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Les Wallons électrisés par les Bretons et la France

Voici une initiative à laquelle notre mouvement ne peut qu’applaudir et qui rentre très bien dans le projet de l’AWF. Retenons que dans cette France encore considérée comme affreusement jacobine, rien de plus solide que les clichés, les Bretons ont eu le choix de tourner le dos au nucléaire. Retenons aussi qu’un véritable état dont le pouvoir est bien réel a instauré non un black-out par zones, ah ce fameux sous régionalisme wallon, mais un délestage qui est le même (20 %) pour l’ensemble des Régions qui forment la Nation française. Bel exemple du projet d’intégration-autonomie de la Wallonie à la France que nous prônons. Citoyens français, nous bénéficions de la solidarité nationale et sommes placés devant le même effort à fournir (le délestage de 20 %). Autonomistes wallons, nous avons la possibilité de choisir notre mode de production électrique en fonction des critères, notamment géologiques, propres à notre Région.

Mais, que diable, qu’attendent nos responsables politiques pour étudier le projet d’intégration-autonomie de la Wallonie à la République française dont la plupart ne connaissent rien ?

Paul D.

Lu sur le site de l' »Avenir »

électricitéQuatre députés wallons reviennent d’une mission en France sur les risques de pénurie d’énergie. Ils en reviennent… survoltés.

On se dit que, tant qu’à refaire des missions parlementaires en Wallonie, on aurait pu convenir d’une thématique moins décalée: «les risques de pénurie d’électricité», alors que la menace d’un black-out s’amenuise au fil de l’hiver…

Jean-Luc Crucke n’est pas d’accord. C’est lui, le président de la commission Énergie, qui emmenait les trois autres commissaires, partis lundi, revenus vendredi. Depuis, le député wallon MR ne tarit pas d’éloges sur les Bretons.

Jean-Luc Crucke, vous avez appris des choses utiles pour les Wallons, en Bretagne et dans le Sud de la France?

C’était passionnant ! En Bretagne, on a constaté une cohésion politique et une mobilisation citoyenne… Incroyable ! L’énergie n’est pas dans les compétences des régions, en France. Mais les Bretons sont… des Bretons. Et ils sont unanimes. Droite, gauche, centre, écologistes forcément : ils ont dit «pas de nucléaire chez nous!» Et ils veulent développer des ressources alternatives. Mais ils ont pris aussi l’engagement de maîtriser la demande d’électricité.

Concrètement?

Ils ont un programme appelé ÉcoW’acteur. Quand un éventuel pic de consommation est en vue, l’alerte est donnée. À partie de là, un réseau de citoyens (près de 100 000 personnes) réagit en même temps.

Comment?

Tous ensemble, ils baissent leur consommation électrique par divers gestes: reporter une machine à plus tard, etc. Ils se sont engagés à ça. Et ça réduit la demande aux moments cruciaux. J’en ai même parlé à des gens dans la rue. Ils savent, ils sont engagés. Le fait que tout le monde s’implique, cette mentalité, l’engagement unanime de tous les élus, c’est ce qui m’a le plus impressionné! C’est cette mobilisation qui fait la différence avec le Sud, en région Paca (Provence, Alpes, Côte d’Azur).

Les gens n’y sont pas mobilisés?

L’initiative EcoW’acteur vient du Sud, en fait. Mais le Sud n’est pas mobilisé. Ce qui se décide à Nice ne va pas s’étendre à toute la région. Par contre, ils y construisent une éolienne flottante, parce que leurs fonds marins sont très bas.

Mais y avait-il encore une raison pour aller voir en France ce qui pouvait nous aider face au black-out? Le danger n’est pas aussi aigu qu’on le disait…

Il n’y a pas que le black-out. Il y a le plan de délestage. Chez eux, on ne déleste pas par zones comme chez nous. On préfère réduire la production de 20% pour tout le monde par exemple. Ça facilite plein de choses. Ne prenons que l’exemple de la circulation des trains… Et puis, il y a la maîtrise qu’on peut avoir sur la demande d’électricité. Il y a la prise de conscience. L’énergie, ça a un coût! ça reste d’actualité. Et il faut arriver à remplacer tôt ou tard le nucléaire.

Et vous ramenez quoi chez nous?

De l’oxygène, de l’énergie… Et en plus du rapport sur la mission bien sûr, les quatre commissaires vont déposer ensemble (Crucke et Olivier Maroy pour l’opposition MR, Dimitri Fourny pour le cdH, Pierre-Yves Dermagne pour le PS) une proposition de résolution sur ce qu’on a vu et sur la mobilisation citoyenne qu’il faut susciter. Sur ce dossier, nous devons parler le même langage. Ne pas nous diviser. Les missions, ça suscite toujours la critique, je sais. Mais on doit jouer la transparence absolue.

« La France, morte ? Il y a peu de pays où il se passe tant de choses »

Lu sur le site leparisien.fr.

Pour Xavier Niel, le fondateur de Free, la France regorge de Bill Gates en puissance. Il revient sur les raisons de son investissement dans la halle Freyssinet à Paris qui accueillera un millier de start-up.

Xavier NielCe sera la plus grosse pépinière de start-up au monde. Xavier Niel, patron d’Iliad, la maison mère de Free, a lancé hier, en présence de François Hollande, les travaux de rénovation de la halle Freyssinet, dans le XIIIe arrondissement de Paris. (…)

Comment vous est venue l’idée de cet endroit qui accueillera 1 000 start-up ?

XAVIER NIEL. Depuis longtemps je cherchais un endroit à Paris pour créer un gros incubateur (NDLR : une structure d’accompagnement de jeunes sociétés) de start-up. Quand je voyage, je m’aperçois que dans le monde entier, dans les entreprises de nouvelles technologies, vous avez toujours des Français. On les forme bien, ils sont géniaux, font des trucs fantastiques, sont réputés dans le monde entier… La Silicon Valley les fait rêver, mais c’est le pire endroit du monde pour créer son entreprise : la concurrence y est terrible. Il y a des incubateurs en France qui marchent bien, mais il fallait un lieu emblématique. C’est pour cela que nous avons choisi cet ancien bâtiment de la SNCF qui accueillera le plus gros incubateur du monde.

Combien de temps faudra-t-il pour en voir sortir les pépites de demain ?

Ça va très vite ! Regardez Google, qui n’a que 15 ans ! L’application Snapchat (NDLR : elle permet de partager entre téléphones) vaut 10 Mds$ alors qu’elle n’a que 2 ans et demi ! Ici, nous allons faire venir entre 3 000 et 3 500 jeunes. On leur fournira tout ce dont ils ont besoin pour créer, faire vivre et voir grandir leur entreprise : bureau de poste, dépôt des brevets, etc. Ce sera un QG d’inventeurs qui permettra de passer de l’idée au prototype, avec des outils lasers, des imprimantes 3D… Les loyers seront bas et tiendront compte de ceux pratiqués par les autres incubateurs parisiens. Comptabilité, gestion, banques… Tout sera disponible ici ou à proximité. Il y aura aussi des commerces autour de la halle. Nous avons des discussions avec la mairie d’Ivry-sur-Seine pour étendre l’activité de la halle au-delà du périphérique et y rajouter des logements pour les créateurs de ces start-up.

Quid de leur financement ?

Les études montrent que la France est un des pays où le financement marche le mieux. Vous pensez que si demain j’invente un autre Google, j’aurai un problème de financement ? Jamais ! Je suis français et réputé pour être l’investisseur dans les start-up le plus actif au monde. Leur financement est un faux problème.

Malgré la situation économique en France ?

La petite musique qu’on entend c’est : « la France c’est mort, Paris c’est fini… » Mais regardez cette semaine. On a la Fondation Louis Vuiton, l’expo Picasso, la halle Freyssinet… Je connais peu de pays où il se passe tant de choses la même semaine. On dit « la France est en crise ». Ça fait trente ans que j’ai une vie professionnelle, ça fait trente ans que la France est en crise… Mais qu’est-ce que je vois en réalité ? Des gens capables de créer des entreprises de niveau mondial et, quand je vois un énorme succès aux Etats-Unis, il y a toujours un Français derrière.

La France est donc toujours un paradis ?

Je l’ai dit il y a un an. Depuis j’ai des petits camarades qui ne s’en remettent pas. Je le pense toujours. Et ça n’a pas changé, ça s’est même plutôt amélioré entre-temps. La France est un pays où les choses vont plutôt bien, c’est un pays fantastique pour créer sa boîte. Il y a du chômage en France, c’est vrai, mais ce ne sont pas les anciennes économies, les anciennes industries qui vont régler ce problème, c’est notre capacité à créer de nouvelles entreprises. Jusqu’à présent, on ne s’est pas très bien débrouillé. On va s’améliorer. Regardez le CAC 40 : il n’y a qu’une entreprise de moins de 30 ans, Gemalto. Dans les pays dynamiques, c’est plus de 50 %. Il faut qu’on crée ces sociétés de demain. La société civile peut le faire, elle en a les moyens, elle n’a pas d’engagement politique, n’a pas d’élections, travaille sur son argent, et, en général, ce sont souvent des entrepreneurs qui savent donner du temps.

Des élèves de première année de votre école 42 ont déjà été débauchés…

C’est vrai, quelques dizaines. Tant mieux ! Ça veut dire qu’au bout d’un an, ces personnes avaient un niveau que certaines entreprises ont jugé correspondant à celui de diplômés ayant fait trois ou cinq ans d’études supérieures ailleurs. Je ne vois pas plus beau compliment. C’est une école basée sur de bons critères : pas l’argent ou l’éducation, mais sur les capacités. On a 70 000 jeunes qui veulent venir et on en prend mille, sur de bons critères. On a une très belle histoire d’une fille qui touchait le RSA en arrivant il y a un an. Et la deuxième école américaine spécialisée en informatique, Berkeley, a repéré cette fille. Ils lui ont dit « viens, on te paie ta scolarité, on t’obtient ton visa, on fait tout le nécessaire ». Pour elle, c’est une très belle histoire. On en a des dizaines comme ça. On a fait notre boulot : aider les jeunes à trouver un job. En informatique, on ne juge pas le diplôme mais le savoir-faire.

Que pensez-vous de l’image des patrons ?

Les Français aiment leur patron, mais pas le patronat. En France, il y a un capitalisme un peu consanguin. On a fait les mêmes écoles, etc. Cela laisse penser qu’un certain nombre de gens sont exclus. Quand vous prenez des gens sans emplois aux Etats-Unis, ils disent je vais retrouver un job, créer ma société… En France, ils se disent : je suis mauvais, je ne vais pas m’en sortir. L’idée, c’est de faire émerger des jeunes qui réussissent et qui deviennent des exemples. Créer une nouvelle exemplarité qui fasse boule de neige.

Pas facile, disent certains patrons, avec le Code du travail… Faux. Ça coûte moins cher d’embaucher un ingénieur en France qu’aux Etats-Unis, toutes charges incluses, parce que le salaire américain est bien plus élevé. Quand vous licenciez, ça ne coûte pas plus cher qu’aux Etats-Unis. Après, qu’on ait un Code du travail un peu complexe, c’est vrai. Il faut simplifier certaines choses. Il ne s’agit pas de détricoter le droit du travail mais de leur rendre accessible et compréhensible à l’entreprise. (…)

La commission européenne épingle l’ Allemagne

Le Monde.fr avec AFP | 16.08.2014 à 19h12 • Mis à jour le 16.08.2014 à 19h36

Bruxelles estime « indispensable » une hausse des salaires en Allemagne, pour que le pays puisse aider ses voisins européens à la traîne, a expliqué samedi 16 août le commissaire européen chargé de l’emploi, Laszlo Andor.

Lire : « L’Allemagne est toujours le moteur de la zone euro »

« Il serait très important que l’Allemagne multiplie les investissements publics, stimule la demande et réduise ses excédents commerciaux excessifs, qui font du tort à ses voisins européens. Dans cet objectif, un changement de la politique salariale est indispensable, du point de vue de la commission », a expliqué le Hongrois, chargé de l’emploi et des affaires sociales à Bruxelles, dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, à paraître dimanche.

UNE MARGE DE PROGRESSION DE 3 %

« La hausse des salaires est restée en retrait par rapport à l’évolution de la productivité » depuis plus de dix ans en Allemagne, critique le commissaire européen dans les colonnes du journal conservateur. « Ce serait préférable, si les salaires augmentaient parallèlement à la productivité », a-t-il ajouté.

Le débat sur une hausse des salaires a récemment été ravivé en Allemagne. Le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, a notamment estimé que les salaires avaient une marge de progression de 3 % dans un pays où, par endroits « nous sommes quasiment en situation de plein emploi ».

L’Allemagne a appliqué une politique de bas salaires pendant des années, un facteur déterminant pour la compétitivité de ses entreprises. Dans une zone euro toujours en plein marasme économique, l’idée a fait son chemin chez certains Européens selon laquelle un coup de pouce aux salaires allemands profiterait à tous, en corrigeant le différentiel de compétitivité et en stimulant le pouvoir d’achat des foyers du plus grand marché de la zone.

Déflation : mauvais signe pour la croissance, Hollande pousse l’Allemagne à réagir

La déflation est une baisse généralisée des prix et des salaires. Mais ce phénomène n’est pas une bonne nouvelle puisqu’il ralentit la consommation et les investissements. François Hollande appelle l’Allemagne à devenir le moteur de l’économie européenne pour relancer la croissance.

LA LOI SUR LE SALAIRE MINIMUM EN VIGUEUR EN 2015

La France est coutumière d’appels du pied en ce sens, dernièrement encore de la part du président François Hollande. La rhétorique a aussi ses partisans en Allemagne, notamment chez les sociaux-démocrates, à l’origine de la loi sur le salaire minimum, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015.

L’autre Allemagne-France

C’est dit, l’Allemagne est une machine à gagner, dont la puissance et l’organisation écrasent la concurrence. A quelques heures de la finale de la coupe du monde de football, petit retour sur un autre match. Avant de créer la sensation en atomisant le Brésil, la France-AllemagneMannschaft a éliminé l’équipe de France, une fois de plus, mais c’est sur un autre terrain que les performances comparées des deux pays interpellent. Alors que l’Allemagne affiche une santé presque insolente, au vu des difficultés qui accablent de nombreuses économies européennes, il semblerait que tout va mal en France, au point que le couple franco-allemand, sur lequel on a bâti l’Europe du XXIe siècle, tendrait à disparaître au profit de la seule Allemagne.

Il ne s’agit pas ici de nier les problèmes auxquels la France est confrontée mais, les impressions étant souvent trompeuses, il faut mesurer l’écart qu’il peut y avoir entre la perception des choses et la réalité. C’est à cela que nous invite le numéro 1 mondial de l’assurance-crédit, la société Euler Hermes, elle-même très franco-allemande, puisqu’elle est détenue en majorité par le groupe Allianz et cotée à la Bourse de Paris.

L’article suivant a été publié sur le site du Figaro le 3 juillet passé.

France-Allemagne : sur le terrain de l’économie, qui gagne ?

euros… Alors que la Mannschaft part favorite dans le match contre les Bleus, certains ont eu l’idée originale d’opposer les deux pays sur le plan économique. Ces pronostics sont signés Euler-Hermès, l’assureur-crédit qui propose une étude en 11 points… comme les 11 joueurs d’une équipe de foot. Et à en croire l’étude, il n’est pas toujours judicieux de parier sur celui à l’apparence la plus robuste.

Produit Intérieur Brut: l’Allemagne prend la tête

L’Allemagne affiche l’une de ses meilleures performances en moyenne depuis 10 ans en tablant sur 1,7% de croissance en 2014. La France, elle, se retrouve bien loin derrière avec, pour la troisième année consécutive une croissance en dessous des 1% et elle table sur 0,7% pour 2014. Avec de telles chiffres, elle peut déclarer forfait face à l’équipe d’Angela Merkel.

Nombre d’achats de robots industriels: l’Allemagne remporte le match haut la main

Avec 17.500 robots industriels achetés en 2012, l’Allemagne écrase la France qui n’en compte que 2956. Si la Mannschaft suit la même tendance que le plan de transformation industrielle allemand «Industry 4» elle devrait remporter aisément les quarts de finale contre la France qui n’a choisi de cibler que 34 secteurs stratégiques.

Taux d’emploi: avantage Allemagne

Les choix tactiques d’Angela Merkel sont bien plus prolifiques que ceux de François Hollande. Avec 72,8% d’emploi contre 64% pour la France, l’Allemagne a su faire revenir sur le terrain de l’emploi les jeunes et les séniors.

Pression fiscale: l’Allemagne loin devant avec 49% des profits contre 65% en France

L’Allemagne mène une politique pour offrir plus d’agilité à ses entreprises et cela se retrouve dans les chiffres. La France, quant à elle, peine à mettre en place des réformes pour alléger la fiscalité et se retrouve donc loin derrière ses voisins européens.

Nombre d’entreprises exportatrices: l’Allemagne prend le large

On compte en Allemagne plus du double d’entreprises exportatrices qu’en France (environ 300.000 contre 120.000 dans l’Hexagone). Ce chiffre est le fruit d’un esprit d’équipe tourné vers l’export nettement plus encouragé chez nos voisins que dans notre pays.

Taux de fécondité: la France se ressaisit

Si les Bleus jouent un match contre l’Allemagne proportionnellement aux taux de fécondité des deux pays, la Mannschaft risque bien de se retrouver à la traine. Avec 2 enfants en France contre 1,38 en Allemagne en 2011, la natalité est bien plus dynamique dans l’hexagone… de quoi renouveler notre équipe nationale.

Coût unitaire du travail: la France reprend l’avantage

+2,5% en France contre 3,7% en Allemagne en 2008, la modération salariale porte ses fruits en France et permet de restaurer une compétitivité relative des entreprises françaises qui dégagent ainsi plus de marges.

Proportion de diplômés de l’enseignement supérieur: la France a plus de joueurs de talents

Avec 43,6% en France contre 31,9% en Allemagne on peut se laisser aller à un peu de chauvinisme. La France peut incontestablement compter sur des joueurs de talents alliant vitesse, technicité et innovation qui se démarquent de nos voisins sur des segments de pointe à forte valeur ajoutée.

Coût de l’Énergie: la France domine très largement

Sur le terrain de l’Énergie, l’Allemagne s’écrase devant la France avec un coût deux fois plus élevé (0,2 kWh en Allemagne contre 0,1 en France), et, cette défaite pèse sur la rentabilité de ses entreprises.

Ratio d’intensité de pauvreté: la France en tête

Même si le salaire minimum vient tout juste d’être voté en Allemagne, sa longue absence couplée à la pression sur les salaires non qualifiés font pencher la balance en faveur de la France qui elle, a un ratio inférieur à celui de l’Allemagne (19% pour la France contre 21,1% pour l’Allemagne).

Coût des défaillances: Match nul

À la fin de l’année 2013, le coût des défaillances françaises s’élevait à 5,1 milliards d’euros pour la France contre 28 milliards pour l’Allemagne. Mais ce nombre doit être considéré au vu du nombre d’entreprises du pays. Et, pour un nombre d’entreprises à peu près similaire, l’Allemagne affiche un nombre de défaillances deux fois moins importants que la France (25.995 défaillances contre 62.716 en 2013). Au contraire, si on se place sur le terrain du coût total des défaillances sur l’économie, l’Allemagne perd sa place de leader.

Le pronostic Euler-Hermes: victoire par tirs au but… de la France

Sur le plan économique, l’assureur-crédit prédit un match très serré vendredi. Si les joueurs de la Mannschaft se comportent comme les entreprises allemandes, ils devraient très bien résister au ralentissement… économique. Mais les Bleus, au regard de l’économie française, pourraient être pleins de surprises avec une reprise progressive de l’investissement. Même si les deux équipes ont des moyennes d’âge comparables, l’Allemagne vieillissante sera-t-elle en mesure de résister à la natalité dynamique de la France? Reste à déterminer le rôle qu’auront les deux gardiens…

Le CSA censure les spots de l’UWE

uweDéni de démocratie en Wallonie : le CSA a censuré les spots de l’UWE. Il est étonnant que la presse écrite n’en ait dit mot.

Le tout comporte 7 spots. Ils sont visibles sur le site www.wallonie-forte.be

Le premier concerne la compétitivité, le 2è « l’industrie » et… le 7ème la « simplification ». Nous laissons à nos lecteurs le soin de juger du bien-fondé de ce qu’affirme l’UWE.  

 

Une récompense pour un article intéressant

économie belge flamandiséeNous avons déjà rendu compte d’un article du Trends-Tendance montrant que les Flamands étaient surreprésentés au top des entreprises belges. Pour cet éclairage que d’aucuns jugeaient sans doute inutilement polémique, le journaliste Gilles Quoistiaux a remporté le prix Citi récompensant le meilleur article paru dans la presse économique en 2013. Bravo à lui pour cette enquête et la façon dont elle a été exécutée. Pareille reconnaissance nous invite à reprendre ici le début de cet article publié le 7 novembre dans le magazine Trends-Tendance.

A la tête des grandes entreprises, les patrons flamands sont deux fois plus nombreux que les patrons francophones. Une proportion que l’on retrouve à tous les postes clés : DRH, directeur financier, juridique, marketing… Les francophones sont-ils désavantagés dans la course aux fonctions stratégiques ? Se heurtent-ils à un «plafond de verre» infranchissable ? Sont-ils capables d’inverser la tendance ?

Le sujet est tabou. Bien sûr, on en parle de temps en temps autour de la machine à café. Mais peu de responsables soulèvent le débat dans les instances de décision des entreprises. Mettre sur la table la répartition francophones-Flamands dans l’organigramme de la société, c’est risquer de réveiller les démons communautaires qui traversent la Belgique du nord au sud.

Pourtant, les chiffres dévoilés cette semaine par Trends-Tendances offrent matière à réflexion. Ils dépeignent une économie belge teintée en jaune et noir. Aux plus hauts postes de direction, les néerlandophones sont largement dominants. Si vous travaillez dans une entreprise comptant plus de 100 employés, vous avez deux chances sur trois d’être dirigé par un Flamand. Voilà pour la partie la plus visible de l’iceberg. Si l’on descend d’un étage, le constat reste le même. A tous les postes stratégiques, les Flamands sont surreprésentés par rapport à leur poids démographique (58 % de la population environ). Ils occupent 70 % des postes de directeur financier, 70 % des fonctions de directeur juridique, 71 % des postes de directeur marketing, 73 % des fonctions de directeur des ressources humaines…

Pour l’intégralité de l’article en PDF, cliquer ici.

Le film d’animation franco-wallon défie l’Amérique

animation franco-wallonneC’est bien connu, le regard change avec la façon de nommer les choses. A force de parler de cinéma belge, on feint d’ignorer que l’espace culturel francophone est tourné vers la France et que la culture flamande n’a pas besoin de la Belgique pour exister. César 2014 du meilleur film étranger, The Broken Circle Breakdown est un film belge si on veut mais un peu étranger pour nous aussi (voir sa fiche sur Wikipedia). Petite déception pour ce beau film (belge ou flamand, c’est selon) qui n’a finalement pas été primé à Los Angeles dimanche passé, mais les Belges ne sont pas revenus sans rien de la cérémonie des Oscars. En effet, « le court-métrage « Mr Hublot », réalisé par Laurent Witz et Alexandre Espigares, et auquel le Belge Stéphane Halleux a apporté son talent de sculpteur et d’animateur, a remporté l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation », alors même que « le film était face à un poids lourd, « Get A Horse! » de Disney, qui faisait figure de favori avec son pastiche virtuose des courts métrages historiques de Mickey » (information prise sur le site de la RTBF).

Et si, plutôt que de voir briller la Belgique à la façon des étoiles mortes, on disait qu’en Wallonie il y a du savoir-faire et du talent ? Et si même on disait que ce talent se révèle souvent dans des projets menés en collaboration avec des talents français, à l’image de ce qu’était la bande dessinée « franco-belge » ? Aujourd’hui, la Wallonie a réussi à se faire une place de choix dans le secteur de l’animation, comme l’indique cet article de La Libre : « « Ernest et Célestine » qui part à l’assaut d’Hollywood Boulevard ! « Minuscule » qui défie en qualité le géant américain Pixar ! « Astérix » qui rassemble plus de 30 millions d’euros ! Ces trois films d’animation – dont le dernier sortira à l’automne prochain – ont plusieurs points en commun. L’un d’eux, et non des moindres, est le fait qu’ils sont – en tout ou en partie – issus de la filière « Animation » créée, voici une dizaine d’années, en Belgique francophone. Et ces trois films, impliquant des créateurs et des sociétés de chez nous, ne sont que la partie visible de l’iceberg. »

Ce qui n’est pas nommé n’existe pas. Pourtant, Mr Hublot le prouve et aussi les insectes de Minuscule et tout le reste, la collaboration entre la France et la… Wallonie est fructueuse autant qu’elle est naturelle. Et pourquoi ne pas dire que la Wallonie, dédaignée en Belgique au point d’en snober le nom, s’épanouirait davantage avec la France, dans tous les secteurs de l’économie ?

G.R.

La Peugeot 308 désignée voiture de l’année 2014

AFP – francetvinfo

nouvelle-peugeot-308La récompense devrait doper ses ventes. La Peugeot 308 a remporté le prix de la voiture de l’année 2014, décerné lundi 3 mars à la veille de l’ouverture du salon automobile de Genève (Suisse).

« On a beaucoup parlé de Peugeot ces derniers temps, à propos de nombreux sujets mais pas des voitures », a relevé le directeur de la marque, Maxime Picat, qui a reçu ce prix référence en Europe, décerné par des journalistes spécialisés. Un clin d’œil à l’entrée de l’Etat français et du Chinois Dongfeng au capital du constructeur français PSA Peugeot Citroën.

Peugeot a enregistré pour l’instant 55 000 commandes pour sa berline, lancée fin 2013 et fabriquée dans son usine historique de Sochaux, dans le Doubs. Pour pouvoir concourir, les voitures doivent avoir été mises sur le marché avant fin décembre et être vendues à au moins 5 000 exemplaires. Le jury juge à la fois le design, le confort, la sécurité, le rapport qualité-prix, la maniabilité, les innovations techniques et les performances en termes d’émissions de CO2 du véhicule.

Impact de la 6e réforme de l’Etat

Les élections de mai 2014 se profilent à l’horizon comme une ligne de crête. On ne sait pas ce qu’on va découvrir au-delà. Mais on a déjà une certitude : à partir du 1er janvier 2015, la 6e réforme de l’Etat va produire ses effets. Des experts de Namur et de l’ULB ont mesuré l’impact de cette réforme sur les finances régionales. Evidemment, les prévisions à long terme ont une pertinence toute relative. Pour 2015, en revanche, on sait à quoi s’en tenir.

impact 6e réformePour en savoir plus, lire l’article publié sur le site de La Libre.

Les errements de l’AWEX-OFI

L’AWEX-OFI, l’Administration «OVNI» totalement incontrôlée par le Ministre de tutelle. Information exclusive.

awexNombreux sont les Wallons qui ignorent ce que représente l’AWEX-OFI, qui cependant est un des outils du Gouvernement wallon, assurant certaines modalités d’application du Plan Marshall, en vue du redressement économique et la diminution du chômage en Wallonie.

Cette administration, qui se trouve sous la tutelle du Ministre de l’économie, a pour but de promouvoir les exportations et d’attirer les investisseurs étrangers.

 Son Administrateur général, Philippe Suinen, est bien connu des Directeurs de PME, grâce à son service «d’incitants financiers» qui octroie, systématiquement, des subsides couvrant 50% des frais de voyages, d’hôtels, de restaurations et autres, lors de prospections en dehors de l’Union Européenne.

Point n’est besoin de prouver les résultats du voyage de prospection, seule la volonté d’effectuer le déplacement est récompensée.

La technique est bien rôdée, les attachés commerciaux en poste dans le réseau, savent qu’il est préférable, dans le cadre de leurs évaluations personnelles annuelles, de remettre un avis positif à la demande de subsides, surtout si la société intéressée est localisée dans la province du Hainaut.

Considérant que le budget de fonctionnement de cette administration est supervisé par le Gouvernement wallon, qui a désigné ses représentants au Conseil d’Administration, il devrait être possible de suivre et de contrôler les dépenses comparées aux résultats obtenus. Signalons au passage que les partenaires sociaux y ont également des représentants.

Nombreux sont les effets d’annonces relayés par la presse subventionnée, mais en réalité, les exportations ne décollent pas, se maintenant annuellement aux environ de 40 Milliards d’Euros durant les cinq derniers exercices, alors que la Flandre atteint 184 Milliards d’Euros, soit plus de quatre fois le chiffre du sud du Pays.

Durant le premier semestre 2012, les exportations wallonnes ont diminué de 4,7% alors que celles de la Flandre ont augmenté de 1,1% (Bruxelles a connu une forte hausse de 16,7%).

Quant aux investissements étrangers, cela fait trois ans que les rapports publient les mêmes implantations, malgré les fonds engagés pour la promotion de notre région en tant que terre d’accueil, et le chômage poursuit son augmentation.

Les représentants du Gouvernement wallon au CA se contentent des résultats publiés, sans se poser de questions en matière de dépenses réalisées sur le compte des contribuables.

Prenons comme exemple les montants exorbitants qui ont été dépensés pour obtenir la certification «ISO 9001» et qui sont récurrents dans le cadre des contrôles annuels de l’organisme international de Normalisation.

Il s’agit d’un mécanisme qui permet à la hiérarchie de l’AWEX-OFI, de se dégager de toutes responsabilités, en faisant simplement appliquer par la base, les procédures édictées par l’organisme.

Remarquons, que la filiale belge de «ISO» (Veritas Belgium d’Anvers) n’applique pas les propres règlements de l’organisation internationale, puisqu’aucun contrôle n’est exercé en matière de services dans les postes des Pays étrangers, où sont localisés les attachés économiques et commerciaux.

Dès lors, il apparait clairement que seule une partie de l’AWEX-OFI peut bénéficier de l’appellation «ISO 9001» et que ce logo, qui coute très cher, est totalement inutile.

En bref, les montants importants que représente cette certification ne servent à rien et pourraient être consacrées à des projets en adéquation avec la situation économique et financière du moment.

Le rôle du CA est de s’assurer du bon fonctionnement des services internes et externes de l’AWEX-OFI, or les membres se contentent d’acter les rapports de l’Administrateur général, sans vérifier les nombreux dysfonctionnements internes qui existent, bien que la certification «ISO 9001» soit reconduite chaque année, moyennant le paiement du «soi-disant» contrôle.

On peut également s’interroger sur la fonction et la position de la Cours des Comptes.

En parlant de contrôles, il est aberrant de constater les «libertés» dont disposent certains Attachés commerciaux en postes, qui ne subissent aucun contrôle sur des périodes dépassant 5 ans voir même 10 ou 20 ans, ou qui sont particulièrement bien protégés par «les petits copains» de la Direction.

Certaines rumeurs auraient cependant fait apparaitre des «confusions de patrimoine» dans un Pays d’Amérique du Sud, ainsi que des déclarations de créances pour des déplacements de 70.000 Kms / an dans une juridiction d’Europe, ce qui correspondrait à +/- 350 Kms/jour de travail, ne permettant pas à l’agent concerné  d’exercer d’autres tâches administratives. C’était également le cas dans un poste d’Asie du Sud-Est, sans tenir compte d’une ardoise importante laissée il y a quelques années par l’Attaché lors de son transfert vers un autre poste.

Il faut également savoir que la Direction a mis deux ans et bénéficié de rumeurs, pour s’apercevoir qu’un Attaché commercial assigné dans un Pays de l’UE, n’occupait pas ses fonctions, mais continuait à gérer sa petite société en Wallonie. Le C4 lui a été signifié dans la plus grande discrétion.

Il est intéressant de remarquer que l’absence de l’Attaché commercial de son poste de travail  n’a pas modifié le résultat des exportations dans ce Pays.

L’attraction des investisseurs étrangers est sous la responsabilité de l’OFI (Office for Foreign Investors), qui dépend de l’AWEX.

Ce domaine est très spécifique et nécessite des contacts à très haut niveau. Il est donc indispensable de posséder une très grande expérience dans le domaine financier et économique, afin d’aborder des décideurs de Holdings ou des groupes industriels étrangers.

Les Pays émergents du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) constituent actuellement les principales localisations d’investisseurs potentiels, surtout la R.P. de Chine.

La Direction de l’AWEX-OFI l’a compris très tardivement et pour rattraper le retard, a décidé d’ouvrir deux bureaux de représentation dans le centre et le sud de la Chine, en recrutant pour l’un d’entre-eux une «Call Girl» certes très attrayante et particulièrement appréciée par l’Attaché commercial et sa hiérarchie directe, mais ne disposant ni de la formation, ni de l’expérience et des relations indispensables, pour mener à bien des contacts de très haut niveau, avec l’espoir de finaliser l’investissement.

Considérant que le minimum de formation d’études requises pour une fonction de Consultance en recherche d’investisseurs est un MBA, lorsque l’expérience est absente, la Direction de l’AWEX a reçu de la part de l’Attaché en poste, une demande de formation complémentaire, qui a été refusée, à cause du précédent qu’une autorisation aurait provoqué.

Il est probable que Monsieur Suinen ne soit même pas informé de ce qui se trame. Dans le cas contraire, il couvrirait la déviance des procédures d’embauches de l’AWEX, ainsi que des gestions salariales, qui pour les agents locaux en Chine, doivent passer par une société d’intérim gouvernementale.

Mentionnons également la frénésie qui s’est emparée de la Direction de l’AWEX-OFI dans le cadre de l’implantation «d’incubateurs» dans chaque province wallonne en vue d’accueillir des investisseurs potentiels, mais qui les laissent à leur triste sort dès qu’ils occupent les lieux, et que leurs contacts éventuels sont perturbés par les grèves de la SNCB et des TEC…

Ces errements qui ne subissent aucun contrôle de gestion ni financier de la part du Ministère de tutelle et qui représentent plusieurs Millions d’Euros, sont payés de manière récurrente par le contribuable.

L’attitude des responsables de la société de Conseils «Ernst & Young», assez critiques vis-à-vis de la gestion de l’AWEX-OFI se comprend mieux, lorsque certaines investigations permettent la mise à jour de dysfonctionnements maintenus sous le couvercle.

En cette période de restriction budgétaire, il serait bon que les mandataires politiques du gouvernement wallon se ressaisissent, en veillant à réduire les dépenses, plutôt que d’augmenter les recettes en taxant davantage les contribuables.

Il y a lieu de préparer l’avenir, qui verra l’abandon des transferts Nord-Sud d’ici peu, ce qui ne permettra plus les dépenses superflues et sans effets de retour pour l’économie wallonne.

Alain Proviste