire  que le livre est en vente au prix de 18€ à Charleroi (Librairie  Molière), à Namur (Point Virgule et Papyrus), à  Liège (Pax et Livre au Trésor), et à Bruxelles (Filigranes et Tropismes).

L’apprentissage du latin : utile ou inutile ?

Notre ami Pierre Hazette n’a pas seulement été Ministre de l’Enseignement secondaire, des arts et des lettres. Agrégé en lettres classiques, il a enseigné les langues anciennes avant d’être entraîné dans la vie politique. Il a gardé la passion du grec et du latin. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il attire notre attention sur un article qui revalorise l’enseignement du latin.

Lu sur le site du Vif/L’Express le 02/09/15

Thomas SmoldersUne opinion de Thomas Smolders

Thomas Smolders a étudié les Nouveaux médias à Gand et travaille pour le bureau créatif DIFT.

La question est posée dans toutes les réunions de famille. « Et toi, qu’est-ce que tu vas étudier en secondaire ? » Certains déclarent fièrement qu’ils vont étudier l’économie, la coiffure ou… le latin. Très souvent, il y a un oncle qui secoue la tête d’un air apitoyé. « Ils feraient mieux d’abolir le latin et de le remplacer par une branche utile. Programmer par exemple. Pourquoi étudier une langue que plus personne ne parle ? »

Un raisonnement classique basé sur une prémisse erronée : on ne peut pas considérer le cours de latin comme l’apprentissage d’une langue. Non, après six ans, on ne sait pas comment acheter un pain. Et non, on n’apprend pas non plus à bavarder avec son voisin en latin.

« J’ai étudié le latin pendant six ans. J’ai gâché mon temps à apprendre une langue morte comme certains le prétendent. Et il m’a fallu encore cinq ans pour réfléchir à l’utilité de ce cours. »

« L’étude du latin facilite l’apprentissage d’autres langues romanes » déclarent souvent les latinistes. « Apprenez cette langue directement au lieu de passer six ans de votre vie à faire du latin », leur répond-on.

Le latin enseigne la pensée abstraite : on vérifie l’exactitude de chaque syntagme sans perdre l’ensemble de vue. On apprend à interpréter et analyser des textes très anciens, écrits dans un contexte totalement différent.

J’ai appris à débattre aux cours de latin. Pratiquement toute la sixième année a été consacrée à l’ars rhetorica, l’art de la rhétorique. Les discours de Cicéron et ses collègues sont pleins de techniques toujours applicables pour qui doit convaincre son patron, ses opposants politiques ou ses militants.

Les cours de latin sont surtout une ode à la créativité et à la fantaisie

Mais les cours de latin sont surtout une ode à la créativité et à la fantaisie. Pensez aux histoires de chefs d’armée qui traversent les Alpes avec leurs éléphants, aux mythes absurdes d’hommes qui plantaient des dents à venin avant de combattre des soldats zombies sortis de terre. Comparée aux livres de Virgile et de ses compagnons, la série Game of Thrones semble aussi ennuyeuse que la dernière édition du Moniteur. Les cours de latin, c’est échapper un moment au monde des chiffres, des réactions chimiques et des formules pour se voir injecter une dose massive de fantaisie et d’histoires héroïques.

Les critiques à l’égard du latin dévoilent surtout une autre pierre d’achoppement. Est-ce que tout doit avoir une utilité (économique) ? Peu d’entre nous supportent que cette question reste sans réponse.

Six années fantastiques

Entre les nombreuses heures de mathématiques, de physique et de chimie, ces cinq heures de latin m’ont permis d’entraîner mon autre hémisphère cérébral. Je n’aurais pas été la même personne si je n’avais fantasmé pendant des heures sur Hector au casque étincelant et un empereur qui aurait mis le feu à sa propre ville. Les mots qui semblent tout sortis d’Harry Potter et qui, prononcés selon les règles de l’hexamètre dactylique, se transforment en formules magiques. Sans parler de l’analyse de l’habilité tactique de Jules César et de l’intelligence rhétorique de Cicéron.

Les milliers de garçons et de filles « condamnés à perdre » de nombreuses années à étudier une langue morte vont surtout au-devant de six années fantastiques.

L’apprentissage du latin : utile ou inutile ?

Notre ami Pierre Hazette n’a pas seulement été Ministre de l’Enseignement secondaire, des arts et des lettres. Agrégé en lettres classiques, il a enseigné les langues anciennes avant d’être entraîné dans la vie politique. Il a gardé la passion du grec et du latin. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il attire notre attention sur un article qui revalorise l’enseignement du latin.

Lu sur le site du Vif/L’Express le 02/09/15

Thomas SmoldersUne opinion de Thomas Smolders

Thomas Smolders a étudié les Nouveaux médias à Gand et travaille pour le bureau créatif DIFT.

La question est posée dans toutes les réunions de famille. « Et toi, qu’est-ce que tu vas étudier en secondaire ? » Certains déclarent fièrement qu’ils vont étudier l’économie, la coiffure ou… le latin. Très souvent, il y a un oncle qui secoue la tête d’un air apitoyé. « Ils feraient mieux d’abolir le latin et de le remplacer par une branche utile. Programmer par exemple. Pourquoi étudier une langue que plus personne ne parle ? »

Un raisonnement classique basé sur une prémisse erronée : on ne peut pas considérer le cours de latin comme l’apprentissage d’une langue. Non, après six ans, on ne sait pas comment acheter un pain. Et non, on n’apprend pas non plus à bavarder avec son voisin en latin.

« J’ai étudié le latin pendant six ans. J’ai gâché mon temps à apprendre une langue morte comme certains le prétendent. Et il m’a fallu encore cinq ans pour réfléchir à l’utilité de ce cours. »

« L’étude du latin facilite l’apprentissage d’autres langues romanes » déclarent souvent les latinistes. « Apprenez cette langue directement au lieu de passer six ans de votre vie à faire du latin », leur répond-on.

Le latin enseigne la pensée abstraite : on vérifie l’exactitude de chaque syntagme sans perdre l’ensemble de vue. On apprend à interpréter et analyser des textes très anciens, écrits dans un contexte totalement différent.

J’ai appris à débattre aux cours de latin. Pratiquement toute la sixième année a été consacrée à l’ars rhetorica, l’art de la rhétorique. Les discours de Cicéron et ses collègues sont pleins de techniques toujours applicables pour qui doit convaincre son patron, ses opposants politiques ou ses militants.

Les cours de latin sont surtout une ode à la créativité et à la fantaisie

Mais les cours de latin sont surtout une ode à la créativité et à la fantaisie. Pensez aux histoires de chefs d’armée qui traversent les Alpes avec leurs éléphants, aux mythes absurdes d’hommes qui plantaient des dents à venin avant de combattre des soldats zombies sortis de terre. Comparée aux livres de Virgile et de ses compagnons, la série Game of Thrones semble aussi ennuyeuse que la dernière édition du Moniteur. Les cours de latin, c’est échapper un moment au monde des chiffres, des réactions chimiques et des formules pour se voir injecter une dose massive de fantaisie et d’histoires héroïques.

Les critiques à l’égard du latin dévoilent surtout une autre pierre d’achoppement. Est-ce que tout doit avoir une utilité (économique) ? Peu d’entre nous supportent que cette question reste sans réponse.

Six années fantastiques

Entre les nombreuses heures de mathématiques, de physique et de chimie, ces cinq heures de latin m’ont permis d’entraîner mon autre hémisphère cérébral. Je n’aurais pas été la même personne si je n’avais fantasmé pendant des heures sur Hector au casque étincelant et un empereur qui aurait mis le feu à sa propre ville. Les mots qui semblent tout sortis d’Harry Potter et qui, prononcés selon les règles de l’hexamètre dactylique, se transforment en formules magiques. Sans parler de l’analyse de l’habilité tactique de Jules César et de l’intelligence rhétorique de Cicéron.

Les milliers de garçons et de filles « condamnés à perdre » de nombreuses années à étudier une langue morte vont surtout au-devant de six années fantastiques.panthéon

Après Jean-Emile Humblet, une autre grande figure wallonne disparaît

2015 n’épargne pas la Wallonie. Après la disparition de Jean-Emile Humblet, une autre grande figure du mouvement wallon nous quitte.

Notre ami Adrien Lhomme nous livre le texte suivant qui, au travers de Jean Louvet, se veut être un message d’espoir en un sursaut wallon.

Jean-Louvet-1140x300

A Jean Louvet,

Un chantre de l’identité wallonne contestée dans un pays qui n’a jamais existé.

Une œuvre littéraire gigantesque imbibée de cette âme wallonne que, depuis 1830, l’on s’efforce d’éradiquer.

Une bouteille d’espoir jetée dans la Sambre et recueillie sur les bords de la Meuse.

Et dans cette bouteille, un message que nous promettons de conserver et de diffuser pieusement.

La Wallonie ne survivra pas si un projet culturel ne se développe pas en même temps qu’un projet économique.

La Wallonie ne survivra pas si elle ne se réapproprie pas son histoire : ses combats sociaux, ses sculpteurs, ses peintres, son cinéma, ses chanteurs, ses écrivains, ses inventeurs, ses scientifiques…

La Wallonie ne survivra pas si l’on continue à qualifier de « belges » ses succès et de « wallons » ses échecs.

La Wallonie ne survivra pas si les medias francophones l’ignorent systématiquement alors même qu’elle contribue à leurs subsides.

La Wallonie ne survivra pas si elle ne se sépare pas d’une Communauté française qui la bride et la saigne, alors même que son Ministre Président la fait connaître dans la Francophonie en s’y exprimant en néerlandais.

La Wallonie ne survivra pas si elle ne s’ouvre pas activement au Monde en général et à la Francophonie en particulier.

Bref, redécouvrir la fierté de soi ou disparaître.

Adrien Lhomme, 1er septembre 2015  

Diversité : l’électrochoc des excuses socialistes

Source : Le Vif/l’express 31/08/15 à 10:40

Jean-François Istasse, ancien président du parlement de la Communauté française, a fait son mea culpa pour la gestion clientéliste de la diversité dans son parti aux élections communales de 2012 à Verviers. Un électrochoc. 

Diversité : l'électrochoc des excuses socialistes

 

Molenbeek-Verviers, même combat ? Dans ces deux communes, un socialiste moustachu et professeur d’histoire (ULB, ULg) a dominé entièrement la vie locale durant deux décennies. Leur majorité a été renversée aux élections communales de 2012, après une campagne marquée par de multiples crispations identitaires. Les présidents de partis, Charles Michel (MR) et Benoît Lutgen (CDH), y ont veillé personnellement. Philippe Moureaux et Claude Desama ont ainsi perdu leur sceptre. L’assaut de la rue de la Colline, le 15 janvier dernier, a renforcé leur gémellité apparente. Si la cellule djihadiste démantelée était composée de jeunes Molenbeekois d’origine marocaine, c’est à Verviers qu’ils avaient établi leur safe house. Fâcheuse coïncidence, car cette ville wallonne de moyenne importance (56 000 habitants) est aussi connue pour abriter des extrémistes de tout poil, en raison, notamment, de la proximité des frontières néerlandaises et allemandes.

Quand Jean-François Istasse (PS), ancien président du parlement de la Communauté française et ancien échevin, redevenu simple conseiller communal de Verviers, homme policé entre tous, présente des excuses, dans La Meuse (19 août), pour la manière dont son parti a conduit les élections de 2012 et laissé les communautés vivre côte à côte sans s’intégrer, cela crée des remous en bord de Vesdre. D’une part, les politiques n’ont pas l’habitude de faire leur mea culpa et, d’autre part, ses propos résonnent comme la fin officielle de l’ère Desama. Extrait. « La position du PS durant la campagne électorale portait sur le « vivre ensemble » mais elle a été mal exprimée par le PS verviétois, en général, et par Claude Desama, en particulier. La construction même de la liste, avec telles places réservées aux Marocains, telles autres places aux Turcs, était elle-même une erreur politique. Cela a été très mal interprété par la population, qui s’est sentie envahie par les personnes d’origine étrangère. C’était une mauvaise campagne électorale. Ma position est de dire que nous devons nous excuser auprès des Verviétois et leur proposer une nouvelle vision, une nouvelle politique. »

Sans inventaire de l’héritage de Claude Desama, de fait, plutôt complaisant à l’égard des minorités, point de salut pour le PS verviétois. « Si je me suis excusé, précise Jean-François Istasse au Vif/L’Express, ce n’est pas parce que nous aurions commis une faute éthique, mais plutôt parce que nous n’avons pas réussi à expliquer aux Verviétois ce que nous voulions faire ni répondu à leurs attentes. Ces excuses, c’est une manière de promettre de faire mieux à l’avenir, pas de renoncer à des échevins qui se sont montrés très compétents, comme Assan Haydin ou Malik Ben Achour. Nous ne voulons pas être seulement le parti qui protège les personnes d’origine étrangère mais également celui qui demande des efforts à tous les Verviétois, aux uns, de connaître notre langue et notre culture, aux autres, d’accepter leurs concitoyens sur pied d’égalité. Nous devons construire une nouvelle ville, moins compartimentée et, je le dis en tant que laïque, nous ne pouvons pas tolérer des musulmans ce qu’on a refusé aux catholiques. »

Comme libéré, l’ancien échevin de la Culture et des Finances propose que les compétences de la culture traditionnelle et de l’intégration convergent au sein d’un échevinat du Vivre ensemble et que l’enseignement se batte « dans chaque classe, chaque école » pour amener les élèves au meilleur d’eux-mêmes. Le ton est grave, rassembleur.

Marie-Cécile Royen

L’Arlésienne namuroise

Lu sur le blog de Debout la Wallonie française

ligne 154C’est passé un peu inaperçu dans la torpeur de l’été : fin juillet, le ministre wallon Prevôt annonçait le déblocage par la Région d’un budget qui servira à financer le RAVeL entre Anseremme (Dinant) et Waulsort (Hastière). Et qui dit RAVeL dit désaffection totale et définitive de la ligne ferroviaire Dinant-Givet ! Il n’y a guère que la fédération provinciale des FDF à s’en être émue sur son site internet. Cependant, on aura quand même noté la réaction dans le quotidien Vers l’Avenir (29/7/15) du maire dinantais Richard Fournaux qui, tout en comprenant la démarche sur un plan purement touristique, prévenait : « Attention à l’erreur stratégique au niveau économique. La réouverture de la ligne, c’était la création d’un axe Namur-Dinant-Givet-Charleville-Paris. Vu les enjeux, ne serait-il pas utile de réunir les forces vives de la province ? ». Et l’édile MR d’ajouter que lorsque la ligne sera démantelée, il sera trop tard…

Longtemps  le projet de réouverture de la fameuse ligne 154, fermée en 1989, est pourtant resté dans les projets de la Région wallonne, il figurait même dans le SDER. En termes de tourisme, il aurait pu pourtant être envisagé en première étape une réouverture du tronçon Dinant–Hastière, conjointement avec le RAVeL et avec une électrification du tronçon entre Dinant et Hastière afin de pouvoir offrir des trains directs vers Bruxelles.

On rappellera  que les Français étaient prêts, bien au-delà de leur territoire, à largement financer la réouverture de la ligne. Leur argumentaire s’appuyait d’abord sur le fait que la ligne 154 est le seul lien ferroviaire entre la Belgique et la France sur une distance de plus de 200 km, elle est donc stratégique d’un point de vue géographique. Ils soulignaient également que la remise en état de la ligne Dinant-Givet permettrait l’ouverture du département des Ardennes vers le Nord (Namur, Bruxelles, aéroports…) en rappelant par ailleurs que Givet serait alors orientée vers Dinant et Namur, distantes de 20 et 50km, alors que Charleville est à plus de 60km. Enfin, à prendre en compte également l’impact touristique : située le long de la rive gauche de la Meuse, la ligne 154 est l’une des plus pittoresques du réseau belge, notamment en raison de la présence de nombreux ouvrages d’art (viaducs, ponts, tunnels).

Il ne peut cependant y avoir succès de pareille entreprise sans réelle volonté politique, qu’elle soit fédérale ou régionale. En l’espèce, le Gouvernement wallon en place va ainsi collaborer avec le fédéral  pour  définitivement clore le chapitre « ligne 154 »…

Philou

Solidarité France – Kurdistan

maire kurde

La co-maire de Nusayibin, (photo prise dans son bureau l’été dernier) élue du HDP, a été arrêtée par la police turque comme 7 co-maires du HDP et 1400 élu-es mis en détention.

 Samedi 12 septembre à 18 H, sur le stand de France-Kurdistan, avenue Che Guevara, village du monde de la Fête de l’Humanité rendra un HOMMAGE AUX FEMMES KURDES, ACTRICES DE PAIX ET DE REVOLUTIONS.

Pire que le séparatisme, le colonialisme !

Nous tenons à reprendre en article le commentaire de M. Roland Claude, tant nous trouvons que sa courte analyse est pertinente

Pire que le séparatisme se profile le colonialisme. Si la Flandre devient de plus en plus indépendante, ce n’est pas le cas de la Wallonie. Nous sommes englués dans le wallo-brux et déjà les Flamands veulent étendre leurs avantages bruxellois (super-droits et sur- représentation) sur la Wallonie. Plus fort, la Flandre qui construit son union avec la Hollande veut y inclure Bxl et la Wallonie. Car Flamands et Néerlandais ont besoin des territoires wallons pour leur agriculture, leurs entreprises et leurs loisirs. Déjà nos Ardennes deviennent néerlandaises et ce sans réaction. Ce qui me fait peur, c’est que nos politiques misent sur cette néerlandisation pour sauver Bxl et une pseudo-Belgique dans un bloc des grands Pays-Bas.

Daech – Le ‘coup de gueule’ de Tahar Ben Jelloun

Paris : L’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun s’insurge contre ‘l’inaction du monde’, contre l’inefficacité de l’ONU : ‘‘ce ‘machin’ qui pèse des tonnes et qui coûte des milliards’’.

Au risque de nous faire passer pour d’affreux islamophobes (c’est  à la mode chez les bien-pensants), nous faisons suivre l’article que nous envoie notre ami Marcel Cools.

D’autres me diront : « mais que vient faire cet article sur un site qui prône l’intégration de la Wallonie dans la République française ? »

Je réponds à ces derniers : « que deviendrait notre projet si l’islamisme politique et terroriste se développait en France ? » De plus, tous les « infidèles » de tous les pays ne sont-ils pas touchés par ce virus et nous particulièrement, la Belgique étant une plaque tournante du phénomène ?

L’islamisme de Daech et des autres organisations islamistes qui pratiquent les mêmes méthodes est un fascisme qu’il nous appartient de combattre.

Félicitations à Tahar Ben Jelloun  pour son courage et pour sa lucidité.


TAHAR-BEN-JELLOUN2En effet, Tahar Ben Jelloun a déploré que face à daech, ses meurtres, ses horreurs, ses catastrophes… l’humanité certes « meurtrie », demeure « absente » et indifférente.

Dans une tribune qu’il a signé au magazine français Le Point, l’écrivain marocain a dit ne pas comprendre comment les grandes puissances mondiales, (USA – Europe) se permettent leur silence et l’inefficacité de leur actions, face à un groupe terroriste qui :

‘‘Progresse, avance, occupe des villes, pille des banques, …. détruit des musées, tue femmes et enfants et ne rencontre presque pas de résistance efficace face à ses ambitions’’.

Pour Tahar Ben Jelloun, le monde entier paie aujourd’hui, la politique excessivement prudente jusqu’à la paralysie, de Barack Obama et de ses suiveurs Européens.

Les occidentaux, déplore Ben Jelloun, se sont contenus à des politiques de petits intérêts, dépourvus de vision, des politiques ‘‘sans envergure, sans ambition noble’’. Résultat, daech se renforce, occupe les vides, prolifère dans les têtes d’une jeunesse en rupture et qui est facilement apte à se déshumaniser.

Ben Jelloun en a dit :

‘‘Des jeunes abandonnent leurs études, leurs familles, acceptent d’échanger l’instinct de vie avec celui de la mort facilement accueillie, voire désirée, une mort qu’ils donnent et qu’ils ne craignent aucunement.’’

L’auteur poursuit :

‘‘Des jeunes convertis, des musulmans ensorcelés, des enfants bien éduqués, cultivés, ayant … de quoi vivre bien, s’engagent, les yeux fermés, l’esprit changé, lavé, vidé puis rempli de formules toutes faites.’’

Tahar Ben Jelloun a regretté que face à un tel fléau, le monde soit en manque d’outils de réponse.

L’ONU, selon lui, qui aurait pu enquêter pour découvrir les financeurs nourriciers de daesh, ceux qui l’arment et l’aident dans ses avancées en Syrie, en Irak ou en Libye, cette organisation n’est qu’un ‘‘ machin « , qui pèse des tonnes et qui coûte des milliards … qui ne doit fâcher personne’’ et qui , ajoute-il, ‘‘à force de faire des calculs … de la diplomatie au lieu d’agir…. s’avère sans efficacité.’’

Ben Jelloun s’est demandé en fin, s’il n’existait plus dans le monde de grandes puissances responsables ? Il s’est interrogé que face à ce chaos :

‘’Allons-nous proclamer officiellement … que la barbarie a gagné et que nous devons nous soumettre à ses horreurs?’’

Commentaire : Ben Jelloun attribue le terme de « machin » à l’ ONU.  Charles de Gaulle ne disait pas autre chose en qualifiant l’organisation internationale de « grand machin ».

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde