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Contre l’intégrisme, choisissons la respiration laïque à la française

Je destine le texte qui suit à M. Philippe Geluck afin qu’il s’en inspire et qu’il y puise ne fut-ce qu’un instant de courage quand il se livre à la chaîne marocaine « Maghreb TV » dans l’émission « Tijjini talk ».

Paul D.

Le Monde.fr | 30.01.2015 à 10h57 • Mis à jour le 30.01.2015 à 16h31

Par Catherine Kintzler, philosophe, auteure de Penser la laïcité (Paris : Minerve, 2014)

L’intégrisme ne peut pas souffrir les points de fuite par lesquels on peut échapper à son exigence d’uniformisation de la vie et des mœurs. Tout ce qui troue ce tissu qu’il veut intégral, ordonné à une parole unique, lui est odieux. Rien d’étonnant à ce qu’il s’en prenne à la liberté d’expression, et généralement à toute altérité.

Les États de droit sont naturellement dans le viseur de son tir ; on se souvient des caricatures au Danemark, de Theo van Gogh, de Rushdie, de Redeker, de Toulouse. Avec les assassinats de Paris, où un parcours sanglant des figures de la liberté a été tracé (le «blasphémateur» qui teste la liberté, le policier républicain qui la protège, le juif qui incarne l’altérité haïe), suivis par la démonstration sans précédent d’un peuple se réappropriant ses principes, on atteint une sorte de classicisme dans l’opposition épurée entre la violence intégriste meurtrière et les principes républicains libérateurs. Dans son éditorial du 14 janvier, Charlie-Hebdo, sous la plume de Gérard Biard, pointe le noyau intelligible de cette opposition absolue : le régime laïque, nec plus ultra de l’État de droit.

La laïcité comme régime politique est en effet une cible éminente pour les visées intégristes. Cette éminence la désigne comme le point de résistance le plus puissant pour s’en prémunir – à condition de ne pas renoncer à cette puissance par des «accommodements» qui la ruinent.

La laïcité va jusqu’aux racines de la disjonction entre foi et loi. Au-delà même de la séparation des églises et de l’État, elle rend le lien politique totalement indépendant de toute forme de croyance ou d’appartenance : il ne se forme pas sur le modèle d’un lien préexistant, religieux, coutumier, ethnique. L’appartenance préalable à une communauté n’est pas nécessairement contraire au lien politique, mais elle n’est jamais requise par lui. Et si une appartenance entend priver ses «membres» des droits ou les exempter des devoirs de chacun, l’association politique la combat.

On voit alors que, si l’intégrisme peut encore s’accommoder d’une association politique «moléculaire» où les communautés en tant que telles sont politiquement reconnues, il ne peut que haïr celle qui réunit des atomes individuels, qui accorde aux communautés un statut juridique jouissant d’une grande liberté mais leur refuse celui d’agent politique ès qualités.

UN STATUT D’INTOUCHABLE

En outre, le régime laïque installe une dualité qui traverse la vie de chacun et rend concrète une respiration redoutée par l’intégrisme. D’une part, le principe de laïcité proprement dit applique le minimalisme à la puissance publique et à ce qui participe d’elle : on s’y abstient de toute manifestation, caution ou reconnaissance en matière de cultes, de croyances et d’incroyances. Mais d’autre part ce principe d’abstention, ce moment zéro, n’a de sens qu’à libérer tout ce qu’il ne gouverne pas : l’infinité de la société civile, y compris les lieux accessibles au public, jouit de la liberté d’expression et d’affichage dans le cadre du droit commun. Sans cette dualité, la laïcité perd son sens.

Chacun vit cette distinction concrètement : l’élève qui ôte ses signes religieux en entrant à l’école publique et qui les remet en sortant fait l’expérience de la respiration laïque, il échappe par cette dualité aussi bien à la pression sociale de son milieu qu’à une uniformisation officielle d’État. Croire qu’une femme voilée serait incapable de comprendre cette articulation, la renvoyer sans cesse à l’uniformité d’une vie de «maman voilée», c’est la mépriser et la reléguer dans un statut d’intouchable ; c’est aussi désarmer celle qui entend échapper au lissage de sa vie.

 DISCOURS compassionnels ET CULPABILISANTS

On comprend que cette altérité fondamentale des espaces, des temps, des règles, des fonctions, soit insupportable à l’intégrisme puisqu’elle fait obstacle, par définition, à toute emprise intégrale sur l’existence humaine. Mais comment comprendre qu’elle soit récusée et même combattue, au prétexte de «respect des cultures» et d’«inclusion», par des progressistes ? Comment comprendre que le brouillage des distinctions soit obstinément reconduit, que les injonctions au conformisme soient complaisamment tolérées, que le grignotage de ce régime libérateur soit systématiquement proposé par des «décideurs» dont la couleur politique varie, mais jamais l’assentiment à cette pensée diffuse qui fait de l’attitude croyante une norme, qui la considère comme un modèle de «vivre ensemble» et qui invite chacun à s’y inscrire, sans répit, sans moment critique, sans respiration ?

L’introduction des signes religieux à l’école publique (sortis par la porte en 2004 et revenant par la fenêtre avec les accompagnateurs de sorties), la mise en quartiers des cimetières, l’appel au financement des cultes – comme si la liberté de culte était un droit créance –, l’injonction faite à l’école de se livrer à son extérieur en organisant l’impossibilité d’instruire (bonne recette pour produire des ghettos scolaires voués à la monotonie communautaire), l’abandon par les services publics de zones qu’on ne devrait pas appeler «urbaines» : en finira-t-on bientôt avec cette politique anti laïque et antirépublicaine qui n’est autre qu’un soutien à l’intégrisme politique ?

Alors oui, la France a effectivement un problème avec la laïcité. Ce problème ce sont nos états d’âme qui nous rendent sensibles aux discours compassionnels et culpabilisants ; ce sont nos états d’âme qui nous font regarder des communautés exclusives et féroces avec indulgence et qui conduisent même certains à désigner d’un index complice les cibles au bras meurtrier en susurrant l’accusation suprême – «islamophobe !» – ; ce sont nos états d’âme qui nous rendent perméables à la normalisation par le religieux à laquelle il faudrait «s’adapter», comme si la laïcité était antireligieuse. Ce problème c’est que nous n’osons pas imposer avec assez de force à nos «décideurs» la réappropriation du modèle politique laïque et de sa puissance libératrice.

Liberté, égalité, fraternité

Nous reprenons ici le début de l’éditorial de Jean Daniel pour le Nouvel Observateur. Il n’a pas hésité à l’intituler « Le bonheur d’être français ». Les circonstances nous incitent à la prudence et à la retenue, mais nous comprenons son enthousiasme et nous le partageons même en voyant combien les valeurs de la République française ont pu mobiliser de monde aujourd’hui.

marche républicaine

Jean DanielJamais n’avait-on autant parlé de l’effondrement de la France que durant ces dernières semaines. Depuis cet incroyable dimanche, ce pays tant discrédité se heurte au miracle de l’unité.

Le monde redécouvre la France. Le spectacle de l’unité éblouit ou tétanise. Tout le monde revient de loin, y compris nous-mêmes. Jamais, sauf après la défaite infligée par les nazis, on n’avait entendu parler – et aussi brillamment – de l’effondrement de la France que durant ces dernières semaines. Les plus prestigieuses signatures, les plus autorisées, ne pouvaient s’empêcher de prévoir un affaissement de notre pays, au prétexte parfois justifié des doutes que pouvait inspirer le président de la République quant à ses possibilités de faire face au désastre. On savait qu’on exagérait, mais on y prenait plaisir et on finissait par s’en persuader.

Une chose était indubitable : les Français, dans quelques cercles qu’ils se réfugient, étaient divisés, individualistes, ou sectaires, selon les cas ; racistes, antisémites, et encore bien davantage islamophobes. Tel était notre pays, et chacun découvrait de nouvelles preuves pour justifier un pessimisme à la fois confortable et désenchanté. J’arrête puisque dimanche, cet incroyable dimanche, a eu lieu. Tout d’un coup, ce pays tant discrédité se heurte au miracle de l’unité.

Une autre France

Je dis bien « miracle » et je dis bien « unité ». Pour protester contre le meurtre banalisé, contre le racisme transformé en fait divers et contre les assassins d’où qu’ils vinssent parfois transformés en héros chez les adolescents, on a vu ce défilé d’hommes et de femmes à la fois émus et fermes, pacifiques et décidés, laïcs et mélangés, religieux de toutes sortes enfin. Si le dirigeant palestinien du Hamas condamne l’attentat, et si les représentants des Juifs de France appellent à ne pas céder à la peur, alors c’est une autre France. Nous nous sommes trompés.

Ce n’est pas seulement honnête de le reconnaître, c’est une joie sans mélange. Nos professeurs peuvent enseigner à nouveau avec plus de conviction les grands thèmes et principes de la Révolution, sans se désespérer de n’être ni compris ni même entendus. On me dira ce qu’il faut dire dans ces cas-là, à savoir que tout cela peut changer, que les Français sont versatiles, qu’ils ont une aptitude à la division, qu’ils ne peuvent pas être trop longtemps vertueux parce qu’ils sont trop libres. Cela ne tient pourtant plus le coup devant les manifestations de ce dimanche.

Pour lire cet édito de Jean Daniel dans son intégralité : http://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20150111.OBS9723/le-bonheur-d-etre-francais.html

Il y a 30 ans, an I de la Wallonie nouvelle

Nous vous invitons à jeter un petit coup d’œil sur le site de la RTBF, petit coup d’œil en forme de regard dans le rétroviseur de la renaissance de la Wallonie. Nous en sommes alors à la deuxième réforme parlement wallonde l’état belge, 10 ans après la première. Les choses, à l’époque, bougent lentement et choisir de déménager le siège de l’exécutif, du parlement et de l’administration wallons de Bruxelles à Namur n’est pas une mince affaire.

Il est à remarquer que depuis cette période, les réformes suivantes se sont accélérées. Elles touchent de plus en plus des matières en relation directe avec la vie des citoyens de chaque région. Elles sont de plus en plus sensibles en termes de solidarité et d’autonomie. Elles vont toutes dans le sens d’un amaigrissement de l’état fédéral au profit de nouvelles compétences attribuées aux entités fédérées ou confédérées suivant l’approche des uns ou des autres.

Une chose est certaine : la 7e réforme de l’état, celle qui suivra le gouvernement Michel, visera le cœur de la sécurité sociale et mettra fin à la solidarité interrégionale. Il appartiendra à la Wallonie de porter un véritable projet qui rencontre le bien-être de ses concitoyens. Ce projet doit s’élaborer dès maintenant… En 2015 !

Tel est le sens de l’action « AWF, CAP 2015 » que vient de lancer notre mouvement citoyen. Il nous appartiendra de convaincre nos décideurs politiques, sociétaux, culturels et autres du bien-fondé de notre projet, mais aussi de nous adresser à chaque citoyen wallon de manière à ce qu’il s’interroge sur le rôle qu’il doit jouer pour que le meilleur se produise en Wallonie.

Paul D.

Valmy FéauxDécembre 1984. La régionalisation franchit un cap. Le ministre socialiste Valmy Féaux quitte Bruxelles et installe son cabinet en bord de Meuse. A l’aube de ses 82 ans, il revient sur cette étape plus que symbolique.

1980. La Belgique vit sa deuxième réforme de l’Etat, entamée 10 ans plus tôt. Après une période dite « préparatoire », c’est le véritable acte de naissance de la Région wallonne, qui dispose désormais d’un Conseil (Parlement), d’un Exécutif (Gouvernement) et d’une administration.

La première élection des membres de l’Exécutif régional wallon a lieu en 1981. Elle aboutit à la formation d’une tripartite traditionnelle composée de 6 ministres : Jean-Maurice Dehousse, Philippe Busquin et Valmy Féaux pour le PS, André Damseaux et André Bertouille (remplacé ensuite par Jacqueline Mayence) pour le PRL et Melchior Wathelet (père) pour le PSC.

Mais il faudra pourtant attendre encore 3 ans pour voir un premier ministre quitter son cabinet de Bruxelles et s’installer à Namur. Et ce précurseur, c’est Valmy Féaux, à l’époque ministre wallon de l’Eau, de l’Environnement et de la Vie rurale.

Retour sur cette date charnière avec celui qui fut aussi bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, député et sénateur, ministre du Gouvernement national, président du Conseil régional wallon, Ministre-président communautaire et 1er gouverneur du Brabant wallon…

Valmy Féaux, pourquoi faut-il attendre 1984 pour voir enfin un ministre régional, vous, s’installer à Namur?

Avec les lois de réformes institutionnelles de 1980, il a été décidé que l’Exécutif régional wallon « sortait » du Gouvernement national. On avait le choix: rester à Bruxelles ou s’installer ailleurs. Et il a en effet fallu attendre 1983 pour que sous l’égide du Ministre-président Jean-Maurice Dehousse nous décidions de transférer pour 1985 au plus tard les services centraux de l’administration et les cabinets ministériels. Décision laborieuse d’ailleurs, 4 voix pour l’installation à Namur, et 2 contre.

Suite à cette décision, vous êtes le 1er à déménager.

Oui parce que j’occupais un bâtiment au coin de la rue Belliard à Bruxelles, dont le bail arrivait à échéance fin 1984. Et puis, symboliquement, j’étais le « ministre central », sur l’axe lotharingien comme on le dit parfois, par rapport aux Liégeois et aux Hennuyers.

Vous étiez convaincu par ce transfert ?

J’étais un chaud partisan ! J’ai toujours trouvé anomal qu’un cabinet ministériel soit installé ailleurs que sur le territoire dont il avait la responsabilité. Et j’ai regretté qu’après le scrutin de 1985, et le renvoi du PS dans l’opposition, les cabinets soient rapatriés à Bruxelles sous la pression de Melchior Wathelet. Derrière tout ça, il y a le conflit toujours latent entre régionalistes et communautaristes. Le choix définitif de Namur interviendra ensuite, heureusement, avec le décret Anselme de 1986.

Comment s’est déroulé votre déménagement ?

Jean-Maurice Dehousse a pris les choses en main. Je me souviens de réunions au cours desquelles une grande carte de Namur était déployée, avec des points de chute identifiés. Puis mon secrétaire de cabinet a pris son bâton de pèlerin et a déniché ce bâtiment à Jambes. Nous avons loué plusieurs étages précédemment occupés par l’état-major de Cockerill Sambre.

Seul ministre basé à Namur, votre situation était particulière.

Principal inconvénient : toutes les réunions de l’Exécutif se tenaient encore à Bruxelles. Mais en mars 1985, nouvelle étape, nous nous sommes réunis pour la 1ère fois dans un nouveau bâtiment voisin de mon cabinet. Les murs étaient à peine secs. Ensuite l’alternance Bruxelles-Namur a pris fin lorsque Jean-Maurice Dehousse s’est lui aussi installé à Namur. L’avantage, par contre, c’est que j’étais le plus proche du Conseil régional wallon, installé alors dans l’ancienne Bourse de commerce de Namur.

Vous avez dû vous montrer persuasif pour convaincre vos collaborateurs. Un épisode un peu folklorique…

Trois mois avant notre déménagement, en septembre, nous nous sommes rendus à Namur en train. Je me souviens avoir chanté le Chant des Wallons dans le wagon que nous avions spécialement réservé (rires). Nous avons été accueillis très officiellement par le bourgmestre de Namur et le chef de gare. Et nous avons rejoint le cabinet à pied. Je voulais montrer à mes collaborateurs que le trajet entre la gare et le futur cabinet n’était pas trop long. Arrivés sur place, je me souviens qu’un militant agitait un drapeau wallon dans un immeuble voisin ! Et comme c’était les Fêtes de Wallonie, nous avons terminé notre escapade dans un bistrot célèbre du centre-ville où nous avons bu un petit peket ! (rires)

Avec le recul, vous avez l’impression d’avoir été un précurseur ?

Incontestablement. J’ai en quelque sorte été le premier ministre wallon, avec un petit « p ». Je peux même dire que j’ai ressenti un certain enthousiasme des Namurois. Ce sont des excellents souvenirs.

Propos recueillis par Rudy Hermans (RTBF)

Incendie à Tihange: un 4e réacteur nucléaire hors service en Belgique

paul durieuxCe nouvel incident dans une centrale nucléaire belge rend de plus en plus probable la nécessité de délestages du réseau électrique belge lorsque des températures hivernales basses seront atteintes au moment où les journées seront les plus courtes dans notre hémisphère nord.

Nos amis français, où le parc nucléaire est mieux entretenu, seront peut-être en capacité de nous vendre de l’électricité et de nous éviter des moments où les plus prévoyants, voire les plus aisés auront trouvé un système D.

Il sera assez facile pour la Flandre de faire valoir la logique de ses besoins en électricité supérieurs en fonction de son économie et de la densité de sa population. Attendez-vous, amis wallons, à être en première ligne pour jouir de soirées intimes qui feront bondir le taux de natalité de la Wallonie, encore une chose que nous partageons avec la France dont le taux de natalité est le deuxième des pays de l’UE (union européenne) derrière l’Irlande. N’allez surtout pas chercher un quelconque motif communautaire quant au choix des zones de délestage. Celui-ci répondra bien sûr à des critères objectifs et certains responsables politiques de Wallonie et de Bruxelles, et non des moindres, vous assureront la main sur le cœur que pas plus ici qu’ailleurs, il ne faut voir du communautaire. Nous commençons a en avoir l’habitude, non ?

Le tout sera de voir jusqu’où ira l’aveuglement, la patience ou la bonhomie des Wallons.

Combien de temps aussi les chiffres fournis par le professeur Jules Gazon lors de sa conférence de ce vendredi 28 novembre en la Maison de la laïcité de Verviers pourront-ils être tenus sous le sceau du secret ?

Paul D.

Lu sur le site du « Vif-L’Express » :

TihangeLe réacteur nucléaire de Tihange 3 s’est mis automatiquement à l’arrêt dimanche vers 10h30 à la suite d’un incendie qui s’est déclaré dans un poste de raccordement de la centrale nucléaire au réseau d’Elia. Le feu est depuis éteint, affirme la porte-parole d’Electrabel-GDF-Suez.

« Tout est sous contrôle », a déclaré le bourgmestre de Huy Alexis Housiaux (PS) à l’agence Belga. « L’incendie s’est produit en dehors de la zone nucléaire. » Personne n’a été blessé.

Les procédures de sécurité ont correctement été suivies, relève Electrabel. On ignore encore combien de temps le réacteur, qui a une capacité de 1.048 mégawatt, restera hors service. La société prévoit un redémarrage mardi matin, mais ce planning est très provisoire, insiste la porte-parole. Electrabel analyse actuellement la situation. On devrait en savoir plus sur l’origine de l’incident et sur ses conséquences durant la journée.

Elia assure de son côté que la mise à l’arrêt du réacteur nucléaire Tihange 3 ne créera pas de problème d’approvisionnement en électricité dimanche. La charge du réseau est en effet faible un tel jour, a expliqué Barbara Verhaegen, la porte-parole de la société gestionnaire du réseau de transport d’électricité à haute tension national. Des coupures ne sont cependant pas exclues si la mise à l’arrêt du réacteur devait perdurer, a-t-elle laissé entendre. « Des analyses sont en cours pour les prochains jours », affirme la société.

Tihange 3 est le 4e réacteur hors service en Belgique. Doel 3 et Tihange 2 sont à l’arrêt à cause des micro-fissures constatées sur leurs cuves, tandis que Doel 4 est fermé à cause d’un acte de sabotage perpétré en août. Chacun de ces réacteurs a une capacité de plus de 1.000 mégawatts.

Les premières analyses font état d’une cause technique

Les premières constatations menées après l’incendie dans un poste haute tension sur le site de la centrale de Tihange 3 n’indiquent aucune interaction humaine mal intentionnée. « Les premiers éléments font état d’une cause technique », a expliqué dimanche la porte-parole d’Electrabel, Geetha Keyaert. Il ne serait dès lors pas question de sabotage, comme dans le cas du réacteur de Doel 4, mis à l’arrêt depuis le mois d’août.

Le feu, qui a touché un transformateur d’intensité, a automatiquement fait cesser l’activité du réacteur de Tihange 3. On ignore encore quand celui-ci pourra redémarrer. Dans un communiqué de presse adressé à l’agence Belga, GDF Suez explique que les mécanismes de sécurité ont arrêté la centrale après la découverte du défaut. « Les processus ont parfaitement fonctionné et l’unité 3 de Tihange est dès lors actuellement à l’arrêt à chaud. »

Electrabel confirme encore que cet incident n’a provoqué « aucun impact sur la sûreté nucléaire et sur la sécurité des collaborateurs et des riverains du site ».

Contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, l’incendie n’avait toujours pas cessé vers 13h30, mais son ampleur est limitée. « Les pompiers sur place n’interviennent en effet pas tant que l’isolation de la haute tension est garantie. » Electrabel confirme également que l’incendie est limité et qu’aucun risque d’extension au-delà de l’équipement n’est à signaler.

Des techniciens ont été dépêchés sur place afin de déterminer l’origine de l’incendie et de préparer les travaux de réparation. Des inspecteurs de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) sont également présents pour vérifier le respect des procédures, a indiqué celle-ci.

Wallonie : l’heure de rentabiliser le RAVel

Nous pourrions dire : il est presque temps. « Avec un potentiel unique en Europe », dixit le ministre wallon du tourisme et « une infrastructure meilleure qu’en France« , dixit François RavelLeruth, responsable du RAVel au SPW (service public de Wallonie), notre région compte développer en 2016 (pourquoi 2016 et non 2015 ?) un outil complètement sous-exploité (lisez inexploité).

Mais François Leruth met judicieusement le doigt sur deux véritables tares bien wallonnes : l’amateurisme et le saupoudrage. Prudent, il ajoute ce qui suit : »Si on réalise une bonne promotion, l’accueil doit suivre, à condition d’éviter l’amateurisme et le saupoudrage. Il faut une structure-chapeau au niveau de la Région, pas une nouvelle structure, mais une coordination. Et un site internet unique, par exemple lawallonieavelo, même si le balisage n’est pas complètement réalisé. »

Si j’avais un conseil à donner à M. Leruth, mais aussi à M. René Collin, ce serait d’activer les accords de coopération signés avec la France en 2004 qui concernent les domaines qu’ils doivent gérer. Ce serait l’assurance de voir les beaux projets déboucher sur la réalité sans éparpillements suscités par les mauvaises habitudes héritées du passé, mais encore trop présentes.

Rappelons ici que la politique de la ville en Communauté française a plus de 10 ans de retard sur celle des villes françaises à dimension semblable.

Paul D.

sur le site du Vif/L’Express :

Le ministre wallon du Tourisme s’empare du potentiel que représentent les 1 300 kilomètres du RAVeL et veut promotionner cet outil unique en Europe. Qui a coûté plus de 100 millions d’euros depuis 2002, sans rapporter grand-chose.

RavelL’année touristique 2016 sera consacrée au vélo, a annoncé René Collin (CDH). Pas trop tôt : la Wallonie figure à peine sur les cartes cyclistes européennes alors qu’elle dispose, avec le RAVeL (Réseau autonome des voies lentes) d’un outil remarquable mais complètement sous-exploité. « J’ai choisi de l’annoncer dès maintenant, explique le nouveau ministre du Tourisme, car nous devons structurer le produit : infrastructures, matériel, cartes, dépliants, site internet, événementiel, appels à projets innovants… Tout est à construire. Il existe déjà un faisceau d’initiatives mais bien trop disparate. Alors que la thématique du vélo recèle un formidable pouvoir d’attractivité. »

En France, le site francevelotourisme.com est la vitrine qui renseigne sur les itinéraires, les hébergements, les locations et les réparateurs, les lieux de visite, les offices du tourisme, les guides, les séjours « clé en main » (location de vélos, hébergement, transport des bagages, topo-guide, etc). Ce site est soutenu par le ministère de l’Economie. Rien d’étonnant : le tourisme à vélo, avec 5,5 millions de séjours par an, engendre près de 2 milliards d’euros de retombées (dont la moitié en hébergement et restauration) et représente 16 500 emplois. L’association compte, d’ici 2015, doubler les chiffres de 2012, créant 10 000 emplois supplémentaires et engrangeant 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en plus…

A une échelle plus comparable avec la Wallonie, la Bretagne (4 millions d’habitants) a aménagé en quelques années 800 kilomètres de voies vertes (halages et anciennes voies ferrées, comme le RAVeL) et 700 kilomètres de « voies partagées ». Elle est traversée par deux itinéraires européens et compte, en cohérence avec le schéma national et le schéma européen, 8 itinéraires régionaux, à proximité desquels 160 hébergements « Accueil vélo » (la marque nationale) sont ouverts. Selon une enquête de 2013, les retombées économiques globales s’élèvent à 37,2 millions d’euros/an et les retombées directes à 24,6 millions (15 000 euros/km de voie). « Et pourtant, il n’y avait là en 2009 que quelques voies vertes, remarque François Leruth, responsable du RAVeL au SPW (Service public de Wallonie). Mais quand, en France, un Comité régional du Tourisme décide de faire du vélo une de ses priorités, on fonce, on fait les travaux nécessaires, on sensibilise le secteur privé. Or, notre infrastructure est de meilleure qualité qu’en France. Si on réalise une bonne promotion, l’accueil doit suivre, à condition d’éviter l’amateurisme et le saupoudrage. Il faut une structure-chapeau au niveau de la Région, pas une nouvelle structure, mais une coordination. Et un site internet unique, par exemple lawallonieavelo, même si le balisage n’est pas complètement réalisé. »

Avec les jeunes pousses, les chefs étoilés veulent dynamiser la Wallonie

Un article alléchant puisé sur le site de la RTBF (lien).

Wallonie chefs étoilés« La Wallonie: nouvel eldorado gustatif », titrait il y a quelques mois le quotidien français Libération. Voilà qui vous donnera peut-être des envies pour ce soir… Une sorte d’invitation à l’une des grandes tables de Wallonie. L’an dernier, une dizaine de chefs étoilés se sont rassemblés au sein du collectif baptisé « Génération W ». Objectif: mettre en valeur leur savoir-faire. Un an après, ils sont plus nombreux, commencent à élargir leur cercle en accueillant des étoiles montantes.

L’idée de réunir les plus grands chefs de Wallonie a germé dans l’esprit fertile de Sang Hoon Degeimbre (deux étoiles au Michelin, 18/20 au Gault Millau). Derrière cette initiative, il ne s’en cache pas, il y a une part de promo personnelle. « Si vous ne faites pas un peu de communication, on vous oublie. Or, moi, j’ai un business à faire tourner. »

Mais au-delà de ça, il y a la volonté de mettre en avant de vrais artistes de la gastronomie. « C’est plutôt la diversité de talents qu’on a voulu mettre en avant. »

Et aujourd’hui, ces chefs à succès ouvrent les portes de « Génération W » à de jeunes pousses plus que prometteuses, comme Carl Gillain. « On a la chance de pouvoir avoir une visibilité énorme grâce à ce collectif. »

Bulletin de ce chef namurois: 14 au Michelin. « Je pense que la gastronomie wallonne est en train d’exploser. »

Autre nouveau venu, Fabrizzio Chirico, de Gerpinnes (meilleur rapport qualité/prix de walonie selon Gault Millau). « J’ai eu envie de faire partie d’un groupe qui défende les bonnes valeurs de notre région, nos produits, nos artisans et nos agriculteurs. »

Car, derrière ces 18 chefs désormais rassemblés, il y une centaine de producteurs et artisans aussi passionnés, qui profitent un peu de cette lumière. « Tous nos producteurs sont ouverts au public, rappelle Carl Gillain. Et au final, tout le mérite, c’est pour eux ! »

Les meilleures tables wallonnes, vitrine et – pourquoi pas – moteur régional. « Cela peut paraître un peu pompeux de le présenter comme cela, conclut Sang Hoon Degeimbre, mais chacun peut participer à la dynamisation de la Wallonie ! »

Rudy Hermans

Désormais, les Wallons se sentent plus proches des Français… que des Flamands

C’est le résultat d’un sondage analysé sur le site de la RTBF.

identité wallonne 1Selon une enquête de l’IWEPS que la RTBF a pu consulter, le citoyen de Wallonie reste très attaché à sa région, et il se sent toujours majoritairement Belge. Mais il apparait aussi qu’il se sent de moins en moins proche de son voisin de Flandre.

L’IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique) publie son nouveau baromètre social de la Wallonie 2012-2013.

Cette enquête porte notamment sur le sentiment « identitaire » des sondés: se voient-ils avant tout comme des Wallons, des Belges, des Francophones ou des Européens ?

Et les résultats sont assez édifiants. Il y a 10 ans, 35% des Wallons se sentaient « différents » des Flamands. Aujourd’hui, ils sont plus de 66%… Les tensions communautaires ne sont sans doute pas étrangères à cette impressionnante augmentation.

 identité wallonne 2

En corollaire, les Wallons semblent développer un sentiment d’appartenance à leur région. Ainsi, 78% des personnes interrogées se déclarent fières d’être wallonnes.

Précisons que cette « fierté wallonne » ne se développe pas au détriment du sentiment d’appartenance à la Belgique. L’identité « européenne » par contre croît lentement et reste minoritaire.

Enfin, autre statistique : le Wallon se sentirait plus proche du Français (45,2%) que du Flamand (33,9%). Il y aurait donc, selon le rapport de l’IWEPS, « une prédominance de la dimension linguistique et culturelle sur la dimension d’appartenance commune à la nation belge ».

 identité wallonne 3

Des tendances à méditer, et à mettre en parallèle avec l’évolution institutionnelle du pays…

Pour réaliser ce « baromètre social de la Wallonie », l’IWEPS a interrogé plus de 1200 citoyens wallons entre 2012 et 2013, en collaboration avec des équipes universitaires (ULg, UCL, ULB) et l’Institut de sondage TNS Dimarso. Marge d’erreur: 2,76%.

Rudy Hermans

Liège: plus de 100 emplois menacés au CHU

En moment de crise économique, le titre pourrait vous paraître banal même si pour les personnes concernées se dissimule souvent un drame humain qui atteint dans la plupart des cas l’ensemble d’une famille. Si j’ai décidé de mettre ce titre en exergue, c’est pour vous démontrer combien la presse recourt parfois au sensationnalisme d’un titre en complète inadéquation avec la réalité d’une situation.

chuJe m’explique : lors d’une hospitalisation au mois d’août, j’avais eu l’opportunité de parler de la qualité des repas servis aux hospitalisés du C.H.U. avec un ami, membre du conseil d’administration de cet établissement. Celui-ci m’avait répondu que le Conseil d’Administration était conscient de ce problème et m’avait conseillé de remplir le questionnaire de satisfaction proposé à chaque patient à sa sortie de l’Hôpital, ajoutant que les membres du C.A. étaient très sensibles aux remarques, avis ou suggestions émis par les patients sortant.

En réalité, au-delà des appréciations très positives émises par une grande majorité des patients du C.H.U. Sart-Tilman quant aux soins reçus, à la bonne humeur du personnel infirmier, d’entretien  et auxiliaires de santé  ainsi qu’à la compétence des médecins, un avis négatif récurrent s’exprimait quant à la qualité des repas proposés.

L’hôpital universitaire liégeois offre la particularité de jouir d’une indépendance quasi totale de gestion. Le contrat qui le liait à la multinationale ISS BD Food qui fournissait de la nourriture industrielle arrivant à échéance, le C.A. a décidé de reprendre en interne la gestion des repas et de passer un accord avec l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing pour la gestion des repas dits traditionnels.

Contrairement à la menace qu’énonce le titre du site RTL.be, les 100 employés en CDD de ISS BD Food vont être repris par le C.H.U. avec un statut public plus favorable que celui qu’ils avaient dans la société privée. De plus, le C.H.U. compte engager du personnel supplémentaire afin d’optimiser la qualité des repas servis dans ses établissements Sart-Tilman et Bruyères. Nous sommes loin d’un « nouveau bain de sang social » comme me l’écrivait un ami après lecture le 28 octobre 2014 de l’article repris ci-dessous. Quant aux patients, ils n’auront, j’en suis certain, qu’à se féliciter de cette décision courageuse du C.A. du C.H.U.

Paul D.

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège a l’intention d’internaliser la préparation des repas, jusqu’à présent gérée par une société externe dont le contrat arrive à échéance. Une centaine d’emplois sont menacés.

Cela fait une dizaine d’années que les repas servis aux patients du CHU sont préparés par la société ISS BD Food, dont le siège est basé à Floreffe. Mais le contrat arrive à échéance le 31 mai prochain, révèle mardi la RTBF. Le CHU souhaite reprendre en interne une partie des repas – les repas spécialisés, les repas des restaurants du site du Sart-Tilman et de Notre-Dame des Bruyères- mais par contre « confier la gestion des repas dits traditionnels à l’hôpital du Bois de l’Abbaye à Seraing« , a précisé Julien Compère, administrateur délégué de l’hôpital universitaire sur les ondes de Vivacité.

Jeudi dernier, les 103 personnes employées par ISS BD Food sur le site du CHU ont été averties de leur prochain licenciement. Elles recevront leur C4 en décembre. « Nous ne savons pas encore grand-chose« , explique à Belga Raymond Docquier, secrétaire permanent alimentation et services à la CSC. « Le personnel pourrait être reclassé par ISS BD Food, une partie pourrait être reprise par le CHU mais on ne sait pas encore combien. La direction a convenu de nous tenir informés dans les prochaines semaines. »

Etudiants en médecine : les différences Nord-Sud

Qui osera encore dire qu’il n’existe pas de problème communautaire en Belgique ? Dans ce pays en voie d’évaporation, le communautaire s’incruste parfois là où on l’attend le moins. Dernier exemple en date, l’accession des étudiants en médecine aux fameux quotas INAMI qui donne à l’étudiant la possibilité d’exercer son art. L’INAMI dépend du ministère de la santé publique qui reste à ce jour une matière fédérale commune, en théorie, à tous les Belges. Mais l’enseignement est une matière communautarisée où chaque Communauté est loisible d’interpréter les textes fédéraux comme bon lui semble.  A la lecture de l’article de Soraya Ghali, publié sur le site du Vif/L’Express, il est malaisé de contredire un adage bien ancré en Flandre : « les Flamands font mieux ce qu’ils font seuls ».

Il appartient maintenant aux responsables politiques wallons et bruxellois de prendre leurs responsabilités.

Nous pensons bien sûr au drame de nos étudiants wallons et bruxellois  en médecine qui après 7 ans d’études se verront refuser le fameux numéro INAMI indispensable pour entrer dans la profession. Autre question : quel sera le critère retenu pour accorder le précieux sésame ?

Une fois de plus, nous pouvons affirmer que l’Etat belge se compose de sociétés de plus en plus distanciées, quoiqu’en disent la Présidente MR du Sénat et le Président du PS qui dans leurs déclarations continuent à exprimer leur foi en un Etat belge fédéral moribond. Comprenne qui pourra…

inamiPanique chez les futurs médecins francophones : la moitié d’entre eux risquent de ne pas pouvoir exercer leur art. Alors qu’en Flandre, la situation est moins problématique. Pourquoi ?

 1. L’accès aux études de médecine

La Flandre a opté pour une sélection à l’entrée. Le candidat doit obtenir 10/20 minimum. Les taux de réussite tournent autour de 40 %.

Côté francophone, le candidat doit se soumettre à un examen non contraignant. Le taux de réussite, soit au moins 10/20, s’élève à 20 %.

2. Le taux de réussite en 1ère bac

En Flandre, il est passé de 50 % à 85 %. Le test éliminatoire aurait conscientisé les profs du secondaire et, depuis, l’enseignement des sciences s’y serait amélioré.

Dans les universités francophones, seuls 20 à 30 % des étudiants franchissent le cap de la première année. Pour 2013-2014, le taux monte à 38 % (y compris parmi les doubleurs). Explication : depuis deux ans, l’étudiant qui présente en janvier une moyenne inférieure à 8 sur 20 peut étaler sa première année sur deux ans.

3. Les conditions d’enseignement

En Flandre, les étudiants ont un contact précoce avec les patients sous la forme de stages divers, profitant d’un apprentissage actif en petits groupes, par exemple. D’après les doyens, le climat est agréable dans les auditoires, où il n’y a plus de concurrence. Tout cela améliore la qualité des formations médicales et, par ricochet, la qualité des soins offerts aux patients.

Côté francophone, ces cinq dernières années, les inscriptions ont doublé, entraînant des effets négatifs sur la qualité de la filière. Les universités ont dû mettre en place des systèmes de télédiffusion et de cours sur Internet. Les hôpitaux, eux, peinent à accueillir ces étudiants en stage, tandis que les maîtres de stage manquent en nombre.

4. Les étudiants surnuméraires

A l’horizon 2017, la FWB comptera 1 120 aspirants médecins sans numéros Inami à la fin de leurs études. Selon les chiffres du SFP Santé publique, ils ne seront que 512 en Flandre.

5. Les effectifs en activité

La proportion de médecins généralistes ayant plus de 54 ans est de 53,9 % à Bruxelles, 55,7 % en Wallonie et 49,1 % en Flandre. Pareil pour les spécialistes. Or, de 2008 à 2012, le nombre de généralistes en formation a grimpé de 71 % en Flandre, d’à peine 21 % à Bruxelles et de… 10 % en Wallonie. Quant aux candidats spécialistes, leur nombre a augmenté de 25 % en Flandre, de 29 % à Bruxelles et de… 16 % en Wallonie.

6. Les choix politiques

Les Flamands accusent les politiques et les universités francophones d’avoir « torpillé » le numerus clausus, au détriment de la Flandre, qui, elle s’est conformée aux quotas Inami. Mais, côté francophone aussi, des voix s’élèvent : « Défendre la liberté d’accès au cursus de médecine et en même temps défendre la fin du numerus clausus est difficilement défendable », déclare le Dr Lievens, vice-président du syndicat des médecins spécialistes.

« Les Wallons, c’est du caca »

genk-standard 2Le site du magazine 7 sur 7 parle d’un nouveau dérapage des « supporters » de Genk à l’encontre du Standard de Liège. « Dérapage » est-il un terme approprié pour une chose qui se répète de façon récurrente et pas seulement à Genk ?

Remplacez « Wallons » par « Marocains » ou tout autre substantif relatif à un groupe humain. Que diraient des organismes comme « La Ligue des Droits de l’Homme » ? Ne se porteraient-ils partie civile et demander que l’affaire soit portée devant la justice civile ? 

L’arbitre Sébastien Delferière ne se serait-il pas grandi en décrétant l’arrêt pur et simple de ce match de football pour racisme ? N’est-ce pas l’UEFA (union européenne de football association) qui paye chèrement des spots publicitaires prônant le respect et la lutte contre le racisme ?

Quant à l’Union royale belge de football, organe suprême du foot belge, qui démontre de mois en mois son incompétence, il ne faut rien en attendre. Tout au plus dira-t-elle que beugler « Les Wallons, c’est du caca » fait partie d’un jeu qui ne mérite qu’une remontrance semblable à celle qu’un adulte adresse à un enfant mal élevé.

Il n’y a pas si longtemps, certains « supporteurs » du PSG (Paris-Saint-Germain) pratiquaient des cris et saluts qui relevaient plus du IIIe Reich que d’amateurs d’un spectacle sportif. La Fédération française de football n’a pas craint de prendre le problème à bras-le-corps, excluant ces individus de l’enceinte des stades. Autre fédération, autres mœurs, autre conception du respect de l’Autre.

Paul D.

Genk-StandardOn est passé tout près d’un nouvel incident lors de Genk – Standard dimanche soir. Les supporters limbourgeois ont scandé des chants anti-Wallons, obligeant Sébatien Delferière à prendre ses responsabilités.

Alors que les fans de Genk chantaient le tristement célèbre « Et les Wallons, c’est du caca », Monsieur Delferière a interrompu la partie pendant quelques minutes, menaçant de renvoyer les 22 acteurs aux vestiaires si cela ne cessait pas.

L’appel du speaker aura suffi (difficilement) à calmer les esprits mais ce n’est pas la première fois que les supporters de Genk dérapent.

Selon Sudpresse, un rapport a été rédigé par l’arbitre. Le Comité Sportif de l’Union Belge devra prendre une décision quant à une éventuelle sanction.

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