Soyons plutôt nous-mêmes

Par VALMY

Pour Monsieur Geens, CD&V, les peuples n’existeraient que comme cobayes. La Belgique ne serait qu’une « expérience de laboratoire » pleine de richesse à l’instar du « nouvel empire européen ».

Le vice-Premier Koen Geens a tenu ce dimanche 12 janvier 2020 à Louvain un discours fédéraliste, mettant en garde contre les dangers des séparatismes qui menacent la Belgique et l’Europe.

« Lorsque la Belgique a été fondée, beaucoup pensaient que nous ne tiendrions pas plus de dix ans. Elle a pourtant grandi jusqu’à devenir l’une des expériences les plus intéressantes qui soient (ndlr : Ben tiens !). Faisons en sorte que cela continue, avec Bruxelles au centre. Cela ne nous a jamais fait de mal », a déclaré Koen Geens à l’occasion des vœux de Nouvel an du CD & V louvaniste.

Évoquant les négociations fédérales, il a reconnu que ce n’était « pas toujours simple », et que les prochains mois « ne seront pas faciles non plus ». Mais des régions comme l’Écosse, la Catalogne, le Pays basque, la Bretagne, où vivent des sentiments séparatistes forts, feraient mieux de rester membres à part entière de leur pays au sein de l’Union européenne. (Ndlr : le Pays basque et la Bretagne s’unirent à la France par des liens autres que ceux qui lièrent par la force des armées l’Irlande, l’Ecosse à l’Angleterre ainsi que les provinces flamandes et wallonnes à l’Empire germano-hispano-autrichien)

Conclusion : Donc, pour Monsieur Geens, les peuples « emprisonnés » doivent subir leurs peines injustes pour la survie de royaumes et d’empires colonisateurs en voie de disparition et pour la gloire d’une construction européenne niant l’existence et les particularités des peuples composant son espace.

Avec le CD&V, voilà bien le vrai visage de la vieille Flandre catholique toujours empreinte du passé habsbourgeois. La jeune Flandre ferait mieux de s’inspirer de Guillaume le Taciturne et de rejoindre les Pays-Bas même dans une construction fédérale ou confédérale.

5 réflexions sur « Soyons plutôt nous-mêmes »

  1. « Le nationalisme wallon, c’est le monstre du Loch Ness »
    16/01/20 Celine Bouckaert Le Vif

    La semaine dernière, l’Enquête sociale européenne révélait que les Wallons ne sont pas moins racistes que les Flamands, une réalité qui politiquement ne se traduit pas du tout de la même manière dans le nord et le sud du pays. Explications avec le professeur en sociologie Marco Martiniello (Université de Liège).

    (…) « la différence fondamentale, c’est qu’il n’y a pas de traduction politique de ces attitudes et de ces sentiments en Wallonie ». Alors qu’en Flandre, les deux plus grands partis, la N-VA (24,8% aux élections régionales du 26 mai dernier) et le Vlaams Belang (18,5%) ont effectivement un profil nettement identitaire (…) en Wallonie, les partis de cette mouvance sont loin d’atteindre le seuil électoral.
    (…)(…) Marco Martiniello avance trois éléments de réponse à cette réalité différente au nord et au sud du pays.

    Nationalisme wallon

    Pour le sociologue, la première raison est historique. « Il n’y a pas de nationalisme politique wallon qui soit le pendant du nationalisme flamand. En Flandre, celui-ci est fort (…). De plus, en Belgique francophone (sic) , il n’y a pas l’idée du nation building. En Flandre, les deux partis principaux, le Vlaams Belang et la N-VA, s’ancrent dans une histoire flamande et notamment dans la lutte contre la domination francophone (sic) dans la Belgique de l’époque .
    Le nationalisme wallon, c’est le monstre du Loch Ness: il n’y a pas de nationalisme fort en Wallonie », explique-t-il.

    Cadrage associatif

    Ensuite, il y a le rôle du cadrage associatif en Wallonie qui canalise un peu les attitudes et les sentiments racistes, et qui est moins présent en Flandre.(…) (ndlr: comme dans toutes les républiques socialistes réputées)

    Leader charismatique

    Et puis il y a l’absence de personnalités charismatiques (…) »L’extrême droite en Wallonie a eu quelques succès locaux, mais (…) Il n’y a pas de leader charismatique en Wallonie qui puisse faire une traduction politique de ces sentiments ».

    Faut-il pour autant en conclure que la Wallonie ne se calquera jamais sur la Flandre? (…)

    NDLR : l’unique intérêt de cet article porte tout naturellement sur le nationalisme wallon. Pour le reste il s’agit de jeter l’opprobre du racisme sur les Wallons afin de les replacer au côté des Flamands dans un cadre belge. L’astuce…

    Monsieur Marco Martiniello redécouvre l’eau chaude du nationalisme wallon inexistant afin de discutailler du racisme. Cet horrible substantif qui blesse les bonnes âmes de la gauche idéologique qui chante sans en comprendre le sens caché « que l’international sera le genre humain » !
    « De plus, en Belgique francophone, il n’y a pas l’idée du « nation building » (sic). »
    Merci professeur, tout Wallon éclairé n’ignore pas que la Flandre actuelle appartient à la nation néerlandaise et les provinces wallonnes appartiennent à la nation française.

    Comme en Irlande, entre Belfast et Dublin, la difficulté pour les Flamands de se projeter dans le futur comme Néerlandais méridionaux relève, malgré la laïcisation de la société, d’un réflexe religieux catholique imprimé dans leur inconscient depuis « l’horrible déchirure » au 16e siècle. Mais cela évolue, il suffit de s’intéresser aux liens économiques, financiers et humains qui se retissent entre Flandre et Pays-Bas.

    Quant à la Wallonie, engluée dans la mélasse belge par la volonté de ses dirigeants, il lui est impossible de créer un parti du genre « Front national » ou « Rassemblement national ».
    Quelle nation ? La Belge ? Elle n’exista jamais puisque 1830 releva d’une duperie britannique. Ridicule !

    La Française, oui bien évidemment, mais aucun parti politique « démocratique » ne veut renier le royaume de Belgique, du moins pour l’instant.

    Ah ! si un « leader charismatique » se levait mais Il n’y en a pas actuellement en Wallonie qui puisse faire une traduction politique de sentiments nationalistes anti-Belgique et pro-français.

    Même Léon Degrelle ne peut servir d’exemple puisqu’il œuvra pour son compte personnel en « surfant » sur les scandales financiers des années trente. De plus, il se rêvait bourguignon donc anti-français.

    Tout sentiment nationaliste en Wallonie ne peut être que FRANÇAIS !
    Pour s’en rappeler et s’en convaincre, il faut relire les écrits de nos prédécesseurs de l’entre-deux-guerres. Rien de plus facile, l’Institut Jules Destrée demeure, HEUREUSEMENT, le gardien de notre mémoire collective wallonne et française.

    Monsieur Marco Martiniello a insidieusement détourné la question oiseuse du nationalisme en Wallonie pour mieux traiter de la présence ou non du racisme chez les wallons. Monsieur le professeur joue la confusion pour discréditer une population parce que sa Belgique « fout le camp ».

    Sans vouloir discutailler sur le racisme, cette caractéristique existe à travers le globe depuis l’apparition du genre humain et lui est propre.
    Il se peut qu’il s’agisse d’une défense instinctive similaire aux globules blancs dans le sang. Le racisme correspondrait alors aux cellules du système immunitaire qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les infections et les cancers.
    Cela peut l’expliquer sans toutefois le dédouaner.

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  2. Je lis toujours avec intérèt les interventions de Valmy. Toutefois son
    analyse me parait reductrice, En effet il considère comme acquises
    les revendications flamingantes. Par contre l’on oublie que tòt
    ou tard la Belgie devra ratifier la convention cadre sur la protection
    des minorités ce qui impliquera la protection des francophones de
    Flandre et l’ouverture d’écoles francaises en Flandre. A Didier
    Reynders de faire son boulot

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  3. Un jour viendra où la Flandre prendra son indépendance, et c’est pas des partis belgicains et contre la souveraineté des peuples qui pourront s’y opposer.
    En attendant, qu’un seul mot d’ordre: Vive la Wallonie Française!

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  4. Pour Messieurs Di Rupo et Magnette, « les nationalistes flamands n’inspirent toujours pas confiance aux socialistes francophones » (sic) . “La stratégie de la N-VA, c’est le pourrissement (…).Elle essaie de démontrer que le niveau fédéral du pays n’est plus gérable”.(…)
    “Le CD&V, dont on parle peu, a aussi un rôle à jouer: soutient-il l’unité du pays ou la rupture du pays?” a demandé le ministre-président Di Rupo.
    Quant au président du PS, Paul Magnette, il n’a pas exclu la piste d’un gouvernement provisoire si le blocage fédéral devait persister. Nous voilà revenu en 1830 ! Heureusement que la bourgeoise fransquillonne n’existe plus !
    De nombreux congrès wallons se tinrent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle mais celui de 1912 n’exigea-t-il pas la « séparation administrative », grâce au concours d’un très grand nombre de parlementaires socialistes et libéraux ?
    Sans nier l’importance de tous les congrès wallons, celui de 1945 confirma par un vote majoritaire la réunion à la France.
    Mais il finit par choisir, sous la pression du socialiste Fernand Dehousse, l’autonomie dans un cadre fédéral (sic) ou même confédéral (sic).
    Par contre, Il ne faut surtout pas éluder l’allocution finale de Charles Plisnier qui appuya la thèse rattachiste en estimant que l’option pour le fédéralisme était le dernier essai d’entente dans le cadre belge qui, s’il ne réussissait pas, imposerait d’« appeler la France au secours ».
    Aujourd’hui, il est admis que le congrès de 1945 était représentatif de l’opinion en Wallonie et donc, au vu de la situation calamiteuse, il s’impose d’« appeler la France au secours ».

    Alors, qu’en est-il de la mémoire wallonne au parlement de Namur ?
    Les socialistes « francophones » n’hésitent pas à invectiver les partis politiques de Flandre mais qui exigea la séparation administrative euphémisme, à l’ époque, de séparatisme ?

    Le refus des Wallons en 1917 d’appliquer la séparation administrative à la demande allemande et puis leur volte-face « patriotique » après 1918 blessèrent et ulcérèrent la Flandre d’autant que les membres du « Conseil de Flandre » furent envoyés en prison ou condamnés à mort pour trahison.

    Messieurs les parlementaires wallons, les arrières-petits fils des ministres du Conseil de Flandre vous font payer l’addition !

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  5. SOYONS NOUS-MEMES SOYONS WALLONS ET REDEVENONS FRANCAIS !

    Cet article découvert dans Daardaar montre bien l’évolution OBLIGEE de la réalité bruxelloise.
    Comme l’écrivait déjà Destrée, nous n’avons rien de commun avec Bruxelles et, de grâce, laissons la vivre au sein de la réalité flamande.

    Platement écrit: Eux c’est eux et Nous c’est nous !

    Une offre culturelle bilingue à Ixelles: un choix rationnel.
    (Daardaar 28 janvier 2020)

    Les deux échevins ont soutenu le match d’impro bilingue organisé par DaarDaar le 11 juillet 2019 à Ixelles.

    Auteur :BRUZZ Traducteur: Herve Voglaire Sanchez

    À Ixelles, les services culturels néerlandophone et francophone travaillent depuis peu main dans la main. « Une première à Bruxelles », selon Els Gossé (Groen), échevine de la culture néerlandophone qui partage avec son homologue francophone, Ken Ndiaye (Ecolo), l’ambition de proposer, à terme, une offre culturelle complètement bilingue au sein de la commune.
    Dans cette optique, la commune a décidé de se fondre en un seul et même ensemble afin de travailler à une offre culturelle commune. Selon Els Gossé, la commune d’Ixelles fait office de pionnière à Bruxelles. La collaboration permet de proposer une vie culturelle « plus adaptée à tous les habitants d’Ixelles, néerlandophones et francophones confondus, au bénéfice de toute la communauté », ajoute l’échevine.

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