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On avance… vers la fin

Par VALMY

Le fédéralisme belge au bout de sa logique. Suite ou clap de fin ?

Les reports successifs de la dernière loi traitant de l’IVG montrent une tournure surprenante de la « démocratie à la belge » : la communautarisation du Parlement et la politique du chantage.

Avec la complicité du CD&V et du VLD, la NVA et le VB viennent d’imposer une dimension politique nouvelle : la communautarisation du fonctionnement de la « fiction démocratique » du parlementarisme belge.

Désormais, tout sera envisagé sous la vision néerlandophone (lire Flandre) face à la vision francophone (lire Wallonie).

Bruxelles passe à la trappe de la réflexion ! At last !

Désormais, sans révision de la Constitution, une loi risque de ne plus être votée si elle n’est pas soutenue majoritairement dans chaque groupe linguistique.

Phénoménale conséquence des dernières élections législatives, la minorisation des partis qui conçurent la Belgique et en vécurent, pousse ceux-ci à céder le pas et à suivre la manœuvre de la NVA et du VB, les deux représentants de la Nation Flandre.

Pour ces deux formations nationalistes, avec l’assentiment des « affaiblis », la parade est toute trouvée : scinder la totalité des compétences pour que « chaque démocratie » les règle à sa meilleure convenance.

« Confédération ! Confédération ! Est-ce que j’ai une g….. de Confédération ? » (cf. Arletty dans le film Hôtel du Nord)

Et si on arrêtait les frais…

Par Jules Gheude

Malgré l’élan d’unité nationale au cours de la crise de Covid-19, il est illusoire d’imaginer une réunification au sein des grandes familles politiques comme celle des socialistes ou celle des libéraux.

On se souvient de l’initiative prise d’autorité par les présidents du PS et du SP.A en vue de relancer la négociation pour la formation d’un gouvernement de plein exercice. Pour Paul Magnette et Conner Rousseau, il appartenait à la première famille politique du pays de reprendre la main.

L’initiative a échoué et, aujourd’hui, le trio Egbert Lachaert (Open VLD) – Joachim Coens (CD&V) – Georges-Louis Bouchez (MR) tend une perche au seul SP.A. Le ministre wallon Pierre-Yves Dermagne fustige cette stratégie visant à diviser la famille socialiste.

Ce retour à la notion de « famille politique » a de quoi surprendre, quand on sait que tous les actes institutionnels posés depuis soixante ans ont eu pour effet de saper le caractère unitaire de l’Etat.

Des prémices du fédéralisme…

La fixation définitive de la frontière linguistique, en 1962, fut le premier coup porté à ce caractère. La preuve était ainsi apportée qu’il n’y avait plus unité, mais bien dualité.

On vit ensuite les partis dits traditionnels, jusque-là gérés de façon unitaire, se scinder l’un après l’autre en deux ailes linguistiques : le PSC-CVP en 1968, dans la foulée du « Walen buiten » de l’Université de Louvain, le PLP-PVV en 1972, et le PSB-BSP en 1979, après l’échec du pacte communautaire d’Egmont.

Ainsi, au fil des années, le Royaume vit son visage se transformer radicalement, jusqu’à prendre officiellement les traits du fédéralisme en 1993.

… à l’option confédéraliste

Mais déjà la Flandre ne se montrait pas satisfaite du résultat et proposait, par la voix de son ministre-président, Luc Van den Brande (CVP), une nouvelle intervention chirurgicale de type confédéraliste.

En portant le cartel CD&V/N-VA sur les fonts baptismaux en 2004, l’ex-Premier ministre démocrate-chrétien Yves Leterme contribua à l’ascension du parti nationaliste.

Pragmatique, et sachant fort bien que l’objectif de sa formation – l’émergence d’une République flamande –, ne pouvait être atteint à court terme, Bart De Wever relaya cette option confédéraliste : deux Etats, Flandre et Wallonie, cogérant Bruxelles (chaque Bruxellois, indépendamment de sa langue et de son origine, étant invité à choisir, pour ce qui concerne les matières « personnalisables » – impôt sur la personne, sécurité sociale… – entre le paquet flamand et le paquet wallon). Dans cette optique, il est clair que la Flandre ne manquerait pas de considérer très vite comme superflu un Etat central belge réduit à sa plus simple expression. Bye bye Belgium !

L’inquiétude française

Lors de la crise politique de 2010 – 541 jours sans gouvernement de plein exercice –, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française s’était inquiétée de la situation et avait chargé deux de ses membres de faire rapport sur le sujet. Pour les intéressés, il ne faisait aucun doute que la division du pays en deux groupes linguistiques de plus en plus cohérents et dissemblables rendait son existence de moins en moins probable.

Aujourd’hui, ce constat se révèle plus criant que jamais.

Plus d’un an après les élections du 26 mai 2019, le Roi est toujours à la recherche d’un gouvernement de plein exercice.

L’illusion d’une « unité nationale »

Le 15 mars dernier, la crise sanitaire du coronavirus a permis à la coalition minoritaire de Sophie Wilmès d’obtenir la confiance du Parlement, grâce à l’appui extérieur de certains partis d’opposition (PS, SP.A, DéFi, Ecolo-Groen et CDH). La Première ministre put également recourir aux pouvoirs spéciaux pour une durée limitée.

Certains se réjouirent de voir ainsi « l’unité nationale » rétablie. Mais celle-ci ne tarda pas à se fissurer de toutes parts. Pas question, en effet, pour les partis d’opposition, que le MR profite de la pandémie pour s’octroyer une sorte de rente de situation.

C’est alors que les présidents du PS et du SP.A entrèrent en piste en proposant la mise sur pied d’une tripartite classique.

« Famille » socialiste, « famille » libérale ?

L’argument selon lequel ils agissaient au nom de la plus grande famille politique du pays prête toutefois à sourire, lorsqu’on se souvient de la manière dont le président du SP.A, John Crombez, avait accueilli le modèle social proposé par son homologue francophone, Elio Di Rupo, en 2016 : « La société que je désire est très différente de celle d’Elio Di Rupo ». Et l’organe d’information 7/7 de titrer : « Entre le PS et le SP.A, c’est la rupture idéologique totale ».

Au niveau du MR, le président Georges-Louis Bouchez ne cesse d’affirmer sa fibre belgicaine, allant jusqu’à souligner également l’unité de la famille libérale.

Ici aussi, il est permis de s’interroger. N’est-ce pas l’ancien président des libéraux flamands, Karel De Gucht, qui avait déclaré en 2002 : « La Belgique est condamnée à disparaître à terme, à s’évaporer et, en attendant n’apporte plus aucune valeur ajoutée à la Flandre » ?On se souvient aussi du cahier de revendications institutionnelles présenté en 2003 par le ministre-président flamand Patrick Dewael et visant à scinder quasi tout l’éventail des compétences restées fédérales, dont les soins de santé…

Aujourd’hui, l’Open VLD se prononce clairement en faveur de la refédéralisation de ce secteur, dans un souci de gestion plus efficace. Une refédéralisation qui constituait également l’une des trois conditions posées par le duo Magnette-Rousseau pour constituer un gouvernement de plein exercice.

Mais le CD&V a réaffirmé avec clarté qu’il n’était pas question pour lui de remettre la pâte de dentifrice dans le tube. Une position également partagée par la N-VA et le Vlaams Belang. Bref, il ne se trouvera jamais en Flandre une majorité pour revenir en arrière.

De la Nation flamande à l’Etat flamand

L’imbroglio belge est donc total et des élections anticipées apparaissent inévitables, comme vient d’ailleurs de le reconnaître l’ex-informateur royal Rudy Demotte.

Mais il faut être lucide. Avec un Vlaams Belang qui montera sur la première marche du podium flamand, ces élections ne feront qu’accentuer le caractère ingouvernable du pays.

Et si l’on arrêtait les frais, en actant, une fois pour toutes, le divorce belge et en se mettant à table pour en discuter les modalités pratiques ?

Dans son livre La Belgique est morte, vive la Belgique ! (Fayard, 2009), José-Alain Fralon, l’ancien correspondant du journal Le Monde à Bruxelles, s’était permis de donner au roi le conseil suivant : « Et si (…) vous la jouiez plus finement ? En admettant, comme nous le ferons tous tôt ou tard, que rien ne pourra arrêter la marche de la Flandre vers son indépendance, et en accompagnant celle-ci au lieu de tenter en pure perte de la stopper ? »

Un conseil de bon sens. Car, qu’on le veuille ou non, la Flandre est devenue une Nation et la vocation naturelle, logique, d’une Nation est de devenir un Etat.

Le Vlaams Belang triomphe

Par VALMY

Une Flandre qui penche encore plus à droite.
Ce sont les principaux enseignements du sondage IPSOS pour Le Soir, RTL-TVI, VTM.
De sondage en sondage, la même tendance se confirme : l’extrême-droite est de loin la première force politique de Flandre. Crédité de 27,7% des intentions de vote, le Vlaams Belang gagnerait 9% par rapport aux élections de mai dernier.
Cette progression se fait principalement au détriment de la N-VA, 20% (-5,5%) et des autres partis traditionnels : SP.A 12,5% (+ 1,7%), CD&V 11,8% (- 2,4%), Open VLD 10 (-3,5%), Groen 9,4% (+0,6 / 9,8%) et PVDA 7,3% (+ 1,7%).

Les médias « belges » francophones manipulent la réflexion de leurs lecteurs en pointant « l’extrême droite », sans spécifier qu’il s’agit d’une situation politique en Flandre : UN AUTRE PAYS ! Il s’agit donc d’une minable loufoquerie.
Espèrent-ils pousser les Wallons à voter encore plus pour la gauche ou l’extrême-gauche ?

Si oui, merci d’avance, pour le Retour à la France !

Toute victoire de la gauche en Wallonie alimente le réflexe inverse en Flandre au bénéfice de la mouvance INDEPENDANTISTE !
Mouvance de droite et d’extrême droite dont la brutalité ne s’exercera pas en Flandre mais vis-à-vis de la Wallonie par le sabordage de « leur petite Belgique ». Eindelijk !
Le plus important dans ce sondage est de constater que si on revotait demain, Vlaams Belang (26) et N-VA (20) représenteraient, ensemble, une majorité de députés dans le groupe linguistique néerlandophone (46 élus sur 89).
Avec de tels résultats, certains partis réfléchiront sans doute à deux fois avant de provoquer des élections mais d’autres agiront en sens contraire, d’autant que leurs campagnes électorales promettront à la Flandre DES JOURS DE GLOIRE ET DE REVANCHE !

La Wallonie agit

Par VALMY

Ne pensez-vous pas que les atermoiements, les approximations et les cafouillages managériaux des ministres fédéraux « belges » (open vld) Maggie De Block et Philippe De Backer ne laisseront pas des traces bien visibles entre Flandre et Wallonie ?

Même entre partis flamands d’ailleurs !

Miracle, pour une fois, la Région wallonne, grâce à Monsieur Borsus, se distancie de la Belgique et veut recréer une capacité de production de masques médicaux de protection sur son territoire mais aussi du gel hydroalcoolique ou une autre solution désinfectante.

Un appel urgent a été lancé en Wallonie, par BioWin, le pôle de compétitivité des biotechs et technologies médicales. Et une entreprise sise à Fleurus se déclare prête à agir.

Cette option énerve déjà l’économiste « belge » Étienne de Callataÿ qui n’imagine pas que la Wallonie puisse fabriquer chez elle ce dont elle aurait besoin quand la Flandre agirait de même ?

Mon Dieu où irions-nous si les Flamands ne pouvaient plus écouler leurs marchandises en Wallonie ? Saleté de Coronavirus …

Urgence démocratique !

Par Paul Mélot

Dans trois mois, le « pays » aura battu son record de 2009 de jours sans gouvernement majoritaire (541) puisqu’il « vit » avec un gouvernement en affaires courantes qui ne représente que 25% des Belges… (MR : 14  sièges et 7.6% de l’électorat , CD&V : 12 sièges et 8.9%, Open VLD : 12 sièges et 8.5%)

Un an et 82 jours de gouvernement en affaires courantes, une minorité de 38 députés sur 150 « dirige » donc le pays depuis 448 jours…

Dans cette minorité, si nous regardons les francophones, ils ne représentent que 9.3% au parlement fédéral, puisque seul le MR compose cette minorité en Belgique, en Wallonie et à Bruxelles ! (14 sièges sur les 60 sièges wallons et bruxellois, 14 sièges face à 90 sièges flamands, 14 sièges sur un ensemble belge de 150).

Dire que certains estiment qu’il ne faut pas voter à nouveau ! C’est nous (me) prendre pour des crétins !

Il y a bel et bien urgence démocratique, on ne peut pas continuer ainsi. Le rwa joue un jeu plus que dangereux avec la démocratie et les Wallons doivent en être conscients.

Mieux encore : s’il est bien exact qu’un gouvernement fédéral ne s’arrête pas à comptabiliser le fait de savoir s’il existe une majorité dans chaque rôle linguistique, contrairement à ce qu’avance la N-VA, il reste cependant que sur l’aspect purement démocratique, la N-VA a parfaitement raison (et le CD&V itou !) de continuer à affirmer qu’il faut un gouvernement disposant de la majorité en Flandre. La pertinence de cet argument s’arrêterait-elle aux frontières de la Wallonie et accepterait-on donc que 9.3% des francophones continuent de « diriger » le « pays » au nom des 36% des Wallons ?

Aux URNES, en urgence !

Soyons plutôt nous-mêmes

Par VALMY

Pour Monsieur Geens, CD&V, les peuples n’existeraient que comme cobayes. La Belgique ne serait qu’une « expérience de laboratoire » pleine de richesse à l’instar du « nouvel empire européen ».

Le vice-Premier Koen Geens a tenu ce dimanche 12 janvier 2020 à Louvain un discours fédéraliste, mettant en garde contre les dangers des séparatismes qui menacent la Belgique et l’Europe.

« Lorsque la Belgique a été fondée, beaucoup pensaient que nous ne tiendrions pas plus de dix ans. Elle a pourtant grandi jusqu’à devenir l’une des expériences les plus intéressantes qui soient (ndlr : Ben tiens !). Faisons en sorte que cela continue, avec Bruxelles au centre. Cela ne nous a jamais fait de mal », a déclaré Koen Geens à l’occasion des vœux de Nouvel an du CD & V louvaniste.

Évoquant les négociations fédérales, il a reconnu que ce n’était « pas toujours simple », et que les prochains mois « ne seront pas faciles non plus ». Mais des régions comme l’Écosse, la Catalogne, le Pays basque, la Bretagne, où vivent des sentiments séparatistes forts, feraient mieux de rester membres à part entière de leur pays au sein de l’Union européenne. (Ndlr : le Pays basque et la Bretagne s’unirent à la France par des liens autres que ceux qui lièrent par la force des armées l’Irlande, l’Ecosse à l’Angleterre ainsi que les provinces flamandes et wallonnes à l’Empire germano-hispano-autrichien)

Conclusion : Donc, pour Monsieur Geens, les peuples « emprisonnés » doivent subir leurs peines injustes pour la survie de royaumes et d’empires colonisateurs en voie de disparition et pour la gloire d’une construction européenne niant l’existence et les particularités des peuples composant son espace.

Avec le CD&V, voilà bien le vrai visage de la vieille Flandre catholique toujours empreinte du passé habsbourgeois. La jeune Flandre ferait mieux de s’inspirer de Guillaume le Taciturne et de rejoindre les Pays-Bas même dans une construction fédérale ou confédérale.

Pourquoi pas nous ?

Par Valmy

La presse et tous les médias nous inondent du trentième anniversaire de la Chute du Mur de Berlin.

En bonne Germaine égocentriste, Angela Merkel exhorte l’Europe à défendre « la liberté » et « la démocratie ».  « Les valeurs qui fondent l’Europe (…) doivent toujours être défendues. A l’avenir, il faut s’engager pour la démocratie, la liberté, les droits de l’Homme et la tolérance ».

« Le Mur de Berlin appartient à l’Histoire et nous enseigne qu’aucun mur qui exclut les gens et restreint la liberté n’est assez haut ou long qu’il ne puisse être franchi ». « Cela vaut pour nous tous, à l’Est comme à l’Ouest », a-t-elle jugé.

Navré mais les « Murs » ne s’élèvent pas seulement en béton. Ils peuvent aussi ressembler à des frontières administratives et étatiques imposées à d’innocentes populations par la loi des plus forts, pour des intérêts égoïstes et, parfois, de court terme.

On croit souvent que le partage, après la Seconde Guerre mondiale, de l’Europe en deux zones d’influence, l’une anglo-saxonne (tiens, tiens) , l’autre soviétique, s’est fait à la Conférence de Yalta de février 1945. En réalité, ce sommet en Crimée entre Staline, Roosevelt et Churchill – où de Gaulle ne parvint pas à se faire inviter – n’a fait qu’entériner un partage déjà ébauché par Churchill et Staline le 9 octobre 1944, à Moscou.

Ainsi, depuis le dix-neuvième siècle, la Grande-Bretagne se trouve toujours à l’œuvre derrière des plans de partage et d’affaiblissement de l’Europe continentale.

Les Wallons, ces Français septentrionaux, et les Flamands, ces néerlandais méridionaux, en savent quelque chose depuis bientôt deux cents années. Afin de ne pas l’oublier, bien avant les Britanniques, les Autrichiens et les Espagnols ne laissèrent pas d’autre choix aux Wallons, aux Flandriens et aux Brabançons que de loger dans un « enclos » pompeusement dénommé « Pays-Bas habsbourgeois ».

Si l’Europe, que l’on nous vante malgré les déboires engendrés par sa gestion politique chaotique, défend réellement la LIBERTE, alors la France et les Pays-Bas se doivent de déposer leur dossier de réunification sur les bureaux de Madame Von Der Leyen et de Monsieur Charles Michel.

Lorsque l’on observe la déliquescence du Royaume de Belgique et la confrontation, naturelle et logique, entre le Nord et le Sud, il n’y a aucune raison, au 21e siècle, d’empêcher la réunification des Pays-Bas à l’image de l’Union d’Utrecht d’avant 1585.

Et il n’existe aucune raison de ne pas restituer à la France ses départements wallons dont, avant tout, l’ancien Pays de Liège qui vota librement son union à la République Française en 1793 !

Ces deux réunifications réenchanteraient l’Europe, une Europe enfin composée de nations, et lui redonneraient une autre image bien plus positive que l’actuelle !

Une Wallonie sans tête

Par Claude Roland

Regardons autour de nous la réalité actuelle.

Les médias « francophones » sont majoritairement bruxellois, certains même proches des médias flamands, et diffusent l’identité bruxelloise, belgicaine au mépris de l’identité wallonne qu’ils noient dans l’identité vide de « francophones ». En clair, la population wallonne est manipulée par ces médias bruseleer : RTBrux, RTL, Le Soir, La Libre, la DH et même les médias wallons dépendant de leur grand frère bruseleer (Sud-Presse/Le Soir et l’Avenir/La Libre) dans le but de nous unir à Bruxelles, comme francophones (exit l’identité wallonne) dont la capitale est Bxl et la Wallonie, une simple extension au sud de Bruxelles.

Et dès qu’un politique wallon ose déclarer son régionalisme et ose mettre en doute l’utilité du brol wallo-brux, il est vilipendé sur la place médiatique comme le méchant qui veut couper les subsides des pauvres bruseleer.

Et ça marche ! Les Wallons perdent leur identité, se disent francophones, se solidarisent de Bruxelles et deviennent belgicains.

Tabou sur la Wallonie qui s’endette pour soutenir Bruxelles, son enseignement et ses institutions. Tabou sur les CPAS bruseleer qui, débordés, au bord de la faillite, poussent leurs allocataires majoritairement migrants à s’installer en Wallonie.

Quant à la Flandre, elle a trouvé mieux qu’une séparation pure et simple qui laisserait la Wallonie et ses territoires qu’elle (la Flandre) et les Pays-Bas convoitent, lui échapper.

Elle prend son indépendance, tout en gardant la main sur la Wallonie, via l’état belge qui est sous son contrôle. C’est une forme de kolonisation.

En même temps, la Flandre construit son union avec les Pays-Bas. Union dans laquelle nous sommes de facto, intégrés, sans notre avis, sans même en parler, puisqu’en fait c’est l’union de 2 pays (Flandre & Hollande) dans laquelle la Wallonie n’a que peu à dire.

Comment peut-on être belge ?

Par Valmy

Comment peut-on être wallon ?

Chers lecteurs ne vous alarmez pas. La provocation dénigrante de Monsieur Nicolas De Decker, journaliste au VIF (Roularta media Group) ne mérite qu’un vibrant « RASTRINS VALET » !

Le sieur De Decker parodie les Lettres persanes de Montesquieu afin de nous décrier. Sa plume belgicaine au service d’une agence flamande ne peut nous surprendre. Il sert, croit-il, un bon Maître (Meester : bij wie men in dienst is); il faut bien vivre (hélas).

D’accord, parodions donc Montesquieu.

D’entrée de jeu, cher Rica (je préfère Rica à Usbek), comme nous le chantons, « Nous sommes fiers d’être Wallons » et nous le confirmons par la Marseillaise car nous n’oublions pas les noms de nos héros inscrits sur l’Arc de Triomphe à Paris : les généraux de la République et de l’Empire : Lahure, Jardon et Dumonceau.

Afin de te convaincre, cher Rica, de ton erreur provocatrice, je m’en vais te dessiller les yeux avec l’aide d’un homme honnête et amoureux de la Belgique : Monsieur Francis Delpérée.

En 2011, Monsieur Delpérée développe dans la revue n°136 de Pouvoirs (Seuil) une analyse inattendue de sa part, un écrit existentiel, dont je te conseille la lecture :

« La Belgique existe-t-elle ? » Accroche-toi Rica, cela décoiffe !

LA BELGIQUE A-T-ELLE JAMAIS EXISTÉ ?

« L’Etat belge n’est pas né de l’alliance de deux peuples. Il ne procède pas du contrat de vie commune qu’ils auraient scellé à cette occasion. »

Valmy te le confirme, adieu le mirage ; au 19e siècle, l’Angleterre (celle du Brexit actuel) a créé de toutes pièces le Royaume de Belgique, pour mille ans, face à la France, au détriment des Néerlandais méridionaux (les Flamands) et des Français septentrionaux (les Wallons). Hélas pour toi, Rica, tu vivras l’« Ondergang » de cette « colonie pénitentiaire » que deux peuples, étrangers l’un à l’autre, ne méritaient pas.

LA BELGIQUE EXISTE-T-ELLE ENCORE ?

Rappelle-toi, Rica, Gaston Eyskens : « L’Etat unitaire est dépassé par les faits ». Les faits, comme c’est têtu, la cruelle réalité que Jules Destrée décrivit en 1912 : « Sire, il n’y a pas de Belges mais des Flamands et des Wallons ». Mais il fallut le séisme du remplacement de la vieille U.C.L. par la fringante K.U.L. pour que disparaissent les familles politiques unitaires issues de la bourgeoisie « francophone » de 1830, toutes remplacées par des partis régionalistes.

Aujourd’hui, en 2019, la Flandre, que tu sers au Vif, prend le large, toute seule, comme une grande fille assurée de sa force et de sa maturité. Certes, la NVA, suivie par tous les autres partis, patiente à prononcer le mot magique et terrible « INDEPENDANCE » et le remplace par un synonyme tout aussi brutal, « IDENTITE ». Rica, certaines personnes détiennent parfois deux passeports mais elles ne possèdent qu’une identité et une seule !

Rica, la Nation de tes employeurs largue les amarres sans plus se soucier ni de l’opinion ni de l’avenir des Wallons. Elle embarque, de fait, Brussel, sa vassale, dans ses cales. Crois-moi, Rica, les Bruxellois s’expriment encore en français mais la flamandisation des esprits pousse leurs enfants dans les bras du G.O. (Gemeenschap Onderwijs).

Si l’Histoire apprit aux Néerlandais qu’ils n’avaient aucun intérêt à laisser monter la frontière française jusqu’à Brussel, par la grâce des traités européens, ils ne craignent plus la République à Waterloo aux abords de la millénaire frontière linguistique.

Plus loin, cher Rica, comme Jésus portant la croix, Monsieur Delpérée poursuit sa passion : « La Belgique renonce au développement d’une culture juridique et politique commune ; elle s’inscrit résolument dans une logique de partage des compétences et de souveraineté (Rica as-tu bien lu ?) ; la Belgique renonce au mythe puis à la réalité de la Nation unifiée ».

LA BELGIQUE EXISTERA-T- ELLE DEMAIN ?

Dans le n°54 de la revue Pouvoirs (Seuil) en 1991 (!), Monsieur Delpérée écrivait déjà, prémonitoire, « à l’instar des civilisations de Valéry, les société politiques étaient mortelles. La Belgique n’a pas toujours existé ni comme Etat ni comme Nation. Qui serait assez fou ou assez fort pour lui garantir la pérennité sous une forme ou sous une autre ? »

Pour terminer Rica, la Flandre prône le « confédéralisme » ce qui signifie de facto la mort de la Belgique et la coopération (sic) entre les Etats héritiers. Fumisterie ! A l’échelle lilliputienne, le confédéralisme à la Belge rappelle la succession de Charlemagne suivie du traité de Verdun puis du Traité de Meersen.

Rica, tu peux entonner « Plus près de toi, mon Dieu » car il n’existe pas de Plan B.

Le casus belli de la FGTB

Par Valmy

A l’attention des Wallons de la FGTB :

Marc 8,18 : Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n’entendez-vous pas ? Et n’avez-vous point de mémoire ?

Robert Vertenueil (FGTB) : « Le trou de la Sécu sera de 1,5 milliard en 2019 ». « On est assez inquiet« , un sentiment qui est renforcé par des perspectives alarmistes pour les prochaines années. « Quatre milliards en 2021, 6,3 milliards en 2024 » (le 26 septembre 2019, le Soir et la RTBF).

La Sécurité sociale n’a plus assez de recettes pour fonctionner.

Et cela alors que le gouvernement a décidé sous la législature écoulée de ne plus compenser le déséquilibre de la Sécu dès l’année prochaine. « Or sans cette dotation, nous constatons que la Sécurité sociale n’a plus assez de recettes pour fonctionner », souligne Robert Vertenueil qui envoie un message préventif aux partis politiques : « Si vous formez un gouvernement en ne prévoyant pas de solution structurelle pour le financement de la Sécu, ce sera pour nous un casus belli ».

NDLR : « Un casus belli » de la FGTB wallonne, voilà ce qu’attendent les partis politiques flamands et particulièrement la NVA et le Belang.

Depuis le décès d’André Renard, les Wallons de la FGTB feignent d’ignorer la volonté de la Flandre de scinder la SECU ! Ils refusent de voir que le sous-financement de la SECU par la réduction des charges au profit du patronat, majoritairement de Flandre, relève d’un travail de sape préalable à la scission. Bien évidemment, ce sera uniquement de la faute des Flamands !