« Vous ne dites rien aux multinationales »

« …mais vous envoyez des coaches climat dans les écoles. » Ainsi s’expriment les jeunes face aux politiciens.

Nouvelle marche pour le climat ce jeudi. Hier, une rencontre entre les élèves du secondaire et les représentants des partis politiques était organisée à Namur. Et les jeunes n’ont pas mâché leurs mots…

Ça continue dans la foulée de la COP21 ° de Paris. (NDLR)

La ville d’Anvers accueille ce jeudi la cinquième marche des jeunes pour le climat depuis le début de la mobilisation en Belgique. 2.500 marcheurs sont présents. Cette fois, il ne s’agit pas d’une initiative locale (Anvers a pour maire le leader de la Nouvelle Alliance Flamande) (NDLR), mais du grand événement organisé par Youth for Climate et l’une de ses initiatrices Anuna De Wever. L’activiste suédoise de 16 ans Greta Thunberg est également présente, comme à Bruxelles la semaine dernière.

 C’est la huitième semaine consécutive que des actions sont organisées dans toute la Belgique contre le réchauffement climatique. L’événement est organisé avec Students for Climate, la plateforme pour le climat des étudiants du supérieur.

Si les participations en nombre sont variables selon les dates et les localisations ( participation beaucoup plus importante en Wallonie et à Bruxelles, les jeunes de Flandre restant beaucoup plus frileux) NDRL, la mobilisation ne faiblit pas. Ce mercredi, Namur, capitale de la Wallonie (NDRL) en a encore été témoin.

Ils étaient 300 jeunes à s’être déplacés jusqu’à Namur ce mercredi après-midi à l’invitation des directeurs des écoles du secondaire. Leur présence n’est pas anodine. Après plusieurs semaines de mobilisation et de revendications pour dénoncer l’inaction du monde politique face au réchauffement climatique, ces jeunes étudiants du secondaire venus des quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles ont représenté leurs écoles lors d’un débat hors du commun avec les représentants des 6 partis politiques de langue française (NDRL) organisé dans un auditoire de l’Université de Namur.

Face à eux, les partis avaient envoyé leurs spécialistes climat ou leurs grandes figures médiatiques avec des Jean-Luc Crucke (MR, Mouvement Réformateur), Carlo Di Antonio (cdH, Centre démocratique humaniste), Raoul Hedebouw (PTB, parti des travailleurs de Belgique), Paul Magnette (PS, parti socialiste), Olivier Maingain (DéFI) et la seule femme du panel, Sarah Schlitz (Ecolo)

À quelques semaines des élections, ce « face à face » s’annonçait sur papier comme un premier grand rendez-vous électoral pour les représentants des partis qui n’ont pas hésité tout au long des échanges à revenir, face aux interpellations, sur une série de mesures prises face à l’urgence climatique.

Le tempo des échanges, animé par Marie-Martine Schyns, la ministre de l’Enseignement en Communauté française (NDLR), est ponctué par des chahuts (NDLR) avec des applaudissements pour certains et des huées pour d’autres. « Ce qui se passe depuis 2 mois a fait bouger les lignes comme elles n’ont jamais bougé depuis 5 ans. La loi climat (déposée au Parlement fédéral) pourrait aboutir« , s’est réjouie la représentante d’Ecolo. Jean-Luc Crucke, président wallon (NDLR), leur dira même de continuer le combat. « Nous pouvons être fiers d’avoir une jeunesse comme la vôtre. Continuez la pression au-delà des élections. Mais rien n’est simple. Les solutions sont plus complexes que les yaka. Personne ne détient la vérité suprême si ce n’est le timing et l’urgence.« 

Cash dans leurs questions, les jeunes vont jusqu’à bousculer les responsables politiques. Ils prouvent surtout au monde politique qu’un besoin urgent de pédagogie et de réponses concrètes est nécessaire pour expliquer les démarches entreprises par les gouvernements. « On n’est pas là pour parler politique mais pour du concret et qu’à la fin, on puisse se dire que cette réunion a servi à quelque chose« , lance un étudiant. « Pourquoi parlez-vous tout le temps et pourquoi n’agissez-vous pas?  » interpelle un autre. « Êtes-vous réellement conscients de la problématique du climat ? Si vous l’aviez été, vous n’auriez pas attendu qu’on commence à gueuler dans la rue« , lâche un autre.

Sans les juger, les jeunes s’interrogent sur la voie à suivre. « Vous ne dites rien aux multinationales mais vous envoyez des coaches climats dans les écoles.«  Lancé sur la thématique, Raoul Hedebouw n’a cependant trouvé personne pour soutenir la fin du modèle capitaliste qui, aux yeux du leader communiste, freine le combat climatique.

« Moi aussi je n’aime pas le capitalisme mais si on doit attendre que le capitalisme ne soit plus là, ce sera foutu. Nationaliser Electrabel-Engie (NDLR) n’est pas une bonne idée« , lui répond Paul Magnette (PS). Jean-Luc Crucke, qui croit aux vertus du marché, n’hésite pourtant pas à interpeller le monde patronal. « Par rapport à la loi climat au Fédéral, je ne comprends pas que la N-VA,(Nouvelle Alliance Flamande) premier parti belge (NDRL) et les employeurs comme la FEB (Fédération des entreprises belges) ne comprennent pas qu’il faut changer le système.« 

François-Xavier Lefèvre, Journaliste Source : l’Echo

° La COP est une conférence internationale sur le climat qui réunit chaque année les pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC). L’ édition 2015 (COP21) a été organisée par la France. L’ Accord de Paris qui y a été adopté marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu’il engage tous les pays du monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C d’ici à 2100.

N.B. : pour une meilleure compréhension de nos nombreux lecteurs français, nous avons ajouté quelques éléments dans le texte du journaliste François-Xavier Lefèvre en indiquant chaque fois (NDLR)

L’humour de nos « frères » de Flandre…

(Mis en ligne le 26/02/2019 dans le SOIR « volé »)

Pour Hendrik Bogaert, le «régime francophone» tente «d’exterminer» la culture flamande en Belgique
Il compare le génocide au Congo à un « ethnocide anti-flamand ».

La question du de « génocide » commis au Congo par « le régime belge francophone » a un prolongement : la tentative « d’ethnocide » commis par le même régime contre la culture flamande en Belgique, a indiqué mardi le député Hendrik Bogaert (CD&V) en commission de la Chambre. Comme pour le Congo, il pose la question de l’opportunité de présenter là aussi des excuses.

Avec sa collègue Vlaams Belang Barbara Pas, le député interrogeait mardi le Premier ministre Charles Michel au sujet de l’évolution de travaux de recherche portant sur la question des soldats « fusillés pour l’exemple » durant la guerre de 14, pour désertion ou insubordination. Faisant débat dans d’autres pays comme la France ou le Canada, cette question prend en Belgique une tournure communautaire alors que des défenseurs de la cause flamande ont régulièrement, à travers l’histoire, évoqué les récits de soldats flamands persécutés par des officiers francophones, une narration qui a d’ailleurs participé au mythe fondateur du Mouvement flamand.

Dans un autre dossier, celui des affres de la colonisation, pour lequel un comité d’experts de l’ONU requiert des excuses de la Belgique, la droite flamande s’est elle limitée à en circonscrire la responsabilité au régime du roi Leopold II, au XIXe siècle.
« Tentative d’extermination d’une culture »
Pour Hendrik Bogaert, les faits qu’il dénonce en 14 et ce qui s’est produit au Congo au XIXe siècle, ont la même origine : le « régime belge francophone » auteur d’un « génocide » au Congo, puis d’une tentative « d’ethnocide » anti-flamand en Belgique.

« Nous sommes en train d’examiner ce que nous devons faire, si nous devons, oui ou non, présenter des excuses pour le génocide commis au XIXe siècle au Congo par le régime belge francophone. Je dis que cette question a un prolongement, à savoir l’ethnocide que ce même régime belge a tenté de perpétrer à l’égard de la culture flamande néerlandophone en Belgique », a indiqué le député chrétien.

« Un génocide n’est évidemment pas un ethnocide, mais il s’agit bien ici clairement de la tentative systématique d’extermination d’une culture, de la langue d’une autre communauté », a-t-il précisé. « Nous ne sommes plus alors au XIXe siècle mais, dans le prolongement, au XXe, lorsque des soldats furent condamnés, alors qu’ils n’avaient pas pu s’exprimer dans leur propre langue », a-t-il conclu. Avant de demander en vain au Premier ministre si là aussi des excuses seront présentées par la Belgique pour des faits qui à l’entendre ont toujours « une signification aujourd’hui ».

( ndlr : un témoin anonyme aurait aperçu Béatrice Delvaux en pleurs au pied de la statue du cardinal Mercier…Je blague)

Valmy

L’avenir de la Wallonie passera par le régionalisme

Dans sa dernière brochure, l’A.W.F. aborde les choix qui s’offriront bientôt à la Wallonie et note ce qui suit :

a) la Belgique confédérale est inévitable. M. Robert Collignon notant au passage que ce confédéralisme portera encore plus mal son nom que notre fédéralisme porte le sien. Bart de Wever présidera le gouvernement flamand et la classe politique flamande imposera sa volonté pour les matières restant de la compétence fédérale.

b) coupée des transferts nord-sud, tous les économistes s’accordent à démontrer qu’une Wallonie indépendante n’est pas viable sauf à accepter de sacrifier deux générations sur l’autel d’une Belgique évanescente. Nos enfants et petits-enfants devront-ils payer le prix de politiques qui n’ont pas voulu prévoir le prévisible ?

c) un Wallo-Brux, Belgique résiduelle, n’est pas réalisable pour des raisons politiques. Elle est rejetée par 70 % des Bruxellois qui affirment leur identité bruxelloise et ne veulent pas d’un avenir avec la Wallonie. N’est-ce pas le Président de la Région bruxelloise qui plaide en faveur d’un enseignement qui réponde aux besoins des francophones bruxellois ?

d) une Belgique à 4 Régions jouissant des mêmes pouvoirs permettra de belles économies d’échelle en mettant fin à ce monstre surréaliste belge composé d’une pléiade de gouvernements. Pour la Wallonie, ce choix assurera la transition qui permettra d’entamer les négociations avec la France afin de parvenir à une Wallonie autonome intégrée à la République française. Par cette intégration-autonomie, les Wallons retrouveront la signification d’une vraie solidarité nationale, principe qui fait obstacle aux conflits entre régions françaises.

Paul D.

« Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme avec courage et volonté !». Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794) modifié par votre serviteur.

Le site du RWF publie, le 16-02-2019, une carte blanche de Paul Henry Gendebien, ancien député européen, « Vlaanderen boven ! Pour une concertation des Wallons et des Bruxellois » (Le Vif Express, 16 février 2019) dans laquelle il brise une lance pour une concertation des Wallons et des Bruxellois face à la montée en puissance de l’hégémonie de la Flandre au sein du Royaume de Belgique et en prévision des élections de mai 2019 aux accents « confédéraux », avoués chez les N-VA/Vlaams Belang et insidieux chez les VLD/CD&V/SPA/Groen.

Certes, Monsieur Gendebien pose correctement le problème, « Le récif électoral de mai 2019 est en vue et le bateau belge, à cette occasion, pourrait subir de nouvelles avaries. On ne peut plus se complaire dans un certain déni de la réalité. Reconnaissons-le : «la question nationale » posée par la Flandre est toujours présente et ne cessera pas de miner l’État ». Il pointe également avec justesse que l’hégémonie de la Flandre put se développer encore plus rapidement et largement sous « les gouvernements Di Rupo et Michel. Il est reconnu par des observateurs objectifs. Il s’est même aggravé ».
Il observe qu’« En Flandre, dans les partis, dans la presse, dans les milieux patronaux et en particulier les PME, dans les universités, on compte beaucoup de monde pour penser que c’est désormais la Belgique elle-même qui coûte cher, trop cher, à la Flandre, et pas uniquement la Wallonie. »
Et (ndlr : très heureux de pas être le seul à le répéter), « tout ce monde en Flandre estime que Bruxelles est décidément gérée comme un artefact féodal, brouillon, remarquable par ses dysfonctionnements. » De plus, d’insister, « Même aux yeux des cercles flamands modérés, la Belgique fédérale et sa capitale sont ressenties comme des charges et des freins au développement harmonieux du pays flamand. »
Il appréhende avec clairvoyance qu’« une instabilité gouvernementale prolongée se soldant par une coalition hétéroclite et impuissante serait insupportable aux responsables économiques flamands. On pourrait alors assister à une jonction supplémentaire entre le pilier politique autonomiste et le monde des affaires, connivence fondée sur le constat commun de l’inefficacité de l’État belge ? »

En conclusion il en appelle à renouer avec l’indispensable concertation francophone, au-delà des rivalités électorales quelque peu dérisoires alors même que sont en jeu les intérêts réels des Wallons et des Bruxellois, concertation qui devrait aboutir à une véritable « Realpolitik ».

Malgré tout mon respect pour Monsieur Gendebien et mon admiration de lecteur , il semble qu’il ne parvienne pas à se distancier de son historique prédécesseur Alexandre. Dommage car désirer lier les destins bruxellois et wallon relève d’une nostalgie belge semblable à un certain chagrin français pour son héritage carolingien perdu sous Charles Quint, qui rompit les derniers liens vassaliques unissant le Comté de Flandre au Royaume de France par le traité de Madrid (1526). La Flandre devint alors l’une des dix-sept Provinces (l’actuel Benelux).

En toute honnêteté, l’analyse politique de Monsieur Gheude touchant la Région de Bruxelles relève d’un réalisme basé sur des considérations de rapports de force et de possibilités concrètes. D’ailleurs, il vient de publier, à ce sujet, sur le site de Doorbraak, le 16/02/2019, un article percutant :

WalloBrux : een hersenschim (WalloBrux: une chimère).

« Une enquête réalisée par RTL-Ipsos-Le Soir en mars 2013 montre que 68% des Bruxellois plaident pour un statut indépendant au cas où la Belgique se décomposerait. En revanche, 61% des Wallons veulent une Belgique recomposée de la Wallonie et de Bruxelles. »
Cette option peut, bien sûr, tenter les nostalgiques de la monarchie mais cette rêvasserie ne tient pas compte des réalités flagrantes de l’Histoire européenne . Tout d’abord, en Europe les empires, les monarchies, les Etats bicéphales ont TOUS disparus tels l’Autriche-Hongrie, la Tchécoslovaquie.

Aujourd’hui, les Wallons et les Flamands doivent tout de même constater que Bruxelles a acquis la stature et le sens d’ une région à part entière. A la N-VA, des responsables de haut rang l’admettent : les Bruxellois sont préparés à leur propre identité parce qu’ils constituent, au bout de deux bonnes générations, une communauté de destin dissemblable de celles de la Nation flamande et de la Wallonie, cette branche encore séparée de la Nation française .

Ainsi, Hermann Bode, de la N-VA, proche de De Wever et de Jambon, dans le Vif du 22/12/2018, s’exclame : « Quant à Bruxelles, elle ne fait, à mes yeux, plus partie de la Flandre. C’est devenu une tout autre ville depuis bien longtemps, avec une autre dynamique, d’autres défis, une répartition différente de la population. Bruxelles a une autre finalité. Elle doit enfin remplir son rôle de capitale de l’Europe. »

Et, navré pour nos impénitents belgicains du PS, MR, CDH et ECOLO, les additions de capitaux, d’implications budgétaire et économique de style « wallobrux » ne peuvent camoufler l’HEUREUSE VERITE : avec des populations très différentes sur le plan sociologique et humain, avec des sensibilités différentes. Bruxelles et la Wallonie ne pourraient pas former un État cohérent. D’autant que la construction ne montrerait pas d’homogénéité géographique puisque Bruxelles est une enclave en Flandre et que Madame Homans, comme tous ses prédécesseurs, y veille jalousement.

Comme l’indique Monsieur Gheude, il paraît « Impraticable d’organiser les pouvoirs et mesurer le poids respectif de Bruxelles et de la Wallonie » ; « Il est déjà difficile pour les Wallons et les Bruxellois de former une seule et même entité. » ; « En outre, il faut quand même compter avec le droit international : si un État disparaît, afin de ne pas déstabiliser les pays voisins, le droit international applique le principe de l’ uti possidetis juris : vous posséderez ce que vous possédiez. Cela rend les limites externes inattaquables. »

« La seule manière d’échapper à ces divisions politiques sera un modèle confédéral. Et cela arrivera plus vite qu’on ne le pense. Pas parce que la N-VA va soudainement engranger 50% des voix mais parce que c’est la seule solution possible pour sortir du chaos » (cfr. Hermann Bode,)

Conclusion : Si « Bruxelles a une autre finalité. » Elle doit enfin se transformer comme la Flandre et la Wallonie en Région autonome et s’établir en Ville-Etat (cfr les exemples en Allemagne) et remplir un rôle de capitale de l’Europe à discuter avec la France . »

En réclamant une régionalisation à quatre entités autonomes dans un plan d’une Belgique confédérée, vidée et nettoyable de tous pouvoirs, les régionalistes wallons sauveront la Wallonie…et entreront dans l’Histoire comme leurs devanciers liégeois principautaires de 1793.

Valmy

Industrialisation et respect du cadre de vie

Nos amis de la région de Frameries nous demandent de relayer le sens de leur combat

Pour que l’usine Clarebout Potatoes ne s’installe pas à Frameries ! On ne construit pas une usine de cette ampleur à côté de quartiers résidentiels, de crèches, d’écoles et d’habitations! Ce monstre polluant de l’agroalimentaire ne peut pas venir s’installer dans notre région! Il va continuer à dérégler le climat, détruire l’environnement et empoisonner notre région!

Rassemblons-nous lundi 25/02 à 19h devant la commune pour dire aux membres du conseil communal que cette usine, on n’en veut pas!!! On n’installe pas un projet de ce type sans l’accord de ses citoyens!

Ensemble nous allons dire:

NON à la pollution de l’air, des sols et des eaux. Voici une petite partie des produits utilisés à Warneton :
pyrophosphate (40 t), coating (50 t) polymère en poudre (10 t) acide sulphurique ( 4 t) acide citrique (4 t), hydrex (1,2t), Chaux (1,25 t), Antimousse (5 t), sulphite de sodium ( 1 t), ascorbyl palmitate (1 t) monoglyceride ( 20 t) sulphate de fer (25 t) acéthylène (400 L) , perchlorure de fer (22t), Chlorydrate d’aluminium (20 T) superfloc (8t)

Les produits nocifs utilisés lors de toute la chaine de la culture de la PDT jusqu’a son stockage dans les hangars et évacués dans l’air par de puissants moteurs d’extraction sont les suivants: herbicides type roundup, insecticides de la famille des néonicotinoïdes,désherbant défoliant et enfin, un antigerminatif à base de chlorprophame, produit hautement cancérigène et perturbateur endocrinien, mortel également pour les insectes pollinisateurs);

NON aux nuisances olfactives (mauvaises odeurs jusqu’à 9 km aux alentours en fonction des vents) ;

NON aux nuisances sonores ;

NON aux retombées graisseuses dans notre ville ;

NON au charroi intensif ( plus de 800 camions par jour) ;

NON à l’insécurité et aux risques d’incendies et d’explosions ;

NON à un stockage de 8000 litres d’ammoniaque à proximité des habitations ;

NON à la détérioration de la faune et la flore de notre région ( protégeons les 9 espèces de chauve-souris et les abeilles);

NON à l’utilisation d’une grande quantité d’huile de palme ;

NON aux dangers liés à la monoculture de la PDT;

NON aux emplois précaires ; on vous annonce 300 emplois sur 12-15 ans. Ça représente quoi au final ? Ça ne signifie pas que 300 emplois vont être créés en une fois, ça signifie qu’il y aura un turn over d’emplois précaires chaque année. Quelles sont les conditions de travail ? Engagements dans la région ? Ça reste à prouver !

Le problème de l’emploi doit être une priorité dans la région et les politiques doivent travailler pour le résoudre mais pas en contraignant les citoyens et les travailleurs à s’exposer à des produits nocifs et à s’empoisonner!!

Ne soyons pas contraints à choisir entre la pollution ou l’emploi, entre le climat ou l’emploi, entre l’environnement ou l’emploi, entre la santé ou l’emploi ou encore entre un cadre de vie agréable ou l’emploi.

Aujourd’hui des alternatives plus respectueuses de l’environnement sont possibles. Mais il faut poser les bons choix politiques et surtout le vouloir.

Le conseil communal doit prendre ses responsabilités, regagner la confiance de ses citoyens et respecter leurs avis !!!

Frameries, réveille-toi! Tu mérites mieux!!!

Ensemble et calmement, venons dire non à cette usine ! Montrons qu’à Frameries, nous sommes réfléchis, critiques et responsables et montrons-leur l’exemple ! Nous, on ne nous achète pas !

Manifestation contre l’antisémitisme : un tournant ?

Lu sur le site de France culture

19/02/2019 PODCAST  EXPORTER

« Ça suffit » : voici le mot d’ordre des manifestations contre l’antisémitisme, organisées ce soir à Paris et dans plusieurs villes. Mais les partis politiques qui y participent ne pourront faire l’économie d’une réflexion plus large.

Le 14 mai 1990, suite à la profanation de tombes juives, une manifestation avait rassemblé 200 000 personnes, dont le président de la République de l'époque, François Mitterrand.
Le 14 mai 1990, suite à la profanation de tombes juives, une manifestation avait rassemblé 200 000 personnes, dont le président de la République de l’époque, François Mitterrand. • Crédits : Patrick Hertzog -AFP

En organisant ce rassemblement, le Parti socialiste tente de donner un écho à la grande protestation nationale de 1990. Après la profanation de tombes juives au cimetière de Carpentras, 200 000 personnes s’étaient mobilisées dans les rues. Y compris le président de la République : 

La manifestation de ce soir réunira-t-elle autant de monde ? La triste répétition des actes antisémites va-t-elle agir comme un anesthésiant ou bien comme un électrochoc ?

Ce rassemblement marque en tout cas un tournant : ce soir place de la République à Paris, se retrouveront la quasi-totalité des partis politiques français… Comme un bref moment de silence dans le fracas des oppositions hystérisées depuis des mois. 

Mais la présence commune ne pourra pas masquer les dissensions et les questions : fallait-il convier ou non le parti de Marine Le Pen ? Le Rassemblement national manifestera séparément. Et que penser des responsables politiques, au sein de la gauche de la gauche, qui condamnent l’agression d’Alain Finkielkraut… tout en laissant entendre qu’il l’a un peu provoquée, par ses prises de position ?

Une fois les pancartes et les banderoles rangées, chacun de ces partis devra aussi s’interroger sur ce que révèle, au fond, la scène de l’agression verbale contre Alain Finkielkraut…

Parmi les « insulteurs », l’on voit deux personnes que pas grand-chose ne rassemble, a priori. L’un avec son béret et sa canette de bière, l’autre avec sa barbe et sa lèvre supérieure rasée, dont le journal Le Parisien nous apprend qu’il a gravité dans la mouvance islamiste. 

Alliage curieux, également, dans les mots employés : à la fois la vulgarité la plus crasse (injure sur la famille de la victime) et un habillage rhétorique qui mêle Israël et une référence au peuple français, dont serait exclu le philosophe. Des interjections à la fois très primaires et très allusives. 

Que dit cette scène sur la pénétration de ce type d’idées en France ? Quelle est leur influence au sein des gilets jaunes ? Une chose semble déjà certaine : le mouvement ne peut ni se réduire à cela, ni s’en abstraire totalement. À  ÉCOUTER AUSSI Réécouter L’insondable passion pour la haine.

Des ferments de haine ont été recensés par une étude de la fondation Jean Jaurès, et l’on parlait ici-même des risques d’une mobilisation « attrape-tout ». Cela dit, il y a un mois, des manifestants aux slogans similaires (« nous sommes judéophobes ») avaient été boutés… par d’autres gilets jaunes, en haut des Champs-Élysées. Et Jérôme Rodrigues, l’une des figures de la contestation, a condamné sans réserve les injures contre Alain Finkielkraut. 

Le mouvement a muté 

Néanmoins, le mouvement a muté. Les gilets jaunes du 17 novembre ne sont pas ceux de décembre, qui ne sont pas ceux de février. 

La protestation contre les taxes sur le carburant s’est transformée en colère contre l’invisibilité d’une partie de la population, qui s’est muée en hostilité parfois violente contre les institutions et leurs suppôts allégués. 

Observez les têtes d’affiche du mouvement : la bretonne Jacqueline Mouraud a été éclipsée au profit d’Eric Drouet, qui lui même, aujourd’hui, semble en peine de contrôler grand-chose. 

Le rétrécissement du mouvement sur sa base – la plus motivée et la plus dure – donne à voir, c’est inévitable, ces visages déformés de haine. Ils étaient jusqu’ici dilués dans la masse. Les voici à la vue de tous. 

Comme la mer, qui se retire peu à peu, laisse sur le sable les déchets et les cadavres. 

Le Boulangisme, ce grand mouvement de protestation – populiste, dirait-on aujourd’hui – de la fin du XIXème siècle, avait été infiltré par les antisémites, comme le rappelle l’historien Laurent Joly dans le Monde (abonnés). Il note que ces forces-là, une fois le boulangisme révolu, ont eu « la place libre ». 

Jusqu’ici, les gilets jaunes préfèrent mettre en avant ce qui les rassemble plutôt que ce qui les divise. Mais face à ces débordements, la grande clarification est-elle vraiment une option ?

Frédéric Says

Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité

Par Claude ROLAND

Le séparatisme pur et dur n’est plus d’actualité. Il a fait place au séparatisme économique et social accompagné de la colonisation des espaces wallons (Ardennes, barrage de l’Eau d’heure, zoning de Nivelles, etc.) Car la Flandre manque d’espaces vitaux, de ressources (eaux potables, bois…), et s’approprie la Wallonie et tout l’appareil fédéral belge.

Plus encore, la Flandre progresse dans son union avec la Hollande.
Ainsi, le général en chef de l’armée néerlandaise est venu à la VRT pour insister sur la nécessité d’acheter le F35 en vue de l’intégration de la force aérienne dans l’armée néerlandaise.

Si la VRT en a fait la publicité, la RTBruxelloise qui partage le même bâtiment, et qui a vu ce général dans le couloir commun, a bien évité de nous en parler. Tabou !

De même, la nouvelle ambassade au Congo, qui n’est plus belge mais belgo-néerlandaise (union avec la Hollande), financée par la Belgique (Wallonie comprise) et qui, dans les faits, est surtout néerlando-flamande, défendant les intérêts de la Hollande et de la Flandre aux dépens de ceux de la Wallonie. Là aussi, silence des médias bruxellaires.

Les médias bruxellaires (RTBrux, RTL, Le Soir, La Libre, DH,…) nous cachent la vérité d’un état dominé par la Flandre qui s’unit à la Hollande pour devenir les Pays-Bas néerlandais. Dans leur bulle, les bruxellaires restent dans leur rêve que Bxl c’est la Belgique et la Belgique c’est Bxl.

La réalité est tout autre, et la Wallonie trinque.
Les Wallons doivent se réveiller et se libérer du joug flamand par une régionalisation aussi forte que celle de la Flandre : défendre les intérêts wallons, mettre en valeur nos ressources (ex : faire payer l’eau potable wallonne distribuée gratuitement à Bxl et à la Flandre). Et surtout, sortir du brol Wallo-Brux qui détruit l’identité wallonne et qui nuit aux intérêts wallons.

Il est aussi urgent que notre information soit wallonne et plus bruxello-bruxelloise. Il y en a marre de ces médias bruxellois qui dénigrent la Wallonie et qui étouffent la Wallonie au nom d’une unité qui n’existe plus sauf celle qui unit la Flandre à ses intérêts et à la Hollande.

Mais aussi, au vu de l’union Flandre-Hollande (une union dans laquelle nous sommes enchaînés, sans notre avis, sans même en être informés (vu le tabou des médias bruxellois)), la Wallonie doit construire des partenariats avec d’autres pays dont la France (n’en déplaise aux belgicains bruxellaires.)

A l’heure où il existe, en Wallonie, des villages exclusivement néerlando-flamands, donc où les Wallons sont exclus (impossible pour un Wallon d’acheter un chalet dans le village néerlandais des barrages de l’Eau d’Heure, en Wallonie), il est urgent de se réveiller et d’agir en conséquence !

« Les Flamands, nos Frères » dixit le quotidien « Le Soir »

Par Valmy

Si une certaine francophonie se porte apparemment bien, il en existe une en DANGER, celle de la Wallonie !

Que les Flamands soient, par le malheur de l’Histoire, nos rivaux et nos adversaires dans l’arène Belgique, soit. Mais nos ennemis se trouvent dans les rangs de certains francophones bruxellois.

Par exemple, ce 15/02/2017, dans le journal « Le Soir » (volé?), l’édito de Béatrice Delvaux : « Les Flamands, nos frères : la magie des livres. »

La Flandre est l’invitée principale de l’édition 2019 de la Foire du livre de Bruxelles.

Que la Flandre soit l’invitée de l’année comme tout autre pays ou contrée, quoi de plus normal, mais  « NOS FRERES « , non !

La francophonie se porte bien

Oui, la francophonie se porte bien, mais elle pourrait faire encore bien mieux en devenant un véritable espace de développement éducatif, culturel, social, écologique et économique.

Dans sa lettre, Ilyes Zouari pointe le doigt sur des domaines qui pourraient rendre gagnants les composantes du monde francophone dans chacun des continents où il est présent. Mais là, nous touchons au monde politique des Etats francophones qui ont la responsabilité de favoriser les coopérations entre eux dans tous les domaines cités ci-dessus.

Paul D.

Ilyes Zouari  le 13 févr. à 08:08

Chers amis,

Veuillez trouver, ci-dessous, le lien vers le dernier article du Cermf, intitulé « La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants »  et initialement publié sur le site du journal ivoirien « L’intelligent d’Abidjan »  (le monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse).

La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants

Cet article a également été publié, en France, sur le site d’information Contrepoints :

La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants

Une version plus courte a également été publiée sur le site du journal Les Échos, mais avec un titre différend :

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-192297-opinion-la-france-doit-sinteresser-davantage-au-monde-francophone-2242129.php

Le texte complet est également disponible plus bas. ou sur notre site :

https://www.cermf.org/population-du-monde-francophone-depasse-les-500-millions

Le Cermf est le seul organisme qui calcule :

– l’évolution démographique du monde francophone dans sa définition géographique la plus sérieuse, 

– le taux de croissance économique global de l’Afrique francophone (le seul également pour chacune de ses zones géographiques),

– la part de marché de la France dans l’ensemble de l’Afrique francophone (le seul également pour chacune de ses zones géographiques),

– la part de marché de la France dans l’ensemble des pays d’Europe orientale membres de l’UE (le seul aussi pour les pays membres d’Europe de l’Est),

– et qui analyse l’aide française au développement d’un point de vue francophone (en d’autres termes, la part du monde francophone).

Certaines de ces exclusivités sont rendues possibles par l’indépendance du Cermf.

Nous tenons à remercier nos chers et fidèles lecteurs, présents dans les quatre coins du vaste monde francophone.

Ilyes Zouari

Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone)

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La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants

Dans sa définition géographique la plus stricte, le monde francophone compte désormais 509 millions d’habitants. Une progression essentiellement due à l’Afrique francophone, dont l’émergence démographique et économique fait toutefois face à une certaine indifférence contre-productive de la France.

En se basant sur les statistiques démographiques détaillées publiées mi-2018 par le PRB (Population Reference Bureau), un organisme privé américain et une des références mondiales en matière de démographie, la population du monde francophone a dépassé les 500 millions d’habitants courant 2018, et peut être estimée à environ 509 millions au 1er janvier 2019.

509 millions d’habitants début 2019

Cette estimation correspond à la population du monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse, qui ne tient compte que des pays et territoires réellement francophones, dans lesquels la population est en contact quotidien avec la langue française, et où l’on peut donc « vivre en français ». Un ensemble qui rassemble 33 pays répartis sur quatre continents, et dans lequel ne sont pas comptabilisés les territoires non francophones de pays comme la Belgique, la Suisse ou le Canada, tout comme un certain nombre de pays membres à part entière de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), mais ne remplissant aucun des critères nécessaires afin de pouvoir être considérés comme francophones (tels que le Liban, la Roumanie ou encore le Rwanda). Le français n’y étant pas la langue de l’administration, de l’enseignement pour l’ensemble de la population scolaire (au moins à partir d’un certain âge), des affaires et des médias, seul ou avec une langue locale partenaire (ou au moins la langue maternelle de la population, sous sa forme standard ou sous une forme créolisée, un peu comme l’arabe dialectal par rapport à l’arabe standard dans les pays du Maghreb).

Dans ce vaste espace, qui s’étend sur près de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l’Union européenne tout entière (et auquel l’on peut également ajouter les zones économiques exclusives maritimes, ou ZEE, dont celle, gigantesque, de la France, seconde plus grande au monde avec ses près de 10,2 millions de km2, selon les calculs scientifiques les plus récents), les cinq premiers pays francophones sont aujourd’hui la République démocratique du Congo (RDC,  85,7 millions d’habitants), la France (67,6 millions, territoires ultramarins inclus), l’Algérie (43,2 millions), le Maroc (36,0 millions) et la Côte d’Ivoire (25,2 millions).

Avec une croissance démographique annuelle de 2,2%, le monde francophone constitue l’espace linguistique le plus dynamique au monde, devant l’espace arabophone (2,1% et 435 millions d’habitants), et a récemment dépassé l’espace hispanophone dont la population est aujourd’hui estimée à 470 millions d’habitants (+ 0,5% par an). Une croissance démographique qui devrait demeurer supérieure à celle des autres espaces linguistiques, bien qu’étant sur une tendance baissière comme presque partout ailleurs dans le monde, et qui devrait porter la population du monde francophone à un peu plus d’un milliard d’habitants en 2060. Il convient d’ailleurs de rappeler que ce dernier demeure encore un espace assez largement sous-peuplé, même en tenant compte des territoires désertiques ou recouverts par de denses forêts équatoriales. À titre d’exemple, sa population actuelle reste inférieure à celle de l’Union européenne (UE), estimée à 514 millions d’habitants début 2019 (Royaume-Uni inclus), mais répartie sur une superficie près de quatre fois moins étendue. Cette dernière devrait toutefois être dépassée courant 2019.

Par ailleurs, il convient aussi de rappeler que le chiffre de 300 millions de francophones fréquemment avancé par l’OIF, et se trouvant essentiellement dans le monde francophone, ne correspond à aucune réalité économique (seule la population totale d’un pays ou territoire francophone devant être prise en compte pour évaluer l’importance d’un marché), ou encore géopolitique. D’un point de vue social, il est également largement inapproprié pour la simple raison que de nombreuses choses de la vie courante se font en français dans les pays et territoires francophones, où l’ensemble de la population est en contact quotidien avec la langue française, y compris dans les zones les plus reculées (en consultant les médias, en demandant certains services à l’administration publique, en recevant ou en rédigeant une facture…).

Toute statistique ne tenant pas compte de l’ensemble de la population des pays et territoires francophones n’a donc pour seule et unique conséquence que d’induire en erreur les acteurs et décideurs économiques et politiques, ainsi que l’ensemble de la société civile, en dévalorisant considérablement à leurs yeux le monde francophone.

L’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone

La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l’Afrique francophone, qui croît actuellement à un rythme de 2,6% par an (2,9% pour sa partie subsaharienne). Ce vaste ensemble de 25 pays rassemble désormais 416 millions d’habitants (ou 81,6% de la population de l’espace francophone) contre seulement 74 millions en 1950, soit à peu près autant que l’Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d’ailleurs estimée à seulement 128 millions d’habitants, soit quatre fois moins qu’aujourd’hui.

Ce dynamisme de l’Afrique francophone se traduit notamment par la montée en puissance des villes africaines, qui occupent désormais huit des dix premières places du classement mondial des métropoles francophones. Selon les dernières données publiées par l’ONU, dans son rapport « Les villes du monde en 2018 », la capitale congolaise, Kinshasa, conforte sa position au sommet du classement avec 13,2 millions d’habitants mi-2018, en creusant l’écart avec la capitale française, Paris (10,9 millions). Suivent ensuite les agglomérations d’Abidjan (5,3 millions), de Montréal (4,2 millions), de Casablanca (3,7), de Yaoundé (3,7), de Douala (3,4), d’Antananarivo (3,1), de Dakar (3,0) et d’Alger (2,7), ville « arabo-berbéro-francophone » à l’instar de Casablanca.  Il est également à noter que la ville de Port-au-Prince, en Haïti, occupe désormais la 11e place (2,6 millions).

Mais cet essor démographique s’accompagne également d’un grand dynamisme économique, et notamment en Afrique francophone subsaharienne qui constitue le moteur de la croissance africaine, en plus d’être globalement et historiquement l’espace le plus stable au sud du Sahara. Ainsi, cet ensemble de 22 pays a enregistré les meilleures performances économiques du continent pendant six des sept années de la période 2012-2018, avec une croissance annuelle de 4,2% en moyenne (4,9% hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,9% pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un dynamisme notamment dû aux nombreuses réformes accomplies par une majorité de pays afin d’améliorer le climat des affaires et de progresser en matière de bonne gouvernance, et qui est particulièrement important dans les pays de l’UEMOA (en Afrique de l’Ouest francophone), qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance du continent (6,3% en moyenne annuelle sur la période 2012-2018, et 6,4% en 2018).

Un certain manque d’intérêt de la France

Pourtant, force est de constater un certain manque d’intérêt de la France pour l’Afrique francophone, où, et même si elle est relativement assez présente économiquement dans certains pays qui lui permettent de faire globalement à peu près jeu égal avec la Chine en matière de part de marché, en particulier grâce au lien linguistique (environ 11,9% pour la France dans l’ensemble de l’Afrique francophone en 2016, contre environ 13,7% pour la Chine), est presque absente d’autres, dont les pays stratégiques que sont la RDC (premier pays francophone du monde) et Djibouti.

En RDC, pays vaste comme plus de la moitié de l’UE, la part de marché de la France aurait été inférieure à 4% en 2016 selon le CIA World Factbook, bien loin derrière la Chine qui aurait fourni 19,9% des importations du pays. La France pourrait pourtant, et sans grande difficulté, accroître sa présence en RDC, dont la forte dépendance vis-à-vis du partenaire chinois pourrait, à terme, nuire aux intérêts du pays (la Chine en aurait notamment absorbé 41,4% des exportations la même année !). Pire encore, la RDC ne bénéficie chaque année que de moins de 1 % des aides versées par l’Hexagone à des pays tiers (0,6% du total en 2016, et 1,3% de l’APD), et des autorisations de financement accordées à des pays étrangers par le groupe AFD (moins de 0,2% en 2016 !). Cette quasi-absence de la France se traduit également au niveau de la part des étudiants originaires du pays dans l’ensemble des étudiants présents en France (0,5% du total, et seulement un peu plus de 1,0% des étudiants africains), ou encore au niveau de la part infime des projets y étant réalisés par les collectivités et structures intercommunales françaises au titre de la coopération décentralisée en Afrique (< 1%).

Quant à Djibouti, un des six pays de l’Afrique de l’Est francophone, seule une dizaine d’entreprises tricolores sont implantées dans ce pays qui a enregistré une croissance annuelle de 7,0% en moyenne sur la période 2012-2018, et qui est en passe de devenir une plaque tournante du commerce international grâce à sa situation géographique stratégique et à des investissements massifs en provenance de Chine. Par ailleurs, la compagnie aérienne Air France n’assure qu’un seul vol hebdomadaire direct avec Paris, contraste saisissant avec les sept vols directs assurés par Turkish Airlines en direction d’Istanbul, ou encore avec les trois liaisons assurées par le groupe Emirates vers Dubaï.

Tout cela vient s’ajouter à une répartition globale des aides publiques au développement versées chaque année par la France, qui ne bénéficie que très minoritairement au monde francophone. Ainsi, les 27 pays francophones du Sud n’ont reçu en 2016 qu’environ 15,4% du montant total de ces aides (soit 2,8 milliards d’euros sur un total de 17,7 Mds, hors Wallis-et-Futuna qui ne peut être comptabilisé car territoire français), bien loin des 52,0% accordés aux pays membres de l’UE (9,2 Mds, dont 89,3% aux treize pays membres d’Europe orientale – UE 13, pourtant déjà assez développés et qui ne rassemblent que 115 millions d’habitants, soit 10,1 fois plus d’aides par habitant). Et ce, en dépit de toute logique économique ou géopolitique. D’un point de vue économique, parce que les principaux pays bénéficiaires de l’UE s’orientent principalement – et historiquement – vers l’Allemagne, qui a enregistré une part de marché de 20,8% en 2016 dans les pays de l’UE 13, contre seulement 3,9% pour la France (dont les aides massives reviennent donc quasiment à subventionner les exportations allemandes, politique que l’on pourrait résumer par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse »). Par ailleurs, toutes les études économiques démontrent clairement que les échanges peuvent être bien plus importants entre pays et peuples partageant une même langue. À ce sujet, un seul exemple suffit à démontrer l’impact économique du lien linguistique : les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser. Enfin, parce que c’est en Afrique francophone qu’il convient d’investir massivement, d’une part afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on trouve dans ce vaste ensemble qui est aujourd’hui l’un de principaux relais de la croissance mondiale, et d’autre part parce que c’est bien en accélérant l’émergence économique de ce dernier qu’augmentera encore plus fortement le nombre d’apprenants du français à travers le monde, et ce, au bénéfice économique et géopolitique de la France, mais également au bénéfice de l’ensemble des pays du monde francophone. Quant au niveau géopolitique, justement, parce que la majorité des pays de l’UE vote régulièrement contre les positions françaises au sein des grandes instances internationales, contrairement à la majorité des pays francophones avec qui la France partage nombre de valeurs communes en matière de politique étrangère.

Par ailleurs, ce manque d’intérêt des gouvernants français pour le monde francophone a donc naturellement des répercussions très négatives sur le niveau d’intérêt des Français eux-mêmes, qui, maintenus dans une certaine ignorance, ne savent pratiquement rien de ce vaste espace. À titre d’exemple, la quasi-intégralité de la population française ignore tout des Jeux de la Francophonie qui se sont tenus en juillet 2017 à Abidjan (contraste frappant avec la couverture médiatique dont jouissent les Jeux du Commonwealth au Royaume-Uni), de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire (qui n’est autre que le plus grand édifice chrétien au monde, quasi-réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome), du concours musical « The Voice Afrique francophone » (qui fût dans sa saison 2016-2017 le plus grand concours musical au monde en termes d’audience cumulée, avec son équivalent arabophone), ou encore du peuple acadien et de son drapeau, qui n’est autre que le drapeau tricolore orné d’une petite étoile aux couleurs papales et symbole de la Vierge Marie.

Une large méconnaissance du monde francophone et de sa dimension mondiale aux conséquences fortement préjudiciables, faisant perdre à bon nombre de citoyens français (investisseurs et société civile) de nombreuses opportunités d’échange et de partenariat mutuellement bénéfiques, et réduisant considérablement l’attachement des Français à leur langue. Eux, qui n’ont jamais été si peu intéressés par la diffusion et la promotion de celle-ci à travers le monde, alors même qu’elle n’a jamais été autant parlée et apprise. Et ce, au grand étonnement des francophones extra-européens, auxquels est aujourd’hui entièrement attribuable la progression constante de l’apprentissage du français dans le monde en tant que langue étrangère, face à une France qui constitue plutôt un frein en la matière (et qui est inconsciente des graves conséquences économiques et géopolitiques de son attitude).

De grands efforts doivent donc être faits dans l’Hexagone afin de rattraper un retard considérable en matière d’information et d’éducation. Par ailleurs, l’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone devrait en toute logique s’accompagner, à terme, du transfert d’un certain nombre d’institutions pan-francophones des villes du Nord vers celles du Sud, et notamment vers Abidjan et Kinshasa, respectivement troisième et première ville francophone du monde.


Chou vert et vert chou

Par Valmy
Il ne faudrait pas s’imaginer que j’exagère lorsque je pointe les approches du CD&V vers le CDH.
L’affaire de la ministre Joke Schauvliege illustre bien qu’elle a été une
ministre idéale pour le CD&V… et le Boerenbond !
La ministre flamande de l’Environnement, Joke Schauvliege (CD&V), a été
poussée à la démission à la suite de ses fausses déclarations et des
réactions outrées qu’elles ont suscitées. Rien de plus normal.
Schauvliege connaît bien ses électeurs qui votent encore CVP, et pas CD&V. De plus, elle oeuvre à la grande satisfaction de son véritable employeur : le Boerenbond.
La direction du CD&V est tout à fait consciente de cela. C’est d’ailleurs la
raison précise pour laquelle Schauvliege s’est maintenue pendant tout ce
temps au gouvernement. Schauvliege est une marionnette du Boerenbond, le puissant lobby catholique des agriculteurs flamands, dont le CVP, de tout temps, est le laquais. En fait, on ne peut même pas en vouloir à Schauvliege. Elle n’a jamais été que la ministre que son parti voulait qu’elle fût.
Depuis peu, le CD&V s’enrobe d’un costume plus moderne, plus
progressiste, plus vert. Un costume trop fin pour lui, visiblement. Au plus
profond de son cœur, le CD&V demeure la même machine de pouvoir
qu’était le CVP.
Avis aux distraits en Wallonie !
ndlr : texte inspiré d’un article écrit par Bart Eeckhout et traduit pour DaarDaar par Fabrice Claes.

Les « Belges » sont des Français comme les autres

Lu dans le « 7 Dimanche » de ce jour :

La France «adore» les Belges

Longtemps gentiment ridiculisé, notamment par Coluche, le Belge est devenu aujourd’hui chez nos voisins français, un «produit tendance» et un sujet d’admiration, ce qui ne cesse évidemment de nous interloquer, nous les Belges ! Et particulièrement ceux qui ne font pas partie de cette toute nouvelle génération qui triomphe aujourd’hui…

C’est en tout cas troublant quand on a été ignoré, voire carrément moqué. Et revient donc sans cesse la question : comment le statut des Belges a-t-il pu changer aussi vite?

Bien sûr, on ne peut pas dire qu’aucun Belge de l’ancienne génération n’a réussi à Paris. Plus de 40 ans après sa disparition, Jacques Brel n‘est pas oublié des Français – mais de son temps, il n’existait encore ni les Victoires ni les César pour l’honorer.

Durant les sixties, Salvatore Adamo vendait plus de disques de Johnny Hallyday, mais les deux stars avaient également des racines ancrées en Belgique, au moins culturellement pour l’un, et au moins biologiquement pour l’autre…

Il n’y avait donc pas, par le passé, d’obstacles majeurs à ce qu’un compatriote soit reconnu, voire adulé en France.

Les décennies suivantes ont sans doute été moins roses pour le produit belge. On songe à Pierre Rapsat devenu un grand nom chez nous, mais qui n’est jamais parvenu à s’imposer en France. Machiavel ou Sttellla non plus, malgré leurs belles tentatives… Maurane a, elle, connu la reconnaissance de ses pairs plus que celle du grand public…

Terrain défriché

Sans doute nos chanteurs actuels ont-ils aussi pu bénéficier d’un terrain défriché par leurs compatriotes comédiens ?

Une mode belge existe à Paris, peut-être bien depuis Benoît Poelvoorde, François Damiens, Stéphane De Groodt et Virginie Efira… Avec leurs différences et leurs particularités, ces gens-là ont pu paraître décalés, voire exotiques pour une génération de Français moins sûrs d’eux et même peut-être en plein doute. Ils ont personnifié un « autre que soi », pas si différent, mais plus naturel, plus spontané, plus audacieux, plus fun et même en apparence plus décomplexé… Cette image-là a profité à Arno, mais aussi, dans des registres plus pointus, à des groupes comme Deus ou Girls In Hawai, et maintenant à Stromae, Roméo Elvis, Damso et Angèle… Dans d’autres domaines, c’est Alexandre Vizorek, Charline Van Hoenacker, Virginie Hocq… Tous ceux-là doivent-ils craindre qu‘un jour, la mode belge passe et qu’ils soient alors complètement «out» ? Le risque existe : l’arrogance paradoxale du Belge estimant que, lui, ne se prend pas au sérieux, pourrait très bien ne plus passer ! A ce moment-là, il faudra compter, rien que sur son talent et plus du tout sur la mode.

Sam Christophe

La Wallonie avec la France en Europe et dans le monde